Vue normale

Chez les fous, derechef

4 novembre 2025 à 16:18
Où en est la psychiatrie française ? La grande inventivité thérapeutique et institutionnelle qui avait marqué les décennies d'après-guerre tend à s'estomper. De nouvelles logiques — scientistes, sécuritaires, comptables — s'imposent. Elles laminent le secteur et dégradent l'offre de soins. Au (…) / France, Médecine, Santé, Psychanalyse

« Oui », l'impossibilité d'un film

4 novembre 2025 à 15:31
Le protagoniste israélien de « Synonymes » (2019) s'exilait à Paris. Dans « Le Genou d'Ahed » (2021), un réalisateur tourmenté délaissait la préparation d'un film sur une militante palestinienne. Le musicien de « Oui » doit, lui, composer un hymne patriotique après le 7 octobre. Comment fuir (…) / Israël, Palestine, Cinéma

Gouverner à gauche au cœur du capital

4 novembre 2025 à 14:40
Ce mardi, New York élit son maire. Au-delà du scrutin local, c'est toute une recomposition politique que met en lumière la percée de M. Zohran Mamdani, socialiste, musulman, issu de l'immigration indienne, défenseur des droits de la Palestine... L'enjeu du scrutin, dont il est le favori selon la (…) / Élections, États-Unis, Politique, Inégalités, Ville

L'histoire chinoise à la moulinette

En 1945, aucun Européen n'ignorait le rôle joué par l'Union soviétique dans la victoire sur les nazis. Un long travail d'oblitération de l'histoire conduit désormais une partie de la population à penser que les États-Unis ont, seuls, sauvé le Vieux Continent. Un même phénomène de réécriture des (…) / Chine, Histoire

La constitution d’une liste, le grand défi des Municipales 2026

4 novembre 2025 à 05:40

Parfois, les chiffres valent mieux qu’un long discours. En 2008, la date limite d’un dépôt d’une liste était le 15 janvier 2008 pour un premier tour le 09 mars 2008, soit 53 jours (année bissextile) avant le 1er tour. En 2026, la date limite de dépôt d’une liste constituée (et valide) est le 26 février à 18h, soit seulement 17 jours avant le 1er tour. Oui, il y aura de nombreux trous dans la raquette tant dans la ruralité que dans les zones urbaines, voire périurbaines. Certes, le sortant pourrait bénéficier d’un certain matelas avec des élus de sa majorité municipale, mais somme toute un acquis très relatif selon la personnalité du candidat ou de la candidate au siège majoral. 

En effet, la capillarité entre la situation politique nationale et ces municipales est évidente. Durant ce mois de novembre jusqu’à Noël, il n’est pas impossible que les candidates et candidats de proximité lancent ou (re)lancent leur campagne de proximité, dans ce momentum décisif, en même temps qu’une censure pouvant intervenir chaque semaine, pas simple pour mener à bien un dialogue politique même de proximité. Bien sûr, les candidat.e.s putatifs vont évoquer le 100% local comme si le mot politique était incongru dans une élection de proximité. Cette pirouette n’abusera personne sauf pour les communes de moins de 1 000 habitants et encore. 

C’est pourquoi, dans certaines villes du Valenciennois, nous pourrions avoir des surprises entre les intentions démocratiques, déjà plus réduites, et les participant(e)s à ce scrutin sur la ligne de départ. En effet, sondage après sondage, la pratique politique désespère les françaises et les français tant sur la forme que sur le fond. Le copié/collé avec la future bataille municipale coule de source, la seule inconnue est le mode de réponse des électrices et des électeurs à cette respiration démocratique 2026.

Le money time, c’est maintenant !

Fort des éléments de temporalité ci-dessus, l’empreinte d’une candidature ne sera pas, ou plus, dans les dernières semaines, car les esprits seront déjà trop lassés par cette cacophonie nationale. Deux cas de figure, la dissolution avec une élection législative d’ici le mois de décembre 2025 ou une échéance municipale en mars 2026 totalement portée par les partis politiques dans la perspective de 2027. Les candidates et les candidats jureront que la politique locale n’explique en rien leur engagement politique national, affiché ou pas. Pour autant, les électrices et les électeurs pourraient faire le tri tant la pratique politique insupporte le citoyen lamba. Cette omnipotence bicéphale, politique et locale, va impacter ce scrutin comme jamais précédemment dans une élection au coin de la rue.

Evidemment, l’aura du maire sortant(e) comptera, sa capacité à fédérer par son empathie naturelle, sa main tendue sociale dans les moments clés, son dynamisme pour enrayer un déclin économique, sa gestion de l’insécurité, sans oublier les projets structurants, voire innovants… Par contre, l’habituelle rénovation des voiries dans les grandes largeurs la dernière année de mandat est totalement éculée, cela ne rapportera pas une voix dans la besace du sortant. Oui, nous sommes dans une nouvelle ère, plus exigeante sur le comportement du Premier magistrat à tous les niveaux, car l’anxiété et la colère généralisée est palpable. A ce titre, l’exemplarité parle plus aux citoyennes et citoyens, nous l’avons observé dernièrement au niveau national. Bien sûr, la seule arme dans une démocratie est le bulletin de vote et en aucun cas la violence verbale ou/et physique.

Tout de même, il ne faut pas balayer d’un revers de main les personnalités politiques, édiles sortants ou candidats de l’opposition, avec une procédure de justice en cours, donc sous l’épée de Damoclès d’une potentielle inéligibilité avec exécution immédiate, car cette situation pourrait donner quelques idées au numéro deux de la liste… et matière à réflexion dans le secret de l’isoloir !

Daniel Carlier

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"Les nouveaux antisémites" : l'obsession Rima Hassan (3/3)

3 novembre 2025 à 15:55
Dans son dernier livre, la journaliste du "Point", Nora Bussigny entend révéler que "l'antisémitisme qui sévit sous couvert d'antisionisme" dans les rangs de l'"ultra gauche". Lauréat du prix Edgar Faure, "Les nouveaux antisémites" est présenté dans de nombreux médias comme une enquête d'investigation. Pourtant, de nombreuses personnes et organisations mises en cause dans le livre y voient surtout un "pamphlet idéologique". ASI s'est plongé dans cette "infiltration" et s'est entretenu avec plus de 25 d'entre eux. Dernier épisode de cette contre-enquête.

Novembre, mois de dépistage des cancers masculins !

1 novembre 2025 à 09:00

Novembre, mois dédié à la santé masculine, est l’occasion d’ouvrir le dialogue et d’inciter chaque homme à devenir acteur de sa santé. Les cancers de la prostate et du testicule demeurent des sujets trop souvent tus, bien qu’ils touchent des milliers d’hommes chaque année.

L’enjeu de la campagne #JeMeTâte est de sensibiliser le plus grand nombre d’hommes et de lever des fonds pour soutenir la lutte contre les cancers masculins.

Une mobilisation tout au long du mois avec :

LE BOXER JE ME TÂTE EN ÉDITION LIMITÉE

Pour la troisième année consécutive, le CHU de Lille, le LOSC et LEMAHIEU portent ensemble la 3ème édition de la campagne #JeMeTâte, pour sensibiliser aux cancers masculinspromouvoir l’autopalpation et collecter des fonds pour lutter contre le cancer.

Au cœur de cette initiative : un boxer en édition limitée, arborant le slogan #JeMeTâte.

Cette année, le concept s’articule autour du carton rouge, symbole du football et du sport en général, universellement compris comme un avertissement fort et un appel à l’action immédiate : on arrête le jeu, on sanctionne, on agit. Dans ce contexte de prévention des cancers masculins, le carton rouge devient une métaphore d’un danger pour la santé que l’on peut éviter.

Produit par LEMAHIEU, le boxer en édition limitée est proposé au prix de 25 euros, en vente sur le site lemahieu.comdans les boutiques du LOSC, au Printemps de Lille, dans le corner le « Joli Cadeau » et dans les boutiques Relais H du CHU de Lille. 

A s’offrir ou à offrir à ses prochesen achetant ce boxer, vous participez concrètement à la lutte contre le cancer, puisque la totalité des bénéfices sont reversés au Fonds de dotation du CHU de Lille

LES STANDS DE PREVENTION

Les professionnels du service d’urologie et du service de chirurgie uro-viscérale pédiatrique du CHU de Lille se mobilisent tout au long du mois avec :

  • Jeudi 6 novembre 2025 de 14h à 16h30 – Hall de pédiatrie de l’hôpital Jeanne de Flandre
  • Jeudi 27 novembre 2025 de 11h30 à 15h – Hall de l’hôpital Huriez : Participez au jeu concours Photobooth et tentez de remporter le Ch’ti Calendrier de l’avent mis en jeu, en partenariat avec la SMH !

Complétez votre collection de badges #JeMeTâte et cartes postales des gestes d’autopalpation sur les stands !

SUIVEZ LA CAMPAGNE SUR LES RESEAUX SOCIAUX

La campagne à suivre sur les réseaux sociaux avec le hashtag #JeMeTâte. Le message est clair : brisons les barrières de la gêne et encourageons la discussion et l’action autour des cancers masculins, en particulier le cancer du testicule, le plus fréquent chez les hommes jeunes.

LES GESTE D’AUTOPALPATION

Plus un cancer du testicule est découvert précocement, plus il y a de chances de guérison et de limitation des séquelles. Pratiquer chaque mois les gestes d’autopalpation des testicules, c’est devenir acteur de sa santé en agissant au bon moment. Retrouvez les gestes d’autopalpation et des signes qui doivent vous alerter dans notre guide.

  • L’autopalpation se pratique de préférence après la douche ou le bain, pour que la peau des bourses soit assouplie ;

  • Devant un miroir, commencer l’autopalpation en faisant rouler lentement la glande entre le pouce (au-dessus) et les 4 doigts de la main (sous le testicule) ;
  • Il est normal qu’un testicule soit plus gros que l’autre, mais aussi de sentir sur le dessus de chaque testicule une petite formation allongée que l’on appelle l’épididyme ;
  • Si l’examen met en évidence une masse dure et irrégulière à l’intérieure de la glande ou que le testicule augmente de volume, une consultation médicale est recommandée.

L’autopalpation peut vous sauver la vie !

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La revalorisation de l’indemnité des élus, l’autre bataille parlementaire !

2 novembre 2025 à 18:43

Avec plus de 30 000 communes en ruralité, le rôle du maire de proximité est essentiel dans nos villages où la constitution d’une liste sortante, comme de l’opposition, sera quasi un tour de force citoyen. C’est pourquoi, une rémunération plus juste du Premier magistrat d’une collectivité locale est indispensable dans l’exercice de fonctions lourdes, de plus en techniques, et très ingrates, voire ultra exposées. Dans ce cadre, le débat entre le Gouvernement, les députés, et les sénateurs tourne autour de plusieurs modalités différentes de rémunération. L’idée d’une indemnité compensatrice fixée par l’Etat et différente de l’élu local fait son chemin. Le Premier Ministre a subodoré cette voie dans son discours de Politique Générale. https://www.maire-info.com/sebastien-lecornu-ouvre-la-porte-%EF%BF%BD-une-nouvelle-indemnite-versee-par-l’%EF%BF%BDtat-aux-maires-article2-29995

Rappelons en effet que le maire a une double casquette : il est à la fois agent de la commune et agent de l’État. Néanmoins, même lorsqu’il agit en tant qu’agent de l’État, lorsqu’il organise les élections, célèbre un mariage, signe un acte d’état civil, l’État ne lui verse aucune indemnité, c’est toujours la commune qui prend en charge celle-ci d’où cette idée d’un rémunération compensatrice, et complémentaire de celle de l’élu local pris en charge par la commune. 

Ensuite, la grille d’indemnité du maire fait aussi débat. Plusieurs tendances, une rémunération fixe, et plus une fourchette au choix prenant en otage une nouvelle majorité face aux choix de l’équipe précédente, est une première hypothèse. Elle ne fait pas l’unanimité, loin s’en faut, mais elle mérite de poser des difficultés réelles sur le terrain. Faut-il augmenter cette fourchette pour les petites communes (- de 20 000 habitants et plus) ? Voilà l’autre tendance d’un certain courant d’idée sur le sujet. Les arguments favorables sont pertinents dans les deux choix, pas simple !

Toutefois, cette hausse substantielle de l’indemnité des élus locaux, maire et adjoints, des communes de moins de 20 000 habitants pourrait être un coup de pouce en perspectives des prochaines municipales 2026. En effet, cette masse pléthorique d’élu(e)s de proximité doit faire face à toutes les problématiques d’une grande commune sans forcément les équipes techniques suffisantes. Certes, les communautés d’agglomérations et communautés urbaines aident les collectivités locales en terme d’ingénierie, mais les petites communes (- de 2 000 habitants) sont le coeur battant de la nation, celle où les administrés sont les yeux dans les yeux avec leur maire. Ils méritent, toutes et tous, plus de considération à travers une rémunération plus incitative à l’engagement républicain.

Une loi en attente… parlementaire

Bien sûr, ce projet de loi après l’étape de l’assemblée nationale en 1ère lecture, le Sénat fin octobre 2025, une future CMP, voire une dernière lecture de l’Assemblée nationale, comprend bien d’autres thématiques, formation, frais de garde, congés maladie, protection fonctionnelle… ! 

Evidemment, celle nouvelle loi sur le statut de l’élu est très attendue, mais également totalement dépendante de la discussion parlementaire et des désaccords nombreux en l’espèce. In fine, il serait souhaitable que les élus bénéficient de cette nouvelle disposition avant les municipales 2026 si aucune dissolution n’intervient d’ici là.

Daniel Carlier

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