Vue normale

Windows 11 perd une fois de plus des parts de marché au profit de Windows 10

30 janvier 2026 à 17:31
Il y a peu, Windows 11 semblait avoir conquis le marché pour de bon, reléguant son prédécesseur loin derrière. Cependant, des données récentes indiquent un renversement de tendance. Les utilisateurs ont massivement revu leurs choix, et Windows 10 regagne en popularité au détriment du système d'exploitation plus récent de Microsoft. D'après les statistiques de Statcounter, en octobre 2025, Windows 11 représentait 58,18 % des installations, contre 41,17 % pour Windows 10. Un mois plus tard, l'écart s'est réduit : Windows 11 est tombé à 53,7 % et Windows 10 a progressé à 42,7 %. Décembre a marqué un nouveau tournant. Windows 11 a terminé l'année avec une part de marché de 50,7 %, tandis que Windows 10 s'est hissé à environ 44,6 %. Bien que l'écart ne soit que de quelques points de pourcentage, cela représente concrètement des millions d'ordinateurs. Microsoft estime que Windows est actuellement installé sur plus de 1,4 milliard d'appareils. La baisse de popularité du dernier système d'exploitation a coïncidé avec une série de mises à jour problématiques. Microsoft a officiellement admis que certains correctifs avaient provoqué des erreurs et une instabilité, nuisant fortement à la confiance des utilisateurs. L'annonce selon laquelle les clés de récupération BitLocker pouvaient être transmises aux forces de l'ordre américaines sur demande a porté un autre coup dur à l'image de Microsoft. Il est intéressant de noter que, durant la même période, le nombre d'utilisateurs de Windows 7 a sensiblement augmenté, d'environ 3,9 %. Cela montre que certains préfèrent s'en tenir à des solutions plus anciennes et éprouvées, même au prix d'un manque de support et de mises à jour de sécurité. Il est important de rappeler que les données de Statcounter ne sont pas des statistiques officielles de Microsoft, mais de simples estimations basées sur l'analyse du trafic réseau. Seul le fabricant du système connaît les chiffres exacts. Cependant, la tendance est claire : l'adoption de Windows 11 a ralenti et les utilisateurs privilégient de plus en plus la stabilité et la prévisibilité à l'innovation. C’est un signal d’alarme pour Microsoft. Si l’entreprise souhaite que Windows 11 conserve sa position de système d’exploitation par défaut, elle devra regagner la confiance des utilisateurs, tant en matière de qualité des mises à jour que de protection de la vie privée. (Lire la suite)

Windows 11 a dépassé le milliard d'utilisateurs. Windows 10 avait mis plus de temps à y parvenir.

30 janvier 2026 à 17:26
Microsoft a officiellement confirmé que son dernier système d'exploitation a franchi le cap du milliard d'utilisateurs. Qui plus est, il a atteint ce chiffre plus rapidement que Windows 10, même si les circonstances de ce succès sont pour le moins discutables. Selon Microsoft, Windows 11 a atteint le milliard d'utilisateurs actifs en seulement 1 576 jours après son lancement. À titre de comparaison, Windows 10 avait mis 1 706 jours pour y parvenir. Bien que la différence ne soit pas énorme, elle est symboliquement significative, démontrant que le système d'exploitation le plus récent a été adopté plus rapidement que son prédécesseur, pourtant extrêmement populaire. Ce constat est d'autant plus intéressant que des rapports récents indiquent que Windows 10 regagne des parts de marché , notamment sur le segment des ordinateurs de bureau. Microsoft ne cache pas que la forte augmentation récente du nombre d'utilisateurs de Windows 11 est directement liée à la fin du support de Windows 10. Au cours du trimestre se terminant le 31 décembre 2025, de nombreux utilisateurs et entreprises n'ont eu d'autre choix que de migrer. Curieusement, la popularité croissante de Windows 11 ne s'est pas traduite par une amélioration des résultats du segment « Appareils » ; au contraire, Microsoft a constaté une baisse de son chiffre d'affaires. Cela laisse supposer que les mises à jour système ont été davantage déployées sur le matériel existant que sur les nouveaux ordinateurs. Malgré ce résultat impressionnant, les avis des utilisateurs sur Windows 11 restent loin d'être enthousiastes. Les critiques portent principalement sur la stabilité, les performances, les modifications de l'interface et une politique de mises à jour trop fréquente. Cependant, cela n'a pas empêché le système d'atteindre des niveaux inaccessibles à Windows 8 et Windows Vista. C'est un argument de poids pour Microsoft, car Windows 11, malgré un accueil mitigé, représente objectivement un plus grand succès commercial que les deux versions les plus critiquées du système dans l'histoire de l'entreprise. Avec un milliard d'utilisateurs, Microsoft a déclaré que sa priorité pour 2026 sera d'améliorer les performances et la stabilité de Windows 11 et de regagner la confiance des utilisateurs, des joueurs et des développeurs. Cette orientation laisse penser que la sortie de Windows 12 est peu probable à court terme. Plutôt qu'une révolution, l'entreprise privilégie clairement l'évolution et l'optimisation de la plateforme existante. Bien que Windows demeure un pilier de l'écosystème Microsoft, son importance commerciale est en net déclin. Le segment « Informatique personnelle », qui comprend Windows et Xbox, a généré 14,3 milliards de dollars de revenus au dernier trimestre. À titre de comparaison, Microsoft Cloud, grâce à Azure et à ses solutions d'IA, a dépassé les 51 milliards de dollars. Cette comparaison démontre parfaitement que, même si Windows 11 bat des records de popularité, les véritables profits de Microsoft se font désormais ailleurs. (Lire la suite)

Winslop - Virez le "Slop" de Windows 11 en quelques clics

Par : Korben
30 janvier 2026 à 16:45

Yop !

Si vous avez la sensation que votre Windows 11 est devenu une espèce de panneau publicitaire géant bourré d'IA dont vous ne voulez pas, j'ai ce qu'il vous faut !!

Satya Nadella (le patron de Microsoft) a récemment parlé de "Slop" (ça veut dire bouillie) à propos de l'IA générative dans un billet de blog, mais ironiquement, c'est exactement ce que beaucoup reprochent à son OS aujourd'hui. A savoir que c'est devenu une accumulation de fonctionnalités imposées...

Sauf que voilà, pour nous, ça reste du gras qui peut ralentir certaines machines et polluer l'expérience. J'ai d'ailleurs passé pas mal de temps aujourd'hui sur un PC Windows 11 à essayer de virer manuellement des soft inutiles... Une tannée.

Hé bien, notre ami builtbybel (le créateur du génial FlyOOBE ) est de retour avec un nouvel outil baptisé Winslop.

L'objectif c'est de passer le Karcher sur la façade de votre OS pour virer tout ce qui ne sert à rien. En fait c'est un fork de son ancien projet CrapFixer, mais remis au goût du jour pour s'occuper spécifiquement des nouveautés un peu trop envahissantes de Redmond.

Concrètement, Winslop s'attaque à quatre types de "Slop" (et c'est un sacré paquet de trucs) :

  • AI Slop : Les éléments liés à l'IA générative et Copilot qui s'imposent un peu partout.
  • Feature Slop : Les fonctionnalités système souvent jugées superflues.
  • UX/Design Slop : Les choix d'interface discutables qui complexifient la navigation.
  • Corporate Slop : Les applications préinstallées et les "suggestions" (les pubs quoi).

Ce que je trouve top avec cet outil, c'est qu'il n'y a pas de magie. Vous récupérez l'archive sur GitHub (c'est une app portable), vous dézippez, vous lancez l'exécutable (en tant qu'administrateur pour que tout fonctionne), il scanne votre système, et il vous propose une liste de trucs à virer. Hop, vous cochez, vous appliquez, et c'est réglé.

Et là, vous me dites "Ouiiii mais euuuh si ça casse tout ?". Hé bien sachez les chers amis, Winslop met un point d'honneur à la réversibilité ! Donc normalement y'aura pas de soucis, mais je préfère être clair avec vous... Quand on touche aux entrailles de Windows, même Dieu ne peut pas savoir ce qui va arriver.

Donc, comme je le pête et le répète jamais assez, faites une sauvegarde ou un point de restauration avant de toucher à quoi que ce soit. On n'est jamais à l'abri d'un clic malheureux ou d'une mise à jour Windows qui n'aime pas qu'on lui grattouille les fichiers système. J'ai déjà eu le tour avec un script PowerShell obscur que j'avais lancé en mode yolo, et croyez-moi, je m'en suis mordu les doigts.

Voilà, donc à tous ceux qui se demandent comment supprimer les bloatwares sur Windows 11 sans y passer l'après-midi, Winslop est une solution géniale pour faire le ménage. Ça redonnera un peu d'air à votre ordi.

A découvrir ici !

Windows 11 - Microsoft veut regagner votre confiance

Par : Korben
30 janvier 2026 à 13:52

Windows 11 c'est un peu comme ce cousin relou qui s'incruste à tous les repas de famille avec ses nouvelles idées géniales qui ne marcheront jamais.

Entre Recall qui capture tout ce qui passe à l'écran (avec les polémiques qu'on connaît...), les "recommandations" publicitaires qui s'invitent dans le menu Démarrer et les mises à jour qui font parfois des siennes, la coupe est pleine pour les utilisateurs de Windows !

Du coup, comme tout le monde est en train de se barrer, ceux qui ont du budget vers Apple et ceux qui en ont moins, vers Linux, Microsoft semble enfin avoir une petite prise de conscience. Ah bah c'est pas trop tôt les copains… 😉

Hé oui, l'OS de Microsoft se traîne une réputation un peu moche depuis son lancement. J'ai même vu des tests, certes un peu biaisés sur du vieux matos genre ThinkPad X220 avec un vieux HDD pourri, montrer des performances moins bonnes par rapport à ce bon vieux Windows XP, sans parler d'une interface inconsistante et des exigences matérielles qui ont laissé un sacré paquet de machines sur le carreau.

Bref, c'est pas la joie.

Mais heureusement, Pavan Davuluri le président de Windows et du hardware chez M$, a décidé de siffler la fin de la récré. Pour cette année 2026, Redmond lance une grande opération baptisée "swarming" (un essaimage en gros) pour s'attaquer frontalement aux bugs les plus relous.

L'idée, c'est de redonner un peu de lustre à la bête et surtout de reconstruire cette confiance qui s'est évaporée plus vite qu'une cartouche de clopes dans un festival punk.

Microsoft veut donc se concentrer sur la performance brute, la fiabilité de l'interface et arrêter de nous gonfler avec des trucs dont personne ne veut. Pour ceux qui se demandent quels sont les principaux problèmes de Windows 11, la liste est longue : plantages de l'explorateur, barre des tâches capricieuse, ou encore les récents soucis de boot après la mise à jour de janvier 2026 sur certains systèmes.

Perso, je trouve ça un peu culotté de nous promettre la lune maintenant que le mal est fait et que tout le monde ou presque se soit vu migrer de force. D'ailleurs, si vous hésitez encore, sachez que le support officiel de Windows 10 s'est terminé le 14 octobre 2025 et que si vous y êtes encore, le support étendu (ESU) est la seule bouée de sauvetage officielle que vous avez.

Côté pratique, si vous voulez aider Microsoft à ne pas (trop) se louper, le meilleur moyen reste de passer par le Feedback Hub (Win + F) pour remonter chaque bug que vous croiserez. Et surtout, avant de laisser l'OS se mettre à jour tout seul, assurez-vous d'avoir une sauvegarde de vos fichiers importants sur un disque externe ou un NAS.

Voilà, moi maintenant, j'attends de voir si le tir est vraiment rectifié parce que bon, entre les promesses sur le gaming (DirectStorage, tout ça) et la réalité des perfs, y'a souvent un gouffre. Sans oublier les effets de bord cata à chaque patch... Argh... !

Je leur souhaite le meilleur avec ce "swarming" et en attendant, gardez un œil sur vos mises à jour et croisez les doigts pour que votre PC reste en forme.

Source

Windows 11 : la mise à jour de février 2026 est disponible en préversion (KB5074105), que contient-elle ?

30 janvier 2026 à 09:56
À peine sortie en Release Preview il y a seulement deux jours, que la mise à jour de février 2026 est déjà disponible en préversion pour tout le monde ! Comme toujours avec les préversions, elle est facultative et vous permet d’accéder en avance aux nouveautés qui feront partie de la future mise à jour … Lire la suite

Source

Windows 11 vient de franchir le cap du milliard d’utilisateurs

Par : Sebastien
29 janvier 2026 à 14:01

Lors de la publication de ses résultats trimestriels, Microsoft a révélé que son système d'exploitation Windows 11 avait atteint ses objectifs plus rapidement que prévu.

The post Windows 11 vient de franchir le cap du milliard d’utilisateurs first appeared on Bhmag.

Microsoft a fourni des clés BitLocker au FBI

26 janvier 2026 à 09:44

Microsoft et la sécuritéMicrosoft confirme avoir transmis des clés de récupération BitLocker au FBI, relançant le débat sur la confidentialité réelle des données chiffrées sous Windows.

Cet article Microsoft a fourni des clés BitLocker au FBI a été publié en premier par GinjFo.

Windows 11 : Microsoft déploie un correctif d’urgence (KB5078127) pour réparer Outlook et OneDrive

26 janvier 2026 à 09:16
Il y a quelques jours, je vous parlais d’un bug introduit par la mise à jour de janvier 2026 de Windows 11 (KB5074109), qui provoquait des plantages d’Outlook lorsque ses fichiers de données étaient stockés sur un service de stockage en ligne comme OneDrive. Plus largement, ce problème affectait aussi d’autres applications dès qu’elles tentaient d’accéder … Lire la suite

Source

Microsoft Gave FBI BitLocker Encryption Keys, Exposing Privacy Flaw

23 janvier 2026 à 14:02
Microsoft : "Ah non on ne peut pas lire votre disque dur quand il est chiffré avec BitLocker !"
Also Microsoft : Donne au FBI des clés BitLocker qu'il a stockées.

(Sous Linux quand vous chiffrez votre disque avec LUKS, il n'y a que VOUS qui pouvez lire le disque. Un point c'est tout. Je dis ça, je dis rien.)

https://www.theregister.com/2026/01/23/surrender_as_a_service_microsoft/
https://techcrunch.com/2026/01/23/microsoft-gave-fbi-a-set-of-bitlocker-encryption-keys-to-unlock-suspects-laptops-reports/

EDIT: Parce que oui, ce n'est pas nouveau : Par défaut, Microsoft récupère vos clés BitLocker. https://next.ink/221045/oui-microsoft-donne-les-cles-bitlocker-aux-forces-de-lordre-non-ce-nest-pas-nouveau/
(Permalink)

Windows 11 refuse de s'éteindre : un correctif inattendu est arrivé

21 janvier 2026 à 15:33
Ces derniers jours, de nombreux utilisateurs ont signalé un comportement inhabituel sous Windows 11 : le système refuse de s’éteindre et redémarre sans raison apparente. Ce détail, en apparence anodin, rend pourtant l’ordinateur pratiquement inutilisable . La bonne nouvelle, c'est que Microsoft a déjà préparé un correctif dédié et non planifié , conçu pour tout remettre en ordre sans attendre les mises à jour mensuelles habituelles. Microsoft a publié la mise à jour KB5077797 , un correctif déployé hors cycle , c'est-à-dire en dehors du calendrier habituel. Ce type de correctif est publié uniquement lorsque le système d'exploitation rencontre des problèmes suffisamment critiques pour justifier une mise à jour anticipée. Ce correctif résout deux problèmes distincts. Le premier concerne le Bureau à distance : certaines tentatives de connexion étaient rejetées même avec des identifiants corrects , bloquant ainsi l’authentification. La deuxième correction concerne la section Alimentation et batterie de Windows 11. Sur les appareils dotés de Secure Launch , un dysfonctionnement empêchait l'arrêt ou la mise en veille prolongée . Chaque tentative aboutissait toujours au même résultat : un redémarrage immédiat . Pour le moment, la mise à jour n'est pas encore distribuée via Windows Update ; la seule voie officielle pour l'obtenir est donc le Catalogue Microsoft Update . Sur la page dédiée à KB5077797, vous pouvez télécharger manuellement le package et choisir entre les versions x64 et Arm64 , selon votre appareil. L' apparition de nouvelles anomalies sur Windows 11 ne surprend plus personne, mais au moins cette fois-ci, la solution n'a pas tardé à arriver. (Lire la suite)

Windows 95 possédait une fonctionnalité cachée de redémarrage rapide

21 janvier 2026 à 15:28
Windows 95 a marqué un tournant pour les systèmes d'exploitation de Microsoft et peut être considéré comme un logiciel révolutionnaire pour son époque. Or, il recèle des secrets qui ne sont dévoilés que des années plus tard. Windows 95 était un système qui devait jongler avec plusieurs réalités à la fois. D'une part, il prenait en charge les anciens programmes et applications DOS 16 bits de l'ère Windows 3.x, et d'autre part, il introduisait les applications modernes Win32 32 bits. Cela a contraint les développeurs de Microsoft à faire de nombreux compromis, mais a également permis de trouver des solutions originales. L'une d'elles était une fonction cachée de redémarrage rapide qui, dans certaines conditions, permettait au système de démarrer légèrement plus vite que la normale. Cette solution a été évoquée par Raymond Chen, un employé de longue date de Microsoft devenu célèbre pour ses articles sur les curiosités de Windows. Il expliquait que Windows 95 disposait d'une option de redémarrage rapide « cachée ». Il était possible de lancer cette fonction en maintenant la touche Maj enfoncée tout en redémarrant le système depuis l'interface graphique. Si tout se déroulait correctement, le bureau s'afficherait plus rapidement qu'au démarrage normal. Cette fonctionnalité ne fonctionnait pas toujours correctement. Parfois, au lieu de redémarrer plus rapidement, le système se bloquait ou plantait. Ce mécanisme s'appuyait sur l'indicateur EW_RESTARTWINDOWS, transmis à la fonction ExitWindows 16 bits, héritée de Windows 3.1. L'appel de cette fonction déclenchait la séquence d'arrêt du système. Le noyau Windows 16 bits était arrêté en premier, puis le gestionnaire de mémoire virtuelle 32 bits, et enfin, tout revenait à la normale. Le mode réel est le mode de fonctionnement principal des processeurs x86, présent aussi bien dans les anciens systèmes Intel que dans les systèmes AMD actuels. Windows 95 a basculé le processeur du mode réel au mode protégé, permettant ainsi la gestion de la mémoire et des mécanismes de sécurité de base. Les systèmes 64 bits modernes utilisent un autre mode, appelé mode long, qui donne accès à l'ensemble des capacités de l'architecture 64 bits. Une fois le processeur passé en mode réel, le contrôle est revenu à win.com. Sa tâche consistait à redémarrer Windows 95 sans passer par une initialisation matérielle complète. Cela permettait théoriquement un démarrage plus rapide du système. Intel a un temps tenté de supprimer le mode réel et d'autres fonctionnalités de rétrocompatibilité de l'architecture x86S, mais l'idée a finalement été abandonnée. Cependant, à l'époque de Windows 95, ces fonctionnalités étaient indispensables pour assurer la compatibilité avec un grand nombre de logiciels anciens. Le programme win.com était écrit en langage assembleur. Son rôle était de libérer toute la mémoire disponible et de créer un bloc unique et contigu, nécessaire au chargement de Windows en mode protégé. Si ce processus échouait, la mémoire resterait fragmentée et le système ne pourrait pas bénéficier d'un redémarrage rapide. Dans ce cas, win.com procéderait alors à un redémarrage complet de l'ordinateur. C’est pourquoi la fonction de redémarrage rapide ne fonctionnait que dans certains cas et était sujette à des erreurs. Chen souligne que cette instabilité était typique des systèmes Windows 9x, qui combinaient des solutions modernes à de nombreux mécanismes anciens. À une époque où le démarrage d'un système d'exploitation pouvait prendre plusieurs minutes, toute tentative pour raccourcir le processus était précieuse. Le redémarrage rapide caché de Windows 95 était l'une de ces expériences. Bien qu'il n'ait pas toujours fonctionné comme prévu, il illustre parfaitement la complexité et l'ingéniosité du système. (Lire la suite)

On connait enfin le secret de l'astuce MAJ + Restart de Windows 95

Par : Korben
20 janvier 2026 à 16:55

Je me souviens encore du lancement de Windows 95... c'est un sacré souvenir pour moi... J'avais suivi ça de très près et j'en rêvais même la nuit après avoir vu la pub. Puis cette musique "Start Me Up" des Rolling Stones, c'était cool quand même. C'était le futur !

Mais est-ce que vous vous souvenez de cette petite astuce de ninja qui permettait de redémarrer cet OS aussi vite qu'une baston dans un bar du 62 ???

J'suis sûr que non, mais moi je m'en souviens encore car sur ma machine, ça me changeait vraiment la vie. En fait, il fallait maintenir la touche MAJ enfoncée en cliquant sur "Redémarrer", et hop, au lieu de se taper tout le cirque du BIOS, Windows se relançait "presque" instantanément !

Et magie magie, le secret de cette sauce vient d'être raconté par l'inoxydable Raymond Chen, vétéran de chez Microsoft, et vous allez voir, c'est chouette !

En fait quand vous faisiez ce MAJ+Redémarrer, Windows envoyait un petit "flag" spécial baptisé EW_RESTARTWINDOWS au kernel 16 bits. Comme ça au lieu de dire à la machine de faire un "cold boot" (un redémarrage à froid quoi..), le système fermait gentiment le kernel. Et le gestionnaire de mémoire virtuelle avant de faire redescendre le CPU en mode réel.

Et c'est là que le fameux win.com reprenait la main puisqu'en recevant ce signal. Ça lui disait : "Hey gros, on ne s'arrête pas, on repart pour un tour !".

win.com essayait alors de remettre le système dans un état clean, comme s'il venait d'être lancé, sauf que pour relancer Windows en mode protégé, il fallait un gros bloc de mémoire contigu. Malheureusement, si vos logiciels avaient mis trop de bazar et fragmenté la RAM, l'astuce foirait et le PC finissait par faire un vrai reboot complet. Pas cool Raoul !

Par contre, si y'avait assez de mémoire contigu libre alors win.com relançait le VMM (Virtual Machine Manager) et l'interface graphique pouvait repartir sans repasser par la case départ. Un vrai exploit de champion quoi ! C'était pour l'époque une bidouille de génie car chaque seconde gagnée sur le chargement de l'OS était une grande victoire contre l'ennui !!

Chouette comme anecdote non ? Et si vous voulez croquer encore plus de madeleines et tester ça vous-même, y'a des outils comme EmuOS qui simulent tout ça très bien. Et pour les puristes, vous monter un petit Dosbian sur Raspberry Pi reste la base pour bidouiller de vieux kernels.

Bref, même trente ans après, ces entrailles pourries de nos vieux OS recèlent encore de plein de petits secrets passionnants !

Source

Vos sauvegardes Windows avec Plakar, et un backend S3

Par : Seboss666
20 janvier 2026 à 17:00

Bon, on va pas se mentir, j’étais pas parti pour l’écrire cet article. Mais faut dire que j’ai un peu merdé dans les grandes largeurs pour le live, donc bon, sachant qu’en plus je traite d’un angle particulier de l’usage de ce cher Plakar, autant en faire un billet, ça sera le premier (et j’espère pas le seul) de 2026. On y croit ?

Plakar est une solution développée en France par une petite équipe apparemment friande des jeux de mots, puisqu’au delà de son nom même, le site est hébergé par la société Kandbaz. Voilà voilà…

Des confrères blogueurs ont déjà fait quelques présentations de l’outil (exemple: Adrien), principalement pour s’en servir sous Linux. Il se trouve que j’ai une machine Windows qui a besoin d’être sauvegardée, en vue d’une mise à jour de firmware de SSD qui devrait bien se passer, mais on doit toujours faire une sauvegarde avant de faire ce genre de choses. Mieux vaut prévenir que guérir comme on dit. Et la présentation en live aurait du se passer plus ou moins tranquille, mais bon, j’ai pas percuté la micro-coupure pendant plus d’une heure (habitué à ne pas avoir d’activité dans le chat), donc, je vous remet le processus sur « papier numérique ».

Je ne redétaille pas l’installation de Garage parce qu’on l’a faite en live sans souci.

Petit rappel rapide des caractéristiques de l’outil

On a donc un outil principalement en ligne de commande, qui repose sur un concept voisin de celui de Borg, qui nécessite la configuration d’un dépôt et propose un chiffrement natif des sauvegardes. Ce dépôt, local ou distant, peut être contacté de différentes manières, natives (SFTP/SSH) ou via des intégrations supplémentaires à installer au besoin. C’est le cas notamment du support S3.

Le setup

En soit, c’est très bien documenté : une fois l’outil installé, vous ajoutez le package directement, mais vous tombez sur un mur que je n’aime pas : créer un compte Plakar pour accéder aux intégrations. J’ai une petite idée de pourquoi ça peut avoir du sens (les intégrations concernent en général des solutions d’entreprise), mais ça me gonfle plus que profondément quand ça concerne des particuliers, qui se font déjà violer en permanence, donc pas la peine d’en rajouter (on a la même avec  BitWarden, ou El Gato et son Stream Deck Marketplace pour l’intégration… d’OBS, qui est pourtant mis en avant comme native – c’est donc faux). Fort heureusement, l’outil propose de builder l’intégration depuis les sources qui sont disponibles sur Github, comme le reste des sources de l’outil, et ça sans création de compte. C’est facile… si on est sous Linux.

J’avoue que pour l’instant les installations sont un peu brutes de décoffrage, mais le support Windows est vraiment frais, donc je ne vais pas trop me formaliser là-dessus. Le fait que ça doit déjà proposé pour une version 1.0 est déjà assez cool. Par contre, concernant la compilation des intégrations, c’est plus ardu : il faut disposer de Go (dans la version qui est demandée par Plakar), de Make (à priori à part Chocolatey pas de moyen indépendant), et peut-être d’autres outils, mais je me suis heurté à un mur à cause de ça. La solution, comme d’hab’, aura demandé un pas de côté.

La cross compilation à la rescousse

Une des particularités de Go, c’est qu’on peut nativement compiler pour un autre système d’exploitation que celui sur lequel on se trouve. Et la chaine de compilation nécessaire est plus facile à déployer sous Linux; ça tombe bien, WSL est là pour ça. Après l’installation de la même version de Plakar que sous Windows, j’ai donc installé build-essential (pour être sûr d’avoir un max d’outils, donc Make), installé la version 1.24.12 de Go via asdf-vm (je vous renvoie vers la doc de Stéphane Robert qui a tout expliqué au sujet de cet outil trop pratique). Et pour la compilation d’un autre OS, c’est simple : on configure une variable d’environnement, GOOS, éventuellement l’architecture (oui, parce que c’est aussi possible), l’extension de fichier dans la variable EXT (parce que sous Windows, il faut un .exe pour qu’il soit exécutable – oui c’est débile en 2026, mais que voulez-vous, l’IA c’est plus intéressant à intégrer que moderniser un OS don personne ne voulait à la base) et on lance la compilation de l’intégration via la commande plakar ad-hoc. Vraiment, c’est aussi simple que ça :

$ export GOOS=windows
$ export EXT=.exe
$ plakar pkg build s3
info: fetching https://plugins.plakar.io/kloset/recipe/v1.0.0/s3.yaml
/usr/bin/make -C /tmp/build-s3-v1.0.7-161840773 EXT=.exe
3fe849cb: OK ✓ /manifest.yaml
3fe849cb: OK ✓ /s3Importer.exe
3fe849cb: OK ✓ /s3Exporter.exe
3fe849cb: OK ✓ /s3Storage.exe
3fe849cb: OK ✓ /
Plugin created successfully: s3_v1.0.7_windows_amd64.ptar
$ ls -l
.rw------- 1 42M seboss666 16 Jan 22:29  s3_v1.0.7_windows_amd64.ptar

On peut donc désormais copier le fichier ptar sous Windows (il faudra que je creuse ce format qui semble un peu maison), et on peut l’installer avec la bonne commande :

> .\plakar.exe pkg add ./s3_v1.0.7_windows_amd64.ptar
> .\plakar.exe pkg list
s3@v1.0.7

La sauvegarde ? Ben ça fonctionne

On peut donc attaquer le dur. J’ai juste suivi la doc de l’intégration, à savoir créer le kloset l’initialiser, et lancer le backup d’un dossier vers ce kloset là :

.\plakar.exe store add garage s3://192.168.1.201:3900/backup-pc access_key=<accesskey> secret_access_key=<secret_key> use_tls=false
.\plakar.exe at "@garage" create
repository passphrase:
repository passphrase (confirm):
.\plakar.exe at "@garage" ls
repository passphrase:
.\plakar.exe at "@garage" backup C:\\Users\\Seboss666\\Pictures\\blog
repository passphrase:
e363f7fa: OK ✓ /C:/Users/Seboss666/Pictures/blog/Firefox_groupe_onglets.png
e363f7fa: OK ✓ /C:/Users/Seboss666/Pictures/blog/Firefox_profils.png
e363f7fa: OK ✓ /C:/Users/Seboss666/Pictures/blog/docker-docker-everywhere.jpg
e363f7fa: OK ✓ /C:/Users/Seboss666/Pictures/blog/418-error-page.png
e363f7fa: OK ✓ /C:/Users/Seboss666/Pictures/blog/cross.svg
(...)
.\plakar.exe at "@garage" ls
repository passphrase:
2026-01-16T21:40:31Z e363f7fa 42 MiB 0s /C:/Users/Seboss666/Pictures/blog

Bonus, on peut vérifier l’état du backup depuis un autre PC, ou un autre OS, donc je suis retourné sur WSL, j’ai viré les variables d’environnement pour builder l’intégration pour Linux cette fois, et rebuildé/ajouté l’intégration. On reprend ensuite la même commande pour ajouter le Kloset, mais pas besoin de l’initialiser, on peut directement lister son contenu en fournissant la bonne passphrase :

$ plakar store add garage s3://192.168.1.201:3900/backup-pc access_key=<access_key> secret_access_key=<secret_key>
$ plakar at "@garage" ls
repository passphrase:
2026-01-16T21:40:31Z e363f7fa 42 MiB 0s /C:/Users/Seboss666/Pictures/blog

On peut donc faire à peu près ce qu’on veut dès lors : restauration complète ou partielle, création de nouveaux backups, etc.

Verdict

Donc oui, tout a fonctionné pratiquement du premier coup. J’ai quand même tâtonné au départ concernant le build de l’intégration, à vouloir « make » direct à partir du dépôt git. Mais dans ce cas, on se retrouve avec les trois binaires, sans infos sur la construction du fameux ptar (on est là encore dans le simili-jeu de mots, vraiment…), ce qui est plutôt dommage. Il m’aura fallu quelques minutes pour me résigner à utiliser plakar directement. Il faudrait aussi un peu plus de retour sur les commandes qui se déroulent bien (sans erreur). Autant quand on se plante, on le sait, mais quand on se plante pas, voir juste un retour à la ligne est un peu frustrant et déroutant.

Il y a question aussi sur les performances de la sauvegarde testée. j’ai testé sur un dossier de 108 images, et un des développeurs s’est étonné sur BlueSky du temps que ça a pris. J’avoue que pour l’instant, je n’ai pas creusé le sujet, il y a des chances que ça soit dû aux performances S3 elle-mêmes, à NTFS, une combinaison de tout ça. Garage est censé être performant, mais bon, on est sur un processeur ARM assez poussif quand même, qui doit déjà gérer le transfert réseau, donc on est pas à l’abri que ça soit un problème purement chez moi.

En tout cas, pour un jeune logiciel, la qualité de la documentation et l’implémentation Windows déjà opérationnelle (même si encore un peu buggée chez certains, en lien notamment avec les différences slash/antislash à cause de Windows), en bonus une interface web pour parcourir les backups, il m’a très agréablement surpris. On ne peut souhaiter que ça mature comme il faut et que l’entreprise trouve son équilibre (la stabilité financière et l’open-source, hein…). Et moi que je regarde d’un peu plus près le statut du live la prochaine fois (ou que je configure l’enregistrement en plus du stream)…

Windows 11 peut refuser de s'arrêter après la mise à jour de janvier 2026

19 janvier 2026 à 14:11
Windows 11 ne se contente pas de gagner de nouvelles fonctionnalités, il est aussi de plus en plus dysfonctionnel à chaque mise à jour. Microsoft a réussi l'impossible à cet égard. Cette fois-ci ne fera sans doute pas exception. Microsoft a confirmé qu'après l'installation de la mise à jour de sécurité de janvier, certains ordinateurs exécutant Windows 11 version 23H2 ne s'éteignent pas ou ne peuvent pas entrer en mode hibernation. Au lieu de s'éteindre, Windows 11 continue de fonctionner même si l'utilisateur clique plusieurs fois sur l'option d'arrêt. Bien que tout semble normal pour l'utilisateur, l'ordinateur reste inactif et continue de tourner, ce qui peut entraîner une décharge plus rapide de la batterie des ordinateurs portables. Selon Microsoft, ce bogue est lié à Secure Launch, un mécanisme de sécurité basé sur la virtualisation qui garantit que seuls les composants de confiance sont chargés lors du démarrage du système. Sur les appareils où le lancement sécurisé est activé, les tentatives d'arrêt, de redémarrage ou de mise en veille prolongée après l'installation des correctifs de janvier peuvent échouer. L'entreprise n'a pas communiqué le nombre exact d'ordinateurs concernés ni les détails concernant la cause de l'erreur. D'après Microsoft, vous pouvez éteindre votre ordinateur en saisissant « shutdown /s /t 0 » dans l'invite de commandes. Cette commande force l'arrêt immédiat du système. En attendant la résolution du problème, l'entreprise recommande d'enregistrer votre travail et d'éteindre votre ordinateur de cette manière afin d'éviter de le laisser allumé et de consommer de l'énergie inutilement. Aucun correctif n'est disponible pour le moment. Microsoft indique seulement qu'une solution sera proposée dans une prochaine mise à jour. Ce n'est pas le seul problème apparu depuis le Patch Tuesday de janvier. Microsoft a également reconnu qu'Outlook pouvait se bloquer ou ne plus répondre après l'installation de la mise à jour pour les comptes POP. L'entreprise a par ailleurs indiqué qu'une enquête était en cours pour déterminer la cause du problème. Le Patch Tuesday a pour but de corriger les failles de sécurité, même les plus graves ; il est donc fortement déconseillé de les ignorer. Cependant, les mois suivants montrent que, parallèlement aux correctifs, de nouveaux problèmes apparaissent également, ce qui peut s'avérer gênant pour certains utilisateurs. Finalement, nous nous habituons peu à peu à l'idée que les mises à jour système peuvent réserver des surprises indésirables. (Lire la suite)
❌