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(Municipales 2026) Philippe Baudrin brigue un nouveau mandat sur Maing

3 décembre 2025 à 06:00

Philippe Baudrin : « Je suis un candidat non-inscrit. »

Bien sûr, Philippe Baudrin, comme tous les maires élu en mars 2020, regrette « cet élan cassé, car nous avions renouvelé notre liste à 60%. Néanmoins, il s’est installé une solidarité entre les élus et la population. » Certes, le déroulé municipal a été bouleversé même « si nous avons réalisé 85% de notre programme », précise le candidat/maire. Pour autant, chaque élu a compris dorénavant le sens de la contingence d’une décision municipale ; tout peut arriver, une pandémie, une guerre à nos portes avec un effet domino au coin de la rue, voire une crise politique nationale avec une lisibilité budgétaire pire que le Fog londonien, il faut donc du sang froid et ne prendre rien pour acquis. L’expérience d’une gestion municipale (sans trop de polémiques) sera un atout indéniable pour les sortants au mois de mars 2026 tant l’exercice en cours a été difficile, pour ne pas dire lunaire. En 2025, la gouvernance d’une commune est un métier !

Pour cette campagne à venir, Philippe Baudrin affiche son positionnement politique, car il est adhérent à la FENIN ( Fédération des élus non-inscrits du Nord) lancée sur les fonts baptismaux en juin 2023. Sa liste 27 colistiers + 2 suppléants, déjà bouclée, ne sera pas trop chamboulée avec « 5 ou 6 départs sur les 22 élu(e)s de la majorité », mais il met aussi en exergue son ouverture politique : « Comme maire, je suis trop pauvre pour refuser une bonne initiative quel que soit son auteur(e). »

« La formation d’un(e) élu(e) devrait être contraignante, obligatoire, et systématique », Philippe Baudrin

Comme membre du Bureau de l’association des maires du Nord, il pointe du doigt le manque de préparation d’un nouvel élu face à cette avalanche normative qui l’attend. « La formation d’un(e) élu(e) devrait être contraignante, obligatoire, et systématique. Dès son élection comme maire par le Conseil municipal, la prise de risque est immédiate pour ce dernier. L’AMN (Association des Maires du Nord) propose des formations à cet effet », commente l’édile.

C’est pourquoi Philippe Baudrin revendique l’utilité du travail dans les différentes institutions : « Le boulot dans les instances est très important. Il aide la population de sa commune, mais également ses collègues. Par exemple, j’ai reçu le maire de Crespin afin de monter son dossier pour l’installation de la vidéo surveillance. »

Sur le volet sécuritaire, Maing est une commune située en zone police, mais « il manque des moyen humains avec un parc de véhicules vieillissants sur le Valenciennois. Quand je dois attendre 30 minutes (incident avec les gens du voyage), c’est très long ! »

« La population attend particulièrement cette rénovation du complexe sportif (Aragon) », Philippe Baudrin

Un regard vers l’avenir et un oeil sur le rendu est toujours utile. Dans les tuyaux, la rénovation lourde du complexe sportif Aragon constitue le dossier au dessus de la pile. Ce dernier a été repoussé compte tenu de ces crises en cascade, mais « nous sommes au stade des études. Ce projet, à hauteur de 5 millions d’euros, est porté par Valenciennes Métropole avec pour la commune un reste à charge. La population attend particulièrement cette rénovation du complexe sportif (Aragon) », explique le maire. 

La liste des travaux sur ce bâtiment public est pléthorique, une toiture en amiante à refaire, un système de chauffage obsolète, des fuites d’eau récurrentes…, et par suite une nouvelle isolation intérieure et extérieure avec de la géothermie et des panneaux photovoltaïques (la combinaison des deux est rare). Ensuite, cette rénovation majuscule s’inscrit également dans le respect du fameux et trop méconnu « Décret tertiaire ». « Nous devons impérativement réduire notre consommation énergétique dans les bâtiments publics, d’ici 2030, sous peine de pénalités », précise Philippe Baudrin. 

Mais pas seulement…

Sur cet exercice, l’édile souligne le gros travail sur les voiries, rue Barbusse avec les assainissements, d’autre rues structurantes, mais surtout un chantier au long cours contre les forces de la nature. « Nous avons été déclarés trois fois au titre des catastrophes naturelles (inondations, coulée de boue). On travaille beaucoup pour minimiser les risques, mais je déplore la lenteur administrative sur chaque dossier », indique l’édile. Evidemment, ce n’est pas le premier locataire du fauteuil majoral à se plaindre d’un manque d’agilité en la matière. Pourtant, pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris, on a réussi… à bousculer les contraintes normatives.

Prochainement, Maing aura aussi sa zone d’activité. Certes, elle sera modeste avec une surface de 5,5 hectares. A ce stade, elle a connu un retard suite à des fouilles préventives par l’INRAP Hauts de France, et des découvertes historiques notables. « C’est le prolongement de la Z.A de l’Ecaillon. Les terrains seront à vendre aux entreprises fin 2026. Elle sera très vite pleine ! », ajoute-t-il.

Pour autant, lorsque vous demandez au maire/candidat quel est le dossier le plus marquant, il n’hésite pas une seconde : « C’est l’association Perce-Neige (https://www.perce-neige.org/). Nous avons 40 places dans ce foyer de vie occupationnel, mais je travaille pour six places inclusives. C’est compliqué en terme de financement (Conseil départemental comme financeur) et à tel point que notre maison de retraite (82 lits) a dû accueillir des personnes trisomiques à défaut de places ailleurs. »

Enfin, la commune de Maing accueille le service de délivrance des passeports biométriques et des CNI. « Nous avons réaménagé tout notre espace administratif dans ce cadre. C’est un service à la population », indique le maire même si sur le même registre Philippe Baudrin insiste sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement : « Nous sommes passés de 35 agents en 2020 à 30 en 2025. »

Le programme 2026/2032-2033 est en cours d’élaboration par le candidat et ses colistières/colistiers. 

Daniel Carlier

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Philippe Lambert lance « un défi » aux élections municipales 2026 sur Raismes

2 décembre 2025 à 06:00

Figure reconnue pour son activité syndicale au sein de l’entreprise Transvilles, mais également aux élections cantonales comme suppléant d’Eric Renaud et de Claudine Deroeux sur le canton de l’Amandinois, Philippe Lambert se lance dans la joute municipale contre le maire sortant, Aymeric Robin. 

Philippe Lambert : « Une autre voie(x) est possible… »

Tout en rappelant l’abstention massive sur le Valenciennois, sauf sur Denain, le candidat remet en cause la légitimité de l’édile : « L’heure est aujourd’hui venue de porter, pour Raismes, un engagement différent fondé sur des valeurs plus saines, chères aux Raismoises et aux Raismois : des valeurs d’écoute, d’équité, de parole donnée, de solidarité, de progrès, de transparence, de mérite, d’intégrité, de rigueur, de proximité mais aussi, d’engagement altruiste, de travail et d’abnégation pour mener à bien des idées novatrices, des projets innovants et utiles.  C’est, animés de cette conviction, que mon équipe et moi saisissons aujourd’hui l’opportunité, à l’aube des prochaines élections municipales des 15 et 22 mars 2026, d’exprimer une autre voix (que celle de l’abstention) pour emprunter une autre voie pour Raismes et ses habitants. »

Sous le slogan « une autre voie(x) est possible… » sur Raismes, ledit candidat s’inscrit logiquement dans une candidature avec des valeurs de gauche. L’union de la gauche ne sera donc pas totale sur la collectivité locale de Raismes. 

 Philippe Lambert dans les défis tous azimuts

Comme une anaphore célèbre au second tour la présidentielle 2012, Philippe Lambert cite les enjeux de sa candidature : « Le défi de l’éducation en soutenant et répondant aux besoins exprimés par l’institution scolaire, les équipes pédagogiques et les parents d’élèves, le défi d’un espace public partagé adapté, le défi de la mobilité, le défi de l’accès aux soins pour tous, le défi du développement économique , le défi du logement et de l’habitat digne(équilibre et mixité les logements sociaux, sobriété et l’efficacité énergétique, le défi de la lutte contre tout logement insalubre et indigne, le défi de la rénovation urbaine et de l’amélioration du cadre de vie, le défi de la lutte contre toutes les formes d’incivilités, le défi de la ville durable, le défi de la participation citoyenne en renforçant, le défi d’une ville plus juste et plus solidaire, plus inclusive… »

Pas de doute, sur Raismes comme ailleurs, ce scrutin politique de proximité ne nous laissera pas « sans voie()x ».

Daniel Carlier

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Charles Lemoine part en « Roeulx-conquête » pour un nouveau mandat…

27 novembre 2025 à 04:45

Charles Lemoine : « La population connaît toute l’équipe municipale et pas seulement le maire »

Roeulx, 3820 habitants, est une commune « rurbaine », entre ville et campagne, trop grande pour bénéficier des dispositifs dédiés à la ruralité et trop petite pour jouer dans la cour des grandes collectivités locales. Il faut être donc être prudent et agile pour saisir toutes les opportunités financières pour mener à bien un projet municipal. 

Cette ville, Charles Lemoine la connaît bien : « Je suis né ici, ma femme aussi, et j’y resterai toujours. C’est mon village, ma ville ! » Elu depuis 1989, après 6 mandats, quatre comme adjoint et deux comme maire, l’édile repart, car « j’ai encore envie de travailler pour la ville et ses habitants », commente-t-il.

Comme ancrage local, le candidat s’entoure d’un collectif aguerri et investi dans les projets locaux : « Ma liste (27 colistiers + 2 suppléants) est prête depuis juillet dernier. Il y a 5 départs et 5 arrivées, des habitants déjà très impliqués dans le tissu associatif local. »

« Nous avons réalisé plus que notre programme présenté en 2020 », Charles Lemoine

Bien sûr, l’heure d’un oeil dans le rétroviseur est inévitable. « Au final, nous réalisé plus que notre programme présenté en 2020 », lance le candidat maire : La rénovation lourde de la salle des fêtes, un espace ludique pour les touts petits, un fitness pour les ado et adultes, l’aménagement d’un espace détente pour les enfants (cense aux Momes ferme) à destination des activités périscolaires et centre de loisirs, des voiries comme la rénovation complète de la rue Henri Durre avec enfouissement des réseaux, sans oublier la rénovation complète (voiries et trottoirs) de la cité Roquebrune, le passage en LED de l’éclairage public, l’installation de 17 caméras de vidéo surveillance, et le tout « pour un investissement communal de 6,5 millions d’euros, sans faire un emprunt, et avec un taux de subvention de 55% à travers La Porte du Hainaut, le Département, la Région et l’Etat », souligne l’édile. 

Ensuite, l’habitat est sur Roeulx, comme ailleurs, la première préoccupation des administrés. A cet effet, plusieurs programmes de logements, en partie social, ont été ou sont en cours d’achèvement comme celui ambitieux de « Lucie Aubrac » https://www.va-infos.fr/2024/10/22/roeulx-repond-a-sa-demande-locale-de-logements/

En terme financier, la situation est très saine. « Nous avons juste un remboursement d’emprunt annuel de 30 000 euros. Cela nous laisse de la marge pour un prochain mandat, car nous savons que toutes les communes vont souffrir financièrement », précise-t-il. En effet, la prochaine mouture du Budget de l’Etat 2026, ou d’une loi spéciale, rend extrêmement complexe toute prospective budgétaire. 

Bien sûr, il existe sur cette petite commune des points durs comme le nombre réduit de commerces de proximité. « En plus, nous n’avons que très peu de foncier disponible », explique Charles Lemoine. Ensuite, le marché hebdomadaire n’est plus actif en ce moment, la relance de ce dernier sera un objectif pour la prochaine équipe municipale. D’autres projets sont dans les tuyaux, mais nous le découvrirons plus tard, car « nous sommes en train d’élaborer notre programme 2026/2032 (ou 2033) », ajoute Charles Lemoine.

Et le SIAVED…

Evidemment, il est difficile de dissocier cette casquette communale de la présidence du SIAVED, la plus grosse collectivité publique au sud du département du Nord. «  J’apprends tous les jours au SIAVED dans le mode de gestion, la rencontre d’un réseau de partenaires, etc. C’est une plus-value dans mes fonctions de maire », conclut-il.

Le Paysage politique local

Après une élection avec une liste unique en 2020, Charles Lemoine est tout à fait conscient que « le Rassemblement National a le vent en poupe. C’est la démocratie ! J’ai confiance en notre notre bilan et la population connaît toute l’équipe municipale et pas seulement le maire », conclut-il. Aucun doute, ce duel de premier tour sera très scruté par tous les observateurs. 

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Yves Dusart repart en équipe à la conquête d’un nouveau mandat sur Saint-Saulve

23 novembre 2025 à 08:00

(De gauche à droite, Jean-Marie Dubois, Jeanne Skimani, Yves Dusart, Leïla Lespagnol, et Chrystelle Gosset)

Yves Dusart : « Je pense que nous avons un bilan sur lequel nous pouvons nous appuyer ! »

En propos liminaire, le candidat tient à balayer toutes les informations erronées sur son compte. « Je n’ai jamais eu l’intention de ne pas me (re)présenter à cette élection municipale. Certes, à 50 ans, j’ai fait d’autres choix professionnels, mais il n’a jamais été question de ne pas poursuivre cette mission promise à Mme Gallez. Aujourd’hui, je suis chef d’entreprise et maire. Je reste très attaché, comme toutes les colistières et les colistiers, à Saint-Saulve. »

A 4 mois d’un scrutin municipal assez iconoclaste sur l’ensemble des 35 000 communes françaises, une liste complète est prête à partir en compagne municipale. « Elle est renouvelée à 45% avec des départs volontaires et des arrivées. Toutefois, il n’y a que des retraits volontaires, mais nous ne laisserons personne sur le bord du chemin. Ces derniers seront dans un 2ème cercle pour participer à la vie communale. Ensuite, je n’ai eu aucun refus dans mes contacts », poursuit Yves Dusart.

Bien sûr, ce mandat 2020/2026 restera gravé dans les annales tant une crise a succédé à une autre, la COVID, la Guerre en Ukraine et son corollaire énergétique pour l’Europe, la hausse exponentielle des matériaux et par suite des marchés publics déjà engagés sans oublier le normatif. « L’exercice de la fonction de maire est de plus en plus lourd techniquement, le travail avec l’Etat est compliqué », ajoute-t-il. Petite éclaircie potentielle, le Premier Ministre a proposé au dernier Congrès des maires un DECRET majuscule avec une suppression massive de certaines normes pour les collectivités locales. Sur un malentendu, c’est possible !

Hier sous le slogan « unis et dynamiques, pour l’avenir de notre ville », l’équipe en lice (re)part sous  « Toujours unis et dynamiques, pour l’avenir de notre ville » avec une communication de terrain, les réseaux sociaux Facebook et Instagram, mais « pas encore prévu de local à ce stade. C’est encore de l’argent public dépensé (remboursement si plus de 5% des inscrits) », indique le candidat.

« Nous respectons le triptyque, démographie, finance, et service à la population », Yves Dusart

Evidement, l’oeil dans le rétroviseur par la majorité actuelle, comme celle de l’opposition, est essentiel dans ce débat de proximité. « Nous avions élaboré un plan de bataille en 2020 avec un suivi des projets durant tout ce mandat. A ce stade, je peux vous confirmer que nous avons respecté à 90% celui-ci. Je pense que nous avons un bilan sur lequel nous pouvons nous appuyer ! », déclare Yves Dusart. 

Quelques fils rouges ont émaillé cette conduite de la politique locale, notamment la démocratie participative. Certes, ce n’est pas la seule commune à travailler ce champ important du mieux vivre ensemble, mais les résultats sont tangibles sur Saint-Saulve. Participation citoyenne à des événements locaux, des commémorations, un conseil des seniors, un conseil des jeunes, et des réunions de quartiers récurrentes. Sur ce registre, le parc du Roleur (proche observatoire) a été revisité avec des aménagements pour les enfants et l’organisation « de fêtes populaires. Les habitants ont (re)découverts ce poumon vert à Saint-Saulve », déclare Yves Dusart.

Sur les grands projets, la création de la Halle de centre-ville restera comme le dossier symbolique de l’agilité nécessaire d’une collectivité locale. Prévu plutôt en fin de mandat, cette réalisation a profité d’un déblocage financier d’un partenaire à prendre immédiatement. Là, il faut que les élus en charge, les services techniques, etc., soient assez agiles pour profiter de ce changement de calendrier, chose faite visiblement !

Ensuite, le gros dossier de ce mandat en fin d’exercice est assurément la réalisation en cours du Groupe scolaire du Bas Marais. « Nous espérions une rentrée en septembre 2025, mais nous avons eu un dégât suite à la tempête et fait jouer l’assurance TRC ( Tous risques chantier) à cet effet. Les visites aux parents d’élèves et enseignants ont été très appréciées, mais tout le monde préfère un transfert à la rentrée scolaire 2026 », commente le maire/candidat. 

Plus globalement, la ligne de conduite s’articule sur trois axes indissociables les uns des autres. « Nous respectons le triptyque, démographie, finance, et service à la population. Avec 11 200 habitants en 2025, ne comprenant pas les 700 permanents du futur Centre pénitentiaire, il est indispensable d’accueillir de nouveaux arrivants, car nous diminuons en population compte tenu de la baisse de la démographie. Sans cela, nous passerions d’ici 15 à 20 ans en dessous des 10 000 habitants de manière inéluctable », déclare le maire sortant.

Ensuite, le lien direct avec cette démographie, surveillée comme le lait sur le feu, est évident avec les finances locales sur lesquelles cette collectivité locale a communiqué avec force, sur cette bataille des dotations, tout au long de cet exercice municipal 2020/2026. « Tous les services de Bercy connaissent notre particularité, comme une centaine de communes en France, et nous avons proposé une remise à niveau dans l’attente de la réforme des subventions… C’était pour nous plus 1,2 millions d’euros. Pour autant, nous voyons que dans la proposition du Budget de l’Etat 2026, rien n’est repris ! » En clair, l’adjoint aux finances, Jean-Marie Dubois confirme que « nous ne pourrons pas faire d’emprunts pendant au moins 3 ans ! »

Enfin, sur le soutien à la population où Saint-Saulve, dans la plus pure tradition de Cécile Gallez, la commune propose à ses administrés des services pléthoriques intégrés, une piscine communale, un EPHAD, etc., sans oublier le CCAS d’où « 300 agents publics, car il faut comparer notre effectif à périmètre équivalent ! », ajoute Yves Dusart.

Relation avec Valenciennes Métropole

Evidemment, les relations avec les partenaires financeurs sont essentielles dans la conduite d’une politique locale. Sur ces liens avec le Président de Valenciennes Métropole, Laurent Degallaix, le maire sortant se félicite du soutien de la CAVM sur ce mandat passé. « Nous avons bénéficié de 4,5 millions d’euros sur cet exercice 2020/2026. Ensuite, nous avons déjà des accords (si élection) sur le prochain mandat comme sur le financement des ombrières (à 50%) du parking du Groupe scolaire du Bas Marais (application de la loi ENR https://terresolaire.com/Blog/reglementation-solaire/obligation-ombriere-parking/). Ensuite, le boulevard Jean Jaurès serait pris en charge à 50% par la CAVM dans le cadre d’une rénovation complète de cet axe routier », explique Yves Dusart. 

Sur les propos de la seule liste d’opposition en lice, à ce stade, concernant des relations avancées avec la gouvernance de Valenciennes Métropole. « Laurent Degallaix m’a dit qu’il ne connait pas ces personnes ! », indique Yves Dusart.

« Je suis un pur produit Cécile Gallez », Jean-Marie Dubois

Toujours présent comme colistier sur la nouvelle liste de la majorité sortante, Jean-Marie Dubois (73 ans) incarne la stabilité dans un moment clé pour les finances publiques de cette localité. « En cas d’élection, ce sera mon 9ème mandat. Je suis un pur produit Cécile Gallez. J’ai occupé des postes d’adjoints différents durant ces mandats, et les deux derniers avec Mme Galez comme adjoint aux finances. Yves m’a fait l’honneur de me confier encore cette charge, c’est un gage de confiance.» 

La baisse des dotations à l’endroit de Saint-Saulve est très claire. « Nous sommes passés d’1,3 millions d’euros à 463 000 mille euros. De plus, le projet de PLF 2026 nous taxerait quasiment de la même somme… », explique Jean-Marie Dubois. Pour faire simple, le projet de taxe 2026 sur les collectivités publiques territoriales et locales se construit avec une idée simple, on ponctionne les territoires industriels ; Dunkerque va payer très cher son succès d’attractivité actuel, mais le Hainaut ne sera pas épargné du tout. Tous les observateurs ont du mal à capter l’intérêt dans le cadre d’une relance économique souhaitée, sachant que les collectivités publiques sont les principaux investisseurs, environ à 65%, dans l’aménagement du territoire !

« Je suis arrivée avec la parité »,  Chrystelle Gosset 

Autre élue d’expérience sur la liste à venir, l’élue repart pour une nouvelle aventure locale. En charge de la communication, elle rappelle sa venue sur Saint-Saulve. « Je suis arrivée avec la parité. En cas d’élection, je serai à mon 5ème mandat », souligne Chrystelle Gosset. Elle est actuellement la 2ème adjointe au sein de ce Conseil municipal de Saint-Saulve. 

Un passerelle entre le Conseil des jeunes et…

Parmi les nouveaux visages, vous avez Leïla Lespagnol, 18 ans, étudiante à l’IAE sur Valenciennes (spécialité gestion des Ressources Humaines) et membre du Conseil des Jeunes. « Je suis très attachée à l’écologie ludique. Je souhaite sensibiliser la population et participer à la vie communale », explique-t-elle. Le maire sortant veut souligner par l’exemple « cette passerelle entre la jeunesse et l’engagement pour sa commune. »

Pour Jeanne Skimani, 21 ans, étudiante en licence pro « activité juridique » sur le site des Tertiales au sein de l’Université Polytechnique Hauts de France, elle promeut « l’inclusion, la diversité, un cadre de vie sain pour le mieux vivre ensemble. De plus, il faut veiller aux personnes isolées ! J’avais à coeur de m’engager pour ma ville. »

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Daniel Tison, tête de liste du collectif « Avec vous, réinventons Douchy ! »

21 novembre 2025 à 05:12

Daniel Tison : « Nous avons aussi le Droit de dire que nous avons été trompés »

Sur la forme, l’organisation d’une réunion avec ses colistiers/conférence de presse dans un lieu mise à disposition par une autre collectivité locale pose question. « Il n’y a jamais de salles disponibles sur Douchy. A cet effet, nous avons lancé un référé au Tribunal administratif et le Sous-Préfet de Valenciennes a demandé au maire de laisser des salles accessibles pour les candidats. Visiblement, ce n’est pas encore le cas. C’est une honte d’agir de cette manière », explique Alexandra Pulliat, la 1ère adjointe du conseil municipal de Douchy-les-Mines. 

Sur le fond, la 1ère adjointe indique les deux premières décisions de ce collectif de la société civile. « Nous avons désigné à l’unanimité Daniel Tison comme notre tête de liste et avons choisi comme slogan de campagne : « Avec vous, réinventons Douchy ! »

Dans la foulée, le visage de cette équipe solidaire prend la parole : « Pas de show à l’américaine, ni de musique de Rocky, pour accompagner mon arrivée, seulement de la simplicité, car l’avenir de notre commune est en jeu et ne permet pas de fantaisie. D’ailleurs, méfiez-vous de ce jeune premier adepte de de ce genre de démonstration qui vous promet le bonheur, adouber par le maire sortant, à plonger la ville dans la spirale du déclin. » Voilà pour l’accroche d’entrée sur la candidature de Romain Merville dont le bilan du maire sortant sera un obstacle évident tout au long de cette campagne de proximité. 

Bien sûr, il s’explique sur le départ de huit élus de la majorité municipale avec fracas, car il fallait se dresser « contre une gestion calamiteuse de notre ville, ce qui aboutit aujourd’hui à une déliquescence du service public local…, tout cela accompagné d’une gestion toxique du personnel. Notre priorité sera le dialogue social. » 

Il pique aussi la liste emmenée par Michel Lefebvre, issue d’une autre dissidence de 4 élus communistes, « si certains ont le droit de se tromper, Nous avons aussi le droit de dire que nous avons été trompés https://www.va-infos.fr/2025/04/28/la-mairie-de-douchy-les-mines-en-crise-politique-ouverte-et-manageriale/ » Evidemment, le reproche de l’absence de solidarité avec le maire sortant est un classique du genre, mais elle s’entend peut-être lorsque vous avez un ou deux désistements au sein d’une liste élue, pas en l’espèce. C’est un peu à l’image d’une manifestation contre une réforme, la masse de participants dans la rue donne l’ampleur de la contestation. Seule différence tangible, on ne parle pas de deux chiffres, celui des syndicats et celui des forces de l’ordre, mais d’un seul faisant basculer une majorité municipale dans une minorité municipale…, dramatique en terme de démocratie sur la forme et une gifle sur le fond à la politique publique urbi et orbi de la commune de Douchy-les-Mines. Ce faisant, tous les élu.e.s restés dans la majorité sont comptables à 100% du bilan de Michel Véniat, on ne peut être dedans pour la gouvernance et en dehors pour se présenter à une campagne locale. C’est le boulet que devra trainer Romain Merville comme leader d’une liste, complètement légitime par ailleurs, composée d’anciens élus de la majorité en 2020 et d’autres sympathisants. 

« Nous sommes une alternative à l’extrême droite », Daniel Tison

Enfin, Daniel Tison rappelle son hostilité au Rassemblement National dont chacun sait le potentiel électoral dans le Denaisis. A la question, la division des listes favorise-t-elle l’extrême droite…, Daniel Tison insiste sur son positionnement : « Nous sommes une alternative à l’extrême droite. » Puis, il répond de concert avec Alexandra Pulliat sur ce 1er tour des Municipales 2026 où la division pourrait favoriser l’extrême droite : « Pas du tout, nous n’avons pas à nous sentir coupable. C’est une liste à notre image dans le partage de la démocratie ! Nous ne ferons pas un catalogue de promesses même si nous présenterons notre programme prochainement. »

Qui compose cette liste emmenée par Daniel Tison ?

Là également, Alexandra Pulliat répond tout de go : « Je pense qu’il n’y aucune personne cartée sur cette liste. Moi même, on m’a fait comprendre que je n’étais plus digne du PCF ! C’est une liste de la société civile, avec des valeurs de gauche, qui veut changer Douchy-les-Mines pour les Douchynoises et les Douchynois. Ce collectif est solide et sera finalisée dans les prochains jours. » 

Bien sûr, cette équipe est emmenée par un duo. Tout d’abord, la tête de liste, Daniel Tison dont la carrière embrasse les collectivités publiques depuis 1980. Après un début de carrière à Denain, son appétence pour l’intercommunalité prend forme au SIVOM, puis au SIRDHIM, précédent le SIAVED dont il fut le DGS dans les années difficiles, mais aussi plus prometteuses d’un avenir ambitieux (2000-2020). Durant son discours, il remercie le destin d’avoir placé sur sa route Stanislas Soloch comme Président du SIAVED, puis Charles Lemoine. Il cite en exemple Stanis Soloch « sur le plan humain et sur la manière de gérer une collectivité. En effet, M.Soloch avait inventé à partir de 1977 une nouvelle méthode de gestion qui a transformé Douchy, notamment en donnant la parole aux habitants. »

Pour sa part, Alexandra Pulliat est une enseignante de Français. Très impliquée dans la vie associative locale, elle a été contactée par Michel Lefebvre pour s’engager dans la vie communale. Elue auprès de l’ancien maire, comme déléguée, puis adjointe, durant 18 ans, elle explique sans fards ses contacts récents… : « Oui, l’équipe de Michel Lefebvre m’a contacté pour venir sur leur liste, mais seule ! Il fallait que je me taise pour me donner une place d’adjointe. J’ai refusé immédiatement, car je souhaite que ce collectif de la société civile porte une autre voix face à un dauphin qui véhicule une image négative du maire sortant. »

Voilà, cette semaine fige un peu plus le paysage électoral sur la commune de Douchy-les-Mines avec 4 listes sur la ligne de départ. Bien sûr, le 1er tour sera déterminant, mais la capacité d’alliance, ou pas, sera éclairante pour un second tour explosif, nous le savons déjà tous !

Vous pouvez retrouver l’actualité de cette liste « Avecvousreinvetonsdouchy » sur les réseaux sociaux, Facebook, Instagram et TikTok.

Daniel Carlier

 

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(Municipales 2026) Luce Troadec, Valenciennes Autrement !

15 novembre 2025 à 06:17

Luce Troadec : « Il faut reconstruire la démocratie par la commune »

En marge de cette réunion publique avec les sympathisants, venus en nombre au sein du restaurant l’Intendance, Luce Troadec a répondu à une question sur le tremblement de terre judiciaire, très médiatisé, à l’endroit de Laurent Degallaix et consorts. « Cela répond à mon propos ce soir pour une autre démocratie locale. Laurent Degallaix a déjà été condamné une fois (en plaidé coupable pour l’Affaire V2H), il es présumé innocent. Charge à lui de prouver son innocence. De notre côté, cela ne change en aucune façon notre campagne municipale sur le terrain et notre ligne de conduite. » En filigrane, il n’y a pas de plan B, C, ou D avec ou sans le maire sortant à la tête d’une liste pour cette élection locale iconoclaste assurément. 

En propos liminaire, une candidate ou un candidat au fauteuil majoral ne peut éluder l’ambiance du moment. « Les Françaises et les Français sont dégoûtés de la politique. Ces Municipales sont un test (national). Depuis l’élection en 2020, nous sommes la seule véritable opposition au maire à travers une équipe solide. Oui, nous avons tous la passion de l’action politique au service de la population », poursuit-elle. 

« Un changement de méthode », Luce Troadec

Cette image dégradée des « Politiques » est à repenser globalement. Pour cela, le lien à (re)tisser avec la population suit un chemin évident. « Nous lançons aujourd’hui notre campagne municipale. Oui, nous sommes dans un moment de gravité. C’est pourquoi, il faut un changement de méthode dans la gouvernance locale. En fait, il faut reconstruire la démocratie par la commune », déclare Luce Troadec.

Ensuite, tour à tour, ces compagnons de route depuis six ans, Quentin Omont, la voix écologiste au Conseil municipal et comme seul élu communautaire à Valenciennes Métropole, puis Nathalie Lorette, la nouvelle venue du PCF dans cette union de la gauche avec son appétence pour la culture, et enfin, l’expérimenté José Pressoir dont le souhait est un soutien plus accru aux associations et l’émergence d’un budget participatif, sont venus exprimer leur confiance à Luce Troadec. 

Puis, les premiers nouveaux visages, un moment où cela donne un ton, une dynamique dans une campagne de terrain, car ensemble on va toujours plus loin. Ainsi, vous avez Seray Genc, une médecin au Centre Hospitalier de Valenciennes, Romain Ambert, professeur d’histoire-géographie dans le secondaire, Bénédicte Dupont, assistante parlementaire, versée en droit public, Rémy Sanchez, fonctionnaire du Ministère de la Transition écologique, Pierrick Colpin, éducateur sportif en milieu hospitalier et ex candidat aux législatives 2024 pour le NFP, Julie Lambert, coordonatrice de la stratégie jeunesse et populaire dans une collectivité publique, Marc Lambert, élu syndical, secrétaire régional de Sud rail, et président du club de basket de Valenciennes, et Eric Véron, multiples expériences dans l’économie sociale et solidaire. D’évidence, cet avant goût d’une liste, qui n’aura pas de difficultés à trouver ses colistiers, indique qu’elle n’est pas de gauche en mode chuchotement. Non, elle assume son identité politique, elle n’est pas timide pour revendiquer un programme locale tournée vers des valeurs sociales et écologiques. Au bout du bout, la démocratie politique est encore le meilleur moyen, ou le moins catastrophique, afin de représenter les voix d’une population. Bien sûr, celle qui a voté pour ce collectif et aussi les autres, car chacun a le droit au respect de ses opinions et de ses choix, différents et uniques. C’est sans doute sur ce point, la 1ère rupture avec la gouvernance actuelle.

Cette première soirée, ce mercredi 12 novembre 2025, marque donc le début d’une courte, et longue à la fois, campagne sur le terrain, déjà bien entamée par ailleurs, mais elle imprime aussi un nouveau momentum politique à l’ombre d’un climat national d’instabilité. Pour imager ce moment, le slogan de campagne a été dévoilée. Valenciennes Autrement 2026 – Luce Troadec. C’est simple et efficace, tout est à construire, tout est à prouver sur le terrain ou tout autre support de communication (https://www.valenciennes-autrement.fr/).

Daniel Carlier

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Virginie Melki-Tettini, candidate du PCF sur la commune de Marly

8 novembre 2025 à 11:00

Virginie Melki-Tettini : « Marly au coeur, car chaque Marlysien doit pouvoir compter pour un. »

Tour d’horizon politique… à Marly

Au sein du restaurant « Les Forges » sur Marly, la tête de liste revient sur cette division à gauche, clairement préjudiciable pour le résultat final. « Je ne voulais pas un vote au début au sein de notre section PCF. Je souhaitais que nous avancions dans la campagne et qu’après nous choisissions une tête de Liste. MarieThérèse (Hourez) a souhaité un vote immédiat et la section PCF m’a désigné comme tête de liste », commente-t-elle.

Tout cela aurait pu être la fin de l’histoire, mais l’ancienne 1ère adjointe de Fabien Thiémé a rendu sa carte du parti PCF. Puis, Marie-Thérèse Hourez a choisi de partir avec Christian Chatelain. Enfin, l’ancien maire de Marly, Jérome Leman est revenu dans la danse politique. « Il a quitté le navire au moment (en 2020) où nous avions besoin de lui. Comment voulez-vous faire confiance à un élu avec ce type de comportement ? » Voilà pour le paysage éclaté à gauche. Malgré tout, il faudra pour ces 3 équipes de gauche constituer une liste et cela ne sera pas simple dans aucune des 35 000 communes françaises. 

Ensuite, sur l’échiquier plus à droite, l’édile sortant repart dans la joute locale. Ce n’est plus un mystère. Par contre, le paramètre que l’on n’ignore tous est la candidature, ou non, de l’ancien maire de Marly, Philippe Duée. En effet, la commission électorale a rejeté son inscription sur les listes officielles (pb domicile), mais ce dernier a initié un recours auprès du Tribunal de Valenciennes le 03 novembre 2025. L’autorité de justice doit rendre sa copie avant le 18 novembre 2025. « Nous ne ferons aucun commentaire sur cette candidature, ou pas, dans l’attente de la réponse du Tribunal de Valenciennes », lance Virginie Melki-Tettini.

Une candidate et une équipe très critique de Jean-Noël Verfaillie

Presque comme une constante, toutes les personnes présentes se plaignent du maire sortant. « C’est Fantomas ».. «L’abonné absent ».. « invisible sur le terrain ».. « Impossible d’obtenir un rendez-vous ».. « puant comme durant la cérémonie des voeux 2025 ».. « manque de proximité du maire ».. « manque de respect de la population », voilà pour le florilège sans renter dans le détail du contenu réalisé à ce stade. 

Sandrine Carlier sera colistière, elle habite dans le quartier de la cité des Oiseaux et « je travaille sur Marly aussi comme commerciale. » Très investie dans le monde associatif du football, elle soutient la tête de liste « pour obtenir plus de considérations pour les Marlysiens. »

Adrien Pilniak (35 ans), il travaille au service enfance/jeunesse sur la commune de Wallers Arenberg et habite Route de Préseau. La politique, il connaît un peu, car « mon père est 1er adjoint sur la ville de Guesnain (Douaisis). » Il est colistier, carté PCF.

Enzo Binchi, (62 ans), est proche de la retraite. Il travaille dans le BTP (HD Construction très présent sur le Valenciennois en ce moment). « Je suis technicien de chantier ! Virginie représente Marly et ses valeurs. Je ne suis pas carté, mais je me bats pour ma ville. » Il sera sur la liste de Virginie Melki-Tettini.

Yannick Hourdiaux (46 ans) est une figure connue du paysage politique dans le Valenciennois. « Plus carté, mais je demeure un militant du parti « Pirate » et de tous ses combats », explique-t-il. Il est éco-animateur au sein du SIAVED et réside dans le quartier des Fontinettes. Il sera colistier.

Vincent Porco, (43 ans), est un conducteur de tramway chez Transvilles. « Je suis très investi dans cette commune et notamment comme Président des parents d’élèves du collège Alphonse Terroir. Je franchis une nouvelle étape en soutenant Virginie pour ce scrutin. Chaque voix compte », déclare le colistier. Il habite le quartier du centre-ville.

Sophie Monchicourt (46 ans) est une maman solo. « Je suis un agent territorial, animatrice, sur la ville de Saint-Saulve. Virginie est une personne authentique. Je suis arrivée en 2010 sur Marly où j’ai été accueillie à bras ouvert par Fabien Thiémé. » Cartée PCF, elle sera un soutien indéfectible de Virginie Melki-Tettini.

Jonathan Colignon, 44 ans, travaille en Belgique dans la fonction publique. Ce n’est pas sa première campagne municipale, contrairement à quasi tous les participants du jour, novice en la matière, voire un soutien pour les Législatives 2024. « J’étais sur la liste de Jean-Noël Verfaillie en 2014. J’ai été écarté du parti radical, un passage à l’UDI, mais je pense qu’un grand nombre de colistiers déçus (en 2020) du maire actuel seront sur la liste de Jérome Leman. » Plus carté à ce jour, il sera colistier.

Elodie Thiémé, 41 ans, figurera sur la liste de Virginie Melki-Tettini : « Cela fait 15 ans que je connais Virginie. Elle est dans la suite logique de mon père et véhicule ses valeurs. » Elle habite la quartier du Petit Cavin et bénévole au sein du Secours Populaire. Bien sûr, la présence du patronyme « Thiémé » sur une liste n’est pas neutre. C’est un atout évident.

Laeticia Tettini (47 ans), la soeur de la tête de liste ; c’est la Directrice de campagne et ne sera pas sur la liste. Par contre, elle loue la pugnacité de sa soeur : « Elle ne lâche rien. Je vais l’accompagner durant cette campagne. »

Francis Brouet (74 ans), le doyen de la soirée était un compagnon de route de Fabien Thiéme, « un ami fidèle. Je suis retraité de La Poste. J’ai travaillé 12 ans avec Fabien Thiémé et pour moi, Virginie représente ses valeurs avec surtout un respect de la population. » Cet ancien ne sera pas sur la liste.

Jérome Delille (48 ans) est non carté, mais « a le coeur à gauche. Je suis au syndicat CGT. Je remercie Fabien Thiémé pour la rénovation de la salle du Caillou, et par suite d’un espace d’entraînement pour le tir à l’arc. » Passionné de cette discipline sportive, et en situation de handicap, il fustige le choix du maire « de supprimer les colis aux personnes handicapées ou aux personnes âgées ne pouvant pas se déplacer. Que fait-il sur Marly à part de l’immobilier ? »

Christine Duhamel, 61 ans, sans emploi. « Je suis membre de l’association Val’en Liesse. Je ne suis pas cartée et habite dans le quartier de la Rhônelle. Je serai colistière. »

Sabine Duhamel, 58 ans, est sans profession. Elle habite la route d’Aulnoy : «  Je ne suis pas cartée et je serai sur la liste de Virginie. »

Sarah Philippart réside sur le quartier des Floralies, elle trouve « que le tissu associatif est à l’abandon sur Marly », un soutien de Virginie Melki-Tettini.

Sonia Delille, 48 ans, tance « une ville morte, plus de festivités, plus d’actions pour la jeunesse, il est impossible d’obtenir un RDV avec le maire. » Elle habite le quartier des Floralies, elle ne sait pas à ce stade sont statut, colistière ou soutien. 

Christophe Vandeputte est un retraité d’EDF. Il habite la cité des Oiseaux : « J’étais sur la liste de Jérome Leman. » Carté PCF, il ne sera pas colistier.

Enfin, deux absents excusés, Nathalie Butor Blamont, sur la liste de Fabien Thiémé en 2014 et infirmière, puis Julie Collino, responsable RH.

Bien sûr, pour conclure, la tête de liste, Virginie Melki-Tettini , cartée PCF  à un moment « où nous observions un vieillissement au sein du parti. J’ai franchi ce pas. Je suis une femme engagée, cheffe d’entreprise (crèche) et j’ai adoré mes fonctions auprès de Fabien Thiémé. Nous prendrons le plus de hauteur durant cette campagne municipale. Notre nouvelle gouvernance sera notre marque d’élus de proximité. » A cette occasion,« je rends hommage à son mari et à ma famille pour l’accompagnement durant mon engagement politique. » Plus globalement, c’est un remerciement fort pour les conjoint(e)s de tous les bords politiques, car la vie « politique est brutale. Il faut un soutien compréhensif chez soi. » Bravo à toutes et à tous pour cette force de l’ombre bienveillante !

Voilà une première partie de l’équipe de Virginie Melki-Tettini, la suite de la campagne sera palpitante sur cette commune du Valenciennois. Contact 06 888 675 44/marlyaucoeur@gmail.com

Daniel Carlier

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Pascal Durieux et son équipe chamboulent les Municipales à Valenciennes

5 novembre 2025 à 06:55

Pascal Durieux : « Nous y allons pour gagner ! »

Sur la forme sans le dire publiquement, le choix d’une permanence électorale est particulièrement important dans une élection locale. Celle-ci est choisie très tôt, le 01 novembre, en comparaison des scrutins précédents tous les candidats confondus. Ensuite, le 10 Avenue d’Amsterdam est une des nombreuses cellules vides après une fermeture fracassante d’un artisan/commerçant de proximité à Valenciennes (ex salon de coiffure historique Depret sur la ville centre et St Waast). Dans ce cadre officiel, le local, même petit, était copieusement rempli par une jeunesse et une sagesse des âges, un patchwork des Valenciennois dans leur diversité.

Sur le fond, face à une certaine incrédulité du grand public, Pascal Durieux (62 ans) commence par le début du commencement. « Qui suis-je ? » Il décrit le parcours d’un Valenciennois, né dans l’Athènes du Nord, scolarisé ici, impliqué dans le monde sportif, le PCVA notamment, culturel aussi sans oublier membre du club philatélique, administrateur des anciens combattants des douanes, et musicien « je suis tromboniste. » En clair, très impliqué dans la vie associative du Valenciennois, Pascal Durieux a trouvé en parallèle sa voie professionnelle au sein de cette belle corporation, j’ai nommé les Douanes. « J’ai fini capitaine des douanes sur le Valenciennois en passant des concours. En 2015, face au danger d’une potentielle fermeture du bureau des Douanes à Valenciennes, j’aiconduit un mouvement où mon slogan était simple- Pas de douanes à Valenciennes, trafic autorisé- J’étais responsable d’une brigade canine contre les stupéfiants d’où ma sensibilité vers le monde animal et la drogue, donc la sécurité ! Aujourd’hui, cette unité existe toujours et elle s’est renforcée ! »

Une liste de la société civile

Pas carté politiquement, pas de passif sur une liste électorale précédente ici ou ailleurs, cette virginité en la matière pousse Pascal Durieux a mentionné « une liste de la société civile » même si des visages politiques comme Isabelle Desoil seront présents, mais visiblement pas Christian Peretti comme le précise Thomas Cacheux.

Bien sûr, sa figure est plus connue pour son statut au sein de l’association historique Val’en Liesse depuis 2020. « J’ai démissionné de cette présidence ! », précise de suite le candidat afin d’éviter un mélange des genres. Ensuite, la question qui pique un peu tout le monde. Quel est le point de rupture avec Laurent Degallaix, maire de Valenciennes ? Membre depuis 2016 de l’association Val’en Liesse : « J’ai constaté des dysfonctionnements. Ensuite, après la Covid et les deux élections 2020 (Municipales) et 2021 (Départementale), la volonté du maire de supprimer l’association pour un carnaval clé en main (donc avec un prestataire) s’est accentuée. D’ailleurs, il m’a convoqué pour me demander de mettre dehors des membres de l’association. Je n’ai pas accepté. D’ailleurs, j’ai toujours conservé mon indépendance comme président d’une association. Enfin, le point de rupture se situe le jour de l’inauguration de l’exposition philatélique en 2024 où il m’a demandé de tenir mes troupes ! Enfin, en 2025, certains membres de la majorité municipale m’ont vivement reproché mes propos de soutien face à la fermeture de l’ESAD (https://www.va-infos.fr/2025/06/28/enterrement-geant-de-lesad-propose-par-la-ville-de-valenciennes-et-sa-metropole/) » 

« Une transparence dans les prises de décisions », Pascal Durieux

Sur la gouvernance locale depuis quelques décennies, il loue « Jean-Louis Borloo avec une vision, Dominique Riquet pour l’exécution d’un programme (les Grands Travaux) et son implication culturelle, et Laurent Degallaix qui vit sur les acquis de ces prédécesseurs. Bien sûr, les boulevards sont beaux, mais il n’y a aucune vision pour Valenciennes. On observe un lent délitement de la ville, une dilapidation de son offre culturelle (le Musée des Beaux-Arts cache le reste) et surtout nous voulons réconcilier les citoyens avec les élus et pas seulement pour des photos sur les réseaux sociaux. »

« Valenciennes donne l’impression d’une ville morte », Thomas Cacheux

Membre de l’association AREA, comme Paul de Zorzi, Thomas Cacheux (21 ans) s’exprime au pupitre avec la fougue d’un espoir prochain. « Valenciennes donne l’impression d’une ville morte. Certes, il y a le temps court avec une embellie pour l’image, mais aussi le temps long. Aujourd’hui, il y a une désaffection de notre centre ville, une insécurité dans tous les quartiers ». Les sujets de tension sont pléthoriques, le centre aquatique, le stationnement laissé au privé au 01 janvier 2026…, mais cette équipe reviendra ultérieurement sur ces points durs.

Ensuite, il prône l’étape suivante pour la ville centre, un moment concerté, partagé, avec la population à travers une « éthique, un projet par les Valenciennois, pour les Valenciennois. Nous voulons une transparence dans les prises de décisions. » C’est un peu ce comportement qui a conduit Isabelle Desoil a rejoindre, élue depuis 2014, puis adjointe depuis 2020 jusque 2022 du maire, la liste de Pascal Durieux afin de « retrouver une écoute, un dialogue pour décider ! »

« Un manque de respect institutionnel et envers la femme », Isabelle Desoil

Pour l’élue de l’opposition, la forme constitue déjà un argument fondamental dans son choix de rejoindre la liste de Pascal Durieux. « Il y a un manque de transparence dans la prise décision, elle est dédiée à petit cercle autour de Laurent Degallaix. Il y a de l’autoritarisme, des annexes manquantes comme pour la délibération sur le stationnement, etc. Globalement, il y a un manque de respect institutionnel et envers la femme », explique-t-elle. 

On se rappelle tous l’épisode « Café de Paris », même si au final la Team Brigitte connaîtra une belle réussite, à travers le flou d’un achat d’un fonds de commerce, emplacement, Licence IV, d’une négociation en amont en l’absence de candidatures ou pas, et d’une revente. Tout est dans l’opacité. Ce qui compte dans le voyage n’est pas que la destination pour les administrés, mais aussi l’itinéraire, car tout est flou même dans la réponse du commissaire priseur refusant de mentionner le nombre de candidats aux enchères, et non présents le jour « J ». C’était tellement plus simple une acquisition aux enchères, certes à plus que 50 000 euros remboursant de fait une dette sociale et fiscale évidente, et une installation réussie d’un indépendant de proximité. Cela résume presque la méthode Laurent Degallaix, le catimini permanent pour supprimer le soin à domicile où Natalie Lorette a appris en Conseil d’administration la suppression prochaine des services de soins et d’aides à domicile municipaux. Idem pour la fermeture du collège Eisen connue au hasard de la nouvelle carte scolaire, rebelotte pour l’école d’art publique, la polémique sur les salles de sport en pleine crise de l’énergie, etc.

C’est pourquoi, Isabelle Desoil annonce « une volonté de réouverture des aides à domicile municipale, une meilleure politique sur l’autonomie et l’inclusion,  mais également un renouveau de la dynamique économique locale. Nous sommes à 19% de chômeurs sur Valenciennes contre 7,1% au national (chiffres qui seront contestés). »

« La transition écologique n’est pas un sacrifice, mais une mesure de justice », Paul de Zorzi

Pour Paul de Zorzi, 31 ans, étudiant en science politique après un master sur Valenciennes, l’intelligence collective doit revenir au pouvoir : « Nous avons trois thématiques phares, la transition écologique, la sécurité et la démocratie. L’écologie doit être notre colonne vertébrale, la mobilité, l’éducation populaire, le volet alimentaire, la santé publique… La transition écologique n’est pas un sacrifice, mais une mesure de justice ! » 

Ensuite, sur la sécurité, le choix se porte d’abord « sur une Police Municipale véritablement de proximité. De plus, nous voulons mettre en place un service communal de prévention des violences intrafamiliales », explique-t-il. Bien sûr, le changement en la matière passera par une réflexion de fond sur le sujet. 

Enfin, la démocratie, comme évoquée plus tôt, revisitée dans la pratique, car c’est le comportement, presque autant que le fond, que fustige cette liste d’opposition. Loin est le temps d’un débat de haute volée sur le budget entre Dominique Riquet et Bernard Frimat, arguments écoutés et pertinents d’un banc à l’autre. Maintenant, c’est coupé de micro et une seule intervention sans réponse possible après l’intervention de l’édile, un conseil municipal non filmé avec un compte rendu succinct ! 

« pas des ennemis », Pascal Durieux

Pour conclure sur le paysage politique local avant cette échéance, Pascal Durieux explique que la liste d’union de la gauche gauche comme celle du Rassemblement National « sont des adversaires, pas des ennemis ! »

Très franchement, au XXième siècle, je n’ai pas le souvenir, dans une ville de plus de 10 000 habitants dans le Hainaut, d’une candidature où sa pesée électorale est impossible ! La liste emmenée par Pascal Durieux fera-t-elle moins de 5%, plus de 5%, plus de 10%, plus de 15%, plus de 20%, finira-t-elle en tête ou dernière à l’issue du 1er tour le 15 mars 2026, pas la moindre idée. Pascal Durieux, c’est le facteur X de cette Municipales 2026 sur la ville centre de l’arrondissement du Valenciennois et elle va surtout rebattre les cartes dans les grandes largeurs à l’occasion de cette campagne électorale. C’est pourquoi, la conclusion du candidat est logique : « C’est une candidature chamboule-tout et nous y allons pour gagner ! »

Daniel Carlier

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