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Top 10 des Masques de Ski (2026) pour allier style et performance sur les pistes !

16 février 2026 à 18:35
Top 10 des masques de ski

En station comme en backcountry, le masque n’est pas un simple accessoire : c’est un élément de sécurité qui conditionne la lecture du relief, la protection oculaire et le confort sur la durée. Que vous partiez pour une journée tranquille sur piste ou pour enchaîner les runs en hors-piste, le masque fait partie des achats qui changent vraiment l’expérience.

Avant d’être un accessoire de style, il s’agit d’un véritable “outil de lecture du terrain” : s’il est mal choisi, vous subissez la buée, vous plissez les yeux, vous perdez du contraste… et vous fatiguez plus vite.

Le bon réflexe, c’est de regarder trois choses. D’abord la teinte et le VLT (la quantité de lumière qui passe) : faible VLT pour le plein soleil, plus élevé pour les jours blancs ou couverts. Ensuite le confort et l’étanchéité : mousse multi-densité, bonne ventilation, compatibilité casque, et option OTG si vous portez des lunettes. Enfin la qualité optique : traitement anti-buée, protection UV, et type d’écran (cylindrique, sphérique, torique) selon le champ de vision recherché.

Et côté nouveautés, 2026 s’annonce intéressante : le projet PROVUU XR, vu sur Kickstarter, promet d’améliorer la visibilité en jour blanc via traitement d’image ; une innovation à suivre, surtout sur le segment premium. Dans cette sélection, nous vous proposons les modèles les plus pertinents selon les usages et les budgets !

partenaire ski 2026

Nous ne nous attarderons pas ici sur les meilleurs masques premiers prix à moins de 50 €, dans la mesure où beaucoup se valent.


1 – Masque de ski Wedze 500 HD : le meilleur à petit prix

C’est la nouveauté de la saison 2024, le masque de Décathlon se place déjà comme l’un des meilleurs rapports qualité/prix du marché. Difficile de rivaliser avec le tarif qu’il propose. Affiché à 30€, il est idéal pour assurer une protection complète des yeux contre les intempéries et le soleil. Son grand champs de vision et son système anti-buée en font un très bon produit que l’on ne peut que recommander.

Caractéristique TechniquesWEDZE G 500
Couleur de l’écran4 coloris disponibles
Caractéristique de la monture ventilée
Écrancylindrique
OTG (over the glasses)oui
Moussedouble densité
Traitement anti-buée oui
Traitement anti-rayurenon
Transmission de la lumière (VLT) NC
Conditions de luminositéNC
Protection UV 100 %

2 – Line Miner de Oakley : le confort à bon rapport qualité/prix

Avec sa grande taille, le masque de la marque connue pour ses lunettes peut se targuer d’être particulièrement confortable. La vision périphérique est large et les personnes avec des grosses têtes n’auront aucun mal à le porter.

Côté protection, le Line Miner embarque une bonne gestion de la lumière et un anti-buée efficace. Il coûte 165 €, ce qui en fait un bon milieu de gamme. Mais il est actuellement à moitié prix sur la boutique de la marque, ce qui le rend d’autant plus intéressant !

Caractéristique TechniquesOAKLEY LINE MINER
Couleur de l’écrannoir
Caractéristique de la monture O-Matter (sans pression autour du nez)
Écrancylindrique
OTG (over the glasses)oui
Moussemolletonnée polaire triple densité
Traitement anti-buée oui
Traitement anti-rayurenon
Transmission de la lumière (VLT) 5,5%
Conditions de luminositélumère brillante
Protection UV 100%

3 – Oakley Flight Deck L : le masque “champ de vision XXL” pour skier en plein soleil

Le Oakley Flight Deck L est un classique du segment premium pour une raison simple : champ de vision maximal. Son design sans monture (rimless), inspiré des visières de pilotes, libère la périphérie et s’intègre bien sous un casque, tout en gardant une monture O Matter® souple qui reste confortable quand les températures chutent.

Dans la version Prizm Snow Black Iridium, on est clairement sur une optique taillée pour le plein soleil : la techno Prizm booste les contrastes, l’Iridium réduit l’éblouissement, et la VLT à 5,5 % (cat. 4) cible les journées très lumineuses. Le masque reste pratique au quotidien grâce au système Ridgelock (changement d’écran rapide avec joint d’étanchéité) et à l’anti-buée F3 sur double écran. Enfin, Oakley prévoit des encoches discrètes pour le port de lunettes de vue (OTG).

Caractéristique TechniquesOakley Flight Deck L
Couleur de l’écranPrizm Snow Black Iridium
Caractéristique de la monture châssis O Matter® + design sans contour (rimless) + système Ridgelock
Écrantorique
OTG (over the glasses)oui
Moussetriple épaisseur + doublure polaire
Traitement anti-buée oui (F3 Anti-fog)
Traitement anti-rayureNC
Transmission de la lumière (VLT) 5,5 %
Conditions de luminositélumière brillante
Protection UV 100%

4 – Line Miner Pro d’Oakley : changez de verres selon le temps !

Si la marque Oakley est autant représentée dans ce comparatif, ce n’est pas pour rien. Non seulement ce modèle offre une vision large et contrastée, mais il permet de changer d’écran en deux temps trois mouvements selon la luminosité. La technologie de verre Prizm aide à réduire la distorsion optique, la réfraction et la réflection.

On apprécie l’effort de concevoir une monture éco-responsable à base de bio-résine et une sangle en polyester recyclé, à la fois flexible et facilement fixable grâce aux 6 aimants intégrés. Sa résistance aux impacts répond aux normes ANSI Z87.1, EN 174 et ISO 18527-1:2022.

Caractéristique TechniquesLine Miner Pro
Couleur de l’écran9 coloris disponibles
Caractéristique de la monture flexible
Écranlarge
OTG (over the glasses)oui
Moussetriple densité à doublure polaire
Traitement anti-buée oui
Traitement anti-rayureNC
Transmission de la lumière (VLT) deux verres amovibles
Conditions de luminositépar tous les temps
Protection UV 100 %

5 – Smith I/O MAG : le premium magnétique polyvalent, net et contrasté

Le Smith I/O MAG, c’est la formule “sans compromis” : écran sphérique Carbonic-x pour limiter la distorsion et encaisser les impacts, et technologie ChromaPop™ pour renforcer les contrastes et mieux découper le relief (bosses, changements de texture, zones d’ombre). À l’usage, on est sur une sensation “écran large” très appréciable quand on enchaîne les passages rapides ou les bords de piste.

Son vrai point fort, c’est le système MAG : l’écran se change rapidement grâce aux aimants, pratique quand la luminosité bascule. Smith mise aussi sur la fiabilité en conditions humides avec l’anti-buée interne 5X™ et une conception pensée pour l’intégration avec les casques de la marque (flux d’air optimisé). Côté confort, on peut compter sur : le fit medium, la monture Responsive Fit™, le réglage QuickFit, la mousse DriWix 3 couches et la sangle ultra-large avec silicone. Et surtout, le pack inclut deux écrans ChromaPop™ (forte et faible luminosité), ce qui justifie encore plus son tarif assez élevé de 270 €.

Caractéristique TechniquesSmith I/O MAG
Couleur de l’écranChromaPop™ Everyday Blue Mirror
Caractéristique de la monture écran interchangeable MAG
Écransphérique
OTG (over the glasses)NC
MousseDriWix
Traitement anti-buée oui (5X / “plus haut niveau” annoncé)
Traitement anti-rayureoui (Carbonic-X annoncé résistant aux rayures)
Transmission de la lumière (VLT) 23 %
Conditions de luminositélumière variable
Protection UV NC

6 – Smith I/O MAG S (femme) : le MAG compact, stylé et ultra confortable

Pensé pour les visages plus fins, le Smith I/O MAG S (version femme) vise clairement le segment premium : on mise ici sur une visibilité “grand écran” et un confort qui tient la journée. L’écran sphérique Carbonic-x limite la distorsion tout en offrant une bonne résistance aux chocs, tandis que la techno ChromaPop™ renforce les contrastes pour mieux lire les reliefs, notamment en neige travaillée ou sur zones d’ombre.

Le gros atout, c’est le changement d’écran MAG : aimants, verrouillage rapide et rassurant quand la météo bascule. Smith inclut d’ailleurs deux écrans (un pour forte luminosité, un pour faible luminosité), ce qui rend le pack pertinent pour une utilisation régulière. Côté confort, la monture Responsive Fit™, le réglage QuickFit et la mousse DriWix 3 couches aident à éviter les points de pression et à gérer l’humidité, complétés par l’anti-buée interne 5X™.

Caractéristique TechniquesSmith I/O MAG S (femme)
Couleur de l’écranChromaPop™ Everyday Rose Gold Mirror
Caractéristique de la monture taille réduite (visages plus petits) + système d’écran interchangeable MAG
Écransphérique
OTG (over the glasses)NC
MousseDriWix
Traitement anti-buée oui
Traitement anti-rayureoui (Carbonic-X annoncé résistant aux rayures)
Transmission de la lumière (VLT) 23 %
Conditions de luminositélumière variable
Protection UV NC

7 – Masque Smith Optics 4D MAG : le haut de gamme qui “ouvre” le champ de vision

Le Smith Optics 4D MAG a pour priorité absolue de maximiser le champ de vision sans sacrifier la qualité optique. Smith associe ici ses écrans ChromaPop™ (contrastes renforcés, couleurs plus lisibles) à la technologie BirdsEye Vision, conçue pour mieux “ouvrir” la vision sur les côtés et faciliter la lecture de trajectoire, surtout quand le terrain est rapide ou irrégulier. Et évidemment, on retrouve le gros argument de la gamme : le système MAG, qui permet de changer d’écran très rapidement selon la luminosité.

Côté usage terrain, le 4D MAG met l’accent sur la fiabilité anti-buée via l’intégration casque + ventilation AirEvac, et sur le confort longue durée avec la mousse faciale DriWix tricouche (gestion de l’humidité) et le réglage QuickFit pour ajuster le strap sans se battre avec les gants. Le pack est cohérent pour un modèle premium : deux écrans ChromaPop™ (forte + basse luminosité), un étui rigide et une housse microfibre, le tout autour de 340 € selon la version et la couleur !

Caractéristique TechniquesSmith Optics 4D MAG
Couleur de l’écran22 coloris disponibles
Caractéristique de la monture ventilation ajustable
Écranlarge
OTG (over the glasses)non
Moussetriple couche
Traitement anti-buée oui
Traitement anti-rayurenon
Transmission de la lumière (VLT) deux verres amovibles
Conditions de luminositépar tous les temps
Protection UV 100 %

8 – Masque Smith Optics 4D MAG XL : la version grand format, confort max et vision panoramique

Le Smith Optics 4D MAG XL reprend tout ce qui fait l’intérêt du 4D MAG, mais avec une priorité très claire : plus d’espace, plus de champ de vision, et plus de compatibilité. La combinaison BirdsEye Vision + ChromaPop™ vise une lecture du relief plus évidente (contrastes, textures, bosses) et une vision périphérique très large, utile quand on skie vite ou dans le brouillard. Et comme sur le reste de la gamme, le système MAG permet de changer d’écran rapidement quand la luminosité bascule.

La différence est dans le nom : la taille XL, pensée pour les grands visages et surtout pour ceux qui veulent un vrai OTG ; à ce titre, Smith indique que c’est le seul modèle OTG de la gamme 4D. Côté confort, on retrouve l’anti-buée interne 5X, la mousse DriWix tricouche, la ventilation AirEvac et le réglage QuickFit. Le pack est premium et complet, avec deux écrans ChromaPop™ (forte + basse luminosité), un protège-écran, un étui rigide et une housse microfibre compartimentée. Comptez 340 à 370 € selon la version.

Caractéristique TechniquesSmith Optics 4D MAG XL
Couleur de l’écran16 coloris disponibles
Caractéristique de la monture format XL
Écranlarge
OTG (over the glasses)oui
Moussetriple densité
Traitement anti-buée oui
Traitement anti-rayurenon
Transmission de la lumière (VLT) deux verres amovibles
Conditions de luminositépar tous les temps
Protection UV 100 %

9 – Out Of Electra 3 : l’écran électronique qui s’adapte instantanément à la lumière

Le Out Of Electra 3 joue dans une catégorie à part : ici, on ne parle pas d’un simple écran interchangeable, mais d’une lentille IRID® électronique capable de faire varier sa teinte en moins d’une seconde, sans batterie et sans réglage à effectuer. Concrètement, le masque couvre une plage S1 à S3, pour passer du jour blanc au plein soleil sans changer d’écran, avec une teinte bleutée pensée pour renforcer le contraste et “lire” la neige plus vite.

Côté confort et usage, Out Of annonce un champ de vision ultra-large (jusqu’à 218°), une géométrie retravaillée pour les visages moyens à larges, et une monture optimisée OTG (lunettes de vue). L’anti-buée est un autre point fort sur le papier : la marque met en avant une résistance supérieure à 300 secondes, bien au-delà des exigences minimales de la norme EN166. Finition plus “premium” que la moyenne avec des détails en aluminium anodisé, et un pack qui inclut housse + étui. Niveau tarif, on est autour de 459 €, assumé comme un modèle vitrine technologique.

Caractéristique TechniquesOut Of Electra 3
Couleur de l’écran9 coloris disponibles
Caractéristique de la monture monture optimisée OTG + détails aluminium anodisé
Écrancylindrique
OTG (over the glasses)oui
MousseNC
Traitement anti-buée oui
Traitement anti-rayureNC
Transmission de la lumière (VLT) S1 → S3
Conditions de luminositélumière variable
Protection UV NC

10 – REKKIE Smart Snow Goggles : le masque connecté avec HUD pour garder les infos dans le champ de vision

Le REKKIE Smart Snow Goggles (édition 2026) s’adresse à ceux qui veulent un vrai gain d’usage sur les pistes, pas juste un gadget : son HUD transparent affiche dans le champ de vision la vitesse, l’altitude, l’heure, la batterie… et surtout un compas “amis” avec distance et direction pour se retrouver sans sortir le téléphone. Le tout se pilote via un bouton large compatible gants, avec navigation assistée par mouvements de tête.

Techniquement, c’est aussi un masque sérieux côté optique : double écran anti-buée, UV400, protection anti-rayure, et une lentille incluse Spekter™ 3.0 photochromique couvrant 5–25 % de VLT (du grand soleil aux conditions variables). La connexion passe par Bluetooth Low Energy (GPS/données via le smartphone) et un radio 915 MHz prend le relais pour le partage de position quand le réseau devient capricieux. L’autonomie annoncée dépasse les 15 heures maximum, la charge se fait via USB-C, et le firmware bénéficie de mises à jour OTA. En somme, un premium “connecté” assumé, avec un écosystème d’écrans magnétiques additionnels.

Caractéristique TechniquesREKKIE Smart Snow Goggles
Couleur de l’écranSpekter™ 3.0 Photochromic Gray
Caractéristique de la monture HUD + système d’écrans magnétiques interchangeables
ÉcranNC
OTG (over the glasses)NC
Moussemousse respirante
Traitement anti-buée oui (dual lens anti-fog system annoncé)
Traitement anti-rayureoui (scratch protection annoncé)
Transmission de la lumière (VLT) 5–25 %
Conditions de luminositélumière variable (photochromique)
Protection UV UV 400

Comment choisir le meilleur masque de ski ?

Commencez par vous renseigner sur la météo la plus fréquente : la catégorie d’écran indique la quantité de lumière absorbée ; plus il y a de soleil, moins l’écran doit laisser passer de lumière. En pratique : cat. 3–4 pour grand soleil (env. 8–18 % de transmission), cat. 2–3 pour météo variable (19–42 %), cat. 0–1 pour neige/brouillard (43–80 %).

Vérifiez ensuite les options utiles : OTG si vous portez des lunettes, écran photochromique si vous voulez un masque “tout-en-un”, ou écrans interchangeables si vous changez souvent de conditions. Enfin, choisissez la courbure : cylindrique (abordable), sphérique ou torique (image plus nette, champ de vision large), et essayez toujours le masque avec votre casque pour éviter les espaces entre les deux, qui laissent passer l’air et la neige..

Quels sont les critères importants pour choisir son masque de ski ?

Vous hésitez à acheter un masque en ligne ? Voici les points à vérifier pour faire le bon choix, même sans essayer en magasin :

Forme de l’écran

Cylindrique, sphérique ou torique : la géométrie influence la vision périphérique, la perception des reliefs et la sensation d’éblouissement. Certaines formes conviennent aussi mieux aux visages fins ou, au contraire, plus larges.

OTG

Over The Glasses : indique que le volume interne est prévu pour porter des lunettes de vue sous le masque (et limiter les points de pression sur les branches).

Luminosité, VLT et rendu des contrastes

Regardez la VLT (transmission de lumière) et la catégorie d’usage (plein soleil, temps variable, mauvais temps). Les technologies de contraste (type ChromaPop/Prizm, etc.) peuvent améliorer la lecture du relief. Un système d’écrans interchangeables est un vrai plus si vous skiez dans des conditions météo changeantes.

Photochromique (si vous cherchez du “passe-partout”)

Un écran photochromique ajuste sa teinte automatiquement selon la luminosité. C’est idéal pour ceux qui ne veulent pas changer d’écran, mais vérifiez bien la plage de VLT (et la réactivité par temps froid, souvent un peu plus lente).

Disponibilité et prix des écrans de remplacement

Point souvent oublié : un écran rayé ou abîmé peut coûter cher à remplacer. Avant d’acheter, regardez si les écrans sont faciles à trouver, leur prix, et le stock (surtout sur les modèles premium ou les séries limitées). Un masque très bon mais “sans pièces” devient vite un mauvais investissement.

Protections annexes et ventilation

Anti-buée, anti-rayure, traitements hydrophobes, double écran, qualité de la ventilation : ce sont des détails qui font la différence en conditions humides ou lors d’efforts soutenus.

Confort et compatibilité casque

Mousse multi-densité, maintien du strap, adhérence au casque, absence de points de pression sur le nez et les pommettes : ce sont les éléments qui conditionnent le confort sur une journée complète.

Corsair Galleon 100 SD : plus qu’un clavier

Par : Druide
16 février 2026 à 09:12

Nos confrères ont testé le clavier gaming Corsair Galleon 100 SD. Autant le dire tout de suite, on est face à un produit bien particulier qui tente de fusionner deux mondes : la frappe mécanique exigeante et la régie de streaming complète. Ce n’est plus un simple périphérique, c’est une station de contrôle.

Corsair Galleon 100 SD : L’hybride qui voit grand

Le Galleon 100 SD ne fait pas dans la dentelle. Dès le déballage, le test met en avant une qualité de fabrication irréprochable avec une « top plate » en aluminium sablé qui respire le haut de gamme. Mais ce qui saute aux yeux, c’est évidemment cette excroissance sur la droite. Adieu le pavé numérique classique, place à une interface Stream Deck intégrale. On y trouve 12 touches LCD programmables, surplombées par un écran de 5 pouces (rien que ça) et deux molettes multifonctions en aluminium.

corsair-galleon-100-sd

Côté clavier ça donne quoi ?

Côté frappe, Corsair déploie ses switches maison MLX Pulse linéaires et pré-lubrifiés, montés sur une structure « gasket mount » pour amortir le bruit. Nos confrères soulignent d’ailleurs que la sensation de frappe est particulièrement douce et feutrée, loin du cliquetis infernal de certains concurrents. Le châssis repose sur des pieds ajustables et s’accompagne d’un repose-poignet magnétique en mousse à mémoire de forme, jugé très confortable pour les longues sessions. C’est massif, c’est dense (près de 1,4 kg sur la balance) et ça ne bouge pas d’un millimètre une fois posé sur le bureau.

Caractéristiques Détails
Modèle Corsair Galleon 100 SD
Switches Corsair MLX Pulse (Linéaires, Hot-swap 3/5 pins)
Polling Rate Jusqu’à 8000 Hz avec AXON
Interface Streaming 12 touches LCD, Écran 5″ (720×1280), 2 molettes
Dimensions / Poids 448 x 159 x 42 mm / 1,39 kg
Prix Env. 349,99 €

 

Les détails qui comptent :

L’écran de 5 pouces n’est pas un gadget et dispose d’une définition surprenante de 720×1280 pixels permettant d’afficher des infos système nettes, la présence de la technologie FlashTap pour une réactivité indécente en jeu, et le passage (enfin !) à une interface logicielle « Web Hub » plus légère qui déleste le PC du lourd iCUE pour la configuration de base.

Corsair Galleon 100 SD
Le Corsair Galleon 100 SD testé chez nos confrères d’overclocking.com

Corsair Galleon 100 SD : La synthèse

Passons aux choses sérieuses avec le bilan de ce test complet. Du côté des atouts, le pari de l’intégration est réussi. Avoir sous la main (littéralement) ses macros, le lancement d’applis ou la gestion du son via les molettes change la vie pour les créateurs de contenu. La qualité de frappe des switches MLX Pulse est également encensée par OCC : c’est fluide, réactif et le « thock » est satisfaisant sans casser les oreilles. De plus, le fait que le tout soit hot-swappable assure une belle longévité au produit. Le concept « tout-en-un » permet d’épurer le setup en virant le Stream Deck externe qui traîne souvent avec son câble disgracieux. En gros, c’est propre et ça claque visuellement sur un bureau bien rangé.

Cependant, tout n’est pas rose. Le premier point noir, c’est évidemment la disparition du pavé numérique physique. Pour bosser sur Excel entre deux streams, il faudra repasser ou mapper des touches virtuelles, ce qui est loin d’être idéal. Ensuite, nos confrères pointent du doigt la connectique : la bête est gourmande et nécessite deux ports USB (ou une connectique Y robuste) pour alimenter tout ce petit monde, ce qui commence à faire beaucoup de câbles pour un produit censé simplifier le bureau. Enfin, il y a le prix. À 350 euros, on est sur un tarif élitiste qui fait tousser, même si l’addition d’un clavier haut de gamme et d’un Stream Deck séparé reviendrait peu ou prou au même montant, il faudra sortir la totale d’un coup avec ce Galleon.

Conclusion

Pour conclure, ce Corsair Galleon 100 SD est un vrai manifeste impressionnant proposé par Corsair mais c’est aussi une proposition clivante. Il ne s’adresse clairement pas à tout le monde. Si vous êtes un pur gamer FPS qui a besoin d’espace souris, passez votre chemin, ce paquebot est trop large. En revanche, pour le streamer ou le power-user qui veut centraliser ses commandes et qui a fait le deuil de son pavé numérique, c’est une arme redoutable. L’intégration logicielle et matérielle est aux petits oignons. Est-ce que ça vaut le coût de vendre un rein ? Oui, mais seulement si vous exploitiez déjà l’écosystème Elgato à fond. Pour les autres, c’est un très beau jouet de luxe. Recommandé, mais sous conditions de budget et d’usage intensif.

Corsair Galleon 100 SD : plus qu’un clavier a lire sur Vonguru.

📱🫆 Identifiant publicitaire Google - Liens en vrac de sebsauvage

15 février 2026 à 07:30
Citation : «Vous êtes sous #Android ? Vous êtes en Europe ?
Alors avez-vous pensé à supprimer votre identifiant publicitaire Google ?

Cet identifiant est partagé par tous les databrokers pour vous suivre à la trace dans toutes les applications (https://youtube.com/watch?v=UZjPHnN482M).
Ce n'est pas parfait mais en le supprimant, vous leurs compliquez la tâche.

Paramètres Android > Google > Tous les services > Annonces > Supprimer l'identifiant publicitaire.»
(Permalink)

Violences à Lyon : l’extrême droite instrumentalise la mort de Quentin

14 février 2026 à 18:54

Le fantasme de la guerre civile

La mobilisation est totale. Étonnement, c’est la militante transphobe Marguerite Stern qui est la première à annoncer, hier à 13 h 33, la mort de Quentin D., « Paix à ton âme, merci ». Dans les heures qui suivent, avec des éléments de langage bien rodés, la galaxie de l’extrême droite, du Rassemblement national aux groupuscules les plus violents, ne se contente pas de déplorer la mort de ce membre du SO de Némésis, mais appelle à une « riposte » dont les contours sont inquiétants.

Les réseaux de l'extrême droite en ébullition

Aucune retenue, aucun filtre : pour certains, c’est le moment « d’exploser », au motif qu’« un cap aurait été franchi ». Cette indignation située occulte pourtant une réalité documentée depuis des années. Selon plusieurs recensements, l’extrême droite est impliquée depuis 2022 dans de nombreux faits de violences, ayant causé la mort d'au moins 11 personnes et fait des centaines de blessés, dont 19 grièvement. La mémoire des acteurs d'extrême droite apparaît ainsi particulièrement sélective. Le plus frappant reste la capacité du collectif d'extrême droite Némésis à imposer son récit des événements dans la majorité des médias, une première dans une affaire d’une telle sensibilité.

Les faits auraient eu lieu en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon, dont le bâtiment est situé dans le VIIᵉ arrondissement de la ville, à l’occasion d’une action menée par six militantes du collectif d’extrême droite fémonationaliste Némésis, accompagnés d’un service d’ordre d’une quinzaine de personnes, parmi lesquelles se trouvait Quentin D., militant nationaliste actif au sein de l'Action Française.

Alice Cordier pour Le Figaro vendredi 13/2026 - capture d'écran.
Alice Cordier pour Le Figaro vendredi 13/2026 - capture d'écran.

Selon les vidéos que Reflets a pu consulter, en date du jeudi 12 février, les premières confrontations entre militants d’extrême droite et antifascistes ont eu lieu à proximité immédiate du bâtiment où se poursuivait la conférence de Rima Hassan.

Des militantes du collectif Némésis...

Concours - Gagnez une Raspberry Pi 5 avec Macé Robotics

14 février 2026 à 09:47

À l’occasion de ses 10 ans de Macé Robotics, l’entreprise organise un concours qui se déroulera jusqu'au 26 février 2026.

Macé Robotics est une entreprise individuelle fondée et gérée par moi-même (Nicolas), basée en Bretagne, spécialisée dans la conception et la réparation électronique, aussi bien pour les entreprises que pour les particuliers. Depuis 2016, je fabrique aussi du matériel Open Source également des robots mobiles Open Source destinés à l’enseignement supérieur et à la recherche. Ces robots sont basés sur un système Linux (Raspberry Pi OS), intégrant une carte Raspberry Pi ainsi qu’un microcontrôleur (Pico) dédié à la gestion des moteurs et des capteurs. J’utilise la suite logicielle KiCad sous licence GNU GPL (https://www.kicad.org/) pour la conception des circuits imprimés de ces robots.
Ces robots sont principalement utilisés dans les filières de génie informatique afin de faciliter l’apprentissage du système Linux, des réseaux informatiques et du langage Python à travers des projets concrets et ludiques.

Attribution des lots par tirage au sort :

→ 1er lot : une carte Raspberry Pi 5 (2 Go)

Raspberry Pi5

→ 2e lot : une carte Raspberry Pi Pico 2W

La livraison est offerte en France.

Retour sur la course de robots – Saint-Brock Robot Race d'une dépêche précédente

Suite à la dépêche de décembre 2024 concernant l’organisation de la course de robots mobiles, voici quelques retours sur cet événement : malgré plusieurs annulations d’écoles survenues quelques semaines avant la compétition, la course a tout de même pu avoir lieu.

Environ quinze participants ont pris part à la compétition. Parmi les robots engagés, on comptait un robot DIY piloté par un microcontrôleur ESP32, aux côtés de plusieurs robots basé sur Raspberry Pi, offrant ainsi une belle diversité technologique.

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Maytronics passe à l’offensive : Dolphin EON, prix serré pour casser le match des robots-piscines premium !

13 février 2026 à 18:10
Dolphin Eon 120 D Maytronics

Maytronics, maison historique du robot de piscine (marque Dolphin), n’a plus le luxe d’être seul en haut de l’affiche. Le sans-fil a ouvert la porte à une nouvelle vague d’acteurs très offensifs (Aiper, Beatbot et consorts) qui bousculent les repères. Avec le Dolphin EON, Maytronics montre qu’il a encore de la ressource et qu’il compte frapper fort pour reprendre l’initiative sur le premium !

Maytronics a bâti sa réputation avec Dolphin, parmi les tout premiers robots nettoyeurs commercialisés, jusqu’à devenir une référence mondiale des solutions d’entretien de piscine (robots, sécurité, traitement de l’eau). Porté par la vague d’équipement des années 2010-2021, le groupe a longtemps profité d’un réseau de revendeurs dense et d’une image de fiabilité. Mais le retour à un marché plus normalisé a durci le jeu, et l’arrivée de challengers du sans-fil a mis la pression sur les prix. En 2024, ses revenus reculent (-13,9 %), notamment sur les robots résidentiels (-20,9 %). En France, la filiale MG International affiche aussi un CA 2024 de 59,6 M€ (-15 %).

Dolphin EON 120 D qui rentre dans l'eau
© Maytronics qui sort la tête de l’eau pour se remettre dans le bain (oui elle est alambiquée, celle-là)…

Pour reprendre l’initiative, Maytronics sort l’artillerie lourde avec Dolphin EON, une nouvelle gamme sans fil pensée pour les bassins “modernes” (marches larges, banquettes, plages immergées), y compris en très faible profondeur. La marque met en avant des jets qui soulèvent et orientent le robot pour franchir les marches, et une navigation SmartMap censée optimiser la couverture. Le modèle EON 120d (1199 €, 3 ans) ajoute la filtration DebrisLock “auto-backwash” pour limiter le relargage et réduire la corvée de filtres. Vous voulez en savoir plus ? Nous aussi !

Dolphin EON 120d : la version premium qui vise les zones impossibles (dès 20 cm d’eau)

Avec le Dolphin EON 120d, Maytronics veut clairement remettre les pendules à l’heure sur le segment sans-fil premium : un robot annoncé capable de nettoyer des zones avec seulement 20 cm d’eau, là où beaucoup de modèles deviennent imprécis, voire inutiles, dès qu’une plage immergée, une banquette ou de larges marches entrent en jeu. Ainsi, Maytronics clame sa capacité à couvrir tout le bassin (fond, parois, ligne d’eau, rebords, marches), là où la plupart de nos tests ont échoué à ce jour !

EON 120d sur marches d'escaliers
Le Dolphin EON 120 D devrait être capable de nettoyer dans les endroits difficiles comme celui-ci… © Maytronics

Pour lancer sa domination, Dolphin EON 120d est équipé de la technologie JetIQ, une logique de jets censée aider le robot à se réorienter, franchir les marches et mieux épouser les formes. Ensuite une navigation SmartMap, présentée comme plus adaptative, pour limiter les zones oubliées et optimiser le temps passé là où il faut.

EON 120d avec filtre
Un système de filtration que nous ne demandons qu’à tester au plus vite ! © Maytronics

Mais le vrai marqueur du 120d, c’est sa promesse “anti-corvée” : une filtration ultra-fine de 50 microns (µm) associée à DebrisLock, un système pensé pour éviter le relargage et réduire la fréquence de nettoyage manuel, avec l’idée d’une eau plus nette “visiblement”, et d’un entretien simplifié au fil de la saison. Le tout se pilote via l’application Maytronics One (programmation, suivi, alertes/diagnostic), avec une autonomie annoncée pouvant grimper jusqu’à 4h30 selon le mode, pour des piscines jusqu’à 15 m, et une garantie 3 ans.

Dolphin EON 100 : l’entrée de gamme “offensive” qui conserve l’ADN EON

Plus accessible, le Dolphin EON 100 se présente comme la porte d’entrée de la gamme, avec une promesse simple : garder l’essentiel de l’expérience EON sans basculer dans le tarif du modèle vitrine.

EON 100d sur faible profondeur
« Pourvu qu’ils n’en profitent pas pour m’assigner au pédiluve… » © Maytronics

Affiché à 899 € avec 2 ans de garantie, il vise les piscines jusqu’à 15 m et annonce un nettoyage complet jusqu’à 2h30 (avec plusieurs durées de cycles), pilotable via la même application, pour programmer, suivre la batterie, consulter la température de l’eau et accéder aux fonctions d’assistance/diagnostic.

EON 100d sur marches d'escaliers
Tombera, tombera pas… © Maytronics

Maytronics insiste là encore sur sa capacité à s’attaquer aux zones qui font dérailler beaucoup de robots : marches, banquettes, coins et même zones peu profondes dès 20 cm d’eau, avec une navigation SmartMap censée adapter les trajets à la forme du bassin. En fait, la différence avec l’EON 120d se joue surtout sur la partie filtration : ici, on reste sur un filtre monobloc 70 microns, mais sans le système DebrisLock.

Prix & concurrence : un positionnement offensif… à confirmer face à Aiper et Beatbot

À 1 199 €, le Dolphin EON 120d a un positionnement assez offensif, surtout face à Beatbot, qui se veut redoutable sur le très haut de gamme, avec un AquaSense Pro affiché en Europe entre 1 499 € et 2 499 € selon les offres. À budget comparable, on peut en revanche croiser des Beatbot AquaSense 2 annoncés autour de 1 199 € chez certains revendeurs. Côté Aiper, l’équation est différente : un Scuba S1 Pro se trouve fréquemment sous les 1 000 €, donc l’EON 120d doit justifier l’écart par ses promesses premium.

Cela dit, impossible de trancher le rapport qualité/prix sans tests… et sans les prix Europe de la nouvelle gamme Beatbot SORA : le Sora 70 vient d’être annoncé à 1 499 $ MSRP aux États-Unis, ce qui peut rebattre les cartes selon conversion et positionnement réel chez nous.

Dolphin EON : une vraie promesse premium… qu’on attend au tournant

Vu d’ici, Dolphin EON a tout d’une offensive bien calibrée : un sans-fil premium capable de cibler les zones qui fâchent avec une promesse très forte : fonctionner dès 20 cm d’eau. Notre attente, désormais, est simple : vérifier que cette capacité est utile au quotidien, et que la filtration (surtout sur l’EON 120d avec DebrisLock) tient ses promesses sur les poussières fines et la réduction de maintenance.

Quoi qu’il en soit, Maytronics annonce une arrivée à partir de mars 2026 via les revendeurs agréés, avec des prix publics conseillés de 899 € (EON 100, garantie 2 ans) et 1 199 € (EON 120d, garantie 3 ans).

Si ces promesses se confirment en conditions réelles, l’EON pourrait devenir l’un des nouveaux repères du premium “utile” et un vrai casse-tête pour la concurrence. Et vous ? Pensez-vous de Dolphin va damer le pion à Beatbot et Aiper ? Ou préférez-vous l’une de ces deux autres marques ?

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InfoNews Hebdo 2026#07 : GAFAM en folie, Teams & Meet parlent, Zscaler & SquareX, IBM met de l’IA dans FlashSystem

13 février 2026 à 16:00

Au sommaire de ce nouveau numéro d’InfoNews Hebdo, l’émission qui déchiffre l’actualité IT : la puissance vertigineuse des GAFAM passée au crible, l’interopérabilité entre Teams et Google Meet, le Zero Trust poussé jusqu’au navigateur avec  l’acquisition de SquareX par Zscaler, les nouvelles baies intelligentes FlashSystem d’IBM, Databricks qui dépasse Snowflake, le cap des 1 000 […]

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Quand je dois remettre les mains dans du code Java après 2 ans de Kotlin

13 février 2026 à 13:00
# En partenariat avec JetBrains 📆 ÉVÉNEMENT : du 20 au 22 mai, rejoignez la KotlinConf 2026 à Munich La conférence Kotlin officielle par JetBrains revient en force cette année avec plus de 100 speakers et 80 sessions. Kotlin Multiplatform, Compose, coroutines, Spring Boot, création d'agents IA avec Koog... Il y en a pour tout […]

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Pourquoi autant de « hackers » célèbres dans les fichiers Epstein ?

13 février 2026 à 11:31

La « scène du hack » des années 90 s'interroge

C'est un sujet encore peu exploré, mais le milliardaire avait visiblement un gros intérêt pour le monde de la sécurité informatique. Au point de vouloir se rendre à Defcon, la convention annuelle de hackers à Las Vegas et de s'adjoindre les services de noms connus et même peut-être, de recruter certains cryptographes. Pour quoi faire ? Mystère et boule de cyber-gomme.

Logo de Defcon 21, la conférence où Jeffrey Epstein voulait se rendre

Mais qu'allaient-ils faire dans cette galère ? Une partie du petit monde de ce que l'on appelait la « scène du hack » historique, c'est à dire peut-être 200 personnes, qui sont devenues des légendes dans ce domaine, s'interroge. Les membres de cette « scène » sont désormais « rangés des voitures », souvent millionnaires, parfois milliardaires, patrons d'entreprises... Ils ont marqué les débuts d'Internet. À une époque où pratiquement personne n'avait la moindre idée de comment fonctionnaient ces nouvelles technologies, ils se sont penché sur leur sécurité, ou plus précisément leur « insécurité ». Vous pouvez les écouter parler dans cette excellente série d'interviews : WWSUL. Aujourd'hui, ils constatent effaré la présence de noms bien connus (pour eux) dans les fichiers Epstein. Rien ne lie les noms de ces individus aux activités criminelles de Jeffrey Epstein mais ils indiquent que le milliardaire avait visiblement un gros intérêt pour le monde du hack au point de vouloir recruter certains profils.

first assignment find me the top hacker codebreaker, nsa type ...

Par exemple dans ce mail de décembre 2008, il demande à quelqu'un de lui trouver les meilleurs dans le domaine de la cryptographie, « niveau NSA ».

Une demande très précise.
Une demande très précise.

Quelques mois plus tard, l'agent littéraire John Brockman lui dresse une liste d'éminents cryptographes. Était-ce à lui que Jeffrey Epstein...

LibreOffice 26.2 : Markdown, accessibilité et plein d’autres nouveautés et améliorations

En février, il y a la corvée commerciale de la Saint-Valentin et les réjouissances intellectuelles consécutives à la sortie d’une nouvelle version de la suite bureautique LibreOffice. C’est, bien évidemment, sur LibreOffice 26.2 que l’on va se pencher. Au menu, du très visible, comme les boites de dialogues, du très attendu comme la prise en compte du Markdown ou du moins visible comme le travail sur l’accessibilité.

Il va de soi que les notes de version sont plus exhaustives et qu’il ne s’agit ici que d’une sélection.

Logo de LibreOffice

Sommaire

Avant de commencer : toutes les captures d’écran ont été faites, volontairement, sur une interface très personnalisée.

L’accessibilité

L’accessibilité de la suite bureautique est un important chantier pour lequel une personne a été recrutée en 2023 (en). Cette version-ci a fait l’objet d’améliorations sensibles. Parallèlement, Sophie Gautier, coordinatrice de The Document Foundation1 (Foundation coordinator) est en train de monter un groupe de travail qui a pour objectif la publication d’un rapport de conformité en matière d’accessibilité pour répondre à la norme européenne EN 301 549 (en) d’accessiblité numérique. La langue de travail de ce groupe est l’anglais.

Concernant les améliorations de cette version :

  • la boite de dialogue « Vérifier les mises à jour », Aide > Vérifier les mises à jour… est devenue accessible aux lecteurs d’écran ;
  • les fonctions d’accessibilité des aperçus des bordures, onglet « Bordures » des boites de dialogue, ont été revues afin qu’elles ne perturbent plus les dispositifs d’assistance ;
  • sur Linux : la boite de dialogue Outils> Orthographe est annoncée correctement par le lecteur d’écran ;
  • quand on supprimait la sélection accessible, le curseur se déplaçait automatiquement au début du texte, ce comportement perturbant est supprimé ;
  • dans Writer, les fautes d’orthographe ne sont plus signalées par les dispositifs d’assistance si la vérification orthographique n’est pas activée ;
  • l’accessibilité au clavier de la boite de dialogue des extensions : Outils >  Extensions est accessible aux lecteurs d’écran ;
  • et enfin, il est possible de naviguer entre les onglets verticaux avec des raccourcis clavier.

Support du Markdown

Le Markdown est devenu le format de balisage léger standard « de fait ». Et c’est celui supporté par LinuxFR. Son support a été introduit dans cette version, c’est un des formats d’enregistrement qui s’est ajouté à la série des autres formats de la suite, pas un format d’export. Pour l’utiliser pour vos sites, passant pour LinuxFR, vous devrez :

  • soit ouvrir le fichier .md dans un éditeur de texte, n’importe lequel, même Mousepad fait l’affaire par exemple, et copier-coller ensuite le tout à partir de l’éditeur de texte là où vous le voulez ;
  • soit, si cela est possible, importer le fichier .md dans ce qui vous sert pour gérer le site comme le fait par exemple l’extension ODT2SPIP pour le système de gestion de contenu SPIP qui permet de créer une nouvelle page dans SPIP avec un fichier.ODT.

Comment ça marche avec LinuxFR ? Plutôt bien. Les styles de caractère Accentuation (ici en italiques) et Accentuation forte (ici gras) sont bien reconnu ainsi que Texte source pour « télétype », les indications in-texte encadrées de l’accent grave U+0060. Les styles de paragraphes :

  • Bloc de citation (paragraphes de citation précédés d’une ligne blanche et du signe « > » dans la saisie de contenu sur LinuxFR) ;
  • Contenu de tableau ;
  • Corps de texte ;
  • Liste, par contre la numérotation des listes ordonnée ne semble pas bien fonctionner, il faut saisir les numéros à la main ;
  • Texte préformaté pour écrire des blocs de code ;
  • Titre 1, Titre 2, Titre 3 et Titre de tableau.

Les tableaux sont bien repris ainsi que les liens insérés via l’insertion d’hyperliens.

Ce qui ne semble pas fonctionner du tout : ce sont les notes, elles disparaissent corps et biens. C’est peut-être dû au passage dans l’éditeur de texte qui transforme un peu le document. Et, évidemment, il faut rajouter les images avec la syntaxe LinuxFR.

La version de Mardown de LibreOffice est CommonMark (en) et la bibliothèque utilisée est MD4C avec quelques extensions prises en charge par cette bibliothèque (cf ce rapport de bug (en) et ses réponses), pour en savoir plus, voir cette note (en) du blog de The Document Foundation.

Petite remarque, si vous utilisez un LibreOffice 25.8, vous avez peut-être pu constater qu’il était question d’enregistrement au format .md, cette information a été ajoutée trop précocement car la version 25.8 ne gère pas le Markdown.

L’interface et les boites de dialogue

Les boites de dialogue, notamment de styles et de formats, ont beaucoup changé. Longtemps elles se sont affichées avec une présentation par onglets en haut et le contenu dessous.

Puis il y a une période de transition en 2025 qui a fait grincer une collection complète de dents où on avait, selon l’endroit où on était, soit des onglets soit une navigation par menu latéral. Cette dernière avait un gros défaut : par exemple pour la configuration des styles dans Writer il fallait descendre tout en bas pour accéder aux options qui étaient cachées. Et il n’y avait pas de barre de défilement pour aller plus vite.

LibreOffice 26.2 voit ces défauts corrigés : les boites de dialogue sont harmonisées dans toute la suite et leur menu latéral, toujours sans barre de défilement qui s’avère finalement inutile, montre clairement tous les types de paramètres auxquels on peut accéder. Et, comme on peut le voir, LibreOffice a intégré une meilleure prise en charge des systèmes d’écritures asiatiques et complexes en affichant deux colonnes, une pour les polices occidentales, ou pour les polices asiatiques ou complexes. Une personne a également été recrutée en 2023 (en) pour travailler sur le support des systèmes d’écriture de droite à gauche (RTL) et complexes (CTL).

Boite de dialogue Style de paragraphe avec la navigation par onglets à gauche, puis les deux colonnes de choix de police, occidental ou asiatique ou complexe

Si toutefois, vous préférez revenir à l’affichage avec les onglets, il suffit d’aller dans le menu Outils > Options > Apparenceau niveau de « Boites de dialogue » et cocher l’option Horizontal en haut.

Choix de la position des onglets des boites de dialogue, LibreOffice 26.2

Il faut savoir que les onglets en haut ne s’affichent que sur une seule ligne et qu’il faudra donc naviguer avec les flèches quand il y a de nombreuses options.

Boite de dialogue avec les onglets en haut

Writer

Il y a un certain nombre d’amélioration autour de la compatibilité avec le format DOCX : séparation de tableaux flottants en plusieurs tableaux, suppression de la numérotation des notes de bas de page à l’ouverture d’un fichier DOCX, etc.

On relèvera deux nouvelles options d’alignement des paragraphes : « Début » et « Fin ». Si vous utilisez l’alphabet latin, vous ne verrez aucune différence avec les deux options « Forcer à gauche/en haut » et « Forcer à droite/en bas ». Elles ont été développées pour réutiliser plus facilement les styles entre les divers systèmes d’écriture.

Comparaison des nouveaux types d’alignement de LibreOffice 26.2

Pour continuer sur la lancée du travail pour la prise en compte des systèmes d’écriture dont le fonctionnement est différent de celui de l’alphabet latin, il est possible de changer la direction du texte : de gauche à droite ou de droite à gauche en cours de travail. Cela peut se paramétrer dans les styles.

Définition de la direction du texte dans le style de paragraphe

Calc

Un gros travail sur les performances a été fait : vitesse de défilement, rapidité des classeurs avec de nombreuses formes et du rejet des modifications. On voit apparaître de nouvelles options de tri (Données >Trier) qui dépendent de la « locale » (langue définie dans les Options de LibreOffice). On peut ainsi déterminer quel caractère est utilisé comme séparateur de décimal pour le tri naturel.

Les nouvelles options de tri de Calc 26.2

On peut relever aussi une avancée ergonomique qui va plaire à toutes celles et ceux qui utilisent les matrices, on peut maintenant modifier les formules matricielles avec la combinaison de touches : F2 + ↑ Maj + Ctrl + Entrée, il n’est plus nécessaire de modifier la formule elle-même.

Et aussi : si vous utilisez (pourquoi diable ?) le format d’enregistrement XLSX, c’est le format EXCEL2010+ qui est le format par défaut, il change de nom pour devenir « Classeur Excel 2010-365 ».2

En vrac

Base est devenu complètement multi-utilisateur, TDF a, d’ailleurs, recruté une personne pour travailler sur l’application.

Concernant les diagrammes (ou chart) : dans le Volet latéral, quand le graphique est en mode modification et que l’on va, au niveau de « Couleurs », sur la palette, on a une prévisualisation en direct dans le diagramme ce qui permet de tester le choix de couleurs plus facilement.

Les polices embarquées dont la licence ne permettait pas l’édition étaient jusqu’à présent ignorées et remplacées à l’affichage, ni vu, ni connu par une fonte de substitution. Ce défaut a été corrigé.

L’export PDF gère les liens avec les documents externes : Fichier > Exporter au format PDF > Liens.

Export PDF de LibreOffice 26.2 et suppression des liens entre documents

Les dictionnaires hongrois, mongol et portugais du Portugal ont été mis à jour ainsi que les règles de césure de la langue hongroise.

JSON, pour JavaScript Object Notation, est un format standard utilisé pour représenter des données structurées. Il est utilisé notamment pour échanger les informations entre un navigateur et un serveur. C’est, par exemple, le format de sauvegarde des marques-pages de Firefox ou de certains fichiers d’archives de Mastodon. Les documents XML et JSON génériques avec des plages pouvant être liées sont maintenant automatiquement mappés à des feuilles dans Calc. Une plage pouvant être liée est une section d’un document contenant des enregistrements tabulaires. Lorsqu’un document contient plusieurs plages pouvant être liées, chaque plage est mappée à une seule feuille3.

Et si vous avez envie de vous amuser avec les fonctions expérimentales (à activer dansOutils > Options > LibreOffice > Avancé), vous pouvez jouer avec la nouvelle de boite de dialogue « Gestion des macros ».

Pour finir

Cette dépêche a, bien, évidemment, été rédigée avec LibreOffice et, cette fois-ci dans un fichier enregistré en Markdown. Les seules balises que j’ai dû entrer à la main sont celles des images. Kate a l’air de modifier le fichier et, quand je réouvre le .md dans LibreOffice, il y a des styles qui ont sauté mais la mise en forme reste visuellement la même. Kate rajoute aussi des barres obliques devant les « > », aux crochets [ ] et même à certains hyperliens (images). Il y a peut-être des éditeurs de texte plus adaptés ou des réglages à faire.

J’ai rédigé cette dépêche en même temps qu’un article sur LibreOffice 26.2 pour mon site. Si l’article n’est pas vraiment dupliqué, il n’est pas étonnant d’y trouver des morceaux ici.

Que tout cela ne nous empêche d’adresser tous nos remerciements à celles et ceux qui font de LibreOffice une suite bureautique si agréable à utiliser et si performante.

Post-scriptum : si vous voulez savoir comment modifier les couleurs de l’interface comme sur les captures d’écran, ça peut s’envisager, demandez gentiment, avec un peu de chance.


  1. The Document Foundation ou TDF est la fondation de droit allemand qui pilote le projet LibreOffice. 

  2. Il y a deux formats OOXML différents et donc deux formats XLSX différents, la version 2007 et la version actuelle depuis 2010. S’il vous est vraiment nécessaire d’enregistrer au format XLSX, il faut utiliser la version de 2010. 

  3. Notes de version. 

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Wikipedia vs archive.today - 700 000 liens en sursis

Par : Korben
12 février 2026 à 16:56

Un peu moins de 700 000 liens, c'est le nombre de références vers archive.today que Wikipedia envisage de supprimer d'un coup ! Et la raison est assez dingue... en fait le service d'archivage a planqué du code DDoS dans son CAPTCHA afin d'attaquer le blog d'un mec qui a eu le malheur de chercher l'identité du fondateur du site.

L'histoire est tordue vous allez voir...

En 2023, un blogueur du nom de Jani Patokallio publie un article sur son blog Gyrovague pour tenter d'identifier le créateur d'archive.today, un certain "Denis Petrov" (probablement un pseudo). Pas de quoi fouetter un chat, sauf que le principal intéressé n'a visiblement pas kiffé.

Du coup, un bout de JavaScript s'est retrouvé comme de par hasard dans la page CAPTCHA du service, exécutant une requête vers le blog de Patokallio toutes les 300 millisecondes. Chaque visiteur qui passait par le CAPTCHA devenait alors un soldat involontaire d'une attaque DDoS.

Et le bonhomme ne s'est pas arrêté là... il a ensuite menacé de créer un site porno avec le nom du blogueur. On est vraiment dans la réponse proportionnée, clairement.

Le souci, c'est que la version anglophone de Wikipédia utilise archive.today de manière MASSIVE. Cela représente 695 000 liens répartis sur environ 400 000 pages. C'est le deuxième fournisseur d'archives de toute l'encyclopédie !

Et c'est pas que l'anglophone qui est touchée... Côté francophone, on compte un peu moins de 13 000 liens archive.today, et les patrouilleurs sont déjà en train de les désactiver . Sans parler de tous les autres projets Wikimedia potentiellement concernés, comme Commons qui en contient aussi pas mal.

Du coup, les éditeurs se retrouvent face à un sacré dilemme. D'un côté, on a ceux qui veulent tout blacklister parce que "la sécurité de vos lecteurs, ça passe avant les citations". Et de l'autre, ceux qui rappellent que le service contient des archives qu'on ne trouve NULLE PART ailleurs, même pas sur la Wayback Machine .

Bon courage pour trouver un remplaçant les mecs !

Et petit détail qui n'en est pas un, au passage... En fait, archive.today sert aussi à contourner des paywalls. C'est pratique pour vérifier des sources, ou lire de supers articles sans payer mais techniquement c'est illégal.

Mais quand la source originale a disparu, on fait comment ? Et c'est là tout l'intérêt de ces services d'archivage.

Bon, les paywalls, on comprend tous pourquoi ça existe. Produire de l'info de qualité, ça coûte un bras. Sauf que c'est quand même un truc un peu naze. Vous bossez, vous produisez un contenu top, et au final y'a que 10 personnes qui payent pour le lire. Et ce sont les mêmes 10 personnes qui sont pigistes et qui vont reprendre votre info pour la diffuser gratuitement sur leur média ! On le voit avec Mediapart... des enquêtes énormes derrière un paywall, et toute la presse qui reprend leurs scoops sans payer. Je trouve ça vraiment dommage.

Moi, ce que j'aime dans le fait d'écrire sur le web, c'est que vous me lisiez. Et mettre du contenu derrière un paywall, ça voudrait dire que plein d'entre vous ne me liraient plus. C'est pour cela que même le contenu que je réserve en avant-première sur Patreon , au bout de quelques semaines, je le libère pour tout le monde.

Quand je vois The Verge par exemple qui en met dans tous les sens... ben j'y vais plus. J'ai pas envie de payer un abonnement de plus pour une valeur ajoutée pas folle. C'est un peu comme les bandeaux cookies, à savoir un effet de bord regrettable du web moderne. On doit faire avec parce que personne n'a trouvé mieux comme idée...

Bref, entre les DDoS vengeurs, les 700 000 liens en sursis et les paywalls qui pourrissent tout ... le web ouvert, c'est pas gagné les amis. Voilà voilà.

Source

📱🫆 Identifiant publicitaire Google

12 février 2026 à 16:35
Vous êtes sous #Android ? Vous êtes en Europe ?
Alors avez-vous pensé à supprimer votre identifiant publicitaire Google ?

Cet identifiant est partagé par tous les databrokers pour vous suivre à la trace dans toutes les applications (https://youtube.com/watch?v=UZjPHnN482M).
Ce n'est pas parfait mais en le supprimant, vous leurs compliquez la tâche.

Paramètres Android > Google > Tous les services > Annonces > Supprimer l'identifiant publicitaire.
(Permalink)

L’ANSSI affirme l’open source comme levier de sa politique industrielle

12 février 2026 à 14:25

Sur le GitHub de l’ANSSI, les projets seront bientôt classés par « niveau d’ouverture ».

L’agence le signale désormais sur la page qui présente sa politique open source. Elle utilisera la classification qu’a élaborée la DINUM :

  • Contributif (contributions extérieures activement recherchées et traitées)
  • Ouvert (contributions extérieures traitées mais non activement recherchées)
  • Publié (contributions extérieures non traitées)

Autre nouveauté sur la page en question : l’évocation de l’open source en tant que levier d’action de la politique industrielle de l’ANSSI. Par ce lien « récent et en développement », l’agence cherche à favoriser la disponibilité de solutions cyber alignées sur les besoins.

Par rapport à l’ancienne version de la page, l’aspect « liste de projets » est moins marqué. L’ANSSI insiste davantage sur les licences, le transfert de projets et sur sa propre utilisation de solutions open source. Elle a ajouté des références à la communauté BlueHats ainsi qu’à celle des OSPO français.

Une partie des projets auparavant mentionnés se retrouvent sur la page d’accueil de l’organisation GitHub ANSSI-FR. Entre autres, DFIR ORC (outils de recherche de compromission), WooKey (micronoyau + environnement de dev pour le prototypage de solutions IoT) et CLIP OS (système d’exploitation Linux durci). Le premier est d’une envergure suffisante pour avoir sa propre orga GitHub. Les deux autres ont aussi la leur, mais parce qu’ils sont archivés.

Audit CSPN réussi pour Barbican, Suricata et KeePassXC

L’ANSSI évoque toujours son financement d’évaluations de sécurité, ad hoc ou sur les critères CSPN.

En 2018 avait démarré l’évaluation CSPN de Barbican (service de gestion de clés de la pile OpenStack), finalement certifié. La même année avait commencé celle de Suricata (détection et prévention d’intrusion), qui avait lui aussi réussi l’audit.

S2OPC (implémentation du protocole de communication OPC UA), nftables (sous-système Linux de filtrage de paquets) et KeePassXC (gestionnaire de mots de passe) ont également obtenu la CSPN.

Par deux fois, la version « originale » de KeePass (pour Windows) n’a pas réussi l’audit CSPN. Ça n’est pas non plus passé pour Keystone et Ansible (en 2018), strongSWAN (2019), Secretin, Belenios et Sudo (2021), ainsi que WireGuard (2023).

Les derniers audits ad hoc ont permis d’identifier 4 vulnérabilités dans CAS, 1 dans step-ca… et aucune dans HAProxy.

Illustration générée par IA

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L’ANSSI révise sa doctrine vis-à-vis du logiciel libre

L’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) vient de publier une mise à jour substantielle de sa doctrine vis-à-vis du logiciel libre. L’agence confirme que le logiciel libre et la transparence sont essentiels à la sécurité des systèmes d’information. Elle assume sa contribution au libre et la publication de logiciels sous licence libre.

Cette posture très favorable au logiciel libre et open source est une belle avancée et un signal fort. Jusque-là, la posture de l’ANSSI était beaucoup plus floue et sa contribution à des projets libres et open source pouvait même apparaitre en contradiction avec sa doctrine. J’avais l’impression que les collaborateurs de l’ANSSI qui le faisaient reprenaient à leur compte le dicton « Pour vivre heureux, vivons cachés ».

La politique de l’agence est désormais claire : l’ANSSI contribue, l’ANSSI publie, l’ANSSI a une stratégie pragmatique qui peut l’amener à s’engager ou non sur le long terme en fonction de la finalité de l’outil et des motivations de l’ANSSI.

Détail qui a son importance, l’ANSSI indique privilégier, sauf exception justifiée, la licence Apache v2.0 pour les projets qu’elle publie. Je suis ravi de voir ce service privilégier une licence mondialement connue à une licence franco-française ou européenne (elles ont le don de doucher nombre de velléités d’utilisation et de contribution).

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Ecovacs GOAT (2026) : ce que la nouvelle gamme apporte vraiment face à la concurrence

11 février 2026 à 17:30
lancement robots tondeuses ecovacs goat 2026

Le fabricant chinois de robots domestiques a présenté une mise à jour de ses tondeuses autonomes GOAT A et GOAT O, lors d’un événement à Barcelone. Au programme : un coupe-bordure intégré piloté par IA et un double LiDAR pour fonctionner dans l’obscurité. Deux évolutions qui visent à réduire les interventions manuelles

Vous possédez un robot tondeuse depuis deux ans. Le gazon est impeccable, sauf sur 10 cm le long des murs, des allées et du portail. Là, il faut sortir le coupe-bordure thermique ou électrique, se baisser, repasser derrière la machine. C’est précisément cette corvée résiduelle qu’Ecovacs dit vouloir éliminer avec ses nouveaux modèles.

Ecovacs Goat lancement
Nous avions rendez-vous à Barcelone pour le lancement des produits phares d’Ecovacs ! © Meilleure-innovation.com

La marque, connue pour ses aspirateurs robots Deebot, mise désormais sur le jardin connecté. Et elle le fait avec deux arguments techniques : un accessoire de finition embarqué et une navigation renforcée pour travailler sans lumière du jour.

Ecovacs conférence Goat Family
Ecovacs Goat conférence performance et intelligence
Ecovacs Goat conférence 01200
Ecovacs Goat conférence 0600 rtk
Ecovacs Goat conférence holographic map
Ecovacs conférence image Goat O Series

Un coupe-bordure embarqué, mais piloté par l’IA

La première nouveauté s’appelle TruEdge Trimmer. Il s’agit d’un petit coupe-bordure rotatif intégré sous le châssis, qui se déclenche automatiquement lorsque le robot longe une limite (mur, clôture, bordure). Ecovacs explique que l’activation repose sur une détection assistée par IA, chargée d’identifier les zones à “finir” et d’engager l’outil au bon moment, sans action spécifique dans l’application. Comme sur un coupe-bordure de jardin classique, la coupe est assurée par un fil nylon. Cela implique un consommable supplémentaire et, potentiellement, un remplacement régulier selon l’intensité d’usage et la nature des bordures (dalles, graviers, racines, etc.).

Le coupe bordure ECOVACS GOAT.

En outre, cette finition pourrait avoir un impact sur le confort sonore : la marque annonce un niveau plus élevé en mode coupe-bordure que lors de la tonte standard (avec des valeurs distinctes selon les fiches). Dans tous les cas, la robustesse du module TruEdge (résistance aux chocs, encrassement, facilité de remplacement du fil) devra être vérifiée en conditions réelles, notamment sur des terrains irréguliers et en présence de débris.

Nota Bene : en France, les accessoires de type “coupe-bordure” se heurtent aux normes de sécurité applicables au matériel de jardin motorisé. Ecovacs semble contourner habilement cette contrainte juridique en plaçant ce module sous le chassis !

Double LiDAR pour tondre la nuit (ou sous les arbres)

L’autre évolution technique concerne la navigation. Les nouveaux GOAT A et GOAT O embarquent un système baptisé HoloScope 360 Dual-LiDAR, soit deux capteurs laser montés sur le robot pour cartographier l’environnement à 360 degrés, y compris en conditions de faible luminosité ou d’obscurité totale.

Jusqu’ici, la plupart des robots tondeuses autonomes s’appuyaient soit sur des balises RTK (signal satellite haute précision), soit sur des caméras associées à de la vision par ordinateur. Ces deux solutions fonctionnent bien en plein jour, mais perdent en efficacité dès que la lumière baisse. Le double LiDAR contourne cette limite : il émet des faisceaux laser et mesure le temps de retour pour construire une carte 3D de l’espace, quelle que soit l’heure.

Ecovacs Goat O scannant un jardin
Mmmh un tipi de la tribu des Comanches et une maison bioclimatique néo-moderne… À qui donc appartient ce jardin ? © Ecovacs

Grâce à cet ajout, Ecovacs cherche à améliorer la précision de trajectoire (annoncée à 2 cm), à reconnaître plus de 200 obstacles et à élargir les plages horaires de fonctionnement.

Une installation en moins d’une minute (vraiment ?)

Ecovacs insiste aussi sur la rapidité de mise en service. D’après le constructeur, la configuration initiale prend moins d’une minute. Le robot scanne le jardin, détecte les limites, mémorise les obstacles et génère un plan de tonte, le tout sans fil périmétrique ni balisage manuel.

C’est un argument séduisant, mais qui mérite d’être testé en conditions réelles. La promesse repose sur la capacité du LiDAR et de l’IA à identifier correctement les zones à tondre et celles à éviter (massifs, piscine, terrasse), sans créer le mapping soit-même. Or, tous les jardins ne se ressemblent pas : un terrain en pente avec des arbustes et des bordures irrégulières est autrement plus complexe qu’une pelouse rectangulaire bien délimitée.

Quoi qu’il en soit, les modèles GOAT peuvent gérer des pentes allant jusqu’à 45 % environ, ce qui reste dans la moyenne haute du marché. Mais la question de la fiabilité en conditions difficiles (terrain humide, herbe haute, feuilles mortes) reste ouverte tant qu’aucun test indépendant n’a été réalisé.

Ecovacs Goat A qui monte une pente raide
« Laisse-ça si t’as pas le cardio ! » © Ecovacs

La gamme LiDAR PRO : quels modèles, pour quelle surface ?

ModèleNavigationSurface annoncéeDébit / vitesse annoncéePente maxHauteur de coupePrix public conseillé (SRP)
GOAT O600 RTKTrueMapping 2.0 / RTK multi-fusionjusqu’à 600 m² 100 m²/h jusqu’à 45 % 3–8 cm 649 €
GOAT O1200 LiDAR PRODual-LiDAR + AIVI 3Djusqu’à 1 200 m² jusqu’à 200 m²/h jusqu’à 45 % (24°) 3–8 cm 999 €
GOAT A1600 LiDAR PRODual-LiDAR HoloScope 360 (et caméra IA)jusqu’à 1 600 m² jusqu’à 350 m²/h jusqu’à 50 % (27°) 3–9 cm 1 499 €
GOAT A3000 LiDAR PRODual-LiDAR HoloScope 360 (et caméra IA)jusqu’à 3 000 m²jusqu’à 400 m²/h jusqu’à 50 %3–9 cm2 299 €

GOAT O1200 LiDAR PRO : la formule « passe-partout » pour jardins jusqu’à 1 200 m²

On est ici sur une tondeuse pensée pour les terrains découpés (allées, massifs, mobilier), capable de se faufiler dans des passages annoncés jusqu’à 80 cm. Son principal argument, c’est la navigation Dual-LiDAR HoloScope 360 (LiDAR 360° + LiDAR 3D-ToF) associée à une logique d’automatisation : la marque met en avant une configuration “en une minute”, une cartographie automatique et une précision annoncée à 2 cm, y compris en faible luminosité. L’appareil fonctionne sans câble périphérique, avec des options de réglage et de pilotage via application (dont multi-zones).

Côté tonte, l’O1200 combine la coupe “classique” et la finition TruEdge (coupe-bordure intégré) pour limiter les reprises manuelles le long des limites. Ecovacs indique également un évitement d’obstacles AIVI 3D (plus de 200 types d’objets annoncés, y compris des animaux comme les hérissons), avec une capacité à contourner à faible distance. Enfin, les bases “terrain” restent solides : pentes jusqu’à 45 %, hauteur de coupe 3 à 8 cm, indice IPX6.

Ecovacs Goat O piloté sur appli
Si elle fonctionne bien, la cartographie automatique est un vrai plus chez les robots-tondeuses ! © Ecovacs

Sur les performances, on parle d’une vitesse de tonte jusqu’à 200 m²/h (à relativiser selon obstacles, pentes et hauteur d’herbe), ainsi qu’une largeur de coupe de 22 cm. Enfin, Ecovacs affiche 61 dBA pour le corps principal et 81 dBA lorsque le coupe-bordures est actif, ce qui pourra influencer le choix des plages horaires.

En somme, le GOAT O1200 LiDAR PRO se place comme le modèle “cœur” pour des jardins de taille moyenne, avec un prix public conseillé de 999 € et une disponibilité annoncée à partir du 12 février 2026.

GOAT A1600 LiDAR PRO : plus de puissance, de débit et de marge sur terrains exigeants

Le GOAT A1600 LiDAR PRO vise le cran au-dessus : 1 499 €, disponibilité annoncée dès le 12 février 2026, et un positionnement clairement orienté grandes pelouses. Sur la partie navigation, on retrouve le Dual-LiDAR HoloScope 360 (précision annoncée à 2 cm, fonctionnement en faible luminosité) et l’évitement AIVI 3D pour reconnaître et contourner des obstacles. La machine est aussi annoncée à l’aise sur la motricité, avec des pentes jusqu’à 50 %, et un châssis IPX6 pour supporter les conditions d’usage extérieur et simplifier le rinçage.

Ici, la différence se fait surtout sur la “plateforme” : Ecovacs insiste sur le 32 V, les deux disques de coupe et une efficacité annoncée jusqu’à 350 m²/h, avec une largeur de coupe indiquée à 33 cm et une hauteur réglable électriquement de 3 à 9 cm via l’application. La recharge est annoncée rapide (50 minutes), afin que vous puissiez enchaîner les cycles sur de grandes zones.

Enfin, Ecovacs met en avant TruEdge avec une coupe très proche des limites, et même “jusqu’à 0 mm » ! Et, comme pour l’O1200, l’impact sonore du module de finition est à garder en tête, avec 82 dBA annoncés sur la fiche de l’A1600 LiDAR PRO.

GOAT A3000 LiDAR PRO : le modèle vitrine pour grandes surfaces

Avec le GOAT A3000 LiDAR PRO, Ecovacs vise les grandes propriétés au terrain vaste, ouvert et ponctué d’obstacles à éviter. Grâce aux deux marqueurs de la nouvelle génération : navigation Dual-LiDAR (LELS™ Pro) et finition des bordures TruEdge, il assure des trajectoires plus propres et réduit les interventions manuelles. Ecovacs met aussi en avant un évitement d’obstacles AIVI 3D (caméra + IA) et une cartographie automatisée.

Ce modèle “vitrine” se distingue aussi par ses chiffres de performance et de confort d’usage : Ecovacs annonce une efficacité jusqu’à 400 m²/h, une plateforme 32 V et des disques à double lame, ainsi qu’une largeur de coupe de 33 cm et un niveau de protection IPX6. La hauteur de coupe est annoncée réglable électriquement de 3 à 9 cm depuis l’application, et l’appareil revendique une capacité à gérer des pentes jusqu’à 50 % (27°) ! Enfin, sur l’autonomie “pratique”, Ecovacs insiste sur la charge rapide (45 minutes annoncées).

Sans grande surprise, l’A3000 prend donc le rôle de tête d’affiche, tandis que les autres références de la gamme servent un découpage plus “terrain” : modèles O pour jardins plus fractionnés, modèles A pour grands espaces et débit supérieur. Ecovacs annonce une couverture jusqu’à 3 000 m², avec un prix public conseillé de 2 299 € et une commercialisation annoncée à partir du 12 février 2026 via la boutique Ecovacs !

L’entrée de gamme GOAT O600 RTK

À 649 € (prix public conseillé), ce modèle est présenté comme une porte d’entrée dans l’écosystème sans fil GOAT, avec une surface cible annoncée jusqu’à 600 m² : typiquement une pelouse de maison individuelle, avec quelques zones à contourner, mais sans ambitions “grand terrain”. Ecovacs met en avant la capacité à passer dans des couloirs d’environ 70 cm, un chiffre intéressant pour les jardins fractionnés (accès entre deux massifs, entre terrasse et haie, etc.), là où certains robots plus volumineux peinent à manœuvrer. Sur la motricité, l’O600 RTK est annoncé capable de gérer des pentes jusqu’à 45 %, ce qui le place dans la bonne moyenne du marché pour un modèle compact.

Les zones d’ombre que l’on a hâte d’apprécier IRL !

Derrière les promesses technologiques, plusieurs questions restent sans réponse. Combien coûte le remplacement du TruEdge Trimmer en cas d’usure ? Quelle est la consommation électrique réelle du double LiDAR, surtout en fonctionnement nocturne prolongé ? Ou encore : comment se comporte le système en cas de pluie, de rosée ou de brouillard, conditions qui perturbent souvent les capteurs optiques ?

Ecovacs Goat O à côté d'une table à manger
« Je ne quémande pas, je broute à côté du barbecue, nuance ! » © Ecovacs

Autre point : la maintenance. Un robot tondeuse équipé de LiDAR, de caméras, d’un coupe-bordure motorisé et d’une IA embarquée multiplie les composants sensibles. Il faudra par exemple vérifier la disponibilité des pièces détachées, la facilité d’accès au SAV et la durée de support logiciel (mises à jour, correctifs).

Les nouveaux robots tondeuses Ecovacs GOAT A et GOAT O seront commercialisés dans les prochains mois. En attendant les tests terrain et les tarifs officiels, le coupe-bordure est-il un argument de vente suffisant, selon vous ?

Un an après, que devient l’initiative EU AI Champions ?

11 février 2026 à 12:28

Ne cherchez plus Heineken ni Henkel : ils ne font plus partie des « supporters » d’EU AI Champions.

Cette initiative était née il y a tout juste un an, à l’occasion du Sommet pour l’action sur l’IA. Une soixantaine d’organisations – fournisseurs, utilisateurs et quelques associations représentatives – s’y étaient ralliées, sous la houlette du fonds de capital-risque General Catalyst. Sur le papier, l’objectif principal était simple : contribuer à accélérer le développement et l’adoption de l’intelligence artificielle en Europe. Entre renforcement de l’infrastructure de datacenters, développement des compétences et financement d’entreprises spécialisées, une vingtaine d’investisseurs s’étaient engagés à débloquer un total de 150 milliards d’euros sur 5 ans.

Une première discussion avec un groupe de P-DG et de responsables politiques eut lieu au lendemain du Sommet. EU AI Champions appelait alors, entre autres, à simplifier la réglementation, à commencer par l’AI Act. Sa mobilisation sur le sujet avait culminé au mois juillet, quelques semaines avant l’entrée en vigueur des dispositions du règlement concernant les modèles d’IA à usage général. Par une lettre ouverte, la majorité de ses membres avaient réclamé un moratoire de 2 ans sur l’application des principales obligations du texte. Parmi les signataires figuraient, côté français, Arthur Mensch (Mistral AI), Éléonore Crespo (Pigment), Patrick Pouyanné (TotalEnergies), Guillaume Faury (Airbus), Bernard Charlès (Dassault Systèmes), Alexandre Bompard (Carrefour) et Jean-Laurent Bonnafé (BNP Paribas).

L’UE n’est pas allée jusque-là, mais elle a lâché du lest avec son omnibus numérique.

Une com qui s’est recentrée sur les membres

La liste des « supporters » comprend aujourd’hui 114 logos, rattachés à une centaine d’organisations. Elle n’a globalement pas évolué depuis mars 2025. Heineken et Henkel étaient alors déjà sortis de la boucle.

EU AI Champions a fait de LinkedIn son principal canal de communication au public. Initialement, il y mit régulièrement en avant des organisations qui ne comptaient pas parmi ses membres (Bosch, Langfuse, PortiaAI…). C’est devenu plus rare.

Fin 2025, dans la lignée de ses appels à un allègement réglementaire, le collectif s’était fait l’écho de la position du gouvernement allemand sur l’omnibus numérique. Il s’en était réjoui, y voyant « la première réponse réglementaire sérieuse à ce que l’industrie européenne de l’IA signalait depuis des mois ». Il faut dire que Berlin préconisait notamment de reporter d’un an l’application des règles relatives aux systèmes d’IA « à haut risque ».

Une initiative européenne à dominante franco-allemande

Quoique à dimension européenne, EU AI Champions a des fondations largement franco-allemandes. Sur ses 114 logos, une trentaine sont rattachés à des organisations françaises et une quarantaine, à des organisations allemandes.

France Allemagne
Airbus Bilfinger (construction et services)
Airbus Defence and Space Black Forest Labs (labo d’IA à l’origine des modèles multimodaux FLUX)
Alan Cambrium (fabricant de produits chimiques)
Autone (optimisation des stocks) Covestro (fabricant de produits chimiques)
AXA DeepL
BNP Paribas Deutsche Bank
Carrefour Deutsche Telekom
CMA CGM Edgeless Systems (cybersécurité)
Contentsquare Flix (traveltech)
Dassault Systèmes Genesis Cloud (« néocloud »)
Dataiku German AI Association (fédération des entreprises allemandes de l’IA)
Doctolib GetYourGuide (réservation de voyages)
Dust (plate-forme IA axée production de contenu) Giesecke+Devrient (solutions de sécurité)
EDF Hapag-Lloyd (transport maritime en conteneurs)
Kering Helsing (technologies de défense)
L’Oréal Holtzbrinck (maison d’édition)
Lighton Hexagon (technologies de mesure)
Mirakl Infineon
Mistral AI K+S (entreprise minière)
Orange LangDock (plate-forme IA d’entreprise)
Owkin LOH Group (industrie manufacturière et services)
Pelico (plate-forme d’orchestration de la production) Lufthansa
Photoroom Merantix Capital
Pigment (plate-forme de planification) Mercedes-Benz
Publicis Groupe Northern Data Group (« néocloud »)
Renault Group Orbem (technologies d’IRM)
Sanofi Otto Group (vente à distance)
Shift (détection de fraude à l’assurance) Parloa (conception et déploiement d’IA)
TotalEnergies Personio (logiciels RH)
RobCo (robotique)
SAP
Schwarz (groupe de distribution)
Siemens
Siemens Energy
Skeleton (stockage de l’énergie)
SPREAD (IA industrielle)
Startup Verband (fédération des start-up allemandes)
Südzucker (groupe sucrier)
United Internet (services numériques)
ZF (équipementier automobile)

À ce contingent s’ajoutent deux entreprises dont les fondateurs sont français, mais qui ont leur siège aux États-Unis. Une du secteur aérospatial (Loft Orbital, qui a un pied à Toulouse). L’autre qui fournit des logiciels RH (Deel).

Un pot-pourri de projets annoncé à Berlin

Le dernier « temps fort » d’EU AI Champions s’est déroulé au Sommet sur la souveraineté numérique organisé à Berlin. C’était mi-novembre 2025. Ses membres y ont annoncé un pot-pourri de partenariats, d’accords commerciaux et d’engagements individuels, valorisés dans leur ensemble à 1 Md€.

Projets Grandes lignes des engagements
Allianz (Allemagne) x Parloa (Allemagne) Le premier va exploiter les technologies du second pour le service client.
Black Forest Labs (Allemagne) x Mercedes-Benz (Allemagne) Le groupe automobile va développer des outils IA sur la base des modèles FLUX de la start-up.
Charité Comprehensive Cancer Center (Allemagne) x Gustave Roussy (France) x Owkin (France) Ce projet associe les deux centres autour de la structuration de données biomédicales et d’un modèle de raisonnement pour la recherche biologique et le développement de médicaments.
Current AI x SPRIND Current AI est un partenariat global né au Sommet de l’IA, sous l’impulsion de DeepMind, de Salesforce, d’AI Collaborative (initiative d’Omidyar Group), du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères et de trois fondations (Ford, MacArthur, McGovern).
SPRIND est l’agence fédérale allemande pour l’innovation de rupture.
Les deux parties travailleront sur l’application de l’IA aux données de santé.
Deutsche Telekom (Allemagne) x PhysicsX (Angleterre) L’entreprise anglais va exploiter le cloud du groupe allemand pour déployer sa plate-forme d’ingénierie fondée sur de l’IA physique. Le partenariat court pour 3 ans.
Doctolib (France) Pas de partenariat, mais un engagement à investir dans le système de santé allemand.
ESTIA (European Sovereign Tech Industry Alliance) Naissance de cette alliance qui réunit A1, Airbus, Dassault Systèmes, Deutsche Telekom, Evroc, OpenNebula Systems, Orange, OVHcloud, Post Luxembourg, Schwarz Digits, Sopra Steria et TIM.
Helsing (Allemagne) x Mistral AI (France) Nouvelle phase de collaboration, axée sur la conception de modèles vision-langage pour la défense et la sécurité.
ICEYE (Finlande) Ce fabricant de micro-satellites a constitué un joint-venture avec le groupe allemand Rheinmetall (armement et équipement automobile).
Legora (Suède) Cette legaltech a annoncé vouloir doubler son effectif sur un an et établit des points de présence supplémentaires en Europe.
MBDA (France) x Rheinmetall (Allemagne) x SPREAD (Allemagne) SPREAD contribue au jumeau numérique de défense de Rheinmetall et à l’automatisation de la validation chez MBDA (aéronautique, spatial et armement).
Mercedes-Benz (Allemagne) Engagement à collaborer avec les start-up et les fournisseurs de modèles d’IA européens.
Multiverse (Angleterre) Cette edtech s’est engagé à ouvrir un bureau en Allemagne. Elle compte former, sur place, 100 000 personnes à l’IA en 5 ans.
Nextcloud (Allemagne) L’entreprise s’engage à investir « plus de 250 M€ » dans son programme Sovereignty 2030 pour « faire de l’IA ouverte souveraine une réalité en Europe ».
Otto Group (Allemagne) Engagement à investi 350 M€ sur 3 ans pour faire évoluer le e-commerce, notamment à renfort de GenAI.
SAP (Allemagne) x Mistral AI (France) Extension du partenariat à travers lequel SAP fournit les modèles Mistral via sa Business Technology Platform (voir notre article à ce sujet).
Siemens Engagement à développer un « écosystème européen de données industrielles » qui alimentera des modèles de fondation industriels.
SPRIND Lancement, en juin 2026, d’un défi « Next Frontier AI » doté de 125 M€. Objectif : faire émerger des labos européens exporant des « approches alternatives » de l’IA, en particulier la frugalité en données et en énergie.

À cette même occasion, EU AI Champions a déclaré que 20 Md€ avaient été engagés sur les 150 Md€ alloués.

Son document référent reste le rapport « Un agenda ambitieux pour l’IA européenne » que General Catalyst avait publié au Sommet de l’IA 2025

Illustration générée par IA

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Au café libre - « Libre à vous ! » du 27 janvier 2026 - Podcasts et références

11 février 2026 à 09:26

Deux-cent-soixante-septième émission « Libre à vous ! » de l’April. Podcast et programme :

  • Sujet principal : Au café libre, débat autour de l’actualité du logiciel libre et des libertés informatiques (avec Benjamin Bellamy, Bookynette et Pierre Beyssac)
  • La chronique de Benjamin Bellamy : « Cassandre, ou l’Aporie des GAFAMs »
  • La pituite de Luk : « Informatique totalitaire »

Rendez‐vous en direct chaque mardi de 15 h 30 à 17 h sur 93,1 FM en Île‐de‐France. L’émission est diffusée simultanément sur le site Web de la radio Cause Commune.

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À quel point mes critères de rencontres sont-ils élevés ? Quiz

11 février 2026 à 09:17

Si vous nous le demandez, avoir des critères élevés en matière de rencontres amoureuses est une bonne chose. En connaissant votre valeur, vous trouverez plus facilement la personne qui vous est destinée. Envie de savoir si vos critères de rencontre sont plus élevés ou plus bas que ceux de la plupart des gens ?

C’est là que nous intervenons ! Répondez à ces quelques petites questions, et nous vous dirons à quel point vos critères sont élevés. Par ailleurs, nous vous donnerons des conseils d'experts pour trouver le partenaire de vos rêves.

Une belle femme regarde sur le côté, le menton sur sa main, comme si elle réfléchissait à une question.

Aperçu des questions

Mes standards en matière de rencontres sont-ils élevés ?
Faites ce quiz pour savoir à quel point vos standards en matière de rencontres sont élevés.

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1. Souhaitez-vous quelqu'un qui vive seul(e) ?

(En France, environ 35 % des ménages sont composés d'une seule personne.)
  1. Oui, j'ai besoin de quelqu'un qui ait un endroit rien qu'à lui. Pas de colocataire.
  2. La personne pourrait avoir un ou deux colocataires, mais pas plus.
  3. Vivre seul(e) est un avantage, mais mon partenaire n'a pas à vivre seul.
  4. Je ne sais pas, je ne suis pas sûr de ma réponse.
2. Votre partenaire doit-il avoir une carrière impressionnante ?

(Environ 15 % des Français disent avoir rencontré leur partenaire dans le cadre professionnel.)
  1. Oui, une carrière couronnée de succès est indispensable.
  2. Je veux quelqu'un qui ait un emploi stable, mais il n'est pas nécessaire qu'il soit une personne à succès.
  3. Cela m'est égal qu'il ait une carrière réussie.
  4. Je ne sais pas, je ne suis pas sûr de ma réponse.
3. Êtes-vous uniquement ouvert(e) pour fréquenter quelqu'un ayant les mêmes croyances religieuses ou spirituelles que vous ?

(Environ 1 couple sur 6 dit que les deux partenaires sont également religieux.)
  1. Absolument. Je veux que nous partagions la même foi.
  2. Je préfèrerais définitivement quelqu'un avec la même spiritualité, mais ce n'est pas un critère éliminatoire.
  3. Ce n'est pas très important pour moi, tant qu'il respecte mes opinions.
  4. Je ne sais pas, je ne suis pas sûr de ma réponse.
4. Préférez-vous quelqu'un qui soit végan ou végétarien ?

(En France, environ 2 % de la population adulte est végétarienne.)
  1. Oui, il doit être végan ou végétarien(ne).
  2. Je préfèrerais définitivement quelqu'un qui soit végan ou végétarien, mais ce n'est pas un critère éliminatoire.
  3. En fait, je préfèrerais qu'il ne soit pas végan ou végétarien.
  4. Je ne sais pas, ou cela m'est égal, tant que nous mangeons de la nourriture délicieuse!
5. Préférez-vous quelqu'un qui soit plus extraverti que vous, ou plus réservé(e) ?
  1. Je suis définitivement la personne extravertie, donc il devrait surement être plus réservé. Sinon, imaginez le chaos !
  2. Je suis assez timide, donc j'apprécierais quelqu'un de plus extraverti pour équilibrer nos personnalités.
  3. Cela m'est égal qu'il soit extraverti ou non, tant que nos personnalités s'accordent bien.
  4. Je ne sais pas.
6. Préférez-vous un partenaire super propre, ou peut-il être un peu désordonné ?

(Environ 54 % des Français font le ménage de manière occasionnelle, entre deux fois par mois et deux fois par semaine.)
  1. Il doit être organisé et impeccablement propre ! Je ne veux pas avoir à nettoyer derrière quelqu'un.
  2. Il peut être un peu désordonné, tant que cela ne me gêne pas.
  3. Cela ne me dérange pas d'être avec quelqu'un de désordonné, mais je ne veux pas de chaos total.
  4. Je ne sais pas, ou cela m'est égal.
7. Préférez-vous quelqu'un de plus actif que vous, ou moins actif ?
  1. Je veux absolument quelqu'un de très actif, qui aime bouger !
  2. Je veux quelqu'un prêt à faire monter son rythme cardiaque, mais il n'est pas nécessaire que ce soit un(e) grand athlète.
  3. Je n'ai pas vraiment besoin de quelqu'un de super actif, mais cela ne me dérange pas s'il l'est.
  4. Je ne sais pas.
8. Voulez-vous un(e) partenaire qui offre des cadeaux plus chers que ceux que vous lui offrez ?
  1. Totalement. Je veux être totalement gâté !
  2. J'adore recevoir des cadeaux, mais il n'est pas nécessaire que mon partenaire fasse des folies.
  3. Non, je n'ai pas besoin de cadeaux pour apprécier quelqu'un !
  4. Je ne sais pas, ou cela m'est égal.
9. Cherchez-vous quelqu’un d’une taille spécifique ? (Par exemple, quelqu’un de plus grand ou plus petit que vous ?)
  1. Oui. Je veux quelqu'un dont la taille est parfaite pour la mienne, que ce soit quelqu’un de grand car je suis petit(e), ou l’inverse.
  2. Ce serait bien de trouver quelqu’un d’une certaine taille, mais je suis prêt à passer outre si cette personne me convient sur le reste.
  3. Je ne me soucie pas vraiment de sa taille ! Ce n’est pas quelque chose que je recherche chez un partenaire.
  4. Je ne sais pas.
10. Préférez-vous un(e) partenaire qui joue d’un instrument de musique ?

(Environ 16 % des Français jouent d'un instrument de musique.)
  1. Non. J’ai besoin de calme chez moi.
  2. J’aimerais un musicien, tant que la musique ne prend pas le dessus sur la relation.
  3. Cela m’est égal qu'il joue d’un instrument ou non.
  4. Je ne sais pas.
11. Êtes-vous ouvert(e) à une relation plus décontractée pour l’instant ou souhaitez-vous uniquement fréquenter quelqu’un qui cherche une relation sérieuse ?

(En France, environ 60 % des célibataires utilisant des sites ou applications de rencontres déclarent rechercher une relation sérieuse.)
  1. Je cherche mon partenaire de vie et n’accepterai rien de moins !
  2. Je suis en quête de mon partenaire de vie, mais je ne suis pas contre une relation à court terme en attendant.
  3. Je profite simplement de la vie ! Si je rencontre quelqu’un avec qui je veux passer le reste de ma vie, tant mieux. Sinon, ce n’est pas grave.
  4. Je ne sais pas.
12. Enfin, seriez-vous prêt(e) à faire des compromis sur un ou plusieurs des critères éliminatoires mentionnés jusqu’ici, si la personne était incroyable ?
  1. Non. Ce n’est pas la bonne personne pour moi si je dois faire des compromis sur ce que je recherche.
  2. Peut-être, mais je devrais vraiment y réfléchir, et il y a certaines choses sur lesquelles je ne ferai pas de compromis.
  3. Bien sûr, si j’aime suffisamment la personne ! Mes critères sont plus une liste de souhaits qu’autre chose.
  4. Je n’ai pas vraiment d’attentes quant à une relation, donc je suppose que je n’aurais pas à faire de compromis !

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Déterminer vos standards

On dit qu’il y a beaucoup de poissons dans la mer, mais le défi est de trouver le poisson qui vous convient ! C’est là que les standards entrent en jeu. Les standards sont comme une grille d’évaluation pour vos partenaires potentiels. Ils vous aident à écarter les personnes qui ne vous correspondent pas et à sélectionner celles qui vous traiteront comme vous le méritez : la véritable perle rare.

Chacun a des standards qui lui sont propres, car nous avons tous des besoins et des envies variés pour une relation saine. Cependant, certains éléments ne relèvent pas des préférences personnelles : ce sont les fondations d’une relation réussie et épanouissante. En voici quelques-uns.

Le respect mutuel
Il s'agit peut-être de la qualité la plus importante dans un couple. Sans respect mutuel, autant dire qu’il n’y a pas de relation ! Quel est l’intérêt de fréquenter quelqu’un que vous n’aimez pas, ou qui ne vous aime pas ? Le respect consiste à se voir comme des personnes à part entière, avec des envies et des besoins propres, et non comme une personne simplement là pour vous divertir. Cherchez quelqu’un qui vous voit tel(le) que vous êtes et qui ne tente pas de vous changer en quelqu’un que vous n’êtes pas.

La communication
La communication est essentielle dans toute relation, que vous viviez ensemble et passiez 24 heures sur 24 dans la même pièce, ou que vous ayez une relation à distance. La communication peut prendre des formes différentes selon les personnes, mais elle n’est pas facultative. Idéalement, une relation saine est celle où vous pouvez exprimer vos pensées de manière respectueuse sans craindre de mettre la relation en péril, tout en écoutant attentivement ce que votre partenaire a à dire.

L'enthousiasme
Voici un aspect souvent négligé ! Votre relation devrait être agréable, et vous devriez avoir envie de la vivre. Cependant, les relations de couple ne sont pas toujours simples : elles exigent parfois des efforts, comme lorsqu’il faut avoir une discussion importante ou faire des sacrifices pour que cela fonctionne. Si vous et votre partenaire êtes enthousiastes l’un envers l’autre et envers votre couple, vous serez plus que disposés à fournir les efforts nécessaires pour assurer votre succès.

Des limites claires
Quand vous êtes en couple, vous et votre partenaire formez une équipe, c’est vrai. Cela dit, vous restez des individus distincts, avec vos identités propres. Établir des limites dans le couple est essentiel pour naviguer et respecter vos différences. Peut-être que vous voulez continuer à sortir en ville chaque weekend, tandis que votre partenaire préfère passer un moment seul chaque semaine. Ce sont des limites dont vous devrez discuter rapidement pour trouver un équilibre.

Vous voulez en savoir plus ?

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Références

Projets Libres saison 4 épisode 11 : PVH éditions, une maison d'édition libérée et dans le Fediverse

Titre de l'image
Découvrez PVH éditions, maison d'édition Suisse qui publie des oeuvres sous licence libre (dont un certain ploum) et communique sur le Fediverse 📘📔

Nous avons eu le plaisir de rencontrer Lionel Jeannerat durant les Rencontres Hivernales du libre à Saint-Cergue (VD) en janvier 2026.
Avec lui nous évoquons :

  • son parcours
  • la maison d'édition et ses œuvres
  • le passage au libre que ce soit pour les licences mais aussi pour leurs outils métiers

Bonne écoute ou lecture 🎧🎧

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