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Écouter YouTube écran éteint sans payer – Les méthodes qui marchent encore

Par : Korben
3 février 2026 à 15:10

Vous l'avez peut-être remarqué si vous utilisez Brave, Vivaldi ou Edge sur votre mobile... Google a décidé encore une fois de serrer la vis. La fête du slip semble toucher à sa fin pour la lecture en arrière-plan de YouTube via les navigateurs tiers. C'est donc la douche froide pour ceux qui profitaient de cette petite faille pour écouter de la musique écran éteint sans passer à la caisse.

En gros, Google a durci ses contrôles pour bloquer cette fonctionnalité sur les navigateurs mobiles tiers. L'objectif, selon eux, est d'assurer une expérience "cohérente" (et surtout de vous pousser vers l'abonnement YouTube Premium). C'est de bonne guerre, diront certains, mais c'est surtout très agaçant quand on a l'habitude de bidouiller.

Heureusement, comme toujours sur le Web, quand une porte se ferme, une fenêtre s'ouvre (ou on casse le mur, c'est selon). Voici le point complet sur ce qui marche encore... et ce qui ne marche plus.

Brave, Vivaldi, Edge... c'est plié

Autant le dire tout de suite, cette méthode est quasiment MORTE. La majorité des tests récents montrent que la lecture s'arrête net quand vous verrouillez l'écran ou quand l'app passe en arrière-plan. Y'a bien quelques retours isolés qui parlent d'un fonctionnement occasionnel sur Brave, mais c'est devenu tellement aléatoire que c'est pas la peine de compter dessus. Cette porte-là, Google l'a bien refermée.

La méthode Firefox (fragile)

Si vous êtes sur Android, Firefox reste votre meilleur allié... mais plus pour très longtemps peut-être. Avec l'extension Video Background Play Fix dispo pour Firefox Android, vous pouvez encore faire croire à YouTube que vous êtes toujours actif sur l'onglet même quand l'écran est verrouillé. Ça marche quelques jours, parfois quelques semaines, jusqu'à ce que YouTube patche le truc.

Pour les plus téméraires, il y a toujours la technique du caméléon : changer votre User-Agent avec l'extension User-Agent Switcher pour vous faire passer pour un PC de bureau. Sauf que YouTube ne se fie plus uniquement au user-agent pour ses vérifications... Du coup c'est de moins en moins fiable.

Bref, on installe et on croise les doigts. C'est le jeu du chat et de la souris permanent et rien n'est garanti à 100%.

Les clients alternatifs (la vraie solution)

Si vous en avez marre de jouer au chat et à la souris avec Google, la solution radicale c'est de passer sur un client alternatif. C'est aujourd'hui la méthode LA PLUS FIABLE pour écouter YouTube en arrière-plan sans passer à la caisse.

NewPipe reste LA référence open source. Lecture en arrière-plan, téléchargement de vidéos, mode Picture-in-Picture, zéro pub, zéro tracker, pas besoin de compte Google. L'app gère aussi SoundCloud, PeerTube et Bandcamp. Seul hic, YouTube casse régulièrement les API et l'app peut planter du jour au lendemain (y'a eu DEUX hotfixes rien qu'en janvier 2026). Hop, on met à jour via F-Droid et ça repart. Vous lancez la vidéo, vous appuyez sur le bouton "Arrière-plan" et voilà. Votre écran s'éteint, la musique continue. C'est magique !

Mais NewPipe c'est pas la seule option. Tubular est un fork de NewPipe avec SponsorBlock intégré (pour skipper automatiquement les segments sponsorisés) et le retour des dislikes. LibreTube passe par un proxy Piped, donc YouTube ne voit même pas votre IP... et l'interface est plus moderne. Et puis y'a Grayjay , le couteau suisse qui regroupe YouTube, Twitch, Dailymotion et PeerTube dans une seule app (pas totalement open source par contre, mais très complet).

Toutes ces apps s'installent via F-Droid ou en APK. Pas via le Play Store, forcément... Google aime pas trop ce genre de trucs.

Et sur iOS ?

Pour les utilisateurs d'iPhone, c'est toujours plus compliqué. Le navigateur Brave proposait une fonctionnalité "Playlist" qui permettait d'écouter en arrière-plan, mais avec les derniers blocages YouTube, c'est devenu nettement moins stable. Safari + Centre de contrôle iOS peut encore dépanner parfois, mais c'est vraiment pas systématique.

En clair, sur iOS y'a pas de NewPipe et les options sont bien plus limitées. C'est pas la mer à boire mais faut pas s'attendre à des miracles non plus.

Du coup voilà, la conclusion c'est simple. Si vous êtes sur Android, passez sur un client alternatif type NewPipe ou Tubular, c'est ce qui marche le mieux. Tout le reste, c'est du bricolage temporaire que Google finira par casser.

Bref, à vous de tester maintenant !

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C'est prouvé : Le vibe coding va tuer l'open source

Par : Korben
3 février 2026 à 14:29

Une équipe de chercheurs en économie vient de poser des maths sur un truc que pas mal de devs sentaient venir... Le vibe coding serait en train de tuer l'open source. Pas au sens figuré, hein. Au sens "les mainteneurs ne pourront bientôt plus payer leurs factures". J'ai parcouru le papier ce midi, et je pense que ça va vous choquer...

En gros, le document modélise ce qui se passe quand des millions de devs arrêtent d'aller sur Stack Overflow et de lire la doc officielle pour plutôt demander à Claude, Copilot, Cursor ou Windsurf de tout faire à leur place. En fait, à cause de ces nouvelles habitudes, les projets open source qui vivaient de la pub sur leur site, des sponsors attirés par le trafic, ou de la visibilité communautaire... perdent tout. Le trafic baisse, les dons baissent, les revenus baissent.

Et les chiffres font mal !

Tailwind CSS, par exemple. J'ai regardé les stats npm de tailwindcss sur npmtrends.com... les téléchargements hebdo dépassent les 44 millions en janvier 2026, c'est du jamais vu. Sauf que les visites sur tailwindcss.com ont plongé d'environ 40%.

Côté revenus, c'est encore pire, puisque ça a chuté d'à peu près 80%. Adam Wathan, le créateur de Tailwind, en parlait début 2026 et ça avait l'air de bien le déprimer.

Pendant ce temps, Stack Overflow a perdu un quart de son activité depuis fin 2022 avec l'arrivée de ChatGPT. Bah oui, plus besoin de poser des questions quand l'IA vous mâche le travail.

En fait, l'IA utilise MASSIVEMENT l'open source pour générer du code. Elle s'appuie dessus, elle recommande les packages, elle les intègre automatiquement. Mais elle ne renvoie personne vers les sites des projets. C'est un peu comme si Spotify jouait vos morceaux sans jamais afficher le nom de l'artiste... et sans le payer non plus !

D'ailleurs, les auteurs du papier font exactement cette analogie. Ils proposent un modèle "Spotify pour l'open source" où les plateformes d'IA (OpenAI, Anthropic, GitHub) partageraient leurs revenus d'abonnement avec les mainteneurs en fonction de l'utilisation réelle des packages. Leur calcul montre que sociétés d'IA devraient contribuer au minimum à hauteur 84% de ce que les utilisateurs classiques apportent, sinon c'est la spirale de la mort pour les projets.

Perso, ça me rappelle la fameuse lettre de Bill Gates en 1976 qui gueulait déjà que personne ne voulait payer pour le logiciel. Cinquante ans plus tard, on en est toujours au même point, sauf que maintenant c'est l'IA qui fait le travail de sape. Et comme le disait Linus Torvalds récemment , le vibe coding c'est "horrible, horrible" pour la maintenance du code. Pas juste parce que le code généré est souvent bancal, mais parce que ça coupe le lien entre le dev et l'écosystème qui le nourrit.

Après, attention, ça veut pas dire que TOUS les projets open source vont crever du jour au lendemain. Ceux qui ont des contrats enterprise genre Red Hat ou du support payant à la Elastic s'en sortent... pour l'instant. Pareil pour les gros projets type Linux ou Kubernetes qui sont soutenus par des fondations. Le problème, c'est surtout les petits projets maintenus par une ou deux personnes qui vivaient de la visibilité. Vous savez, le mec qui maintient un package npm avec 2 millions de téléchargements hebdo depuis son appart, sans sponsor... ben lui, il est dans la panade. Sauf si le mec a un Patreon bien rempli ou un contrat de consulting à côté, mais ça c'est l'exception, pas la règle.

Et n'allez pas croire que les GitHub Sponsors suffisent... j'ai galéré à trouver ne serait-ce qu'un seul projet avec plus de 500$/mois via ce système.

Le plus flippant dans tout ça, c'est que même si l'IA rend chaque dev individuellement plus productif, le résultat net peut être carrément NÉGATIF pour tout le monde. Moins de projets open source viables, moins de diversité, moins d'innovation à la base. Et ces auteurs le démontrent mathématiquement avec leur modèle à deux canaux (productivité vs diversion de la demande).

Et sachez le, même dans le scénario le plus optimiste où les plateformes d'IA payeraient leur part, si ce ratio tombe en dessous de 84%... c'est foutu. Le modèle diverge et les projets meurent quand même.

Bref, si les plateformes d'IA ne trouvent pas un moyen de rémunérer l'open source qu'elles exploitent, on court droit vers un appauvrissement massif de l'écosystème open source.

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Sklad – Vos snippets chiffrés sous la main

Par : Korben
3 février 2026 à 13:17

Si vous êtes du genre détendu, vous avez forcément un fichier texte quelque part dans votre ordi avec des bouts de code, des clés API, des mots de passe... le tout en clair dans un fichier avec un nom équivoque genre passwords.txt posé OKLM dans ~/Desktop/.

Alors bien sûr, on est nombreux à utiliser un gestionnaire de mots de passe classique pour éviter ça, mais en fait le souci c'est pas les mots de passe. C'est tous ces petits snippets qu'on copie-colle 15 fois par jour... des commandes Docker, des tokens temporaires, des regex que j'oublie à chaque fois. Bref, il nous manque un bidule entre le presse-papier et le coffre-fort.

Et c'est exactement ce que fait Sklad !! Cet outil est un gestionnaire de snippets chiffrés qui vit dans votre barre de tâches et auquel vous balancez tout ce que vous copiez-collez régulièrement. Ensuite, vous organisez ça dans des dossiers, et hop, un clic gauche sur l'icône de la barre de menu et ça copie directement le dernier snippet utilisé. C'est carrément mieux qu'un clipboard manager classique type CopyQ parce qu'il y a du chiffrement AES-256 avec dérivation Argon2, ce qui est plutôt rassurant pour stocker du token.

Du coup, tout reste en local sur votre machine et le fichier de données atterrit dans ~/Library/Application Support/sklad/ sur macOS (ou l'équivalent AppData sur Windows). Ainsi, en cas de vol de ce fichier, le gars qui l'a récupérer devra se débrouiller avec de l'AES-256... bon courage.

Côté raccourcis, y'a Cmd+K (ou Ctrl+K sur Windows/Linux) pour chercher dans vos snippets. Pratique pour retrouver vos commandes kubectl par exemple et si vous avez des snippets avec des caractères spéciaux (genre des backticks dans du code Markdown), j'ai remarqué que le copier-coller peut parfois foirer selon le terminal. iTerm2 s'en sort bien, mais sur le Terminal.app natif j'ai eu des soucis avec les guillemets échappés. Rien de dramatique, mais faut le savoir.

Y'a le thème sombre et le thème clair et l'app est dispo en binaires pré-compilés pour Windows (.msi), macOS (ARM et Intel en .dmg) et Linux (.deb et .AppImage). Notez que comme d'hab, au premier lancement sur macOS, faudra passer par Réglages > Confidentialité pour autoriser l'app... Apple oblige.

Sklad est encore un projet hyper jeune donc ça risque de bouger pas mal et surtout, ça ne remplace pas un KeePass ou un Bitwarden. Pourquoi ? Hé bien parce que c'est pas le même usage. Voyez plutôt Sklad comme votre tiroir à snippets chiffrés qui conviendra pour tout ce qui ne peut pas aller dans votre gestionnaire de mot de passe.

Bref, si ça vous tente, c'est par ici !

Merci à lorenper pour la découverte.

Firefox 148 - L'IA arrive, mais c'est vous le patron

Par : Korben
3 février 2026 à 10:33

Vous vous souvenez quand je vous parlais du fameux kill switch IA de Firefox en décembre dernier ? Hé bien c'est désormais chose faite ! Mozilla vient d'annoncer que Firefox 148, qui sort le 24 février, embarquera une toute nouvelle section "Contrôles de l'IA" dans ses paramètres, entièrement dédiée aux contrôles de l'IA.

Et perso, je suis RAVI.

La nouvelle section Contrôles de l'IA dans Firefox 148

J'ai fouillé un peu dans les menus de la Nightly pour voir à quoi ça ressemble et c'est plutôt bien fichu. Vous aurez accès à un panneau centralisé dans Paramètres > Contrôles de l'IA, qui vous permettra de gérer individuellement chaque fonctionnalité IA du navigateur. Traduction automatique, texte alternatif pour les PDF (top pour l'accessibilité), groupement d'onglets intelligent, prévisualisation de liens, tout ça avec de l'IA locale ... et même un chatbot (pas local) intégré dans la barre latérale. Du coup, chaque brique peut être activée ou désactivée selon vos envies ou votre religion ^^.

Mozilla a intégré le support de Claude (d'Anthropic), ChatGPT, Microsoft Copilot, Google Gemini et Mistral Le Chat. Cinq fournisseurs au choix, directement dans la sidebar depuis un petit moment déjà et j'avoue que je l'utilise pas mal (avec Claude) pour lire des résumés de pages trop longues (mon temps est précieux ^^) ou avoir des explications sur des trucs un peu trop compliqués pour mon petit cerveau.

La vraie feature cool c'est ce bouton magique. Y'a un switch global "Bloquer les améliorations ayant recours à l'IA" qui coupe TOUT d'un seul geste. Toutes les fonctions IA actuelles ET futures. Vos préférences sont conservées entre les mises à jour, ce qui veut dire que Mozilla ne viendra pas réactiver un truc en douce après un update. C'est ce que le nouveau PDG Anthony Enzor-DeMeo avait promis en décembre... et ils ont tenu parole, les bougres !

Attention quand même, y'a un piège pour les impatients : Toutes les fonctions IA sont désactivées par défaut. Faut donc aller les activer vous-même, une par une. Comme ça, pas de mauvaise surprise au premier lancement et pas d'hystériques colériques sur le dos de Mozilla. C'est un peu plus de clics pour ceux qui veulent TOUT activer, mais au moins personne pourra dire qu'on lui a forcé la main. Sauf que si vous êtes comme moi et que vous voulez tout tester d'un coup... bah va falloir être patient et cocher chaque case ^^.

C'est ça que j'adore chez Mozilla. Pendant que d'autres navigateurs vous imposent des fonctions IA sans rien demander (coucou les bulles Copilot dans Edge que vous pouvez même pas virer proprement...), Firefox continue de miser sur le choix de l'utilisateur. Comme je le dis depuis des années, l'important c'est d'avoir le choix . Vous voulez de l'IA partout ? Activez tout. Vous n'en voulez pas ? Un clic et c'est réglé. Pas de dark patterns, pas de menus cachés au fin fond des about:config.

Pour ceux qui ont suivi l'évolution de Firefox 142 avec l'IA locale et les LLM qui tournent directement sur votre machine, c'est la suite logique. Mozilla construit petit à petit un écosystème IA qui respecte la vie privée, et ça franchement... c'est tellement rare que ça mérite d'être dit.

Bref, la version est déjà dispo dans Firefox Nightly pour les plus impatients !

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Urik – Le clavier Android qui ne balance rien sur Internet

Par : Korben
3 février 2026 à 09:40

Vous avez déjà remarqué à quel point nos claviers Android sont devenus bavards ? Que ce soit Gboard ou SwiftKey , ils ont tous la fâcheuse tendance à vouloir "améliorer l'expérience utilisateur" en envoyant vos habitudes de frappe sur des serveurs distants. Forcément, quand on sait que tout ce qu'on tape, des mots de passe aux messages privés, passe par cette petite interface, ça peut vite donner des sueurs froides niveau vie privée.

Alors c'est exactement pour contrer cette tendance qu'un nouveau projet open source vient de pointer le bout de son nez : Urik .

Pas de télémétrie dans ce clavier, et pour les plus paranos, sachez que le dictionnaire personnalisé et l'apprentissage des mots sont également stockés dans une base de données locale chiffrée avec SQLCipher. Vos frappes restent donc chez vous et nulle part ailleurs. On est dans la même philosophie que FUTO Voice Input , ce qui prouve qu'on peut avoir des outils intelligents sans pour autant sacrifier sa vie privée.

Côté technique, Urik n'est pas un clavier au rabais. Développé en Kotlin, sous licence GPL-3.0, il propose tout ce qu'on attend d'un outil moderne : la saisie par glissement (swipe), le contrôle du curseur via la barre d'espace et le support de dispositions alternatives comme le Dvorak, le Colemak ou le Workman.

Et pour la correction orthographique, il s'appuie sur l'algorithme SymSpell qui tourne lui aussi intégralement sur le téléphone. L'intelligence du truc permet d'ailleurs d'éviter de corriger bêtement les URLs ou les adresses email, ce qui évite pas mal de frustrations au quotidien.

Petite parenthèse, pour ceux qui ont besoin d'outils de protection supplémentaires sur mobile, n'hésitez pas aussi à jeter un œil à Oversec pour chiffrer vos communications.

Urik, de son côté, soigne aussi l'accessibilité avec un support complet de TalkBack et des thèmes à haut contraste conformes aux normes WCAG AA. L'application nécessite au minimum Android 8.0 et bien qu'elle soit encore officiellement en bêta, elle est déjà très stable pour un usage quotidien.

Alors oui, ça demande un petit temps d'adaptation quand on quitte les géants du secteur, mais le gain en sérénité est immédiat. Plus besoin de se demander si votre prochain message va finir dans une base de données publicitaire.

Sachez aussi que le projet est entièrement financé par sa communauté, ce qui garantit une certaine indépendance vis-à-vis des trackers habituels. Bref, si vous cherchez à reprendre le contrôle sur ce que vous saisissez, c'est clairement une alternative à tester d'urgence sur votre smartphone.

A télécharger ici sur le PlayStore !

Merci à Lorenper pour le partage !

Nginx Proxy Manager - Le reverse proxy que même ma grand-mère pourrait configurer

Par : Korben
3 février 2026 à 07:48

L'autre jour, je voulais juste exposer un petit service tournant sur mon NAS pour y accéder à distance quand je suis en déplacement. Alors je me suis dit "Allez, je vais faire ça propre avec Traefik" mais bon, debugger du fichier YAML parce qu'on oublie des indentations à un moment ça casse la tête. J'ai +40 balais et pas que ça à foutre.

Si vous hébergez vos propres services à la maison (self-hosting powaaaah !) et que vous êtes un peu bordélique comme moi, vous installez un truc, puis un autre, et vous finissez avec une collection de ports impossible à mémoriser du genre monip:8080, monip:32400, monip:9000… Aarrgh, l'enfer !!!

Et ne me lancez pas sur la gestion des certificats SSL !! Si vous voulez faire ça bien, faut générer des certificats Let's Encrypt à la main pour chaque service, modifier les fichiers de conf Nginx en priant pour ne pas oublier un point-virgule… et j'en passe et des pas mûres… Alors je sais, oui ça nous occupe et pendant ce temps là, on n'est pas dehors en train de voler des voitures mais j'sais pas vous, moi j'ai mieux à faire.

Hé bien, figurez-vous les copains, qu'il existe un outil qui transforme ce cauchemar en promenade de santé. Ça s'appelle Nginx Proxy Manager, et une fois que vous aurez lu mon article et testé vous penserez : "Mais pourquoi je me suis emmerdé la vie pendant tout ce temps, mortecouille ?!".

Nginx Proxy Manager, c'est quoi ce truc ?

En gros, c'est une interface graphique super propre pour gérer Nginx. Au lieu de taper des lignes de commandes et d'éditer des fichiers de config obscurs, vous avez un beau tableau de bord pour :

  1. Rediriger vos domaines (ex: plex.mondomaine.fr) vers vos conteneurs Docker.
  2. Gérer vos certificats SSL (HTTPS) automatiquement.
  3. Sécuriser l'accès à certains services avec un mot de passe.

Mais en vrai, c'est plus riche que ça. Dans la barre du haut, vous avez tout ce qu'il faut pour piloter votre reverse proxy comme un adulte responsable : des hosts (proxy, redirections, streams, 404), des certificats (Let's Encrypt ou certifs locaux), des utilisateurs, des règles d'accès (Access Lists), et même des logs d'audit pour savoir qui a fait quoi (au cas où un de vos potes "teste un truc vite fait" et casse tout).

C'est le reverse proxy pour ceux qui veulent que ça marche, tout de suite, sans devenir ingénieur réseau bac+12 ou devoir se taper 2h d'explications IRL d'un barbu qui pue de la gueule ^^.

Installation en 3 minutes chrono (avec Docker)

Bon, on ne va pas y passer la nuit. La méthode la plus propre, c'est évidemment Docker Compose. Si vous ne l'avez pas, installez-le (allez, un petit apt install docker-compose et on n'en parle plus).

Créez un dossier nginx-proxy-manager et collez-y ce fichier docker-compose.yml :

version: '3.8'
services:
 app:
 image: 'jc21/nginx-proxy-manager:latest'
 restart: unless-stopped
 ports:
 - '8080:80' # Port HTTP public
 - '8181:81' # Port d'administration (à garder pour vous)
 - '8443:443' # Port HTTPS public
 volumes:
 - ./data:/data
 - ./letsencrypt:/etc/letsencrypt
 db:
 image: 'jc21/mariadb-aria:latest'
 restart: unless-stopped
 environment:
 MYSQL_ROOT_PASSWORD: 'npm'
 MYSQL_DATABASE: 'npm'
 MYSQL_USER: 'npm'
 MYSQL_PASSWORD: 'npm'
 volumes:
 - ./mysql:/var/lib/mysql

Petit piège à éviter : Faites gaffe si vous avez déjà un serveur web (Apache ou Nginx) qui tourne sur la machine hôte. Il va falloir couper le service ou changer les ports, sinon Docker va vous jeter une erreur parce que le port 80 est déjà pris. Du coup, vérifiez bien avec un petit netstat -tulpn | grep 80 avant de lancer la sauce.

Ah oui, et si vous utilisez un pare-feu comme UFW (ce que je vous recommande chaudement), n'oubliez pas d'ouvrir le port 81 : ufw allow 81. Sinon, vous allez pleurer devant une page blanche et vous demander pourquoi ça marche pas.

Ensuite, lancez la bête :

docker-compose up -d

Et voilà ! C'est tout. Votre serveur tourne. Si vous avez des erreurs, c'est probablement parce que vos ports sont déjà utilisés. Ou que les dossiers data, Let's Encrypt et MySQL n'existent pas encore. Moi j'ai ça sur mon NAS :

La configuration que même ma grand-mère pourrait le faire

Ouvrez votre navigateur et allez sur http://votre-ip:8181 et créez vous un compte.

Une fois dedans, pour exposer un service, c'est ridicule tellement c'est easyyyy

  1. Cliquez sur "Add Proxy Host".
  2. Entrez votre nom de domaine (ex: nextcloud.mondomaine.fr).
  3. Indiquez l'IP de la machine et le port du service (ex: 8080).
  4. Allez dans l'onglet "SSL", cochez "Request a new SSL Certificate" et "Force SSL".
  5. Sauvegardez.

En fait, le seul truc qui peut coincer, c'est la propagation DNS. Si vous venez d'acheter votre nom de domaine il y a 5 minutes, pas de panique si Let's Encrypt refuse de générer le certificat. Attendez une petite heure et réessayez. C'est classique.

Et hop, fini. Votre service est accessible en HTTPS, avec le petit cadenas vert qui va bien. Nginx Proxy Manager s'occupe de discuter avec Let's Encrypt et de renouveler le certificat tout seul. C'est carrément magique.

Tour d'horizon des fonctionnalités qui sauvent des week-ends

Parce que oui, Nginx Proxy Manager ne fait pas "juste" proxy + "cadenas". Dans le menu Hosts, vous avez plusieurs types de trucs à créer, et chacun sert à un usage bien précis. Et côté Certificats et sécurité, il y a de quoi faire sans sortir le marteau-piqueur.

Certificats Let's Encrypt (HTTP et DNS) + certifs locaux

On va commencer par le sujet qui donne des boutons : les certificats. Dans l'onglet Certificates, vous pouvez gérer tout ça au même endroit :

  • Let's Encrypt en HTTP-01 : le classique. NPM ouvre la voie, répond au challenge, et basta. Pratique pour un service.mondomaine.fr exposé "normalement".
  • Let's Encrypt en DNS-01 : là, c'est le mode "j'ai compris la vie". Vous pouvez valider le certificat via votre DNS (donc sans dépendre d'un port 80 accessible), et surtout ça permet les wildcards du style *.mondomaine.fr. Donc un seul certif et roule ma poule, même si vous ajoutez 12 sous-domaines demain à 3h du mat.
  • Certificats locaux : vous pouvez aussi importer un certificat existant (genre un certif de votre boîte, un truc interne, un CA maison, ou même un self-signed si vous aimez vivre dangereusement). Ça évite de dépendre de Let's Encrypt si vous êtes en mode "tout en local, rien sur Internet".

Et le meilleur c'est que NPM gère le renouvellement automatique. Donc plus de rappel calendrier "renouveler les certifs" tous les 2 mois, sinon c'est le drame et tout le monde vous écrit "ça marche plus ton truc".

Plusieurs comptes, parce que tout le monde n'est pas "admin"

Dans Users, vous pouvez créer plusieurs comptes pour accéder à l'interface. Typiquement :

  • un compte admin pour vous, le chef, le patron, le seigneur des reverse proxies.
  • un compte "moins dangereux" pour quelqu'un qui doit juste consulter ou bidouiller un truc sans toucher à toute l'infra.

Et ça, couplé aux Audit Logs (j'y reviens juste après), c'est très pratique quand plusieurs personnes mettent les mains dedans. Parce que "c'est pas moi, j'ai rien touché" est une phrase universelle, on la retrouve dans toutes les cultures.

Access Lists, le videur à l'entrée

Alors ça, c'est une des fonctions les plus sous-cotées. Les Access Lists permettent de mettre en place des règles d'accès et de les réutiliser partout :

  • Basic Auth (login/mot de passe) : parfait pour protéger une appli pas prévue pour être publique, ou un petit outil d'admin que vous ne voulez pas exposer "en clair".
  • Allow/Deny par IP : le top pour dire "seulement depuis mon IP / mon VPN / mon réseau". Et là, même si quelqu'un devine votre URL, il se prend un mur.

Vous créez une Access List une fois, et ensuite vous l'appliquez à vos Proxy Hosts. Du coup, pas besoin de refaire 50 fois la même conf. C'est propre, c'est net, c'est carré.

Les redirections propres (HTTP -> HTTPS, domaine A -> domaine B, etc.)

Besoin de rediriger un vieux domaine vers un nouveau ? Ou de faire un joli http:// qui part systématiquement en https:// ? Les Redirection Hosts servent exactement à ça. C'est bête mais ça évite d'aller trifouiller des règles Nginx à la main.

Exemples typiques :

  • mondomaine.fr -> www.mondomaine.fr
  • ancientruc.mondomaine.fr -> nouveautruc.mondomaine.fr
  • http -> https (pour les retardataires)

Streams - Quand ce n'est pas du HTTP mais que vous voulez quand même un reverse proxy

Le web, c'est bien, mais tout n'est pas en HTTP. Certaines applis parlent en TCP/UDP (bases de données, services réseau, protocoles chelous, etc.). C'est là que Streams entrent en jeu. Cette fonctionnalité vous permet de proxyfier des flux réseau, genre "ce port externe pointe vers ce port interne".

Alors oui, c'est plus "brut" que les Proxy Hosts, mais ça dépanne vraiment quand vous avez un service qui n'a rien à faire derrière un vhost HTTP. Et ça se configure aussi en 2 clics, sans incantations démoniaques.

404 Hosts - La sortie de secours

Les 404 Hosts, c'est la petite finition qui fait plaisir (non, rien à voir avec votre salon de massage préféré). Vous pouvez définir un "host poubelle" qui répond proprement quand quelqu'un tape un domaine qui n'existe pas chez vous, ou quand un bot scanne votre serveur en espérant trouver /phpmyadmin par magie.

Au lieu de laisser traîner une réponse moche ou ambiguë, vous renvoyez une 404 nette, propre, assumée. C'est pas de la sécurité absolue, mais c'est une bonne hygiène, et ça évite de donner trop d'infos aux curieux.

Audit Logs

Dans Audit Logs, vous avez l'historique des actions effectuées dans l'interface : création/modif de hosts, changements de certifs, etc. C'est le genre de truc dont on se fout… jusqu'au jour où on en a besoin. Et là, vous êtes content de pouvoir remonter le film de l'horreur.

Et enfin, mon bonus : Le mode "je sais ce que je fais" (les options avancées Nginx)

Et si un jour vous voulez aller un cran plus loin, NPM permet aussi d'ajouter des réglages plus "Nginx pur jus" par host (headers, règles, conf custom). Donc vous commencez en mode clic-clic, et si vous devenez un peu psycho sur l'optimisation, vous pouvez aussi affiner. Sans tout casser, normalement.

2/3 conseils de daron pour éviter les boulettes

  • Ne laissez pas l'admin ouvert au monde : le port 8181 (ou votre port d'admin) c'est "pour vous". Si possible, limitez-le via pare-feu / VPN / IP autorisées. C'est le panneau de commande de votre château, pas un distributeur de bonbons.
  • Utilisez les Access Lists pour tout ce qui est sensible : dashboards, outils d'admin, services pas prévus pour Internet, etc.
  • Pensez au DNS-01 si vous voulez des wildcards ou si vous n'avez pas envie d'exposer le port 80.

Et par rapport aux autres ?

Je vous vois venir les puristes : "Oui mais Traefik c'est mieux car c'est dynamique". C'est vrai. J'ai testé Traefik, et c'est une tuerie pour les environnements qui bougent tout le temps. Mais sa config en YAML peut vite devenir une usine à gaz si vous débutez. Caddy est top aussi (un seul fichier de conf), mais il faut quand même mettre les mains dans le cambouis.

Perso, je pense que Nginx Proxy Manager est un excellent choix pour un homelab par exemple. C'est un peu le choix du confort, celui des grosses feignasses comme moi parce que c'est visuel, c'est du clic-bouton clic clic, et pour un petit serveur perso, c'est franchement imbattable.

Bref, si vous galérez encore avec vos vhosts Nginx, arrêtez de vous faire du mal. Installez ça, et profitez de la vie (et de vos week-ends).

Nginx Proxy Manager c'est par ici !

Test du dock Thunderbolt 5 UGREEN Revodok Max 2131. Votre bureau va apprécier

Par : Korben
2 février 2026 à 15:25

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier, contient des liens affiliés Amazon –

En mai dernier, je vous parlais de mon coup de cœur pour le Revodok Max 213, un dock très complet , Thunderbolt 4, qui faisait déjà des miracles sur mon bureau. Sauf que voilà, les mois ont passé, et je suis un geek bien trop relou pour accepter de continuer à utiliser un ancien modèle, alors qu'il a été mis à jour ! Entre une promotion indécente sur Amazon et mon envie de préparer le terrain pour mon future MacBook Pro, j'ai fini par sauter le pas pour le UGREEN Revodok Max 2131, la déclinaison Thunderbolt 5 , et je suis bien content.

Soyons honnêtes deux minutes : mon MacBook Air M4 actuel ne gère "que" le Thunderbolt 4. En branchant cette nouvelle version, je ne gagne clairement pas de vitesse de transfert immédiate par rapport à mon ancien modèle. C’est même techniquement surdimensionné pour mon usage actuel, mais l'investissement est en fait stratégique. Je prévois de passer au prochain MacBook Pro M5 dès sa sortie, et avec ce dock, je suis certain que mon setup sera prêt le jour J pour exploiter la pleine puissance du TB5. Et puis surtout, à 315 euros au lieu de 450 euros, je n'avais pas trop à hésiter.

Alors sur le papier vous le savez, l'intérêt du Thunderbolt 5 c'est surtout sa bande passante délirante. On passe de 40 Gbps à 80 Gbps bidirectionnels, et même jusqu'à 120 Gbps via le mode "Bandwidth Boost" pour l'affichage. Pour ceux qui travaillent avec des écrans haute résolution, c'est quand même sympathique. Ce modèle permet de gérer un double affichage 8K à 60 Hz sur les puces Pro et Max, ou de saturer des SSD externes ultra-rapides sans ressentir le moindre ralentissement sur le reste des ports. Zéro compromis donc.

C'est aussi un monstre de charge.

On passe de 90W sur l'ancien modèle à 140W de Power Delivery sur celui-ci. Pour mon MacBook Air, c'est toujours inutile, mais pour les utilisateurs de PC portables gaming ou de MacBook Pro gourmands en ressources, vous pouvez mettre le chargeur d'origine de votre ordi à la poubelle. La station gère intelligemment la distribution d'énergie, envoyant même du jus supplémentaire sur les ports de façade pour charger un smartphone ou une tablette en charge rapide simultanément.

Il a plutôt une bonne tête en plus, avec un châssis en aluminium pour bien dissiper la chaleur. La connectique est complète avec 13 ports, dont du RJ45 en 2,5 GbE pour les amateurs de réseaux rapides et des lecteurs de cartes microSD et SD 4.0 pour les photographes comme moi. Point important quand même, il faut obligatoirement être sous macOS 15 Sequoia ou Windows 11 pour en profiter pleinement, mais bon, si vous lorgnez sur ce genre de produit, c'est que vous êtes à jour.

Bon, vous l'avez compris, si vous aimez avoir du bon matériel sur votre bureau, ça se considère clairement, surtout avec la promo actuelle sur Amazon. Et oui, même si votre ordinateur du moment est limité au Thunderbolt 4, vous gagnez quand même en puissance de charge, et vous êtes déjà prêts pour votre prochaine évolution matérielle. Dispo ici sur Amazon !

Article invité publié par Vincent Lautier . Vous pouvez aussi faire un saut sur mon blog , ma page de recommandations Amazon , ou lire tous les tests que je publie dans la catégorie "Gadgets Tech" , comme cette liseuse Android de dingue ou ces AirTags pour Android !

Notepad++ - Votre éditeur de texte préféré a été piraté

Par : Korben
2 février 2026 à 12:13

Si vous utilisez Notepad++, faut que vous sachiez qu'il s'est passé un truc moche. Entre juin et décembre 2025, les serveurs de mise à jour de votre éditeur de texte préféré ont été piratés par Lotus Blossom, un groupe de hackers chinois actifs depuis 2009 et spécialisés dans l'espionnage gouvernemental. Ouin 🥲.

En gros, les attaquants ont réussi à compromettre l'infrastructure de l'ancien hébergeur du projet pour détourner le trafic de mise à jour. Certains utilisateurs se retrouvaient redirigés vers des serveurs malveillants qui leur servaient des binaires vérolés au lieu des vraies mises à jour. Et le chercheur en sécurité Kevin Beaumont confirme que trois organisations ayant des intérêts en Asie de l'Est ont subi des intrusions via cette méthode... avec des hackers qui naviguaient VRAIMENT sur les PC des victimes en temps réel.

Le pire ? Les hackers ont gardé un accès aux services internes jusqu'au 2 décembre, même après la correction de la faille initiale en septembre. Ils exploitaient une vulnérabilité dans le script getDownloadUrl.php et les faiblesses de WinGUP, l'outil de mise à jour. Les anciennes versions utilisaient même un certificat auto-signé dispo sur GitHub... autant dire que c'était open bar.

Rapid7 a publié une analyse technique du malware déployé via cette attaque. Baptisé "Chrysalis", c'est une backdoor complète avec shell interactif, exfiltration de fichiers, création de processus à distance... le package complet de l'espion. Le truc vicieux, c'est que le serveur de commande utilisait une URL qui imitait l'API de DeepSeek pour passer sous les radars.

Beaumont alerte aussi sur le fait que les moteurs de recherche sont bourrés de pubs qui poussent des versions vérolées de Notepad++. Sans compter des extensions malveillantes qui circulent. Bref, c'est la fête.

Bon, pour vous protéger, mettez à jour Notepad++ vers la version 8.9.1 minimum (et pas 8.8.9 comme annoncé initialement, ils ont renforcé les protections depuis). Si vous avez un doute, désinstallez tout et retéléchargez directement depuis notepad-plus-plus.org. Changez vos mots de passe si vous utilisiez cet outil pendant la période critique, et les admins réseau, bloquez l'accès Internet de gup.exe dans votre pare-feu. Hop, c'est réglé. Si vous cherchez des alternatives le temps que ça se tasse, y'a Notepads ou NotepadNext qui font du super boulot, et les indicateurs de compromission sont dans le rapport de Rapid7 .

Bref, restez vigilants !

Source & Source

PineTS - Vos scripts TradingView enfin libérés !

Par : Korben
2 février 2026 à 10:59

Vous connaissez sûrement TradingView pour suivre les cours de la bourse / crypto, et son fameux langage Pine Script. C'est top pour bidouiller des indicateurs techniques sans se prendre la tête, mais dès qu'on veut sortir du bac à sable pour intégrer ça dans un bot perso ou un backend, ça se corse sévère. Alors moi je fais pas tout ça, ni trading, ni dev autour du trading, mais je sais qu'on peut se retrouver souvent bloqué par les limites de la plateforme.

Hé bien bonne nouvelle pour tous les traders en culottes courtes qui n'ont pas encore compris que le DCA c'est + efficace que le day-trading, Alaa-eddine (un lecteur fidèle, coucou !) a bossé sur un projet qui va vous plaire : PineTS .

PineTS ce n'est pas encore l'un de ses parseurs bancal mais un vrai transpiler ET un runtime complet qui permet d'exécuter du code Pine Script directement dans un environnement Javascript ou TypeScript. Il vous faudra évidemment Node.js et votre bon vieux navigateur pour que ça fonctionne.?

Vous prenez votre script ta.rsi(close, 14), vous lancez un npm install pinets et hop, ça tourne sur votre serveur. PineTS gère la "transpilation" (non, c'est pas quand on a chaud sous les bras ^^) à la volée et fournit une implémentation des fonctions standard de Pine Script (v5 et v6). Il supporte déjà plus de 60 indicateurs techniques (SMA, EMA, MACD, Bollinger...), le multi-timeframe et même le streaming de données temps réel.

Du coup, ça ouvre des portes assez dingues ! Et si vous vous demandez si Pine Script est similaire à JavaScript, la réponse est "pas tout à fait", mais PineTS fait le pont entre les deux mondes. Vous pouvez grâce à ça récupérer des données de marché via n'importe quelle API (CCXT, Binance...), les passer à la moulinette PineTS, et utiliser le résultat pour trigger des ordres ou nourrir une IA.

Attention par contre, tout n'est pas encore supporté à 100%. Sauf si vous restez sur du standard, là c'est royal... Mais si vous utilisez des fonctions graphiques très exotiques, faudra vérifier tout pour ne pas finir sur la paille. Le seul truc qui manque peut-être, c'est une compatibilité totale avec les scripts v4, mais bon, on est en v6 maintenant et pour la logique de trading pure, c'est propre.

D'ailleurs, pour ceux qui utilisent ChatGPT pour écrire du Pine Script, sachez que vous pouvez maintenant intégrer ces snippets générés par l'IA directement dans vos propres applis Node.js. C'est quand même plus flexible que de copier-coller ça dans TradingView à chaque fois.

Et ce n'est pas tout (hé oui ^^) car pour la partie visuelle, il a aussi sorti également QFChart , une bibliothèque dédiée pour afficher le tout avec de jolis graphiques financiers. C'est le combo gagnant pour se faire un dashboard de trading sur mesure sans dépendre de l'infra de TradingView.

Perso, je trouve ça génial pour ceux qui veulent garder la main sur leur exécution ou faire du backtesting sérieux avec leurs propres données. En fait, c'est exactement ce qu'il manquait aux traders-developpeurs pour coder leur propre logique de A à Z. Le projet est open source et dispo sur GitHub et y'a même un playground pour tester vos scripts en live et voir la transpilation en temps réel.

Si vous faites du trading algo, ça vaut clairement le coup d'œil.

PineTS est à découvrir ici ! Et un grand merci à Alaa-eddine pour le partage !

Des scripts tout faits pour votre Proxmox

Par : Korben
2 février 2026 à 09:54

Ce matin, je discutais avec Emmanuel (un lecteur fidèle) sur mon Linkedin Korben et il m'a partagé une ressource vraiment chouette. Si comme moi vous jouez un peu parfois avec un serveur Proxmox qui tourne à la maison pour vos expérimentations ou votre domotique, vous savez que configurer chaque VM ou conteneur LXC peut vite devenir chronophage. On copie-colle des commandes, on installe des dépendances, on se plante, on recommence... La routine quoi sauf que cette routine peut vite devenir reloue.

Hé bien, fini la galère !!!! Le projet dont je veux vous parler aujourd'hui s'appelle Proxmox VE Helper-Scripts et c'est une collection communautaire de scripts (plusieurs centaines !) qui permet d'installer et de configurer tout un tas de services en une seule ligne de commande.

En gros, c'est une immense boîte à outils pour votre hyperviseur. Vous avez besoin d'une instance Home Assistant pour gérer des ampoules connectées ? Hop, vous lancez le script et ça vous crée le conteneur LXC tout propre. Vous voulez monter un serveur média avec Plex ou Jellyfin ? Pareil, c'est généralement plié en quelques minutes (selon votre connexion évidemment).

Vous allez sur le site, vous cherchez l'outil qui vous intéresse, vous copiez la commande bash fournie (du style bash -c "...") et vous la collez dans le shell de votre nœud Proxmox. Et hop, l'assistant se lance. Il vous pose quelques questions (IP statique ou DHCP, espace disque, RAM... ce genre de trucs classiques) et puis tente de s'occuper de tout le reste (si les planètes sont bien alignées et que votre karma est au top !).

Je trouve ça génial parce que non seulement ça gère l'installation, mais ça s'occupe aussi des mises à jour. Mais bon, attention quand même parce qu'une mise à jour upstream peut parfois casser le script, donc prudence. C'est d'ailleurs super utile si vous utilisez Proxmox sur un Raspberry Pi (via Pimox), même si l'architecture ARM peut poser souci avec certains scripts. D'ailleurs, bonne nouvelle pour les utilisateurs de Pimox : il existe Pimox-Scripts , un portage de ces mêmes Helper Scripts mais adaptés spécifiquement pour ARM/Raspberry Pi. Tous les scripts ne sont pas encore dispos (moins de contributeurs), mais y'a déjà de quoi faire !

Parmi les scripts disponibles, on retrouve les classiques Docker, AdGuard Home, Pi-hole, mais aussi des trucs plus pointus pour le monitoring ou la sécurité. C'est vraiment très complet, y compris si vous êtes dans une optique de création de lab de cybersécurité .

Après, je dois quand même vous faire une petite mise en garde de circonstance. Car comme d'habitude, exécuter des scripts bash trouvés sur le net direct en root... comment dire... c'est jamais sans risque. Le code est open source et maintenu par une communauté active, ça facilite l'audit, mais ce n'est pas une garantie de sécurité absolue. Sauf si vous aimez vivre dangereusement, jetez toujours un œil au code avant de valider. La confiance n'exclut pas le contrôle !!

Un grand merci à Emmanuel pour le tuyau initial et à Karl pour l'info sur Pimox-Scripts !

Vos agents IA sécurisés en -10 sec. sur Mac

Par : Korben
2 février 2026 à 09:37

Si vous faites du "vibe coding" avec Claude ou Codex, vous savez que laisser un agent IA faire sa life, c'est un peu risqué. Si celui-ci se met à exécuter des rm -rf sur votre ordi de boulot, vous êtes dans la merde !

Heureusement, Kevin Lynagh a sorti Vibe et pour vous résumer le délire, c'est une VM Linux ultra-légère capable de sandboxer vos agents IA.

Ce qu'il vous faut

  • Un Mac ARM (M1, M2, M3...)
  • macOS 13 Ventura minimum
  • Temps estimé : 5 minutes

Installation

Hop, on commence par installer Vibe. Plusieurs options s'offrent à vous :

curl -LO https://github.com/lynaghk/vibe/releases/download/latest/vibe-macos-arm64.zip

unzip vibe-macos-arm64.zip

sudo mv vibe /usr/local/bin

Et là, c'est prêt. C'est du Rust pur compilé avec le framework Virtualization.framework d'Apple, donc ça va viiiiite !

Et ce que vous pouvez voir au lancement de Vibe, c'est le mapping entre vos dossiers locaux liés à Claude, Codex et compagnie, et les dossiers qui sont dans la VM.

Premier lancement

Pour démarrer une VM, c'est aussi simple que ça :

./vibe

Oui, c'est tout. 10 secondes plus tard, vous avez un shell Linux avec un accès réseau et un partage automatique de vos dossiers. Notez jute que la première fois il faut une connexion réseau pour télécharger l'image de base de Debian. Après, tout est en local.

Le truc cool, c'est que Vibe utilise un système copy-on-write où chaque VM part d'une image de base commune et seules les modifications sont stockées. Comme ça même si vous lancez 10 VMs, ça bouffe pas votre SSD.

Bon ok, j'en ai lancé que 2 en vrai mais l'idée est là ^^

Configurer Claude ou Codex

Ensuite c'est simple, il suffit de lancer la commande Claude ou Codex directement dans le terminal que ça vous a créé, de les configurer comme si vous étiez sur votre ordinateur et puis c'est parti, vous pouvez les lancer avec le mode --yolo pour Codex ou avec --allow-dangerously-skip-permissions pour Claude.

Et c'est tout ! Si ça fait de la merde, ce sera dans la VM et vous ne risquerez rien ! Les fichiers sont bien sûr créés et dispo dans le répertoire dans lequel vous avez lancé vibe. Mais tout sera exécuté dans la VM donc y'a plus aucun risque.

Bref, si vous faites du vibe coding et que vous voulez pas finir avec un sudo rm -rf / généré par une IA un peu trop enthousiaste... bah voilà quoi. Le tout en moins de 1200 lignes de Rust, open source sous licence MIT.

Taaadaaaa ! À découvrir ici !

WSL Manager – Gérez vos distributions Linux sous Windows sans toucher au terminal

Par : Korben
2 février 2026 à 09:14

Vous utilisez WSL sous Windows mais vous en avez marre de devoir jongler avec les commandes PowerShell dès qu'il s'agit de gérer vos distributions ?

C'est vrai que taper du wsl --import ou du wsl --unregister à chaque fois qu'on veut tester une nouvelle instance, ça finit par être un peu lourd.

Heureusement, y’a un dev, Eric Trenkel (alias bostrot), qui a eu la bonne idée de sortir WSL Manager (qu'on connaissait aussi sous le nom de WSL2 Distro Manager), une interface graphique complète pour piloter tout ça sans se faire mal au terminal.

Cette application, développée avec Flutter offre une vue d'ensemble sur toutes vos instances WSL installées. Ainsi, en un clic, vous pouvez les démarrer, les arrêter, les renommer ou même changer leur version.

Mais là où l'outil excelle, c'est dans sa capacité à importer de nouveaux environnements. Pour ceux qui se demandent comment ça se passe pour récupérer des distributions exotiques, sachez que WSL Manager permet de télécharger et d'utiliser n'importe quelle image Docker comme base pour une instance WSL, et ce, sans même avoir besoin d'installer Docker Desktop sur votre machine.

Par exemple si vous voulez un Alpine minimaliste pour du test ou un Kali pour du pentest, vous l'importez direct depuis les registres Docker et hop, vous avez un nouveau système prêt à l'emploi.

C'est d'ailleurs un excellent complément à des outils comme DockStation si vous voulez garder une approche visuelle de vos conteneurs, ou même WinBoat pour faire tourner du Windows dans Docker. L'application propose aussi des "Quick Actions", qui sont en gros des petits scripts prédéfinis que vous pouvez exécuter directement sur vos instances pour automatiser les tâches répétitives. Vous pouvez également lancer directement Windows Terminal ou VS Code dans la distribution de votre choix en un seul clic.

Si ça vous branche, plusieurs options s'offrent à vous pour l'installer. Comme le projet est open source sous licence GPL-3.0, vous pouvez récupérer les exécutables gratuitement sur la page GitHub du projet.

Il existe aussi une version sur le Microsoft Store et notez aussi que bien que des paquets winget ou Chocolatey existent, ils sont souvent maintenus par la communauté et pas forcément à jour, donc privilégiez le téléchargement direct ou le Store pour être tranquille.

Voilà, si vous passez vos journées sous Linux tout en restant dans l'écosystème Microsoft, WSL Manager c'est le feu et ça permet de se concentrer sur son boulot plutôt que sur la syntaxe des commandes de gestion système.

Merci à Lorenper pour la découverte !

Emails jetables - Yopmail et les meilleures alternatives européennes

Par : Korben
2 février 2026 à 07:57

Vous devez tester un service en ligne et là, PAF 🥲 formulaire d'inscription 🥲 Ouiiiin !!!

Et bien sûr, même si vous pouvez remplir tous les champs avec un tas de conneries, forcement à un moment, ça vous demande votre email. Et là, impossible d'y échapper... Heureusement pour éviter ça, il existe des services d'emails jetables et je vous propose qu'ensemble qu'on fasse un petit point dessus parce que ça a beaucoup bougé ces dernières années..

Yopmail , c'est un peu le vétéran du domaine. J'suis certain que vous le connaissez par cœur car ce site tourne quand même depuis 2004 (22 ans au compteur ! Comme mon site en fait !) et le principe c'est que vous choisissez un nom au pif, genre " monpseudo@yopmail.com ", et hop, vous avez une boîte mail temporaire. Pas d'inscription, pas de mot de passe, rien. Les messages restent 8 jours puis disparaissent et le truc cool c'est qu'ils ajoutent un nouveau domaine tous les jours pour éviter les blacklists, du coup y'a moins de chances que votre adresse jetable soit refusée.

Sauf que Yopmail a une limitation importante... En effet, n'importe qui peut accéder à votre boîte si il en devine le nom. J'ai testé avec "test123@yopmail.com" et effectivement, on tombe sur les mails de dizaines d'autres personnes qui ont eu la même idée... pas ouf pour du confidentiel. Côté envoi de mails, c'est un peu plus nuancé : vous ne pouvez pas initier une conversation vers l'extérieur, mais vous pouvez répondre à un mail reçu d'une adresse externe, à condition que le message n'ait pas été identifié comme spam et que l'expéditeur soit authentifiable (merci Fred, le créateur de Yopmail, pour la précision !).

Pour ceux qui veulent du "privacy first" radical, y'a aussi MephistoMail qui ne garde aucun log. Attention par contre, l'inbox peut disparaître à tout moment sans prévenir. J'ai failli me faire avoir la première fois, j'ai fermé l'onglet avant de récupérer mon lien de confirmation et pouf, game over. Pensez donc à copier ce dont vous avez besoin AVANT de fermer.

Dans la catégorie "je veux juste une inbox vite fait", j'ai aussi croisé pas mal de services qui font le job pour récupérer un lien de confirmation ou un code OTP en 10 secondes chrono. TrashMail.de par exemple, c'est du mail jetable basique mais efficace. Byom.de est marrant également parce que c'est un peu en mode "catch-all" où vous inventez n'importe quelle adresse, vous la balancez au site qui vous demande un email, puis seulement ensuite vous allez lire ce qui est arrivé. Et si vous trouvez que le "10 minutes mail" c'est trop court, Muellmail.com joue justement la carte "10 min, c'est pas assez" sans vous prendre la tête.

Ah, et pour les devs / QA qui aiment automatiser des tests de signup (oui, je vous vois 😄), y'a aussi mail.tm qui propose des boîtes temporaires avec mot de passe, plus une API, et des services comme Temp-Mail qui ont carrément une API officielle pour tester des workflows email en boucle. Pratique quand vous devez valider "inscription -> email -> clic -> compte OK" sans y passer votre vie.

Et puis y'a une autre catégorie qui m'intéresse de plus en plus : les gestionnaires d'alias. J'ai d'abord hésité entre SimpleLogin et addy.io, mais j'ai fini par choisir Addy.io (anciennement AnonAddy) parce que c'est open source sous licence AGPL-3.0 et que vous pouvez l'héberger vous-même si vous êtes parano. Le principe c'est qu'au lieu d'avoir un mail jetable, vous créez des alias illimités qui redirigent vers votre vraie boîte. Si un alias se fait spammer, vous le désactivez en un clic sans toucher au reste. Y'a une version gratuite et des abonnements entre 1 et 3$/mois (Lite à 1$/mois, Pro à 3$/mois). Par contre attention, si vous self-hostez, faut quand même gérer un serveur mail et ça c'est pas une mince affaire...

Et du coup, si vous voulez le même délire qu'addy.io mais avec une autre approche, SimpleLogin est une très bonne option aussi puisque c'est open source, auto-hébergeable, et le gros plus c'est que vous pouvez répondre / envoyer depuis vos alias (Et ça c'est trop bien quand faut valider un truc ou parler à un support sans exposer votre vraie adresse). Bref, c'est le genre d'outil qui passe mieux que les domaines jetables quand un site commence à sortir la sulfateuse anti-temp-mail.

Et si vous êtes déjà chez un fournisseur mail orienté privacy, y'a des alternatives "pas jetables mais ultra pratiques". Je pense à Tuta par exemple permet d'avoir des alias (et même du catch-all sur domaine perso selon les offres). Migadu aussi est très cool dans le genre "j'ai mon domaine, je veux créer plein d'adresses/alias sans payer par boîte", et ils annoncent être une boite suisse avec des datacenters en France. C'est pas du "mail jetable", mais pour garder le contrôle sur le long terme, c'est une approche qui se défend.

Et pour les plus motivés (ou les plus masochistes 😅), y'a la voie du "je self-host tout" avec des stacks comme mailcow , Mailu ou docker-mailserver . Mais je vous le dis cash patate, monter son propre serveur mail, c'est la porte ouverte aux joies de SPF/DKIM/DMARC, de la réputation d'IP, des mails qui finissent en spam "parce que lol", et des heures à se demander pourquoi Outlook vous boude. Donc oui c'est souverain de votre village de ploucs, oui c'est stylé, oui c'est gratuit si votre temps vaut tripette, mais c'est pas un petit dimanche tranquille.

Côté souveraineté européenne, tout ce que je viens de vous présenter peut aider à limiter l'exposition aux joies du Cloud Act... mais attention, faut regarder au cas par cas où c'est hébergé et qui opère le service. Dans tous les cas, gardez en tête que certains sites comme Amazon ou PayPal bloquent carrément les domaines de mails jetables connus. Dans ce cas, les alias (surtout si vous avez votre propre domaine) passent généralement mieux parce que ça ressemble à une adresse "normale" qui redirige vers votre vraie boîte.

Bref, pour le quotidien Yopmail fera bien le taf (le gars sûr !), mais si vous voulez envoyer des mails, éviter les blacklistages (c'est comme ça qu'on dit ??), ou garder le contrôle sur vos alias à long terme, regardez du côté de TempMail, SimpleLogin ou addy.io.

Et si vous aimez bricoler et souffrir, vous savez ce qu'il vous reste à faire... 😈

UxNote - Annotez vos maquettes web sans prise de tête

Par : Korben
1 février 2026 à 18:08

Il y a quelques jours, un lecteur (merci Benjamin !) m'a envoyé un outil qu'il a bricolé lui-même avec Codex d'OpenAI et ça touche une petite corde sensible chez moi, d'où le fait que je vous en parle.

C'est pas souvent que je bosse avec des clients sur autre chose que des articles mais il m'est arrivé par le passé qu'un client m'envoie ses retours par mail, avec des captures d'écran floues, des flèches rouges partout et des commentaires du genre "le truc là, à gauche, je sais pas trop ??".

Alors de mon côté, j'ai testé pas mal de solutions pour évier ça mais j'ai rien trouvé de foufou... Figma par exemple c'est top pour les retours mais faut que le client crée un compte (et ça, c'est jamais gagné), Marker.io c'est bien fichu mais c'est payant. J'avais même essayé Loom à un moment, mais bon, leur demander d'enregistrer leur écran c'était trop compliqué.

Alors que UxNote, lui, règle exactement ce problème sans rien de tout ça !

En fait, ça permet d'intégrer une balise JavaScript dans votre page (juste avant le </body>) et hop, une petite toolbar apparaît.

<script src="https://github.com/ninefortyonestudio/uxnote/releases/download/v1.0.0/uxnote.min-v1.0.0.js"></script>

Votre client peut alors surligner du texte, épingler des éléments avec des badges numérotés, ajouter des commentaires... et surtout, exporter tout ça proprement en JSON ou l'envoyer direct par mail.

Comme ça, fini le chaos habituel des retours clients façon "j'ai annoté le PDF que j'ai imprimé puis scanné". Là, les commentaires sont directement contextualisés sur la page, exactement là où ils doivent être. C'est vrai que des outils d'annotation web existent depuis des lustres, mais UxNote a choisi le stockage 100% local (via le localStorage) plutôt que de monter un backend avec des comptes utilisateurs. Et c'est ce qui fait toute la différence niveau simplicité, avec les autres outils.

Par contre attention, si votre client vide son cache navigateur, il perd ses annotations... Perso je vous recommande donc de faire l'export JSON dès que possible pour éviter les mauvaises surprises.

L'outil propose aussi un mode "assombrissement" qui met en évidence la zone annotée (pratique pour se concentrer), des couleurs personnalisables, et même la possibilité de bloquer certains éléments de l'annotation avec l'attribut data-uxnote-ignore. Ça fonctionne sur les environnements de staging, en local, et même sur les SPA ... sauf si vous avez une CSP ultra stricte, auquel cas faudra autoriser le script et les styles inline dans votre config.

Bref, si vous bossez avec des clients qui ont du mal à exprimer leurs retours autrement qu'en pièces jointes de 15 Mo, UxNote pourrait bien sauver les quelques cheveux qu'il vous reste. Et en plus c'est gratuit, open source et disponible sur GitHub .

Que demande le peuple ???

Merci Benjamin !

Startpage - Le moteur de recherche européen qui respecte VRAIMENT votre vie privée

Par : Korben
1 février 2026 à 14:25

Avec tout ce qui se passe en ce moment côté souveraineté numérique, je me suis dit qu'il était temps de vous parler d'une alternative à Google que beaucoup ignorent encore. En plus, j'ai passé pas mal de temps dessus ces dernières semaines, histoire de voir si ça tenait la route, alors il est temps de partager ça avec vous.

Startpage, c'est un moteur de recherche basé à Zeist aux Pays-Bas qui existe depuis 2006 et qui a une approche assez radicale : Vous donner les résultats de Google... sans que Google ne sache que vous existez.

Quand vous tapez une recherche sur Startpage, le moteur va interroger Google à votre place, récupérer les résultats, et vous les afficher. Sauf que votre IP, vos cookies, votre historique... Google n'en voit pas la couleur. C'est comme envoyer quelqu'un faire vos courses pour vous ^^.

Et là où ça devient vraiment intéressant dans le contexte actuel, c'est que Startpage est basé aux Pays-Bas. Du coup, il est soumis au RGPD et aux lois européennes sur la protection des données. Et SURTOUT PAS au Cloud Act américain qui permet aux autorités US de demander vos données même si elles sont stockées en Europe. C'est pas rien comme différence...

Bon, je dis pas que c'est parfait non plus hein. Rien ne l'est. Fin 2018, Privacy One Group, une filiale de System1 (société américaine spécialisée dans... la pub), a pris une participation majoritaire dans Startpage. L'annonce n'est tombée qu'en 2019, ce qui a fait tiquer pas mal de monde dans la communauté vie privée. PrivacyTools.io par exemple l'a même retiré de ses recommandations pendant un moment...

Mais depuis, Startpage a publié des clarifications... en fait selon eux, System1 n'a pas accès aux données de recherche, et la société reste opérée depuis les Pays-Bas avec des serveurs européens.

Côté fonctionnalités, y'a un truc que j'adore et que j'utilise quasi systématiquement depuis 3 semaines c'est le mode "Anonymous View". En fait quand vous cliquez sur un résultat de recherche, au lieu d'aller directement sur le site (qui peut alors tracker votre visite), Startpage peut ouvrir la page via un proxy. Le site que vous visitez ne voit alors que l'IP de Startpage et pas la vôtre. C'est un peu comme un proxy intégré pour chaque clic, qui bloque aussi les scripts de fingerprinting.

Pas mal non ?

D'ailleurs, niveau interface, c'est propre et sans fioritures. Y'a pas de doodles tout naze, pas de suggestions de recherche personnalisées, pas de "vous pourriez aussi aimer", pas d'Ads vers des sites frauduleux... Non, c'est comme à l'ancienne avec juste un bon vieux champ de recherche et des résultats. Ça nous change donc des pages d'accueil de Google qui sont devenues de véritables panneaux publicitaires et dans lesquelles on se perd assez vite.

Alors évidemment, y'a quelques inconvénients aussi... D'abord les résultats sont parfois un peu moins "personnalisés" que sur Google. Normal, vu qu'ils n'ont aucune idée de qui vous êtes, ils ne peuvent donc pas vous proposer le resto le plus proche de chez vous. Faudra donc parfois préciser "Paris", "Clermont-Ferrand" ou "France" dans vos recherches locales. J'ai galéré un peu au début avec ça, car on prend vite de mauvaises habitudes (merci la flemme) mais après j'ai découvert qu'on pouvait préciser ça dans les paramètres.

Et puis de temps en temps, Startpage peut avoir des ralentissements... les joies de l'intermédiation. Mais rien de rédhibitoire rassurez-vous !

Comparé à DuckDuckGo qui utilise principalement Bing comme source et qui est américain (bouuuuh, arrêtez de recommander cette bouze ^^), ou à Qwant qui galère un peu côté pertinence , Startpage offre un compromis intéressant. A savoir la qualité Google sans le tracking Google, et le tout hébergé en Europe.

Car oui avec tout ce qui se passe géopolitiquement en ce moment, je pense que c'est bien de changer un peu ses habitudes. Vous devriez essayer... Car entre les discussions sur le Cloud Act, les tensions transatlantiques sur les données personnelles, et les GAFAM américains qui aspirent nos données comme des Dyson sous amphét'... avoir une alternative européenne soumise au RGPD, c'est pas juste une question de principe. C'est une vraie question de souveraineté numérique. Les Pays-Bas, c'est pas parfait (aucun pays l'est), mais au moins c'est une juridiction où la CNIL locale a du mordant.

Maintenant pour l'utiliser, rien de sorcier. Vous allez sur startpage.com et vous pouvez même le configurer comme moteur par défaut dans votre navigateur. Attention par contre, sur certains navigateurs (Safari notamment), c'est un peu planqué dans les préférences. Y'a aussi une extension pour Firefox et Chrome si vous voulez. Et si vous voulez aller plus loin dans la protection de votre vie privée, combinez ça avec une extension qui gère vos cookies .

Et voilà, si vous en avez marre de voir des pubs ultra-ciblées qui semblent lire dans vos pensées, et d'offrir la moindre de vos requêtes aux américains, ce moteur de recherche néerlandais vaut vraiment le coup d'œil.

À découvrir ici !

MonitorBox - Le monitoring qui réveille votre vieux pager

Par : Korben
1 février 2026 à 11:48

Brice, un lecteur de Korben, m'a bel et bien scotché. Il y a quelques semaines, je vous parlais du Pineapple Pager et ça a visiblement réveillé une fibre nostalgique chez certains d'entre vous. Donc merci à Brice pour l'info, car il a carrément passé sa soirée à coder un truc énoooOOOooorme (et super utile) qui s'appelle MonitorBox .

Parce qu'on va pas se mentir, on croule tous sous les notifications. Entre Slack, les emails, et les alertes de sécurité, notre cerveau a fini par développer un mécanisme de défense radical : il ignore TOUT !!! C'est ce qu'on appelle la "fatigue de l'alerte". J'avoue que pour un admin sys en astreinte, c'est le début de la fin. Le jour où le serveur de prod tombe vraiment, on swipe la notif comme si c'était une pub pour des croquettes bio... Pas terrible donc pour la continuité de service.

L'interface de MonitorBox - sobre mais efficace ( Source )

Et c'est là que Brice intervient justement avec son idée de génie : Ressusciter le bon vieux pager des années 90. Au début je pensais que c'était juste pour le fun (un délire de vieux geek quoi), mais en réalité c'est un vrai outil de surveillance pro.

MonitorBox est conçu pour tourner sur un vieux PC recyclé (genre un vieux Dell Optiplex GX270 ou un ThinkPad T60) sous Debian 12 Bookworm et l'idée, c'est de sortir l'alerte critique du flux continu de votre smartphone pour l'envoyer sur un appareil qui ne sert qu'à ça. Ainsi, quand le beeper à votre ceinture se met à gueuler sur la fréquence 466.975 MHz, vous savez que la maison brûle, sans même regarder l'écran.

Et techniquement, c'est hyper propre !!! Le système utilise une vue Terminal (parfaite pour un vieil écran CRT qui traîne) et un dashboard web moderne sous JavaScript pour le suivi. L'arme secrète reste ensuite le support du protocole POCSAG.

Via le port série (type /dev/ttyS0 ou un adaptateur FTDI), MonitorBox pilote un émetteur radio qui se charge de balancer les infos sur les ondes. Et toudoum, voilà comment votre vieux Tatoo ou Tam-Tam reprend du service !

⚠️ Attention quand même, émettre sur des fréquences radio est ultra-réglementé. Vérifiez donc bien la législation avant de jouer les apprentis sorciers, car pas moyen de plaider l'ignorance si les mecs de l'ANFR débarquent chez vous avec leur camionnette de détection Agence Tous Risques...

J'adore perso son approche qui vise le "Zéro faux positif". En effet, le script s'appuie sur Shell, curl et espeak pour la synthèse vocale locale, et intègre une logique de "Retry" comme ça si un service ne répond pas, l'outil vérifie à nouveau avant de vous réveiller en pleine nuit. Ça réduit drastiquement les fausses alertes, contrairement aux outils de monitoring habituels qui hurlent parfois au loup pour une micro-latence passagère de rien du tout.

MonitorBox est léger (pas besoin de base de données SQL compliquée, juste un fichier servers.conf), souverain, et permet de redonner vie à du matos qu'on croyait bon pour la déchetterie.

Brice nous propose en gros un mix parfait entre low-tech et haute performance. Et si vous voulez tester le bousin, tout le code est open source (licence MIT) et disponible sur GitHub . Seul petit bémol, il vous faudra bel et bien un vrai câble DB9 ou DB25 et un adaptateur qui tient la route, sinon votre VM va juste vous envoyer bouler violemment. Aaaah ces drivers USB chinois, je vous jure...

Bref, merci Brice pour l'inspiration et pour ce beau projet à la fois rétro et moderne !

Smtp-Tunnel-Proxy - Déguisez votre trafic en simples emails

Par : Korben
1 février 2026 à 11:36

Ce matin, en trainant sur GitHub (mon sport du dimanche, je sais c'est triste), je suis tombé sur un truc qui m'a intéressé et qui je pense vous sera utile (comme la plupart des trucs que je présente ici) surtout si vous êtes coincé derrière un pare-feu d'entreprise totalement paranoïaque. Ou encore si votre FAI s'amuse à brider certains protocoles. Ça peut arriver dans ces cas là, on se sent un peu comme un rat en cage, à chercher la moindre petite ouverture pour respirer un peu de notre liberté.

Cet outil, ça s'appelle Smtp-Tunnel-Proxy et le concept c'est de faire passer tout votre trafic pour de bêtes emails. Alors vous vous dites peut-être "Mouais, encore un tunnel qui va ramer comme pas possible", mais en creusant un peu, vous allez voir, c'est pas con.

En fait ce que fait ce petit script Python (ou binaire Go) c'est qu'il enveloppe vos paquets TCP dans une connexion qui ressemble à s'y méprendre à du trafic SMTP chiffré. En gros, le truc simule un handshake avec un serveur mail (comme Postfix), lance le chiffrement TLS 1.2+, et hop, une fois le tunnel établi, il balance la purée en binaire sans que le DPI (Deep Packet Inspection) puisse y voir quelque chose. Comme ça le firewall n'y comprend plus rien, le petit chou ^^.

C'est un peu comme un tunnel SSH en fait mais déguisé en serveur mail, ce qui le rend beaucoup plus discret. Parce que là où un tunnel SSH peut être repéré par sa signature un peu trop évidente, une connexion SMTP chiffrée, c'est ce qu'il y a de plus banal sur le net. Du coup, ça passe crèèèème.

Niveau fonctionnalités, x011 (le dev) a fait les choses bien. Le truc est multi-utilisateurs avec des secrets partagés pour l'auth, supporte le multiplexing (plusieurs connexions dans un seul tunnel), et gère même une whitelist d'IP pour éviter que n'importe qui ne squatte votre tunnel. C'est propre quoi.

L'installation côté serveur est simplifiée grâce notamment à un script tout fait que vous pouvez lancer sur n'importe quel petit VPS. Un petit curl et c'est réglé :

curl -sSL https://raw.githubusercontent.com/x011/smtp-tunnel-proxy/main/install.sh | sudo bash

Et côté client, c'est encore plus simple car une fois votre utilisateur créé sur le serveur, vous récupérez un petit fichier zip contenant tout ce qu'il faut. Vous lancez le script start.bat ou start.sh, et boum, vous avez un proxy SOCKS5 local qui tourne sur 127.0.0.1:1080.

Il ne vous reste alors plus qu'à configurer votre navigateur ou vos applications pour passer par ce proxy SOCKS, et vous voilà libre comme l'air.

C'est dingue ce qu'on peut faire avec un peu d'ingéniosité, non ?

Attention quand même, ça reste du tunnel, donc ne faites pas de bêtises avec... A moins que le DPI en face analyse l'entropie de manière ultra poussée (ce qui est rare car coûteux en ressources), ça devrait tenir, mais ne vous croyez pas invisible pour autant. Pour contourner de la censure ou accéder à vos services hébergés à la maison depuis un wifi public bridé, c'est donc l'outil parfait. Si les mails passent, tout passe !

Le code est dispo sur GitHub pour ceux qui veulent. Perso je me garde ça sous le coude comme ça, ni vu ni connu j't'embouille sur ton wifi bridé nord coréen là ^^.

NotchPrompter – Un prompteur de texte qui se loge dans l’encoche de votre Mac

Par : Korben
1 février 2026 à 09:58

Vous faites des vidéos face caméra pour YouTube ou Twitch et vous galérez à retenir vos textes ? Ou alors vous avez juste besoin d’un pense-bête qui reste toujours sous vos yeux pendant que vous bossez sur des trucs sérieux ? Si vous êtes sur Mac, y'a une petite pépite open source qui vient de sortir et qui utilise intelligemment un espace souvent critiqué de nos machines : NotchPrompter .

Ça se matérialise sous la forme d'une petite fenêtre de prompteur minimaliste qui vient se loger juste sous l’encoche (le fameux notch) de votre MacBook Air ou Pro. L'idée, c'est de garder votre texte le plus près possible de la caméra pour que votre regard ne semble pas fuir vers le bas ou le côté pendant que vous lisez.

Côté fonctionnalités, c'est de la "sobre-tech" efficace. Vous avez le défilement automatique avec une vitesse réglable, la possibilité d'ajuster la taille de la police, et même une fonction de pause automatique quand vous passez la souris sur la fenêtre. Le petit plus qui tue ? L'activation vocale pour démarrer ou stopper le prompteur à la voix, pratique quand on a les mains occupées. L’application est hyper légère et ne pompera pas vos précieuses ressources CPU, ce qui est crucial si vous enregistrez en même temps avec OBS ou ScreenFlow.

Le projet est disponible gratuitement sur GitHub sous licence MIT. Il vous faudra au minimum macOS 13.0 pour le faire tourner. Pour l'installation, direction la page des Releases, on télécharge le ZIP, on extrait et on glisse l'app dans le dossier Applications.

Petit point important, comme l'application n'est pas notarisée par Apple (le développeur préfère garder ses 99$ plutôt que de les filer à la pomme chaque année), macOS va râler au premier lancement. Pas de panique, il suffit d'aller dans vos Réglages Système > Confidentialité et sécurité, de descendre tout en bas et de cliquer sur "Ouvrir quand même". Si ça ne fonctionne pas, vous pouvez aussi tenter avec Sentinel . C'est le prix à payer pour de l'open source pur jus sur Mac.

Bref, que ce soit pour vos streams, vos présentations clients ou juste pour ne plus oublier vos notes en plein call Zoom, NotchPrompter est un outil génial qui transforme un défaut de design matériel en véritable atout productivité.

Merci à Lorenper pour le partage !

VHS - Scriptez vos démos terminal en GIF

Par : Korben
1 février 2026 à 08:36

Vous vous souvenez des cassettes VHS ?

Bon, là rien à voir avec le magnétoscope de mémé qui clignote à 12:00 mais je suis quand même content de vous présenter VHS , un petit outil open source concocté par la team Charm dont je vous ai déjà parlé.

Y'a pas longtemps, je cherchais un moyen propre de faire une petit démo d'un projet perso et je ne sais pas si vous connaissez Terminalizer (j'en avais déjà parlé), mais là pour le coup, j'ai préféré l'approche de VHS parce qu'au lieu d'enregistrer votre terminal en "live" comme Terminalizer et de me faire stresser à chaque faute de frappe, ça me permet de scripter entièrement en amont ma démo.

En fait vous écrivez un fichier ".tape" avec vos instructions, et l'outil génère un rendu (GIF, MP4, WebM) nickel chrome. C'est donc le rêve de tous les perfectionnistes comme moi qui recommencent 15 fois la même capture parce qu'ils ont oublié un sudo ou qu'ils ont bafouillé sur le clavier.

Pour l'installer, comme d'hab :

brew install vhs

Après si vous passez par Docker, c'est possible aussi mais il vous faudra impérativement ttyd et ffmpeg installés sur votre machine pour que ça tourne.

Ensuite, voici à quoi ressemble un scénario en .tape :

Output demo.gif
Set FontSize 20
Set Width 1200
Type "echo 'Salut les amis !'"
Sleep 500ms
Enter
Sleep 2s

Et là, c'est magique, vous lancez la commande et c'est parti :

vhs demo.tape

Il lance alors un terminal invisible, tape les commandes pour vous, et enregistre le rendu. Hop, c'est dans la boîte mes petits Spielberg !

Mais ça ne s'arrête pas là puisqu’on peut aussi contrôler la vitesse de frappe pour donner un effet plus naturel, ou utiliser la commande "Wait" pour mettre le script en pause jusqu'à ce qu'une certaine chaîne de caractères apparaisse à l'écran. Genre pour ne pas couper la vidéo pendant un "npm install" qui dure trois plombes.

Et ce qui est top moumoute avec VHS , c'est que comme c'est du code, vous pouvez versionner vos démos sur Git. Mieux encore, vous pouvez les intégrer dans votre CI/CD avec GitHub Actions. Du coup, si votre CLI change, votre GIF de documentation se régénère automatiquement (à condition de configurer le commit du résultat, bien sûr). C'est ti pas beau ça ?

Comme ça s'en est fini des GIFs flous ou des screencasts qui pèsent une tonne. Avec VHS c'est propre, c'est net, et c'est maintenable !

Stash - Synchroniser vos notes Apple Notes avec Markdown

Par : Korben
1 février 2026 à 08:15

Si vous êtes comme moi et que vous vivez dans Apple Notes parce que c'est fluide, synchronisé partout, et que ça marche sans qu'on ait à se poser de questions, cet outil va vous plaire.

Parce que oui, voilà, le jour où vous voulez bidouiller vos notes en ligne de commande, les exporter en Markdown, ou simplement éviter de vous retrouver coincé dans votre prison dorée Apple... Et bien c'est la galère. J'ai longtemps cherché une solution propre. Je me suis même dit à un moment que j'allais coder un script Python foireux pour scrapper la base SQLite locale, mais j'ai vite abandonné l'idée.

Pourquoi ? Parce que j'ai découvert Stash , un petit outil en ligne de commande qui fait le pont entre vos notes Apple et des fichiers Markdown.

Et le truc cool, c'est que ça marche dans les deux sens. Vous pouvez exporter vos notes Apple en Markdown (comme ici : Exporter pour vos backups ), mais aussi éditer vos fichiers Markdown et renvoyer les changements directement dans Apple Notes. C'est une vrai synchro bidirectionnelle qui vous rend vraiment maître de vos données.

J'ai testé ça sur macOS Tahoe avec un dossier de notes en vrac. J'ai lancé le bousin, et ça m'a fait plaisir de voir mes fichiers .md popper proprement dans le terminal, prêts à être commités ensuite sur un GitHub ou édités dans VS Code.

L'installation est toute bête, via Homebrew :

brew tap shakedlokits/stash https://github.com/shakedlokits/stash
brew install shakedlokits/stash/stash

Et ensuite, c'est juste 2 commandes. Pour exporter une note Apple vers Markdown, c'est

stash pull "Ma Super Note"

Stash va chercher la note dans Apple Notes, la convertit en Markdown propre via Pandoc, et vous la balance dans un fichier local Ma Super Note.md.

Et la seconde commande c'est pour faire l'inverse (éditer votre Markdown et pousser les changements vers Apple Notes). Là faut faire

stash push "Ma Super Note.md"

Et là, magie !! Vos modifs se retrouvent dans l'app Notes, synchronisées sur tous vos appareils Apple (iPhone, iPad, Mac). C'est dommage que ça soit pas natif ce truc.

Stash c'est chouette (Oula pas facile à prononcer vite celle là) parce qu'il utilise du YAML front-matter pour lier chaque fichier Markdown à une note Apple spécifique (via un ID unique). Quand vous faites stash push, le contenu du fichier écrase la note. Quand vous faites stash pull, la note écrase le fichier.

Attention toutefois car c'est là que ça se corse... Stash écrase sans pitié !! Si vous modifiez votre note sur l'iPhone ET votre fichier Markdown en même temps, c'est le dernier qui parle qui a raison. Y'a pas de fusion intelligente à la Git, donc gaffe aux conflits. C'est un peu brut de décoffrage, mais au moins c'est clair et prévisible.

Bref, pour ceux qui veulent scripter leurs notes, automatiser des backups, ou simplement bosser en Markdown avec leur éditeur préféré, c'est le chaînon manquant. J'avais testé Obsidian et Joplin par le passé, mais la synchro iCloud ou WebDAV m'avait saoulé. Là, c'est le bon compromis avec l'interface Apple pour la saisie, le Markdown pour le stockage long terme.

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