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(Municipales 2026) Jérome Leman, une candidature indépendante et ambitieuse sur Marly

7 janvier 2026 à 07:24

Jérome Leman : « Une équipe unie par ses convictions ne se divise pas par calcul ! »

Evidemment, l’entame de ce sujet commence par la fin de l’exercice politique de l’ancien « maire de la Covid » (1er confinement). En effet, après le décès du regretté Fabien Thiémé en décembre 2019, Jérome Leman a pris la suite et la tête d’une liste de la majorité sortante et « félicite encore la mobilisation des équipes de la ville durant cette période (improbable). » Ensuite, il quitte le Conseil municipal de Marly d’où une critique très acerbe des autres candidatures… de gauche ! Revenu comme DGS au sein d’une ville de la MEL, en l’occurrence Faches-Thumesnil, il revendique son attachement a son « mentor, Luc Coppin, et son pragmatisme en terme écologique », ex maire de Fresnes-sur-Escaut dont il était le DGS.

Sur ce retour politique, il le justifie par le non respect du programme de l’édile sortant. « Je ne cours pas après une place, mais si le programme de Jean-Noël Verfaillie avait été respecté à la lettre, je ne serai pas candidat aujourd’hui (nous y reviendrons ci-dessous) », clame Jérome Leman.

Positionnement politique

Carté au Parti Socialiste, Jérome Leman ne part pas avec un logo claqué sur l’affiche, car sa liste « reste ouverte même si je n’ai aucune difficulté à la constituer. 90% de mes colistières et colistiers seront de la société civile, des anciens élu(e)s, et des élu(e)s actuels », déroule le candidat. « Je ne suis pas communiste », ajoute-t-il.

Ensuite, sur le paysage d’une gauche divisée, Jérome Leman s’appuie sur sa colonne vertébrale politique. « Je n’ai pas choisi, malgré les sollicitations multiples, de faire une alliance en 2008, ni en 2020, ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer. D’ailleurs, je pense l’emporter dès le 1er tour, mais quel que soit mon score dans l’éventualité d’un second tour, je ne souhaite aucune alliance. Une équipe unie par ses convictions ne se divise pas par calcul ! », déclare le candidat sans hostilité affichée vis à vis des autres listes de gauche, l’union à gauche ne s’est pas réalisée comme dans des centaines de communes en France (sauf Valenciennes), mais sa cible, l’objet de son courroux, demeure le maire sortant.

Factuellement, son maintien, malgré un appel du pied de Philippe Duée, voire des sbires de Jean Louis Borloo, en 2008 a permis à Fabien Thiémé d’accéder à la fonction de maire de Marly. En 2020, il a également refusé toute alliance, car à ce titre « sur un second tour classique (8 jours après), je ne perdais pas cette élection où j’ai réalisé 41,77% a 1er tour (abstention de 58,45% au 1er tour) », poursuit-il.

D’ailleurs, l’ancien édile compare le moment politique sur Marly 2026 à 2008 : « Jean-Noël Verfaillie est un peu comme Philippe Duée en 2008, il est dans sa tour d’ivoire, coupé du terrain. D’ailleurs, il n’a jamais assuré de permanence pour ses administrés ! »

Un programme de la majorité sortante démonté…

« Son PPI est de façade. Avec Fabien Thiémé, je revendique la signature du NPNRU (110 millions d’euros), mais certainement pas sa modification pour un Groupe scolaire dont l’accessibilité n’est pas pour tous, malgré la qualité de l’équipement. Ensuite, même faisant suite à une demande Fabien Thiémé, la rénovation lourde de l’Avenue Barbusse avec la suppression des places de stationnement n’est pas du tout pertinente. » Il ajoute dans la foulée vouloir, en cas d’élection, revoir la Place Gabriel Péri « en modifiant cette place complètement minérale avec 60 places de parking. »

Cadre de vie avec « trop de suppressions de fonctionnaires avec à la clé une baisse de la qualité de l’entretien des espaces publics. Il y a trop d’externalisation des services de la ville à la population. »

Sur le développement économique, Jérome Leman rappelle qu’il reste des terrains à conquérir, dévolus un temps pour l’installation d’Auchan Marly, mais 20 hectares sont disponibles « et il compte bien travailler avec Valenciennes Métropole sur ce dossier. »

Petite enfance, culture, enfance jeunesse, inclusion, accompagnement des aînés, le candidat reviendra sur ces thématique avec la présentation de sa liste, au sein de son local de campagne, Avenue Henri Durre… !

Et l’incertitude politique demeure… !

En cas d’élection à la fonction de maire de Marly, Jérome Léman se consacrerait à 100% à son mandat de proximité et cesserait de fait son métier de DGS d’une ville de plus de 10 000 habitants. « Je pense pouvoir gérer des services », glisse-t-il avec une pointe d’ironie.

En digression, mais si peu, malgré tous les efforts du maire de Valenciennes, Laurent Degallaix, pour constituer une liste unique face à Jean-Noël Verfaillie, cette tentative avortée dans l’oeuf ne signifie pas que ce scrutin de proximité est écrit d’avance… sur Marly, loin s’en faut !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Bruno Saligot, maire/candidat en cohérence sur Escaudain !

6 janvier 2026 à 06:00

Bruno Saligot : « Apolitique est un moyen de ratisser large, c’est de la démagogie ! »

Elu depuis 1989, 1er adjoint aux finances en 2001 et en 2008, puis maire en 2014, reconduit en 2020, Bruno Saligot, 66 ans en mars 2026, a cogité durant l’année 2025. Bien sûr, il y a déjà un fossé énorme entre la fonction d’adjoint et celle de Premier magistrat, mais tous les maires ont goûté difficilement ce mandat 2020/2026 à la fois corseté entre la Covid, la crise énergétique pour les collectivités locales sans protection tarifaire, la hausse du coût de tous les projets, sans oublier la réduction de la dette publique pour laquelle les communes sont fléchées comme les mauvais élèves de la classe France, injuste sur le fond. Malgré tout cela, Bruno Saligot constate aussi « un dernier mandat transformé avec une extrême lourdeur administrative et de l’autre une population plus exigeante (depuis La Covid), les attentes sont très fortes même si la commune ne peut pas tout, mais je reste au service de la population. Je veux demeurer en cohérence avec la politique locale et les projets lancés pour ce prochain mandat (éventuel), car il y a encore beaucoup de travail. »

Enfin, sur son engagement, il rappelle qu’en 2014, il a fait un choix professionnel fort : « J’ai mis un terme à ma profession pour me consacrer exclusivement à la commune et à l’agglo (vice- présidence en charge du climat à La Porte du Hainaut), et je ne suis toujours pas pensionné. Je rappelle que l’électeur vote pour une liste locale et ses élus communautaires. »

« Se préoccuper des politiques de l’Etat comme de la Sécurité et de l’Education sur son sol, c’est faire de la politique ! », Bruno Saligot

Certes, s’occuper des politiques locales constitue le ferment de ce vote de proximité, mais l’édile est confronté chaque jour aux choix nationaux sur certains sujets régaliens. « Se préoccuper des politiques de l’Etat comme de la Sécurité et de l’Education sur son sol, c’est faire de la politique », commente Bruno Saligot. Vue d’un drone sur les 35 000 communes françaises, lorsque le gouvernent décide de diviser les classes, en zone REP + pour alléger les classes, initiative saluée par tous les maires, l’exécutif laisse à la charge des communes l’aménagement intérieur des écoles. Sur la sécurité du quotidien, lorsque les polices de proximité ont disparu sous Nicolas Sarkozy, l’impact est réel sur une commune, en l’occurrence sur une cité de plus de 9 000 habitants… ! En résumé, lorsque vous êtes candidate ou candidat, maire ou dans l’opposition, vous agissez comme acteur politique ce qui n’est pas à mélanger avec l’adhésion stricto sensu à un parti… Plus sèchement, Bruno Saligot observe que se revendiquer « apolitique est un moyen de ratisser large, c’est de la démagogie ! Je la dénonce. Bien sûr, on peut critiquer une politique locale, mais ne pas répandre des fausses informations. »

« Ceux qui ne veulent pas me voir ne me voient pas », Bruno Saligot

Taxer d’une indisponibilité pour ses administrés, d’un mandat éloigné de ses habitants, il répond tout de go : « Je suis ouvert et accessible, mais je sais déléguer à mes adjoints un sujet de leur compétence. Lorsque cela concerne un problème de travaux, l’adjoint en charge reçoit les Escaudinois, de santé, de sécurité, etc. Ceux qui ne veulent pas me voir ne me voient pas, on trouvera toujours des administrés avec un problème de rendez-vous. Par contre, même en m’adaptant, je note dans le sens contraire que des rendez-vous planifiés avec le maire ne sont pas honorés, il n’y a plus le respect de la fonction. » Sur les autres critiques, il tacle par sa surprise « compte tenu que l’opposition a voté 98 % des délibérations durant le mandat. Evidemment, le travail en commission est très important. L’opposition est présente, ou pas, et le débat a lieu. Nous écoutons tout le monde, mais Mme Mercier voudrait que toutes ses idées soient reprises, mais il faut qu’elle gagne les élections pour cela ! », poursuit-il.

« Nous sommes taillés pour plus de 10 000 habitants », Bruno Saligot

En amont de cette thématique, il ne faut pas balayer d’un trait de plume la densité de la population, car à tout le moins le seuil des 10 000 habitants est une frontière imposante en terme de dotations de l’Etat. Aujourd’hui, Escaudain est recensé à 9 100 habitants « contre 13 000 à l’époque d’USINOR », rappelle le maire. Toutefois, le choix de la majorité municipale, comme des précédentes, a été de maintenir tous les services à la population : « Nous avons une médiathèque, une piscine, 9 écoles, et nous avons maintenu tous les services à la population même si pour l’Etat, nous sommes dans une strate de subventions entre 5 000 à 10 000 habitants. En fait, nous sommes taillés pour plus de 10 000 habitants. »

« Une politique du logement est possible grâce à une bonne maîtrise du foncier… », Bruno Saligot

Pour atteindre ce niveau de population « raisonnée et pas 15 000, nous avons travaillé en amont sur les espaces urbains à vendre. Aujourd’hui, notre politique du logement est possible grâce à une bonne maîtrise du foncier en amont. » Par contre, il tient à préciser que derrière chaque préemption, il y a un projet concret à venir même « pour une simple maison, il y a un dossier comme récemment dans une impasse où nous avons racheté une habitation, détruite cette dernière, et aménagé un parking pour les riverains qui avaient des difficultés de stationnement. »

En fond de toile, ce choix de scruter tout foncier disponible permet à la municipalité d’Escaudain de « faire baisser les prix pour un investisseur. La ville apporte dans la corbeille de la mariée le terrain afin de maîtriser l’atterrissage pour les locataires ou acquéreurs ! », mentionne le maire.

La déclinaison se traduit aujourd’hui avec un rendu de 32 logements (programme le Clos du Terril) à proximité du centre ville « attribués la semaine dernière et 32 autres en mars prochain via le bailleur social Clesence. C’est une belle opération ! »

Ensuite, un programme lourd et ambitieux est dans les tuyaux pour 229 logements « dont la majorité sont des habitations, plus une résidence senior. Les premiers maisons pourraient être livrées fin 2028 », commente le maire.

Comme pour le quartier Schneider, où le dispositif ERBM (Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier) est achevé, mais la partie Lourchoise est en cours, Bruno Saligot martèle « que les dossiers sont trop longs. Heureusement, la Préfecture a validé le passage d’une étude environnementale de 18 mois à 12 mois (avant tout démarrage de chantier). » L’édile profite de l’occasion pour piquer le Gouvernement : « Lorsque vous réduisez le nombre de fonctionnaires, vous allongez les délais d’instructions, d’une mise en oeuvre d’un investissement…, tout est lié. Le temps des travaux est une réalité locale à gérer. »

L’écologie de proximité n’est pas oubliée avec des projets de liaisons douces comme « entre la Médiathèque et le centre-ville (ruelle Gambetta) dont le foncier (vieux garages) a été acquis par l’EPF (Etablissement Public Foncier). Pour une voie douce de qualité, cela représente un coût de 600 000 à 800 000 euros. Toutefois, comme pour un nouveau groupe scolaire, j’attends que les finances soient au rendez-vous. »

Toujours sur cette idée du coup d’après, le maire indique que « nous avons acquis un foncier à côté de la maison médicale et en face. Nous espérons un nouveau bâtiment avec des acteurs pluridisciplinaires. A ce stade, deux nouveaux médecins libéraux, en sus de l’offre existante, et un cardiologique sont venus sur Escaudain dans cette maison de santé. »

Le développement économique comme rebond local…

Vue d’un drone du raccordement à l’autoroute avec l’espace réservé à DATA 4 au nord de ce visuel.

L’édile sortant insiste sur une gestion des finances locales avec prudence. « Il existe 4 moyens de faire rentrer de l’argent public pour une commune, les impôts locaux qui n’ont pas bougé depuis 20 ans, sur notre partie, les dotations de l’Etat en baisse comme celles des autres partenaires comme la région et le département, et l’économie avec l’installation de nouvelles entreprises (taxe foncière, taxe d’aménagement), sans oublier l’agglo (La Porte du Hainaut) et sa politique forte de solidarité pour des communes avec des administrés aux revenus modestes », explique Bruno Saligot.

Par suite et la volonté du maire de ne point solliciter le portefeuille des Escaudinois et Escaudinoises, le développement économique, croisée en l’occurrence avec l’occupation d’une friche industrielle historique, constitue une aubaine pour Escaudain. En effet, l’annonce très médiatique de l’installation d’un Data Center assorti d’un campus, par l’entreprise spécialisée DATA 4, est quasi providentielle pour cette collectivité locale. Face à l’étonnement affiché par Mme Mercier en conseil communautaire, il réplique… « elle n’est pas suivi les conseils communautaires précédents, car l’arrivée de la bretelle de l’autoroute était conditionnée au développement économique de la zone des Soufflantes, comme les Six Mariannes, et les Pierres Blanches sur Denain. » La seule inconnue était de fait le nom de l’heureux élu.

Pour autant, le choix du candidat maintenu dans le plus grand secret par le trio, Aymeric Robin, Ali Benamara, et Bruno Saligot, aurait pu correspondre à une industrie lourde, plus classique. Que nenni, car l’installation d’un grand faiseux français dans l’économie numérique est promu par l’Etat et la région, et par capillarité les autorisations tombent… plus vite !  « Nous voyons déjà RTE travailler sur ce chantier afin de raccorder le réseau électrique. Non, il n’y aura aucune coupure d’électricité, et d’ailleurs DATA 4 vient aussi chez nous, car l’alimentation électrique sera assurée sans problème », déclare le maire/candidat.

Ensuite, ce chantier inclus une qualité environnementale avec notamment 6,5 hectares dédiés à un espace de biodiversité et la création d’un campus, « nous avons encore beaucoup de boulot sur ce dossier. Le volet campus est primordial, car ce dernier pourra assurer la formation continue de tous les salariés dans le numérique au niveau territorial, voire au delà ! Bien sûr, sur les 5 bâtiments prévus, un sera consacré uniquement au stockage des données. »

Enfin, sur ce dossier sensible, le maire réfute les critiques sur le nombre d’emplois in fine. « C’est d’abord 600 emplois et 2 400 au final, sur 3 à 4 ans, directs ou indirects. Je n’ai jamais dit que cela serait  2400 emplois pour les Escaudinoises et Escaudinois. Pour autant, de nouveaux arrivants vont chercher des logements sur Escaudain. C’est pourquoi, nous avons travaillé une offre de logements en amont », ajoute-t-il. Nous observons cette problématique sur Onnaing où le futur complexe du Groupe « Action » génère une demande de logements que la commune ne peut pourvoir à ce stade.

A ce stade, outre la candidature d’une liste emmenée par Catherine Mercier, une 3ème liste serait dans les coulisses, à suivre, car cela changerait le profil de cette élection inévitablement.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Sonia Benbarek, candidate sur Raismes, et de droite et de gauche !

4 janvier 2026 à 18:00

Sonia Benbarek, une histoire humaine près de chez vous !

A l’aulne de cette élection municipale 2026 française ébouriffante, la plus transgressive et impactante sur le quotidien des administrés depuis la sortie de la seconde guerre mondiale, les candidatures se font jour au fil des semaines jusqu’au 26 février (date limite de dépôt d’une liste). Ensuite, quelques paramètres particuliers entourent cette respiration démocratique dans le Hainaut avec notamment une kyrielle de retraits d’une génération d’élu(e)s pour cette élection locale 2026, une colère sourde (Gilets Jaunes) de la population qui n’a pas pu s’exprimer au 1er tour des élections le 15 mars 2020 en lien avec une participation famélique (en cause La Covid), sans oublier deux procès judiciaires pour des élus et candidats putatifs aux élections municipales, un adjoint de Douchy-les-Mines, Eddy Brahma (présumé innocent), le 13 janvier 2026, et le maire de Valenciennes, Laurent Degallaix (présumé innocent), le 19 février 2026.

« Je ne suis plus cartée à l’UDI », Sonia Benbarek

Originaire du célèbre quartier de Wazemmes à Lille,  Sonia Benbarek est arrivée sur le Valenciennois en 1983 où elle a exercé des activités professionnelles diverses, commerce alimentaire, prêt à porter, dans le service, voire ouvrière dans une entreprise du vestimentaire. « J’ai tenu également un proximarché sur Raismes en 97/98 durant trois ans rue Léopold Dusart », précise-t-elle. « Je me sens proche des gens sur cette commune avec leur simplicité et leur franchise », ajoute-t-elle. A la remarque sur ses origines lilloises, elle répond tout de go : « Nous n’avions pas la mine, mais la misère. Je suis orpheline de guerre (39-45), je me suis mariée très jeune et j’ai eu 5 enfants dont un en situation de handicap. »

Son engagement politique, elle le puise chez Jean-Louis Borloo dont le soutien pour « l’intégration de mon fils handicapé au sein du l’Université de Valenciennes a été déterminant. Ensuite, il m’a sollicité en 2011 pour adhérer à l’UDI. » Présent sur la liste de Charles Matéoli en 2014, élue d’opposition au sein du Conseil municipal durant 6 ans, puis elle est tête de liste en 2020, mais n’obtient pas les suffrages suffisants pour siéger après la victoire au 1er tour du maire sortant Aymeric Robin. « Je regrette le taux d’abstention de 58,98% en 2020 », mentionne la candidate.

Pour autant, Sonia Benbarek, aujourd’hui retraitée, a fait son chemin politique comme beaucoup de Françaises et de Français : « Je fais du porte à porte et les habitants ne veulent plus parler de politique du tout. La politique nationale est tellement décevante. » La candidate confirme sur le terrain « un rejet de la politique d’Emmanuel Macron ! D’ailleurs, Je ne suis plus cartée à l’UDI depuis 2025 », comme pour justifier son indépendance vis à vis d’un parti politique.

Estampillée de droite en 2014, elle balaie cet affichage qui ne lui correspond pas : «  Je construis une liste transpartisane, les étiquettes politiques restent à l’entrée » de sa permanence au 264 rue Henri Durre sur Raismes, officiellement investie ce samedi 03 janvier 2026.

« Je veux simplement servir notre ville », Sonia Benbarek

Forte d’une expérience comme conseillère d’opposition (2014-2020), mais surtout d’un suivi de la politique locale, elle est également présidente d’une association intergénérationnelle sur Valenciennes, elle revendique une expérience « des rouages d’une collectivité locale et des besoins des administrés.» A force de battre le pavé, elle comprend mieux « les différentes problématiques. J’ai appris et acquis de la richesse humaine. Moi, je veux simplement servir notre ville », explique-t-elle. Les grandes thématiques du programme de la liste «  pour vous et avec vous » sont dessinées avec un relief sur la sécurité, la mobilité pour tous, la solidarité et les services, et les politiques en faveur du handicap.

Sur la gouvernance locale, elle ne veut pas s’étendre : « Je ne suis pas dans la critique personnelle. Je ne veux pas attaquer le maire ni même tout autre candidat à cette élection locale. »

Plus d’infos sur le programme de Sonia Benbarek www.sonia2026.com, bsonia@gmail.com, et 06 79 25 88 39

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Eric Castelain, le meilleur candidat pour le Rassemblement National sur Saint-Amand-les-Eaux

21 décembre 2025 à 07:00

Eric Castelain: « Nous sommes en phase avec les grands enjeux pour Saint-Amand-les-Eaux »

Evidemment, la candidature d’Eric Castelain, élu depuis 2001 au sein de l’hémicycle local, n’est pas une surprise en soi, mais le rapprochement avec le parti de Marine Le Pen et de Jordan Bardella ne coulait pas de source. Toutefois, sa présence sur la liste de Sébastien Chenu aux dernières régionales, en 2021, constituait déjà un indice. Ensuite, l’accès à la députation, en juin 2024 de Guillaume Florquin, a changé la donne locale, une alliance pertinente était de fait plus cohérente qu’une nouvelle aventure chacun dans son couloir… à droite !

« La liste sera composée de colistières et de colistiers du RN, mais également d’autres partis (de droite), voire de la société civile », précise le candidat. Sur le fond du rapprochement politique, Eric Castelain insiste sur une convergence de vue : « Nous sommes en phase avec les grands enjeux pour Saint-Amand-les-Eaux, sécurité, logement, etc. »

« Eric Castelain a été investi par le Rassemblement National », Guillaume Florquin

Pour le député de la 20ème circonscription « très investi dans l’exercice de son mandat à l’Assemblée nationale », Eric Castelain s’imposait  : « C’est le meilleur choix pour gagner ! Il connaît très bien les dossiers locaux. On travaille ensemble, c’est dans l’esprit d’un rassemblement de tous les patriotes… même de gauche ! »

Sur le paysage politique local, 3 candidatures vont se détacher avec « 3 blocs pour une triangulaire » au 1er tour à minima. La prochaine étape, outre des campagnes de terrain dynamiques dans les semaines à venir, sera la composition des listes in fine. En effet, dans une ville à dimension humaine, la composition de l’équipe donnera plus d’infos sur les potentiels électoraux respectifs. Sur ce point, il ne faut pas se rater et éviter les erreurs de casting… ! Sur sa présence sur la liste, le député mentionne : « Je ne sais pas encore. »

En fait, le seul questionnement réel sur ce prochain scrutin à Saint-Amand-les-Eaux est qui est le favori de cette élection ? En effet, compte tenu des dernières échéances électorales en juin 2024, même sur la cité thermale, tout laisse à penser qu’il faudra que le gagnant renverse la table, rien n’est joué d’avance pour aucun des 3 postulants (connus) au fauteuil majoral. Qui sera le plus percutant, imaginatif, et convaincant, mystère, car la prime au sortant n’existera pas, sauf duel au 1er tour ce qui ne sera pas la configuration amandinoise… Le visage de la politique abimée au niveau national exaspère tellement les administrés que tout est possible. D’évidence, les édiles des deux agglo vont être bousculés sur leur gauche, comme sur leur droite, tout dépend du profil du sortant !

Néanmoins, deux certitudes tout de même sur ce scrutin, le retour à une participation importante, hors 2020, comme de coutume pour une élection très prisée par les françaises et les français. Et surtout sur la ligne de départ à Saint-Amand-les-eaux, il n’y aura pas (à ce stade) de candidat(e)s de la majorité présidentielle d’où l’indécision maximale sur cette commune… !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Pascal Durieux se (ré)affirme comme tête de liste !

16 décembre 2025 à 14:32

En propos liminaire, Pascal Durieux (germanophone) revient du Marché de Noël de la ville de Düren le week-end dernier, la ville allemande jumelée à Valenciennes. « J’ai relancé ce jumelage éteint depuis 10 ans à travers le carnaval de Düren en février 2025. L’association Val en Liesse était invitée à des manifestations en septembre dernier, puis moi à titre personnel au marché de Noël dans le cadre de la réélection du maire de Düren. Nous avons des liens d’amitiés avec l’édile actuel. » Rien n’est anodin dans une campagne municipale… !

« Nous sommes un collectif sans étiquettes, ni de droite, ni de gauche, et sans les extrêmes », Pascal Durieux

A travers les différentes publications de presse, une porosité présumée entre la liste du Rassemblement National et celle en cours de construction de Pascal Durieux pouvait être supposée. Au delà de sa réponse, le profil d’une autorité (en retraite) dans les douanes sur le Valenciennois constitue, sans surprise, un profil bankable pour un parti radical de droite…, presque logique ! A cette supposition, Pascal Durieux tient à répondre sans ambiguïtés : « Oui, j’ai rencontré Tanneguy Adriencense plusieurs fois, notamment aux Folies de Binbin. Ensuite, nous avons pris un café le 31 octobre où ce dernier m’a proposé de figurer sur sa liste (sans place prédéterminée). De même, le sénateur Hochart m’a indiqué que j’avais très peu de chance de réussite, pas d’expérience… Mais pourquoi, si je n’ai aucune chance, me tenir ce discours ? », mentionne Pascal Durieux. Il ajoute : « J’ai refusé un dîner avec le candidat et de venir dans un local de campagne du RN. Nous sommes un collectif sans étiquettes, ni de droite, ni de gauche, et sans les extrêmes. »

« Il n’y a pas deux listes, mais une seule », Pascal Durieux

Ensuite concernant la rupture entre trois membres sur la photo de famille le jour de la déclaration de candidature (Thomas Cacheux, Paul de Zorzi, et  Isabelle Desoil) et lui même, tout s’explique en trois actes.

« A la base, Didier Legrand m’a soutenu et m’a présenté aux membres de l’association AREAH. C’était au retour des vacances d’été », explique Pascal Durieux. Chemin faisant, le lien se construit et une dynamique s’installe, mandataire financier, local de campagne, et candidature officielle. Tout semble glisser vers une campagne de terrain, et sur tous les supports de communication, assez classique sauf que…

Pour autant, peu à peu et au détour d’une charte proposée par Thomas Cacheux et Paul de Zorzi, « deux jeunes très compétents et très dynamiques », souligne Pascal Durieux, le fossé se creuse. En effet, fort d’un programme, très abouti, élaboré par les deux membres de l’association AREAH, la dissension débute autour d’une proposition de charte. « Elle n’a pas été coconstruite. J’avais l’impression qu’il y avait deux listes et pas une seule. Il ne peut y avoir deux listes en une. C’est moi qui m’engage financièrement ! Nous sommes un collectif sans étiquettes, ni de droite, ni de gauche, et sans les extrêmes ! » En clair, Pascal Durieux fustige la méthode plutôt que le contenu de la charte « où nous sommes d’accord. »

Enfin, la rupture est définitive dès lors qu’un ultimatum est assorti à la signature de cette charte proposée par Thomas Cacheux et Paul de Zorzi. Dans la foulée, on connaît la suite, Thomas Cacheux, Paul de Zorzi, et Isabelle Desoil quittent cette liste, voire d’autres colistiers et colistières à déterminer. « L’idée reçue voulant que ces retraits marquent la fin de ma liste est totalement fausse. L’équipe est là, cette équipe est en(re) construction. Je n’ai aucun doute sur le rassemblement d’une liste complète (43/+ 2) dans les délais impartis », commente Pascal Durieux.

« C’est l’entourage (sur la liste) de Pascal Durieux qui pose des questions », Thomas Cacheux

La réponse de Thomas Cacheux sur la genèse de cette discorde est assez simple, la perte de confiance. « Au fil des réunions, il y a eu des changements de position à tel point qu’à la question-que ferions-nous en cas de second tour (si 3ème ou plus) ?-, la réponse n’a pas été un front républicain naturel, mais- je sais pas, mais la décision fera l’objet d’un consensus majoritaire-. » En résumé, l’agrégation de nouveaux membres à l’équipe n’intègre pas les valeurs souhaitées par les membres de l’association AREAH. « Nous n’avons aucun problème avec Pascal Durieux, mais c’est l’entourage (sur la liste) de Pascal Durieux qui pose des questions ! Pascal est trop malléable », assène Thomas Cacheux.

Sur le programme proposé, il dément fermement : « C’était une base de travail. On pouvait le fluidifier, mais surtout, il n’était pas définitif ! »

Voilà, cette histoire commune et éphémère s’achève là, mais dans un calendrier où tout reste possible, car une « réflexion est toujours là. Nous continuons à vouloir être acteur et sûr de notre engagement ! », conclut Thomas Cacheux.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Ludovic Tonneau, candidat sur la commune de Wavrechain-sous-Denain

16 décembre 2025 à 06:00

Ludovic Tonneau : « La jeunesse, les actifs et nos aînés »

48 ans, policier de son état, marié et père de trois enfants, il est engagé politiquement dans le mouvement politique, La France Insoumise, sur Denain. A cet effet,  le candidat sur Wavrechain-sous-Denain précise qu’il respectera son mandat denaisien jusqu’au bout et assistera au dernier conseil de Denain, ce vendredi 19 décembre. Sur cette nouvelle commune d’adoption, le collectif « Donnons ensemble » n’est pas construit autour de cette ligne politique radicale : « C’est une liste citoyenne sans étiquette et ouverte. Il y a différentes tendances au sein de cette équipe, une grande diversité des profils, mais nous restons apolitiques », précise-t-il.

Arrivé sur la commune il y a 18 mois, il veut « redonner vie à ce village autour de trois axes, la jeunesse, les actifs et nos aînés. » Quelques axes forts sont déjà sur la table comme une « cantine scolaire pour les enfants en maternelle. Actuellement, il n’y a pas une offre pour ces enfants, uniquement pour les élèves de l’école élémentaire. C’est une attente forte des parents. Toujours pour les familles, nous souhaitons créer une MAM (Maison d’Assistants Maternels) et une micro-crèche », poursuit Ludovic Tonneau. Concernant la solution trouvée pour cette cantine scolaire, elle sera dévoilée ultérieurement, mais « elle est parfaitement budgétée. »

Après les plus jeunes, l’attention se porte également sur les anciens et les personnes en situation de handicap à travers des propositions « d’un service de livraison de panier de saison. Ensuite, nous avons un marché couvert et nous voulons le relancer. »

Ensuite, le fameux parc communal d’environ 5 hectares demeure un atout vert terriblement envié par les villes voisines. Dans ce denier, une colistière, éducatrice canine professionnelle depuis 30 ans, suggère la création d’un club canin dans celui-ci, un apprentissage pour gérer et comprendre un chien, du sport canin, et un accompagnement personnalisé afin de pouvoir évoluer sans danger avec un chien, éviter les abandons, etc.

Autour de ses colistières et colistiers, Luc Tonneau a voulu passer aussi un message en interne de la collectivité locale : « Nous voulons plus de considérations pour les agents territoriaux, plus d’échanges avec eux. »

A suivre cette candidature au sein de cette commune rurale de Wavrechain-sous-Denain où l’ancien maire, invisible depuis 5 ans, Jean-François Burette, s’est déclaré, Jacques Delcroix, l’édile actuel, n’a pas encore annoncé la sienne, même si la situation devrait s’éclaircir sous peu. Ce scrutin est bien indécis comme dans de nombreuses collectivités locales du Valenciennois.

Daniel Carlier

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Carole Millet-Vézilier prend la tête d’une liste de rupture avec Grégory Lelong sur Condé-sur-l’Escaut

15 décembre 2025 à 07:20

Carole Millet-Vézilier : « Un manque de transparence dans la gouvernance de Grégory Lelong »

Comme souvent, la commune de Condé-sur-l’Escaut nous réserve des pépites électorales, car la vie politique est bouillonnante à l’ombre d’un patrimoine traversé par les siècles. Cette fois, outre deux listes d’opposition, une de gauche assumée, une plus centriste, cette liste dissidente sans étiquette prend une place de choix dans le paysage de cette prochaine élection municipale, sans oublier l’édile sortant candidat officieux… !

Toutefois, une différence est très palpable par rapport à l’édition locale 2020, car la rupture de l’intérieur est bien plus prononcée que pour le précédent scrutin. « Nous l’avions prévenu depuis longtemps, car il y a un manque de transparence dans la gouvernance de Grégory Lelong. Toutefois, nous avons tenu à rester jusqu’au bout de notre mandat », explique la 2ère adjointe, ex délégation à l’Etat civil, au cimetière et à la proximité. Comme à chaque fois, il existe un déclic avant la rupture et la verticalité à outrance a achevé de fissurer cette majorité municipale en mode puzzle.

Ainsi, 3 adjointes et 4 conseillers délégué(e)s ont perdu leur délégation et rejoignent la liste dissidente emmenée par Carole Millet-Vézilier. Il s’agit de Karine Belot, 6ème adjointe, ex chargée de la cohésion sociale, Céline Demonchaux, 8ème adjointe, ex chargée des politiques éducatives et sportives, Joëlle Gau, conseillère, ex déléguée aux finances, Bruno Biadala, conseiller, ex délégué au sport de proximité, Céline Despriet, ex déléguée à la petite enfance, et Xavier Lafon, ex délégué aux ainés. C’est une purge ni plus, ni moins, et un départ collectif « sans états d’âmes. »

« On écoute tout le monde, mais on ne travaille pas avec tout le monde », Carole Millet-Vézilier

Local de campagne

Carole Millet-Vézilier est une condéenne dont la famille transpire l’histoire de cette localité, un grand-père mineur à la fosse Ledoux, une Grand-mère institutrice à l’école du Cocq. « Je suis une enfant de Condé, à l’école et aujourd’hui enseignante », mentionne la candidate dans ce local de campagne « authentique », un ancien café idéalement placé sur la Place verte fermé en 2020. Elle souligne avec force son voeux de « réaliser une campagne digne, au contact des habitant(e)s avec nos valeurs et nos convictions. » Elle observe déjà 3 vidéos de l’édile assez polémiques, elle ne veut visiblement répondre à ce genre de communication.

Bien sûr, l’expérience du mandat permet à cette liste venue de l’intérieur de pointer du doigt les problèmes. « on connaît les dysfonctionnements internes. Nous avons de l’expérience. D’ailleurs, à titre personnel, j’ai suivi un grand nombre de formations pour les élu(es) », commente Carole Millet-Vézilier.

Un programme s’esquisse autour de son équipe avec en fer de lance des réflexions sur les espaces verts, Chabaud-Latour et la forêt de Bonsecours, le fluvial avec toutes les questionnements sur la voie d’eau, le patrimoine évidemment, sans oublier l’humain, les commerces, la sécurité, la vie locale, en fait « une approche globale sans oublier personne. »

Ex membre de l’UDI, Carole Millet-Vézilier insiste sur l’ouverture de cette liste : « On écoute tout le monde, mais on ne travaille pas avec tout le monde. » Une façon de mettre en exergue que les bonnes idées viennent de partout, les problématiques sont écoutées, mais les solutions resteront en cohérence avec certaines valeurs partagées par les membres de cette liste.

Logo de campagne

La tête de liste n’a aucune crainte sur la composition (complète) de celle-ci (29 +2), baptisée « Tous pour Condé », elle compte présenter ultérieurement le programme de l’équipe, mais surtout aller vers les Condéennes et les Condéens. Elle conclut cette présentation magistrale, sans ambiguïtés, sur un fait politique de proximité : « Il n’y a jamais eu une femme maire de Condé-sur-l’Escaut (et peut-être une tête de liste femme) et pourquoi pas ! »

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Tanneguy Adriencense : « La priorité des Français et des Valenciennois est la sécurité »

13 décembre 2025 à 08:07

Sébastien Chenu : « C’est la bunkérisation du pouvoir, Laurent Degallaix a perdu la capacité de comprendre les attentes des Valenciennois ! »

Avant de rentrer dans le vif de cette présentation, prenons un peu de recul sur un état des lieux des candidatures aux Municipales 2026 sur la ville centre du Valenciennois. Tout d’abord, vous avez Laurent Lasselin, car vous n’avez pas de petit candidat en démocratie, inéligible suite à une faute administrative de sa part durant l’élection législative 2024, un maire sortant officieusement en lice dont la candidature est aussi suspendue à une décision de justice (procès 19 février 2026), une liste de la société civile, Pascale Durieux, dont 3 initiateurs ont claqué la porte, une union de la gauche presque rafraîchissante tant elle est émiettée au national comme dans les autres communes du Valenciennois, et maintenant celle du Rassemblement National à travers un nouveau visage politique sur ce territoire Tanneguy Adriencense. Nous sommes loin du chamboule-tout de 1989 ! Par contre, l’électrice comme l’électeur est en quête d’une boussole, car on cherche le Nord… sur Valenciennes !

En propos liminaire, Sébastien Chenu présente le candidat adoubé par les instances du parti politique « sur une ville importante. » L’homme politique déroule sa vision de l’ambiance bien particulière qui s’installe sur la ville centre du Hainaut : « Notre score est en évolution constante sur Valenciennes. J’ai beaucoup de respect pour Jean-Louis Borloo et Valenciennes a connu une spirale ascendante avec lui. Aujourd’hui, le maire actuel est dans une spirale descendante. Tous les clignotants sont au rouge, c’est la bunkerisation du pouvoir, Laurent Degallaix a perdu la capacité de comprendre les attentes des Valenciennois ! On y va pour gagner sur Valenciennes dans le cadre d’un second tour contre Laurent Degallaix (ou la majorité). »

Laurence Bara, passée tout près d’un exploit sur la 21ème en 2024, met en exergue les problématiques de sécurité : « Chaque jour, vous avez un problème de sécurité sur Valenciennes. Il y a également des soucis avec le commerce de proximité. Certes, la ville a remis une heure gratuite (le 31 mars 2025), mais cela fait des mois que les gens ne veulent plus venir à Valenciennes. »

Tanneguy Adriencense, pas un novice politique

Dés son plus jeune âge, Tanneguy Adriencense était sensible « à la fougue de Nicolas Sarkozy ». Ensuite, il commence sa carrière politique sous les couleurs de « Reconquête », aux législatives en juin 2022, puis rallie en septembre 2022 le Rassemblement National. Ensuite, il participe activement à la campagne sénatoriale en faveur de Joshua Hochart. Suite à l’élection du sénateur du RN, il devient logiquement son attaché parlementaire. Bien sûr, cette fonction lui confère un regard acéré sur les Grands électeurs et une approche assez fine des problématiques des collectivités locales : « Je ne veux plus être spectateur, mais acteur ! »

Justement, Tanneguy Adriencense, 23 ans, est originaire de l’Amandinois, il connaît bien Valenciennes. « C’était la grande ville, j’ai beaucoup d’amis ici. J’y habite depuis deux ans. Mon père travaille au sein de la Police Nationale à Valenciennes », explique le candidat.

Bien sûr, il évoque la sécurité comme première thématique à aborder en cas de succès. « Je ne dis pas que rien n’a été fait, mais les délits se multiplient dans le quartier de la Gare SNCF, rue Vieille Poissonnerie, voire même devant Rubika très récemment. Il faut faire plus. La priorité des Français et des Valenciennois est la sécurité ! D’ailleurs, on voit dans le Budget primitif, elle n’est pas assez financée. Nous devons essayer toute la panoplie existante, en la matière, voire les initiatives dans les autres villes », poursuit-il.

Evidemment, il n’est pas évident de balayer tous les sujets d’un programme durant une conférence de presse, mais le candidat a essayé de synthétiser les autres grands axes.

« Un conseil municipal en moins d’une heure, cela pose des questions », Tanneguy Adriencense

Le sujet de la démocratie participative est (malheureusement) existant sur Valenciennes. Pas le cas, loin s’en faut, sous Jean-Louis Borloo, ni Dominique Riquet, mais sous Laurent Degallaix dont tout le monde se souvient de sa sortie en mai 2020, quasi mythique, à l’endroit de la liste « Valenciennes Verte Solidaire ». En effet, cette dernière avait eu l’outrecuidance de faire un recours administratif contre les comptes de campagne du maire élu au 1er tour le 15 mars 2020, d’une banalité démocratique infinie. En réponse, le jour de l’installation, il envoie sa diatribe à la liste VVS… « vous avez mon mépris pour six ans. » Chose confirmée dans les conseils municipaux où une seule question est autorisée par délibération et jamais une réponse au maire ou l’adjoint en charge de la thématique. De plus, le record du Conseil municipal le plus rapide du monde tente d’être battu à chaque fois. On est passé une fois sous les 30 minutes. « Un conseil municipal en moins d’une heure, cela pose des questions. Il devrait y avoir de nombreux échanges entre la majorité et les oppositions. Cette verticalité réduit la démocratie locale », s’étonne le candidat.

Ensuite, comme idée sur la table, il veut, comme des milliers de communes en France, recommencer la transmission en direct des conseils municipaux (consultable en ligne etc.).

« Nous voulons réaliser des référendums locaux sur des sujets importants pour les habitant(e)s », Tanneguy Adriencense

Comment éviter le sujet du stationnement quand les extérieurs, même les Lillois, commentent la possibilité de ne pas pouvoir se stationner à Valenciennes. D’un côté, on peut dire que la ville attire les chalands, mais de l’autre convenir que cette politique de stationnement a faits des ravages, et sa voiture LAPI, chez les Professionnels de proximité : « Le maire s’est tellement bunkerisé qu’il a mis plusieurs années avant de se rendre compte l’impact sur les commerçants/artisans. Il faut soutenir nos commerçants. Il existe énormément de cellules vides dans le centre de Valenciennes. »

Toutefois, on peut rappeler les initiatives du dispositif « Attractive » afin de faire baisser la pression des loyers, trop chers sur Valenciennes, mais l’embellie juste avant la Covid est retombée. Certains axes comme la rue de Famars, partie roulante, sont déprimants.

Sur des sujets très clivants comme la piétonnisation, ou pas, de la Place d’Armes, Tanneguy Adriencense souhaite organiser une ou des consultations locales : « Nous voulons organiser des référendums locaux où nous pourrions poser plusieurs questions importantes pour les Valenciennois. » Cette organisation, reconnue par l’Etat, a été utilisée sur Saint-Amand-les-eaux sur la présence ou non d’une Police Municipale, car si la participation est de plus de 50%, le résultat du vote s’impose de fait aux administrés en toute légalité.

Autre exemple de questionnement potentiel, le candidat fustige « le transfert au privé de la compétence stationnement (au 01 janvier 2026). Nous voulons renégocier avec le nouvel exploitant dans les meilleurs délais. »

Bien sûr, Tanneguy Adriencense explique que les quartiers sont tous prioritaires en quelque sorte. Valenciennes ne se résume pas au centre-ville. Chaque candidat(e) au fauteuil majoral est conscient d’une nouvelle vitalité à retrouver dans les quartiers. Si l’ANRU a incontestablement modifié l’urbain, l’humain est à repenser sur le temps continu et pas seulement pour collecter les procurations par des ami(e)s, employés en mairie de Valenciennes par ailleurs.

Patrimoine, associations, culture/sport, l’écologie

Valenciennes est une cité d’une grande richesse culturelle, par son patrimoine, ses grandes signatures bien connues, mais surtout sa vie culturelle bouillonnante. Le candidat digère mal le transfert de l’exploitation du Musée des Beaux-Arts, le Phénix au sein de Valenciennes Métropole même si la logique financière transpire de cette démarche. Ça bouillonne beaucoup moins même si l’arrivée d’un cinéma de centre ville fera du bien, pas mi décembre pour Avatar 3 comme annoncée sur la page Facebook de Laurent Degallaix, mais courant 2026 à la lumière des travaux. Heureusement, la com d’ouverture d’un cinéma privée n’est pas confiée au public comme celle du Centre aquatique en décembre 2019. En effet, une fuite majuscule bâtimentaire après… une inauguration reportée début février 2020, et des milliers d’euros publics dépensés en affiches (et de multiples supports pour le mois de décembre 2019 en ville) en toute précipitation…, pas grave c’est l’argent des autres !

« Je suis très attaché au Patrimoine. C’est pourquoi, il faut mieux soutenir les associations culturelles, sportives, mais également patriotiques. Nous devons revenir à un dialogue avec le monde associatif. », précise-t-il. Pour autant, l’adjointe aux associations fait le job avec les moyens à disposition.

Le jeune âge du candidat lui donne un Droit, celui de subir de plein fouet le réchauffement climatique. Gageons que les mesures proposées à cet effet seront à la hauteur d’une génération sur le front et en 1ère ligne… sur ce sujet, à suivre de près. Pour un projet en une phrase, Sébastien Chenu avait résumé le tout en quelques mots : « Il manque une nouvelle vision à Valenciennes. »

Le panorama politique singulier… à Valenciennes

Face à une échéance municipale, peut-être inédite en France, compte tenu de son impact sur les prochaines présidentielles, chaque parti politique sait qu’il doit planter le drapeau dans les collectivités locales. On peut gloser tout ce que l’on veut dans les couloirs du parlement, l’ancrage local demeure une valeur essentielle dans notre démocratie pour faire passer des messages. Là, nous parlons de la vraie vie, celle du quotidien où le maire doit faire sa place jour après jour. « Un point noir (pour le RN à Valenciennes et ailleurs) », à ce stade commente le candidat.

Sur Valenciennes, l’évènement judiciaire à l’endroit du maire de Valenciennes constitue un fait politique aussi : « Je ne commente pas une procédure en cours. Laurent Degallaix est présumé innocent. Nous sommes prêts à tous les scénarios, on trace notre route ! »

Ensuite, il poursuit sa constitution d’une liste et pourquoi pas d’autres alliances. « J’ai demandé à prendre un café avec Pascal Durieux à l’occasion des Folies de Binbin, il a accepté et nous avons échangé sur les prochaines élections municipales. Par contre, je n’ai pas promis de place à Pascale Durieux sur ma liste. Néanmoins, la porte est ouverte (jusqu’au 25 février…) », indique le candidat.

Oui, cette élection de proximité à Valenciennes est sans doute la plus importante de son histoire, depuis la sortie de la seconde guerre mondiale, pour des raisons simples. Cette collectivité locale n’est pas à un tournant urbain, financier, ou autres thématiques centrales, mais celle de la place du citoyen dans sa cité, le respect de l’administré quel que soit son opinion politique, sa couleur de peau, sa religion, sa condition sociale et le moins que l’on puisse dire est que ce sujet est au centre de tout à Valenciennes. Quel regard à Jean-Louis Borloo sur tout cela ? Ce dernier viendra sans doute soutenir derrière minute le candidat de la majorité municipale, qu’importe la tête de liste le 26 février. « Je pense qu’il y a de la nostalgie de Jean-Louis Borloo chez les Valenciennois, mais cette majorité municipale est à bout de souffle.» Cette équation démocratique complexe, sur le sud du département du Nord, sera particulièrement suivie, comme Saint-Amand-les-Eaux et Denain, voire Douchy-les-Mines, par les médias locaux, régionaux, et nationaux !

L’arrêt du match hier soir du VAFC n’est qu’une coïncidence évidemment, mais chaque action d’un maire sur le temps long se paye un jour. Le combat personnel de Laurent Degallaix contre l’ancien président du VAFC, jusqu’à envoyer les huissiers réclamés les loyers du Stade du Hainaut pendant la période Covid, trouve sa traduction un jour sur le terrain… Le VAFC en bas de classement doit beaucoup au maire de Valenciennes, pas dans le sportif immédiat, mais pour son oeuvre globale à vouloir imposer un autre repreneur à sa main… au lieu de soutenir une présidence existante, qu’il n’aimait pas, mais qui avait maintenu en ligue 2 cette équipe in fine. Un symbole de la verticalité dont nous parlions précédemment !

Daniel Carlier

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