Il tourne jour et nuit… et c’est lui qui fait exploser l’électricité !


Avec sa Linus® L2 Lite, Yale propose une serrure connectée à destination des bourses modestes, mais qui n’oublie pas l’essentiel. Place au test.
Comme bon nombre de vénérables sociétés avant elle, la spécialiste de la sécurité de longue date Yale (serrures, cadenas, poignées, coffres-forts…) a pris le tournant du numérique depuis plusieurs années. Elle propose ainsi à son catalogue de nombreux produits modernes, connectés et parfois orientés domotique. C’est le cas de sa nouvelle serrure connectée, la Linus® L2 Lite.
Proposée à seulement 139 €, la Linus® L2 Lite rend la sécurité connectée accessible à tous. Elle s’adresse à ceux qui souhaitent sécuriser l’accès à leur domicile sans se ruiner, tout en profitant des fonctionnalités essentielles d’une serrure intelligente. Voyons voir dans ce test si ce petit prix se fait au détriment de trop d’éléments centraux et s’il est nécessaire ou non d’investir dans plus onéreux ou dans des accessoires en option.
Par rapport à la Linus® L2, la version Lite ne possède pas l’intégration directe du wifi et la détection de l’état de fermeture/ouverture de la porte, et troque la batterie rechargeable pour des piles.
| Caractéristique Techniques | Yale Linus® L2 Lite |
|---|---|
| Dimensions | 61 mm x 72 mm |
| Poids | 260 g |
| Couleurs | Noir Mat ou Argent |
| Compatibilité | Matter via Thread et Bluetooth 5.4 (Android et iOS) |
| Alimentation | Piles CR123/CR123A x3 |
| Autonomie | Jusqu’à 6 mois en “usage normal” |
| Chiffrement | AES 128 bits |
| Compatibilité de la serrure | Compatible avec les cylindres Euro dépassant d’au moins 3 mm et les cylindres ronds de 22 mm. |
| Prix | 139,99€. |
Outre la serrure, dans la boîte au packaging minimal mais suffisant se trouvent une plaque de montage, un ruban adhésif pour cette dernière, une clé hexagonale 2,5 mm et 3 piles CR123A. Pour la notice de montage, il faudra passer par l’application mobile Yale Home.

Entièrement habillée de plastique, la Linus® L2 Lite adopte une forme ronde et compacte, occupant uniquement l’espace nécessaire et évoquant une poignée additionnelle. Très sobre, on relèvera simplement quelques textures autour de la serrure. Sa principale spécificité réside dans un unique bouton lumineux cliquable en son centre, tandis qu’un petit bouton à sa base permet de retirer le capot et d’accéder aux piles et au QR code demandé lors de la phase d’installation.
Côté finitions, entre son plastique et un capot qui gigote un peu, il s’agit ici d’un produit d’entrée de gamme. Rien de bien dramatique cependant puisque cela n’empêche absolument pas de l’utiliser et il faudra juste voir comment le produit tient dans le temps à force d’utilisation. D’après la marque, ce choix de matériau permet à la serrure de supporter jusqu’à 100 000 opérations, soit en moyenne environ 7 utilisations par jour pendant 39 ans.
Pour commencer l’installation de la Linus® L2 Lite, il faudra passer par l’application Yale Home, disponible sur iOS et Android. Après avoir créé un compte Yale, une phase de vérification à l’aide de questions permet de savoir si votre cylindre actuel peut accueillir la solution. Si celui-ci n’est pas compatible (s’il ne dépasse pas assez, notamment), il faudra alors investir dans un cylindre compatible. Yale en propose un ajustable à 44 €, certifié protégé contre le perçage et le crochetage notamment.

Une fois votre cylindre validé ou changé, avec l’application il faudra scanner le QR code qui se trouve sous le capot de la serrure au niveau des piles. Il est également possible d’entrer manuellement le numéro de série pour identifier la serrure connectée. L’application va alors vous demander de vérifier que votre clé est elle aussi compatible (entre 2 et 7mm d’épaisseur et ne dépassant pas de plus de 45 mm).




Première vraie étape de montage si vous n’avez pas eu à changer de cylindre : fixer la plaque de montage. Il suffit pour cela de la poser sur le cylindre et de serrer la vis de serrage avec la clé hexagonale fournie. Pas besoin de recourir à l’adhésif fourni. Ensuite, ne reste plus qu’à clipser la serrure sur la base et de visser la vis de serrage à l’extérieur. Le tout est clairement expliqué et accompagné de vidéos. Après avoir vérifié que la porte se verrouille et se déverrouille bien en tournant manuellement la serrure connectée, insérez les piles et voilà, ne reste plus qu’à configurer la Linus® L2 Lite.




Après une détection rapide de la serrure puis sa mise à jour (après avoir activé le Bluetooth de votre smartphone, évidemment), vient la phase d’étalonnage. Là aussi tout est bien expliqué et il suffit de tourner quelques fois la serrure en suivant les étapes pour en avoir terminé. Si vous avez un pont wifi, l’application vous invite ici à vous y connecter. Sinon, vous avez terminé et il ne reste plus qu’à aller fouiller dans l’application.
Avant de parler de l’application, évoquons le cas du bouton physique (KeySense™) qui se trouve au centre de la serrure. Celui-ci permet tout simplement de verrouiller/déverrouiller depuis l’intérieur, sans avoir besoin de tourner la serrure ou de sortir son téléphone. Simple et pratique si vous avez les mains prises. Encore plus pratique : après l’avoir réglé dans l’application, rester appuyé sur ce bouton permet de verrouiller la porte après un délai (réglable). Scénario pratique : restez appuyé une seconde sur le bouton, sortez, et votre porte se verrouille toute seule après 10 secondes.
Place au tour du propriétaire de Yale Home. Celle-ci propose quatre onglets. L’accueil regroupe les appareils ainsi que les scénarios favoris, un journal des événements permet de suivre le statut de la serrure au fil des jours (qui a interagi quand et comment avec la serrure), Accès permet d’inviter des personnes à utiliser la serrure, et enfin Menu regroupe des paramètres, son profil et des liens utiles.



Le partage de l’accès est d’ailleurs très simple. Il suffit d’inviter une personne en renseignant son email. Lorsque celle-ci va utiliser le même email pour son compte obligatoire dans l’application Yale Home (à vous de partager manuellement l’application, il n’y a pas d’email d’invitation), elle verra alors la serrure en tant qu’invité et pourra interagir avec. Il est aussi possible de définir une période d’accès spécifique ou, inversement, désigner quelqu’un comme propriétaire pour lui donner plus de droits, comme l’utilisation du déverrouillage automatique.
Ce dernier se règle dans les paramètres de la serrure. Il est possible de choisir un déverrouillage automatique selon un horaire, ou bien en géolocalisant le téléphone associé. Ainsi, quand vous rentrez chez vous, plus besoin de sortir vos clés ou même votre smartphone pour ouvrir la serrure, qui le fait d’elle-même. Notons en passant qu’il est évidemment toujours possible d’ouvrir sa porte avec une clé physique même avec la serrure connectée installée de l’autre côté.



Pour le verrouillage automatique, on retrouve là aussi une option horaire (jours et heures), ou bien une fermeture automatique de la serrure après son ouverture selon une certaine durée réglable. Pratique pour fermer automatiquement votre porte quand vous partez ou venez de rentrer chez vous.
Pour finir sur l’application, relevons la présence de quelques options. Il est notamment permis de limiter le fonctionnement entre l’appareil et votre smartphone en réclamant systématiquement un mot de passe ou une authentification par biométrie sur ce dernier (pratique en cas de vol de téléphone notamment). Plus trivial, il est possible de choisir si la serrure doit s’illuminer et faire des sons, ou encore de générer des alertes « intelligentes ». Un peu plus d’options pour personnaliser l’affichage ou non des notifications auraient d’ailleurs été appréciées, mais rien de dramatique.




L’un des vrais prix à payer pour le coût raisonnable réclamé par Yale, c’est l’absence de DoorSense™ (pour détecter si la porte est verrouillée ou déverrouillée) et surtout de wifi intégré. Pour pouvoir interagir avec sa serrure en dehors de chez soi hors de portée du Bluetooth, il faudra donc passer par un pont (Yale ConnectX Wi-Fi Bridge), vendu séparément ou simplement de connecter le Linus® L2 Lite à Matter. Même chose pour divers accessoires viennent enrichir les modes d’accès au domicile : clavier numérique et empreinte digitale et Yale Dot (NFC). A noter que grâce à la compatibilité Matter, vous pouvez aussi bénéficier du contrôle à distance sans Yale Wi-Fi Bridge.
Cependant, en intégrant le support du protocole Matter, la Linus® L2 Lite est compatible avec diverses applications de domotique, comme Apple Home, Google Home et Amazon Alexa. Pratique pour mettre en place des scénarios, accéder à distance à la serrure et profiter d’une expérience plus riche avec d’autres objets connectés, à condition cependant de posséder un objet faisant office de routeur de bordure Thread (Apple TV, Nest Hub…). L’ajout se fait via un code ou le QR code déjà utilisé précédemment.
Une fois n’est pas coutume, l’application Yale Home est tout à fait satisfaisante. Si on relèvera quelques traditionnelles erreurs de traduction et bugs mineurs (l’historique d’utilisation se met à jour quand il en a envie notamment), cela n’empêche pas une utilisation simple. L’ensemble est assez réactif et dénué de latence lors de commandes, à l’image de la détection de la serrure en Bluetooth qui ne prend qu’une poignée de secondes à chaque lancement de l’application. La portée du Bluetooth est par ailleurs satisfaisante : j’ai pu trouver ma serrure quel que soit l’endroit où je me trouvais dans mon appartement de 70 m², sans perdre la connexion.
Au rang des déceptions cependant, deux éléments principaux méritent d’être relevés. Tout d’abord, la Linus® L2 Lite n’est pas une serrure discrète. Son activation génère un bruit non négligeable (autour des 60 dB) dont il faut avoir conscience. Si une chambre se trouve non loin de votre entrée et que vous quittez votre domicile alors qu’il reste des dormeurs dedans, vous voudrez fermer votre serrure avec une clé plutôt qu’en passant par la serrure connectée. Concernant sa vitesse de rotation, elle est relativement satisfaisante : comptez environ six secondes pour verrouiller/déverrouiller une porte à double tour.
Ensuite, entrée de gamme oblige, pas de batterie ici, mais des piles CR123. Il n’y a aucun moyen de suivre la consommation de ces dernières, sur la serrure ou dans l’application. Autour des six mois d’autonomie promis par le constructeur, la serrure prévient avec son et lumière qu’il est temps d’en changer avant de se retrouver bien embêté. Il reste heureusement possible de tourner la serrure et d’ouvrir sa porte de l’extérieur avec des clés si les piles sont épuisées.
Note bene : Yale nous indique qu’une mise à jour de l’application pour recevoir des notifications en cas de batterie faible est prévu prochainement.
Reste enfin la question du verrouillage/déverrouillage automatique. Dans un cas comme dans l’autre, l’efficacité est majoritairement au rendez-vous, même sans l’application lancée en fond. La serrure se ferme bien toute seule comme je le souhaite 1 minute et 30 secondes après avoir été ouverte, ou 10 secondes après être resté appuyé sur son bouton. Le bilan est un peu plus mitigé concernant le déverrouillage automatique.
Quand tout fonctionne comme prévu, quand j’arrive dans ma rue l’application m’indique bien par une notification que je suis arrivé dans le rayon de mon logement ; puis la serrure tourne dès que je sors de l’ascenseur et arrive dans le couloir devant ma porte quand le Bluetooth de mon téléphone trouve la serrure. Je n’ai alors qu’à poser la main sur la poignée et ma porte est déverrouillée, sans avoir eu à attendre devant. Idéal.
Cependant, de manière aléatoire, parfois l’application décide de ne rien faire du tout et je dois alors ouvrir manuellement la porte avec l’application ou mes clés. Étrange, tandis que lorsque je sors de chez moi, appuyer sur le lien permettant de désactiver le déverrouillage automatique depuis la notification envoyée lors du départ du rayon ne semble rien faire. Quelques petits ratés donc.



En cette fin 2025, dans sa gamme de prix la Linus® L2 Lite se place notamment face aux SwitchBot Lock Ultra et Nuki Smart Lock 3.0. Pour elle, la serrure connectée de Yale a notamment un encombrement bien moindre que ses concurrentes (mais une finition un peu moins premium) et son bouton KeySense™. Toutes font un bruit non négligeable lors de l’utilisation, mais la solution de SwitchBot propose elle un mode nuit pour réduire sa vitesse et son bruit.

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Nous avons des problèmes d’humidité à la maison… Aérer dix minutes une à deux fois par jour, c’est très bien mais, lors des saisons froides, l’humidité s’accumule vite et on n’a pas envie de perdre la chaleur de la maison… Pour éviter les moisissures, nous avons opté pour le Dreo 512S. Suréquipement ou bon investissement ?
Le marché des déshumidificateurs a beaucoup évolué ces dernières années : ces appareils sont passés du statut de “solution de cave” à celui d’équipement de confort au quotidien. Résultat, l’offre s’est structurée en plusieurs familles : les modèles compacts pour une chambre ou une petite salle de bain, les machines plus puissantes (souvent autour de 16–20 L/jour) pensées pour un étage entier ou une buanderie, et les “gros bras” pour sous-sols et grands volumes. Les fabricants ajoutent désormais des fonctions autrefois réservées au premium (hygrostat plus précis, mode automatique, drainage continu, voire pilotage à distance).

Dans ce paysage, Dreo est une marque positionnée “air confort” (chauffage, ventilation, humidification, etc.) et pilotage connecté. Sa gamme de déshumidificateurs reste relativement lisible, avec le 512S (annoncé à 20 L/jour) et le 515S (16 L/jour), avec contrôle intelligent, mode Auto et double option de drainage. Dreo propose aussi, sur d’autres marchés, un modèle nettement plus “grand volume” (711S à 52 L/jour). Le 512S se place donc comme un milieu de gamme connecté, que certains médias décrivent comme simple à prendre en main et efficace pour faire baisser l’hygrométrie et aider au séchage du linge… Reste à voir s’il tient ses promesses chez nous !
| Caractéristique Techniques | DREO 512S |
|---|---|
| Dimensions | 31,2p x 24,7l x 50h centimètres |
| Poids | 12,4 kg |
| Surface recommandée | 37 mètres carrés |
| Capacité | 20 L/jour |
| Débit | 177 m³/h |
| Volume du réservoir | 3,4 Litres |
| Puissance | 355 Watts |
| Consommation | 0,35 kWh/h |
| Précision de l’hygromètre | à 5% près |
| Volume sonore | 38 dB |
| Prix | 219,99€ |
Dans la zone 150–300 €, le Dreo joue dans la même cour que les “classiques” en 20 L/24 h (Pro Breeze 20L, Midea 20L, Olimpia Aquaria S1 20P, De’Longhi DDSX220) : on reste sur un format domestique annoncé pour ~40 m², avec une promesse de 38 dB, un réservoir 3,4 L et, surtout, une dimension “smart” (Wi-Fi/Alexa) qui n’est pas systématique à ce niveau de prix.
Néanmoins, 3,4 L, c’est nettement moins confortable que les 5–5,5 L qu’on trouve souvent chez les concurrents directs (Pro Breeze, Olimpia, De’Longhi). D’autre part, le “38 dB” est généralement un chiffre optimiste (mode discret / conditions idéales) ; à plein régime, des modèles comparables se situent plutôt autour de ~41–48 dB, donc la perception en pièce de vie peut changer du tout au tout. Enfin, comme souvent, le 20 L/jour est une valeur de labo mesurée sous conditions normalisées (température/hygrométrie élevées) : en usage réel, on s’attend à des performances moins spectaculaires.
Là, on est sur un unboxing très “essentiel” : le déshumidificateur (avec son bac déjà en place) occupe l’essentiel du carton, calé pour encaisser le transport. Côté guide papier, Dreo fournit la base pour démarrer vite : un guide de démarrage rapide et un manuel utilisateur au cas où quelque chose vous échapperait concernant l’appairage avec l’application. Mais point d’inquiétude : il se réalise très intuitivement et en quelques minutes à peine !

L’accessoire le plus utile, c’est le tuyau de drainage (150 cm) livré d’origine : il permet de basculer en évacuation continue (vers un siphon/une bonde au sol), histoire d’éviter les vidanges répétées quand l’air est vraiment humide. La notice précise aussi qu’on peut utiliser un tuyau “type jardin” (GHT 25,4 mm) si l’installation l’exige. Toutefois, celui-ci, lui, n’est pas inclus !
Le premier point que l’on apprécie sur le Dreo 512S, c’est sa compacité : avec une base réduite, il se glisse facilement dans une buanderie, une chambre ou un coin de salon sans encombrer la circulation. L’habillage, annoncé en plastique, reste sobre, avec une lecture digitale claire et des informations visibles d’un coup d’œil. Autre bon choix de conception : la sortie d’air par le haut. C’est généralement plus adapté dans un intérieur, car le flux se diffuse mieux dans la pièce (et limite les situations où l’air est projeté directement contre un meuble ou un mur), ce qui aide aussi lorsque l’appareil sert en renfort pour le séchage du linge. Petit bémol plus anecdotique : le système de rangement du câble n’est pas le plus pratique.

Avec ses roulettes intégrées et sa poignée de transport repliable, ses 12,4 kg ne posent pas de vrai problème au quotidien : on le déplace sans effort d’une pièce à l’autre. Le bac de 3,4 L se retire par l’avant et intègre une poignée pour la vidange. À l’arrière, on retrouve un filtre lavable accessible derrière la grille (avec rappels d’entretien via l’appareil et l’application). À noter enfin une différence de positionnement par rapport à certains concurrents : pas de filtre à charbon (contrairement au BORA 20 L), ce qui signifie qu’il ne vise pas spécialement le traitement des odeurs, mais bien la déshumidification “pure”.

Enfin, le panneau de commandes comprend une rangée de touches tactiles, bien identifiables par pictogrammes : Marche/Arrêt, Mode (bascule entre Auto et Continu), Vitesse de ventilation (réglable sur 3 niveaux), puis les touches + / – pour ajuster soit la cible d’humidité, soit la durée du minuteur.

Nota Bene : le bouton “ventilation” cache une fonction pratique : un appui long 5 s réinitialise l’alerte “filtre à nettoyer”.
Le mode Auto permet de régler une consigne de 30 à 85 % (par pas de 5 %), et l’appareil s’arrête une fois l’objectif atteint ; en Continu, il tourne sans consigne jusqu’à arrêt manuel ou bac plein. Le minuteur va de 0 à 24 h (arrêt/démarrage automatique selon le cas) et un appui long 5 s lance l’appairage Wi-Fi. Le Dreo ajoute aussi un bouton pour éteindre l’affichage LED (utile la nuit) et un verrouillage enfant (appui long 3 s, affichage “LC”).

Enfin, l’écran donne un bon retour d’état :
Le Dreo 512S appartient à la famille des déshumidificateurs à compresseur (technologie “réfrigération”), c’est-à-dire le format le plus courant sur les machines domestiques autour de 16–20 L/jour. Cette technologie est très pertinente en pièce chauffée, avec un bon compromis débit de déshumidification / consommation… mais elle a une contrepartie : le froid. Quand la température ambiante baisse, du givre peut se former sur les échangeurs, ce qui réduit l’efficacité et peut provoquer des phases de pause.
Dreo prévoit d’ailleurs un dégivrage automatique, donné pour 15 à 20 minutes lorsque du givre apparaît, et indique qu’en dessous d’environ 5 °C, la pièce est trop froide et qu’il faut la réchauffer. En outre, les compresseurs font souvent plus de bruit et de vibrations qu’un petit modèle thermoélectrique (Peltier).
Pour l’installation, Dreo reste très “plug & play”, avec quelques précautions de bon sens. La notice insiste sur le fait de laisser l’appareil debout au moins 6 heures avant la première utilisation (et, plus généralement, de le transporter verticalement). Ensuite, on le pose sur un sol stable et parfaitement plat, en évitant les recoins : prévoyez au moins 20 cm de dégagement autour pour que l’air circule correctement (le manuel évoque même jusqu’à 30 cm). Enfin, le Dreo est pensé pour fonctionner dans une plage domestique classique : 5 à 32 °C (et humidité relative élevée possible, jusqu’à 95% selon la notice), mais il n’est pas destiné aux pièces “trempées” type salle de bain.

Côté mise en service, vous choisissez entre la vidange “classique” par bac et le drainage continu. Le bac se retire par l’avant, avec une recommandation simple : attendre quelques minutes après l’arrêt avant de le sortir pour limiter les éclaboussures. Si vous optez pour l’évacuation continue (idéal en cave/buanderie), vous n’aurez qu’à retirer le capuchon du drain arrière, enlever le bouchon en caoutchouc, puis raccorder le tuyau (le “gros” côté, avec silica gel) vers un siphon au sol
Nota Bene : le point d’évacuation ne doit pas être plus haut que la sortie d’eau de l’appareil !
La partie connexion est dans l’air du temps : on télécharge l’app Dreo (QR code / store), puis l’assistant dans l’app guide l’ajout de l’appareil et, ensuite, l’intégration Alexa/Google Home (avec création de compte requise pour les assistants vocaux).

Pour mettre le déshumidificateur en mode appairage, la notice indique de maintenir le bouton Timer 5 secondes jusqu’à ce que l’icône Wi-Fi clignote, puis d’ajouter l’appareil dans l’app. si ça coince, Dreo rappelle que la connexion se fait en 2,4 GHz uniquement (pas de 5 GHz), que les réseaux masqués posent problème, et que certains réglages routeur (ex. WPA3) peuvent bloquer l’appairage !
Nota Bene : l’application n’est pas du tout obligatoire pour se servir de ce modèle, mais c’est plus pratique pour programmer l’appareil et relever le taux d’humidité au cours de la journée.
C’est exactement ce que l’on cherche avec les appareils connectés, non ? Faible dépendance à l’application, mais une vraie plus value si on choisit de l’utiliser. À cet égard, on y trouve :
En mode auto, le Dreo lancera la déshumidification jusqu’à atteindre le taux d’humidité paramétré sur la machine ou dans l’application, après quoi il s’arrête provisoirement. En mode continu, il poursuit sa tâche sans relâche, quel que soit le degré d’humidité ambiante. Enfin, le mode personnalisé (exclusif à l’app) permet de viser un taux d’humidité différent en fonction de la température de la pièce. Par exemple, vous pouvez lui demander de maintenir l’humidité à 50% à <20°C, de la baisser à 45% entre 20 et 25°C, et de la mettre à 40% au-delà de ces valeurs.

Quant à la programmation, elle est très intuitive et flexible ! On peut ajouter, à la minute près, des horaires d’allumage et d’extinction autant que l’on veut et les appliquer au jour que l’on veut selon un rythme hebdomadaire. Dans notre cas, il est intéressant de ne l’activer qu’aux heures creuses, c’est à dire entre 12h22 et 15h52 la journée, et entre 3h22 et 7h52 la nuit.
Nota Bene : on peut ajuster les paramètres pour chaque tranche horaire au cours de laquelle le Dreo est censé fonctionner (mode, taux d’humidité visée et vitesse du ventilateur).
Bien sûr, nous n’avons pas pu tester le Dreo dans toutes les conditions pour connaître l’étendue de son efficacité, avec, par exemple, un taux d’humidité tropical en permanence dans toute la maison. Néanmoins, nous l’avons testé plusieurs jours dans notre grand salon ouvert de 45 m² là où sèche notre linge et dans notre petite salle de bain de 4 m² après une bonne douche brûlante, avec la fenêtre volontairement fermée et la ventilation volontairement coupée.
C’est le point un peu nébuleux (voire négatif) de l’appareil : difficile de connaître le degré de précision de son hygromètre. Certes, celui-ci est annoncé avec une marge d’erreur de 5%. C’est à la fois peu et beaucoup. En effet, si vous réglez votre taux d’humidité à 40%, et que l’appareil considère que vous êtes à 44% alors que vous êtes sous la barre des 39%, la machine s’active pour rien et rend l’air un peu trop sec.
D’autre part, nous avons remarqué qu’il pouvait afficher une valeur supérieure à 60% alors qu’il est allumé mais désactivé, puis descendre spectaculairement de 5 points en moins d’une minute, et passer sous les 50% en moins de dix. À ce titre, le plus gros écart observé en un quart d’heure a été de 18 points (69% à 51 %)…

Enfin, en comparaison avec un autre hygromètre situé à un mètre d’écart (modèle d’entrée-de-gamme), il affiche toujours une valeur supérieure de 5 à 10 points, même si, à mesure du processus de déshumidification, les valeurs affichées par les deux appareils baissent à peu près au même rythme. C’est un vrai bémol quand on aime s’en référer aux chiffres. Heureusement, nous aurons d’autres indicateurs à mettre en valeur pour attester de son efficacité réelle !
L’idée est assez simple : activer le Dreo en mode automatique pour garder l’humidité autour des 45% dans le salon, alors que sont entreposés deux étendoirs à linge. On laisse ainsi l’appareil en mode auto pendant 24 heures, avec une ventilation à vitesse intermédiaire (2/3), tandis que le chauffage est réglé à 18°C seulement. Initialement, l’hygromètre mesure 62% d’humidité, puis passe presque instantanément à 58% une fois la ventilation activée. Ensuite, il met une heure à atteindre les 50%, puis il va péniblement aller chercher les 45% en faisant le yoyo pendant les heures qui suivent.

Le lendemain, nous récupérons un bac au deux tiers plein, soit 2,5L en tout. Le linge, qui normalement met plus d’une trentaine d’heures à sécher en hiver, peut-être retiré au bout d’une vingtaine. Pour nous, cinq observations s’imposent :
Notre expérience dans la salle de bain va corroborer nos impressions !
Dans une pièce beaucoup plus humide comme la salle de bain close après une longue douche chaude, le Dreo va détecter 85% d’humidité au maximum.
Nota Bene : cette partie du test est effectuée hors recommandation Dreo, mais pour le challenger un peu sur un taux d’humidité élevé, il fallait bien trouver une combine ! Par ailleurs, si le sol n’est pas détrempé et si aucune projection d’eau n’atteint l’appareil, tout se passe bien. Notre conseil est donc de l’employer uniquement quand personne n’est en train de prendre son bain ou sa douche, et de vérifier qu’aucune flaque ne jonche le sol.
Quand on l’active en mode continu et à vitesse maximum, il perd près de 10 points dans les dix premières minutes, puis passe de 75% à 60% en un peu moins d’une heure (la buée sur le miroir a disparu). Encore une heure plus tard, et le voilà à 55%, puis il va lentement descendre jusqu’à 46% lors de la troisième heure. Si on l’active ainsi sur trois heures (mode continu, vitesse 3) après trois douches bien espacées sur 24 h, on récupère de nouveau environ deux tiers de son réservoir.
De manière assez évidente, il en ressort que :
Nota Bene : pour toutes les valeurs exprimées par l’hygromètre intégré, retirez systématiquement 6 ou 7 points pour avoir la valeur de l’hygromètre témoin.
Nous ignorons comment les mesures du fabricant ont été faites (38 dB), mais nous n’avons pas obtenu les mêmes résultats du tout ! Comme avec les robots aspirateurs, nous avons positionné le sonomètre à un mètre de l’appareil en fonctionnement. Le niveau sonore est directement et exclusivement lié à la vitesse de ventilation choisie : 65 dB en vitesse 1, 69 dB en vitesse 2, et 72 dB en vitesse 3.
Cela étant, le bruit n’est pas de nature à frotter l’oreille. C’est un souffle régulier au fréquences relativement basses, que l’on oublie assez vite. On ne dormirait pas forcément dans la même pièce sans boules quies, mais il n’est dérangeant ni pour travailler, ni pour écouter de la musique, ni pour le voisin du dessous, même s’il s’active en pleine nuit (contrairement à une machine à laver qui vibre contre le sol pendant la phase de séchage).
Nous avons mesuré sur deux heures complètes de fonctionnement, avec une prise connectée Tapo-Link, la consommation du Dreo en automatique (vitesse 2) et en continu (vitesse 3). Au bout de la première heure (premier cas de figure), il n’a dépensé de 0,218 kWh. Au bout de la seconde (deuxième cas de figure), sa consommation a atteint les 0,327 kWh. En somme, les 0,35 kWh annoncés se situent dans une fourchette haute d’utilisation.

En conséquence, dans un environnement raisonnablement humide, on peut vraiment optimiser le coût énergétique du Dreo, notamment via les réglages et la programmation.
Si on n’utilise pas le tuyau, seulement deux tâches vous incombent : vider le réservoir (dans les plantes, si possible) et nettoyer le filtre toutes les 600h de fonctionnement. Le bac à eau est muni d’une poignée, et les 3,4L ont l’avantage de ne jamais être trop lourd à porter, même s’ils appellent à être changés régulièrement. À cet égard, si l’appli prévient lorsque le réservoir est plein, elle n’en communique pas le niveau en temps réel.


Tandis que pour le filtre, elle donne le compte à rebours : on sait qu’il nous reste tant d’heures avant de devoir passer un coup dessus. Néanmoins, nous avons remarqué que de la poussière était déjà accumulée sur la grille, environ 150 heures avant l’échéance prévue. Nous recommandons donc d’agir dès que la situation devient visuellement critique, indépendamment de ce que dit l’application, laquelle ne s’en tient qu’à une estimation approximative.


La procédure est simple : on éteint et on débranche l’appareil, puis on retire la grille à l’arrière pour accéder au filtre. S’il est juste un peu gris, un rinçage léger suffit ; s’il est chargé, la notice conseille de l’immerger dans de l’eau tiède et de rincer plusieurs fois. Ensuite, on le laisse sécher complètement avant de le remonter ; il s’agit simplement de le clipser à l’arrière.

Enfin si vous choisissez l’option drainage continu, la mise en place du tuyau est tout aussi “bête et méchante” : à l’arrière, on retire le capuchon de sortie d’eau, puis on enlève le bouchon en caoutchouc (un petit filet d’eau peut s’en échapper, c’est normal). On emboîte ensuite le gros bout du tuyau (celui avec le silica gel) sur l’orifice, puis on dirige l’autre extrémité vers un siphon au sol, en veillant à ce que le tuyau reste sans pli ni coude et, surtout, que le point d’évacuation ne soit jamais plus haut que la sortie d’eau du déshumidificateur.
Nota Bene : si vous repassez en mode “bac”, pensez à remettre le capuchon côté drain, sous peine d’éponger des flaques !
Le Dreo 512S (disponible à environ 200€) s’adresse surtout à ceux qui veulent un déshumidificateur “de vie quotidienne” plus qu’un appareil de cave : salon avec séchage du linge, salle de bain après la douche, circulation d’une pièce à l’autre, et une utilisation qui gagne à être programmée (heures creuses, plages horaires, consigne d’humidité). Dans ce scénario, il a du sens : on profite d’un pilotage simple, d’une conso plutôt raisonnable, et d’une capacité de collecte suffisante pour constater un vrai effet rapide.
Dans la famille des 20 L/jour milieu de gamme (150–300 €), le 512S constitue une proposition moderne et connectée, mais avec des compromis très lisibles. Face aux modèles “utilitaires” à grand bac comme le Pro Breeze 20 L (jusqu’à 5,5 L et un bruit max souvent donné autour de 48 dB), le Dreo mise davantage sur l’expérience (appli, automatisations), au prix d’une logistique de bac plus fréquente… On le préfère à un Midea 20 L, souvent positionné sur une surface similaire (autour de 37 m²) avec un réservoir plus petit (environ 3 L selon les versions) et une puissance électrique annoncée plus élevée. Certes, son fonctionnement est encore plus simple, mais ce n’est pas un critère sur lequel Dreo manque à l’appel, puisque les fonctionnalités disponibles n’ont rien d’obligatoire.

Enfin, face au Duux Bora 20L (à plus de 300 €), que nous avons testé ici, on reste sur une capacité annoncée de 20 L/jour, mais le Bora vise un périmètre légèrement supérieur (40 m²), avec un débit d’air de 230 m³/h, et un réservoir de 4 L. Certes, le Bora est également plus lourd (14,5 kg) et propose uniquement 2 vitesses de ventilation ; néanmoins, il se dote d’un filtre à charbon pensé pour limiter certaines odeurs en plus de l’humidité ! Malgré ces quelques points de supériorité, nous pouvons affirmer que le Dreo offre un meilleur rapport qualité/prix !
L’écran s’estompa dans le noir, laissant cette douleur familière et creuse. Les scénaristes ont-ils vraiment fait ça ? Le final de la saison 2 de Fallout n’était pas seulement une conclusion ; c’était un pari risqué qui a porté ses fruits, même lorsque les épisodes précédents de la saison donnaient l’impression de se perdre dans le désert. Déballons […]
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