Vue normale

Le vrai classement des Marques d’Aspirateurs Balais sans fil (2026)

22 janvier 2026 à 16:35
aspirateurs-balais dans une vitrine vintage

« On voulait juste un truc pour aspirer vite fait sous la table… et on se retrouve à comparer des capteurs laser, des moteurs numériques et des applis connectées. » Bienvenue dans le monde merveilleux et un peu surréaliste des aspirateurs balais…

Le balai est mort, vive l’aspirateur-balai !

Autrefois relégués au rang de gadgets, les aspirateurs balais sont en train de remplacer, doucement mais sûrement, les vieux traîneaux à fil dans bien des foyers. Rien qu’en France, les ventes explosent : +35  % en valeur depuis 2017. Et quand Dyson annonce officiellement l’abandon du traîneau pour ne faire que du balai, ce n’est pas une lubie ; c’est un tournant de marché. 

Bref, ce n’est plus un outil d’appoint, c’est le nouveau standard. Léger, rechargeable, maniable, parfois même connecté… l’aspirateur balai combine puissance, autonomie, et ergonomie. Mais dans cette jungle de tubes chromés, entre les géants de la tech, les outsiders chinois dopés aux specs, et les marques historiques qui jouent la carte de la fiabilité, comment savoir qui mérite vraiment sa place dans votre placard ?

Spoiler : il n’y a pas UNE réponse. Mais il y a des repères.

Ce que veulent les Français : puissance autonomie… et un peu de style

Pourquoi l’aspirateur balai cartonne-t-il autant ? Parce qu’il coche les cases du ménage moderne : puissant, léger, sans fil, et pas moche à regarder. Les moteurs numériques sont de plus en plus costauds, les batteries lithium tiennent enfin plus de 40 minutes, et les petits “gadgets” d’hier sont devenus des indispensables : tube flexible, écran LCD, laser vert pour chasser la poussière invisible

Mais la réponse est également à aller chercher du côté des modes de vie. Moins de surface à nettoyer, plus de passages rapides et réguliers, besoin de flexibilité… Le balai sans fil colle parfaitement au quotidien des Français. Conséquemment, le marché est devenu ultra concurrentiel entre les marques historiques d’électroménager, les géants asiatiques et les nouveaux venus américains qui s’affrontent dans nos salons… Voici donc un vrai top des marques selon deux segments d’ADN : la performance brute pour les passionnés de flagships, et la fiabilité à toute épreuve pour les investisseurs prudents !

Innovation & performance d’aspiration : ces 4 marques visent le progrès !

Dans cette catégorie, on retient d’abord les marques qui tirent le marché vers le haut sur le cœur du métier “aspiration” : puissance utile, efficacité réelle sur sols durs et tapis, gestion des poussières fines, et constance des résultats dans les tests. Le classement privilégie aussi la dynamique d’innovation récente (nouveaux moteurs, capteurs, têtes/brosses, ergonomie, stations), la visibilité sur les grands événements (IFA, CES…), et l’existence d’au moins un flagship très bien noté et fortement diffusé. La fiabilité reste un prérequis, mais ici la performance prime.

Dyson (Royaume-Uni) : le patron du segment premium

Dyson Pilot Animal V16 assemblé
Toujours faire matcher des couleurs de façon improbable : c’est la clé ! ©Dyson
  • CA (monde) : 6,6 Md £ (exercice 2024, toutes catégories confondues)
  • CA (France) : NC
  • Taux de retour : ~2 %
  • Top ventes 2024 : Gen5detect Absolute, Wash G1, V15s Detect Submarine™
  • Temps forts 2025–début 2026 (balai) : lancement V16 Piston Animal, refresh V8 Cyclone (2025), arrivée du PencilVac, et stations auto-vidage annoncées pour 2026
  • Année de création : 1991
  • Siège social : Singapour (HQ groupe) ; centre R&D historique à Malmesbury (R.-U.)

Chez Dyson, on ne fait pas juste des aspirateurs : on résout des problèmes que les autres ignorent. C’est ce que martèlent les ingénieurs du pôle R&D de Malmesbury. Et sur le segment balai, la recette reste la même : moteur Hyperdymium™, lecture “scientifique” de la poussière (capteurs + écran), filtration très haut niveau, et la fameuse illumination des poussières fines sur sols durs. Le Gen5detect Absolute continue d’incarner cette philosophie “aspiration d’abord”, et reste une référence très souvent citée comme étalon de performance.

Mais l’actualité de ces derniers mois montre aussi un Dyson qui renouvelle sa vitrine. À la rentrée 2025, la marque a dégainé le Dyson V16 Piston Animal : nouvelle brosse conique anti-emmêlement, compactage de poussière, et une montée en puissance annoncée (jusqu’à 315 AW). Dans les tests, le constat est plus nuancé : l’appareil reste très haut de gamme, mais plusieurs essais soulignent que sa nouvelle tête peut pénaliser l’efficacité sur certains débris (notamment en bordures), au point que le Gen5detect conserve parfois l’avantage en performance pure.

Le credo Dyson : “si vous devez avoir un seul aspirateur balai, autant qu’il ressemble à un objet Apple sous stéroïdes”.

Oui, les prix piquent (souvent 600 à 800 € selon les modèles). Oui, le SAV peut encore progresser. Mais pour beaucoup, Dyson reste la valeur étalon du balai sans fil, celle qui fixe le tempo technologique du secteur.

En 2025, Dyson veut accélérait sur l’hybride sec/humide, avec le Dyson Wash G1 et le V15s Detect Submarine™, tout en gardant une longueur d’avance sur la puissance, l’autonomie et l’expérience utilisateur. En 2026, le cap reste le même. Sur le marché, Dyson continue d’imprimer le tempo technologique, tout en modernisant ses piliers et en faisant évoluer l’expérience d’usage (anti-emmêlement, compactage, stations/auto-vidage annoncées). La contrepartie, relevée par plusieurs essais récents, c’est que certaines nouveautés très “concept” peuvent impliquer des compromis discutés sur l’efficacité réelle selon les situations. Quoi qu’il en soit, la marque continue d’afficher l’ambition de redéfinir entièrement le ménage domestique d’ici 2030 grâce à ses technologies de rupture. Rien que ça.

Samsung : la “Clean Station” qui habille votre intérieur

Samsung Bespoke AI
1 acheté, 1 offert ! (hélas, non…) ©Samsung

CA (monde) : KRW 300,9 Tn (Samsung Electronics, FY 2024 – toutes catégories)
CA (France) : NC
Taux de retour : NC
Flagship (sec) 2025–2026 : Bespoke AI Jet Ultra (VS90F40…) + gamme Jet (Jet 95/85…)
Année de création : 1969 (Samsung Electronics)
Siège social : Suwon (Corée du Sud)
Particularité : station Clean Station 2.0 (vidage + charge), IA (AI Cleaning Mode 2.0), souvent double batterie sur les packs premium

Samsung est arrivé dans le secteur pour construire une proposition très concrète : aspiration musclée + entretien quasi automatique. Avec la Clean Station, le bac se vide tout seul, de façon plus hygiénique, et l’aspirateur se retrouve prêt à repartir sans manipulations pénibles.

L’autre signature, c’est l’IA “utile” : le AI Cleaning Mode 2.0 ajuste la puissance et la vitesse de brosse selon la charge et le type de sol, pour optimiser l’équilibre efficacité/autonomie. Sur le Bespoke AI Jet Ultra, Samsung pousse aussi très fort la fiche technique (jusqu’à 400 W / 400 AW selon les communications) et une filtration haut niveau.

Et surtout, la marque a un argument rare en 2026 : la fiabilité mesurée. Sur la famille “aspirateur balai”, le Baromètre SAV Fnac Darty 2025 place Samsung n°1 (score de durabilité 105/200), avec 10 ans de disponibilité de pièces indiqués dans l’outil.

En 2026, Samsung joue donc une partition très claire : le balai premium “zéro friction”. La marque continue de pousser ses flagships à station, valorise une IA orientée résultats (pas seulement gadget), et capitalise sur une réputation de durabilité qui pèse lourd dans un segment où batteries et brosses font souvent la loi. Ajoutez une vraie présence “innovation” (jusqu’aux distinctions CES sur la gamme Bespoke Jet AI 400W), et on tient l’un des acteurs les plus investis — et les plus rassurants — du marché.

Shark (USA) : America is back

  • CA (monde) : 5,53 Mds $ (SharkNinja, ventes nettes 2024 – toutes catégories) ; 2025 : le groupe a relevé sa guidance avec une croissance attendue de +15 à +15,5 %
  • CA (France) : NC
  • Taux de retour : NC
  • Top ventes 2024 : Shark IZ300EUT, Stratos Anti Hair Wrap, WandVac System
  • Temps forts 2025–2026 : PowerDetect Clean & Empty (IP3251EUT), Detect Clean/Pro, montée en puissance des modèles à station et des fonctions de détection automatique
  • Année de création : 1994 (Shark), 2021 (lancement France)
  • Siège social : Needham, Massachusetts, USA
  • Particularité : manche pliable, brosse anti-cheveux, (selon packs) batteries interchangeables / bases auto-vidage

Shark, c’est le petit malin venu d’outre-Atlantique. Longtemps absent du radar européen, la marque s’est installée dans les comparatifs avec une promesse très lisible : faire “vrai” au quotidien, avec des idées concrètes qui évitent les irritants (cheveux dans la brosse, meubles bas, entretien pénible), et une politique de prix souvent plus agressive que les références ultra-premium.

Leur innovation phare ? Le manche pliable “Flexology”, qui permet de passer sous les meubles sans se plier en quatre. Ajoutez à ça des brosses anti-emmêlement (bye bye les nids de cheveux), une filtration sérieuse et, de plus en plus, des versions avec stations auto-vidage (jusqu’à plusieurs semaines de poussière stockée selon les modèles).

La vraie actualité récente, c’est surtout la consolidation de la gamme “intelligente” autour de PowerDetect. La presse spécialisée française a beaucoup relayé l’arrivée du PowerDetect IP3251EUT, présenté comme le modèle sans fil Shark le plus ambitieux à date, avec un discours axé sur le moteur, l’efficacité multi-sols et l’automatisation (détection saleté / bords / type de sol). Et dans les tests, l’aspiration est régulièrement décrite comme très proche du sans-faute, ce qui explique son statut de nouveau porte-étendard.

En 2026, Shark veut démocratiser le “haut niveau” sans le prix du luxe. La marque pousse des flagships centrés sur la performance réelle (notamment PowerDetect) tout en généralisant ce qui fait sa différence : automatisation utile, anti-cheveux, manche flexible, et expérience “low maintenance” via les stations de vidage. L’objectif, déjà quasiment accompli en Europe, est d’être une référence du milieu/haut de gamme pragmatique, là où chaque innovation doit se voir et se sentir dès le premier passage.

Rowenta (Groupe SEB) : l’alternative rationnelle (et chauvine)

X-Force Flex 15.60, l'aspirateur-balai avec articulation inversée
L’articulation inversée : mais qu’est-ce qu’ils attendent pour tous lui recopier dessus ? ©Rowenta
  • CA France (aspirateurs balais) : env. 125 M€ (2024)
  • Unités vendues (France) : 585 000 pièces
  • Taux de retour : non communiqué, amélioration continue annoncée
  • Top ventes 2024 : X-Force Flex 15.60, 14.60, 13.60
  • Temps forts 2025–2026 : montée en gamme X-Force Flex 14.80, accélération du made in France à Vernon, et rappel sécurité 2025 sur certaines batteries 14.60/15.60
  • Année de création : 1909 (Rowenta), balais sans fil depuis les années 2010
  • Siège social : Écully, France (Groupe SEB)
  • Particularité : Production française en développement à Vernon et réparabilité 15 ans

La marque du groupe SEB s’est donnée pour mission de développer des aspirateurs balais puissants, polyvalents et bien équipés avec un bon rapport qualité-prix. Sur ses modèles, on retrouve des fonctionnalités bien pensées : brosse LED, écran, tube flexible (le fameux Flex), autonomie musclée, modes auto, puissance jusqu’à 230 AW sur les modèles haut de gamme.

Mais là où Rowenta marque vraiment des points, c’est sur la logique “durable” qui se voit : disponibilité des pièces, réseau de réparateurs, et réparabilité mise en avant. La marque revendique un engagement 15 ans sur la disponibilité des pièces (pour les produits éligibles), et cela colle avec les indicateurs terrain : dans le Baromètre SAV Fnac Darty 2025 (famille “aspirateur balai”), Rowenta se classe n°2 en durabilité (score 94/200) avec 15 ans de disponibilité de pièces indiqués.

Et puis il y a le vrai sujet “made in France”. Depuis Vernon, Rowenta ne se contente plus de l’affichage : la production locale est désormais associée à des modèles concrets, du X-Force Flex 13.60 (présenté comme le premier balai fabriqué sur le site) au X-Force Flex 14.80, annoncé comme un premium “fabriqué en France” et poussé jusqu’à 240 AW. Côté ventes, la marque a écoulé 585 000 aspirateurs balais en France en 2024, pour environ 125 millions d’euros. Un joli score, tiré par le trio gagnant : le X-Force Flex 15.60, le 14.60, et le 13.60.

Nota Bene : à l’automne 2025, Rowenta a lancé un retrait-rappel volontaire sur certaines références X-Force Flex 14.60 et 15.60 pour un risque d’échauffement/incident thermique de batterie, avec consigne d’arrêt d’usage et prise en charge.

Pour la suite ? En 2026, Rowenta joue sur deux tableaux : continuer de muscler la gamme (14.80 en vitrine, Flex et modes auto au centre), tout en renforçant ce qui fait sa différence en France (réparabilité, pièces, production locale), et en sécurisant l’exécution industrielle après l’épisode du rappel.

Fiabilité d’abord : les 4 marques les plus sûres en 2026

Ici, la priorité n’est pas de battre des records de puissance, mais de choisir des marques qui offrent le meilleur niveau de confiance sur la durée. Le classement s’appuie sur des indicateurs concrets de durabilité et de réparabilité, la disponibilité des pièces détachées, la qualité perçue du SAV et la régularité de fabrication d’une génération à l’autre. On retient uniquement des marques capables d’aligner au moins un flagship bien noté et bien vendu, tout en proposant une gamme cohérente à différents budgets. L’innovation compte aussi, mais surtout lorsqu’elle sert la robustesse et l’entretien.

Bosch (Allemagne) : la force tranquille

Unlimited Serie Bosch sur tapis
À l’opposé des bigarrures de Dyson, admirez le design “Stormtrooper” ! ©Bosch
  • CA (monde) : +90 Mds € (Bosch Group, 2024 – toutes divisions) ; préliminaire 2025 ~91 Mds € (annonce officielle attendue fin janvier 2026)
  • CA (aspirateurs balais) : NC
  • Taux de retour : non communiqué, réputé très faible
  • Top ventes 2024 : Unlimited Serie 8, Serie 6 ProHygienic, Flexxo Serie 4
  • Temps forts 2025–2026 (balai) : montée en avant de la techno MicroClean (Unlimited 10), et mise en scène CES 2026 des Unlimited 9 & 10
  • Année de création : 1886
  • Siège social : Stuttgart, Allemagne
  • Particularité : batterie amovible compatible avec l’écosystème Power for All 18V (et l’alliance 18V multi-marques)

Chez Bosch, pas de laser flashy, pas de marketing “wow” à chaque phrase. Ici, on préfère la robustesse à l’ostentatoire. Côté design, on reste sur du sobre, du fonctionnel — même si la nouvelle génération assume davantage l’info visuelle (MicroClean et ses indicateurs) quand cela sert le résultat. L’aspirateur balai version Bosch, c’est le compagnon fiable qui vous suit pendant des années.

Leur truc à eux : l’aspirateur qui ne vous lâchera pas en 18 mois.

Avec sa gamme Unlimited, la marque allemande mise sur des moteurs solides, des filtres lavables, une autonomie correcte, et surtout une batterie amovible : un vrai atout quand on veut doubler l’autonomie… ou mutualiser ses batteries avec d’autres appareils compatibles 18V Power for All.

Et depuis 2025–début 2026, Bosch montre aussi qu’elle sait jouer la carte “innovation utile”. Sur l’Unlimited 10, la marque pousse la technologie MicroClean (capteur + brosse dédiée) avec un discours orienté poussières fines et “propreté au-delà du visible”. Au CES 2026, Bosch a même mis en scène les Unlimited 9 et 10 comme ses nouveaux porte-étendards premium (notamment via un anneau LED indiquant quand la zone est considérée comme propre).

Enfin, Bosch (et plus largement l’écosystème BSH) travaille aussi son volet “impact” : réduction des émissions sur certains matériaux et logique plus circulaire à l’échelle groupe.

Electrolux (Suède) : le scandinave élégant

Ergorapido d'Electrolux avec Knuckles à côté
Il lui ressemble un peu, non ? En plus de s’appeler “ErgoRAPIDO”… ©Electrolux
  • CA (monde) : SEK 136,15 Mds (2024 – Electrolux Group, toutes divisions), soit environ 12 Md€
  • CA (aspirateurs balais) : NC
  • Taux de retour : NC
  • Top ventes 2024 : Pure Q9, Ergorapido, Well Q7
  • Temps forts 2025–2026 : nouvelle génération Ultimate 800 / station All-in-1, et vitrine AEG 9000 Cordless Cleaner
  • Année de création : 1919
  • Siège social : Stockholm, Suède
  • Particularité : aspiration plutôt discrète, design “pose libre” (selon modèles), et de plus en plus station de maintenance (auto-vidage + charge) sur les séries premium

La marque suédoise ne court pas après les records de puissance ni les écrans tape-à-l’œil. À la place, elle cultive une expérience de nettoyage douce, élégante, et sans prise de tête. Ses modèles emblématiques (Pure Q9, Ergorapido, Well Q7) ont construit cette réputation avec des choix très “usage” : design épuré, niveau sonore mesuré, format 2-en-1 avec aspirateur à main intégré, et une prise en main pensée pour rester agréable au quotidien.

Pas de laser, pas d’appli connectée ; Electrolux insiste aussi sur la protection des sols délicats (parquet, carrelage sensible), avec des brosses plus douces et une approche équilibrée du flux d’air. Une philosophie “nordique chic” qui parle aux foyers où la discrétion compte autant que l’aspiration.

La nouveauté marquante sur la période récente, c’est que cette sobriété s’accompagne désormais d’un vrai pas en avant côté expérience premium : les séries type Electrolux 800 / UltimateHome 800 sont de plus en plus souvent associées à une station All-in-1 qui charge et peut auto-vider le bac dans un sac (logique “zéro contact” avec la poussière), une formule saluée dans plusieurs tests récents.

En 2026, Electrolux (et sa vitrine premium AEG) renforce sa place sur le segment “premium européen” : pas en jouant la surenchère technologique, mais en poussant des innovations concrètes qui simplifient vraiment l’entretien (stations, anti-emmêlement, LED 360°) et en soignant le design d’intégration. Une marque moins “omnivore” que les géants ultra-médiatisés, mais qui continue de séduire ceux qui veulent un balai sans fil raffiné, confortable… et de plus en plus autonome à vivre.

Miele (Allemagne) : le tank modulable

Triflex HX2 Pro de Miele au milieu du salon
Aspirateur-balai ou statue d’art contemporain ? ©Miele
  • CA (monde) : +5 Mds € (2024, toutes catégories)
  • CA (aspirateurs balais) : NC
  • Taux de retour : faible, excellent taux de satisfaction
  • Top ventes 2024 : Triflex HX2 Pro, HX2 Cat & Dog, HX1
  • Année de création : 1899
  • Siège social : Gütersloh, Allemagne
  • Particularité : configuration modulaire 3-en-1, finition premium, filtration HEPA (selon versions) + politique de service et pièces sur la durée

Chez Miele, on construit pour durer. Depuis plus de 120 ans, la marque allemande cultive un positionnement premium fondé sur trois piliers : qualité, fiabilité, longévité. Et si le segment des aspirateurs balais s’est modernisé à vitesse grand V, Miele y arrive avec ses propres codes : moins de surenchère “gadget”, plus de conception sérieuse, de filtration soignée et de suivi sur la durée. La marque rappelle d’ailleurs régulièrement qu’elle teste une grande partie de ses gammes domestiques selon des protocoles équivalents à 20 ans d’utilisation (une promesse de méthode, pas une garantie individuelle).

Sur le marché du balai sans fil, la réponse de Miele s’appelle Triflex HX2 : un ovni dans le bon sens du terme. Son design 3-en-1 permet de placer le bloc moteur en haut (plus léger en main), en bas (plus stable et efficace sur grandes surfaces), ou en mode compact/à main. Les versions haut de gamme mettent en avant une filtration très poussée (jusqu’à 99,999 % annoncés avec filtre HEPA sur certains modèles) et une autonomie qui peut grimper en pratique via batterie(s) additionnelle(s) selon les packs.

Si vous cherchez l’équivalent électroménager d’une Mercedes Classe S…

Là où Miele fait surtout la différence, c’est sur l’écosystème “après achat”. Sur sa page Triflex HX2, la marque met noir sur blanc l’existence d’un réseau de partenaires SAV et annonce des pièces disponibles au moins 10 ans et jusqu’à 15 ans après la fin de production d’une série — un discours cohérent avec son ADN “long terme”.

En 2026, Miele reste une marque à part : moins omniprésente en grande distribution, plus souvent choisie pour sa tranquillité d’esprit et sa finition premium. Elle n’a pas forcément la frénésie de nouveautés des géants du secteur, mais pour qui veut un balai sans fil pensé comme un appareil durable le Triflex conserve une place de “valeur sûre allemande”.

Hoover (Haier Europe) : le milieu de gamme durable

Hoover HF1 Plus
©Hoover résiste encore et toujours face aux envahisseurs !

CA (monde) : RMB 285,981 Mds (Haier Smart Home, 2024)
CA (France) : NC
Taux de retour : NC
Références phares (sec) mises en avant 2024–2025 : HF9 (Anti-Twist), HF2 Ultra Compact (compactage), HF1 Plus
Année de création : 1908 (origine de la marque Hoover)
Siège (Europe / Haier) : Brugherio, Italie
Particularité : ADN “pratique et accessible” : park&go / position parking, anti-emmêlement, et innovations d’usage (ex. compactage sur HF2) plutôt que surenchère d’écrans.

Hoover a un positionnement assez facile à résumer : des aspirateurs-balais sans fil simples, pensés pour servir. La marque ne vise pas systématiquement le sommet des benchs “puissance pure”, mais elle compense souvent par des idées concrètes : une ergonomie facile, des brosses anti-emmêlement, une position parking, et des formats plus légers. Sur la période récente, Hoover a aussi tenté une approche maline avec le HF2 : un balai compact qui mise sur un système de compactage des poussières pour garder un gabarit fin sans vider toutes les cinq minutes.

Là où Hoover devient vraiment intéressant pour un classement “fiabilité d’abord”, c’est que l’intuition “marque moyenne gamme = incertitude” est contredite par un indicateur terrain : dans le Baromètre SAV Fnac Darty 2025 (famille aspirateur balai), Hoover est n°3 du podium, avec un score de durabilité de 87/200 et une disponibilité des pièces annoncée à 13 ans.

Enfin, Hoover profite aussi du poids de son groupe en Europe : à l’IFA 2025, Haier Europe met en avant une vision “ecosystem” où Candy, Hoover et Haier sont explicitement cités, signe d’une présence active sur les grands rendez-vous. En 2026, Hoover coche donc une case rare : une marque généralement accessible, plutôt astucieuse sur l’usage, et qui remonte avec de vrais signaux de durabilité mesurée en France.

Bonus : Xiaomi, Dreame, Tineco (Chine) : les snipers du rapport qualité-prix

Ils arrivent vite, et ils visent souvent juste, les fabricants chinois. À commencer par Dreame (2017), membre de l’“écosystème Xiaomi”, qui aime bousculer les codes du premium… sans le prix du premium. Aujourd’hui, on n’est plus du tout sur “180 AW” : la marque assume des fiches techniques très musclées, avec des balais comme le Z30 annoncé à 310 AW (et vendu en France autour de 359 € sur le site officiel), ou le V20 Pro qui revendique une vraie montée en gamme “pratique” (travail sur le bord-à-bord, capteur de saleté, tube flexible selon versions) et dont les tests récents soulignent le rapport perf/prix. Reste un point à garder à l’œil : le suivi SAV et la fiabilité à long terme, qui progressent mais n’ont pas encore l’historique “béton” des marques européennes les plus établies.

Dreame V12 avec toutes ses fonctionnalités
Livré avec don d’ubiquité ! ©Dreame

En 2025, Dreame a confirmé ses ambitions “haut de gamme accessible” à l’IFA avec les V30 et V20 Pro (prix publics annoncés, sortie fin septembre), une manière de dire clairement : “oui, on veut jouer dans la cour des grands… à tarif agressif”.

Si vous aimez les deals, les specs et les applis, regardez vers l’Est.

Son cousin Tineco ne vend pas juste des aspirateurs-balais : il conçoit des assistants de nettoyage “smart”, bourrés de capteurs, avec une logique R&D très “data”. Son capteur iLoop™ ajuste l’aspiration automatiquement selon la saleté détectée, et son PURE ONE Station 5 pousse l’idée plus loin avec une base de maintenance (vidage automatique + nettoyage du chemin d’air/filtre selon les versions), une approche inspirée du confort des robots. À noter : Tineco communique aussi massivement sur le wet & dry (laveurs), et revendique plus de 5 millions d’unités vendues sur une année (données citées autour d’une reconnaissance Euromonitor sur cette catégorie) — preuve d’un vrai volume, même si ce n’est pas un indicateur direct de fiabilité sur le long terme pour les balais “sec”.

Tineco Pure One Station
Il y a quand même des vocations frustrées de décoration d’intérieur chez les fabricants d’aspis-balais… ©Tineco

Enfin, Xiaomi reste l’électron libre : parfois surprenant, souvent inventif, et toujours offensif sur le prix. Le retour récent de la série G20 illustre bien la recette : le G20 Max est annoncé à 180 AW, avec une autonomie maximale affichée à 60 min, et un prix France autour de 249,99 € sur le site officiel.

Test Xiaomi Mi G9 sous les meubles
Celui-ci, on l’a depuis 2021, et il est encore à la maison ! ©meilleure-innovation

Moins “premium” dans le ressenti que Dreame/Tineco, et moins riche en automatisations (pas de station “à la Samsung/Shark” côté balais), mais un choix cohérent pour les budgets serrés et les surfaces modestes : efficace, simple, et généralement bien équipé.

Et alors, on choisit quoi ?

Comme toujours, tout dépend de vos priorités :

Votre profilCe qu’il vous fautLes marques à regarder
Technophile exigeantPuissance, capteurs, design, IADyson, Dreame, Tineco
Pratique au quotidienFlexibilité, bons accessoires, rapport équipement/prixRowenta, Shark
Ménage à long termeRobustesse, autonomie, finition solideMiele, Bosch
Petit budget efficaceL’essentiel sans se ruinerXiaomi, Hoover
Foyer sensible / allergiqueFiltration HEPA, nettoyage en profondeurMiele, Dyson, Philips

Et surtout, ne vous fiez pas qu’aux pubs ou aux étoiles Amazon. Allez tester en magasin, lisez des comparatifs sérieux, et pensez à vos vrais besoins. Ce n’est pas un trophée à exposer, c’est un outil que vous utiliserez trois fois par semaine.

En résumé : le bon balai, c’est celui qui vous suit partout, selon vos conditions matérielles d’existence !

Le marché est vaste, les marques redoublent d’ingéniosité… et vous avez désormais les clés pour choisir. Il n’y a pas de meilleur modèle universel, mais il y a sûrement un aspirateur balai fait pour votre maison, votre dos et votre emploi du temps. Et entre nous, ce sera toujours mieux qu’un vieux traîneau bruyant qui cogne dans les murs !

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Windows : les mises à jour de janvier 2026 peuvent faire planter vos applications si vous utilisez OneDrive

22 janvier 2026 à 12:00
Microsoft vient de confirmer l’existence d’un nouveau problème introduit par les mises à jour de janvier 2026 à destination Windows 11 et Windows 10. Après l’installation d’une de ces mises à jour, certaines applications peuvent se figer, ne plus répondre ou afficher des erreurs inattendues lorsqu’elles ouvrent ou enregistrent des fichiers stockés sur un service … Lire la suite

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Plan de service Canal+ du 22 janvier 2026

Le plan de service Canal+ du 22 janvier 2026 modifie la grille, officialise des retraits et réorganise la numérotation selon le mode de réception.

Cet article Plan de service Canal+ du 22 janvier 2026 est apparu en premier sur Linformatique.org.

Des ISO de Windows 7 et Vista incluant toutes les mises à jour jusqu’en janvier 2026 sont disponibles

22 janvier 2026 à 09:51
Windows 7 – et plus encore Windows Vista – sont des systèmes d’exploitation qui appartiennent désormais au passé. Microsoft a mis fin à leur support depuis longtemps et, au-delà des questions de sécurité, leur utilisation est aujourd’hui devenue compliquée : la majorité du matériel informatique et des logiciels modernes ne sont plus compatibles avec ces … Lire la suite

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Windows 11, Notepad et Paint évoluent, quoi de neuf ?

22 janvier 2026 à 06:43

Microsoft déploie de nouvelles mises à jour pour Notepad et Paint sur Windows 11. Elles introduisent du Markdown "avancé", une interface repensée et des outils créatifs alimentés par l’IA.

Cet article Windows 11, Notepad et Paint évoluent, quoi de neuf ? a été publié en premier par GinjFo.

WAIZZ : l’IA française unifiée qui décuple la productivité

21 janvier 2026 à 23:58

WAIZZ s’immisce dans le secteur de l’intelligence artificielle avec la discrétion d’un outsider qui a pourtant flairé la faille majeure du marché : une offre fragmentée, une jungle de LLM, certes puissants sur le papier, mais qui peinent finalement à fournir des résultats rapidement exploitables. Créé par la startup AI Logik, WAIZZ se fonde sur une approche d’unification des meilleurs modèles d’IA au sein d’une même plateforme. Mais pas uniquement. Grâce à une optimisation aux petits oignons et une orchestration redoutablement efficace, la solution transforme ces modèles bruts en véritables Formule 1 de la productivité.

WAIZZ s’articule autour de cinq suites d’outils, allant de la rédaction à la vidéo en passant par les assistants experts orientés métiers. Un SEO trouvera aussi bien des modèles de rédaction puissants pour créer des articles optimisés qu’un copilote webmarketing lui permettant d’analyser un site sous toutes ses coutures et de définir un plan d’action pour les mois suivants. Une entreprise peut y rédiger ses newsletters ainsi que tout type de communication grâce à des modèles de rédaction parfaitement calibrés. Le copilote d’investissement s’appuie sur les données de marché en direct (bourse, crypto, etc.) pour fournir des analyses de haute précision, rivalisant ainsi avec un BloombergGPT d’une valeur de 25 000 $/an. WAIZZ se positionne donc comme un véritable Hub de l’IA.

La qualité des livrables constitue l’autre socle de l’offre WAIZZ. La solution peut créer des contenus très largement supérieurs aux standards d’un ChatGPT sans nécessiter des dizaines d’itérations chronophages. Et l’outil « Opus Writer » en est sans doute le plus bel exemple. Livres, cours, formation, business plan… Il peut aussi bien générer un roman de manière autonome (jusqu’à 30 000 mots) en 30 minutes montre en main qu’un business plan de 35 pages prêt à être présenté aux banques, tout en maintenant une cohérence inégalée.

Côté vidéo, WAIZZ réunit également les meilleurs modèles tels que Veo 3.1, Sora 2 et Kling 2.6 dans une interface unique. L’utilisateur accède à des paramètres comme le contrôle caméra et du style, tout en profitant d’outils d’édition permettant l’upscale ou la suppression automatique de l’arrière-plan. Il est même possible de générer une image avec le moteur Flux 2 pour la basculer instantanément en séquence animée avec Veo, ce qui permet de fluidifer radicalement le processus créatif.

La stratégie de l’entreprise s’inscrit donc dans une tendance pragmatique visant à privilégier l’efficacité et la délivrabilité sur le blabla des chatbots génériques tout en répondant à la fragmentation des offres.

Avec WAIZZ, la France tient-elle un nouveau champion de l’IA ? Seul l’avenir nous le dira mais ce qui est certain c’est que la plateforme a de solides arguments avec la promesse d’une technologie unifiée concue pour la productivité et l’audace d’un modèle français qui parie sur l’excellence du résultat final.

L’article WAIZZ : l’IA française unifiée qui décuple la productivité est apparu en premier sur Raspberry Pi France.

« Fail-safe » : après le sans fil périmétrique, voici la nouvelle bataille des robots tondeuses…

20 janvier 2026 à 16:36
Lopkin démonstration des bras robotiques

Le “wire-free” a clairement progressé : RTK, vision, parfois LiDAR… Les robots tondeuses savent désormais se repérer au centimètre près et éviter la plupart des obstacles. Mais il suffit d’un trou, d’une zone humide ou de racines affleurantes pour planter le robot, en attente d’un sauvetage humain…

Au CES 2026, LOPKIN met justement le doigt là où ça fait mal. Plutôt que d’empiler les capteurs, la marque propose une idée simple : rendre la tondeuse capable de se sortir d’affaire toute seule, avec une logique de “tolérance aux erreurs” pensée pour les terrains imparfaits.

Derrière cette annonce, c’est peut-être le prochain vrai match du marché : le “fail-safe”. Autrement dit, non pas éviter toute erreur, mais réduire au maximum les interventions, et rapprocher enfin la promesse du robot de la réalité.

C’est quoi un robot « fail-safe »?

Vous le voyez ce jardin merveilleux où peuvent gambader vos enfants sur leurs petites jambes parfaitement adaptées aux aspérités du terrain ? Celui avec une ornière qui se creuse après une averse, un bas de pente où ça patine, une bordure un peu trop haute, une zone humide qui colle aux roues, une taupinière fraîche, un jouet oublié, ou ce petit obstacle “ridicule” qui suffit à immobiliser la machine ? Pour le robot-tondeuse, eh bien c’est un cauchemar ! Et la question qui se pose inévitablement chez les ingénieurs (prions pour leur sommeil perturbé !) est de savoir quoi faire quand ça tourne mal. Et la contrainte principale, est la suivante : déranger l’utilisateur le moins possible.

D’autant que ces incidents sont plus fréquents qu’on ne l’imagine. Un terrain n’est jamais figé : la météo tasse, ramollit, gonfle ou creuse ; l’herbe pousse différemment selon la saison ; l’usure modifie l’adhérence ; les feuilles, la boue et les racines changent la donne d’une semaine à l’autre. En conséquence, même une navigation très avancée peut se retrouver piégée par des cas limites que personne n’avait “cartographiés”.

C’est là que l’on va recourir au fail-safe, à savoir la capacité d’un robot à continuer ou à se remettre en état après un incident, sans intervention humaine. Et cette bataille se joue sur trois fronts :

  • le logiciel (stratégies de sortie, recalcul, zones interdites dynamiques) ;
  • les capteurs (vision, LiDAR, IMU, capteurs de traction pour détecter la perte d’adhérence) ;
  • la mécanique (traction, roues, châssis, suspension… )

…et, désormais, des systèmes d’auto-récupération capables de dégager le robot physiquement !

LOPKIN et la tondeuse qui “se déplante” toute seule

Sur la E Series, LOPKIN ajoute une idée presque évidente… et pourtant rarissime sur une tondeuse : des bras robotisés intégrés ! Quand la machine détecte qu’elle n’avance plus (patinage, blocage, enlisement), elle passe en mode récupération : les bras se déploient, cherchent un point d’appui, puis “poussent” le châssis pour le sortir de sa position critique. Une fois dégagée, la tondeuse replie ses bras et reprend la tonte. La marque évoque des capacités de franchissement assez ambitieuses, avec des creux pouvant atteindre environ 15 cm et des obstacles de l’ordre de 8 cm (données annoncées).

Lopkin robot-tondeuse vu de côté
To creep or not to creep… ©Lopkin

Il est certain que, quand le RTK, la vision ou le LiDAR échouent à éviter les problèmes, quand l’adhérence disparaît et que la tondeuse s’immobilise en râclant la terre avec ses roues crantées, il n’y a plus grand-chose à “recalculer” : il faut se sortir physiquement de la situation. Si cette idée audacieuse fonctionne en conditions réelles, l’intérêt est immédiat : moins d’aller-retours dans le jardin, moins de notifications “au secours”, et une autonomie qui se mesure enfin au nombre d’interventions humaines évitées.

Ça ne va jamais marcher… Ou bien si ?

Sur le papier, l’idée est brillante. Mais un système d’auto-récupération, c’est aussi plus de mécanique, donc plus de contraintes. Il faudra voir comment ces bras encaissent la réalité : boue, herbe humide, projections, nettoyage, et usure à répétition. Même question côté SAV : disponibilité des pièces, simplicité d’entretien, et coût des réparations si un élément mobile fatigue plus vite que prévu.

Lopkin robot-tondeuse vu de dessous
Bien vu, le petit edge cut sous le flanc droit de la machine ! ©Lopkin

Deuxième point sensible : la sécurité. Des bras en mouvement, près du sol, dans un jardin où passent des enfants ou des animaux, imposent une gestion impeccable des obstacles, des capteurs de présence, et des arrêts d’urgence fiables. Enfin, comme toujours au CES, il reste l’écart entre démonstration et marché : prix, calendrier, distribution, et surtout support concret en France.

Ce qu’il conviendra de tester en priorité

  • le robot se dégage-t-il vraiment d’un creux, d’une bordure, d’un terrain humide ? En combien de tentatives ?
  • quel impact sur la pelouse : traces, arrachements, stabilité lors de la manœuvre ?
  • quel comportement en bordures de pente : évite-t-il la “re-chute” ?
  • quid du nettoyage et de la maintenance des bras : résistance à la boue, accès, pièces exposées ?
  • quelles conséquences sur l’appli et des alertes : moins de notifications… ou juste d’autres notifications ?

En somme, le “wire-free” a ouvert la voie, mais le vrai match 2026, pourrait être la tolérance aux erreurs : un robot autonome doit savoir gérer l’imprévu quand il ne peut l’éviter. Présentée au CES 2026 à Las Vegas, la LOPKIN E Series illustre ce virage avec son approche “auto-récupération”. Reste à voir la suite, car ni le prix ni la disponibilité de la gamme complète n’ont été annoncés à l’heure actuelle et rien n’est encore confirmé pour la France.

Et vous ? Pourriez-vous faire confiance à un robot-tondeuse qui fait des pompes dans la gadoue ? Faites-vous partie de ceux qui pensent que la mobilité robotique devra, à terme, s’affranchir de la roue ? Dites-nous tout en commentaires !

Les meilleures manettes sans fil compatibles Raspberry Pi pour le gaming

20 janvier 2026 à 15:09

Le Raspberry Pi s’est imposé comme une plateforme de choix pour les passionnés de rétrogaming et d’émulation. Grâce à des distributions comme RetroPie ou Recalbox, ce nano-ordinateur transforme n’importe quel écran en véritable console de jeu rétro. Mais pour profiter pleinement de cette expérience, une manette sans fil adaptée est indispensable. Entre compatibilité Bluetooth, autonomie, ergonomie et prix, le choix peut s’avérer complexe. Ce guide présente les meilleures options du marché pour équiper votre Raspberry Pi et redécouvrir vos jeux préférés dans les meilleures conditions.

La sélection d’une manette sans fil pour Raspberry Pi repose sur plusieurs critères techniques essentiels. La connectivité Bluetooth doit être stable, la latence minimale pour garantir une jouabilité optimale, et la compatibilité native avec les systèmes d’exploitation dédiés au gaming est un atout majeur. Certains joueurs recherchent également des solutions polyvalentes, un peu comme ceux qui privilégient les offres transparentes dans d’autres domaines de loisirs numériques, notamment les casino sans condition de mise qui simplifient l’expérience utilisateur. Dans le monde du gaming sur Raspberry Pi, cette simplicité se traduit par une configuration rapide et une prise en main immédiate.

Les manettes officielles : valeurs sûres pour le Raspberry Pi

Manette Xbox Series X/S : le choix premium

La manette Xbox Series X/S représente actuellement le meilleur compromis qualité-prix pour le gaming sur Raspberry Pi. Sa connexion Bluetooth 5.0 assure une latence imperceptible, tandis que son ergonomie éprouvée convient parfaitement aux longues sessions de jeu. Compatible nativement avec RetroPie depuis la version 4.7, elle se configure en quelques clics sans nécessiter de manipulation complexe.

L’autonomie de 40 heures environ avec deux piles AA constitue un avantage notable. La compatibilité cross-platform permet également de l’utiliser sur PC, Android ou même avec d’autres consoles, ce qui justifie son tarif d’environ 50-60 euros. Le retour haptique précis et les gâchettes analogiques offrent une expérience premium, même pour l’émulation de systèmes 16 bits.

DualSense de PlayStation 5 : innovation et précision

Le DualSense de Sony apporte une dimension supplémentaire avec son retour haptique avancé et ses gâchettes adaptatives. Bien que ces fonctionnalités ne soient pas exploitées sur Raspberry Pi, la qualité de fabrication et la précision des sticks analogiques en font une option de premier choix. La connexion Bluetooth fonctionne parfaitement avec les dernières versions de RetroPie, moyennant une configuration initiale légèrement plus technique.

Son autonomie de 12 à 15 heures via batterie intégrée rechargeable USB-C constitue à la fois un avantage et un inconvénient : pas besoin de piles, mais obligation de recharger régulièrement. Le pavé tactile peut être mappé comme bouton supplémentaire, utile pour certaines fonctions d’émulation comme les sauvegardes rapides.

Alternatives économiques : performances sans se ruiner

8BitDo SN30 Pro+ : le champion du rétrogaming

Conçue spécifiquement pour l’émulation, la 8BitDo SN30 Pro+ combine le design iconique de la manette Super Nintendo avec des fonctionnalités modernes. Sa compatibilité native avec tous les systèmes d’émulation en fait un choix évident pour les puristes du rétrogaming. Les quatre modes de connexion (Switch, Android, macOS, X-input) garantissent une polyvalence maximale.

L’application mobile 8BitDo permet de personnaliser entièrement le mapping des boutons et d’ajuster la sensibilité des sticks. Son prix d’environ 45 euros la positionne comme alternative crédible aux manettes officielles, avec l’avantage d’un design nostalgique particulièrement adapté aux jeux 8 et 16 bits. L’autonomie de 20 heures via batterie rechargeable USB-C satisfait amplement les besoins quotidiens.

Manettes génériques : attention aux faux pas

Le marché regorge de manettes sans fil à moins de 20 euros promettant une compatibilité universelle. Si certains modèles de marques comme Logitech ou Steelseries tiennent leurs promesses, la majorité des produits génériques présentent des défauts rédhibitoires : latence excessive, déconnexions intempestives, qualité de fabrication médiocre. Pour un usage occasionnel, ces options peuvent dépanner, mais l’investissement dans une manette de qualité améliore considérablement l’expérience.

Tableau comparatif des meilleures manettes

ModèlePrix approximatifAutonomiePoints forts
Xbox Series X/S50-60€40h (2x AA)Compatibilité native, ergonomie premium
DualSense PS560-70€12-15h (USB-C)Précision, retour haptique, qualité de fabrication
8BitDo SN30 Pro+45€20h (USB-C)Design rétro, personnalisation complète
Xbox One S35-45€30h (2x AA)Rapport qualité-prix, compatibilité éprouvée

Configuration et optimisation sur Raspberry Pi

Étapes de connexion Bluetooth

La connexion d’une manette sans fil sur Raspberry Pi nécessite quelques manipulations simples via RetroPie. Depuis le menu principal, accédez aux paramètres Bluetooth, activez le mode découverte, puis mettez votre manette en appairage (généralement en maintenant le bouton Bluetooth quelques secondes). Une fois détectée, sélectionnez-la et confirmez l’appairage. La manette sera automatiquement reconnue au prochain démarrage.

Optimisation de la latence et du mapping

Pour réduire au maximum la latence Bluetooth, plusieurs ajustements sont recommandés :

  • Désactivez les économies d’énergie Bluetooth dans les paramètres système de RetroPie
  • Positionnez le Raspberry Pi à moins de 2 mètres de la manette, sans obstacle métallique
  • Utilisez un dongle Bluetooth externe si le Bluetooth intégré génère des interférences avec le Wi-Fi
  • Configurez le mapping des boutons via RetroArch pour chaque émulateur selon vos préférences
  • Testez la configuration avec des jeux nécessitant une précision absolue pour valider l’absence de latence perceptible

Conseils pour prolonger la durée de vie de votre manette

L’entretien régulier garantit des performances optimales sur la durée. Nettoyez les sticks analogiques avec de l’air comprimé pour éliminer la poussière accumulée. Pour les manettes à piles, privilégiez des accumulateurs rechargeables de qualité qui évitent les fuites corrosives. Évitez d’exposer votre manette à l’humidité ou aux températures extrêmes, facteurs d’usure prématurée des composants électroniques.

La mise à jour du firmware via l’application du constructeur (disponible sur PC ou smartphone) corrige parfois des problèmes de compatibilité ou améliore l’autonomie. Stockez votre manette dans un endroit sec lorsqu’elle n’est pas utilisée, et déconnectez-la du Bluetooth pour préserver sa batterie si vous ne jouez pas pendant plusieurs jours.

Conclusion : quelle manette choisir selon votre profil ?

Le choix de la meilleure manette sans fil pour Raspberry Pi dépend avant tout de votre usage et de votre budget. Pour une expérience premium sans compromis, la manette Xbox Series X/S offre le meilleur équilibre entre compatibilité, ergonomie et autonomie. Les amateurs de sensations modernes se tourneront vers le DualSense PS5, tandis que les puristes du rétrogaming trouveront leur bonheur avec la 8BitDo SN30 Pro+.

Quel que soit votre choix, investir dans une manette de qualité transforme radicalement l’expérience de jeu sur Raspberry Pi. La connexion sans fil élimine les contraintes des câbles, tandis qu’une ergonomie adaptée permet des sessions prolongées sans fatigue. N’oubliez pas que la configuration initiale demande quelques minutes, mais une fois effectuée, votre setup gaming sera opérationnel pour des années de plaisir rétro.

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Windows 11 : prise en charge du WebP pour les fonds d’écran, boîtes de dialogue modernisées… ce qui arrive bientôt (Insider Preview)

20 janvier 2026 à 10:26
Ce 16 janvier 2026, Microsoft a publié une nouvelle version de Windows 11 version 25H2 sur le canal Bêta, exclusivement pour les utilisateurs inscrits au programme Windows Insider. Cette nouvelle version – numérotée 26220.7653 et diffusée via la mise à jour KB5074157 sur Windows Update – propose plusieurs choses : un nouveau design pour les boîtes de dialogue « Autres comptes » dans les … Lire la suite

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Windows 11 : deux correctifs d’urgence (KB5077744 et KB5077797) pour des bugs apparus après la mise à jour de janvier 2026

19 janvier 2026 à 11:46
Déployées il y a quelques jours, les premières mises à jour de l’année pour Windows 11 (KB5074109 et KB5073455) ont provoqué deux dysfonctionnements importants sur certaines configurations. Contrairement à ce que laissent entendre certains médias alarmistes (🤡, 🤡, 🤡, 🤡…), la grande majorité des utilisateurs n’est pas touchée, ces problèmes concernant principalement des machines utilisées … Lire la suite

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Dreame X60 Max Ultra Complete : roi des robots ultra-plats… ou doublon de luxe face au X50 et à Roborock ?

16 janvier 2026 à 16:52
Dreame X60 Max Ultra Complet

Sous les canapés, sur les seuils, contre les poils d’animaux et les odeurs : c’est là que se gagne désormais la guerre des robots premium. Avec le X60 Max Ultra Complete, Dreame promet le “package ultime” et relance la course aux flagships.

Sur le très haut de gamme, le robot-aspirateur est entré dans une vraie course à l’armement. Chaque marque promet “le plus” : une station plus autonome, une IA plus futée, une aspiration plus démonstrative… et surtout un format capable d’aller là où les anciens modèles échouent, sous les meubles bas. Dans ce contexte, Dreame dégaine le X60 Max Ultra Complete et clame haut et fort : « les frérots, nous, on coche toutes les cases à la fois ! », brandissant d’un geste triomphal un robot ultra-fin, annoncé très puissant, et épaulé par une station qui met l’accent sur l’hygiène.

Bon, mais alors… ce modèle est-il seulement impressionnant… ou différent ? Car sur un marché saturé de “flagships”, le X60 doit éviter le piège du doublon interne face au Dreame X50 Ultra Complete, et du doublon externe face aux nouveaux Roborock Saros. Examinons cela d’un peu plus près…

Quelques spécifications communiquées par Dreame

Caractéristique TechniquesDreame X60 Max Ultra Complete
Dimensionsrobot : 350 × 350 × 79,5 mm/102,8 mm
station : 390 × 423 × 499 mm
Poidsrobot : 4,7 kg
station : 10,6 kg
Capacité de franchissement d’obstacles8,8 cm (double marche) /4,5 cm (marche simple)
Lavage de la serpillière100°C
Puissance d’aspiration 35 000 Pa
Pression vers le sol 15 N
Batterie6 400 mAh
AutonomieNC
Temps de charge complèteNC
Bac robot235 ml
Volume du sac à poussière3,2 L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée4,2 L / 3,0 L
Vitesse de rotation annoncée230 tr/min
Assistance vocaleBuilt-in & third-party
Ajout automatique de détergentDual-Solution Compartment
NavigationVersaLift DToF + 2 caméras IA + lumière latérale 3D structurée + LED + jusqu’à 280+ types d’objets
Brosse principaleHyperStream™ Detangling DuoBrush 2.0

Sur le papier, le X60 Max Ultra Complete frappe fort sur trois points : un gabarit ultra-fin (7,95 cm) rare sur un flagship, une puissance annoncée très élevée (35 000 Pa), et surtout un combo “tout-terrain” avec franchissement jusqu’à 8,8 cm et station 100°C orientée hygiène/odeurs (pratique avec des animaux). Le bémol, c’est que l’autonomie, le bruit et la performance réelle restent à vérifier pour avoir un portrait vraiment fiable de ce nouveau candidat !

Pourquoi Dreame mise tout sur le profil bas… et sur la station

À ce niveau de gamme, Dreame ne cherche plus à “réinventer” le robot-aspirateur : l’enjeu, c’est plutôt de réduire les compromis là où les modèles premium restent perfectibles. Premier irritant : les zones inaccessibles. Une partie de la poussière se loge sous les canapés, les lits et certains buffets, et quelques millimètres de trop suffisent à laisser des “angles morts”. Avec une hauteur annoncée à 7,95 cm, le X60 ne promet pas une révolution, mais un élargissement très concret de la couverture : beaucoup de robots haut de gamme avec tourelle culminent autour de 10 cm, et ce différentiel de 1,5 à 2,5 cm peut suffire à faire passer un robot sous des meubles bas modernes (meuble TV, lit plateforme, canapé à caisse basse).

Dreame X60 Max Ultra Complete sous un meuble très bas
« La partie que personne ne veut faire… C’est pour ma pomme ! » ©Dreame

Deuxième point : les seuils et tapis épais. Vu de l’extérieur, annoncer “jusqu’à 8,8 cm” peut sembler spectaculaire… mais l’intention est plus terre-à-terre : réduire le nombre de blocages qui cassent l’autonomie au quotidien. Dans la plupart des tests, encore beaucoup de robots “classiques” plafonnent autour de 2 cm de seuil franchissable ; c’est suffisant pour les transitions propres, mais ça coince dès qu’on cumule un rail + une barre, un seuil un peu haut, ou un bord de tapis épais. Dans cette logique, le X60 vise moins à “changer de catégorie” qu’à être moins exigeant sur l’environnement : tolérer davantage de situations réelles comme les passages irréguliers ou les doubles seuils et devenir la nouvelle norme premium, là où Roborock n’annonce « que » 4 cm sur ses Saros.

Dreame X60 Max Ultra Complete sur double margelle
« Maintenant, je comprends l’intérêt du gainage… » ©Dreame

Enfin, avec une station qui promet le lavage des serpillières à 100°C, la marque s’attaque à l’odeur, au gras et à l’entretien, particulièrement sensibles dans les foyers avec animaux (ou des testeurs fous qui procèdent à des expériences façon Mimi Cracra…).

Un nouveau modèle qui peut faire doublon… mais qui gratte sérieusement les limites actuelles

Le Dreame X60 Max Ultra Complete arrive dans une zone un peu inconfortable : celle du “flagship de plus”, alors que le X50 Ultra Complete couvre déjà largement les besoins d’un robot premium. Sur le fond, la différence se joue sur des compromis grattés un par un : un robot annoncé plus bas pour réduire les angles morts sous les meubles, plus puissant sur le papier, une station orientée hygiène (lavage chaud) et une tolérance accrue face aux passages difficiles. On n’est donc pas (encore) une nouvelle catégorie : juste sur une manière de rendre le robot moins dépendant d’un intérieur optimisé pour lui.

Le risque, c’est évidemment la cannibalisation : à prix et positionnement proches, le X50 reste le choix premium déjà très complet, tandis que le X60 devient une sorte de vitrine technologique, surtout pertinente si l’on cumule des contraintes concrètes (meubles bas, seuils/tapis pénibles, forte exigence d’hygiène). Autrement dit : on ne s’y intéressera que pour réduire les situations où un très bon robot se heurte encore à une limite.

Et puis il y a le doublon externe : Roborock joue désormais le même match avec ses modèles ultra-plats. À ce niveau, la différence se fera moins sur la surenchère de chiffres que sur l’expérience : fiabilité de la navigation dans les zones sombres, constance sur tapis, qualité du lavage dans la durée, gestion des odeurs, fréquence d’entretien réellement nécessaire, stabilité de l’app et des automatisations. En 2026, la signification de « premium » sera un robot autonome, prévisible, et réclamant donc le moins d’attention possible…

Prix et disponibilité : ce qu’on sait, ce qui manque encore

Aux États-Unis, Dreame positionne le X60 Max Ultra Complete dans le très haut de gamme, avec un prix annoncé de 1 699,99 $ et une commercialisation annoncée à partir du 10 février 2026 (avec une phase de précommande/early offers en amont). En revanche, pour la France/Europe, il manque encore l’essentiel : date de sortie locale, tarif en euros, détails du bundle “Complete” selon les pays, ainsi que la politique SAV et le coût/disponibilité des consommables (sacs, patins, brosses, détergents). En attendant, l’alternative la plus évidente s’appelle Mova S70 Ultra Roller !

On espère vous en dire davantage le plus vite possible ! Et vous ? Pensez-vous que les améliorations du X60 Maw Ultra Complete pour concerner votre intérieur ou, rien qu’à voir le prix aux USA, vous savez que vous allez lâcher l’affaire ?

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PayoutsKing, une machine d’extorsion méthodique à l’assaut de Peugeot

16 janvier 2026 à 09:06
Aprés trois mois de silence, les pirates du groupe PayoutsKing revendiquent 39 victimes (dont deux françaises) et 48,3 To de données volées, illustrant une cyberextorsion structurée et orientée renseignement....

Roborock ose le robot aspirateur qui grimpe les escaliers : révolution… ou casse-tête ?

15 janvier 2026 à 17:15
Roborock Saros Rover en train de monter une marche

Roborock vient de lâcher une petite bombe au CES 2026 : le Saros Rover, un robot aspirateur qui ne se contente plus d’éviter l’escalier… il le grimpe. Et pas juste pour “passer à l’étage” : l’idée, c’est qu’il nettoie chaque marche au passage, comme si l’escalier devenait enfin une surface comme une autre. Really ?

Roborock mise sur ce qu’elle présente comme la première architecture “wheel-leg” (des “jambes-roues” articulées) : chaque module peut monter et descendre indépendamment, afin de garder le robot stable tout en franchissant marches, pentes et reliefs. Côté cerveau, la marque évoque un pilotage via algorithmes d’IA, capteurs de mouvement et information spatiale 3D.

Évidemment, une promesse aussi “révolutionnaire” ouvre autant de portes qu’elle soulève de questions : cartographie multi-étages, gestion des risques de chute ou de blocage, sécurité pour les habitants (enfants, animaux, objets sur les marches), et surtout réparabilité si un incident survient sur l’élément le plus brutal de la maison. D’autant que Roborock reste prudente : pas de spécifications détaillées, pas de prix, pas de date de sortie, et le Rover est présenté comme un produit réel en développement. Nous allons examiner en l’état la promesse d’un des leaders du marché, et essayer de deviner si son ambition ne risque pas de lui faire louper une marche !

Comment le Saros Rover procède-t-il pour gérer les escaliers ?

Sur le stand, le Saros Rover ne “saute” pas les escaliers comme un gadget de foire : il les négocie marche par marche, avec une chorégraphie mécanique assez parlante. Le robot soulève son châssis, se pose sur la marche, puis pivote sur une de ses jambes-roues pour aspirer le long de la marche, avant de recommencer sur la suivante. L’effet est spectaculaire… mais surtout très différent d’un simple franchissement de seuil : ici, l’escalier devient une surface de nettoyage à part entière.

Le point qui calme immédiatement l’enthousiasme, c’est le rythme ; il lui faut un peu moins de trois minutes pour monter cinq marches. À l’échelle d’une maison, c’est loin d’être anecdotique : si le Rover doit “travailler” l’escalier en plus de l’étage, la durée totale des cycles peut exploser. D’autre part, il n’est pas rare que le robot tangue légèrement au bord d’une marche, au point de donner l’impression qu’il est sur le point de basculer, avant de se rattraper. En somme la moindre perte d’adhérence, le moindre objet oublié sur une marche, le moindre frôlement avec le chat peut tourner en accident domestique !

Plus rassurant sur les autres types de relief…

Roborock ne mise pas uniquement sur l’escalier : la démo inclut aussi la gestion des pentes et des différences de niveaux. The Verge explique que le Rover descend une pente “avec contrôle”, et que Roborock revendique la capacité à freiner, s’arrêter, faire demi-tour et remonter en marche arrière. Mieux : le robot a réalisé un petit “hop” destiné à franchir des seuils multi-niveaux.

Roborock Saros Rover sur une pente
Un sens de l’équilibre plutôt impressionnant ! ©nghenhinvietnam

Et c’est là que la promesse devient intéressante : si ce Rover sait enchaîner montée, descente, arrêt, pivot, micro-saut, alors on n’est plus seulement face à un robot “plus fort”, mais face à un robot qui doit gérer une dynamique proche de la robotique mobile. Techniquement, ça ouvre la voie à un vrai nettoyage multi-étages.

Cartographie et navigation : le vrai mur technique

Sur un robot “classique”, la navigation consiste surtout à se repérer, éviter les obstacles et optimiser les trajets sur un plan 2D. Avec le Saros Rover, Roborock change d’échelle : dès qu’on ajoute des marches, on ne parle plus seulement d’itinéraires, mais de posture, de stabilité, d’adhérence, et de décisions en temps réel. La marque résume son approche avec une formule assez claire : une lecture spatiale 3D, combinée à des capteurs de mouvement et à des algorithmes d’IA, pour ajuster la cinématique des jambes-roues au fil des appuis.

Le problème, c’est que cette promesse est aussi celle qui laisse le plus de zones d’ombre. Roborock parle de “3D” et d’IA, mais sans détailler la nature des capteurs, ni la manière dont la cartographie s’organise quand le sol devient vertical par séquences. Or, c’est précisément là que tout se joue : si le Rover veut être autre chose qu’une démonstration spectaculaire, il doit maîtriser la réalité domestique avec un niveau de fiabilité supérieur à celui d’un robot qui se contente d’éviter le vide. Ce qui nous laisse avec pléthore de questionnements :

  • Quels capteurs exactement, notamment pour gérer les escaliers sombres et les marches aux arêtes peu nettes ?
  • Comment se gère la cartographie multi-étages ?
  • Si la station reste au RDC, est-ce que le robot redescend systématiquement pour se vider/se laver/recharger ? Ou faudra-t-il, à terme, imaginer une base par étage ?

En somme, pour transformer l’essai, il faudra prouver que le Saros Rover sait cartographier et naviguer “en 3D” avec la même fiabilité qu’un bon robot en 2D.

Sécurité, fiabilité et réparabilité : le vrai prix du risque

Quand un robot reste au sol, la pire frayeur, c’est souvent un blocage sous un meuble ou une belle trace de boue sur un tapis. Quand il monte un escalier, la sécurité devient un sujet central, et pas seulement pour le robot. Or, la sécurité, c’est la capacité à gérer les imprévus de manière répétable, pendant des centaines d’heures, avec des comportements prévisibles pour les habitants. Vu les premières démos, il semble que la marge d’erreur soit relativement fine, d’autant plus que l’expérience domestique sera forcément plus chaotique qu’une présentation publique dans des conditions optimales.

L’autre inquiétude la plus évidente concerne l’architecture à jambes-roues, laquelle implique mécaniquement plus de pièces mobiles, donc plus d’usure potentielle, plus de tolérances à tenir, et probablement un SAV plus coûteux qu’un robot à châssis classique. Dans le meilleur des cas, ce surcroît de complexité se traduit par un entretien et des consommables spécifiques ; dans le pire, par des réparations lourdes.

En somme, les garde-fous manquent de netteté pour protéger l’appareil des chutes, gérer un éventuel obstacle au moment critique, solutionner une casse survenue après la rencontre du cocker surexcité avant sa promenade… Bref, tant que Roborock n’a pas verrouillé ces deux volets, on est face à une techno prometteuse… mais pas encore “domestiquée”. Mais si la marque arrive à verrouiller la sécurité en conditions réelles et une réparabilité intelligente, elle ouvre un nouveau chapitre du robot domestique.

En attendant d’en savoir plus : les autres annonces Roborock au CES 2026

Reste que, pour l’instant, Roborock entretient volontairement le suspense sur son “produit phare” : aucun prix ni date de sortie n’ont été annoncés pour le Saros Rover, toujours présenté comme un projet en développement.

Pour patienter, la marque pousse des nouveautés plus immédiatement “commerciales”, à commencer par le Qrevo Curv 2 Flow, qui succède au Qrevo Curv 2 Pro. C’est un modèle important dans la gamme, puisqu’il introduit chez Roborock un rouleau serpillière motorisé (avec promesse d’auto-nettoyage), une aspiration annoncée à 20 000 Pa, la compatibilité Matter et une station/dock dédiée. Aux États-Unis, Roborock annonce un lancement le 19 janvier à 849 $ en prix promo (pour un prix public indiqué à 999 $).

Qrevo Curv 2 Flow devant sa station
©Roborock présente aussi le Qrevo Curv 2 Flow…

Nota Bene : pour les fans de foot, Roborock n’a pas manqué de rappeler son partenariat avec le Real Madrid dans ses communications autour du CES 2026 !

Dans un registre plus “haut de gamme technique”, les Saros 20 et Saros 20 Sonic mettent l’accent sur le franchissement… mais des seuils, pas des escaliers. La marque évoque AdaptiLift Chassis 3.0 pour mieux passer les obstacles, StarSight 2.0 pour la reconnaissance d’objets, et, sur le Sonic, une serpillière vibrante VibraRise 5.0, avec une puissance annoncée à 35 000 Pa et une station qui parle notamment de lavage à l’eau chaude.

Gamme Saros 20 Roborock
… et enfin la gamme Saros 20 ! ©Roborock

En revanche, pas de prix, et une sortie annoncée encore un peu plus tard dans l’année.

Et vous, vous y croyez à ce Saros Rover de Roborock ? Pourriez-vous faire partie des premiers acheteurs pour assister à un tournant dans l’électro-ménager robotique, ou jouerez-vous la carte de la prudence en attendant que le produit soit testé par nos soins ?

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Plus jamais vos bijoux ne seront aspirées par erreur : l’aspirateur robot Flow 2 de Narwal les retrouve !

14 janvier 2026 à 18:29
Narwal Flow 2 et sa version raccordée à la tuyauterie

Au CES 2026, Narwal revient sur le devant de la scène pour consolider sa place dans le haut de gamme du robot-aspirateur et plus généralement dans les solutions de lavage. Au programme : un nouvel appareil SURPUISSANT et smart, enrichi d’un écosystème plus large…

Cette année, la marque ne vient pas seulement “montrer un robot”. Sur son stand, Narwal déroule une vision plus étendue du nettoyage domestique, en élargissant son écosystème avec des produits complémentaires comme des aspirateurs balais et un appareil dédié aux matelas. L’idée est simple : couvrir plus de situations, du sol aux tissus, tout en gardant une logique de gamme cohérente. Mais la star, c’est bien le Narwal Flow 2, présenté comme le nouveau flagship. Celui-ci revendique une IA épaulée par une double caméra 1080p pour mieux reconnaître et éviter les objets, et un vrai saut sur la fiche technique avec une aspiration annoncée jusqu’à 30 000 Pa et un lavage à l’eau chaude.

Là où Roborock fait le show avec un robot capable de grimper des escaliers, et où Ecovacs peaufine la gestion des taches, Narwal joue une carte moins spectaculaire mais potentiellement plus utile au quotidien : mieux “voir” ce qui traîne et sécuriser le nettoyage sans exiger un sol parfaitement rangé. Reste que la promesse ne se jugera pas sur la scène du CES : si le Flow 2 vise un vrai statut de flagship, il devra surtout convaincre sur la fiabilité et la maturité logicielle. Voyons ça d’un peu plus près…

Narwal Flow 2 : domotique et performances améliorées

Sur le Flow 2, Narwal mise d’abord sur ce qui fait (ou défait) un robot au quotidien : la capacité à circuler dans une maison imparfaite. Le robot s’appuie sur deux caméras RGB 1080p offrant un champ de vision de 136°, et sur une IA qui traite l’essentiel en local, avec la possibilité d’envoyer une image dans le cloud en cas de doute pour affiner l’analyse. L’objectif affiché : éviter les obstacles “au millimètre” et reconnaître des objets sans se limiter à une petite liste figée. Seulement, la navigation du Flow (V1) fonctionnait déjà sur des bases très solides : à quel point cette amélioration sera visible à l’œil nu ?

Concrètement, la nouveauté la plus parlante, c’est le mode qui repère des objets de valeur (bijoux, clés, etc.) : le Flow 2 garde ses distances (au moins 5 cm), puis envoie dans l’app une photo et la position sur la carte. C’est moins spectaculaire qu’un robot qui grimpe des marches, mais potentiellement beaucoup plus utile quand on ne veut pas “ranger pour pouvoir lancer le robot”.

Enfin, Narwal pousse des modes “famille” : silence près du berceau, évitement de zones sensibles (tapis de jeu / zones de déplacement), rappels quand des jouets traînent, et même des fonctions orientées animaux (repérer l’animal, nettoyer plus fort les zones où il vit). Là encore, la promesse est pertinente. La question sera la fiabilité (faux positifs, comportement en faible lumière, dépendance cloud).

Le nettoyage : toujours plus de puissance et lavage à l’eau chaude en continu

Sur le papier, Narwal muscle franchement la fiche technique avec une aspiration annoncée jusqu’à 30 000 Pa, et des briques maison comme CarpetFocus (adaptation sur tapis) et DualFlow Tangle-Free (réduction de l’enchevêtrement cheveux/poils). C’est le genre de combo qui, s’il est bien réglé, peut faire la différence sur les tapis épais et les foyers avec animaux.

Narwal Flow 2 serpillère au bord des plinthes
On espère vous montrer les mêmes images en test ! ©Narwal

Le point le plus intéressant reste cependant le lavage. Narwal conserve son approche “track mop” avec injection d’eau en temps réel pour garder une serpillière propre, et annonce une montée en température : le communiqué parle d’un lavage à l’eau chaude porté de 113°F à 140°F (≈ 60°C) et d’une pression constante de 12 N pour décoller les saletés tenaces.

La station et l’autonomie d’usage : des sacs à poussière réutilisables !

Narwal n’oublie pas la partie “vie avec le robot” : le Flow 2 garderait deux options de station (une simple réservoir, une avec remplissage/vidange automatiques), tout en ajoutant des éléments orientés maintenance minimale comme un sac à poussière réutilisable et des filtres revus (lavables / jetables selon cas). Côté logiciel, la marque met aussi en avant une cartographie TrueColor 3D “tap-to-clean” (jusqu’au mobilier) et une gestion de batterie pilotée par IA.

En somme, quelle avancée par rapport au Narwal Flow ?

Le Narwal Flow (V1) n’était pas un “concept CES” : c’était déjà un robot très abouti sur le lavage, avec une approche technique assez rare. Sur la fiche, on retrouve 22 000 Pa, un rouleau FlowWash auto-entretenu à l’eau chaude 113°F (45°C), et surtout une pression annoncée à 12 N (donc, pas un simple patin qui caresse le sol). Il ajoutait déjà une brique “intelligence” solide avec double caméra RGB + IA (jusqu’à 200 objets reconnus selon les specs reprises par Vacuum Wars), une serpillière qui peut se relever de 12 mm sur tapis, et un châssis ultra-plat (95 mm).

Ce que Narwal tente avec le Flow 2, c’est moins une révolution qu’un resserrage des vis là où la V1 était déjà bonne : plus de puissance (30 000 Pa), et surtout une IA plus “contextuelle” grâce à un système NarMind Pro annoncé comme nouveau, avec double caméras 1080p (FOV 136°) et une promesse forte : reconnaissance illimitée + modes “scénarios réels” (Pet Care, Baby Care, AI Floor Tag). Le truc le plus parlant au quotidien, c’est ce “Floor Tag” : le robot repère un objet de valeur, le prend en photo, le localise sur la carte et garde une distance de sécurité (The Verge parle d’au moins 5 cm). Côté lavage, Narwal annonce surtout une montée en température : 140°F (60°C) au lieu de 113°F (45°C), tandis que certains médias parlent de 158°F (70°C) — à traiter comme “selon les sources” tant qu’on n’a pas la fiche Europe définitive.

Là où le Flow (V1) laisse davantage de marge de progression, c’est sur la couche “expérience” : une application jugée dense, parfois capricieuse, et notamment quelques comportements irréguliers du mode Freo selon les intérieurs (gestion de la poussière, décisions de nettoyage pas toujours limpides). C’est précisément ce que le Flow 2 doit corriger pour mériter son statut de nouveau flagship : l’IA ne doit pas seulement “reconnaître plus d’objets”, elle doit rendre le robot plus fiable, plus prévisible et plus simple à vivre.

En résumé… et en attendant d’en savoir plus !

CritèreNarwal Flow (V1 – 2025)Narwal Flow 2 (CES 2026)
Aspiration (max.)22 000 Pa30 000 Pa
Système de lavageFlowWash “track/roller” auto-entretenuFlowWash “track/roller” amélioré
Température eau chaude (lavage/entretien)113°F (45°C)140°F (60°C) (officiel)
Pression appliquée au sol (lavage)12 N12 N
Caméras / visionDouble caméras RGB + IA2× 1080p RGB, 136°, modèle VLM “OmniVision”
Reconnaissance d’objets~200 objets“Unlimited object recognition” annoncé
“Tag” objets de valeurOui (photo + localisation dans l’app + priorité d’évitement)
Modes “famille”IA / détection de saleté (DirtSense 2.0)Pet Care + Baby Care + AI Floor Tag
Relèvement serpillière sur tapisOui (12 mm)Non communiqué
Hauteur robot95 mmNon communiqué
Station / poussièreSac 2,5 L, “jusqu’à 120 jours”Sac 2,5 L, “jusqu’à 120 jours” réutilisable + filtre lavable
Prix / dispo999 € (hors promo)dispo annoncée avril 2026 ; pas de prix annoncé

Bonus : Narwal élargit l’écosystème (V50 & U50)

À côté du Flow 2, Narwal profite du CES pour élargir son champ d’action avec deux appareils complémentaires !

V50 : un aspirateur balai qui tient la route

Narwal met en avant un format léger (environ 3,1 lb / 1,4 kg) et une station avec auto-vidage, censée réduire la corvée de maintenance. Sur la fiche, plusieurs médias reprennent une puissance annoncée autour de 210 AW. Pour récupérer rapidement les miettes après un repas, les poils sur un plaid, ou nettoyer un palier sans relancer un cycle complet, c’est tout à fait pertinent, mais, sans prix communiqué, difficile de nous prononcer sur son intérêt réel…

U50 : un aspirateur matelas anti-acariens

Narwal U50 sur une couette
S’il pouvait sortir avant le printemps et le pollen, ça nous arrangerait… ©Narwal

Ici, Narwal vise clairement les foyers sensibles aux allergies, avec une approche “traitement” plus que simple aspiration : chaleur ~137°F, UVC, 60 000 taps/min et 16 000 Pa annoncés. C’est typiquement le produit niche qui attire l’œil sur un salon comme le CES et qui peut aussi faire un bon encart “hygiène” dans une gamme qui cherche à devenir plus globale. Toujours pas de prix, en revanche…

Et vous ? Êtes-vous plutôt du genre à vous équiper d’un seul et même écosystème ? Ou bien passez-vous d’une marque à une autre pour avoir le meilleur de l’électroménager selon les spécialités de chacun et les contraintes de votre propre domicile ? Dites-nous tout en commentaires !

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