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Raspberry Pi rattrapé par la fièvre de l’IA

19 février 2026 à 14:49

Symbole de la débrouillardise numérique, longtemps cantonné aux bancs d’écoles et aux passionnés de bidouille informatique, Raspberry Pi vit aujourd’hui un destin boursier que peu auraient imaginé. Son titre a failli doubler entre le 16 et le 18 février, avant de retomber pour clôturer en baisse d à 4,10 livres, soit une valorisation d’un peu plus de 800 millions de livres.

L’étincelle porte un nom : OpenClaw, présenté comme le premier « agent IA personnel » capable de fonctionner localement sur un ordinateur, sans recourir au cloud. Son créateur, Peter Steinberger, vient d’être recruté par OpenAI le week-end dernier, ce qui a encore amplifié l’engouement autour du projet.

L’effet OpenClaw

Or Raspberry Pi offre une porte d’entrée à prix cassé vers cet outil. Là où un Mac Mini coûte au minimum 600 $ aux États-Unis, un Raspberry Pi s’acquiert pour une centaine de dollars. Damindu Jayaweera, analyste chez Peel Hunt, résume l’équation dans une note à ses clients : le dispositif permet une fonctionnalité « suffisamment bonne à un coût marginal quasi nul », avec l’avantage décisif  de « posséder la capacité de calcul plutôt que de la louer dans le cloud ».
Créé en 2012 par la fondation éponyme, le micro-ordinateur Raspberry Pi visait d’abord un objectif pédagogique : enseigner la programmation à bas coût. Proposé à moins de 50 €, il a conquis le monde de l’électronique embarquée, des makers et des chercheurs en robotique.
Mais avec l’explosion des projets d’intelligence artificielle générative, cet outil modeste est devenu une plateforme de prototypage bon marché, utilisée dans des milliers de projets mêlant vision par ordinateur, edge computing et automatisation locale.

La bourse de Londres s’est affolée

Lorsque Raspberry Pi Ltd a fait son entrée à la bourse de Londres en 2024, peu observateurs imaginaient qu’un simple fabricant de cartes Linux à faible consommation attirerait les foules. Pourtant, en quelques mois, le titre a gagné plus de 200 %, avant de connaître des phases de correction spectaculaires.

Sur les forums d’investisseurs, la marque est devenue un véritable « mème stock », comme GameStop ou AMC à l’époque de la pandémie. Les hashtags #PiAI et #TinyAI circulent sur X, Reddit et Discord, relayant des montages reliant Raspberry Pi à l’essor de l’IA embarquée. Les rumeurs vont bon train ; d’un partenariat hypothétique avec Nvidia à une intégration dans des systèmes robotiques « low cost ».

Cette frénésie illustre la façon dont la bulle IA engloutit tout l’écosystème technologique, jusqu’à ses acteurs les plus modestes. Les investisseurs cherchent fébrilement les « prochains Nvidia », quitte à surinterpréter le moindre lien avec l’intelligence artificielle.

Si la valorisation s’envole, le fabricant reste fidèle à sa philosophie d’origine : produire du matériel ouvert, abordable et responsable. Son PDG, Eben Upton, a récemment rappelé que « Raspberry Pi ne construira pas de GPU d’IA, mais continuera à rendre la technologie accessible à ceux qui innovent à petite échelle ».

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Arthur Mensch relance le débat : le replatforming par l’IA va-t-il engloutir le logiciel d’entreprise ?

19 février 2026 à 13:43

C’est une déclaration qui va faire frémir les grands éditeurs du logiciel déjà éprouvés par le désamour des analystes financiers. Dans une interview accordée à CNBC, Arthur Mensch, PDG de Mistral AI, affirme que plus de 50 % des logiciels d’entreprise actuels seraient, à terme, remplaçables par des applications bâties sur l’IA générative.

Dans le viseur ? Les outils de productivité, de workflows et les CRM légers : autrement dit, le cœur de métier de Salesforce, Workday ou ServiceNow.

La promesse du « replatforming »

Pour l’expliquer, Arthur Mensch utilise le concept de « replatforming « , soit un basculement en profondeur des architectures IT d’entreprise, qui délaisseraient les abonnements SaaS standardisés au profit d’applications sur mesure, construites directement sur des API de modèles d’IA. L’argument commercial est séduisant avec la réduction des coûts de licences, une meilleure adéquation aux processus internes, des délais de développement compressés à quelques jours là où il fallait autrefois compter en mois.

Le mouvement a déjà ses précurseurs. Klarna, la fintech suédoise, a ainsi tourné le dos à certaines briques Salesforce et Workday pour construire son propre stack dopé à l’IA. Un cas d’école qu’Arthur Mensch cite volontiers pour illustrer la faisabilité concrète de ce grand saut technologique.

Tout ne sera pas emporté dans la vague

Le patron de Mistral prend soin de nuancer. L’infrastructure de données – stockage, sauvegarde, sécurité, data platforms – n’est pas menacée. Elle sortira même renforcée de la transition, car c’est elle qui alimente les modèles.

Bipul Sinha, PDG de Rubrik, partage ce diagnostic : le « front office logiciel » sera remodelé, quand le « back office data » se consolidera comme couche critique et incontournable.

Ce basculement suppose toutefois des prérequis sérieux : des données propres et unifiées, une infrastructure cloud moderne, et des équipes capables de gouverner ces nouveaux agents. On est bien loin du confort du SaaS clé en main.

Une opportunité taillée pour Mistral

Evidemment, la sortie du patron de Mistral AI sert son business modèle. Il revendique déjà plus d’une centaine de clients grands comptes en quête de modernisation. Sa plateforme – modèles ouverts et propriétaires, assistants personnalisés, recherche d’entreprise – se positionne précisément comme l’outillage de ce « replatforming « .

La prédiction reste néanmoins contestée. Les sceptiques pointent l’inertie considérable des systèmes d’information existants, les contraintes réglementaires, et les nombreuses désillusions de projets d’IA en production. Pour beaucoup d’observateurs, l’IA s’intégrera d’abord comme une couche d’augmentation au-dessus des outils existants, plutôt que comme un bulldozer.

Mais le message envoyé aux éditeurs traditionnels est sans ambiguïté : se transformer en plateformes d’IA, ou risquer de devenir eux-mêmes les logiciels à remplacer.

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« Une première dans notre histoire » : les dessous des résultats exceptionnels d’Air France

19 février 2026 à 12:00
Air France

Air France-KLM vient de signer une année 2025 historique, marquée par un niveau de rentabilité inédit. Mais cette performance ne repose pas seulement sur une hausse du trafic : le groupe profite surtout d’une stratégie assumée de montée en gamme, qui pousse les voyageurs à dépenser davantage pour des services premium.

11 milliards d’euros de pertes : le divorce avec Nissan plombe les résultats de Renault (mais ce n’est pas si grave)

19 février 2026 à 11:29
renault armee production drone 2025

Renault affiche une perte nette record de 10,9 milliards d'euros sur l'année 2025, principalement causée par la dépréciation comptable de sa participation dans Nissan. Mais derrière ce chiffre spectaculaire, l'activité du constructeur reste solide, portée notamment par ses voitures électriques.

Koyeb, un atout PaaS dans les mains de Mistral AI

18 février 2026 à 17:00

Une offre d’infrastructure pour l’IA, donnant accès à une stack privée avec une variété d’options de déploiement, du bare metal au PaaS managé. Telle était, dans les grandes lignes, la promesse de Mistral Compute à son lancement mi-2025.

Mistral AI a récemment annoncé un projet à 1,2 Md€ pour implanter, en Suède, un datacenter qui alimentera ce « cloud IA ». Il y ajoute une acquisition. La cible : Koyeb.

Cette entreprise française est née en 2019 à l’initiative de trois anciens de Scaleway*. Isai, Serena Capital et Kima Ventures, entre autres, y ont mis leurs billes. Elle présente aujourd’hui son offre comme une « plate-forme serverless pour les applications IA ». Techniquement, il s’agit d’un PaaS – d’ailleurs encore comparé à Render et à Heroku dans sa documentation.

Du H200 et du B200 depuis peu

À cette partie compute, Koyeb avait adjoint, en 2025, du PostgreSQL managé, en plus de faire la connexion avec diverses bases de données (dont MongoDB, investisseur et client). Il a surtout pris le virage de l’IA en multipliant les options GPU et autres puces accélératrices (les RTX Pro 6000, les H200 et les B200 sont arrivées début 2026). Tout en enrichissant son catalogue de composants déployables « en un clic » (n8n, Ollama, Open WebUI, Unsloth, Jupyter Notebook…) et en développant des intégrations avec les assistants de codage (serveur MCP, pack de skills).

Koyeb s’appuie sur quatre hébergeurs : Equinix, AWS, IBM Cloud et Scaleway. Son plan de contrôle se trouve en Belgique, sur GCP. L’offre se divise en quatre forfaits de base auxquels s’ajoute la consommation de ressources.

Avec le passage dans le giron de Mistral AI (16 employés seront du voyage), le forfait gratuit n’est plus proposé. La plate-forme reste commercialisée indépendamment, en attendant son intégration dans Mistral Compute.

When we first met the @MistralAI team and heard about their vision for Mistral Compute, we saw an incredible opportunity to accelerate the buildup of AI Infrastructure in Europe.

As part of Mistral AI, we’ll pursue our mission to make SOTA AI infrastructure accessible to all 🙌 pic.twitter.com/HeM7cJhzqB

— Yann Leger (@yann_eu) February 17, 2026

* Yann Léger, 35 ans, est président de Koyeb. La société a deux DG : Édouard Bonlieu (38 ans, directeur produit) et Bastien Chatelard (37 ans, directeur technique).

Illustration générée par IA

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Achats publics numériques : la circulaire d’État évoque la préférence européenne sans la consacrer

18 février 2026 à 11:21

La souveraineté, c’est, entre autres, le « recours aux solutions fournies par des acteurs économiques français ou européens ».

La nouvelle circulaire sur les achats publics numériques établit ce lien, mais pas de manière si directe. D’une part, elle inclut la souveraineté parmi les critères structurants. De l’autre, elle présente la préférence française/européenne comme un des trois axes sur lesquels la souveraineté « s’appuie en particulier », au nom de la « maîtrise des technologies-clés ». Les deux autres axes étant l’immunité au droit européen à portée extraterritoriale et la capacité à substituer des composantes par des solutions alternative.

Une circulaire en attendant la révision du cadre européen

La souveraineté apparaît en deuxième position dans la circulaire – derrière la « performance métier » (réponse aux besoins) et devant la sécurité. Mais le texte n’institue ni hiérarchie, ni pondération entre critères. Il ne contient par ailleurs, toujours en matière de souveraineté, aucune obligation formelle, en dépit des axes mentionnés.

Parmi les éléments imposés sur les autres critères :

  • Prévoir des critères et clauses de sécurité à chaque fois que l’objet du marché le justifie et être vigilant quant à la pérennité du MCO et du MCS
  • Évaluer soigneusement le délai de disponibilité
  • Prendre en compte la réversibilité dans les contrats
  • Intégrer les capacités d’interopérabilité dans les facteurs de choix

Sur le volet adaptabilité/réversibilité, les achats d’outils fondés sur du code ouvert sont « encouragés » dans une optique de transparence de l’action publique. La circulaire recommande plus globalement de privilégier le recours à des produits open source « lorsque c’est pertinent ». Tant pour bénéficier des avancées communautaires que des possibilités accrues de détection et correction de failles de sécurité.

La doctrine de l’État doit encore s’aligner avec les textes européens en préparation sur la commande publique. Dont la révision – en cours – de la directive de 2014, qui vise elle aussi des objectifs d’autonomie stratégique.

Illustration générée par IA

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Netflix donne une semaine à Warner Bros pour aller voir ailleurs

Par : Olivier
18 février 2026 à 08:01
Warner Bros Netflix Rachat (1)

Marié sur le papier à Netflix, Warner Bros. Discovery continue pourtant de regarder ailleurs. Le groupe laisse une semaine supplémentaire à Paramount pour améliorer son offre, tout en maintenant l’accord à 72 milliards de dollars conclu avec la plateforme de streaming. Une partie serrée se joue en coulisses.

Bruxelles met Shein sous surveillance pour la vente de produits illégaux et un design trop addictif

Par : Olivier
18 février 2026 à 07:29
Shein

La Commission européenne ouvre une enquête formelle contre la plateforme de fast fashion. Dans le viseur : la vente de produits interdits, des mécanismes d’engagement jugés trop addictifs et des algorithmes qui manquent de clarté.

Mistral AI rachète Koyeb et accélère sa stratégie de cloud IA souverain en Europe

17 février 2026 à 19:00

Mistral AI, valorisée 13,8 milliards de dollars et considérée comme l’un des principaux rivaux européens d’OpenAI, vient de réaliser sa toute première acquisition. La startup parisienne met en effet la main sur Koyeb, une jeune pousse (parisienne elle aussi) spécialisée dans le déploiement d’applications d’intelligence artificielle à grande …

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Anthropic vs Pentagone : la bataille de l’IA militaire qui fait trembler la Silicon Valley

17 février 2026 à 12:10

C’est une guerre froide au cœur de la révolution de l’intelligence artificielle. D’un côté, Anthropic, fondée par d’anciens chercheurs d’OpenAI, qui se veut le champion de l’IA « responsable ». De l’autre, Pete Hegseth, secrétaire à la Défense de Donald Trump, déterminé à placer l’IA au cœur de toutes les opérations militaires américaines.

Entre les deux, des mois de négociations tendues, un contrat à 200 millions $, et désormais une menace de rupture fracassante, révélée par Axios.

L’ultimatum Hegseth

Selon le média en ligne, Pete Hegseth est « proche » de couper les liens commerciaux avec Anthropic et d’aller beaucoup plus loin : désigner la société comme un « risque pour la chaîne d’approvisionnement ». Une mesure radicale qui contraindrait tous les sous-traitants du Pentagone à choisir leur camp  et à couper à leur tour toute relation avec Anthropic s’ils veulent conserver leurs contrats militaires. Ce type de sanction est habituellement réservé aux adversaires étrangers, comme la Chine ou la Russie.

Un haut responsable du Pentagone a confié à Axios, sans prendre de gants : « It will be an enormous pain in the ass to disentangle, and we are going to make sure they pay a price for forcing our hand like this. » Traduction libre : ce sera une immense pagaille à démêler, et le Pentagone compte bien faire payer à Anthropic le fait de l’avoir contraint à agir.

Le porte-parole en chef du Pentagone, Sean Parnell, a confirmé  la mise sous revue de la relation : « Notre nation exige que ses partenaires soient prêts à aider nos soldats à gagner dans n’importe quel combat. En définitive, il s’agit de nos troupes et de la sécurité du peuple américain. »

La ligne rouge de Dario Amodei

Qu’est-ce qui a bien pu provoquer une telle escalade ? Le point de friction central est simple à énoncer, mais complexe à trancher : Anthropic refuse de laisser le Pentagone utiliser Claude « à toutes fins légales (all lawful purposes) ». La formule, apparemment anodine, recouvre en réalité deux lignes rouges qu’Anthropic refuse de franchir : la surveillance de masse des citoyens américains et les armes létales entièrement autonomes, c’est-à-dire des systèmes capables de tuer sans intervention humaine.

Mais selon une source proche du dossier citée par Axios, les hauts responsables de la défense étaient frustrés par Anthropic depuis un certain temps et ont « saisi l’opportunité de déclencher un affrontement public ». Autrement dit : la crise n’est pas totalement spontanée. Elle a été, au moins en partie, délibérément orchestrée par le Pentagone.

Pour justifier sa prudence, un responsable d’Anthropic a expliqué à Axios que les lois existantes « n’ont en aucune façon rattrapé ce que l’IA peut faire ». Le risque est concret : avec Claude, le Pentagone pourrait analyser en continu l’ensemble des publications sur les réseaux sociaux de chaque Américain, croisées avec des données publiques comme les listes électorales, les permis de port d’arme ou les autorisations de manifestation, pour établir automatiquement des profils de surveillance civile. Une perspective qui alarme bien au-delà d’Anthropic.

Claude, seul modèle dans les systèmes classifiés

L’ironie de la situation, c’est qu’Anthropic occupe aujourd’hui une position stratégique unique au sein de l’appareil militaire américain. Selon Axios, Claude est le seul modèle d’IA actuellement disponible dans les systèmes classifiés de l’armée américaine. Mieux : la technologie est profondément intégrée dans les opérations militaires, et huit des dix plus grandes entreprises américaines utilisent Claude dans leurs workflows. Rompre avec Anthropic serait, admet même un haut responsable de l’administration, « une complication » : « Les modèles concurrents sont tout simplement en retard sur les applications gouvernementales spécialisées. »

C’est précisément ce levier qu’a utilisé le Pentagone pour muscler ses négociations avec OpenAI, Google et xAI. Les trois ont accepté de lever leurs garde-fous pour les systèmes non classifiés. Le Pentagone se dit confiant qu’ils accepteront également le standard « all lawful use » pour les systèmes classifiés. Mais une source proche de ces discussions tempère : beaucoup de choses restent encore à décider avec ces trois acteurs. Et aucun n’est pour l’instant présent sur les réseaux classifiés — le domaine réservé d’Anthropic.

L’ombre de l’opération Maduro

Le bras de fer a pris une tournure plus dramatique encore avec la révélation que Claude avait été utilisé lors de l’opération militaire américaine ayant conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro en janvier dernier, via le partenariat d’Anthropic avec la société de logiciels Palantir.

Selon Axios, un cadre d’Anthropic a pris contact avec un cadre de Palantir après coup pour s’enquérir de l’usage qui avait été fait de Claude lors du raid; Une démarche interprétée par les responsables du Pentagone comme une désapprobation implicite. « Cela a été soulevé d’une manière à suggérer qu’ils pourraient ne pas approuver l’utilisation de leur logiciel, car il y a eu des tirs réels lors de ce raid, des gens ont été blessés », a déclaré le responsable américain.

Anthropic a nié avoir « discuté de l’utilisation de Claude pour des opérations spécifiques avec le Département de la guerre », selon son porte-parole.

Face à l’escalade, Anthropic reste officiellement serein. « Nous avons des conversations productives, de bonne foi, avec le Département de la guerre pour continuer notre travail et traiter correctement ces problèmes nouveaux et complexes », a indiqué un de ses porte-parole. Et d’affirmer que l’entreprise restait « engagée dans l’utilisation de l’IA de pointe au soutien de la sécurité nationale américaine »  soulignant au passage qu’Anthropic a été le premier à déployer son modèle sur des réseaux classifiés.

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Terra Industries séduit les investisseurs avec une levée express de 22 millions

16 février 2026 à 08:50

À peine un mois après avoir bouclé un tour de table de 11,75 millions de dollars, la startup africaine Terra Industries frappe à nouveau. Lux Capital prend la tête d’un nouveau financement de 22 millions de dollars, portant l’enveloppe totale à 34 millions. Nathan Nwachuku et Maxwell Maduka, respectivement âgés de 22 et 24 ans, ... Lire plus

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Pourquoi Peter Steinberger quitte OpenClaw pour OpenAI

16 février 2026 à 14:00

C’est un coup de poker gagnant pour OpenAI. Sam Altman a annoncé le 15 février sur X l’arrivée de Peter Steinberger, fondateur d’OpenClaw, pour piloter le développement des agents IA personnels au sein de l’entreprise de ChatGPT.

Peter Steinberger n’est pas un inconnu du milieu tech. Après 13 ans passés à la tête de PSPDFKit, il a lancé fin 2025 OpenClaw, un projet open-source qui a connu un succès fulgurant avec plus de 100 000 étoiles sur GitHub. Cette plateforme d’agents IA auto-hébergés permet d’exécuter des tâches réelles sur l’ordinateur de l’utilisateur via des applications de messagerie du quotidien comme WhatsApp, Telegram ou Slack.

Peter Steinberger is joining OpenAI to drive the next generation of personal agents. He is a genius with a lot of amazing ideas about the future of very smart agents interacting with each other to do very useful things for people. We expect this will quickly become core to our…

— Sam Altman (@sama) February 15, 2026

Contrairement aux chatbots classiques, OpenClaw agit comme un véritable assistant autonome. Il analyse les intentions, planifie des tâches, et mobilise plus de 100 compétences disponibles via ClawHub. De la gestion de fichiers à l’automatisation de navigateurs en passant par l’intégration de plus de 50 API, l’outil se veut polyvalent. Il tourne en arrière-plan, conserve une mémoire conversationnelle persistante et peut répondre de manière proactive.

OpenClaw reste un projet open-source

Mais le succès d’OpenClaw s’est accompagné de controverses. Plus de 400 compétences malveillantes ont été découvertes sur ClawHub, tandis que des autorités chinoises ont émis des alertes concernant des risques de cybersécurité, notamment autour des injections de prompts et de la gestion des permissions.

Pourquoi abandonner un projet viral pour rejoindre OpenAI ? Dans un billet de blog, Peter Steinberger s’explique : après 13 ans à diriger une entreprise, il préfère l’innovation à la gestion d’une grande structure. « Rejoindre OpenAI est le moyen le plus rapide de changer le monde et de démocratiser les agents IA à grande échelle », écrit-il, préférant cette voie à la construction d’une nouvelle licorne.

Sam Altman ne tarit pas d’éloges sur sa recrue, qu’il qualifie de « génie » porteur d’idées sur les systèmes multi-agents, amenés selon lui à devenir centraux dans les produits OpenAI. Peter Steinberger aurait décliné des offres de Meta – Mark Zuckerberg l’avait contacté personnellement – pour privilégier l’alignement de vision avec OpenAI.

Particularité de l’opération :  OpenClaw restera open-source et indépendant au sein d’une fondation soutenue par OpenAI, évitant ainsi une acquisition classique.


Les fonctionnalités principales d’OpenClaw

Fonctionnalité Description
Passerelle multicanal et routage Intégration simultanée à plusieurs messageries avec sessions isolées par agent ou expéditeur.
Extensible vers Mattermost et autres plateformes.
Exécution système Commandes shell, gestion de fichiers (lecture, écriture, organisation),
surveillance proactive (espace disque, prix en ligne),
automatisations planifiées (jobs).
Automatisation navigateur Contrôle via protocole CDP (Chrome DevTools), snapshots intelligents d’éléments interactifs,
remplissage automatique de formulaires, scraping web, captures d’écran,
sans sélecteurs CSS manuels, avec environnements isolés sécurisés.
Intégrations et compétences Plus de 50 API (calendriers, e-mails, domotique, finances),
génération automatique de nouvelles compétences,
MoltBook pour interactions sociales entre agents.
Mémoire et proactivité Contexte persistant entre sessions,
alertes automatiques,
décomposition intelligente des tâches complexes en étapes.

Photo : © DR – Peter Steinberger

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Sommet de l’IA 2026 : comment l’Inde veut tracer sa voie

16 février 2026 à 12:31

L’India-AI Impact Summit 2026, qui se tient cette semaine à New Delhi (16 au 20 février), quitte, pour la première fois, les capitales occidentales pour s’installer dans le Global South.

Pour la quatrième économie mondiale, c’est l’occasion d’afficher ses ambitions dans le développement de l’IA ne plus être un simple terrain d’application des technologies venues du Nord, mais s’imposer comme un acteur incontournable de la gouvernance mondiale.

Un écosystème IA en construction accélérée

Dans la continuité du Global IndiaAI Summit 2024, ce rendez-vous s’inscrit dans la mission IndiaAI, dotée d’un budget de 1,25 milliard $ sur cinq ans, pour bâtir un écosystème complet couvrant le calcul, les données, les modèles, les compétences, le financement et la gouvernance.

L’accès aux capacités de calcul sera au cœur des débats. Face à la concentration des GPU et des centres de données entre les mains de Nvidia et de quelques autres acteurs, l’Inde défend une vision radicalement différente : celle d’infrastructures de calcul considérées comme des biens publics numériques.

Le pays a mis en place un pool national de GPU subventionnés, accessible aux startups, laboratoires et administrations. Des annonces sur l’extension de cette couche de calcul partagé, de nouveaux investissements dans les data centers et des partenariats internationaux sont attendues. L’ambition est de faire de l’Inde une « capitale de l’inférence » pour les charges IA mondiales, tout en réduisant la dépendance aux hyperscalers internationaux.

Des LLMs souverains et plurilingues

Le sommet servira de vitrine aux premiers modèles de fondation souverains financés par la mission IndiaAI. Conçus pour les langues et contextes locaux, au moins partiellement ouverts à l’écosystème, plusieurs d’entre eux devraient être lancés pendant l’événement. Le focus : le plurilinguisme et les cas d’usage pour les administrations, services publics et l’inclusion financière.

L’Inde mettra également en avant AI Kosh, sa plateforme de données qui agrège plusieurs milliers de jeux de données publics. Les discussions porteront sur la qualité, la gouvernance et la souveraineté des données, avec en filigrane la question cruciale : comment concilier ouverture, protection de la vie privée et exigences de sécurité nationale ?

Une troisième voie régulatoire

Sur le plan réglementaire, New Delhi promeut une approche « techno-légale » pragmatique. Ni le modèle très prescriptif de l’Union européenne, ni le quasi laisser-faire américain. L’Inde a publié avant le sommet des lignes directrices de gouvernance visant à aligner l’IA sur des objectifs de développement, d’inclusion, de souveraineté numérique et de durabilité.

Les discussions aborderont les garde-fous autour des systèmes à haut risque, la transparence des modèles, la responsabilité des grandes plateformes, et les limites de l’auto-régulation. L’enjeu est de formuler des standards communs sur la « Safe and Trusted AI », portables ensuite dans les forums multilatéraux.

500 millions d’Indiens à connecter via l’IA

L’ambition sociale est aussi un rendez-vous majeur du sommet, un des “Seven Chakras”, qui constitue le programme durant les quatre jours.

Loin de présenter l’IA comme une menace pour l’emploi, le premier ministre Narendra Modi la considère comme un levier pour intégrer 500 millions d’Indiens supplémentaires à l’économie numérique et aux services publics, via des services IA orientés voix en langues locales.

Au programme : montée en compétences à grande échelle, soutien financier aux startups via des fonds dédiés, accès subventionné au calcul et aux données. Les débats devraient aussi porter sur les inégalités d’accès entre grandes plateformes et petites structures, entre Nord et Sud, et sur la mesure réelle de l’impact inclusif des politiques IA.

Un pont entre Nord et Sud

La géopolitique est également un sujet central. L’Inde veut jouer les « ponts » entre pays développés et en développement, s’appuyant sur son rôle dans le Partenariat mondial sur l’IA (GPAI) et les précédents sommets internationaux.

Des annonces sont attendues sur des cadres de coopération, des projets conjoints de R&D et le partage de ressources (calcul, datasets, standards techniques) avec d’autres pays du Sud. Les discussions avec la France ou le Brésil couvriront les risques de fragmentation des régulations, les tensions entre souveraineté numérique et interopérabilité, et la responsabilité des géants américains de l’IA.

En creux, New Delhi cherche à proposer une voie « tiers » dans la gouvernance mondiale de l’IA, plus orientée vers le développement et la justice numérique que vers la seule compétition technologique.

Illustration : © DR

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Warner envisage de reprendre les négociations avec Paramount, l’accord avec Netflix en danger ?

16 février 2026 à 12:28
Warner Netflix Rachat Mauvaise Nouvelle

Warner Bros Discovery va-t-il finalement céder aux sirènes de Paramount Skydance ? Le conseil d’administration serait en train de décider s’il reprend les négociations ou non avec son rival. L’accord conclu avec Netflix pourrait être mis en péril.

Comment ServiceNow se construit par croissance externe

16 février 2026 à 11:23

Les fonctionnalités d’Integration Hub et d’Automation Engine, la base de données maison RaptorDB, un catalogue de connecteurs enrichi grâce à l’acquisition de Raytion, une techno zero copy… Sur cette base, ServiceNow avait officiellement pris, à l’automne 2024, le virage data fabric.

Après s’être concentrée sur les aspects catalogue et gouvernance, l’entreprise américaine vise l’ajout d’une couche d’analytics. Elle recourt pour cela à de la croissance externe. Dans son viseur, l’éditeur néerlandais Pyramid Analytics, régulièrement classé ces dernières années dans le Magic Quadrant de la BI. Un accord d’acquisition a été signé.

Près de 3 Md$ pour Moveworks et 8 pour Armis

Une autre acquisition est en attente : celle d’Armis, officialisée en décembre 2025, pour un montant de 7,75 Md$ en numéraire. Il est question de la finaliser au deuxième semestre 2026.
Les capacités d’Armis en matière de gestion de la surface d’attaque IT/OT seront intégrées avec la CMDB de ServiceNow. Qui compte ainsi renforcer son segment d’activité « sécurité et risque », sur lequel la valeur moyenne des contrats a récemment passé le milliard de dollars.

Mi-décembre, ServiceNow avait bouclé une autre acquisition majeure : celle de Moveworks, annoncée 9 mois plus tôt. Montant : 2,85 Md$, en cash et en actions. Elle lui apporte une technologie de recherche d’entreprise… et un assistant IA voué à constituer un point d’entrée unique pour les utilisateurs de la plate-forme.

Cuein, Raytion et UltimateSuite, d’autres acquisitions « couleur IA »

En janvier 2025, ServiceNow avait annoncé une autre opération destinée à renforcer sa data fabric. Il a mis la main sur Cuein. Cette entreprise américaine née en 2021 s’était spécialisée dans l’analyse des données d’interactions client.

L’annonce de l’accord avec Raytion était tombée en juillet 2024. ServiceNow avait absorbé cette entreprise allemande née en 2001 pour ses technologies de recherche d’information, qu’il entendait intégrer à sa plate-forme, notamment dans le cadre de l’offre Now Assist.

En janvier 2024 était intervenue une autre manœuvre contribuant à la stratégie data/IA : l’acquisition d’UltimateSuite (République tchèque) et sa technologie de task mining.

Mission Secure et Veza, pour le volet sécurité

Plus récemment (décembre 2025), ServiceNow a mis la main sur Veza. Cette entreprise américaine née en 2020 donne dans la gouvernance des identités, à l’appui d’un graphe d’accès. ServiceNow s’en est emparé dans une perspective de gestion des agents IA, tout en promettant plus globalement d’ajouter du contexte dans ses solutions de sécurité (réponse aux incidents, gestion intégrée des risques).

Autre acquisition touchant à la sécurité : Mission Secure (novembre 2024). Cette entreprise américaine fondée en 2014 a développé une solution de cartographie des actifs OT.

La société israélienne Atrinet est quant à elle à l’origine de NetACE, solution de gestion du cycle de vie des réseaux télécoms. ServiceNow la lui a achetée en février 2024.

Quality 360, Intella, 4Industry… ServiceNow pêche dans le vivier des applications natives

Logik.ai est la dernière application métier dont ServiceNow a fait l’acquisition. C’était en avril 2025. Il s’agit d’un outil de gestion commerciale. Plus précisément un logiciel CPQ (Configure, Price, Quote ; configuration, tarification et édition de devis). On le doit à un entreprise américaine créée en 2017.

À l’occasion de cette annonce, ServiceNow avait rappelé que son activité « CRM & Industry Workflows » était la plus en croissance de son portefeuille. Il ne se présentait alors pas encore comme « la tour de contrôle IA pour réinventer l’entreprise » (c’est le cas désormais), mais comme « la plate-forme IA pour la transformation de l’entreprise ». C’était aussi le cas en février 2025, lorsqu’il avait acheté un logiciel à Advaia (ESN d’origine suédoise). En l’occurrrence, Quality 360, dédié au management de la qualité. Il a rejoint l’offre MCO (Manufacturing Commercial Operations).

Quality 360 était un logiciel bâti sur la plate-forme ServiceNow. Même chose pour Intella, solution de recrutement signée de l’ESN américaine Advance Solutions. Et pour 4Industry, solution de gestion de la production signée d’une entreprise néerlandaise. ServiceNow s’est emparé de la première en mai 2024. Il avait acquis la seconde en mars de la même année, parallèlement à Smart Daily Management, achetée à EY.

Dans cette catégorie « ServiceNow-native », on peut ajouter ToolBox OH&S. Cette solution de gestion des processus de santé et sécurité au travail émane d’Enable Professional Services, un spécialiste ServiceNow australien qui évolue dans le giron de Fujitsu.

La première acquisition annoncée sous l’ère ChatGPT avait porté sur G2K. C’était en juillet 2023. Cette entreprise allemande née en 2013 ciblait le retail avec une technologie d’activation des données en ligne et en magasin. ServiceNow comptait la décliner sur des segments comme les transports, la santé et le divertissement. Il se présentait alors non comme une « plate-forme IA », mais comme une « digital workflow company »…

Illustration © agsandrew – Shutterstock

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Swisscom dépouille ses clients mais régale ses actionnaires

15 février 2026 à 11:14

Je ne comprends PAS ce que les gens font encore chez Swisscom.
À titre privé, je paie 14.95 CHF par mois chez Salt car je négocie mon abonnement à chaque renouvellement soit tous les deux ans. Pour ce prix j'ai appels et SMS illimités en Suisse et 10 Go de données dont je n'utilise pas la moitié. Pour l'étranger je privilégie une autre carte SIM ce qui est de plus en plus dur à trouver, ou une e-sim quand j'aurai changé de smartphone.
15 balles ça reste cher mais la plupart des gens paient plutôt 60 CHF par mois et n'utilisent pas non plus le tiers de ce qui est compris dans leur abo.
Bref, faites jouer la concurrence et changer d'opérateur régulièrement, ou ne venez pas vous plaindre que Swisscom est cher.


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