C’est l’une des plus grandes fuites de données de l’histoire britannique. La BBC révèle que la cyberattaque subie par Transport for London (TfL), à savoir les transports en commun à Londres, qui a eu lieu en août-septembre 2024, a compromis les données personnelles d’environ 10 millions de personnes, …
La grotte Chauvet a fêté les trente ans de sa découverte en 2024. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le site est devenu particulièrement prisé et célèbre à travers le monde, abritant les œuvres paléolithiques les plus anciennes et les mieux conservées au monde.
L'autorité américaine de régulation des télécommunications a lancé une vaste consultation auprès du secteur satellitaire sur la réciprocité en matière d'accès aux marchés internationaux. Ces discussions pourraient exacerber les tensions réglementaires entre les États-Unis et l'Europe, le différend portant principalement sur la réglementation des services spatiaux, l'accès aux fréquences radio et les conditions d'octroi des licences d'exploitation. Un document de consultation publié par la Commission fédérale des communications (FCC) invite les représentants du secteur à évaluer la situation sur le marché mondial des services par satellite. Washington souhaite déterminer si les réglementations étrangères entravent les activités des opérateurs américains. L'administration laisse entendre qu'une riposte réglementaire est envisageable. Ce scénario prévoit de restreindre l'accès au marché américain aux opérateurs originaires de pays imposant des réglementations restrictives aux entreprises américaines.
L'un des principaux points de désaccord concerne la réglementation européenne du secteur spatial. Le projet de loi européen vise à créer un cadre commun pour les activités spatiales au sein de l'UE. D'après des représentants d'institutions américaines, la nouvelle réglementation pourrait entraîner des formalités administratives supplémentaires pour les opérateurs non européens. Les documents de l'autorité de régulation soulèvent des inquiétudes quant au système d'autorisation et aux règles d'utilisation du spectre satellitaire au sein de l'UE. L'administration américaine étudie la possibilité que les systèmes satellitaires étrangers soient soumis à une nouvelle procédure d'autorisation dans les États membres de l'Union européenne. Une telle mesure constituerait un changement majeur pour les entreprises déjà présentes sur le marché européen.
Le président de la Commission fédérale des communications (FCC), Brendan Carr, a publiquement critiqué l'approche européenne en matière de réglementation du secteur satellitaire. S'adressant aux médias, il a insisté sur la nécessité d'une concurrence équitable entre les opérateurs des deux côtés de l'Atlantique. Carr a déclaré que les États-Unis pourraient envisager d'exclure les entreprises européennes de certains segments du marché américain si les réglementations restrictives à l'encontre des entreprises américaines étaient maintenues. Les représentants des institutions européennes indiquent que la nouvelle réglementation vise à garantir l'harmonisation des principes de fonctionnement du secteur spatial au sein de l'UE. Selon Henna Virkkunen, responsable de la souveraineté technologique à la Commission européenne, le projet de règlement a pour objectif de garantir des conditions de concurrence équitables.
L'Europe élabore en parallèle une réglementation relative aux infrastructures numériques et de télécommunications. Parmi les changements prévus figure une loi sur les réseaux numériques, qui vise à harmoniser la réglementation applicable aux opérateurs de télécommunications. Cette nouvelle réglementation intervient dans un contexte de développement rapide des services satellitaires. Les technologies de communication spatiale sont de plus en plus intégrées aux réseaux cellulaires et aux appareils mobiles. Le document de consultation mentionne également d'autres pays dont la réglementation suscite des inquiétudes chez les autorités américaines. Le Brésil en fait partie. Selon l'autorité de régulation, les opérateurs étrangers y paient des frais plus élevés pour les licences permettant la communication avec les stations terrestres. Un autre exemple est celui des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Dans nombre d'entre eux, les licences de télécommunications ne sont accordées qu'à des entreprises enregistrées localement. Washington analyse l'impact de telles réglementations sur la concurrence internationale. Les entreprises américaines affirment que les restrictions administratives entravent le développement des services satellitaires mondiaux.
Les consultations intègrent également le point de vue britannique. Selon les données des autorités de régulation, les entreprises britanniques figurent parmi les principaux détenteurs de licences étrangères sur le marché américain. Parallèlement, une part importante du budget de l'Agence spatiale britannique est consacrée à des projets mis en œuvre par l'Agence spatiale européenne. Du point de vue de Washington, cela pourrait se traduire par un accès limité des entreprises américaines à certains contrats spatiaux financés par l'Europe. Le gouvernement britannique s'engage à maintenir une coopération étroite avec les États-Unis dans le domaine spatial. Les responsables du ministère des Sciences et des Technologies soulignent l'importance des efforts conjoints en matière de sécurité, de réglementation et de commerce. (Lire la suite)
Les distributeurs sont convoqués à Bercy pour se justifier sur les hausses de carburant qui atteignent 2 euros le litre. Une flambée qui pourrait avoir des incidences bien au-delà du plein des Français et toucher l'économie en général.
Meta a annoncé réintégrer les chatbots d’intelligence artificielle concurrents, dont ChatGPT, sur WhatsApp en Europe pour les 12 prochains mois, après que la Commission européenne a menacé d’imposer une injonction temporaire dans le cadre d’une enquête antitrust en cours. La politique visée avait été mise en place par …
Le développeur Dan Blanchard a utilisé Claude d'Anthropic pour réécrire intégralement chardet, une bibliothèque Python téléchargée 130 millions de fois par mois, et passer sa licence de LGPL à MIT. L'auteur original conteste, la Free Software Foundation dénonce, et Bruce Perens, père de la définition open source, déclare que « toute l'économie du logiciel est morte ». Carrément.
Cinq jours et un changement de licence
Chardet est un outil qui détecte l'encodage des caractères dans un fichier texte. C'est une bibliothèque Python utilisée un peu partout, avec 130 millions de téléchargements par mois. Son mainteneur, Dan Blanchard, voulait depuis dix ans l'intégrer à la bibliothèque standard de Python, mais la licence LGPL l'en empêchait : elle impose que toute version modifiée reste sous les mêmes termes. Il a donc utilisé Claude d'Anthropic pour réécrire le code en partant d'un dépôt vide, sans accès au code source original.
Résultat : cinq jours de travail, un gain de vitesse de 48x, et un passage à la licence MIT, bien plus permissive. Le plagiat a été analysé par l'outil JPlag, et on y retrouve seulement 1,3% de similarité entre l'ancien et le nouveau code, autant dire rien. Sauf que Mark Pilgrim, le créateur original de chardet, conteste : pour lui, la licence LGPL s'applique quoi qu'il arrive, et une réécriture par IA ne change rien.
Le copyleft à l'épreuve de l'IA
Le problème dépasse en fait chardet. Armin Ronacher, créateur du framework Flask, résume bien la situation : « Le copyleft dépend du copyright et de la friction pour s'imposer. Mais comme le code est ouvert par définition, on peut le réécrire sans difficulté de nos jours. »
Bruce Perens, qui a écrit la définition même de l'open source, va plus loin : « Toute l'économie du développement logiciel est morte, finie, terminée. »
Il raconte aussi avoir construit une plateforme SRE complète en quelques jours avec Claude, un travail qui prenait des mois auparavant. Pour lui, les licences propriétaires comme open source perdent toute pertinence si n'importe quel logiciel peut être recréé par une IA en une semaine.
Un flou juridique total
Parce que oui, du côté du droit, c'est le vide total et la prise en compte du contenu généré par IA est peu appréhendée par les textes juridiques. Ce qui pourrait peut-être même dire que le code produit par Claude n'est peut-être pas protégeable. Et la Free Software Foundation enfonce le clou : « Il n'y a rien de propre dans un LLM qui a ingéré le code qu'on lui demande de réécrire. »
Le nœud du problème, c'est que Claude a été entraîné sur des milliards de lignes de code, dont probablement chardet lui-même. Simon Willison, développeur respecté, admet d'ailleurs que « les arguments des deux côtés sont entièrement crédibles ». On n'est pas rendus.
Ce qui se joue ici en fait, c'est surtout la question de savoir si les licences logicielles ont encore un sens quand une IA peut recréer n'importe quel code en quelques jours. Et la réponse, pour le moment, c'est que personne ne sait.
La justice américaine refuse de se prononcer, les fondations open source dénoncent sans pouvoir empêcher, et les développeurs comme Ronacher haussent les épaules. Et ça ne concerne pas que les développeurs : chaque application sur votre Mac, votre iPhone ou votre navigateur dépend de bibliothèques open source. Si leur modèle économique et juridique s'effondre, on le sentira tous passer.
Une récente étude établit qu'environ 87 % des emails envoyés dans le monde ne sont pas rédigés par des humains, mais proviennent de systèmes automatisés. Notre rapport aux emails a...