Ça va mal chez Ubi, c'est dommage que ce soit les employés qui doivent en faire les frais.
Après, sur le fond, leur restructuration, si elle est menée à son terme, n'est pas déconnante : scinder l'activité en plusieurs branches semi-autonomes (l'enjeu est justement de savoir quel niveau d’autonomie elles auront), évitera *peut-être* de retomber dans la situation antérieure avec juste une grosse tête qui décide de tout (la fameuse division créa, au cœur des récents procès pour harcèlement).
Dans ce contexte, l'annulation de jeux était presque inévitable MAIS risque aussi de donner l'impression d'un studio à l'arrêt... Dans la pratique, ce n'est bien sûr pas le cas : quand tu emploies +/- 20K personnes, t'as intérêt à leur filer du taff, sinon tu perds de l'argent.
Et du coup, voyez comme tout se tient, pour rentrer dans ses frais, que fait Ubi ? *Il ne licencie pas en France*[passage corrigé], ils viennent de fermer 1 ou 2 studios hors France... ah ben du coup ça va ?
[N.B. : entendu dans SoJ, j'essaierai de trouver un lien]
EDIT : j'ai lu trop vite, c'est bel et bien mentionné dans l'article :
> l'éditeur, qui confirme la fermeture des studios de Stockholm et d'Halifax, et annonce des restructurations à Abu Dhabi, RedLynx et Massive
Dans un premier temps, je n'ai pas compris leur obsession à faire revenir les gens en présentiel : économiquement parlant, le télétravail, c'est du pain béni pour les patrons, ça diminue les charges fixes.
Alors du coup, j'ai réfléchi et j'ai pensé à deux raisons :
- la première, c'est que tu peux plus facilement mettre sous pression (qui a dit crunch ?) à quelqu'un que tu as sous la main
- la seconde, c'est que celleux qui ne sont pas content, et ça fait du monde, ben ils peuvent partir hein, on les retient pas... Alors oui, Ubi ne licencie pas en France, mais est visiblement en train de faire en sorte qu'un certain nombre d'employés se barrent d'eux-mêmes.
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