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Naval Group et Thales accélèrent dans l’IA de défense souveraine

10 février 2026 à 16:02

Naval Group vient d’annoncer son entrée au capital de CortAIx, l’accélérateur d’IA créé par Thales en 2024, marquant une étape stratégique dans la convergence des industries françaises de défense sur le terrain de l’IA.

L’opération, dont le montant reste confidentiel, représente 20% du capital de la division française de CortAIx. Elle s’inscrit dans un engagement pluriannuel de coopération entre les deux groupes, tant sur le volume d’activité que sur les cas d’usage. Naval Group rejoint par ailleurs le conseil d’administration de l’entité, consolidant ainsi une alliance structurante autour des technologies critiques de demain.

Une IA au cœur des systèmes de combat collaboratif

L’objectif affiché est de mutualiser les compétences en matière d’intelligence artificielle appliquée au combat collaboratif, aux systèmes d’aide à la décision et à la guerre électronique. Quinze ingénieurs de Naval Group rejoindront dès mars les équipes de CortAIx, qui comptent quelque 800 spécialistes répartis sur cinq sites. Un nouveau centre de recherche à Ollioules (Var) ouvrira dès mai, renforçant la proximité entre les équipes R&D des deux partenaires.

« Innover dans le secteur de la défense requiert de plus en plus d’intelligence artificielle. C’est un démultiplicateur de performance opérationnelle », souligne Éric Papin, directeur technique de Naval Group dans les Echos. De son côté, Mickael Brossard, directeur de CortAIx, évoque une « mutualisation très forte » destinée à accélérer la montée en puissance de solutions souveraines et sécurisées.

Des technologies critiques pour la souveraineté européenne

Les ingénieurs de CortAIx développent depuis deux ans des modèles d’IA destinés à des applications sensibles : capteurs du Rafale, radars de surveillance, reconnaissance faciale ou pilotage d’essaims de drones. Ces technologies opèrent à la fois dans des environnements embarqués et en data centers sécurisés, en partenariat avec des acteurs français tels que Mistral AI.

Thales et Naval Group pourront également s’appuyer sur la puissance de calcul du supercalculateur inauguré par l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (Amiad), livré en 2025 par HPE et Orange, pour le traitement de données classifiées.

Un écosystème français en plein foisonnement

Cette union s’inscrit dans un contexte d’effervescence autour de l’IA de défense en France. Dassault Aviation a déjà noué un partenariat technologique avec CortAIx fin 2025, tandis que sa participation dans la start-up Harmattan AI, valorisée 1,4 milliard $, témoigne de l’émergence d’un tissu industriel compétitif.

L’État, actionnaire à 62 % de Naval Group et 27 % de Thales, joue un rôle d’amplificateur dans cette stratégie de souveraineté industrielle et numérique. L’articulation de ces champions nationaux autour de CortAIx vise à positionner la France parmi les leaders mondiaux de l’IA de défense, à l’heure où les budgets militaires européens connaissent une croissance sans précédent.

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Google veut s’endetter sur 100 ans pour devenir l’ossature du monde

10 février 2026 à 13:02
Dollars, Argent, Revenus

Dans la sphère financière, cette annonce est historique. Le groupe Alphabet se donne un siècle pour se faire une place centrale dans l'ossature du monde. En 2026, les dépenses d'investissement de Google devraient culminer à 185 milliards de dollars, le double de l'année dernière.

5 séries à voir après Les Lionnes sur Netflix

10 février 2026 à 12:45

La dernière série française de Netflix s'invite actuellement dans le top 10 de la plateforme de streaming. Si vous avez déjà englouti les 8 épisodes des Lionnes, voici 5 séries similaires qui devraient vous plaire.

Un géant pétrolier s’effondre : BP chute de 86 % et va arrêter ses rachats d’actions pour se redresser

10 février 2026 à 12:30
bp petrole geant

Les prix bas du pétrole ont eu un impact significatif sur le géant du pétrole basé à Londres. En cause aussi, le coût d’une transition énergétique délicate.

Workday : retour aux sources avec Aneel Bhusri pour redresser la barre

10 février 2026 à 11:48

Workday vient d’annoncer un changement de direction spectaculaire. Aneel Bhusri, co-fondateur de l’éditeur, reprend immédiatement les commandes en tant que CEO, remplaçant Carl Eschenbach. Une décision qui intervient après une année désastreuse en Bourse : le titre a plongé de 41% sur douze mois.

Carl Eschenbach quitte non seulement son poste de directeur général mais également son siège au conseil d’administration. Il restera néanmoins conseiller stratégique auprès de Bhusri. Son départ lui vaudra une indemnité de 3,6 millions $, assortie d’une acquisition accélérée de ses stock-options en cours.

Pour Aneel Bhusri, le retour se monnaie cher : 135 millions $ en actions, soumises à des conditions de temps et de performance, auxquels s’ajoute un salaire de base de 1,25 million $, selon les documents transmis à la SEC.

Une histoire de succession complexe

L’histoire récente de Workday ressemble à un jeu de chaises musicales. Bhusri avait co-fondé l’entreprise en 2005, exercé seul la fonction de CEO entre 2014 et 2020, avant d’accepter un partage du pouvoir. Eschenbach avait été nommé co-CEO fin 2022, aux côtés du fondateur, avant que ce dernier ne se retire en 2024.

« Nous entrons dans l’un des moments les plus décisifs de notre histoire. L’IA est une transformation plus importante que le SaaS – et elle définira la prochaine génération de leaders du marché », déclaré Aneel Bhusri dans un communiqué officiel.

Workday, spécialisé dans les logiciels de gestion des ressources humaines et autres tâches administratives, fait partie de ces éditeurs d’applications qui peinent à convaincre Wall Street à l’ère de l’intelligence artificielle. Sous la direction d’Eschenbach, l’entreprise avait affiché une nouvelle priorité à la rentabilité, annonçant des suppressions de postes et promettant d’utiliser l’IA pour rationaliser ses propres opérations.

La semaine dernière encore, Workday avait annoncé le licenciement d’environ 400 employés, soit 2% de ses effectifs de 20.600 personnes fin octobre, dans le but de mieux investir dans ses domaines prioritaires.

Le retour de Bhusri apparaît comme un pari : celui de retrouver l’ADN entrepreneurial et l’agilité technologique face aux bouleversements de l’IA. Reste à savoir si cette cure de jouvence suffira à reconquérir les investisseurs.

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Discord - Va falloir montrer votre minois pour accéder aux minous

Par : Korben
9 février 2026 à 17:24

Et pas l'inverse !

En effet, Discord va bientôt demander à ses utilisateurs de prouver qu'ils ont bien 18 ans pour accéder au contenu NSFW. La plateforme prévoit de déployer la vérification d'âge à l'échelle mondiale dès le mois de mars 2026. Après des tests au Royaume-Uni depuis juillet dernier puis en Australie depuis décembre, c'est TOUT le monde qui y passe. Fini le simple clic sur "j'ai plus de 18 ans" !

Y'a donc 2 options au menu. Soit vous filmez votre tronche via le SDK de Yoti, un outil d'estimation d'âge qui tourne en local sur votre smartphone où faut ouvrir et fermer la bouche devant la caméra pour vérifier que c'est bien votre vrai visage. L'évaluation se fait en local et la vidéo ne quitte jamais votre appareil, ce qui évitera les soucis de confidentialité. Soit vous envoyez une copie de votre pièce d'identité au prestataire Persona.

Le selfie a donc l'air nettement plus safe...

Le précédent prestataire utilisé par Discord, 5CA, basé aux Pays-Bas s'est d'ailleurs fait pirater en octobre dernier par un groupe qui se fait appeler Scattered Lapsus$ Hunters. Environ 70 000 photos de pièces d'identité dans la nature. Sympa. Discord assure avoir changé de crémerie depuis, mais bon, une fois que vos données sont dehors, c'est trop tard. En tant que français, on ne le sait que trop bien puisque l’État comme les entreprises privées adorent offrir nos données personnelles aux cybercriminels de tout poils.

Attention quand même, si vous êtes sur un vieux téléphone sans bonne caméra frontale, ou si la luminosité est trop faible, l'estimation d'âge de Yoti risque de foirer et vous serez obligé de passer par la pièce d'identité. Du coup, le choix se fait un peu malgré vous.

Le déploiement au Royaume Uni avait d'ailleurs donné lieu à un contournement assez drôle. Des petits malins avaient utilisé le mode photo de Death Stranding (oui, le jeu de Kojima sur PS5/PC) pour tromper le système de reconnaissance faciale de k-ID. Le système demandait d'ouvrir et fermer la bouche... sauf que dans Death Stranding, vous pouvez contrôler les expressions faciales de Sam Porter via la barre "expression du personnage".

Heureusement, la nouvelle version corrige apparemment le tir, mais le piège c'est que d'autres jeux avec des modes photo réalistes pourraient très bien marcher aussi.

Par défaut, tous les comptes basculeront donc sur une expérience "adaptée aux ados" et les serveurs et canaux marqués NSFW deviendront inaccessibles tant que vous n'avez pas prouvé votre majorité. Du coup, même si vous avez +40 ans et que vous traînez sur Discord depuis la v1.0 de 2016, faudra repasser par la case vérification... Sauf si le modèle d'inférence vous a déjà identifié comme adulte. J'y reviens.

Car oui, Discord déploie un modèle d'inférence maison qui analyse vos métadonnées pour deviner votre tranche d'âge. Les jeux Steam auxquels vous jouez, vos horaires de connexion sur l'app mobile ou desktop, votre activité sur les serveurs publics... tout passe à la moulinette. Si le modèle vous catégorise comme mineur, vous êtes bon pour une restriction automatique, même sans vérification via Yoti ou Persona. Le hic c'est qu'on ne sait pas encore comment contester si l'algo se plante. En bon adulescent, si vous jouez à Fortnite sur votre Switch à 23h un mardi soir, bon courage pour prouver que vous n'êtes pas au collège...

L'entreprise lancera aussi bientôt un "Teen Council" composé de 10 à 12 ados entre 13 et 17 ans qui la conseilleront sur la sécurité (candidatures ouvertes jusqu'au 1er mai sur discord.com).

L'entreprise assume le fait que ces changements feront fuir certains utilisateurs, mais bon, c'est la vie... La protection des mineurs passe avant la croissance.

Source

Les acquisitions de Cloudflare sous l’ère ChatGPT

9 février 2026 à 15:07

Cloudflare a décidé d’aller plus loin avec Astro.

En septembre 2025, l’entreprise américaine avait officialisé son soutien financier à ce framework web orienté contenu statique (« zéro JavaScript par défaut »). Mi-janvier, elle a annoncé le prendre sous son aile, en absorbant la société qui l’a développé.

Astro restera sous licence MIT et continuera à accepter les contributions, avec une roadmap publique et une gouvernance ouverte, promet Cloudflare, qui utilise lui-même le framework pour son blog, sa doc développeurs et diverses landing pages.
Cette manœuvre lui donne l’occasion d’accroître l’usage de ses services par des plates-formes fondées sur Astro. Notamment Webflow Cloud et Wix Vibe, déjà hébergées sur son infrastructure.

Human Native, une brique de plus pour monétiser l’IA

Également mi-janvier, Cloudflare a annoncé avoir mis la main sur Human Native. Cette start-up anglaise née en 2024 a constitué une marketplace qui rapproche producteurs de contenus et développeurs d’IA. Elle source en l’occurrence des contenus qualitatifs et les structure en datasets d’entraînement.

Human Native contribuera à la transformation des outils de contrôle d’accès de Cloudflare en un marché unifié de contenus monétisables. En toile de fond, l’initiative dite « Pay per crawl ». Qui s’est déjà traduite, entre autres, par des investissements dans le protocole de paiement x402 et par le lancement de la brique AI Index. Cette dernière expose, sur les domaines Cloudflare, des ressources (API, serveur MCP, fichier LLMs.txt) auxquelles les robots IA peuvent s’abonner.

Replicate, un complément pour l’inférence

En novembre 2025, Cloudflare avait acheté Replicate. Cette start-up américaine née en 2019 avait d’abord développé Cog, un format ouvert pour conteneuriser des modèles d’IA. Elle y avait ensuite greffé une plate-forme d’inférence pour exécuter ces modèles en tant qu’API.

Conséquence de cette acquisition, le catalogue de Replicate a basculé sur Cloudflare Workers AI. Tout en y apportant des possibilités de fine-tuning et d’exécution de modèles personnalisés.

Outerbase, un coup de pouce pour exploiter les bases de données

Autre acquisition réalisée en 2025 : Outerbase. C’était en avril 2025. Il s’agit aussi d’une start-up américaine (née en 2022). Elle a conçu divers outils destinés à simplifier l’exploitation des bases de données SQL par les développeurs.

Le rapprochement entre les deux sociétés avait démarré en 2024, lorsque Outerbase avait introduit la possibilité d’importer des bases de données D1. Depuis, des jonctions se sont faites avec d’autres composantes de l’offre de Cloudflare. À commencer par Durable Objects, sur lequel Outerbase a d’ailleurs construit sa propre base de données compatible SQLite.

L’offre SaaS d’Outerbase a fermé, Cloudflare en intégrant le contenu dans son dashboard et au-delà (sécurité au niveau des lignes et hooks pré-requête, notamment). La version open source reste accessible, mais il n’y a plus d’activité sur le repo.

Kivera, une couche de protection cloud pour le SASE…

L’acquisition précédente remonte à octobre 2024. Elle a porté sur Kivera. Cette entreprise australienne née en 2019 donnait dans la protection du cloud. Ses technologies ont enrichi l’offre SASE Cloudflare One avec de la détection inline et de la gestion des mouvements de données.

… avec BastionZero pour l’accès aux infrastructures

En mai 2024, Cloudflare avait bouclé une autre acquisition dans le domaine de la sécurité informatique : BastionZero.

L’offre de cette entreprise américaine née en 2017 est devenue Cloudflare Access for Infrastructure. Elle a permis d’étendre la couverture du SASE aux ressources d’infrastructure, en plus des réseaux et des applications. Tout en apportant du RDP clientless et une gestion DevOps de la sécurisation des connexions SSH.

Le temps que l’intégration soit finalisée, l’offre BastionZero « legacy » reste maintenue pour les clients existants.

Baselime, pourm mieux intégrer OpenTelemetry

En avril 2024, Baselime tombait dans le giron de Cloudflare. Cette start-up anglaise née en 2021 s’était spécialisée dans l’observabilité des environnements serverless, autour d’OpenTelemetry. Elle fut soutenue par AWS, chez qui elle avait d’ailleurs déployé son produit.

Ce dernier est aujourd’hui hébergé chez Cloudflare. Il a permis d’intégrer OpenTelemetry dans le runtime JS de Cloudflare Workers.

Des applications collaboratives via PartyKit

La première acquisition annoncée sous l’ère ChatGPT fut celle de PartyKit, également en avril 2024. La start-up anglaise, née en 2023, avait développé une plate-forme open source de déploiement d’applications collaboratives. Il s’agissait, à l’origine, d’explorer les capacités de l’offre Durable Objects en matière de conception d’expérience interactives. Et de la rendre plus accessible aux développeurs en l’exposant via des briques familières (React, Yjs…).

PartyKit reste gratuit pour un usage individuel. Il l’est aussi pour un usage commercial… si on déploie sur un compte Cloudflare.

Illustration © ArtemisDiana – Adobe Stock

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