Des chercheurs ont identifié au Malawi les preuves les plus anciennes d'un bûcher funéraire in situ pour un adulte, daté de 9 500 ans.Une découverte qui conduit à reconsidérer la complexité sociale et rituelle des communautés de chasseurs-cueilleurs.
Si aujourd’hui on distingue clairement un Homme d’un chimpanzé, il y a 7 millions d’années, la différence entre les deux lignées n’était perceptible que par un critère : la bipédie. Toumaï agite ainsi la communauté scientifique depuis sa découverte en 2001 : est-il un ancêtre des chimpanzés ou...
Après la traditionnelle bûche de Noël, c’est la fameuse galette – briochée ou frangipane – qui s’invite sur les tables de France, ravivant l’éternelle question : qui trouvera la fève ? Mais, dans l’Hexagone, subsiste un irréductible lieu qui résiste à la fève depuis 51 ans : l’Élysée....
Si vous galérez parfois à ouvrir vos bouteilles de vin avec votre tire-bouchon, dites-vous qu'à l'origine, les soldats utilisaient cet outil pour ne pas que leur arme ne leur explose à la courge. Cela vous aidera à relativiser.
Le plus vieil ancêtre de l'humain, soit le plus vieil hominidé ou, pour encore le formuler autrement, le plus vieux bipède, a 7 millions d'années. C'est ce que révèle une nouvelle étude dirigée par l'Université de New York.
Quelques heures avant la capture de Nicolás Maduro par les forces américaines, des parieurs de Polymarket avaient misé gros sur sa chute imminente. Et ils spéculent déjà sur les prochains chocs géopolitiques qui pourraient secouer le monde.
Une étude de l'Université de La Trobe et de Cambridge affirme que « Little Foot », un squelette découvert initialement en 1998 et attribué à l'espèce Australopithecus prometheus, appartiendrait à une nouvelle espèce encore jamais documentée.
Sous la poussière des siècles, certaines œuvres semblent attendre leur heure. À Laodicée, en Turquie, une découverte récente offre un nouveau regard sur le raffinement artistique et la puissance symbolique d’une grande cité de l’Antiquité romaine.
Si les archéologues étudiaient il y a quelques semaines des vestiges néandertaliens dans les Pyrénées espagnoles, c’est désormais une communauté médiévale atypique qui attire l’attention. Pendant plusieurs siècles, des individus ont formé une société troglodyte, percluse de maladies et rongée...
À proximité de l’un des affrontements les plus décisifs du Moyen Âge européen, un objet de guerre presque disparu a récemment été mis au jour. Rarement conservée dans les sols, cette arme médiévale pourrait apporter un éclairage précieux sur les pratiques militaires de l’Europe orientale à la...
De nouvelles trouvailles archéologiques témoignent du mode de vie des Néandertaliens le long de la côte portugaise. Une civilisation beaucoup plus avancée que ce que l'on soupçonnait.
Présents dans nos cellules depuis des dizaines de milliers d’années, les papillomavirus accompagnaient déjà les premiers humains. Une nouvelle étude génétique révèle en effet que des virus liés au cancer circulaient chez Homo sapiens bien avant l’Antiquité.
Quand et comment Homo sapiens a-t-il atteint l’Australie et la Nouvelle-Guinée ? En combinant génétique et archéologie, une nouvelle étude éclaire l’une des plus anciennes migrations maritimes de l’histoire humaine et repousse l’arrivée de nos ancêtres en Sahul jusqu’à 60 000 ans.
Vous vous rappelez de votre PlayStation 2, cette bonne vieille console qui a bercé les années 2000 avec ses GTA, ses Final Fantasy et ses Pro Evolution Soccer ? Et bien figurez-vous que Sony avait sorti à l'époque un kit officiel pour transformer la machine en PC sous Linux. D'abord au Japon en 2001, puis aux États-Unis en 2002. Oui, officiellement, fait par Sony.
C'était complètement dingue quand on y pense !
Le kit PS2 Linux (compatible uniquement avec les modèles "fat" avec baie d'extension) comprenait tout un attirail de ouf : un disque dur IDE de 40 Go, un adaptateur réseau (qui faisait aussi office d'interface IDE), un adaptateur VGA pour brancher la console sur un moniteur compatible (sync-on-green requis), une carte mémoire de 8 Mo (requise mais non incluse), et même un clavier et une souris USB aux couleurs de la PlayStation. Sony avait vraiment mis le paquet sur la qualité de ces périphériques, avec un clavier qui avait un toucher plutôt agréable pour l'époque.
Côté électronique, la PS2 embarquait un processeur MIPS R5900 (le fameux Emotion Engine) et le système tournait sur un kernel Linux 2.2.1 basé sur Kondara MNU/Linux (une distro japonaise dérivée de Red Hat). Par contre, avec seulement 32 Mo de RAM, fallait pas s'attendre à des miracles. Le système incluait quand même l'environnement de bureau Window Maker, un gestionnaire de fenêtres old school mais terriblement classe avec son petit pingouin.
L'installation se faisait via un disque (CD ou DVD selon l'édition) qu'on insérait comme un jeu, et la carte mémoire stockait les fichiers de boot. Ensuite il fallait partitionner le disque dur à la main en suivant la doc, parce que y'avait pas d'assistant automatique. Une fois installé, on pouvait lancer des applications, compiler du code, et même faire tourner des navigateurs comme Mozilla Suite (Firefox étant arrivé plus tard via des ports communautaires).
Le lecteur DVD-ROM n'était pas utilisable sous PS2 Linux (pas de driver), ce qui empêchait de copier des jeux, par contre, rien n'empêchait de développer ses propres programmes. D'ailleurs, le kit était principalement destiné aux développeurs et aux bidouilleurs qui voulaient explorer l'architecture de la console.
Aujourd'hui ces kits sont devenus assez rares et se revendent à prix d'or pour les collectionneurs. Toutefois vous pouvez en trouver un
à un prix raisonnable par exemple ici sur eBay
. Il est vendu par l'éditeur du journal Le Virus Informatique afin de financer le prochain numéro avec cette vente. Y'a même des distributions Linux plus modernes comme
Black Rhino
qui ont été portées sur PS2 par la communauté.
C'était vraiment une autre époque où les constructeurs osaient ce genre d'expérimentations... Une console de jeu grand public qui peut officiellement booter sur Linux, ça n'arriverait plus aujourd'hui et c'est bien dommage je trouve...
Vous connaissez l'histoire de la NES ? Celle du petit robot R.O.B. qui a aidé à ressusciter l'industrie du jeu vidéo américaine en 1985 ? Hé bien la
Video Game History Foundation
vient de sortir un documentaire d'une heure qui raconte tout ce qu'on ne vous a jamais dit sur le lancement de cette console mythique. Et dedans, y'a des révélations qui font mal ^^.
Frank Cifaldi, le fondateur de la VGHF, a passé des années à fouiller cette histoire. Il a rencontré des gens qui étaient chez Nintendo à l'époque, il a déterré des documents que personne n'avait jamais vus, il a même manipulé des prototypes qui n'auraient jamais dû survivre. Et le résultat, c'est cette plongée incroyable dans les coulisses d'un des plus grands paris de l'histoire du gaming.
Alors remontons au printemps 1983... Nintendo négocie avec Atari, le géant de l'époque, pour leur refiler les droits de distribuer la Famicom dans le monde entier. Hé oui, en interne, Atari avait même donné un nom de code au projet : « 3600« . L'idée, c'était d'intégrer la technologie Nintendo dans un boîtier plastique Atari existant. Le deal était quasiment signé, et les deux boîtes s'étaient mises d'accord sur tout : Nintendo fabriquerait les composants, Atari les revendrait sous sa marque. Ils avaient même commencé à convertir des jeux arcade (Millipede, Joust et Stargate) pour le système.
Et puis tout s'est cassé la gueule au CES de 1983. Atari a vu Coleco montrer un prototype de Donkey Kong sur leur ordinateur Adam, et ils ont pété un câble. Ils pensaient que Nintendo les avait doublés en refilant les droits à un concurrent. En réalité, c'était juste un malentendu sur les licences
ColecoVision
, mais le mal était fait. Le président de Nintendo, Hiroshi Yamauchi, a tellement gueulé sur les représentants de Coleco sur le salon que tout le monde s'en souvient encore.
Ça a contribué à torpiller les négociations, et dans le contexte des turbulences internes chez Atari, le deal n'a jamais abouti. Atari, qui évaluait également le système MARIA de GCC en parallèle, s'est finalement concentré sur ce qui deviendra l'Atari 7800. Et Nintendo s'est retrouvé tout seul, obligé de se débrouiller.
Et c'est là que ça devient vraiment intéressant parce que Nintendo of America, c'était une petite boîte de rien du tout à l'époque. Quelques dizaines d'employés dont le boulot principal consistait à importer des bornes d'arcade japonaises. Ils n'avaient aucune idée de comment vendre une console de salon aux États-Unis.
Alors ils ont fait appel à Lance Barr, un designer industriel, pour revoir complètement la Famicom. Et le mec a créé un design qui ressemblait plus à une chaîne hi-fi haut de gamme qu'à une console de jeux. Le prototype s'appelait l'AVS (Advanced Video System). C'était un truc tout en finesse avec des manettes sans fil, un clavier, un magnétophone à cassettes, et une esthétique empilable façon chaîne hi-fi. Les photos de l'époque sont magnifiques, on croirait du design scandinave ^^.
Le prototype AVS de Nintendo, avec son design hi-fi et ses manettes sans fil (
Source
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Sauf que personne n'en voulait. Nintendo a fait des tests consommateurs, et les gamins (et leurs parents) trouvaient le concept de programmation barbant. Ils aimaient bien l'idée des manettes sans fil et de l'empilement des boitiers, mais coder / modifier soi-même ses propres jeux en Basic ? Grosse flemme...
En plus, le marché américain était en plein crash. Les magasins croulaient sous les invendus de jeux Atari bradés, et personne ne voulait entendre parler d'une nouvelle console. Tous les détaillants que Nintendo rencontrait leur disaient la même chose : le jeu vidéo, c'est mort, c'était une mode passagère, passez votre chemin (tiens ça me rappelle quelque chose plus actuel... lol).
Alors Nintendo a tout viré. Plus de manettes sans fil, plus de clavier, plus de magnétophone. Ils ont gardé uniquement le robot R.O.B. comme cheval de Troie. L'idée, c'était de faire croire aux magasins de jouets qu'ils vendaient un robot high-tech, et pas une console de jeux.
Et ça a marché, les amis !!
Une armée de R.O.B., le robot qui a permis à Nintendo d'infiltrer les magasins de jouets (
Source
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Puis en octobre 1985, Nintendo a lancé la NES dans la région de New York avec une garantie de rachat pour les détaillants : si ça ne se vendait pas, ils reprenaient tout. L'équipe a bossé comme des dingues depuis un entrepôt minable du New Jersey, infesté de rats et de serpents. Il y a même eu un ouragan pendant le lancement. Du grand n'importe quoi.
Le présentoir NES chez FAO Schwarz en 1986 (
Source
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Mais le plus fou dans cette histoire, c'est le fameux chip CIC, le « lockout chip » qui empêchait de jouer à des jeux non autorisés par Nintendo. Et devinez d'où venait cette idée ? D'Atari eux-mêmes ! Lors des négociations de 1983, quelqu'un chez Atari avait demandé à Nintendo s'ils pouvaient créer un système technique pour bloquer les cartouches non officielles. Atari se plaignait des jeux pourris que n'importe qui pouvait sortir sur leurs consoles, et ils voulaient reprendre le contrôle.
Nintendo n'avait pas de solution à l'époque, mais ils ont retenu l'idée. Et selon les dépositions du procès Atari vs. Nintendo, le président Yamauchi aurait lui-même reconnu qu'après avoir entendu ce qu'Atari avait dit, Nintendo avait conclu qu'un système de sécurité devait être développé pour vendre des consoles aux États-Unis.
En gros, Atari aurait suggéré le concept qui allait se retourner contre eux. C'est le chip qui les empêchera plus tard de publier librement des jeux sur NES, conçu par Nintendo suite à leur demande initiale. Ironique non ? Et ce système de contrôle est ensuite devenu le modèle pour toutes les consoles qui ont suivi. Aujourd'hui, on trouve normal qu'on ne puisse pas sortir un jeu PlayStation sans l'accord de Sony, mais avant la NES, n'importe qui pouvait fabriquer des cartouches pour n'importe quelle console.
La VGHF a aussi récupéré les jeux qu'Atari avait commandés à Nintendo en 1983. Trois d'entre eux (Millipede, Joust et Stargate) sont d'ailleurs finalement sortis en 1987 via le HAL Laboratory avec un copyright « Atari 1983 » sur l'écran titre. Tant mieux, ça aurait été dommage de ne pas pouvoir y jouer...
Bref, si vous avez une heure devant vous pendant les fêtes, foncez regarder ce documentaire. C'est de la recherche historique de première main, pas du réchauffé de Wikipedia. Et si vous voulez aller plus loin, la VGHF a aussi mis en ligne
un panel avec trois anciens de Nintendo
qui ont vécu le lancement de 1985. Des témoignages de première main qu'on ne retrouvera probablement jamais ailleurs...
Autant l'écrire d'emblée, on était au départ plus que réservé. Deux cent trente euros ? Redites-moi ça. Pour une anthologie des Contemplations, qu'on peut lire intégralement dans des dizaines d'éditions abordables, et des photographies plus ou moins d'époque ? Tout pour déplaire. Cher, chic, (…)
/ Photographie, Histoire, Littérature
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