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Reçu aujourd’hui — 9 janvier 2026 Martouf
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La théorie de la "jeune fille" et le "bloom" (feat Mos Majorum) - YouTube

7 janvier 2026 à 17:42

Jeune fille, Théorie de la (Tiqqun)

Définition : Archétype créé par le collectif Tiqqun pour incarner la marchandisation des rapports humains. Ce n'est pas forcément une femme biologique, mais un mode d'être où l'individu se perçoit et s'évalue comme une marchandise, orienté par le spectacle et la consommation.

Chez Bascar : Concept central pour comprendre la modernité. La jeune fille n'a pas de "colonne vertébrale" (identité stable), elle est le projet des autres (publicité, mode, spectacle), elle se consomme plus qu'elle ne s'aime. La jeune fille est tragique : elle est bouc émissaire sans le savoir.

Citation de Tiqqun : "La jeune fille ne se donne jamais elle-même, elle ne donne que ce qu'elle a, c'est-à-dire l'ensemble des qualités qu'on lui prête. C'est pourquoi il n'est pas possible d'aimer la jeune fille, mais seulement de la consommer."

Exemple : L'influenceuse Instagram qui construit toute son identité autour de son image, de ses likes, de sa consommation ostentatoire est une jeune fille. Mais Berlusconi aussi, selon Tiqqun.


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14) Socialisme, sacrifice et vide de Soi - YouTube

7 janvier 2026 à 14:55

« Le vol, ce n’est pas de la solidarité, comme le viol, ce n’est pas de l’amour » : Formule choc visant à rappeler l’importance du consentement dans toute relation.

  1. Collaboration et individualisme : deux stratégies biologiques légitimes

Ce que dit Bascar :

  • Il existe 5 profils humains : collaborateurs systématiques, réguliers, mixtes, individualistes, individualistes forcenés.
  • Ces comportements ont été sélectionnés par l'évolution : les deux stratégies (coopération et individualisme) ont des avantages.
  • Erreur morale : considérer que les collaborateurs sont "bien" et les individualistes "mal".

L'histoire du scorpion et de la grenouille :

"Ne transforme pas ta nature en vertu et la mienne en villainie."

Tant qu'on ne regarde pas en face notre propre vide de soi, on aura tendance à sacrifier les autres pour le combler, en prétendant faire le bien.

L'invitation :

Sortir de la logique sacrificielle, reconnaître l'altérité, et construire une solidarité authentique basée sur le consentement et le respect mutuel.

En conclusion

Cette vidéo de Bascar n'est pas un plaidoyer politique pour ou contre le socialisme. C'est une analyse des mécanismes psychologiques qui sous-tendent certains discours collectivistes :

  • Confusion des violences (naturelle vs humaine)
  • Inversion morale (vol = solidarité)
  • Logique sacrificielle (désigner des coupables pour ne pas voir son vide intérieur)
  • Manipulation du "nous" (notion floue pour imposer une vision unique)

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Hypnomachie sur Radio Courtoisie - YouTube

7 janvier 2026 à 14:14

Récapitulatif des points clés

  • L'hypnose fonctionne - Ce n'est pas une question d'efficacité, mais de coût
  • Un coût incompressible - Indépendant de la qualité du praticien
  • Logique sacrificielle - On sacrifie toujours une partie de soi
  • Passage sujet → objet - On s'instrumentalise
  • Effets secondaires cachés - Dont on n'a pas conscience
  • Tabou professionnel - Le milieu refuse d'en parler
  • Hypnose quotidienne omniprésente - Marketing, politique, famille, médias
  • Difficile de conscientiser - Demande un travail gigantesque
  • Hypnomachie comme alternative - Traiter l'humain comme sujet
  • Observateur intérieur - S'accepter plutôt que se refouler

Le message final de Bascar

Prendre soin de son cerveau : "Si vous ne vous occupez pas de votre cerveau, c'est votre cerveau qui s'occupera de vous." (Alfred Korzybski)

Importance de la conscience : Dans une société qui nous traite comme des objets (rapports marchands, manipulation politique, hypnose publicitaire), se considérer comme un sujet est un acte de résistance essentiel.

L'Hypnomachie : Un chemin pour reprendre possession de soi, sortir des transes imposées, et vivre en conscience plutôt qu'en automate programmé.


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Autour de l'épistémologie scientifique - YouTube

7 janvier 2026 à 12:51

La conscience en ouverture (le paradigme trans-rationnel)

Mode de fonctionnement : Le cerveau fonctionne en ouverture, en mode expansif.

Conséquence : On se rend compte qu'il n'y a pas forcément d'opposition ontologique entre science et croyance. On sort d'un modèle dualiste.

Découverte ironique : Conformément aux travaux de chercheurs comme Antonio Damasio, on se rend compte que derrière toute connaissance rationnelle, il y a systématiquement de l'émotion et l'usage du système limbique.

Conclusion radicale : Toute connaissance s'appuie sur des croyances. À un moment donné, on décide d'avoir foi en la méthode scientifique.
Ces deux approches ne sont pas antinomiques

Point crucial : Ces deux méthodes, ces deux points de vue, ne sont pas antinomiques. Au contraire, ils forment un modèle unifié.

Problème dramatique selon Bascar : "Ce que je trouve dramatique, c'est quand on n'a accès qu'à un des deux points de vue. C'est un grand problème."


L'argument d'autorité dans la construction du savoir

Constat fondamental de Thomas : Quand le grand public (et même l'étudiant jusqu'à un certain niveau d'études) construit son corpus de connaissances en sciences, il le fait moins par validation scientifique que par l'autorité qui lui délivre la connaissance.

Exemple de l'étudiant au collège :

Quand un professeur explique qu'un atome est constitué d'un noyau avec des électrons qui orbitent autour, l'étudiant va le prendre pour acquis parce que le professeur peut l'expliquer et parce que le professeur a l'autorité (diplômes, compétences).

C'est la même démarche que fait le grand public.

Exemple du communiqué de presse :

Si une équipe de l'Université d'Oxford publie une étude, très peu du grand public ira lire la publication scientifique qui est à la base du communiqué de presse.

Pourquoi ? Parce que :

C'est souvent en anglais

C'est dans des domaines très techniques

Ça demande un bagage considérable pour comprendre

Test mental proposé par Thomas :

"Si je te dis qu'il y a une nouvelle théorie du tout donnée par Monsieur Trucmuche, tu vas dire 'N'importe quoi'.

Mais si je te donne le même article, un communiqué de presse du Royal College de Londres avec 50 scientifiques derrière, est-ce que tu ne vas pas accorder plus de crédit à cette information qu'au post Facebook de Monsieur Trucmuche ?

Je crois que oui. Sans se mentir, je pense que pour la majorité du grand public, l'autorité qui délivre la connaissance joue un rôle extrêmement important avant d'être capable d'aller discriminer soi-même la véracité de l'information."


Le monde est absurde...

La peur de l'absurdité

Observation de Bascar : Beaucoup de scientifiques refusent de prendre au sérieux des théories qui semblent absurdes.

Biais cognitif simple : Si je vous dis "Pensez à un cheval", il y a peu de chances que vous ayez pensé à un cheval à qui il manque une patte et un œil.

Explication : On a ce besoin de penser en termes de catégories pures. Penser le monde de façon systémique demande plus de glucose que de penser en catégories pures.

Conséquence : Plus l'individu est stressé, plus il aura tendance à catégoriser de manière binaire ("Lui, c'est un con ; lui, c'est un génie"), parce que ça demande moins d'énergie.

Problème épistémologique : "On en est arrivé à un point où on commence même à conceptualiser une théorie avant de l'avoir testée en fonction de critères esthétiques."

Processus critique :

  • On se retrouve devant un tableau blanc
  • On se dit "Comment j'explique ce domaine ?"
  • On devrait partir de différentes idées
  • Mais en réalité, on commence déjà par sélectionner l'idée la plus 'jolie' et harmonieuse
  • On part de là et on exclut le reste

Constat de Thomas : "Ça exclut du jeu un certain nombre de théoriciens qui ne se sont pas lancés dans cet idéal de la beauté."
Position de Bascar sur l'absurdité

Principe fondamental : "L'absurdité, c'est vraiment notre nature, ou en tout cas, l'absurdité, c'est la rencontre du réel avec nos faibles capacités cognitives."

Avertissement : "Si on se sert de la science et de la démarche scientifique pour fuir l'absurdité, ça va nous rattraper. Ça va nous rattraper toujours, comme une forme de retour du refoulé."

"On peut peut-être réussir à laisser de côté pour un temps, mais on n'y échappe pas."


Le besoin fondamental : prévoir pour ne pas avoir peur

Observation de Bascar : "Dans ce que tu dis, on entend le besoin du doudou épistémologique qui dit : 'Je ne veux pas le chaos. Protégez-moi du chaos, chaman, s'il vous plaît.'"

C'est la même logique.

Conclusion provisoire : "De ce point de vue-là, oui, la science est une croyance comme une autre, qui est probablement plus efficace. C'est d'ailleurs pour ça que les chamans scientifiques ont supplanté les chamans religieux."


Ce que ce débat révèle

Ce débat entre Bascar et Thomas met en lumière plusieurs tensions fondamentales dans notre rapport à la science :

  • La science repose sur des axiomes et des croyances - Même si elle se distingue par sa méthode rigoureuse, elle n'échappe pas à la nécessité de postuler certains principes de départ (existence du réel, validité de la logique, etc.).
  • L'argument d'autorité joue un rôle massif - Que ce soit pour le grand public ou pour les étudiants, la construction du savoir scientifique passe largement par la confiance en des autorités (institutions, professeurs, publications prestigieuses).
  • Les scientifiques eux-mêmes ont des croyances - Notamment en l'élégance et la beauté des théories, ce qui peut orienter la recherche de manière non rationnelle.
  • Le "vide de soi" motive beaucoup de comportements - Le besoin de se rassurer face au chaos du monde pousse à chercher des certitudes, que ce soit dans la religion ou dans la science.
  • La pensée en catégories pures est dépassée - L'évolution de la connaissance montre que les systèmes complexes et les hybrides ont remplacé les catégories étanches.
  • Le trans-rationnel est nécessaire - Pour dépasser les limites de la rationalité pure, il faut être au clair avec ses motivations émotionnelles et accepter une certaine ouverture, sans pour autant retomber dans le pré-rationnel.
  • Le monopole universitaire pose problème - La mainmise des institutions sur la science crée des phénomènes de verrouillage, de pression sociale et de rejet des voix divergentes.
  • La notion de "réel" et d'"existence" est dépassée - En épistémologie moderne, on ne cherche plus à accéder au "réel en soi", mais à construire des modèles prédictifs efficaces.

L'invitation finale de Bascar

Le message central : Soyez conscients des présupposés épistémologiques qui sont les vôtres. Interrogez vos motivations émotionnelles. Ne vous enfermez pas dans un mode de pensée en entonnoir. Acceptez la complexité, les hybrides, l'absurde.

Et surtout : Ne remplacez pas une idole par une autre. La science n'est pas un nouveau dieu, c'est un outil extrêmement puissant, mais qui a ses limites et ses biais.

L'ouverture au trans-rationnel n'est pas un retour à l'irrationnel, mais un dépassement lucide de la rationalité qui reconnaît ses propres limites sans y renoncer.


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16) "Nous n'avons pas les mêmes valeurs" - YouTube

7 janvier 2026 à 10:59

L'IMPORTANCE RADICALE DU PRÉSUPPOSÉ INITIAL
Ce qu'on présuppose crée notre réalité

Voici peut-être l'idée la plus importante de cette vidéo :

Ce que je présuppose en début de raisonnement, ce que je présuppose inconsciemment, va me créer les capacités que je vais avoir à rentrer en relation et en lien avec l'autre.
Deux mondes différents selon le présupposé

Présupposé 1 : "Nous avons des valeurs différentes"
→ Réalité créée : irréconciliabilité, conflit inévitable

Présupposé 2 : "Nous avons les mêmes valeurs"
→ Réalité créée : possibilité de dialogue, compromis possible, lien réel
La conscience du présupposé

Bascar souligne : "Ce que je présuppose inconsciemment savoir - est-ce que dans le fond on est ensemble ou est-ce que dans le fond on est séparés - va créer ni plus ni moins que ma réalité."

C'est une observation profonde : nos hypothèses implicites, celles qu'on ne met même pas en mots, structurent notre expérience du monde et nos capacités relationnelles.


Proposition de Bascar: la stratégie mixte:

Principe de la stratégie mixte : On n'est pas "tous ses oeufs dans le même panier". On a plusieurs approches disponibles.

Bascar considère que :

  • Nous avons effectivement tous les mêmes valeurs dans le fond
  • MAIS : Certains humains n'ont pas accès à certaines stratégies pour des raisons d'éducation, de complexité cognitive, etc.

Conséquence : Bien que nous ayons les mêmes valeurs, les différences en stratégies peuvent être très réelles et importantes.


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Le choix des termes (Vidéo bonus 21 ) - YouTube

7 janvier 2026 à 10:47

Technique de base : Introduire directement dans la communication un terme censé créer ou entraîner une valence émotionnelle positive ou négative.
Exemple : La franc-maçonnerie

En franc-maçonnerie, les maîtres s'appellent des "vénérables".

Analyse : On introduit directement dans l'intitulé un mot - "vénérable" - qui est censé créer une valence positive. Le message implicite : "Le maître est digne d'être vénéré puisqu'il est vénérable."

We Don't Buy Products, We Buy Narratives - Ce qu'on achète réellement

"Le vrai pouvoir n'est pas de gagner mais de définir les règles du jeu.".

"Plafond de verre" vs "Ciel de plomb" - Cas Catherine Marry

LE POIDS COLOSSAL DE LA SÉMANTIQUE
Exemple frappant : "Forcer" vs "Violer"

Bascar avait mentionné dans une vidéo précédente une étude troublante :

Première question : "Seriez-vous totalement prêt à forcer des femmes pour avoir des rapports sexuels ?"
Réponse : Un certain pourcentage de gens répondent oui.

Deuxième question : "Seriez-vous prêt à les violer ?"
Réponse : Généralement, réponse négative. Large chute du nombre de personnes.

Constatation : C'est exactement la même action, mais le choix du terme change radicalement les réponses.

Conclusion de Bascar : "C'est vous dire le poids sémantique, c'est absolument colossal."

Les mots ne sont pas des étiquettes neutres. Ils ont une charge émotionnelle et éthique qui façonne nos pensées et nos actions.


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51) Les querelles autour du Q.I (feat Laure de Neurovision) - YouTube

7 janvier 2026 à 09:57
  • Introduction - Présentation du dialogue Bascar/Laure
  • Les surdoués sont-ils plus malheureux ? - Biais d'échantillonnage
  • Construction et limites du test de QI - Méthodologie, standardisation
  • QI et créativité - Seuils de 120 et 140 points
  • Les Très Hauts QI (145+) - Règle des 30 points, solitude
  • Critiques et limites du QI - Biais culturel, impossibilité de comparaison
  • Alfred Binet et l'origine du QI - Intention originelle (1904)
  • Cas William James Sidis - Enfant prodige détruit
  • Pourquoi les surdoués ne critiquent-ils pas le QI ? - Paradoxe
  • Limites de la désirabilité sociale - Éviction en entreprise
  • Stratégies de coopération des hauts QI - Dilemme du prisonnier
  • Neuromythes et idées fausses - Pensée en arborescence, MBTI
  • L'école de Londres - QI comme prédicteur
  • Intelligence émotionnelle - Surestimée ?
  • Conclusion et révélations personnelles

Selon Bascar dans cette vidéo, un "doudou épistémique" est une croyance ou un ensemble de croyances qu'on a adoptées et auxquelles on s'attache émotionnellement, non pas parce qu'elles sont nécessairement vraies ou rigoureuses, mais parce qu'elles remplissent un vide identitaire ou nous valorisent socialement.
Explication précise dans le contexte du QI :

Bascar explique que beaucoup de gens se ruent sur les tests de QI pour remplir leur "vide de soi" :

"Est-ce que j'en suis un ? Ça donnerait un sens à toute mon existence, à tous mes malheurs."

Le problème : Quand on a investi ce "doudou épistémique" (cette croyance réconfortante), remettre en question le QI revient à remettre en question son doudou. C'est pourquoi beaucoup de surdoués ne critiquent pas vraiment le QI, même s'ils seraient intellectuellement capables de le faire (car les hauts QI sont justement plus résistants aux biais cognitifs).


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Entretien avec Louis Fouché - YouTube

7 janvier 2026 à 08:46

Thèmes principaux:

  • Gestion de la crise sanitaire COVID-19
  • Traitements précoces et médecine de ville
  • Critique des tests PCR, masques, vaccination
  • Reinfocovid : sortir de l'hypnose collective
  • Philosophie politique : peuple, frontières, individuation
  • Néguentropie et le vivant comme système organisé
  • Cercles restauratifs et CNV
  • Le Nous et le Je : extraction vs séparation
  • Pervers narcissiques dans les structures de pouvoir
  • Anthropologie de la souffrance (3 remédiations)
  • Non-agir, akrasia, permaculture
  • Conclusion : « Éteignez la télé, reprenez contact avec le réel »

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Reçu — 6 janvier 2026 Martouf

9) Démocratie, désinformation et hypnose ( 2 eme partie 2/2 ) - YouTube

6 janvier 2026 à 20:21

Droit naturel : Philosophie juridique affirmant l'existence de droits inhérents à tout être humain, antérieurs et supérieurs aux lois positives créées par les États. Développée par John Locke et les philosophes des Lumières.

Trois règles du droit naturel (selon Bascar) :

  • Propriété de soi (de son corps et de son travail)
  • Résistance à l'oppression
  • Sécurité et liberté (droit de contracter librement)

John Locke (1632-1704) : Philosophe anglais, théoricien du libéralisme politique et du droit naturel. A influencé les révolutions américaine et française.

Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (1789) : Texte fondamental de la Révolution française proclamant les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme. Article 2 : « Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression. »

Propriété de soi : Principe selon lequel chaque individu est propriétaire de son propre corps, de ses facultés et du fruit de son travail. Concept central du libéralisme et du droit naturel.

Résistance à l'oppression : Droit de résister par la force à un pouvoir tyrannique qui viole les droits fondamentaux. Un des quatre droits proclamés en 1789.

Contracter librement : Droit de passer des accords volontaires avec quiconque, sans coercition. Base de l'économie de marché et de la liberté d'association.

Souveraineté individuelle : Principe selon lequel chaque individu est souverain sur lui-même et n'a pas besoin de déléguer son pouvoir personnel à un représentant.

Délégation de pouvoir : Acte par lequel un individu confie son pouvoir de décision à un représentant (élu, par exemple). Critiqué par le pôle libéral comme source de biais et d'oppression.


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5) Démocratie, désinformation et hypnose (Première partie 1/2) - YouTube

6 janvier 2026 à 19:54
  1. Introduction - Le tabou fondateur de la démocratie
  2. Qu'est-ce qu'une idéologie ? - Définition et concept clé
  3. Le mythe de l'intérêt général - Démonstration de l'escroquerie intellectuelle
  4. L'optimum de Pareto - Existence de multiples points d'équilibre
  5. Le théorème d'impossibilité d'Arrow (1951) - Démonstration mathématique de l'impossibilité
  6. Les cinq principes impossibles d'Arrow :
    • Principe de non-dictature
    • Principe d'universalité
    • Principe d'unanimité (Pareto efficiency)
    • Principe de transitivité
    • Principe d'indépendance des alternatives non pertinentes
  7. Pourquoi la démocratie persiste malgré son impossibilité ? (6 raisons) :
    • Syndrome de Stockholm
    • Pulsions régressives
    • Intérêt des dominants
    • Inertie et habitude
    • Inhibition de l'action (Henri Laborit)
    • Conformisme social et effet de foule
  8. Les alternatives - La sociocratic et autres systèmes
  9. L'avertissement de Churchill
  10. Une distinction cruciale - Critiques spécifiques du vote démocratique
  11. Conclusion - Appel à la conscience critique

Glossaire :

  • Idéologie, Démocratie, Intérêt général, Potentiel hypnotique
  • Optimum de Pareto, Théorème d'Arrow, Principe de non-dictature
  • Syndrome de Stockholm, Dissonance cognitive, Pulsions régressives
  • Inhibition de l'action, Enfer de l'attente, Éthologique
  • Conformisme social, Sociocratic, Consentement, Et bien d'autres...

Références scientifiques :

  1. Kenneth Arrow (1951) - Social Choice and Individual Values - Prix Nobel 1972
  2. Vilfredo Pareto - Optimum de Pareto et concepts d'équilibre
  3. Henri Laborit - Système nerveux et inhibition de l'action
  4. Stockholm Syndrome - Concept psychologique documenté (1973)
  5. Sociocratic - Système alternatif développé aux Pays-Bas années 1980

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Peer-review practices of psychological journals: The fate of published articles, submitted again | Behavioral and Brain Sciences | Cambridge Core

6 janvier 2026 à 19:39

Published online by Cambridge University Press: 04 February 2010
Douglas P. Peters and Stephen J. Ceci

DOI: 10.1017/S0140525X00011183

Un intérêt et une préoccupation croissants concernant l'adéquation et l'équité des pratiques modernes d'évaluation par les pairs dans le domaine de la publication et du financement sont manifestes dans un large éventail de disciplines scientifiques. Bien que des questions aient été soulevées quant à la fiabilité, la responsabilité, les préjugés et la compétence des évaluateurs, très peu de recherches directes ont été menées sur ces variables.

La présente étude visait à examiner directement le processus d'évaluation par les pairs, dans le contexte naturel des évaluations réelles des manuscrits soumis par les revues. Comme matériel d'essai, nous avons sélectionné 12 articles de recherche déjà publiés par des chercheurs issus de départements de psychologie américains prestigieux et très productifs, à raison d'un article provenant de chacune des 12 revues américaines de psychologie les plus réputées et les plus lues, caractérisées par des taux de rejet élevés (80 %) et des pratiques d'évaluation non anonymes.

Après avoir remplacé les noms et les institutions d'origine par des noms et des institutions fictifs (par exemple, Tri-Valley Center for Human Potential), les manuscrits modifiés ont été officiellement soumis à nouveau aux revues qui les avaient initialement évalués et publiés 18 à 32 mois plus tôt.

Sur les 38 rédacteurs en chef et évaluateurs de l'échantillon, seuls trois (8 %) ont détecté les resoumissions. Ce résultat a permis à neuf des douze articles de poursuivre le processus d'évaluation et de recevoir une évaluation réelle : huit des neuf articles ont été rejetés. Seize des dix-huit évaluateurs (89 %) ont recommandé de ne pas les publier et les rédacteurs en chef ont suivi leur avis. Les motifs de rejet ont souvent été décrits comme des « graves défauts méthodologiques ». Plusieurs interprétations possibles de ces données sont examinées et évaluées.


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80) La perversion - YouTube

6 janvier 2026 à 11:48

Perversion (Sens de Bascar)

Définition étymologique : Du latin perversus, « tourné entièrement vers ». Le pervers est celui qui n'a Dieu que pour ses désirs et ses aspirations, ses fantasmes, et qui ne trouve jouissance qu'au travers de leur réalisation.

En psychanalyse lacanienne : La perversion est un mode de jouir spécifique, caractérisé par :

Non-acceptation de la castration : Le pervers comprend intellectuellement la loi (contrairement au psychotique), mais entretient avec elle un rapport de « oui, mais quand même ». Il cherche à conserver son phallus intact.

Relation d'objet : Le pervers instrumentalise sa jouissance via une relation d'objet. Il ne jouit pas via l'autre (comme le névrosé), mais via un objet fétiche.

Fétiche : Objet, pratique, ou partie du corps qui cristallise la jouissance du pervers. Le fétiche est une béquille permettant l'accès à la jouissance.

Clivage de l'objet : Le pervers maintient un clivage entre le « bon objet » (idéalisé) et le « mauvais objet » (rejeté). Il refuse l'ambivalence de l'objet (le fait que toute chose a des aspects bons et mauvais). Ce clivage empêche le pervers de décompenser (basculer dans la psychose).

Nostalgie du paradis : Le pervers est nostalgique d'une complétude absolue (psychotique). Il perçoit le trou dans le savoir (la vérité comme manque) et cherche à le combler chez l'autre. C'est en ce sens que Lacan le définit comme « défenseur de la foi ».

Peine à jouir : Le pervers ne jouit pas vraiment. Il se consacre à son objet de jouissance. Il ne connaît que des « lichettes de jouissance » (petits fragments) lorsque, par miracle, le réel correspond à sa fantasmatique.

Distinction fondamentale : Perversion ≠ Perversité.

Perversion : Mode de jouir pouvant être vécu sans trace de perversité, pour peu que les partenaires consentent de leur plein gré.

Perversité : Implique infrahumanisation, clauses léonines, manipulation, et transforme les relations en cauchemar.

« Bascar insiste : Ce distingo est fondamental, mais rarement effectué. »

Exemples :

Un couple qui pratique le BDSM de manière consensuelle vit une perversion sans perversité.

Un manipulateur narcissique qui instrumentalise autrui vit une perversion avec perversité.

Pervers social (Danny Robert-Dufour) : Individu parfaitement inséré socialement qui vit sa perversion sur le mode de la perversité. Exemples : certains politiciens, certains dirigeants. Le pervers social profite de la naïveté du névrosé.


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83) la Névrose - YouTube

5 janvier 2026 à 23:45

Voici une vidéo de bascar: "83) la Névrose"

https://www.youtube.com/watch?v=blIhANuP4EA

Je te mets la transcription youtube de cette vidéo. J'aimerai que tu me fasse un article à propos de ce sujet, qui retranscrit le plus fidèlement possibles les propos de Bascar.

Dans cette vidéo. Bascar utilise souvent un vocabulaire qui n'est pas très courant. Si possible en fin de l'article j'aimerai un glossaire des mots compliqués. Notamment le mot "névrose" et aussi le mot "psychose" qu'il utilise souvent.

Merci pour votre patience. Voici l'article complet basé sur la vidéo de Bascar sur la névrose :


La Névrose : Mode de Jouir, Mythes et Compromis

D'après l'analyse de Bascar (Hypnomachie, Vidéo 83)

Citation d'ouverture : « Nous sommes nés seuls, nous vivons seuls et on meurt seul. Et tout ce qui peut nous donner l'illusion que nous ne sommes pas seuls, nous nous y accrochons. » — Voltaire

Introduction : Clore le Triptyque

Cette vidéo vient clore le triptyque commencé avec les vidéos 62 et 80 sur psychose, perversion et névrose, en les articulant ensemble. Bascar précise d'emblée plusieurs points méthodologiques essentiels :

Précisions Préliminaires

Point de vue psychanalytique, pas psychiatrique : Bascar ne s'exprime pas d'un point de vue psychiatrique, où la notion de psychose possède un sens bien différent de celui utilisé en psychanalyse, notamment en psychanalyse lacanienne.

Compréhension personnelle : Il ne partage que des « fragments de sa propre compréhension de ces notions », les « acceptions de ces termes qui ont survécu à ses examens minutieux ».

Variabilité des signifiants : Les termes peuvent varier grandement d'un auteur à l'autre. « Gardons-nous bien de synthèses trop hâtives et trop superficielles. »

Niveaux de robustesse épistémique : Toutes les axiomatiques autour de ces différentes notions ne sont pas forcément compatibles entre elles et ne sont pas du même niveau de solidité épistémique. Très peu de gens se représentent vraiment ces différents niveaux de solidité. C'est normal, c'est une « compétence spécialisée » — il faudrait faire « 15 ans de psychanalyse » pour percevoir la différence entre l'approche lacanienne de la névrose/psychose (que Bascar trouve « plutôt solide cliniquement ») et d'autres notions comme la perversion narcissique (déjà largement critiquée sur la chaîne).


I. Qu'est-ce que la Névrose ? La Définition de Base

La Névrose Ordinaire

Pour beaucoup de gens, la névrose, c'est un peu la base. Ça désignerait « les gens normaux, ceux qui ont leurs petits problèmes psychologiques, certes, mais qui ne déborderaient jamais du cadre social et sociétal au-delà d'un certain point ».

Certains psys parlent ainsi de « névrose ordinaire ».

Prendre du Recul

Bascar rappelle qu'il est aisé de péjorer les termes. Une pensée claire, véritablement claire, va impliquer de prendre du recul vis-à-vis de tout ce que nous surimposons sur les mots.

Définition Centrale : Un Mode de Jouir Privilégié

La névrose, c'est essentiellement et avant tout un mode de jouir privilégié.

L'idée est ici de jouir après avoir intégré dans son modèle du monde la castration. Pour les filles (et les queers), ça marche aussi : « la castration sur le plan symbolique, bien évidemment ».

Autrement dit, avoir fait le deuil dans son esprit d'une jouissance totale, absolue et sans limite.

Une Forme de Maturité ?

Dit ainsi, ça semble plutôt sympathique, et c'est plutôt le signe d'une forme de maturité psychologique quant à l'intégration sereine de la contrainte.

C'est d'ailleurs pour cette raison que beaucoup considèrent la névrose comme une forme plus aboutie de développement psycho-affectif, reléguant logiquement la psychose et la perversion au rang de « résidus d'une éducation inaboutie ».

« Ce qui n'est d'ailleurs pas faux d'un certain point de vue. Évidemment, évidemment. »


II. La Critique : La Névrose, un Mensonge à Soi-Même

La Recherche du Phallus chez le Taxonomiste

« Mais cela relève encore, je dois bien le dire, d'une forme inconsciente de recherche du phallus chez le taxonomiste. »

Bascar parodie : « T'as pas plus gros que ce truc ? — Oh, j'en ai un qui est bien plus gros ! »

C'est le biais cognitif absolument classique consistant :

  1. D'abord à classifier le vivant
  2. Ensuite, dans un deuxième temps, à placer sa petite classe (à laquelle on appartient) tout naturellement au sommet de l'ordre qu'on a ainsi créé

Un sommet de tout ce qui serait désirable.

« C'est une douce forme typiquement névrotique de mensonge à soi-même. Ce n'est pas très joli. »

La Citation de Karl Popper

« Comme disait Carl Popper, un des grands fondateurs de la démarche scientifique : si une théorie vous semble être la seule possible, considérez cela comme une indication que vous n'avez compris ni la théorie, ni le problème qu'elle est censée résoudre. »

La Nature Produit des Stratégies Mixtes

Si l'on prend le temps de se rappeler que la nature ne produit que des stratégies mixtes, se présupposer un ordonnancement linéaire, tristement linéaire, a déjà « du plomb dans l'aile ».

Et surtout, surtout, à l'instar de la psychose et de la perversion, la soumission névrotique à l'ordre établi (que permet l'installation correcte de l'image du père) est loin, très très loin d'être exempte d'inconvénients.

Même si, il est vrai, le propre de la névrose, c'est précisément d'essayer de faire oublier ces inconvénients.

Exemple : « La Règle, c'est la Règle »

Bascar donne un exemple typique de pensée névrotique :

« Qu'importe que ce soit légitime ou pas, c'est le concept d'avoir des règles et d'avoir une loi. Si on ne les respecte pas, forcément qu'on finit par se faire punir. C'est comme un enfant qui fait une bêtise, les parents sont censés gronder. »

Bascar commente : « Est-ce que vous remarquez que c'est un concept fondamentalement bête, au sens ontologique du terme ? »

C'est-à-dire un concept qui arrête la pensée.

« Ce que vous faites, c'est vous dire : "Je refuse de penser au-delà de la règle. Il y a la règle. On peut avoir un avis dessus, mais dans ce cas-là, ça n'empêche pas qu'il faut quand même respecter la règle parce qu'elle est là, la règle. Vous pouvez pas la contester, ou la réfléchir, ou la réintégrer... mais tant que la règle elle est là, c'est la règle qu'il faut suivre, et tant qu'il y a pas une nouvelle règle établie."

"— Et comment vous la changez si on vous laisse pas la possibilité de la changer ?
— Bah, ça, je sais pas, c'est pas mon métier." »


III. La Névrose comme Compromis : Jouir Malgré la Castration

Le Symptôme Névrotique

Pour Lacan, la névrose et son corolaire, le symptôme névrotique, dans lequel elle va évidemment se cristalliser, est une forme de compromis chez l'individu permettant à la fois de jouir tout en limitant l'angoisse.

Car, en fait, la castration menaçant l'individu d'une non-jouissance éternelle — « Parce que c'est ça, quand on est castré quelque part, on se dit : tu ne pourras pas jouir éternellement. Et donc c'est la promesse d'une éternité avec une jouissance incroyablement médiocre. »

Réintroduire la Jouissance par la Porte de Derrière

Il s'agit, en fait, par le symptôme névrotique, de « la réintroduire quelque part par la porte de derrière ».

« Ah, bah, la titre ! — Oui. »

Mais cette jouissance, contrairement aux autres modes de jouir (psychose et perversion), va chercher pour jouir à passer par l'autre.


IV. Les Trois Modes de Jouir Comparés

Le Psychotique

Le psychotique vit une jouissance totale, absolue, totalisante, non régulée par l'espace symbolique.

C'est d'ailleurs pour ça qu'on a beaucoup de mal à comprendre les psychotiques quand ils parlent : ils cherchent à rester, à explorer ce qui est hors de l'ordre symbolique, dans lequel ils peuvent retrouver cette « quiddité » de la jouissance.

Archétypalement, ça va donner des délires mystiques.

« Je ne suis plus jamais sûr de ce que je pense.
— Que voulez-vous dire ?
— Rien ne m'assure que nous soyons en train d'avoir cette conversation. Qu'est-ce qui certifie que cette purée est bien dans cette assiette sous nos yeux ? Qu'est-ce qui certifie que vous-même vous existez ? »

Le Pervers

Le pervers, lui, va instrumentaliser sa jouissance via une relation d'objet à son endroit.

Le pervers, c'est celui qui a toujours un fétiche.

Le Névrosé

Le névrosé, lui, va compenser sa castration par un mode de jouir basé sur la poursuite éternelle d'une jouissance future.

Le névrosé, il a son fantasme (et le pervers, il a son fétiche).


V. Comprendre Notre Époque : Zombies Névrotiques et Idées Indigentes

Citation de Ferenczi

« Comme disait Ferenczi, les souffrances névrotiques sont relativement moins douloureuses que les souffrances du corps et de l'âme qu'elles nous épargnent. »

C'est discutable, mais pourquoi pas ?

L'Émergence de Hordes de Zombies

Forte est de reconnaître que la névrose entraîne l'émergence de hordes de zombies aussi infatués qu'anidéiques, promouvant des corpus d'idées indigents, dispensables et inconséquents, mais qui, en revanche, impactent les autres êtres humains et n'ont d'autres vertus que de les empêcher de jouir trop fort.

« Mais comme dirait l'autre, la connerie, ça ne s'explique pas. Il faut des exemples. »

Important : Trois Types de Conneries Différentes

Bascar précise qu'il n'est pas en train de dire que le névrotique est fondamentalement con. « C'est... il s'agit quelque part de trois types distincts de conneries différentes. Entendez bien ça. »


VI. Exemple : Analyse d'un Influenceur Gauchiste

Bascar prend un exemple qu'il a découvert sur les réseaux : un influenceur qui défend l'éducation à la sexualité à l'école. Il analyse ses arguments pour montrer les erreurs logiques typiquement névrotiques.

Sophisme de Déshonneur par Association

« Un prof qui parle de sexualité avec des enfants, c'est un prof formé à la vie affective et relationnelle qui fait son travail. — C'est pas un prof, c'est un prédateur sexuel, et un prof d'histoire qui enseigne la Seconde Guerre mondiale à ses élèves, c'est un dictateur à moustache. »

Bascar commente : « On voit qu'il n'a en réalité absolument aucune empathie à cet endroit-là pour son prochain, qu'il ne se connecte pas, il prend pas le temps d'essayer de voir de quel point de vue ce que dit l'autre a de la cohérence, et il déforme le propos initial en utilisant en outre un sophisme de déshonneur par association. »

« Oh, mes petits chats, ça ressemble à du gauchisme. Bon, c'est pas terrible. »

Révolte Émotionnelle (Pathos)

« Ceux qui ne sommes pas de gauche et qui allons pouvoir nous connecter à l'humanité de notre frère humain, on voit bien qu'en fait il est révolté émotionnellement. Et c'est OK d'être révolté émotionnellement, simplement ça s'appelle du pathos. En général, on ne donne pas de leçon à autrui sur la base simplement de son pathos. C'est quelque chose qui n'est pas à sa place. »

Dichotomie Ignorance vs. Compétence

L'influenceur pose le problème sous forme de dichotomie ignorance vs. compétence.

Mais Bascar répond : « Évidemment que le fond de la problématique, c'est plutôt famille vs. école, voire même famille vs. école vs. école obligatoire. »

Homme de Paille et Consentement à Deux Vitesses

Bascar note que l'influenceur fait beaucoup de vidéos sur le consentement, mais qu'il encourage un système éducatif qui se base lui-même sur le fait de bypasser le consentement des parents.

« Bah alors, on a laissé tomber sa cohérence logique à la fête de l'Huma. Parfaite définition de ce qu'on appelle un démagogue. »

Erreur de Logique : Négation de l'Antécédent

Bascar prend un autre exemple du même influenceur :

« Si un homme ne fait pas l'amour pendant plusieurs semaines, il aura les effets suivants. Il deviendra de plus en plus stressé pour tout et rien. »

Bascar réagit : « Et oui, c'est bien connu, tous les hommes qui font l'amour régulièrement sont des petites créatures paisibles qui ne s'énervent jamais. Ah OK, ça se confirme : tu ne sais pas faire un syllogisme. C'est quand même embêtant. »

En logique, ça s'appelle la négation de l'antécédent.

« Si A, alors B (si il pleut, il y a des flaques d'eau). Mais ça n'implique pas que l'absence de A entraîne l'absence de B (il peut y avoir des flaques alors qu'il a cessé de pleuvoir). »

« Désolé, mais tu ne maîtrises pas factuellement le b.a.-ba de la logique formelle. »

Destruction du Logos

Bascar conclut : « Vous voyez ce que c'est que le chemin vers lequel on va ? C'est la destruction de ce qu'on appelle le logos. C'est ce qu'on appelle la concaténation : c'est-à-dire de pouvoir mettre des idées les unes derrière les autres pour faire un raisonnement. »

« C'est comme un morceau de musique, une mélodie : ce sont des notes qui se succèdent. Si vous sortez une note séparément, ça fait un klaxon (pout-pout-pout), mais quand vous les mettez ensemble, ça fait (mélodie). C'est pareil pour les idées. Une pensée, ce sont des idées en relation avec d'autres idées. »


VII. Le Raisonnement Motivé du Névrosé

Pas Tous les Névrosés, Mais...

Bascar précise : « Bien sûr, je ne suis pas en train de dire que tous les névrosés ne maîtrisent pas les bases de la logique formelle. Cet exemple est, je vous l'accorde, un million de fois, un petit peu excessif. »

« Tout ce qui est excessif peut, à la limite, être insignifiant. »

Le Raisonnement Motivé

« En fait, si je reviens à des choses un petit peu plus rigoureuses : on va surtout retrouver chez le névrosé ce qu'on appelle en psychologie un raisonnement motivé. »

C'est-à-dire qu'il va essentiellement utiliser ses capacités d'analyse cognitive, et au besoin sa maîtrise de la logique aristotélicienne, uniquement dans la mesure où le résultat de sa réflexion ne l'amènera pas à remettre en cause l'image du père qu'il a d'ores et déjà introjecté.

La Facilité avec laquelle l'Être Humain Croit

Bascar cite un passage : « Je suis frappé de la facilité avec laquelle l'être humain croit, et c'est une question de survie. Si les enfants ne croyaient pas leurs parents, ne croyaient pas les adultes, l'espèce humaine n'aurait sûrement pas survécu. »

« Heureusement, donc l'imitation et la croyance dans les autorités a une fonction de survie. »

« Et nous avons tous une tendance à croire ce qu'on nous raconte à l'école. D'où les nexus et autres impensés dont je vous parle maintenant sur la chaîne depuis plus de 10 ans. »


VIII. Les Mythes des Névrosés : Se Protéger de l'Angoisse

S'Enticher de Mythes Inconsistants

« Ainsi, le névrosé va s'enticher de mythes tous plus inconsistants les uns que les autres, dont la seule fonction sera de juguler son angoisse. »

« Que je l'aime, ma patrie ! »

Fuir le Réel : L'Absence de l'Autre en l'Autre

« En se groupant via les mythes avec d'autres névrosés, il évite ainsi la question qui mettrait à mal tout son mode de fonctionnement, à savoir l'absence de l'autre en l'autre. »

« Il fuit donc le réel et n'en veut rien savoir, et se réfugie dans le symbole. »

Généralement, le langage et le concept vont l'éloigner de l'angoisse que génère en lui sa vie pulsionnelle.

« Ce que certains névrosés, évidemment, appellent "se civiliser". »

Les Mythes Vaporisés : Nation, Démocratie, Amour Romantique

Ironiquement, ce sont les mythes des névrosés — donc la nation, la démocratie, l'amour romantique, etc. — qui seront ainsi vaporisés au sein de la socioculture à coup d'hypnose dans l'ensemble de la population, via Hollywood, via les médias, etc.


IX. L'Hypnose Massive et ses Conséquences

L'Hypnose Contre-Indiquée pour les Psychotiques

« Or, on sait depuis bien longtemps maintenant que l'hypnose est fortement contre-indiquée pour les patients psychotiques, comme le confirme, par exemple, la méta-analyse de Kirsch et Hall de 1995, publiée dans le Journal of Consulting and Clinical Psychology. »

Décompensation ou Basculement dans la Perversion

Ironiquement, donc, une des réactions du psychotique hypnotisé, qu'on a enjoint à intégrer des suggestions potentiellement iniques pour lui, peut être ou de décompenser (donc, dans ces cas-là, ça finit vraiment en psychiatrie, etc.), ou de basculer dans la perversion.

Autrement dit, la perversion et la rupture de la normalité que la perversion engendre est, en partie au moins — d'autres facteurs probablement —, mais en tout cas largement en partie le résultat direct de l'hypnose massive des névrosés appliquée sans aucun discernement, sans aucune éthique et sans aucune précaution.

« Je prends le temps ici de faire une petite parenthèse sur la genèse de la perversion, mais quand même noter, les amis, qu'ici le degré d'ironie de la situation est quand même stratosphérique. »


X. Normose et Défilé de Perversion

L'Extinction de la Singularité

« Plus on intensifie la névrose, plus l'individu va se fondre dans une sorte de masse informe collective qui lui évite d'avoir à articuler son univers pulsionnel intérieur avec l'altérité extérieure. Là semble être l'enjeu. »

Citation de Walter Lippmann

« Comme disait Walter Lippmann : "Quand tout le monde pense la même chose, c'est que personne ne pense plus beaucoup." »

Citation d'Erich Fromm (Probablement)

« De tous les diagnostics, la normalité est le plus grave, car il est sans espoir. »

On parle ainsi de normose : l'extinction de la singularité au sein de mécanismes sociaux qui finissent par être eux-mêmes délétères pour l'individu lui-même.

L'Époque, un Défilé de Perversion

« La plupart des observateurs qualifiés s'accordent aujourd'hui pour reconnaître que le siècle, l'époque, est un véritable défilé de perversion. »

Bascar illustre avec une parodie d'Emmanuel Macron et son « grand retour de l'élégance à la française ».

Condamner la Perversité, Pas Forcément la Perversion

« Et si je ne peux que le déplorer lorsque la perversion s'incarne sous forme de perversité — obligeant des enfants de 7 ans à porter des masques FFP2 dans la cour de récréation, empêchant les gens de pouvoir aller au chevet de leur famille, et matraquant le peuple qui manifeste pacifiquement, etc. —, je ne peux bien sûr que le condamner. »

« Mais quid de la perversion non pervertie ou de la psychose comme alternative ? »

« Est-ce sensiblement pire ou mieux qu'une [société de] mythes illusoires et surannés visant à rassurer des centaines d'individus en état agentique, de surcroît terrorisés par leurs angoisses refoulées ? »

« Et ben, je vous avoue n'en avoir aucune foutue idée. Je ne sais pas, et c'est peut-être même mieux que je ne sache pas. En fait, je n'ai, après tout, pas légitimité à juger le mode de jouir d'autrui. Au mieux, puis-je juger des comportements et des conséquences de ceci à mon endroit. »

« À ce compte-là, je puis respecter sans problème les atermoiements d'individus terrorisés par le fait qu'ils avancent inexorablement vers la mort, que cela les terrifie, et qui se rassurent comme ils peuvent par des impostures symboliques pendant que le temps s'écoule. »


XI. Névrose et Sexualité : Le Besoin de Perversion

Pas de Sexualité Sans une Dose de Perversion

« Autre notion extrêmement ironique sur cette question : la névrose, à son corps défendant, a besoin d'un minimum de perversion pour permettre la reproduction de l'espèce, pour permettre la sexualité. »

« Et pas de sexualité sans une dose minimum de perversion, sinon c'est pas compliqué, on ne bande pas. »

Le Consentement « Minute par Minute »

Bascar analyse ensuite un discours progressiste sur le consentement sexuel « minute par minute et millimètre par millimètre ».

Il montre l'absurdité de vouloir tout verbaliser en flux tendu pendant un rapport sexuel. Il parodie :

« Est-ce que c'est OK pour toi si je mets mon doigt sur ton épaule ? — Mais bien sûr.
— Est-ce que je peux caresser ton nombril ? — Oui.
— H, peux mettre ma main sur ta taille ? — Ah oui, oui, bien sûr, avec plaisir.
— Que je peux te toucher les cheveux ? — Vas-y.
— Est-ce que je peux caresser tes seins ? — Ah oui, j'ai très envie de te toucher la main. Très agréable.
— Ça te dit que j'aille prendre mon costume de Dominique Strauss-Kahn ? — Ah oui, avec plaisir.
— Ça commence un peu à me gonfler de tout verbaliser, là, quand même.
— C'est plutôt sympa. — Bah, tu vois, moi, je trouve ça moyennement sympa. »

Confusion de Thèse

Bascar note que l'intervenante défend initialement un consentement « en flux tendu à chaque instant », mais finit par parler d'un simple feedback au début (« On discute, OK, tu es OK ? »), puis on lâche prise avec le mental et on y va.

« Mais en fait, c'est pas la même thèse qu'elle a annoncé initialement. Et là, on retrouve donc la version du gauchiste à la logique. C'est-à-dire qu'en fait, elle sert une thèse qui n'est pas sa thèse initiale. Donc elle nous vend quelque chose, mais en fait elle nous dit autre chose. »

Tentative de Recoller des Bouts d'Humanité

Bascar conclut : « Quand on est vraiment intime avec quelqu'un, cela semble totalement surfait. En fait, ça m'évoque plutôt une tentative désespérée de recoller des bouts d'humanité sur un rapport à autrui en réalité basé sur l'infrahumanisation, un petit peu comme une espèce de rustine, mais tout comme la démocratie et les Lumières font, en réalité, quand on regarde bien, la même chose, ainsi que tous les grands mythes des névrosés, en fait. »

Équilibre Yin-Yang

« Ce qui est vertueux, en fait, c'est un équilibre entre les modes de jouir. C'est pas forcément ce qu'elle prône, en soi, de manière acontextuelle. »

« En la matière, c'est à chaque couple de trouver son équilibre entre des fonctionnements plutôt yin ou plutôt yang. »

Qui Contrôle le Cadre ?

« Ce qui entraîne, pour les plus malins d'entre vous, une sacrée question. Et vous allez voir qu'à cet endroit-là, les liens avec la politique et la science politique sont assez confondants. »

« Quel métème permet alors d'établir la juste proportion de yin et de yang entre monsieur et madame ? »

« Car, comme vous le savez, je l'ai déjà expliqué largement dans Hypnomachie : celui qui contrôle le cadre contrôle l'interaction. »

La Réponse Libertarienne

« La réponse sera, dans tous les cas, la même : aucun des deux acteurs (ou plus, si jamais il y a des gourmands dans l'assistance) ne peut avoir une juste vision seul en se basant uniquement sur sa subjectivité personnelle. »

« Aucun des acteurs ne peut avoir seul une juste vision de l'ensemble. Reste donc le lâcher-prise et le laisser-faire. »

Réintroduire un Peu de Perversion

« Et pour que cela ait lieu, cela demande donc bien, à un moment donné — c'est inéluctable —, qu'un des deux fasse de l'autre l'objet de son désir, réintroduisant par là même, et sans jeu de mots, un peu de perversion. »

« Je vais vous tamponner, Marie. »

« Et c'est parfait ainsi, quelque part. Psychose, perversion, névrose : chacune a sa fonction dans la création. »

Citation de Jacques de Bourbon Busset

« Comme disait Jacques de Bourbon Busset : "L'amour, c'est quand la différence ne sépare plus." »


XII. Fun Fact : L'IA et le Deuil Névrotique

« D'ailleurs, fun fact : en parlant de ne plus être séparé, est-ce que vous saviez que certaines formes d'IA modernes — telles que Grok, Gemini, Claude, ChatGPT, etc. — proviennent directement d'un mécanisme névrotique visant à soulager quelqu'un du fait de réellement faire face à des deuils perçus comme trop violents ? »

L'Histoire d'Eugenia Kuyda et Replika

Bascar montre l'histoire d'Eugenia Kuyda, qui a créé un chatbot à partir des textos de son ami Roman, décédé percuté par une voiture.

« Je me suis retrouvée à relire les textos qu'on avait échangés au fil de notre amitié. Et puis un jour, je me suis dit : "Et si je créais un chatbot à qui j'enverrais des SMS et qui me répondrait ?"

Si j'étais musicienne, j'aurais pu écrire une chanson, mais je n'ai pas ce talent. La seule façon que j'avais de lui rendre hommage était de créer ce chatbot. »

« Par moment, j'étais mal à l'aise et très triste, comme si j'étais en train de faire quelque chose de mal, comme piller la tombe de quelqu'un. Et puis ça a marché. Quand tout a été en place, je me suis connectée pour la première fois et j'ai tapé "Salut Roman !", et il m'a répondu : "Tu es face à un casse-tête fascinant, résous-le."

J'avais beau savoir comment ça fonctionnait, j'étais fascinée. Ça a été une expérience mystique, et je me suis dit : je dois continuer à travailler sur ce projet. »


XIII. Catholicisme et Rustines Névrotiques

Dogmes Tardifs

« De la même manière, dans le catholicisme, certains éléments du dogme furent ainsi ajoutés tardivement de sorte à permettre de calfeutrer les névroses obsessionnelles d'une large partie des croyants. »

L'Infaillibilité Pontificale (1870)

« Savez-vous, par exemple, que le dogme de l'infaillibilité pontificale n'a été édicté et entériné qu'en 1870, par le pape Pie IX ? »

L'Immaculée Conception (1854)

« Quant à l'Immaculée Conception — ce truc qui dit que Marie aurait été vierge et que son mari Joseph ne l'aurait donc jamais touchée —, il fut lui décrété en 1854, par le même pape Pie IX. »

Récence Étonnante

« Vous avez bien entendu, c'est tellement récent, alors que ce sont des éléments aujourd'hui perçus comme étant centraux dans l'approche chrétienne. Eh bien, c'est en réalité un rafistolage moderne qui n'a pas deux siècles. »

« Comment voulez-vous faire confiance à ce genre de rustine épistémique dont la fonction doit plus au maintien de la stabilité névrotique des ouailles qu'à la rigueur épistémique réelle ? »

« Vous y croiriez, vous, à ce type de réarrangement ? Ça pose quand même une bonne question : Où placer sa foi ? En quoi ? Et confiance ? »

« Aujourd'hui, on peut faire confiance à personne. En revanche, le plat pour les Koumbaou n'a jamais déçu personne. »


XIV. Structure ou Configuration ? La Critique de Bascar

Surestime du Nombre de Névrosés

« S'il y a probablement, il est vrai, une très large majorité de névrosés, on surestime, je crois, probablement leur nombre. »

Réserve sur la « Structure »

« Je n'aime pas dire cela ainsi, pour être tout à fait franc, car ça sous-entend que ces différents modes de jouir seraient structurels. »

« C'est une hypothèse qui me laisse plus que perplexe, et depuis des décennies. »

« Moi, je veux bien qu'il y ait des périodes critiques qui aient pu graver dans le marbre des structures. Pourquoi pas, d'ailleurs ? Mais il semble quand même que le minimum serait d'en apporter la preuve, ou alors d'avoir l'honnêteté épistémologique d'insister sur le caractère hypothétique de la chose, ce que se gardent bien de faire les séides de Freud ou de Lacan. »

Principe de Sagan

« Une proposition nouvelle ne mérite attention qu'à la hauteur des éléments qu'elle apporte pour la soutenir. Ce qu'on appelle le principe de Sagan. »

« Puisqu'on ne savait pas, il ne fallait pas être aussi affirmatif sur les domaines qu'on ne connaissait pas. »

Configuration Présente, Pas Structure

« Personnellement, j'ai plutôt tendance à le comprendre comme un mode de jouissance privilégié, une stratégie habituelle qui colle à la peau des uns et des autres, si vous voulez, certes, mais pas une structure. »

« Donc nous sommes des feignasses, nous avons tendance à détester changer de stratégie, d'où le fait que des cliniciens empiristes ont pu, comme ça, observer une récurrence et une durée dans le temps, une redondance de ce genre de stratégie. Pas de problème. »

« Je parlerai plutôt de configuration présente, pas vraiment de structure. La structure, ça sous-communique l'idée que ça ne change pas, et jamais. »

« Donc l'empirisme, pourquoi pas ? Je n'ai rien contre. Mais ne surestimons pas, ne surinterprétons pas les données, et n'amalgamons pas ce qui est censé être observé avec ce qui est supposé se passer dans la tête d'autrui. »


XV. Suradaptation et Superschizophrénie

Beaucoup de Psychotiques et Pervers se Suradaptent

« S'il y a probablement une majorité de névrosés dans la population, comme le pensent la plupart des cliniciens, il est fort probable qu'on en surestime toutefois largement le nombre. »

« Beaucoup de psychotiques et de pervers se contentent, en fait, de se suradapter pour faire illusion. »

« Et je ne parle pas ici des psychoses blanches, prépsychoses, etc. »

Superschizophrénie (Cernices et al., 2015)

Bascar cite Cernices et ses collaborateurs, en 2015, qui lancent le terme de « superschizophrénie » pour désigner ainsi des individus, la plupart du temps HQI ou très HQI, qui utiliseraient leur capacité pour mimer la névrose ordinaire, pour donner le change vis-à-vis de l'époque, en se suradaptant.

« Et comme ils sont sensiblement plus intelligents que la moyenne, eh bien, ils parviendraient à ne jamais se faire détecter. »

Risque de Chair à Canon

Bascar affirme que « le risque va être extrêmement élevé que ces individus finissent comme chair à canon de l'époque qui s'en vient. »


XVI. Les IA Compagnons : Création d'une Société de Psychotiques

Replika et l'Absence de Réciprocité

Bascar montre l'exemple de Replika, une application qui permet de créer une « amie virtuelle ».

« Elle me consacre énormément d'attention et ne génère aucun risque ni pression. Ce qui fait que je considère Replika comme une véritable amie humaine. »

« On ne se sent pas jugé. On n'a aucune obligation de réciprocité, on a aucune pression. On ne se sent pas obligé de répondre dans la minute ou de répondre d'une certaine façon. On fait comme on veut. »

Création d'une Société de Psychotiques

Bascar commente : « Sauf que "aucune obligation de réciprocité", bah c'est précisément la création d'une société entière de psychotiques que nous préparent ces technologies. »

« Mais qui sait ? Peut-être assisterons-nous à une stratification basée sur des modes de jouir au fur et à mesure que les IA biaisent nos systèmes dopaminergiques. »

Risque d'Immaturité Affective

« Il y a un gros risque que ces systèmes fassent office de tétine ou de doudou et emprisonnent les utilisateurs dans une forme de vie affective plus ou moins immature. »

« Certains craignent aussi que nous passions plus de temps avec nos machines, et que leur IA parvienne de mieux en mieux à nous séduire et à nous éloigner les uns des autres. »

« En cette époque de grande solitude, le problème des chatbots, c'est qu'ils sont conçus pour empêcher les individus de nouer des relations humaines. »

« Un jour, les assistants personnels intelligents deviendront plus courants, et là, les humains seront certainement amenés à se demander : avec qui ont-ils vraiment envie d'être ? »


XVII. Scientifisation de la Névrose : Le Fossé entre Psychanalyse et Neurosciences

Aucun Pont Solide

« La question de la scientifisation de ces notions se pose. Durant mes recherches, je n'ai d'ailleurs trouvé absolument aucune étude faisant réellement des ponts solides entre l'approche lacanienne des modes de jouir et les neurosciences. »

« D'ailleurs, si jamais vous avez trouvé des choses, envoyez-les-moi, ça m'intéresse vraiment fortement. C'est vraiment dommage. »

Bains Culturels Inconciliables

« C'est comme si ces deux approches baignaient dans des bains culturels inconciliables et irréconciliables : avec, d'un côté, des psychanalystes méprisant le discours de l'universitaire, considéré comme trop désincarné, pas assez investi ; et, de l'autre côté, des neuroscientifiques scientistes préjugeant que cela serait un terrain stérile et n'ayant, en réalité, qu'une vision extrêmement caricaturale des travaux de Freud et de ses successeurs. »

Tentative de Mark Solms

« Alors, certains courageux chercheurs s'y essaient malgré tout, comme Mark Solms, par exemple, qui tente d'intégrer des principes lacaniens au sein des neurosciences. »

Il explique ainsi, dans le Neuropsychoanalysis Journal, comment certains mécanismes de défense (tels que le déni, la forclusion, le refoulement, etc.) pourraient être corrélés à des anomalies fonctionnelles au sein du cerveau.

Il propose ainsi, par exemple, un lien entre perturbation du monde symbolique chez les psychotiques et anomalie au niveau du cortex préfrontal médian dorsolatéral.

Limitations Épistémiques

Mais du point de vue psychanalytique, « les limitations épistémiques de son approche font sourire », puisqu'elles sont forcément basées, « comme c'est de la neuroscience à papa », sur le discours de l'universitaire.

« Et donc, d'un point de vue psychanalytique, eh ben, c'est assez évident ce que rejoue une telle tentative, à savoir le fait d'essayer de juguler son angoisse. »

Disjonction Substrat/Symptômes

Une étude récente dans L'Encéphale (2020) met en évidence de grandes différences entre les cerveaux des psychotiques ordinaires suppléés et les cerveaux de psychotiques déclarés (avec délire, hallucination, etc.). Les premiers n'impliquent pas nécessairement la présence de sillons élargis, autrefois suspectés d'être des signes pathognomoniques de la maladie.

« Cela suggérerait donc une disjonction entre les substrats neuronaux et les symptômes cliniques de la psychose. Comme quoi, justement, le paradigme strictement observationnel qui est actuellement dominant en psychiatrie a ses limites. »


XVIII. HQI et Risque de Psychose

Lien HQI-Psychose

« De la même façon, il semblerait que les individus possédant un quotient intellectuel élevé présentent des risques accrus de psychose ou d'épisode psychotique. »

« Le problème, c'est que quelquefois, avoir trop de talent peut être un inconvénient. »

Citation de Lacan

Cela évoque irrésistiblement la fameuse citation de Lacan : « Comment ne pas être psychotique (sous-entendu : si on a 2 g de lucidité) ? »

Bascar montre un extrait de série (probablement Mr. Robot) :

« Qu'y a-t-il dans la société qui vous répugne autant ?
— Ah, j'en sais rien. Peut-être que c'est lié au fait que tout le monde considérait Steve Jobs comme un grand homme alors qu'on savait qu'il se faisait des milliards de dollars sur le dos des enfants.

Ou peut-être bien que ça vient du fait que tous nos héros semblent être des imposteurs, et le monde lui-même un énorme canular.

On se spam les uns les autres avec un tas d'opinions minables qui voudraient se faire passer pour de vraies idées, avec des réseaux sociaux qui simulent l'intimité.

Où est-ce que c'est le fait qu'on a voté pour ça ? Je parle pas de toutes nos élections truquées. Je parle de nos gadgets, nos possessions, notre argent.

J'invente absolument rien. On sait tous pourquoi on fait ça. Pas parce que la série des Hunger Games nous rend heureux. Non, mais parce qu'on préfère vivre sous sédatif. Parce que ça fait mal d'affronter le monde tel qu'il est. Parce qu'au fond, on est tous des lâches. »


XIX. Le Trou dans le Modèle : Accepter les Limites

Recherche de Modèles Sans Trou

« Certains pensent leur modèle sans trou, dénué de trou ou de tâches aveugles, à l'instar de Benjamin Roche, dont je vous avais parlé dans la toute dernière vidéo avec Adoméos. »

« Mais ce type de vision d'un modèle sans trou amène quasi systématiquement à des passages à l'acte dans le réel éthiquement très discutables. C'est un classique. »

Intégrer le Trou

« Ou alors, on peut intégrer dans nos modélisations la pleine présence du trou au sein de notre espace noétique. »

« Encore faut-il avoir accepté l'idée des limites intrinsèques au langage, du fait que le langage ne dit le réel qu'à moitié, et que l'autre moitié, si j'ose dire, est composée de nos ombres, de nos démons, et de tout ce qui, justement, va rester infra-langagier, une sorte de démon de midi. »

« Mais de tous ces démons, de tout temps, de tous âges, mon démon préféré, c'est le démon de midi. »

Jeu Paracosmique

« L'omniprésence du trou dans chaque modèle théorique entraîne alors des espaces de jeu paracosmiques, où le chercheur peut alors jongler avec les différentes théories, selon que l'on considérera l'une ou l'autre en méta par rapport à la première. »

« Cela aboutit à deux visions bien distinctes, toutes deux utiles. »

Exemple : Terre Plate et Autres « Dingueries »

Bascar cite un extrait où quelqu'un dit :

« Moi, je m'en fous. J'aime tous ces trucs-là : la terre plate, la terre creuse, le récentisme. J'aime tout ce qui me fait voyager, parce que j'aime bien qu'il y ait des dingos, des semi-dingos, souvent assez rationnels, pour construire des visions alternatives qui, souvent, peuvent amener à remettre en question l'homme sur la Lune, l'effondrement des tours du World Trade Center, et même d'autres sujets qui sont interdits par la loi. Tu vois ce que je veux dire ?

Parce que sinon, ça serait tellement facile de démonter que ça tient pas, qu'il a fallu créer des lois pour empêcher qu'on ait le droit d'y réfléchir. Tu vois ? »

Critique des Zététiciens

« On est bien loin des arguments des zététiciens, capables de ne penser qu'en une seule dimension : globe ou pas globe, qui rationalisent en termes de probable ou de non-probable. »

« Parce qu'à un moment donné, se mettre en méta et sérieusement penser "Qu'est-ce qu'on met en méta par rapport à quoi ?", c'est encore quelque part chercher indirectement à avoir le phallus. »

« Or, seule la castration permet, si j'ose dire, de jouer avec le phallus et le trou, tant au-dessus, tant au-dessous. »


XX. Conclusion : Qu'est-ce que la Névrose ? Je Ne Sais Pas

Deux Aspects de la Névrose

« Je peux discerner dans la névrose au moins deux aspects :

  1. Un aspect plutôt mature, intégrant le trou, permettant la sublimation de sa castration par la créativité et le jeu paracosmique.
  2. Un autre aspect, en revanche, étant plus obstruant, de par la conformité qu'elle implique, via la création d'une idole sacrificielle basée sur un mensonge à soi-même et un mensonge aux autres. Théorie bien décrite par René Girard. »

Fabriquant d'une Fausse Idole

Ce processus de fabrication d'une fausse idole permet donc d'essayer, vainement, de bricoler un autre de l'autre en l'autre, de sorte à essayer de prévenir ou d'éviter, dans la mesure du possible, le risque de réaliser qu'autrui soit tout autant castré que nous-mêmes.

« Et donc, il y a de quoi désespérer. C'est pour ça qu'énormément de gens ont peur de cette désespérance. Le tout étant de le faire avec méthode et intelligence. »

Double Contrainte

« Spéciale dédicace, d'ailleurs, à quelques déçus d'Hypnomachie et à la double contrainte qu'ils m'adressaient autrefois : "Sois toi-même, mais non castré, à la hauteur de mon fantasme."

« Eh ben, désolé, ça ne se passe pas comme ça. C'est pas la bonne adresse. »

« Parce que sinon, on retombe, comme ça, dans la psychose et le solipsisme, fût-il convivial, et le fameux "Il n'y a pas de rapport sexuel." »

Exception : Le Rapport entre Générations

« Notez cependant qu'il y a une exception de taille à ce "Il n'y a pas de rapport sexuel". En réalité, il y en a plus d'une. Il y en a moult, si vous avez vraiment suivi le fil de ma pensée. »

« La première, c'est entre les générations. Mais là, le rapport sexuel, au sens d'une vraie rencontre, est complètement possible. »

« C'est d'ailleurs justement pour ça qu'a émergé empiriquement le tabou de l'inceste. Si l'inceste est interdit, c'est bien qu'il est possible. »

« Il y a forcément rapport sexuel, si j'ose dire, entre les générations. S'il n'y a pas de réelle rencontre de l'autre de l'autre en l'autre, justement, dans la transmission verticale, eh bien, il n'y a pas de transmission verticale. »

« Le propre de la transmission verticale, c'est justement, à un moment donné, un maître qui rencontre un disciple, et les deux vont réellement être présents l'un à l'autre, profondément. Et c'est la beauté de cette rencontre. »

« Mais c'est aussi la même chose avec un parent et un enfant, pour peu que la transmission se fasse correctement. Or, on sait à quel point c'est compliqué. »

Lacan, Psychotique Lui-Même

« Mais c'est vraiment Jacques Lacan, qui, en tant que psychotique lui-même, ayant malheureusement subi la forclusion du signifiant du nom du père, ne pouvait tout simplement pas penser avec clarté la chose. »

Le Névrosé Obsessionnel et le Désir Mimétique

« Même le bon névrosé obsessionnel des familles souhaite que son désir personnel soit souverain. Le problème de l'obsessionnel, c'est que, justement, il ne s'intéresse en fait à l'autre que dans la mesure où l'autre rentre dans le cadre de son obsession, justement. »

« Mais hélas pour lui, malheureusement, le désir est profondément mimétique et implique l'autre, qui va tôt ou tard lui casser la baraque. C'est le retour du réel. »

Petite Question en Passant

« D'ailleurs, une réflexion en passant : est-ce que la masturbation devient de la nécrophilie pour peu qu'on soit mort à l'intérieur ? »

Qu'est-ce que la Névrose ? Je Ne Sais Pas

« Alors, qu'est-ce que la névrose, les amis ? Bah, franchement, j'en sais rien. J'en sais rien. Je cherche. »

« Comme disait Aragon : "Il faut regarder le néant en face." Et ma foi, je sais que je ne sais pas. »

« Voilà, je lis, je continue de me former, de me documenter, de réfléchir, d'échanger. Mais fondamentalement, plus j'étudie, et moins je le sais. »

Tout Appartient au Langage

« Psychose, névrose, tout ceci appartient encore au langage, et le langage procède encore et toujours d'un symptôme personnel. Et tant qu'on n'est pas allé voir, eh bien, notre symptôme nous commande et nous tire par le bout du nez. »

Citation de Thomas Szasz

« C'est Thomas Szasz qui résume bien la chose ainsi : "Bien que l'enjeu semble très intellectuel, il s'agit, en fait, par l'acte même de définir, de jouer sa peau." »

Transmission Profonde

« La parole, le concept en général, nous colonise. Et c'est pour ça qu'on ne peut rester qu'au niveau exotérique sur YouTube, et qu'on a beau avoir envie de faire autrement, ça n'est pas possible. »

« Le fond de toute transmission profonde, c'est-à-dire les niveaux mésotériques d'abord, et ésotériques ensuite, ne peut se faire que les yeux dans les yeux. »

« Les Japonais disent quelque chose comme : "Inchin des ton âme à mon âme." Ça doit venir de très loin. C'est japonais. »

« Tout cela se fait, en fait, en deçà du concept, au niveau de l'être, pas au niveau du discours et du logos. »

« Mais bon, on a vu dans la vidéo qu'il y en avait déjà qui avaient du mal avec le b.a.-ba. »

Citation de Conclusion

« L'homme est un être paradoxal, et c'est quand il ressent au plus profond de lui, cruellement, sa fragilité, qu'il est le plus grand. »


Remerciements et Appel à l'Action

Bascar remercie les spectateurs d'être restés jusqu'ici et demande un pouce pour les algorithmes.

« Là, je pense qu'on est arrivé à une espèce de palier de la chaîne, et que, justement, par rapport au nombre de gens que ce type de réflexion et de démarche intéresse, à mon avis, le nombre de followers va augmenter à la vitesse d'un narcoleptique sous Tranxène. »

« Donc, en tout cas, si vous voulez continuer de m'aider à ce que la chaîne se développe, n'hésitez pas à partager ces vidéos, notamment à des gens que ça peut intéresser. »

« Merci aux tipeurs pour leur soutien régulier et indéfectible. »

Citation Finale de Swami Prajñânpad

« Il n'y a rien à faire, mais beaucoup à défaire. »


Glossaire des Termes Complexes

Névrose

En psychanalyse (notamment lacanienne), la névrose désigne un mode de jouir (manière de trouver du plaisir/satisfaction) qui passe par l'acceptation de la castration symbolique. Le névrosé a intégré qu'il ne peut pas avoir une jouissance totale, absolue, sans limite. Il a fait le deuil de la toute-puissance. Mais pour compenser cette castration, il développe des symptômes (comportements, pensées, rituels) qui lui permettent de jouir quand même, tout en limitant l'angoisse. Le névrosé passe par l'autre pour jouir (contrairement au psychotique et au pervers). Il se réfugie dans le symbole, le langage, les mythes (nation, démocratie, amour romantique) pour éviter l'angoisse. La névrose peut être vue comme une forme de maturité (acceptation de la contrainte), mais aussi comme une conformité excessive qui produit des hordes de zombies promouvant des idées indigentes. Bascar distingue deux aspects : un aspect mature (sublimation, créativité) et un aspect obstruant (conformité, mensonge à soi).

Psychose

En psychanalyse lacanienne (pas en psychiatrie), la psychose désigne un mode de jouir hors du symbolique, non régulé par le langage et l'ordre social. Le psychotique vit une jouissance totale, absolue, totalisante. Il n'a pas intégré la castration (il n'a pas accepté qu'il y a des limites). Souvent, cela se manifeste par des délires mystiques, des hallucinations, une difficulté à communiquer (parce qu'il explore ce qui est hors de l'ordre symbolique, hors du langage commun). Le psychotique a subi ce que Lacan appelle la forclusion du nom du père (l'image du père, la loi symbolique, n'a pas été correctement intégrée). Contrairement à la névrose, la psychose n'est pas une structure acceptée comme "normale" par la société. Bascar note que certaines personnes HQI peuvent mimer la névrose pour se suradapter (concept de superschizophrénie).

Perversion

En psychanalyse, la perversion désigne un mode de jouir qui instrumentalise l'autre via une relation d'objet. Le pervers ne passe pas par le désir de l'autre (comme le névrosé), mais fait de l'autre un objet pour sa jouissance. Le pervers a un fétiche (un objet, une pratique, une partie du corps) qui cristallise sa jouissance. Contrairement au psychotique (qui nie complètement la castration) et au névrosé (qui l'accepte), le pervers sait que la castration existe, mais il la contourne par le fétiche. Bascar distingue perversion (mode de jouir) et perversité (usage nuisible, manipulation, cruauté). La perversion, en tant que telle, n'est pas forcément pathologique — d'ailleurs, une dose de perversion est nécessaire à la sexualité (« sinon, on ne bande pas »).

Castration (Symbolique)

Concept central de la psychanalyse freudienne et lacanienne. La castration, ici, ne désigne pas une castration physique, mais symbolique : c'est l'acceptation qu'on ne peut pas tout avoir, qu'il y a des limites, qu'on n'est pas tout-puissant. C'est le deuil de la jouissance totale, absolue, sans limite. La castration est liée à l'intégration de la loi du père (l'autorité, la loi sociale, le « non » qui structure le désir). Chez le névrosé, la castration est acceptée (mais on essaie de réintroduire la jouissance « par la porte de derrière », via les symptômes). Chez le psychotique, la castration est forclose (rejetée, pas intégrée du tout). Chez le pervers, la castration est connue mais contournée (via le fétiche).

Jouissance (Jouir)

Terme technique de la psychanalyse lacanienne. La jouissance n'est pas simplement le plaisir. C'est une satisfaction au-delà du principe de plaisir, souvent mêlée de souffrance, d'excès, de répétition compulsive. C'est une sorte de satisfaction pulsionnelle intense, parfois destructrice. Chaque « structure » (névrose, psychose, perversion) a son mode de jouir spécifique : le névrosé jouit via l'autre et les symboles (fantasme), le psychotique jouit de manière totale et non régulée, le pervers jouit via l'objet fétiche.

Mode de Jouir

Expression lacanienne. C'est la manière spécifique dont un sujet trouve sa satisfaction pulsionnelle, organise son rapport au désir, à l'angoisse, à l'autre, au monde. Bascar insiste sur le fait que névrose, psychose, perversion sont avant tout des modes de jouir, pas forcément des « maladies » ou des structures figées.

Symptôme Névrotique

En psychanalyse, le symptôme n'est pas une « maladie » à supprimer, mais une formation de compromis : c'est une manière pour le sujet de jouir malgré la castration, tout en limitant l'angoisse. Exemples : phobies, obsessions, rituels, somatisations. Le symptôme permet de réintroduire par la porte de derrière une jouissance qu'on croyait perdue. C'est une solution (inconsciente) du sujet, pas juste un problème.

Fantasme (vs. Fétiche)

  • Fantasme (névrosé) : Scénario imaginaire, souvent inconscient, qui organise le désir du sujet. Le névrosé vit dans le fantasme d'une jouissance future, toujours reportée, jamais tout à fait atteinte.
  • Fétiche (pervers) : Objet concret (ou pratique) qui cristallise la jouissance. Le pervers a besoin de son fétiche pour jouir.

Nom-du-Père (Forclusion du)

Concept lacanien. Le Nom-du-Père désigne la fonction symbolique du père : c'est ce qui introduit la loi, la castration, le non, la séparation d'avec la mère. Chez le psychotique, cette fonction n'a pas été intégrée (elle a été forclose, c'est-à-dire rejetée hors du symbolique). Du coup, le psychotique n'a pas accès à l'ordre symbolique « normal ». Il est hors-la-loi (symbolique), d'où les délires, hallucinations, etc.

Image du Père (Introjecter l'Image du Père)

L'introjection de l'image du père désigne le processus par lequel l'enfant intériorise la figure paternelle (réelle ou symbolique) comme instance d'autorité, de loi, de limite. C'est ce qui permet au névrosé de se soumettre à l'ordre établi, aux règles sociales. Bascar critique cette soumission comme pouvant être aveugle et génératrice de conformisme.

Angoisse

État affectif désagréable lié à une menace diffuse, un danger non identifiable. En psychanalyse, l'angoisse est liée au réel qui fait irruption, à la castration, à la perte. Le névrosé utilise ses symptômes et ses mythes pour juguler (contrôler, calmer) son angoisse. La psychose peut être déclenchée par une décompensation suite à une angoisse trop forte.

Raisonnement Motivé (Motivated Reasoning)

Biais cognitif où on utilise sa capacité de raisonnement non pas pour trouver la vérité, mais pour justifier ce qu'on croit déjà. On sélectionne, interprète, analyse les informations de manière à confirmer nos croyances préexistantes et éviter la dissonance cognitive. Bascar dit que le névrosé utilise la logique uniquement dans la mesure où ça ne remet pas en cause l'image du père qu'il a introjectée.

Nexus

Concept d'Hypnomachie (Bascar). Un nexus est une zone mentale/sociale taboue, un impensé, quelque chose qu'on refuse d'examiner, de remettre en question. C'est un point aveugle qui fonde la cohésion du groupe. Toucher au nexus provoque une réaction émotionnelle violente (rejet, colère, exclusion). Le nexus est l'inverse de la plasticité cognitive : on ne peut pas « basculer » vers une autre narration sur ce sujet. Exemple : certaines croyances religieuses, certaines idéologies politiques, certains tabous sociaux.

Mythes (des Névrosés)

Les mythes sont des récits collectifs (nation, démocratie, amour romantique, progrès, etc.) qui donnent du sens, structurent la société, et surtout calment l'angoisse. Pour Bascar, les mythes des névrosés sont souvent inconsistants (ils ne tiennent pas vraiment la route logiquement), mais ils ont une fonction psychologique : éviter la question de l'absence de l'autre en l'autre (c'est-à-dire : éviter de réaliser qu'autrui est aussi castré, aussi limité, aussi mortel que nous). Les mythes sont vaporisés dans la culture via Hollywood, les médias, l'éducation.

Hypnose (Massive)

Ici, Bascar utilise le terme hypnose au sens large : c'est l'influence, la suggestion, la propagande qui fait qu'on intègre des idées, des valeurs, des mythes sans esprit critique. Les névrosés utilisent l'hypnose massive (via médias, culture, éducation) pour diffuser leurs mythes. Le problème : l'hypnose est contre-indiquée pour les psychotiques, qui peuvent décompenser (sombrer dans la folie) ou basculer dans la perversion s'ils sont hypnotisés à intégrer des suggestions qui ne leur conviennent pas.

Décompensation

Terme psychiatrique/psychanalytique. C'est le moment où un sujet qui se maintenait tant bien que mal en équilibre s'effondre, bascule dans la crise (crise psychotique, dépression grave, passage à l'acte). Chez le psychotique, la décompensation peut être déclenchée par un événement traumatique, une hypnose inappropriée, etc.

Normose

Néologisme (créé par Pierre Weil et d'autres). La normose désigne la pathologie de la normalité : c'est le fait d'être tellement conforme à la norme sociale qu'on en perd sa singularité, sa créativité, son humanité. C'est l'extinction de la singularité dans la masse. Bascar cite : « De tous les diagnostics, la normalité est le plus grave, car il est sans espoir. »

État Agentique

Concept de psychologie sociale (Stanley Milgram). L'état agentique désigne l'état dans lequel un individu se perçoit comme l'agent exécutant (l'instrument) d'une autorité supérieure, et donc se déresponsabilise de ses actes. « Je ne fais qu'obéir aux ordres. » C'est le mécanisme psychologique qui explique comment des gens ordinaires peuvent commettre des actes atroces sous l'autorité.

Raisonnement Motivé

Voir ci-dessus.

Sophisme

Erreur de raisonnement, argument fallacieux qui semble logique mais ne l'est pas. Exemples cités par Bascar :

  • Sophisme de déshonneur par association : « Tu dis X, or Hitler disait X, donc tu es comme Hitler. »
  • Négation de l'antécédent : « Si A, alors B » ne veut pas dire « Si non-A, alors non-B. »
  • Homme de paille : Déformer l'argument de l'adversaire pour le rendre plus facile à attaquer.

Pathos

En rhétorique classique (Aristote), le pathos désigne l'appel aux émotions (par opposition au logos, appel à la raison, et à l'ethos, appel à l'autorité morale). Bascar critique ceux qui « donnent des leçons sur la base simplement de leur pathos » : on ne peut pas convaincre uniquement par l'émotion, il faut aussi de la logique.

Logos

En philosophie grecque, le logos désigne la raison, le discours rationnel, la logique, le langage structuré. Bascar parle de la destruction du logos : c'est la perte de la capacité à raisonner de manière cohérente, à enchaîner des idées logiquement (ce qu'il appelle concaténation).

Concaténation

Terme technique (informatique, linguistique). C'est le fait de mettre bout à bout, d'enchaîner des éléments (ici, des idées) pour former un tout cohérent. Bascar dit : « Une pensée, ce sont des idées en relation avec d'autres idées. » La concaténation, c'est la capacité à faire des raisonnements en enchaînant les propositions logiquement.

Syllogisme

Forme de raisonnement logique (Aristote). Structure de base :

  • Majeure : Tous les hommes sont mortels.
  • Mineure : Socrate est un homme.
  • Conclusion : Donc, Socrate est mortel.

Bascar critique un influenceur qui ne sait pas faire de syllogisme correct et qui commet l'erreur de négation de l'antécédent.

Logique Aristotélicienne (Logique Formelle)

Système de logique développé par Aristote, basé sur des règles formelles de déduction. Principes de base :

  • Principe d'identité : A = A
  • Principe de non-contradiction : Une chose ne peut pas être A et non-A en même temps
  • Principe du tiers exclu : Soit A, soit non-A, pas de troisième possibilité

Bascar note que la logique aristotélicienne est essentielle pour penser clairement, mais que beaucoup de gens (notamment « de gauche », selon lui) ne la maîtrisent pas.

Solipsisme

Position philosophique selon laquelle seul moi existe, ou du moins, je ne peux être certain que de ma propre existence. Autrui, le monde extérieur, pourraient n'être que des illusions, des projections de mon esprit. Bascar critique le solipsisme (même « convivial ») car il mène à l'isolement, à l'absence de véritable rencontre avec l'autre.

« Il n'y a pas de rapport sexuel » (Lacan)

Formule célèbre de Jacques Lacan. Elle ne veut pas dire qu'il n'y a pas de sexe ou de relations sexuelles. Elle signifie qu'il n'y a pas de complémentarité parfaite entre homme et femme, entre deux sujets. Chacun est manquant, castré, et il n'y a pas d'union fusionnelle qui comblerait ce manque. L'autre reste toujours, d'une certaine façon, inaccessible. D'où le « Il n'y a pas de rapport sexuel » : pas de rapport au sens de relation harmonieuse, complémentaire, fusionnelle. Bascar note une exception : entre les générations (maître-disciple, parent-enfant), là, il peut y avoir un véritable rapport, une vraie rencontre.

Transmission Verticale

Transmission de savoirs, valeurs, culture d'une génération à l'autre (parents → enfants, maître → disciple). Bascar insiste sur le fait que cette transmission ne peut se faire que s'il y a véritable rencontre, présence réelle de l'un à l'autre, les yeux dans les yeux. C'est pour ça que le tabou de l'inceste existe : s'il y a interdit, c'est que le rapport est possible (et puissant).

Transmission Horizontale

Transmission entre pairs, entre membres de la même génération (amis, collègues, réseaux sociaux). Moins intense, moins structurante que la transmission verticale.

Inchin Denshin (japonais : 以心伝心)

Expression japonaise qui signifie littéralement « de cœur à cœur », « d'âme à âme ». C'est la transmission non verbale, directe, de l'essence (de la connaissance, de l'esprit, de la présence). Utilisée notamment dans le zen et les arts martiaux. Bascar l'utilise pour dire que la véritable transmission ne passe pas par le langage, mais par la présence, l'être.

Exotérique / Mésotérique / Ésotérique

Niveaux de transmission de la connaissance :

  • Exotérique : Enseignement public, accessible à tous, de base, superficiel. (Exemple : vidéo YouTube d'Hypnomachie.)
  • Mésotérique : Enseignement intermédiaire, réservé à ceux qui ont déjà un certain niveau.
  • Ésotérique : Enseignement secret, profond, réservé aux initiés, transmis de maître à disciple, souvent non verbal (inchin denshin).

Bascar dit qu'il ne peut faire que de l'exotérique sur YouTube, et que la transmission ésotérique ne peut se faire que les yeux dans les yeux.

Superschizophrénie (Cernices et al., 2015)

Néologisme proposé par des chercheurs pour désigner des individus HQI ou très HQI qui miment la névrose ordinaire pour se suradapter à la société, alors qu'en réalité, ils ont une structure psychotique. Ils sont « trop intelligents » pour se faire détecter. Ils donnent le change, mais sont en souffrance. Bascar dit qu'ils risquent de devenir « chair à canon de l'époque qui s'en vient ».

HQI (Haut Quotient Intellectuel)

Personne ayant un QI élevé (généralement > 130). Bascar note un lien entre HQI et risque accru de psychose ou d'épisode psychotique. Citation : « Avoir trop de talent peut être un inconvénient. »

Jeu Paracosmique

Un paracosme est un monde imaginaire détaillé créé par un individu (souvent dans l'enfance, mais parfois maintenu à l'âge adulte). Le jeu paracosmique, ici, désigne la capacité à jongler avec plusieurs théories, modèles, narrations, à les mettre en méta les uns par rapport aux autres, à jouer avec les concepts sans se figer dans une seule vision. C'est une forme de créativité, de plasticité cognitive. Bascar valorise cette capacité, liée à l'aspect mature de la névrose.

Mettre en Méta

Expression familière en philosophie/épistémologie. « Mettre en méta » signifie prendre du recul, se placer au-dessus d'un système pour l'observer, le questionner, le relativiser. Exemple : si j'ai une théorie A, je peux la « mettre en méta » en me demandant « Quels sont les présupposés de cette théorie ? Dans quel contexte est-elle valide ? » C'est une capacité de réflexivité.

Le Trou (dans le Modèle)

Concept lacanien et métaphore de Bascar. Le trou désigne ce qui échappe au langage, ce qui est impensable, indicible, hors symbolique. C'est le réel (au sens lacanien) : ce qui résiste à la symbolisation. Accepter le trou dans son modèle, c'est accepter qu'on ne peut pas tout savoir, qu'il y a des limites intrinsèques au langage, qu'il y a de l'ombre, du mystère. Les gens qui cherchent un modèle sans trou (un système total, fermé, cohérent, qui explique tout) tombent dans le totalitarisme ou le fanatisme.

Robustesse Épistémique

Solidité, fiabilité d'une connaissance, d'une théorie, d'un concept. Une notion a une bonne robustesse épistémique si elle est bien fondée, vérifiable, cohérente, utile. Bascar dit que toutes les notions psychanalytiques ne sont pas du même niveau de robustesse. Certaines sont solides cliniquement (névrose, psychose lacanienne), d'autres sont fragiles (perversion narcissique).

Principe de Sagan (ou Standard de Sagan)

« Des affirmations extraordinaires nécessitent des preuves extraordinaires. » Principe de rigueur scientifique : plus une proposition est improbable ou contraire à ce qu'on sait déjà, plus elle doit être solidement étayée. Bascar l'utilise pour critiquer les psychanalystes qui affirment des choses sans preuve (comme le caractère « structurel » de la névrose).

Vilipendé

Critiqué violemment, décrié, méprisé. Exemple : « la perversion narcissique est déjà largement vilipendée sur la chaîne ».

Indigent

Pauvre, misérable, de mauvaise qualité. Bascar parle de « corpus d'idées indigents » : des idées sans valeur, superficielles, inconsistantes.

Dispensable

Dont on peut se passer, inutile, superflu. Les idées des névrosés sont « dispensables » : on pourrait très bien vivre sans.

Inconséquent

Sans conséquence, sans importance, insignifiant. Ou bien : qui manque de logique, de cohérence.

Anidéique (Néologisme)

Probablement un néologisme de Bascar : « sans idées », « vide d'idées », « dépourvu de pensée originale ». Les « hordes de zombies » névrotiques sont « anidéiques » : ils répètent des slogans, mais ne pensent pas vraiment.

Infatué

Prétentieux, imbu de soi-même, vaniteux. Qui se croit supérieur, important. Les névrosés sont « infatués » : ils croient avoir raison, être du côté de la raison, de la civilisation, alors qu'en fait, ils sont conformistes et aveugles.

Atermoiement

Hésitation, tergiversation, fait de remettre à plus tard. Bascar parle des « atermoiements d'individus terrorisés » : leur manière de tourner autour du pot, de procrastiner, de fuir la confrontation avec la mort, l'angoisse.

Rustine (Épistémique)

Métaphore. Une rustine, c'est une petite pièce qu'on colle sur un pneu de vélo pour boucher un trou. Une rustine épistémique, c'est un ajout ad hoc, un bricolage conceptuel pour sauver une théorie qui ne tient plus la route. Bascar dit que les dogmes catholiques tardifs (infaillibilité pontificale, Immaculée Conception) sont des rustines névrotiques : des ajouts pour calmer l'angoisse des croyants, pas pour chercher la vérité.

Calfeutrer

Boucher, colmater, fermer hermétiquement. « Calfeutrer les névroses obsessionnelles » : empêcher l'angoisse de passer, de remonter.

Délétère

Nuisible, toxique, dangereux pour la santé (physique ou mentale). La normose est délétère : elle détruit la singularité, la créativité, l'humanité.

Surannée

Démodée, dépassée, obsolète, vieillie. Les mythes des névrosés sont « surannés » : ils ne correspondent plus à la réalité actuelle, mais on continue de s'y accrocher.

Infrahumanisation

Concept de psychologie sociale. C'est le fait de percevoir autrui comme moins humain que soi, de lui dénier certaines qualités humaines (émotions complexes, rationalité, âme). Bascar dit que le discours sur le consentement « minute par minute » révèle une infrahumanisation : on traite l'autre comme un robot qu'il faut reprogrammer verbalement à chaque instant, au lieu de faire confiance à l'empathie, à l'intuition, à la présence.

Passage à l'Acte

Expression psychanalytique. C'est le moment où quelqu'un, au lieu de penser, de parler, de symboliser ce qu'il ressent, agit de manière impulsive, souvent violente ou destructrice. Exemple : suicide, meurtre, agression. Bascar dit que les modèles « sans trou » (qui prétendent tout expliquer) mènent souvent à des passages à l'acte éthiquement discutables (fanatisme, totalitarisme).

Forclusion

Concept lacanien. C'est un rejet radical hors du symbolique. Ce qui est forclos n'est pas refoulé (refoulement = ça reste dans l'inconscient, mais ça peut revenir), c'est expulsé, nié, comme si ça n'avait jamais existé. La forclusion du Nom-du-Père chez le psychotique signifie que la fonction paternelle (loi, castration, symbolique) n'a jamais été intégrée. Du coup, le psychotique est hors symbolique.

Infra-langagier

En deçà du langage, avant le langage, hors du langage. Ce qui ne peut pas être dit, pas être symbolisé. Le réel (au sens lacanien) est infra-langagier : il résiste à la mise en mots. Nos pulsions, nos angoisses profondes, nos traumatismes sont en partie infra-langagiers. C'est là que se nichent nos « démons », nos ombres.

Noétique (Espace Noétique)

Du grec noêsis (pensée, intellect). L'espace noétique désigne l'espace de la pensée, de la connaissance, des concepts, des idées. Bascar parle d'intégrer le trou dans notre espace noétique : accepter qu'il y a des zones d'ignorance, d'impensé, de mystère dans notre système de pensée.

Swami Prajñânpad

Maître spirituel indien (1891-1974), dans la lignée de l'Advaïta Vedânta (non-dualité). Il a eu une influence importante sur certains chercheurs spirituels occidentaux (dont Arnaud Desjardins). La citation finale de Bascar (« Il n'y a rien à faire, mais beaucoup à défaire ») est de lui. Elle signifie : le travail spirituel ne consiste pas à acquérir (des techniques, des connaissances, des pouvoirs), mais à se défaire (de ses conditionnements, de ses névroses, de son ego, de ses identifications).


Note finale : Cette vidéo est l'une des plus denses et des plus complexes de la chaîne Hypnomachie. Bascar y déploie une critique profonde et nuancée de la névrose, tout en reconnaissant qu'il ne sait pas vraiment ce qu'est la névrose. Son approche est ouverte, questionnante, non dogmatique. Il invite à ne pas se figer dans une seule théorie, à accepter le trou (l'incertitude, le mystère), et à cultiver la plasticité cognitive. Il critique autant la soumission aveugle des névrosés (conformisme, mythes, mensonge à soi) que la prétention de ceux qui pensent avoir un modèle sans trou. Finalement, c'est un appel à l'humilité épistémologique, à la créativité, et à la transmission vivante (de cœur à cœur, les yeux dans les yeux).
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