Vous pensiez que quand vous coupiez le son de votre micro sur Mac, plus personne ne vous écoutait ? Alalalala, si seulement c'était aussi simple. Hé oui même s'ils s'en cachent bien, Apple Intelligence et Siri ont toujours une petite oreille qui traîne, histoire de guetter le fameux "Dis Siri".
C'est logique mais ça fait un peu chier quand même surtout si vous bossez sur des trucs sensibles ou que vous tenez simplement à votre vie privée. Heureusement, j'ai trouvé un petit outil open source qui va remettre de l'ordre dans tout ça.
Son nom c'est
NoSpy
et c'est un utilitaire en ligne de commande (CLI) développé par l'équipe de BrowserBox, et son boulot c'est de s'assurer que votre micro est VRAIMENT coupé.
Le truc cool avec NoSpy, c'est qu'il ne se contente pas de baisser le volume d'entrée à zéro. Non, il vérifie aussi si des fonctionnalités d'écoute en arrière-plan (comme Siri ou les nouvelles fonctions "Intelligence" d'Apple) sont actives et susceptibles de capturer de l'audio malgré le mute système.
En gros, ça vous offre un vrai bouton ON/OFF fiable et comme le code est écrit en Swift pur et ne fait que 156 lignes, c'est hyper facile à auditer si vous êtes parano (et vous avez raison de l'être). Y'a pas non plus de dépendances obscures... Non, c'est juste un petit bout de code qui fonctionne.
Pour l'installer, c'est hyper fastoche. Il suffit de cloner le dépôt et de compiler le truc avec Swift (qui est dispo par défaut si vous avez les outils Xcode).
# On clone, on compile
git clone https://github.com/BrowserBox/NoSpy.git
cd NoSpy
swiftc nospy.swift -o nospy
# Et si ça vous plait, vous pouvez le bouger dans bin
sudo mv nospy /usr/local/bin/
Ensuite, une fois en place, vous tapez juste nospy pour couper ou remettre le micro et si vous voulez vérifier l'état des lieux, un petit nospy status vous dira si le micro est coupé et surtout si Siri est en embuscade.
Perso, je trouve ça totalement indispensable car on a souvent l'impression d'être bien protégé par les options par défaut de macOS, mais comme on l'a vu avec
les mythes sur l'espionnage publicitaire
, la réalité est souvent plus nuancée. Voilà, si vous cherchez à
blindez votre Mac
encore un peu plus, nospy est un excellent ajout à votre boîte à outils.
Android et ChromeOS fusionnés, qu’est-ce que ça peut donner ?
Sous le nom de code Aluminium, Google a entrepris la démarche, avec les Chromebooks en première ligne. Pour le moment, il n’en a pas fourni d’aperçu… sinon dans un rapport de bug qui fut brièvement accessible au public. Assez pour qu’on en extraie deux captures d’écran vidéo. Elles laissent entrevoir une UI proche de ce qu’est actuellement Chrome OS. Avec toutefois quelques différences :
Date et heure situées en haut à gauche (et non pas en bas à droite)
Barre d’état localisée en haut à droite (et non pas, là aussi, en bas à droite)
Icônes centrées sur la barre des tâches (comportement par défaut sur le mode bureau d’Android 16, vs alignement à gauche sur ChromeOS)
Icônes Wi-Fi et batterie d’Android 16
Apparence du pointeur de souris légèrement modifiée
Autre particularité : la mise à jour de Chrome se fait depuis l’application Play Store, sans fermeture du navigateur.
Le numéro de build inclut l’identifiant ALOS, probablement pour « Aluminium OS ». Une référence à Android 16 apparaît sur la page de version de Chrome.
Sans Chromebook Plus, point de salut ?
L’appareil est un Chromebook de 2022, qu’on ne trouve plus à la vente neuf : le HP Elite Dragonfly 13.5. Ce convertible tactile fut livré avec une sélection de processeurs Intel Core de 12e génération et au minimum 8 Go de RAM. Soit exactement le palier de specs pour bénéficier du sceau Chromebook Plus.
De là à supposer qu’Aluminium soit réservé aux Chromebook Plus, il n’y a qu’un pas… que la rumeur a déjà franchi.
Pour ce qui est du hardware à venir, on a vu émerger, dans les dépôts Chromium, les références Sapphire et Ruby.
Sapphire pourrait être une tablette haut de gamme en MediaTek Kompanio Ultra, avec barre LED, stylet et capteur d’empreintes. Ruby, un laptop lui aussi haut de gamme, en Panther Lake (plate-forme des Core Ultra série 3).
Pour l’un et l’autre, il existe des commits signés d’adresses en @lcfc, attribuables à du personnel d’une filiale de Lenovo fabricante d’ordinateurs portables. Surtout, le logo de l’entreprise chinoise a été ajouté dans la configuration de leurs écrans de démarrage respectifs (ici pour Sapphire, là pour Ruby).
L’IA « au cœur du système » : Disco, un avant-goût potentiel
L’offre d’emploi qui avait permis de découvrir le nom de code Aluminium en novembre dernier ne fermait pas la porte à des appareils en entrée et milieu de gamme. Ni à des PC de bureau, en plus des clamshells, des détachables et des tablettes. On y apprenait par ailleurs que l’IA serait au cœur du système. L’expérimentation Disco, ouverte aux utilisateurs de 18 ans et plus aux États-Unis, pourrait en être une avant-première. Il s’agit d’un navigateur où Gemini crée des applications « GenTabs » ancrées sur le contenu des onglets ouverts.
Google a assuré qu’il n’abandonnerait en tout cas pas ChromeOS. Les fenêtres de support des appareils existants resteront en tout cas valables. Pour autant, on ne nous détaille pas quel sera le niveau de ce support.
Le rapprochement de ChromeOS et d’Android avait démarré par l’unification des piles Bluetooth en 2024. L’intégration du mode desktop sous sa forme actuelle s’est faite en parallèle. Fin 2024, le fenêtrage du bureau était arrivé sur les tablettes. Avec Android 16, Google a poussé des fonctionnalités de gestion des écrans externes.
Dans le même esprit de convergence, des travaux sont en cours sur une version de Chrome pour Android gérant les extensions.
Le vol de smartphone n’est plus un simple incident du quotidien : c’est devenu, dans bien des cas, une porte d’entrée vers la fraude (banque, mots de passe, comptes). Google enfonce donc un nouveau clou côté Android avec une mise à jour « anti-vol » pensée comme un système de défense en profondeur : prévenir, ralentir, puis reprendre la […]
On attendait un teaser officiel, une keynote, une démo maîtrisée. Finalement, c’est un bug report qui a offert le premier vrai coup d’œil sur Aluminium OS (ALOS) — le projet hybride qui doit marier l’ADN de ChromeOS à une base Android. Une fuite involontaire… mais particulièrement révélatrice : Android tourne déjà sur du matériel Chromebook, avec […]
A Google bug report contained two screen recordings which show off Aluminium OS. This platform unifies Android and Chrome OS for a merged experience on Chrom...
Apple is preparing to introduce a new privacy feature in iOS 26.3 that reduces how precisely mobile carriers can track user location, enabled by devices equipped with Apple’s C-series modem. Location data has long been considered highly sensitive, and while iPhone users have been able to restrict app access to precise location, carriers have traditionally retained full visibility into detailed connection data. This is set to change with the upcoming […]
Transférer des fichiers entre votre Mac et votre téléphone Android, c'est souvent la galère. L'ancien Android File Transfer de Google était une horreur absolue et depuis qu'ils ont arrêté de le maintenir, y'a pas grand-chose de potable. C'est d'ailleurs pour ça que beaucoup d'utilisateurs de Mac ont également un iPhone.
Alors quand je suis tombé sur DroidDock, forcément ça m'a intrigué. C'est une app macOS qui se branche sur votre téléphone via ADB et qui vous permet de naviguer dans les fichiers comme si c'était un Finder amélioré. Vous branchez votre câble USB, vous activez le débogage USB sur votre Android et c'est parti mon kiki !
Et là où c'est pratique c'est que vous pouvez prévisualiser vos images et vidéos directement dans l'app sans avoir à les télécharger d'abord. Vous avez trois modes de vue (grille, liste ou miniatures) et le drag & drop fonctionne dans les deux sens. Vous glissez un fichier depuis votre Mac vers DroidDock, il atterrit sur votre téléphone. Et l'inverse marche aussi.
Le dev a aussi pensé à pas mal de trucs pratiques du genre si vous avez plusieurs appareils Android branchés en même temps, hé bien vous pouvez switcher de l'un à l'autre sans les déconnecter. Y'a aussi un mode sombre pour ceux qui bossent la nuit et une barre de recherche pour farfouiller dans vos dossiers. D'ailleurs si vous utilisez
scrcpy pour contrôler votre Android depuis le Mac
, DroidDock fait un bon complément pour la partie fichiers.
Sous le capot, ça utilise Tauri avec du Rust et React et l'app est tellement légère qu'elle fonctionnera parfaitement sur un vieux Mac. Le projet est open source sous licence MIT et vous pouvez le télécharger ici :
DroidDock
!
La nouvelle entité américaine de TikTok traverse un démarrage compliqué. Les bugs techniques s’accumulent, à l’instar des dysfonctionnements de l’algorithme de recommandation, au point que de nombreux utilisateurs choisissent désormais de désinstaller l’application et se tournent vers des alternatives certes plus modestes mais aussi plus « solides ». Une vague …
Chaque jour nous dénichons pour vous des promos sur les produits High-Tech pour vous faire économiser le plus d’argent possible. Voici la liste des bons plans du jour (valable au moment où nous écrivons ces lignes) : Les stocks des produits sont limités, les prix peuvent donc remonter …
On parle toujours de Windows, de Mac OS, de Linux ou de FreeBSD (ou même de Solaris) mais il existe d'autres systèmes d'exploitation qui restent encore peu connus mais sont très prometteurs.
Attention, il ne s'agit pas ici de versions de Linux mais bien d'OS complets à mettre au même niveau qu'un Linux ou un Windows et fonctionnant sur
x86
ou
PowerPC
.
Amiga OS 4.1
Ce nom vous dit quelque chose ? Amiga fait office de vétéran en terme d'informatique et le système continue d'évoluer !
Hyperion Entertainment
a sorti l'Update 3 de la Final Edition en octobre 2025, avec plus de 60 nouvelles fonctionnalités et 135 corrections de bugs. AmigaOS tourne sur des machines spécifiques type PowerPC commercialisées par
ACube
, et une nouvelle fournée de cartes mères A1222+ est prévue.
Ah et j'oubliais, AmigaOS est sous licence propriétaire et donc pas open source.
Haiku
Haiku lui est open source et c'est la prolongation du projet BeOS. Au départ Haiku s'appelait d'ailleurs OpenBeOS mais a changé de nom en 2004.
La
version R1/beta5
est sortie en septembre 2024 avec un stack TCP retravaillé qui offre des perfs 8-10x meilleures, un nouveau driver TUN/TAP pour le support VPN, et plein de nouveaux ports comme .NET, GIMP ou Inkscape.
Le projet se porte super bien financièrement... les dons en 2024 ont battu tous les records ! Plus d'infos sur
le site d'Haiku
ReactOS
ReactOS est un système d'exploitation très ambitieux car il a pour objectif d'être compatible avec les logiciels pour Windows.
Démarré en 1998 à partir de zéro, ReactOS se base en grande partie sur Wine pour faire tourner les applications Windows. La
version 0.4.15
est sortie en mars 2025, avec un gestionnaire de mémoire kernel réécrit, un support SMP (multi-cœurs) grandement amélioré, et une meilleure compatibilité avec les installeurs Windows.
C'est toujours en alpha, mais ça progresse bien. Il tourne sur x86 et est open source.
MorphOS
Celui là est dédié aux architectures à base PowerPC. Inspiré d'AmigaOS, il est léger et orienté "création".
Un émulateur inclus dans l'OS permet de faire tourner des applications Amiga. La
version 3.19
est sortie en janvier 2025, avec le support du protocole QUIC (HTTP/3) et un navigateur Wayfarer basé sur WebKitGTK 2.50.0.
SDL a même été mis à jour vers la version 3 ! Il tourne sur les plateformes
Pegasos
,
Amiga
ou
EFIKA
.
AROS Research Operating System
AROS a aussi été conçu à la base pour être compatible avec AmigaOS et depuis 1995 le projet n'a cessé de s'améliorer.
En 2025, c'est le passage au 64-bit avec
AROS One v1.0
, la première distribution complète en 64 bits ! Le navigateur Odyssey a été mis à jour avec un moteur WebKit de 2019 (YouTube remarche enfin), et un portage de GCC 15 est en cours. Il tourne aussi bien sur PowerPC que sur x86 et intègre un émulateur pour faire tourner des applis Amiga.
Il est open source et vous aurez plus d'infos sur
le site d'AROS
MenuetOS
Aussi connu sous le nom de MeOS, il est petit et rapide car entièrement écrit en assembleur. Il tient sur une disquette de 1,44 Mb et possède son petit gestionnaire de réseau et son interface graphique.
La
version 1.58.00
est sortie avec un serveur X amélioré, de meilleures performances réseau et les classiques utilitaires X comme XEyes ou XCalc. Ça boot même en UEFI maintenant ! La version 32 bits est open source, la 64 bits est gratuite pour usage personnel mais sans les sources.
KolibriOS
En parlant de MenuetOS, des gens ont forké le projet en 2004 pour créer
KolibriOS
. Pareil, c'est entièrement écrit en assembleur FASM et ça tient sur une disquette 1,44 Mo.
Le truc boot en quelques secondes et les applis se lancent instantanément. En 2024, le projet a participé au Google Summer of Code pour ajouter le support des SSD NVMe et de SDL2. Y'a plus de 250 applications incluses : traitement de texte, lecteur de musique, navigateur web... Le tout avec 12 Mo de RAM minimum. Franchement impressionnant.
SerenityOS
Celui-là, c'est mon coup de cœur.
SerenityOS
est un OS moderne qui rend hommage aux interfaces des années 90. C'est un vrai système Unix-like développé from scratch : kernel, librairie C, système de fichiers, interface graphique... tout est fait maison.
Le projet a même donné naissance au navigateur
Ladybird
qui est devenu un projet indépendant en 2024. Et début 2025, quelqu'un a réussi à le faire tourner sur un vrai Chromebook Dell !
Y'a pas de releases officielles, faut compiler soi-même, mais c'est un projet éducatif passionnant.
Redox OS
Pour les fans de Rust, voici
Redox OS
. C'est un OS Unix-like basé sur un microkernel, entièrement écrit en Rust pour la sécurité et la fiabilité.
Le projet fête ses 10 ans et ça avance bien : les perfs I/O ont été améliorées de 500-700% en 2025, le multi-threading fonctionne enfin par défaut, et ils ont même réussi à faire tourner le moteur de navigateur Servo et WebKitGTK !
Andrew Tanenbaum, le créateur de MINIX, a dit que Redox "a un vrai potentiel". Ça tourne sur x86 32/64 bits, et le support ARM64 arrive.
Visopsys
Et on termine avec un OS développé par une seule personne depuis 1997 !
Visopsys
(Visual Operating System) est petit, rapide et open source. La dernière version 0.92 date de septembre 2023.
Il a une interface graphique fonctionnelle, du multitâche préemptif, et supporte les systèmes de fichiers FAT, ext2/ext3 et ISO9660. Un beau projet de hobbyiste qui tient la route.
Tous ces OS sont donc des initiatives intéressantes et apportent parfois de bonnes idées. Si vous avez un peu de temps, je vous conseille d'en tester quelques uns. Installés par exemple sur le PC des enfants, ils éviteront les virus et les installations de jeux intempestives :-)
Amusez vous bien !
Article publié initialement le 27 septembre 2008 et mis à jour le 26 janvier 2026.
Si vous utilisez un Mac et un iPhone, vous savez que l'app Photos d'Apple c'est un peu beaucoup une prison dorée. C'est génial tant qu'on reste chez Apple, mais dès qu'on veut sortir ses photos pour en faire une vraie sauvegarde sur un NAS ou un disque externe, ça devient vite compliqué.
Y'a bien une option "Exporter les originaux non modifiés" qui fait le job, mais elle n'inclut pas vos retouches, vos recadrages et la structure des dossiers est souvent inexistante. Du coup, on se retrouve avec un vrac de fichiers IMG_1234.JPG pas très sexy.
Mais vous me connaissez, j'suis toujours dans les bons coup et j'ai une bonne nouvelle pour vous. Rui Carmo, un développeur qui en a eu marre (comme nous), a codé un petit outil en Swift baptisé PhotosExport. Ça fonctionne en ligne de commande et ça va piocher directement dans votre librairie Photos pour extraire vos fichiers proprement.
Par défaut, l'outil se concentre sur l'année en cours, mais avec les options --year et --end-year, vous pouvez remonter le temps et tout récupérer d'un coup.
PhotosExport crée une hiérarchie Année/Mois (genre 2024/01/) et renomme chaque fichier avec un timestamp précis. Ça évite les collisions de noms (avec un petit suffixe si besoin) et ça met de l'ordre dans le chaos.
Ce qui est cool, c'est que si vous ajoutez l'option --metadata, il tente aussi d'exporter les infos (lieux, dates, données techniques...) dans un fichier JSON à côté de l'image. C'est du "best effort" (car il ne va pas forcément récupérer la reconnaissance des visages ou des trucs trop spécifiques à Apple), mais ça permet de garder une trace des infos essentielles si un jour vous changez de crémerie.
Attention quand même, il y a un petit prérequis : il faut être sous macOS 13 (Ventura) ou plus récent. Et au premier lancement, macOS va vous demander d'autoriser l'accès à vos Photos (le fameux TCC). C'est normal, c'est pour la sécurité.
L'installation se fait via make build si vous avez Xcode ou les outils de développement. Ensuite, vous lancez la commande, et hop, ça mouline. Le mode incrémental est pas mal aussi car il ignore les fichiers qui existent déjà dans le dossier de destination, ce qui permet de relancer l'outil sans tout réécrire.
Vous pouvez même imaginer scripter ça pour que ça tourne régulièrement vers votre NAS, à condition de bien gérer les permissions d'accès au niveau du terminal ou du script (ce qui peut être un peu sioux avec les sécurités d'Apple, mais ça se fait).
Si vous cherchez aussi à sécuriser le reste de votre vie chez Apple, jetez un œil à ma méthode pour
sauvegarder vos données Apple Notes
ou encore comment
sauvegarder votre iPhone sur un disque externe
. C'est toujours mieux d'avoir une copie locale, car on ne sait jamais ce qui peut arriver à un compte iCloud (Genre si Donald Trump décide de tout couper...).
Alors là, on touche au sublime les amis ! Parce que si vous pensiez avoir tout vu en matière de boot insolite, genre clé USB, PXE, disquette 5 pouces 1/4... Pffff, vous n'êtes qu'une bande de petits joueurs.
Jozef Bogin,
ce bidouilleur de génie
, que dis-je, ce GOAT, a réussi à faire booter un IBM PC (le modèle 5150, une légende !!) directement depuis... un disque vinyle. Oui, un bon vieux 45 tours.
Regardez-moi ça comme c'est beau :
Pour réussir ce tour de force, il a gravé une image disque de 64 Ko (contenant un noyau FreeDOS minimal) sous forme de signal audio analogique sur le disque. Grâce à une ROM personnalisée (une puce 2364 insérée dans le socket d'extension du BIOS) qui remplace le code de boot habituel, le PC récupère le son via son interface cassette. Les routines du BIOS se chargent ensuite de la démodulation du signal pour charger le tout en RAM. C'est un peu comme
émuler une disquette avec une clé USB
, mais en version hardcore analogique.
Techniquement, c'est un boulot de dingue. Il a dû adapter l'égalisation audio pour compenser la
courbe RIAA
du vinyle, gérer les niveaux au millimètre et coder ce fameux bootloader spécifique pour que la magie opère.
Perso, je trouve ça assez poétique et le son n'est pas sans rappeler celui de nos bons vieux modem 56k. Bref, si vous avez une platine et un PC IBM 5150 qui traînent, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
Si vous bidouillez un peu avec des modèles CoreML sur votre Mac Silicon, vous savez que c'est vite la croix et la misère comme je dis souvent... Car dès qu'il s'agit de tester un truc rapide, faut ouvrir Xcode, pisser du Swift, ou se battre avec des scripts Python... Bref, l'usine à gaz juste pour vérifier une prédiction vite fait.
Hé bien bonne nouvelle les amis, un petit outil en ligne de commande vient de sortir pour nous éviter de trop galérer.
Ça s'appelle coreml-cli et comme son nom l'indique, c'est une interface pour inspecter et lancer vos modèles depuis le terminal. L'objectif c'est de pouvoir manipuler vos fichiers .mlmodel sans jamais avoir besoin de lancer l'IDE d'Apple.
Si vous êtes chaud bouillant, ça s'installe hyper facilement via Homebrew :
brew tap schappim/coreml-cli
brew install coreml-cli
Et une fois que c'est là, vous pouvez TOUT faire. Genre vous voulez voir ce qu'il y a dans un modèle ? Hop, un petit coreml inspect MobileNetV2.mlmodel et vous avez toute la structure, les entrées et les sorties qui s'affichent.
Et pour lancer des prédictions, c'est également très simple plus simple. Par exemple, avec le modèle MobileNet qui détecte les objets présents dans une image, vous lui donnez une image, et avec l'option --json, il vous sort le résultat proprement.
Et pour ceux qui veulent automatiser des traitements, le mode "batch" permet de traiter tout un dossier d'images d'un coup. C'est quand même plus rapide que de le faire à la main un par un, comme le ferait un ingé de Perpignan nourri aux graines de chia.
Le développeur a même intégré un outil de benchmark pour mesurer la latence. Ça vous permet de lancer des tests sur le CPU, le GPU ou le fameux Neural Engine d'Apple pour comparer les perfs. C'est le top pour optimiser vos apps avant de les déployer.
Du coup, si vous bossez avec de l'IA locale sur Mac, un peu comme ce qu'on a déjà testé par le passé avec
MocoLlamma
ou
sur de gros clusters Mac Studio
comme ce furieux, ce petit binaire risque de vite devenir indispensable dans vos scripts CI/CD.
Google is preparing a new Chrome update for iOS that makes it easier for iPhone and iPad users to switch from Safari without needing a computer. The feature focuses on helping users transfer key information stored in Safari directly into Chrome, reducing the effort usually involved in changing browsers. With the new tool, users will be able to import bookmarks, browsing history, and saved passwords from Safari into Chrome. According […]
Après avoir mis de côté UNRAiD, dont je me suis lassé, j’ai passé le LincStation N1 sous TrueNAS. Cet OS ne m’apporte rien d’autre que la gestion simplifiée des RAIDs via une WebUI (parce que bon… mdadm… c’est chiant). Enfin je ne cherche pas à utiliser l’OS pour être précis, je ne peux donc pas dire qu’il est nul ou top. M’en tape.
Les autres machines, tout aussi peu puissantes que le N1 sont sous Archlinux et Ubuntu. Arch parce que j’aime bien me demander chaque jour si une MàJ va plomber le serveur et comment je vais m’en dépatouiller (et c’est accessoirement mon desktop). Ubuntu, pour changer de Debian, parce que j’ai quand même besoin d’un truc stable dans ma vie de geek. N’utilisant quasi plus de VM/LXC depuis l’avènement de Docker, je n’ai plus de ProxMox.
Du coup, je shunte Ubuntu au profit d’une distribution basée sur Debian : ZimaOS ! Jai passé hier l’ensemble de mes services « utiles » sur TrueNAS pour libérer cette machine pour ce test.
Avertissement : c’est asiat’. Alors pour les complotistes américains peureux bas du front (rayez ou non les mentions inutiles), n’allez pas plus loin. Je n’ai absolument pas fait de RE pour savoir s’ils ont mis des backdoors. « Mais » CVE-2026-21891 (non encore relayée sur GitHub) / discussion Reddit et si j’ai pas sniffé le trafic, mon DNS ne fait rien ressortir d’extraordinaire. La machine ping même pas Baidu, contrairement à la majorité des objets IoT qui s’assurent d’être connectés à Internet en pingant le de Google chinoix (oui, eux aussi ont leur GAFAMBATX).
J’ai découvert cet OS par hasard, quand je cherchais des infos sur des boards de serveurs. J’ai d’ailleurs commencé par découvrir CasaOS, dont j’étais pas fans. Ça faisait un peu Docker in Docker. Pour moi c’est plus à voir comme une alternative à YunoHost (très bon projet pour ceux qui sortent d’une grotte et ne connaissent pas). Même ressenti pour Cosmos d’ailleurs. ZimaOS est développé pour leurs NAS ZimaCube mais on peut l’installer partout.
Ils font eux-mêmes la comparaison entre ZimaOS et CasaOS, en gros :
C’est un UNRAiD like, avec une interface plus moderne (avis 100% subjectif), avec des clients à la Synology pour Windows, macOS, Linux (AUR), iOS et Android, avec une documentation bien faite sans tomber dans un Wikipedia comme on peut le voir chez certains concurrents, un GitHub et donc la possibilité d’ouvrir des issues (ce qui est bien plus pratique qu’un forum),
Ça s’installe en 2-2 avec une clé USB (iso de 1.3Go) créée avec Balena et se gère uniquement via la WebUI.
Et il faut activer le Mode Développeur notamment pour désactiver l’indexation du contenu avec leur « IA » (pour faciliter la recherche) et autoriser SSH.
Première vraie configuration à faire, mon stockage. De mémoire j’ai que 2 disques dans ce PC mais la version gratuite permet d’en gérer 4 en RAID. Et la version payante coûte 29$ (« à vie »).
Comme j’ai qu’un SSD en sus de celui de l’OS, je me contente de le formater et ça l’ajoute bien ensuite en stockage. Ce que je vois d’ailleurs avec le widget de la dashboard, qui passe à 718Go de stockage.
Et donc, en standard, ZimaOS intègre un explorateur de fichiers, un outil de backup (depuis ou vers le NAS), un gestionnaire de VM et un PairDrop (je vois la machine sous Windows mais pas mon Arch, faudra que je trouve pourquoi). Depuis un client (Linux/iOS), on peut parcourir les fichiers du serveur et faire du backup. Notamment de photos depuis l’iPhone (arrière plan ou non).
On peut ajouter des liens externes à la dashboard, ce qui est une très bonne idée et pourrait m’inciter à me passer de mon brave Heimdall qui m’accompagne depuis maintenant des années…
Et nous terminons évidemment avec le fameux AppStore et ses 372 applications (Docker) « prêtes à installer » au moment de cet article. Rien de comparable avec UNRAiD, je vous l’accorde. Mais ici, ça s’installe en 1 clic.
Et on peut ajouter des dépôts et doubler, au moins, le nombre d’applications du store.
Tout comme il est possible d’installer une app via la WebUI si on elle n’est pas dans le Store et qu’on n’est vraiment pas à l’aise en console.
On peut tout à fait utiliser Docker en console ou via Komodo, Arcane, Dockge, Portainer/what ever. Et ça marche « out of the box » dans ce cas, il n’y a rien à adapter pour l’OS.
À noter que par défaut, les applications installées via l’AppStore sont dans /DATA, sur le disque système.
Comme ça se voit au-dessus, j’ai installé Pi-Hole depuis l’AppStore pour tester. Faut juste cliquer pour installer.
Pratique : en cas d’ajout de disques, on peut migrer les données facilement
Même si ZimaOS est basé sur Debian, c’est propriétaire et on ne peut pas utiliser Apt pour y installer ce qu’on veut. C’est une sécurité également, histoire de ne pas mettre en vrac l’OS (ce qu’on est nombreux à avoir fait avec Proxmox hein… mentez pas !!). Ceci dit ils ont prévu le coup. Ceci dit, leur OS embarque déjà bon nombre d’utilitaires tels que ncdu, jq, rclone…
Dans l’idéal, j’aimerais un dash qui permet de mieux intégrer quelques applications comme le font Heimdall, Homarr, Organizr etc.
Aperçu du client iOS
Avec le recul de cet article, je perçois ZimaOS comme un DSM de Synology, enfin plutôt un Xpenology vu qu’on peut l’installer où on veut, avec un peu de combo d’UNRAiD et cousins.
Enfin tous ces OS se ressemblent mais ZimaOS serait un peu le « macOS » du groupe, à vouloir proposer une expérience très esthétique, complète (Docker natif ou magasin d’applications), pratique (outils intégrés, y compris pour périphériques) et répondant AMHA à la plupart des besoins. Bien que propriétaire, contrairement à CasaOS qui est open source mais n’est qu’une surcouche.
Je pense le faire tourner quelques temps en parallèle de TrueNAS voir remplacer ce dernier. Et j’avais oublié, ça embarque aussi Btop++ pour afficher des stats temps réel.
Bon, faut qu’on cause ! Il existe aujourd’hui beaucoup de distributions d’inspiration ou conçues depuis le début sur ce qu’on appelle l’immuabilité (on est en France, on parle français, Rognotudju !). Découvrons Talos, cette nouvelle distribution dédiée au déploiement et à la gestion de clusters Kubernetes … L’immuabilité est le terme à la mode depuis […]