Vue normale

Droit de Réponse de M. Oussama Mouftah, Directeur de Cabinet à Douchy-les-Mines, suite aux allégations publiées dans la presse.

16 novembre 2025 à 17:30

Oussama Mouftah : « J’ai remis en cause un système ! »

Débutons par le commencement, qui est M.Oussama Mouftah à titre professionnel ? Agé de 41 ans, il traverse ses études avec un cursus consacré à la sociologie politique entremêlé par des concours de l’IRA (INSTITUTS RÉGIONAUX D’ADMINISTRATION). « Je n’ai pas achevé ma thèse en sociologie politique, sur le lien entre radicalité religieuse et politique, afin de passer ces concours », précise-t-il. Ensuite, il débute par des stages à la Préfecture de Lille (Ministère de l’Intérieur,) puis travaille au Ministère de l’Economie et des Finances (sous François Hollande), et enfin au Ministère de la Justice avec Taubira, puis Jean-Jacques Urvoas. « J’ai répondu à un poste ouvert comme conseiller sur les questions de laïcité et radicalisation pour la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse) au sein du Ministère de la Justice », ajoute-t-il

Aujourd’hui, c’est un fonctionnaire d’Etat du Ministère de la Justice détaché auprès de la commune de Douchy-les-Mines. Voilà pour l’atterrissage dans une mairie du Denaisis, un fief historique du Parti communiste où Michel Lefebvre, après 16 ans de mandat de maire, a transmis le témoin en 2018 à Michel Véniat, son adjoint !

Lien avec la famille Iquioussen

Bien sûr, ces liens familiaux établis et bien connus ont immédiatement posé un problème au nouveau Directeur de Cabinet, le nuage de l’entrisme politique plane rapidement sur La Maison du Peuple.  « Dès ma prise de fonction, le soupçon est arrivé. Je suis le neveu de… (Famille Iquioussen) et je pâtis de cette filiation. Vous pensez bien qu’il y a eu toutes les vérifications par les autorités sur une radicalisation présumée ! J’ai même formé des magistrats sur la radicalisation. En fait, on ne m’a même pas laissé le temps de faire mes preuves », assène l’intéressé.

Concernant ses rapports avec la famille, il insiste sur le fait « que je n’ai pas vu Hassan Iquioussen depuis 20 ans. Ce reproche est un peu celui de l’arroseur arrosé. Michel Lefebvre, dans le cadre de l’élection cantonale en 2015, est venu à la rencontre de la communauté et a visité la famille Iquioussen (comme d’autres politiques du Denaisis ont bénéficié du vote de la communauté pour l’élection municipale 2020) », tance le Directeur de Cabinet.

Ensuite sur l’influence présumée sur le Premier magistrat en place. « On m’accuse d’emprise sur le maire. Alors, pourquoi après quelques semaines seulement, le maire a-t-il reçu un courrier de l’ancien édile pour lui indiquer qu’il était mal conseillé ? », répond Oussama Mouftah. Il poursuit son propos : « J’assure mes missions de conseiller du maire sur la stratégie et la politique à conduire. On ne peut pas me reprocher de bien faire mon travail ! Je suis au service du maire, mais on me laisse la place que l’on veut bien m’accorder. »

Sur la lente scission entre une partie de la majorité, devenue minorité, et le maire, l’intéressé se défend de toute volonté à cet effet : « Je n’assiste pas aux Conseils municipaux, ni aux commissions. Il y a des personnes en charge de lancer les invitations (aux commissions), il peut y avoir un oubli ou un échec (d’envoi). »

« Je n’ai pas découvert un organigramme (Ressource Humaines), mais un arbre généalogique ! », Oussama Mouftha

En réponse à ses allégations sur un management décrié au sein de l’Hôtel de ville, il répond tout de go : « Mon problème, je ne suis pas carté au PCF, ni hier, ni aujourd’hui. J’ai tout simplement remis en cause un système. Je n’ai pas découvert un organigramme (Ressource Humaines), mais un arbre généalogique ! Il y avait du clientélisme et très peu d’encadrant. C’est une stratégie pour faire plaisir au plus grand nombre, on saupoudre avec plein de petits postes, mais sans encadrement. D’ailleurs, un rapport de la CRC à la fin d’exercice de Michel Lefebvre est sorti en pointant cette carence. » 

Effectivement, le rapport de la Chambre Régionale des Comptes du 1er janvier 2018 indique : « La collectivité pâtit d’un manque d’encadrement. En effet, 2 % seulement des postes pourvus sont de catégorie A alors que le taux moyen pour les collectivités territoriales de la même catégorie est de 6 %5. En dehors du directeur général des services, seule la directrice des affaires financières est un cadre A de la filière administrative»  Par contre, ledit rapport souligne aussi que les comptes publics présentent « une assurance raisonnable de fiabilité » et de fait un recours à l’emprunt pour la réalisation de l’Imaginaire (l’emblématique bâtiment culturel), et plus globalement une politique culturelle ambitieuse à hauteur « de 12% des charges de fonctionnement du budget communal. »

Sur le même item et l’empreinte d’un communautarisme rampant : « Avant, il n’y avait aucune personne (arabe) au sein de la mairie. Qui est raciste ? Aujourd’hui, l’effectif communal reflète la réalité de notre population ! »

L’Affaire ALDI 

Un potentiel foncier d’intérêt général ?

Certes, ce n’est la seule affaire foncière sulfureuse sur l’arrondissement du Valenciennois, mais la vente du local ALDI sur Douchy-les-Mines est un concentré de malaise ambiant au sein de cette collectivité locale. Démêler le faux du vrai, du dossier privé et public par destination, de la légalité à la moralité de l’initiative, c’est presque le nettoyage des écuries d’Augias, car tout s’entremêle, tout se connecte, les rumeurs galopantes fondées ou fantaisistes, et le tout avec un suivi par la presse locale donnant un peu plus de dimension à cette crise interne à la fois politique et organisationnelle.

Repartons de la base, l’enseigne Aldi décide de vendre un certain nombre de locaux en France dont ceux sur notre territoire à Denain et sur Douchy-les-Mines. Sur ladite cité, la surface disponible est de 950 M2 environ. C’est un bien privé à 100%.

Signalement au Procureur de la République !

Très rapidement, des questionnements ou manifestation d’intérêts apparaissent au sein du Conseil municipal de Douchy-les-Mines, dès avril 2022 à travers une question de F. Wojtowicz sur le montant de la mise en vente. Puis, en octobre 2023 sur l’identité de l’acquéreur et le devenir de ce local ; rebelotte avec des questions plus invasives au Conseil municipal du mois de février 2024 où M. F. Wojtowicz et M. A.Crombez s’interrogent sur la vente du local ALDI, alors qu’un intérêt pour la ville, maison médicale, relocalisation du CRP, salle des fêtes, etc., aurait pu s’étudier. En guise de réponse, le maire renvoie ces questions à une affaire privée, d’ailleurs relatée dans La Voix du Nord au mois d’août 2023. Toujours sur ce dossier, le conseil du mois de mars 2024 s’interroge encore sur cette transaction immobilière. Le dossier prend une telle ampleur qu’un signalement au Procureur de la République, via l’article 40, est réalisé le 29 janvier 2024 et une relance de ce suivi le 10 mars 2024.

Suite au signalement au Procureur de la République, une prise d’informations a été réalisée à cet effet. « Le rendez-vous a duré 20 minutes avec toutes les vérifications possibles par les autorités », explique le Directeur de Cabinet. 

La DIA en fil rouge…

Particularité de ce Conseil municipal de Douchy-les-Mines, la liste des biens privés vendus passent par l’hémicycle local. En effet, la DIA (Déclaration d’Intention d’Aliéné), signée comme à chaque fois après la signature officielle d’un compromis de vente, informe la gouvernance locale qu’elle peut exercer son droit de préemption si et seulement si une délibération valide cette acquisition. Plus précisément, cette préemption doit aussi reposer sur l’existence d’un projet solide, déposé, étudié, même si les préemptions avec des projets nébuleux sont pléthoriques dans les 35 000 communes françaises. Le local ALDI répondait à tous les critères d’un bien préemptable par la collectivité locale de Douchy-les-Mines.

Et le dossier ALDI prend un chemin de traverse

Visiblement le dossier ALDI est resté au stade des questionnements au Conseil municipal et n’a pas généré le début du commencement d’un projet par la Gouvernance locale. « Trouvez-moi un seul écrit où la ville envisage un projet sur le site d’ALDI ? », commente le Directeur de Cabinet. Il explique ensuite son cheminent pour l’acquisition, via une SCI et un expert comptable, à travers « un réseau d’agences immobilière. D’ailleurs, je n’étais pas le premier intéressé. Le foncier (320 000 €) était déjà vendu à travers un compromis (et par suite lancement des diagnostics obligatoires), mais l’acquéreur n’a pas obtenu son emprunt. Comme investisseur, je me suis porté acquéreur à la suite de cette défaillance, l’affaire s’est fait très vite compte tenu de l’avancée du dossier précédent », explique Oussama Mouftha. 

Le Directeur de Cabinet poursuit : « Existe-t-il une loi interdisant à un agent public d’investir dans la ville où il travaille ? » Certes, mais ce propos est à mettre en balance avec le devoir de probité des cadres, comme DGS ou Directeur de Cabinet, et une potentielle Prise illégale d’intérêts, si la personne a participé de près ou de loin à une procédure concernant ce bien, une influence sur la décision de préempter ou non, voire a tiré un avantage personnel, sans oublier un manquement potentiel à un devoir de probité si son rôle lui permettait d’obtenir des informations avant le public et d’en tirer profit.  

Voilà l’imbroglio à démêler. Force est de constater avec un minimum de bon sens que le foncier ALDI était tout simplement radioactif compte tenu de l’intérêt porté, avant la vente effective, par des élus du Conseil municipal. L’autre point tangible est qu’aucun projet issu de la gouvernance locale n’a été évoqué officiellement ! Par suite, c’est un bien privé à 100% vendu à une société privée à 100%. A ce titre, dès que la vente est passée, le sujet est sans fondement public sauf que l’acquéreur est le Directeur de Cabinet. En résumé, l’achat par Oussama Mouftha pourrait être considéré comme inopportun compte tenu du contexte agité. Toutefois, la transaction semble légale faute d’une volonté d’activer le Droit de Préemption par la commune. Maintenant où se situe la frontière entre la prise illégale d’intérêts, une information privilégiée en mairie sur le local, et une acquisition classique en Droit privé ??? 

Sur la candidature de Romain Merville

Compte tenu de l’absence de candidature du maire sortant, le contrat de travail du Directeur de Cabinet s’éteindra le 15 ou le 22 mars 2026 mécaniquement. Pour la suite et l’engagement de Romain Merville, adoubé par le maire sortant, Oussama Mouftha réitère qu’il « sera le Directeur de Cabinet de Michel Véniat jusqu’à la dernière minute. Je ne suis pas le Directeur de Campagne de Romain Merville. J’étais invité à titre personnel à son lancement de campagne des Municipales 2026 et je n’ai pas accueilli la presse locale ! »

Pour la suite de la vie municipale à Douchy-les-Mines, Le Directeur de Cabinet précise que les « derniers conseils seront relatifs à la gestion de la commune. » En effet, le Ministère de l’Intérieur a donné aux prochains exécutifs locaux jusqu’au 30 avril, contre le 15 avril habituellement, afin d’organiser le débat d’orientation budgétaire, puis le vote du Budget primitif 2026.

Sur le management aussi…

Voilà un autre point très intéressant, car il faut recadrer qui fait quoi dans une commune. Oui, la grande problématique dans les fonctions de cadre A est… le mélange des genres. 

En l’espèce lorsque vous avez un nouvel édile, même en cours de mandat, la bonne pratique est de prendre un collaborateur à sa main pour le nouveau maire, pas de reconduire ou de laisser l’ancien maire choisir pour son successeur. On a tant décrié le rôle d’Emmanuel Macron dans le choix des directeurs de cabinet de ses 1er Ministre… Chose faite, puisque « Michel Véniat m’a recruté pour ce poste (fonctionnel) de Directeur de Cabinet. » 

Ensuite, rappelons que le rôle d’un « Dir Cab » est celui d’un conseiller politique, pour la construction d’une stratégie et d’une communication politique associée, voire d’un programme de campagne électorale, point ! Par contre, la conduite du management d’une collectivité locale, et par suite des Ressources Humaines, est de la compétence exclusive du DGS (Directeur Général des Services). D’ailleurs, le Droit du travail est bien fait, le Directeur de Cabinet occupe un poste fonctionnel qui s’éteint automatiquement avec le mandat du maire, le DGS occupe, pour sa part, un emploi de fonctionnaire permanent territorial ou local. Evidemment, la superposition des compétences, d’empiétement sur le périmètre de l’autre, est un très grand classique du genre. Pour autant, aucune de ces fonctions ne peut, conformément à la loi, piloter toutes les compétences à la fois. C’est normalement un principe intangible… ! 

Sur Douchy-les-Mines, vous avez donc eu également un psychodrame où les compétences de chacun n’ont pas été respectées ; la presse et les élus d’opposition ont longuement relaté le conflit entre le Directeur de Cabinet, Oussama Mouftah, et le DGS sur Douchy-les-Mines, Mohammed Abdoune, avec une décision sans appel de Michel Véniat pour l’éviction du DGS. Cette procédure a été décriée par l’ensemble de l’opposition. Tout cela nous ramène au climat au sein de cette collectivité locale. « L’Audit de la CG 59 afin d’évaluer le bien être (ou pas) des agents publics est achevé. Nous aurons les résultats très prochainement ! », précise le Directeur de Cabinet.

Et encore, ce résumé ne parle pas des aspérités hebdomadaires entre les figures politiques locales, voilà un portait de ce décorum extrêmement complexe à l’aube d’un scrutin municipal explosif sur une commune, dans le Denaisis, de plus de 10 000 habitants. Sans hésitation, on peut affirmer que cette élection sur Douchy-les-Mines sera scrutée par tous les observateurs politiques locaux, régionaux et nationaux… !

Daniel Carlier

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Le SIAVED et ses membres redoutent un budget de l’Etat 2026 difficile pour les collectivités publiques

16 novembre 2025 à 06:46

Charles Lemoine : « Notre objectif de zéro enfouissement est plus que jamais d’actualité. »

Au détour d’un ordre du jour de gestion courante d’une fin d’année budgétaire, le Président du SIAVED a énuméré une série de problématiques prégnantes. Tout d’abord, la négociation des marchés publics des 3 CVE (Centre de Valorisation Energétique) est tendue. « Je dois vous dire mon mécontentement vis à vis de PAPREC dont l’intransigeance va nuire aux relations entre le SIAVED et de groupe. Je reviendrai sur ce sujet durant le comité syndical du 18 décembre 2025 après la CAO (Commission d’Appels d’Offre) », commente Charles Lemoine.

Ensuite, on monte d’un étage avec le projet de budget de l’Etat où la TGAP 2026 (taxe générale sur les activités polluantes) sera très incitative. En effet, la facture sera très salée pour les déchets « mis en décharge ». Concrètement, l’addition passera de 72 euros la tonne à 105 euros en 2030. « Autant dire que notre objectif de zéro enfouissement est plus que jamais d’actualité », commente Charles Lemoine.

Dans la lignée, le process d’incinération des déchets doit veiller à éviter certains dépôts dangereux, comme des piles, mais plus encore les « petites cartouches et bonbonnes de protoxyde d’azote. En effet, dans nos CVE, et même dans le Centre de Tri, des explosions endommagent les infrastructures, génèrent des surcoûts, mais surtout représentent un danger pour les salariés sur ces sites », ajoute le Président du SIAVED.

« Une taxe de 17,5 millions d’euros sur les 7 membres du SIAVED », Jean-François Delattre

A la fin de ce conseil de mise en ordre comptable, les élus ont exprimé leurs inquiétudes face au prochain budget de l’Etat 2026. Effectivement, c’est un des seuls hémicycles communautaires dans le sud du département du Nord où les élus du Valenciennois, du Cambrésis, de la Sambre Avesnois et une partie du Douaisis peuvent échanger dans une même réunion, autant en profiter !

A cet effet, Jean-François Delattre, le vice-président aux finances de la La Porte du Hainaut, EPCI membre du SIVAED, alerte : « Avec cette taxe (CFE remodelée) pour 2026, les 7 agglo seront impactées pour un montant de 17,5 millions d’euros. Ce sont des moyens financiers en moins que nous devons garder à l’esprit à la veille de l’élaboration du budget SIAVED (et de fait de la contribution de chaque collectivité). »

Dans la suite presque logique, Bernard Baudoux, Président de l’agglo de Maubeuge, précise que le prochain Congrès des maires soulignera « la saignée des collectivités locales. Rappelons que les communes initient 65% de l’investissement public en France. En fait, c’est nous qui tenons la baraque à ce stade. De plus (ou cerise sur le gâteau),  un seuil plafond de 2% des dépenses de fonctionnement est imposé sous peine de non remboursement… Là, on touche à l’autonomie communale ! », s’exclame l’élu de la Sambre Avesnois. 

Enfin, Goerges Flamengt, maire de Saint-Python, conclut très simplement : « L’effet ciseau est devant nous. Nous ressources baissent et les taxes vont encore augmenter… ! » Concrètement, la TPU (Taxe Professionnelle Unique) a disparu en 2010 au profit d’une CFE basée sur d’autres paramètres. Aujourd’hui, cette dernière est revisitée sur ses bases et ça va piquer. Si vous ajoutez à cela la plus récente Taxe d’Habitation, les collectivités publiques sont en culotte courte… budgétaire !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Luce Troadec, Valenciennes Autrement !

15 novembre 2025 à 06:17

Luce Troadec : « Il faut reconstruire la démocratie par la commune »

En marge de cette réunion publique avec les sympathisants, venus en nombre au sein du restaurant l’Intendance, Luce Troadec a répondu à une question sur le tremblement de terre judiciaire, très médiatisé, à l’endroit de Laurent Degallaix et consorts. « Cela répond à mon propos ce soir pour une autre démocratie locale. Laurent Degallaix a déjà été condamné une fois (en plaidé coupable pour l’Affaire V2H), il es présumé innocent. Charge à lui de prouver son innocence. De notre côté, cela ne change en aucune façon notre campagne municipale sur le terrain et notre ligne de conduite. » En filigrane, il n’y a pas de plan B, C, ou D avec ou sans le maire sortant à la tête d’une liste pour cette élection locale iconoclaste assurément. 

En propos liminaire, une candidate ou un candidat au fauteuil majoral ne peut éluder l’ambiance du moment. « Les Françaises et les Français sont dégoûtés de la politique. Ces Municipales sont un test (national). Depuis l’élection en 2020, nous sommes la seule véritable opposition au maire à travers une équipe solide. Oui, nous avons tous la passion de l’action politique au service de la population », poursuit-elle. 

« Un changement de méthode », Luce Troadec

Cette image dégradée des « Politiques » est à repenser globalement. Pour cela, le lien à (re)tisser avec la population suit un chemin évident. « Nous lançons aujourd’hui notre campagne municipale. Oui, nous sommes dans un moment de gravité. C’est pourquoi, il faut un changement de méthode dans la gouvernance locale. En fait, il faut reconstruire la démocratie par la commune », déclare Luce Troadec.

Ensuite, tour à tour, ces compagnons de route depuis six ans, Quentin Omont, la voix écologiste au Conseil municipal et comme seul élu communautaire à Valenciennes Métropole, puis Nathalie Lorette, la nouvelle venue du PCF dans cette union de la gauche avec son appétence pour la culture, et enfin, l’expérimenté José Pressoir dont le souhait est un soutien plus accru aux associations et l’émergence d’un budget participatif, sont venus exprimer leur confiance à Luce Troadec. 

Puis, les premiers nouveaux visages, un moment où cela donne un ton, une dynamique dans une campagne de terrain, car ensemble on va toujours plus loin. Ainsi, vous avez Seray Genc, une médecin au Centre Hospitalier de Valenciennes, Romain Ambert, professeur d’histoire-géographie dans le secondaire, Bénédicte Dupont, assistante parlementaire, versée en droit public, Rémy Sanchez, fonctionnaire du Ministère de la Transition écologique, Pierrick Colpin, éducateur sportif en milieu hospitalier et ex candidat aux législatives 2024 pour le NFP, Julie Lambert, coordonatrice de la stratégie jeunesse et populaire dans une collectivité publique, Marc Lambert, élu syndical, secrétaire régional de Sud rail, et président du club de basket de Valenciennes, et Eric Véron, multiples expériences dans l’économie sociale et solidaire. D’évidence, cet avant goût d’une liste, qui n’aura pas de difficultés à trouver ses colistiers, indique qu’elle n’est pas de gauche en mode chuchotement. Non, elle assume son identité politique, elle n’est pas timide pour revendiquer un programme locale tournée vers des valeurs sociales et écologiques. Au bout du bout, la démocratie politique est encore le meilleur moyen, ou le moins catastrophique, afin de représenter les voix d’une population. Bien sûr, celle qui a voté pour ce collectif et aussi les autres, car chacun a le droit au respect de ses opinions et de ses choix, différents et uniques. C’est sans doute sur ce point, la 1ère rupture avec la gouvernance actuelle.

Cette première soirée, ce mercredi 12 novembre 2025, marque donc le début d’une courte, et longue à la fois, campagne sur le terrain, déjà bien entamée par ailleurs, mais elle imprime aussi un nouveau momentum politique à l’ombre d’un climat national d’instabilité. Pour imager ce moment, le slogan de campagne a été dévoilée. Valenciennes Autrement 2026 – Luce Troadec. C’est simple et efficace, tout est à construire, tout est à prouver sur le terrain ou tout autre support de communication (https://www.valenciennes-autrement.fr/).

Daniel Carlier

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En Afrique-Équatoriale française…

14 novembre 2025 à 17:40
René Maran (1887-1960) n'est plus guère connu. Jadis, en 1921, cet écrivain guyanais avait fait sensation, en remportant le prix Goncourt pour Batouala, dont la préface fut également retentissante. Depuis, des dix ouvrages de fiction qu'il fit paraître de son vivant, aucun n'a été réédité, à (…) / Littérature, Colonisation, Afrique

L'intelligence, vraiment ?

14 novembre 2025 à 14:20
Dans ce vaste atelier qu'était devenu le Jeu de Paume, l'exposition « Le monde selon l'IA » explorait les interactions entre l'intelligence artificielle et la création artistique. Un catalogue permet de retrouver et prolonger cette « expérience », pour reprendre son lexique, au fil des textes (…) / Technologie, Informatique, Internet, Art

Les Agriculteurs en réunion avec le Sous-Préfet de Valenciennes

14 novembre 2025 à 05:30

(La délégation avant sont entrée en réunion)

Isabelle Pique : « L’hypocrisie du Mercosur (Amérique du Sud), on ne croit plus personne ! »

Les Agriculteurs du territoire s’étaient donnés rendez-vous devant la Préfecture ce mercredi 12 novembre, la nuit tout juste posée, car un entretien avec le Sous-Préfet de Valenciennes était programmé. 

A cette occasion, près de 25 tracteurs étaient présents devant et rues attenantes à la Sous-Préfecture de Valenciennes, car cette délégation devait rencontrer l’écoute de l’Etat de proximité, en l’occurrence Stéphane Costaglioli. « Nous voulons aborder les thématiques du Mercosur, la problématique d’une nouvelle taxe sur les engrais, et plus localement la prolifération des sangliers. Enfin, nous voulons évoquer le sujet de la grippe aviaire et de la dermatose modulaire », explique Isabelle Pique, référente FDSEA sur le Hainaut. 

« Nous voyons déjà le détournement du CETA (Canada) chez nous », Isabelle Pique

Après la réunion, sur la forme, la délégation était contente d’un entretien avec un représentant de l’Etat « ouvert au dialogue, ça fait plaisir ! Nous avons obtenu également quelques avancées administratives avec la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer) », indique Isabelle Pique.

Ensuite, sur les sujets piquants, vous avez d’abord le sujet international du Mercosur suite aux changements de discours du Président de la République au Brésil. Bien sûr, le Sous-Préfet de Valenciennes renvoie la parole officielle : « En l’état actuel, ce traité du Mercosur n’est pas signable ! » En effet, certaines activités de l’Agriculture française paieront le prix fort si cet accord prenait vie en France. « L’hypocrisie du Mercosur (Amérique du Sud), on ne croit plus personne ! Nous devons conserver un revenu pour travailler. Sur un territoire comme le notre avec des espaces humides, sans élevage, ces terres ne seraient pas entretenues. Vous auriez de fait des inondations, une situation très mauvaise pour l’environnement ! », commente Isabelle Pique. Ensuite, elle évoque la déclinaison du CETA, pas encore officiellement signé, mais « nous voyons déjà le détournement du CETA (Canada) chez nous. Le CANADA contourne, avec la validation de la commission européenne, des normes de pesticides que nous ne pouvons pas utiliser, par exemple pour exporter leur Lentilles… en France. »

Plus européenne, une taxe sur les engrais est dans les tuyaux par le biais de la MACF (Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières) où des engrais azotés seront taxés fortement. Les engrais azotés concernés comprennent : ammoniac, acide nitrique, nitrates de potassium, engrais minéraux azotés et composés avec une hausse du prix de 15 à 25 % anticipés pour l’importation de ces deniers et répercutés sur les filières agricoles utilisatrices. Faute d’engrais de substitution, la profession est inquiète. Presque pour résumer le désarroi des Agriculteurs, une participante à cette entre réunion demande tout de go : « Que devons nous planter dans nos champs M. Le Sous-Préfet ! »

Autre sujet de l’Union Européenne, la rénovation de la PAC avec « l’idée d’une renationalisation des enveloppes par pays et nous ne le voulons pas. Nous savons très bien qu’en France, on va verdir plus et nous faire crever. Regardez le sucre ! Nous avons dû en importer, alors que nous sommes en capacité de le produire », ajoute-t-elle. 

Ensuite, plus local, les professionnels observent avec effroi une invasion des sangliers. Ces animaux détruisent des cultures, réalisent des dégâts mortifères pour les Agriculteurs. C’est pourquoi, la demande d’un abattage massif passe par une kyrielle d’autorisation de l’Etat, un sujet complexe, mais très concret sur certains secteurs du Hainaut comme l’Amandinois. 

Enfin et surtout, les sujets de la Grippe aviaire et de la Dermatose modulaire demeurent dans tous les esprits. « Je crains chaque jour pour mes bêtes, car c’est l’abattage complet du troupeau pour un seul cas. En plus de l’attachement, c’est la fin d’un travail de génétique entrepris par mes parents, un drame absolu ! Les belges ont lancé une campagne de vaccination à cet effet », conclut Isabelle Pique.

Petit réconfort, mais chaque pierre est importante. Après cette entrevue, les Agriculteurs ont organisé un barbecue géant, avec les bons produits du terroir, dans une rue attenante à la Sous-Préfecture de Valenciennes. « Quelque Valenciennois sont venus spontanément nous soutenir à cette occasion. C’est important d’avoir du soutien, deux sénateurs du Nord (Guislain Cambier et Joshua Hochart), tout comme le Sous-Préfet, sont d’ailleurs venus partager ce moment de convivialité », conclut-elle.

Daniel Carlier

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Sartre dresse son bilan

13 novembre 2025 à 16:40
La tonalité parfois élégiaque des textes de Jean-Paul Sartre faisant l'objet de cette réédition tient à ce que ceux-ci se situent entre Mai 68, « insurrection trahie, mais non vaincue », et la découverte par l'auteur de sa cécité : « J'ai été et je ne suis plus. » Écrire, « unique but de [sa] (…) / France, Idées, Intellectuels, Littérature

Soulever la poussière

13 novembre 2025 à 14:10
Modernité contre tradition, création contre patrimoine : pour des raisons politiques et économiques, la danse contemporaine s'est épanouie en Afrique francophone, et l'importance des ballets folkloriques y a diminué. Irréductibles à cette dualité, les pratiques populaires font vivre une danse où (…) / Art, Afrique
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