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LocalProse - L'atelier d'écriture boosté à l'IA locale
Si vous écrivez de la fiction et que l'idée de savoir que vos brouillons dorment sur des serveurs américains AWS ça vous donne des boutons, je pense que LocalProse va vous intéresser.
Cet outil c'est un atelier d'écriture créative façon Scrivener , sauf que l'IA générative intégrée tourne entièrement en local sur votre CPU ou votre GPU. Le logiciel est développé en Flutter par Alexandre, un dev indé basé à Montauban qui est un lecteur de korben.info et aussi auteur de roman .
Dans l'outil vous retrouverez pèle mêle un éditeur sans distraction avec timer Pomodoro, de la dictée vocale ou plutôt un mode de capture d'idées mains-libres, un système de gestion d'univers pour organiser vos personnages et décors avec des fiches relationnelles et une fonction d'audit de cohérence narrative.
Comme ça, si votre héros change de couleur de yeux entre le chapitre 3 et le 12, l'outil peut le repérer et vous avertir. C'est hyper pratique ! Côté export, vous avez du DOCX, TXT et PDF en version gratuite, et l'EPUB en plus avec le mode Pro.
Car oui, l'app est gratuite mais les fonctions IA sont dispo en mode Pro (9,90 €/mois ou 99 €/an, après 7 jours d'essai). Elle fonctionne aussi sous Linux et vient aussi d'être publiée sur le Microsoft Store. Par contre, attention, la version macOS exige un Apple Silicon (M1+).
Et côté ressources, comptez entre 8 et 13 Go de stockage pour les modèles IA locaux, plus 16 Go de RAM (à moins que vous soyez sur Apple Silicon, qui gère ça nativement), et idéalement une NVIDIA RTX 8 Go de VRAM pour que ça tourne vraiment bien.
Bref, si vous cherchez un Scrivener avec IA 100% locale, c'est sur localprose.com que ça se passe !
Voilà.
Merci à Alexandre !

WinCalls, l’anti-arnaques qui coupe avant la sonnerie
Un lycée d’Anvers piraté, les parents pris pour cibles
Anytype - L'alternative à Notion qui ne vend pas vos données aux GAFAM
Je suis complètement passé à côté de ce truc jusqu'à ce que David (merci à lui !) m'envoie un petit message pour me dire : "Hé Korben, t'as vu Anytype ? C'est comme Notion mais en mieux". Du coup, j'ai testé et j'ai vraiment halluciné.
Si vous êtes du genre à noter tout ce qui vous passe par la tête dans Notion ou Evernote, vous connaissez le problème. Vos données sont hébergées on ne sait où, et le jour où la boite décide de changer ses conditions d'utilisation ou de fermer boutique, vous êtes marron.
Hé bien Anytype, c'est la réponse à cette angoisse.
C'est une application local-first et chiffrée de bout en bout qui permet de créer votre propre "internet personnel". Petite nuance importante : Anytype n'est pas "open source" au sens strict de l'OSI. Leurs protocoles (notamment AnySync) sont bien open source sous licence MIT, mais les applications elles-mêmes sont distribuées sous une licence "source available" ( Any Source Available License 1.0 ). Concrètement, le code est consultable et modifiable, mais l'utilisation commerciale est restreinte. C'est pas du tout la même chose, et c'est important de ne pas confondre pour éviter l'openwashing. Cela dit, l'équipe est transparente là-dessus , ce qui est appréciable.
En gros, tout ce que vous créez (notes, tâches, documents, tableaux) est stocké localement sur votre machine. Pas de cloud obscur, pas de tracking, c'est votre disque dur, vos règles.
Leur point fort, c'est leur protocole AnySync car ça permet de synchroniser vos données entre vos appareils (ordi, téléphone, tablette) en peer-to-peer comme ça y'a pas besoin de serveur central. Vos appareils discutent directement entre eux, un peu comme si vous aviez votre propre réseau privé.
Au niveau de l'interface, on retrouve ce système de blocs qu'on aime bien chez la concurrence, mais avec une approche "objet". Dans AnyType comme chez Ikea, tout est un objet : une tâche, une personne, une note, un livre. Et vous pouvez lier tous ces objets entre eux pour créer un véritable graphe de connaissances tel un grand architecte de la matrice du dimanche).
Ce qui est cool aussi, c'est que l'équipe a déjà ajouté une fonction de publication web (vos pages peuvent devenir des pages publiques statiques) et propose une API côté desktop qui tourne en local. Elle travaille aussi sur l'intégration d'une IA locale . Parce que oui, avoir une IA qui vous aide à trier vos notes sans envoyer vos données à l'autre bout du monde, c'est quand même plus rassurant.
Si vous voulez aller encore plus loin, vous pouvez même héberger votre propre "noeud" de sauvegarde sur un serveur à la maison. D'ailleurs si vous aimez ce genre d'outils souverains, jetez un oeil à Local Deep Research pour vos recherches. Comme ça, vous avez une copie de secours chiffrée, accessible 24/7, sans dépendre de personne.
Bref, si vous cherchez une alternative souveraine pour gérer votre vie numérique, foncez voir ça. C'est gratuit jusqu'à 100 MB de stockage, c'est beau, et ça respecte votre vie privée. Que demande le peuple ?
Merci encore à David pour la découverte et à Alexandre pour la précision sur la licence !

Cyberattaque : faux WhatsApp après une réservation Voyage Privé
Telegram dans le viseur russe, le ralentissement démarre
Discord généralise ses protections ados et l’âge par IA
Discord - Va falloir montrer votre minois pour accéder aux minous
Et pas l'inverse !
En effet, Discord va bientôt demander à ses utilisateurs de prouver qu'ils ont bien 18 ans pour accéder au contenu NSFW. La plateforme prévoit de déployer la vérification d'âge à l'échelle mondiale dès le mois de mars 2026. Après des tests au Royaume-Uni depuis juillet dernier puis en Australie depuis décembre, c'est TOUT le monde qui y passe. Fini le simple clic sur "j'ai plus de 18 ans" !
Y'a donc 2 options au menu. Soit vous filmez votre tronche via le SDK de Yoti, un outil d'estimation d'âge qui tourne en local sur votre smartphone où faut ouvrir et fermer la bouche devant la caméra pour vérifier que c'est bien votre vrai visage. L'évaluation se fait en local et la vidéo ne quitte jamais votre appareil, ce qui évitera les soucis de confidentialité. Soit vous envoyez une copie de votre pièce d'identité au prestataire Persona.
Le selfie a donc l'air nettement plus safe...
Le précédent prestataire utilisé par Discord, 5CA, basé aux Pays-Bas s'est d'ailleurs fait pirater en octobre dernier par un groupe qui se fait appeler Scattered Lapsus$ Hunters. Environ 70 000 photos de pièces d'identité dans la nature. Sympa. Discord assure avoir changé de crémerie depuis, mais bon, une fois que vos données sont dehors, c'est trop tard. En tant que français, on ne le sait que trop bien puisque l’État comme les entreprises privées adorent offrir nos données personnelles aux cybercriminels de tout poils.
Attention quand même, si vous êtes sur un vieux téléphone sans bonne caméra frontale, ou si la luminosité est trop faible, l'estimation d'âge de Yoti risque de foirer et vous serez obligé de passer par la pièce d'identité. Du coup, le choix se fait un peu malgré vous.
Le déploiement au Royaume Uni avait d'ailleurs donné lieu à un contournement assez drôle. Des petits malins avaient utilisé le mode photo de Death Stranding (oui, le jeu de Kojima sur PS5/PC) pour tromper le système de reconnaissance faciale de k-ID. Le système demandait d'ouvrir et fermer la bouche... sauf que dans Death Stranding, vous pouvez contrôler les expressions faciales de Sam Porter via la barre "expression du personnage".
Heureusement, la nouvelle version corrige apparemment le tir, mais le piège c'est que d'autres jeux avec des modes photo réalistes pourraient très bien marcher aussi.
Par défaut, tous les comptes basculeront donc sur une expérience "adaptée aux ados" et les serveurs et canaux marqués NSFW deviendront inaccessibles tant que vous n'avez pas prouvé votre majorité. Du coup, même si vous avez +40 ans et que vous traînez sur Discord depuis la v1.0 de 2016, faudra repasser par la case vérification... Sauf si le modèle d'inférence vous a déjà identifié comme adulte. J'y reviens.
Car oui, Discord déploie un modèle d'inférence maison qui analyse vos métadonnées pour deviner votre tranche d'âge. Les jeux Steam auxquels vous jouez, vos horaires de connexion sur l'app mobile ou desktop, votre activité sur les serveurs publics... tout passe à la moulinette. Si le modèle vous catégorise comme mineur, vous êtes bon pour une restriction automatique, même sans vérification via Yoti ou Persona. Le hic c'est qu'on ne sait pas encore comment contester si l'algo se plante. En bon adulescent, si vous jouez à Fortnite sur votre Switch à 23h un mardi soir, bon courage pour prouver que vous n'êtes pas au collège...
L'entreprise lancera aussi bientôt un "Teen Council" composé de 10 à 12 ados entre 13 et 17 ans qui la conseilleront sur la sécurité (candidatures ouvertes jusqu'au 1er mai sur discord.com).
L'entreprise assume le fait que ces changements feront fuir certains utilisateurs, mais bon, c'est la vie... La protection des mineurs passe avant la croissance.

Le protocole VPN expliqué (WireGuard, OpenVPN, IKEv2) : lequel choisir pour quel usage en 2026 ?
Choisir un VPN en 2026 ne se résume plus à une simple question de prix ou de nombre de serveurs. Derrière chaque connexion sécurisée, il y a un protocole VPN, souvent ignoré, mais pourtant déterminant pour la vitesse, la sécurité, la stabilité et même la compatibilité avec certains usages comme le streaming ou le P2P.
Et c’est là que beaucoup se trompent. Deux VPN peuvent proposer la même promesse marketing, mais offrir une expérience totalement différente selon le protocole utilisé. WireGuard, OpenVPN, IKEv2… ces noms reviennent souvent, sans que l’on sache vraiment lequel choisir, ni pourquoi.
Dans cet article, on va poser les bases calmement, comparer les protocoles VPN les plus utilisés en 2026, expliquer leurs performances réelles et surtout te guider vers le bon choix selon ton usage, avec un focus concret sur ProtonVPN et son implémentation moderne de WireGuard.
Qu’est-ce qu’un protocole VPN, concrètement ?
Un protocole VPN, c’est l’ensemble des règles techniques qui définissent comment ton appareil communique de manière chiffrée avec un serveur VPN. Il gère notamment :
- le chiffrement des données,
- la méthode d’authentification,
- la stabilité de la connexion,
- la vitesse de transfert,
- la capacité à contourner certaines restrictions réseau.
En clair, le protocole détermine comment ta connexion est protégée, pas seulement si elle l’est.
Pourquoi le protocole VPN est encore plus important en 2026
En 2026, les usages ont évolué, mais aussi les contraintes :
- réseaux mobiles omniprésents (4G/5G/6G),
- Wi-Fi publics de plus en plus surveillés,
- plateformes de streaming plus agressives sur les blocages,
- FAI et gouvernements utilisant des techniques d’inspection avancées,
- besoin de vitesse pour le cloud, le gaming, le travail à distance.
Résultat : un mauvais protocole peut ruiner un bon VPN.
Les principaux protocoles VPN en 2026
WireGuard : le standard moderne


WireGuard s’est imposé comme la référence technique ces dernières années, et en 2026, il est clairement le protocole par défaut pour la majorité des usages.
Ses points forts
- Code très léger (environ 4 000 lignes)
- Excellentes performances en vitesse
- Connexion quasi instantanée
- Très stable sur mobile (changement de réseau fluide)
- Sécurité moderne basée sur des algorithmes éprouvés
Ses limites
- Moins flexible que OpenVPN dans certains environnements très verrouillés
- Implémentation dépendante du fournisseur VPN
Chez ProtonVPN, WireGuard est implémenté avec une couche supplémentaire de protection (gestion dynamique des clés, architecture no-log renforcée), ce qui corrige plusieurs faiblesses souvent reprochées au protocole brut.
OpenVPN : le vétéran toujours fiable


OpenVPN reste un pilier du monde VPN. Il est plus ancien, plus lourd, mais aussi extrêmement robuste.
Ses points forts
- Très haut niveau de sécurité
- Open source et audité depuis des années
- Fonctionne sur presque tous les réseaux
- Peut utiliser TCP ou UDP selon le besoin
Ses limites
- Moins rapide que WireGuard
- Consomme plus de ressources
- Connexion parfois lente sur mobile
OpenVPN est encore pertinent en 2026, notamment pour :
- les réseaux d’entreprise,
- les pays très restrictifs,
- les situations où la fiabilité prime sur la vitesse.
IKEv2/IPSec : le champion de la stabilité mobile


IKEv2 est souvent sous-estimé, alors qu’il excelle dans un cas précis : la mobilité.
Ses points forts
- Reconnexion ultra rapide
- Très stable lors des changements de réseau
- Faible latence
- Bien intégré nativement sur iOS et macOS
Ses limites
- Moins flexible que OpenVPN
- Dépend davantage de l’implémentation du fournisseur
- Moins efficace pour contourner certains blocages avancés
Comparatif clair des protocoles VPN en 2026
| Protocole | Vitesse | Sécurité | Stabilité | Streaming | P2P | Mobile |
|---|---|---|---|---|---|---|
| WireGuard | ||||||
| OpenVPN | ||||||
| IKEv2 |
Quel protocole VPN choisir selon ton usage ?
Pour l’anonymat et la confidentialité maximale
OpenVPN ou WireGuard bien implémenté
Si ton objectif est la protection de la vie privée, le combo gagnant reste :
- chiffrement solide,
- politique no-log stricte,
- juridiction respectueuse.
WireGuard chez ProtonVPN offre un excellent compromis entre sécurité moderne et performances.
Pour la vitesse et le confort au quotidien
WireGuard sans hésiter
Navigation, cloud, visioconférence, gaming occasionnel… WireGuard est clairement le plus fluide en 2026.
Pour le streaming (Netflix, Disney+, Prime Video)
WireGuard
C’est le protocole le plus performant pour :
- limiter la latence,
- éviter le buffering,
- maintenir une connexion stable sur de longues sessions.
Pour le P2P et le téléchargement
WireGuard ou OpenVPN (UDP)
WireGuard permet d’excellentes vitesses tout en conservant une bonne sécurité. ProtonVPN propose des serveurs P2P dédiés compatibles avec ces protocoles, ce qui fait une vraie différence à l’usage.
Pour le mobile et les déplacements fréquents
IKEv2 ou WireGuard
Si tu passes souvent du Wi-Fi à la 5G, ces deux protocoles sont les plus stables.
Focus : pourquoi ProtonVPN tire vraiment parti de WireGuard
Tous les VPN ne se valent pas, même avec le même protocole. En 2026, ce qui fait la différence, c’est l’implémentation.
Chez ProtonVPN :
- WireGuard est intégré avec une gestion avancée des clés
- les serveurs sont 100 % contrôlés en interne
- l’infrastructure est pensée pour éviter toute corrélation IP
- la politique no-log est auditée et cohérente avec la juridiction suisse
Résultat : WireGuard n’est pas juste rapide, il est fiable et cohérent avec une vraie stratégie de confidentialité.
Faut-il changer de protocole régulièrement ?
Pas forcément. Dans la majorité des cas :
- WireGuard peut rester ton protocole par défaut,
- OpenVPN sert de solution de secours sur les réseaux restrictifs,
- IKEv2 est utile si tu es souvent en mobilité.
Les meilleurs VPN permettent de changer de protocole en un clic, ce qui reste la meilleure approche.
FAQ – Protocole VPN et usages en 2026
Quel est le meilleur protocole VPN en 2026 ?
Dans la majorité des cas, WireGuard est le meilleur compromis entre vitesse, sécurité et stabilité.
WireGuard est-il vraiment sécurisé ?
Oui, à condition qu’il soit bien implémenté. Chez ProtonVPN, WireGuard bénéficie de protections supplémentaires adaptées aux enjeux de confidentialité.
OpenVPN est-il dépassé ?
Non. Il reste très fiable, surtout dans les environnements contraints, mais il est moins performant que WireGuard.
IKEv2 est-il suffisant pour un usage quotidien ?
Oui, surtout sur mobile. En revanche, pour le streaming ou le P2P, WireGuard est plus adapté.
Peut-on utiliser plusieurs protocoles avec un même VPN ?
Oui. La plupart des VPN premium permettent de basculer entre WireGuard, OpenVPN et IKEv2 selon les besoins.
Cet article original intitulé Le protocole VPN expliqué (WireGuard, OpenVPN, IKEv2) : lequel choisir pour quel usage en 2026 ? a été publié la première sur SysKB.
Pourquoi j’ai quitté Gmail et Google Drive pour des services européens
Pendant longtemps, je n’ai pas vraiment réfléchi à la question. Comme beaucoup, j’utilisais Gmail et Google Drive par facilité. Tout fonctionnait bien, l’écosystème était fluide, les outils efficaces, intégrés partout. Et puis, petit à petit, le contexte a changé. Ou plutôt, j’ai commencé à vraiment le regarder en face.
Entre les tensions géopolitiques, la pression croissante des États-Unis sur les données numériques, et une prise de conscience européenne encore timide mais bien réelle, quelque chose s’est fissuré. Pas un rejet brutal, pas un boycott idéologique, mais un doute persistant. Est-ce vraiment raisonnable de continuer à confier l’intégralité de sa vie numérique à des entreprises soumises à des lois étrangères, parfois incompatibles avec nos propres principes européens ?
Ce déclic, pour moi, s’est matérialisé par une décision très concrète : quitter Gmail et Google Drive pour des services européens. Et notamment ceux proposés par Proton. J’étais déjà utilisateur régulier de ProtonVPN pour protéger ma connexion et accéder à du contenu censuré, mais il fallait aller au bout de la démarche en protégeant mes messages et données personnelles.
Le contexte actuel : une souveraineté numérique sous pression
Depuis quelques années, la question de la souveraineté numérique n’est plus réservée aux experts ou aux cercles politiques. Elle s’invite progressivement dans le débat public, souvent à la faveur de décisions ou de révélations qui rappellent une réalité assez brutale : les données européennes ne sont pas aussi protégées qu’on aimerait le croire.
Les États-Unis disposent d’un arsenal juridique extrêmement puissant pour accéder aux données, y compris celles de citoyens non américains. Le Cloud Act et le Patriot Act permettent, sous certaines conditions, d’exiger d’entreprises américaines l’accès à des données, même lorsque celles-ci sont hébergées hors du territoire américain.
Ce n’est pas de la théorie. Des entreprises comme Microsoft ont reconnu avoir fourni des éléments sensibles aux autorités américaines, y compris des clés de chiffrement Bitlocker dans certains cas. Tout cela se fait dans un cadre légal américain, mais qui entre frontalement en contradiction avec l’esprit du RGPD européen.
Dans le même temps, le retour sur le devant de la scène politique de Donald Trump et le durcissement du discours américain sur la domination technologique rappellent que le numérique est devenu un levier de puissance stratégique. L’Europe, elle, se retrouve coincée entre deux modèles : celui des États-Unis, fondé sur la monétisation massive des données, et celui de la Chine, basé sur le contrôle étatique.
Une prise de conscience européenne encore imparfaite, mais réelle
Il serait faux de dire que l’Europe ne fait rien. Les lignes bougent, lentement, parfois maladroitement, mais elles bougent. On observe une volonté croissante de promouvoir des solutions européennes, notamment dans les administrations, les collectivités et certaines grandes entreprises.
Des projets de cloud souverain émergent, des appels d’offres excluent de plus en plus certains acteurs extra-européens, et le discours politique évolue. On parle enfin de dépendance technologique, de résilience numérique, de protection des données comme d’un enjeu stratégique.
Mais cette prise de conscience institutionnelle reste fragile. Et surtout, elle ne suffit pas si, à titre individuel, nous continuons à utiliser par défaut les services des GAFAM sans jamais remettre nos choix en question. La souveraineté numérique, ce n’est pas uniquement une affaire d’États ou de lois. Elle commence aussi à l’échelle personnelle.
Mon déclic personnel : remettre en question mes usages
Je ne vais pas prétendre que j’ai quitté Gmail et Google Drive du jour au lendemain. Comme beaucoup, j’y étais profondément ancré. Des années d’archives, des dizaines de services connectés, des habitudes bien installées.
Mais à force de lire, de creuser, de travailler sur les sujets tech et business, j’ai fini par me poser une question simple : est-ce que ce confort justifie vraiment de renoncer totalement au contrôle de mes données ?
Je ne parle pas ici de paranoïa ou de secret d’État. Juste de cohérence. Quand on sait que le modèle économique de Google repose en grande partie sur l’exploitation des données, même de manière indirecte, continuer à centraliser ses emails, ses documents et ses fichiers personnels chez un seul acteur américain commence à poser problème.
Le vrai déclic, finalement, a été de réaliser qu’il existait désormais des alternatives crédibles, matures, et surtout européennes. Pas des solutions bricolées ou militantes, mais de véritables services professionnels. C’est comme ça que je me suis tourné vers Proton.

Proton : une approche radicalement différente
Proton n’est pas un acteur né d’un rejet idéologique des GAFAM. C’est une entreprise européenne, fondée par des scientifiques du CERN, avec une philosophie simple : remettre l’utilisateur au centre, et non ses données.
La différence fondamentale avec Google est là. Chez Proton, il n’y a pas de publicité ciblée, pas de profilage marketing, pas de revente de données. Le modèle économique repose sur l’abonnement, pas sur l’exploitation des usages.
Le chiffrement de bout en bout est au cœur de tous les services. Concrètement, cela signifie que même Proton ne peut pas accéder au contenu de vos emails ou de vos fichiers. Ce n’est pas un argument marketing flou, c’est une réalité technique vérifiable.
Quitter Gmail pour ProtonMail : un changement plus simple qu’il n’y paraît
Le passage de Gmail à ProtonMail a été beaucoup moins douloureux que ce que j’imaginais. L’import des emails est relativement fluide, l’interface est moderne, et on retrouve rapidement ses repères.

Évidemment, il y a quelques ajustements. Le moteur de recherche fonctionne différemment à cause du chiffrement, certaines automatisations sont moins poussées qu’avec Google, mais honnêtement, ce sont des concessions mineures au regard des gains en confidentialité. Lorsque l’on vient de Gmail la prise en main est immédiate car ProtonMail s’est largement inspiré de Gmail ce qui est assez malin. On retrouve les dossiers, les labels, les favoris, la mise en attente des messages, … Pour ma part la transition a été très naturelle.
Au quotidien, ProtonMail fait largement le travail. Les performances sont au rendez-vous, la délivrabilité est excellente, et le sentiment de reprendre la main sur ses communications est réel. Pour une fois, on n’a pas l’impression d’être observé en permanence. L’ergonomie est excellente, que vous soyez sur PC ou sur votre smartphone.
J’ai conservé ma boîte Gmail pour tout ce qui est newsletters, publicités, abonnements à des cartes quand on me demande mon mail dans un magasin. Mais tout ce qui est personnel et administratif est désormais basculé sur ProtonMail.
Remplacer Google Drive par Proton Drive : le vrai tournant
C’est probablement sur la partie stockage que le changement a été le plus symbolique. Google Drive est extrêmement pratique, très intégré, et largement adopté. Le quitter demande un peu plus de réflexion.

Proton Drive propose une approche radicalement différente. Tous les fichiers sont chiffrés côté client, ce qui signifie que personne d’autre que vous ne peut y accéder. Pas même Proton.
Pour un usage professionnel ou personnel classique, c’est largement suffisant. Documents, fichiers sensibles, sauvegardes… tout y passe. Là encore, on perd certaines fonctionnalités avancées de collaboration en temps réel, mais on gagne en tranquillité d’esprit.
C’est un arbitrage assumé. Moins de magie, plus de contrôle.
Comme pour Google Drive, vous pouvez profiter de Proton Drive sur ordinateur (Web ou Application) et sur Smartphone.
Dans la mesure ou j’ai pris l’abonnement Proton Unlimited qui regroupe Proton Mail, Proton Drive, Proton VPN, Proton Pass, Proton Calendar, Proton Sheets, Proton Lumo AI, Proton Wallet, Proton Docs, je dispose de 500 Go d’espace global, ce qui est juste parfait pour moi. Et le premier usage que je fais de ProtonDrive sur mon smartphone est de synchroniser toute ma galerie photo, en plus de la sauvegarder sur mon NAS UGREEN.
Un écosystème complet, cohérent et crédible
Ce qui m’a définitivement convaincu, ce n’est pas un service isolé, mais l’écosystème global. Proton ne se limite pas à un email ou à un drive. L’offre inclut aussi un VPN, un gestionnaire de mots de passe, un calendrier et des outils collaboratifs. Je suis un gros utilisateur de VPN et Proton VPN se révèle être aujourd’hui l’une des meilleurs solutions VPN du marché avec un gros focus sur le respect de votre vie privée et la possibilité de faire du téléchargement de Torrent sans restrictions et à très haut débit.
Voici une vue d’ensemble des services proposés dans l’abonnement Proton Unlimited :
| Service | Fonction principale | Valeur ajoutée |
|---|---|---|
| Proton Mail | Messagerie sécurisée | Chiffrement de bout en bout |
| Proton Drive | Stockage cloud de 500 Go | Données inaccessibles aux tiers |
| Proton VPN | Navigation sécurisée | Pas de logs, juridiction européenne |
| Proton Pass | Gestionnaire de mots de passe | Sécurité et simplicité |
| Proton Calendar | Agenda chiffré | Respect de la vie privée |
N’hésitez pas à tester les services de Proton, vous avez 30 jours d’essai ce qui est parfait pour vous familiariser avec les solutions.

La souveraineté numérique commence par des choix individuels
Changer de services numériques ne va pas bouleverser l’équilibre géopolitique mondial. Mais multiplier ces choix, à l’échelle individuelle et collective, envoie un signal clair.
L’Europe ne pourra jamais prétendre à une véritable souveraineté numérique si ses citoyens, ses entreprises et ses administrations continuent à dépendre quasi exclusivement d’acteurs soumis à des lois étrangères. Sans posture anti-américaine, sans rejet caricatural, il est simplement temps de diversifier et de privilégier des solutions alignées avec nos valeurs.
Pour ma part, quitter Gmail et Google Drive a été moins une rupture qu’un réalignement. Un choix pragmatique, réfléchi, et finalement assez naturel.
FAQ – Souveraineté numérique et Proton
Pourquoi quitter Gmail et Google Drive aujourd’hui ?
Parce que ces services dépendent d’entreprises soumises à des lois américaines permettant l’accès aux données, même celles des Européens.
Proton est-il vraiment plus respectueux de la vie privée ?
Oui, Proton repose sur le chiffrement de bout en bout et un modèle économique sans publicité ni exploitation des données.
Est-ce compliqué de migrer depuis Google ?
La migration demande un peu de temps, mais les outils d’import facilitent grandement le processus.
Proton est-il adapté à un usage professionnel ?
Oui, de plus en plus d’indépendants et de PME utilisent Proton pour leurs emails et leur stockage sécurisé.
Les services Proton sont-ils hébergés en Europe ?
Proton est une entreprise européenne, basée en Suisse, hors juridiction américaine, avec des infrastructures conformes aux standards européens.
Cet article original intitulé Pourquoi j’ai quitté Gmail et Google Drive pour des services européens a été publié la première sur SysKB.
Vos données sont déjà en vente… et vous ne vous en rendez même pas compte
Les data brokers, ces intermédiaires invisibles du Web, ont transformé votre vie numérique en produit de consommation courante. Ils collectent, recoupent et monétisent des milliers de détails sur vous : adresse précise, numéros de téléphone, emails secondaires, habitudes d'achat, revenus estimés, présence sur les réseaux, même des inférences sur votre santé ou vos orientations politiques ou sexuelles. Incogni s'attaque à ce rouleau compresseur en demandant, à votre place et en continu, la suppression de ces informations chez plus de 420 courtiers, pour que votre profil cesse enfin d'être un actif coté en bourse.
Le Web aspire vos infos plus vite que vous ne pouvez cliquer sur « refuser »
On pense souvent que les fuites viennent de gros hacks spectaculaires ou sont offertes par nos sites gouvernementaux. Mais la réalité est bien plus banale et implacable. Chaque inscription à un service, chaque programme de fidélité, chaque appli « pratique », chaque extension Chrome boostée à l'IA devient une porte ouverte. Une étude récente d'Incogni sur 442 extensions Chrome alimentées par l'IA montre que 67% d'entre elles collectent des données utilisateur, 41% raflent des infos personnelles identifiables (mots de passe, historique, localisation, communications privées), et un tiers ont un impact de risque élevé en cas de compromission. Des outils comme Grammarly, DeepL ou QuillBot, avec des millions d'utilisateurs, demandent des permissions massives pour injecter du code partout et aspirer votre activité. Tout ça au nom de la « productivité ».
Ces données ne restent pas dans un coffre : elles se déversent chez les brokers, qui les raffinent et les revendent. Résultat : votre adresse exacte apparaît sur des sites de recherche de personnes, votre profil d'achat sert à des pubs invasives ou à des hausses de prix ciblées, et des escrocs utilisent ces détails pour monter des phishings crédibles. Sans intervention, votre empreinte s'alourdit d'année en année, rendant les scams plus efficaces et les usurpations d'identité plus simples à exécuter.
Incogni : l'agent qui harcèle les brokers à votre place
Plutôt que de vous laisser batailler avec des formulaires opt-out incompréhensibles et des réponses en 45 jours maximum (comme l'exige le RGPD), Incogni prend le relais dès l'inscription. Le service scanne les brokers susceptibles de détenir vos infos, envoie des demandes légales de suppression, et relance tous les 60 à 90 jours ceux qui traînent ou rechignent. Un audit Deloitte confirme que cela couvre bien 420+ brokers, avec des relances systématiques et des confirmations de suppression obtenues dans la grande majorité des cas.
Le tableau de bord de l'outil est limpide : gravité de l'exposition par broker, statut des requêtes (confirmée, en attente, refus), et même des suppressions personnalisées sur des sites hors liste standard (genre un vieux forum, un annuaire pro, un résultat Google tenace). Et ça va assez vite, avec une baisse notable des spams ciblés dès la première semaine et des fiches publiques qui s'évaporent progressivement. Si un broker ne coopère pas ? Incogni peut escalader vers les autorités de protection des données.
Pourquoi vos données dans de mauvaises mains vous coûtent cher
Avoir ses infos chez les brokers, c'est non seulement envahir sa boîte mail de pubs sur mesure, mais aussi faciliter les scams. Un appel téléphonique cherchant à vous arnaquer, un faux site de livraison avec votre adresse exacte, un mail d'« urgence bancaire » avec vos vrais détails, ou une usurpation qui passe crème parce que le voleur connaît déjà votre contexte. Les rapports sur les fraudes en ligne montrent que ces attaques exploitent précisément ces données achetées à bas prix.
Incogni brise ce cycle en rendant votre profil moins attractif : moins de détails disponibles, moins de valeur marchande, moins de copies circulant. Les retours d'utilisateurs confirment une réduction des recherches de personnes qui vous listent, des démarchages ciblés qui s'estompent, et une sérénité accrue face aux fuites futures. Le service gère aussi les relances pour que les suppressions tiennent dans le temps, transformant une corvée ponctuelle en maintenance automatique.
Prendre le contrôle : une démarche qui paye sur la durée
Le vrai pouvoir d'Incogni réside dans sa persistance. Contrairement à un ménage manuel qui s'essouffle vite, il continue d'envoyer des demandes, suit les réponses, et ajoute de nouveaux brokers au fil des mises à jour (des dizaines par an). Basé aux Pays-Bas, il respecte scrupuleusement le RGPD et d'autres régimes comme le CCPA, avec une procuration numérique qui vous décharge légalement de tout le process. Son efficacité pour les particuliers comme les pros qui veulent limiter les risques sur des listes clients ou employés n'est pas prise en défaut.
Vos données ne sont pas condamnées à rester en vente éternellement. Des lois vous donnent le droit à l'effacement, et Incogni est l'outil qui passe ses journées à l'exercer pour vous. En 2026, alors que les extensions IA et les brokers s'enhardissent, commencer par nettoyer ce qui traîne est le geste le plus concret pour reprendre les rênes. Moins de données en circulation, c'est moins de spam, moins de scams crédibles, et surtout la fin de cette sensation diffuse d'être constamment observé par des inconnus qui en savent trop long.
Au niveau du prix, ça reste constant. Vous pouvez toujours vous protéger à partir de 77,63€ TTC par année, soit -55% avec le code KORBEN55.
-> Cliquez ici pour reprendre vos données en main ! <-

Urik – Le clavier Android qui ne balance rien sur Internet
Vous avez déjà remarqué à quel point nos claviers Android sont devenus bavards ? Que ce soit Gboard ou SwiftKey , ils ont tous la fâcheuse tendance à vouloir "améliorer l'expérience utilisateur" en envoyant vos habitudes de frappe sur des serveurs distants. Forcément, quand on sait que tout ce qu'on tape, des mots de passe aux messages privés, passe par cette petite interface, ça peut vite donner des sueurs froides niveau vie privée.
Alors c'est exactement pour contrer cette tendance qu'un nouveau projet open source vient de pointer le bout de son nez : Urik .
Pas de télémétrie dans ce clavier, et pour les plus paranos, sachez que le dictionnaire personnalisé et l'apprentissage des mots sont également stockés dans une base de données locale chiffrée avec SQLCipher. Vos frappes restent donc chez vous et nulle part ailleurs. On est dans la même philosophie que FUTO Voice Input , ce qui prouve qu'on peut avoir des outils intelligents sans pour autant sacrifier sa vie privée.
Côté technique, Urik n'est pas un clavier au rabais. Développé en Kotlin, sous licence GPL-3.0, il propose tout ce qu'on attend d'un outil moderne : la saisie par glissement (swipe), le contrôle du curseur via la barre d'espace et le support de dispositions alternatives comme le Dvorak, le Colemak ou le Workman.
Et pour la correction orthographique, il s'appuie sur l'algorithme SymSpell qui tourne lui aussi intégralement sur le téléphone. L'intelligence du truc permet d'ailleurs d'éviter de corriger bêtement les URLs ou les adresses email, ce qui évite pas mal de frustrations au quotidien.
Petite parenthèse, pour ceux qui ont besoin d'outils de protection supplémentaires sur mobile, n'hésitez pas aussi à jeter un œil à Oversec pour chiffrer vos communications.
Urik, de son côté, soigne aussi l'accessibilité avec un support complet de TalkBack et des thèmes à haut contraste conformes aux normes WCAG AA. L'application nécessite au minimum Android 8.0 et bien qu'elle soit encore officiellement en bêta, elle est déjà très stable pour un usage quotidien.
Alors oui, ça demande un petit temps d'adaptation quand on quitte les géants du secteur, mais le gain en sérénité est immédiat. Plus besoin de se demander si votre prochain message va finir dans une base de données publicitaire.
Sachez aussi que le projet est entièrement financé par sa communauté, ce qui garantit une certaine indépendance vis-à-vis des trackers habituels. Bref, si vous cherchez à reprendre le contrôle sur ce que vous saisissez, c'est clairement une alternative à tester d'urgence sur votre smartphone.
A télécharger ici sur le PlayStore !
Merci à Lorenper pour le partage !

Startpage - Le moteur de recherche européen qui respecte VRAIMENT votre vie privée
Avec tout ce qui se passe en ce moment côté souveraineté numérique, je me suis dit qu'il était temps de vous parler d'une alternative à Google que beaucoup ignorent encore. En plus, j'ai passé pas mal de temps dessus ces dernières semaines, histoire de voir si ça tenait la route, alors il est temps de partager ça avec vous.
Startpage, c'est un moteur de recherche basé à Zeist aux Pays-Bas qui existe depuis 2006 et qui a une approche assez radicale : Vous donner les résultats de Google... sans que Google ne sache que vous existez.
Quand vous tapez une recherche sur Startpage, le moteur va interroger Google à votre place, récupérer les résultats, et vous les afficher. Sauf que votre IP, vos cookies, votre historique... Google n'en voit pas la couleur. C'est comme envoyer quelqu'un faire vos courses pour vous ^^.
Et là où ça devient vraiment intéressant dans le contexte actuel, c'est que Startpage est basé aux Pays-Bas. Du coup, il est soumis au RGPD et aux lois européennes sur la protection des données. Et SURTOUT PAS au Cloud Act américain qui permet aux autorités US de demander vos données même si elles sont stockées en Europe. C'est pas rien comme différence...
Bon, je dis pas que c'est parfait non plus hein. Rien ne l'est. Fin 2018, Privacy One Group, une filiale de System1 (société américaine spécialisée dans... la pub), a pris une participation majoritaire dans Startpage. L'annonce n'est tombée qu'en 2019, ce qui a fait tiquer pas mal de monde dans la communauté vie privée. PrivacyTools.io par exemple l'a même retiré de ses recommandations pendant un moment...
Mais depuis, Startpage a publié des clarifications... en fait selon eux, System1 n'a pas accès aux données de recherche, et la société reste opérée depuis les Pays-Bas avec des serveurs européens.
Côté fonctionnalités, y'a un truc que j'adore et que j'utilise quasi systématiquement depuis 3 semaines c'est le mode "Anonymous View". En fait quand vous cliquez sur un résultat de recherche, au lieu d'aller directement sur le site (qui peut alors tracker votre visite), Startpage peut ouvrir la page via un proxy. Le site que vous visitez ne voit alors que l'IP de Startpage et pas la vôtre. C'est un peu comme un proxy intégré pour chaque clic, qui bloque aussi les scripts de fingerprinting.
Pas mal non ?
D'ailleurs, niveau interface, c'est propre et sans fioritures. Y'a pas de doodles tout naze, pas de suggestions de recherche personnalisées, pas de "vous pourriez aussi aimer", pas d'Ads vers des sites frauduleux... Non, c'est comme à l'ancienne avec juste un bon vieux champ de recherche et des résultats. Ça nous change donc des pages d'accueil de Google qui sont devenues de véritables panneaux publicitaires et dans lesquelles on se perd assez vite.
Alors évidemment, y'a quelques inconvénients aussi... D'abord les résultats sont parfois un peu moins "personnalisés" que sur Google. Normal, vu qu'ils n'ont aucune idée de qui vous êtes, ils ne peuvent donc pas vous proposer le resto le plus proche de chez vous. Faudra donc parfois préciser "Paris", "Clermont-Ferrand" ou "France" dans vos recherches locales. J'ai galéré un peu au début avec ça, car on prend vite de mauvaises habitudes (merci la flemme) mais après j'ai découvert qu'on pouvait préciser ça dans les paramètres.
Et puis de temps en temps, Startpage peut avoir des ralentissements... les joies de l'intermédiation. Mais rien de rédhibitoire rassurez-vous !
Comparé à DuckDuckGo qui utilise principalement Bing comme source et qui est américain (bouuuuh, arrêtez de recommander cette bouze ^^), ou à Qwant qui galère un peu côté pertinence , Startpage offre un compromis intéressant. A savoir la qualité Google sans le tracking Google, et le tout hébergé en Europe.
Car oui avec tout ce qui se passe géopolitiquement en ce moment, je pense que c'est bien de changer un peu ses habitudes. Vous devriez essayer... Car entre les discussions sur le Cloud Act, les tensions transatlantiques sur les données personnelles, et les GAFAM américains qui aspirent nos données comme des Dyson sous amphét'... avoir une alternative européenne soumise au RGPD, c'est pas juste une question de principe. C'est une vraie question de souveraineté numérique. Les Pays-Bas, c'est pas parfait (aucun pays l'est), mais au moins c'est une juridiction où la CNIL locale a du mordant.
Maintenant pour l'utiliser, rien de sorcier. Vous allez sur startpage.com et vous pouvez même le configurer comme moteur par défaut dans votre navigateur. Attention par contre, sur certains navigateurs (Safari notamment), c'est un peu planqué dans les préférences. Y'a aussi une extension pour Firefox et Chrome si vous voulez. Et si vous voulez aller plus loin dans la protection de votre vie privée, combinez ça avec une extension qui gère vos cookies .
Et voilà, si vous en avez marre de voir des pubs ultra-ciblées qui semblent lire dans vos pensées, et d'offrir la moindre de vos requêtes aux américains, ce moteur de recherche néerlandais vaut vraiment le coup d'œil.

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Top 6 Applis 2FA 2026 : Le Guide pour Sécuriser vos Comptes
Vous avez sans doute déjà ressenti cette petite sueur froide en recevant une notification de connexion suspecte sur votre compte Google ou Instagram. On se dit toujours que le mot de passe suffit, jusqu’au jour où il fuite dans une base de données obscure. En 2026, compter uniquement sur un mot de passe, c’est un peu comme laisser sa porte d’entrée ouverte avec un simple panneau « merci de ne pas entrer ».
La double authentification (2FA) n’est plus une option pour les technophiles, c’est une nécessité vitale. Mais entre les applications qui ne se synchronisent pas, celles qui verrouillent vos données et les solutions d’entreprise un peu trop rigides, choisir le bon outil devient un casse-tête. J’ai passé pas mal de temps à tester les dernières versions pour SysKB, et je dois dire que le paysage a bien changé cette année. Si vous cherchez la crème de la crème pour protéger vos accès sans y passer trois heures par jour, vous êtes au bon endroit.
Pourquoi Google Authenticator n’est plus dans mon Top ?
C’est souvent la première application à laquelle on pense, mais en 2026, je ne peux plus vous la recommander en toute conscience. Certes, elle est simple, mais elle traîne des casseroles qui ne passent plus.
D’abord, il y a la question de la vie privée. Google Authenticator collecte pas mal de métadonnées qui permettent au géant de Mountain View d’en savoir encore un peu plus sur vos habitudes de connexion. Ensuite, sa synchronisation cloud, bien qu’existante, manque cruellement de transparence sur le chiffrement de bout en bout comparé à des solutions « Zéro Knowledge ». Enfin, l’interface est restée bloquée en 2010 : pas de dossiers, pas de recherche efficace, pas d’icônes… Bref, on fait beaucoup mieux ailleurs pour le même prix (c’est-à-dire gratuit).
Comparatif des 6 meilleures solutions 2FA en 2026
Voici un tableau mis à jour pour comparer les forces en présence, incluant désormais les gestionnaires de mots de passe qui intègrent le 2FA.
| Application | Usage idéal | Open Source | Synchro Cloud | Points forts |
| 2FAS | Grand public / Sécurité | Oui | iCloud / GDrive | Extension navigateur géniale |
| Aegis | Puristes Android | Oui | Manuelle / Cloud | Contrôle total des données |
| Ente Auth | Multi-plateforme | Oui | E2EE (Chiffré) | Desktop & Mobile synchro |
| NordPass | Ergonomie & Business | Non | Cloud Nord | Chiffrement XChaCha20 |
| Microsoft Auth | Écosystème Pro | Non | Compte MS | Notifications Push |
| Bitwarden | Centralisation Totale | Oui | Intégrée | Tout-en-un efficace |
1. 2FAS : Le champion de la simplicité
Si vous voulez une appli qui fait le job sans vous poser de questions, 2FAS est mon premier choix. C’est l’application que j’installe sur le téléphone de mes parents pour être tranquille.
L’interface est super propre. En 2026, leur extension de navigateur est devenue un standard : vous cliquez sur le champ de code sur votre ordi, une notification arrive sur votre téléphone, vous validez, et hop, le code est rempli tout seul. C’est presque aussi fluide que les Passkeys. Comme c’est Open Source, on sait qu’il n’y a pas de loup sous la moquette.
2. NordPass : L’élégance et la robustesse
Vous êtes nombreux à me l’avoir demandé, et c’est vrai qu’il mérite sa place. NordPass ne se contente plus de stocker vos mots de passe ; il est devenu un véritable hub de sécurité puisque l’authentificateur 2FA est carrément intégré à l’offre NordPass Premium.
Ce qui frappe avec NordPass, c’est l’expérience utilisateur. Tout est « lisse ». L’application utilise l’algorithme de chiffrement XChaCha20, considéré comme plus moderne et rapide que l’AES classique. Pour le 2FA, il scanne les QR codes avec une rapidité déconcertante et synchronise tout sur vos appareils via votre compte Nord. C’est une solution propriétaire, certes, mais leur politique de « Zéro Connaissance » est auditée régulièrement, ce qui rassure pas mal.
De plus si vous cherchez un VPN vous savez sans doute que NordPass c’est avant tout NordVPN ! Donc bien évidemment vous avez une formule qui intègre le VPN, le gestionnaire de mot de passe Premium et donc l’authentificateur TOTP (Time-based One-Time Password). C’est un mon sens la formule la plus pertinente pour ceux qui veulent un truc complet et performant. D’ailleurs vous le savez pour ceux qui me connaissent, je suis un utilisateur très actif de NordVPN.
3. Aegis Authenticator : Pour les allergiques au Cloud
Pour ceux qui ne jurent que par Android et qui veulent garder un contrôle total sur leurs « seeds » (les clés secrètes), Aegis reste indétrônable.
Ici, pas de compte à créer obligatoirement. Vous gérez vos sauvegardes vous-même. Si vous voulez exporter vos codes vers un fichier chiffré pour le mettre sur une clé USB, c’est possible. L’application permet de verrouiller l’accès par biométrie et de classer ses codes par catégories. C’est l’outil « power user » par excellence, même s’il demande un poil plus de configuration que les autres.
4. Ente Auth : La fluidité absolue
C’est la petite pépite qui monte. Ente Auth est parfait si vous jonglez entre un iPhone, une tablette Android et un PC sous Windows ou Linux.
Le gros point fort d’Ente, c’est la synchronisation chiffrée de bout en bout (E2EE). Vos codes sont disponibles partout en temps réel. Si vous perdez votre téléphone dans le train, vous vous connectez sur votre PC et vos codes sont là. C’est d’une fiabilité exemplaire et le code est entièrement ouvert, ce qui garantit une sécurité maximale.
5. Microsoft Authenticator : Le roi du bureau
On ne le présente plus, mais il faut admettre que Microsoft a fait du bon boulot, surtout pour le monde pro.
Si vous utilisez Outlook, Teams ou Azure au quotidien, c’est presque un passage obligé. La fonction « Push » est un bonheur : pas de code à copier, juste une notification « Est-ce bien vous ? » à valider. En 2026, l’application est aussi devenue un excellent gestionnaire de Passkeys, préparant doucement la fin des mots de passe traditionnels.
6. Bitwarden : La tour de contrôle Open Source
Bitwarden est le chouchou de la communauté Tech. C’est avant tout un gestionnaire de mots de passe, mais sa fonction 2FA intégrée (pour les membres Premium) est redoutable.
L’avantage ? Quand vous arrivez sur une page de login, Bitwarden remplit votre identifiant, votre mot de passe, et garde le code 2FA prêt dans votre presse-papiers. C’est le niveau zéro de la friction. Attention quand même : mettre tous ses œufs dans le même panier demande d’avoir un mot de passe maître ultra-solide et, si possible, une clé physique (Yubikey) pour protéger votre coffre Bitwarden lui-même.
Qu’est-ce que le 2FA ?
L’authentification à deux facteurs (2FA) renforce la sécurité des comptes en ajoutant une étape de vérification après la saisie du mot de passe.
Cette seconde preuve peut prendre plusieurs formes : un code reçu par SMS, une notification de validation ou, de plus en plus, un code généré par une application d’authentification dédiée.
Si les SMS et notifications ont longtemps été la norme, ils présentent aujourd’hui des limites en matière de sécurité et de fiabilité (dépendance au réseau, risques d’attaques par interception ou duplication de carte SIM).
Les applications d’authentification s’imposent donc comme la solution de référence : elles génèrent des codes temporaires directement sur le smartphone, fonctionnent même hors connexion et reposent sur des standards de sécurité éprouvés.
Plus pratiques au quotidien et nettement plus robustes, elles sont désormais recommandées par la majorité des services en ligne et constituent la méthode 2FA la plus utilisée et la plus sûre.
Mes conseils pour ne jamais rester bloqué dehors
C’est le cauchemar de tout le monde : perdre son téléphone et perdre l’accès à ses comptes. Pour éviter ça, voici mes règles d’or :
- Imprimez vos codes de secours : Chaque site vous donne une liste de codes à usage unique. Mettez-les dans un coffre ou un tiroir, pas sur votre bureau.
- Doublez vos applis : Rien ne vous empêche de scanner le même QR code avec 2FAS et NordPass. Si une appli a un bug, l’autre vous sauve.
- Méfiez-vous du SMS : Si un site vous propose le choix, prenez toujours l’application. Le « SIM swapping » est une réalité en 2026, les pirates peuvent voler votre numéro de mobile à distance.
Installer une de ces applis prend 5 minutes. Récupérer un compte piraté prend des semaines (quand c’est possible). Le calcul est vite fait, non ?
FAQ : Vos questions sur le 2FA en 2026
Puis-je utiliser NordPass gratuitement pour le 2FA ?
NordPass propose une version gratuite, mais pour profiter pleinement de la synchronisation multi-appareils et de certaines fonctions avancées, l’abonnement Premium est souvent nécessaire.
Comment transférer mes codes depuis Google Authenticator ?
C’est devenu facile : Google propose une fonction « Exporter les comptes » qui génère un gros QR code. Vous n’avez qu’à le scanner avec votre nouvelle application (comme 2FAS ou Ente) pour tout importer d’un coup.
Est-ce que Bitwarden est plus sûr que NordPass ?
C’est un débat éternel. Bitwarden est Open Source (transparence), tandis que NordPass mise sur une ergonomie parfaite et un chiffrement très moderne (XChaCha20). Les deux sont d’excellents choix.
Toutes ces applis fonctionnent-elles sans internet ?
Oui ! Les codes TOTP sont générés localement sur votre appareil grâce à une clé secrète et à l’heure de votre téléphone. Pas besoin de 4G ou de Wi-Fi pour obtenir votre code.
Pourquoi Aegis n’existe pas sur iPhone ?
Aegis est un projet spécifiquement développé pour tirer parti des libertés d’Android. Pour les utilisateurs iOS, 2FAS ou Ente Auth sont les meilleures alternatives Open Source.
Cet article original intitulé Top 6 Applis 2FA 2026 : Le Guide pour Sécuriser vos Comptes a été publié la première sur SysKB.