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» L’as des as » originaire de Valenciennes a disparu corps et bien en traversant l’Atlantique, en 1927, le 8 mai 1927. L’aube commence à poindre mais le temps est couvert et l’on devine que le plafond restera bas toute la journée. A 5 heures passées de quelques minutes, et après plusieurs tentatives de décollage manquées, l’équipage décide de se séparer de tout le superflu. A l’initiative de Charles Nungesser, l’avion est donc vidé de ses banquettes et de tous les accessoires qui ne sont pas en relation directe avec la navigation. Dans la foulée, le PL8-Levasseur plein jusqu’à la gueule de quelque 3000 litres de carburant décolle de l’aérodrome du Bourget avec à son bord Charles Nungesser.
Direction les Etats-Unis, au terme d’une traversée de l’Atlantique sans escale. Pour Charles Nungesser, les 25 000 dollars promis par le milliardaire américain Orteig importent moins que le fait de relever un formidable défi. L’avion survole les falaises d’Etretat, met le cap sur les Etats-Unis et sort du champ de vision des observateurs. On ne le reverra jamais. Certains le disent perdu en mer. D’autres affirment aujourd’hui encore que « L’Oiseau Blanc » et son équipage ont bel et bien touché le sol américain, du côté du Maine. Le mystère qui entoure la disparition des deux aviateurs a contribué à faire entrer dans la légende un héros nommé Charles Nungesser.
Un esprit indépendant
De la vie de ce Valenciennois d’origine, on a surtout retenu cette tentative manquée de traversée de l’Atlantique qui se solda par la disparition corps et bien de deux hommes qui avaient choisi de relever l’un des plus grands défis de l’époque. C’est oublier un peu vite que Charles Nungesser, né à Paris le 15 mars 1892 de parents valenciennois, fut l’un des héros de la première guerre mondiale, où ses qualités d’âme et ses incroyables faits d’armes lui valurent bon nombre de décorations et l’admiration de ses pairs. Enfant déjà, cet élève de Notre-Dame, à Valenciennes, se distingue par sa vivacité d’esprit et par une intelligence telle qu’élève de 9°, et bien que de deux ans plus jeune que ses condisciples, il arbore déjà la croix d’honneur.

Son esprit d’indépendance lui occasionne régulièrement les désagréments que l’on imagine, lui attirant au passage les foudres maternelles, mais son charme naturel lui évite bien souvent les punitions. D’autant que, quoi que tête brûlée, Charles Nungesser n’en demeure pas moins très attaché à sa famille qu’il ménage autant que son tempérament fougueux lui permet. Charles Nungesser voue par ailleurs une admiration sans borne à un père qu’il a surnommé avec affection « le tsar ». Un père qui ne comprend pas toujours les motivations de son fils mais qui lui fait suffisamment confiance pour le laisser agir à sa guise. Comme en cette belle journée d’été 1907 où Charles, alors âgé de 15 ans, décide d’aller rejoindre un oncle… en Amérique du Sud ! Il vient alors de terminer ses études à l’Ecole des Arts et Métiers et c’est fort d’un brevet de mécanicien et d’électricien qu’il part à la recherche de son parent. Son séjour outre-Atlantique ne sera pas sans quelques déconvenues. A son arrivée à Rio de Janeiro, il découvre en effet que son oncle n’y vit plus. Il serait plus vraisemblablement installé du côté de Buenos Aires. Plus d’un aurait alors renoncé à son équipée et, se rendant à la raison, aurait rejoint sa famille du bon côté de l’océan. C’est mal connaître Charles Nungesser.
Pilote téméraire
Refusant de s’avouer vaincu, il met le cap pour Buenos Aires où une nouvelle déception l’attend. L’oncle n’habite plus à l’adresse indiquée et Charles, dont les économies touchent à leur fin, décide de trouver du travail, en Amérique du Sud toujours, où ses qualités de mécanicien lui ouvrent des portes. Deux années passent. D’un naturel sportif – Charles a entre autres pratiqué la course à pied, le football, le cyclisme et le motocyclisme, l’équitation, la boxe et la natation, une discipline qui lui valut d’ailleurs de remporter la traversée Ostende – Blankenberge – il s’initie à la compétition automobile. Mais c’est sa rencontre fortuite avec un compatriote féru d’aéronautique qui scellera à jamais le destin de Nungesser. Déjà très attiré par l’aviation, celui qui dès son plus jeune âge s’est juré d’être pilote peut enfin s’adonner à sa passion. C’est à ce moment-là, cinq années après son arrivée en Amérique du Sud, et alors qu’il ne s’y attend plus que Nungesser retrouve son oncle, de manière tout à fait fortuite. Il suit son parent jusqu’au pied de la Cordillère des Andes, royaume de la canne à sucre et y devient planteur. Mais l’infatigable Charles est une nouvelle fois gagné par la « bougeotte ». Lui que les limites de la France rendait claustrophobe revient en Europe, en Belgique d’abord puis en France. La guerre qui vient hélas d’y commencer lui vaudra ses lettres de noblesse… !

Nungesser, que son expérience sud-américaine a rompu au pilotage par tous les temps, devient pilote de chasse avec une aisance déconcertante. Après avoir obtenu son brevet militaire à l’école d’Avord, il rejoint l’escadrille de bombardement de Saint-Pol-sur-Mer. Nungesser, qui ne fait rien comme tout le monde, défiera régulièrement les autorités. Quand il ne s’embarque pas sans autorisation à bord d’un appareil flambant neuf qui ne lui était pas destiné pour aller abattre un avion allemand dans les lignes françaises (gage d’homologation d’une victoire), il se livre à de véritables acrobaties aériennes au cœur même des combats. C’est ainsi que, pris en chasse par trois avions allemands, il s’en sortit de la manière la plus audacieuse qui soit, en se plaçant « tout simplement » entre les trois chasseurs, leur interdisant ainsi de tirer, sous peine de s’abattre les uns les autres… Toujours enclin à la plaisanterie, Charles s’autorisa même, un jour, un looping à la victoire qui se solda par une mise à pied de huit jours au motif suivant : « L’adjudant Nungesser, escadrille n° 65, malgré la défense formelle répétée deux fois, a fait au cours d’un vol des excentricités au-dessus du plateau. » Après avoir provoqué le combat face à deux avions ennemis qui avaient trouvé refuge derrière leurs lignes et les avoir abattus en bonne et due forme, Nungesser vit ses jours de suspension levés et acquit son statut d’« as » de l’aviation.
Nungesser avait adopté dès ses premiers combats un blason reconnaissable entre tous : un cœur noir arborant une tête de mort, deux tibias croisés, deux flambeaux allumés et un cercueil. L’emblème, délibérément macabre, était là pour rappeler que chaque jour, le pilote défiait la mort. Quant à l’existence même du blason, elle se justifiait par le fait que Nungesser avait mis un point d’honneur « à combattre identifié d’homme à homme ». Le caractère intrépide du personnage lui fit frôler la mort tant au sol que dans les airs. Amateur de vitesse, Nungesser compta la moto parmi ses premières amours. Mais les freins de l’époque ne répondaient pas forcément aux exigences d’un pilote qui s’autorisa parfois des arrêts peu orthodoxes… dans des ballots de paille ! L’aviateur n’échappa évidemment pas aux accidents, comme en ce jour de janvier 1916 où son appareil, fraîchement sorti de l’usine, se mit en vrille trop près du sol pour que Nungesser pût redresser la situation. Victime de multiples fractures, Charles a également eu le menton littéralement empalé par le manche à balai de son avion.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, il survit à l’accident qui lui laisse cependant, outre une prothèse de type « gouttière intra-buccale », une légère cicatrice sur le menton, qui lui valut un jour de s’entendre dire par son père qu’il ne lui manquait plus que ça pour tourner la tête des filles. La convalescence de Charles Nungesser est comme on l’imagine de courte durée. Deux mois après l’accident, alors qu’il marche encore avec des béquilles, Nungesser reprend la voie des airs. Au sortir de la guerre, celui dont la tête avait dès 1917 été mise à prix 500 000 Marks par des Allemands désireux d’en finir avec leur plus redoutable adversaire, ne comptait pas moins de quarante-cinq victoires (quarante-cinq appareils ennemis abattus dans les lignes françaises) et un nombre impressionnant de décorations : croix de la Légion d’honneur, Médaille militaire, Croix de guerre, Military Cross, croix Léopold Ier, Croix de guerre belge avec palmes, Croix de guerre des USA, croix de Michel le Brave (Roumanie), croix de Karageorges (Serbie), Croix de guerre du Portugal, croix de Chevalier Danilo de Montenegro et Médaille de la bravoure (Monténégro). Il n’a alors que 26 ans.
Le 11 novembre 1918, il enregistre officiellement 45 avions ennemis, et 23 blessures. Ses compagnons d’armes lui en attribuent plus de 250… ! Le 21 juillet 1919, Charles Nungesser fait une entrée triomphale à Valenciennes, en liesse !
« L’Oiseau Blanc » ou l’ultime voyage
Le retour à la vie civile de ce héros militaire lui fut, sinon pénible, tout du moins déconcertante. Lui qui participa à la création du club d’aviation de Valenciennes, dont la descendance fleurit aujourd’hui encore sur l’aérodrome de Prouvy – Rouvignies, ne se retrouva jamais vraiment dans l’aviation civile. Il fallait à Charles Nungesser des défis à relever, des limites à dépasser. Sa rencontre avec François Coli et le prix Orteig, qui promettait 25 000 dollars à quiconque traverserait l’Atlantique sans escale, arrivèrent à point nommé. Bien plus que l’argent, l’importance du challenge galvanisait Nungesser qui s’empressa d’affréter un appareil. « L’Oiseau Blanc » arbore évidemment l’emblème de Nungesser.
Et parce qu’entre les 3000 litres de carburants nécessaires à la traversée et son matériel de bord l’appareil peine à décoller, Nungesser prend le parti de le débarrasser de ce qu’il juge superflu, des banquettes à la radio en passant par… le train d’atterrissage que le pilote larguera immédiatement après son départ ! Les cinq tonnes l’avion de Nungesser et Coli prennent enfin leur envol le dimanche 8 mai 1927. De part et d’autre de l’Atlantique, l’émotion est à son comble et tous les yeux sont tournés vers le ciel. Passées les falaises d’Etretat, « L’Oiseau Blanc » se soustrait à la vue des observateurs tandis qu’à New – York, on prend le relais. Hélas, l’aventure tourne court. Les deux pilotes, que le journal « La Presse » donne victorieux au soir du 9 mai, n’arriveront jamais à New – York. Désireux de rafler le « scoop », des journalistes mal informés annoncent à tort la victoire de Nungesser et Coli, allant même jusqu’à décrire avec force détails l’arrivée des deux héros. A Valenciennes, la liesse est de courte durée. Du côté de Boston, une escadrille a décollé par un épais brouillard : elle part à la recherche des deux aviateurs qui tardent à arriver. Et pour cause : « L’Oiseau Blanc », Nungesser et Coli ont disparu corps et biens. Ironie du sort, treize jours plus tard, l’aviateur américain Charles Lindbergh atterrira au Bourget le 21 mai 1927, réussissant là où son homologue français venait d’échouer si tragiquement.
Héros de son vivant, devenu légende à sa mort, Charles Nungesser n’est aujourd’hui présent qu’à travers une stèle devant l’ancien stade de football « Nungesser ». Cet ancien temple du foot s’est transformé grâce à un magnifique complexe aquatique communal ouvert au public depuis février 2020. Un clin d’oeil à la mémoire de ce héros d’un autre temps, l’âme de Charles Nungesser continue donc son voyage par delà cette effluence des eaux sur son « Oiseau Blanc » !
Va-infos.fr
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La COP30 sur le climat, qui s’ouvre ce 10 novembre au Brésil, sera le reflet des tensions exacerbées de ces derniers mois.

Le mégafonds japonais a investi des sommes gigantesques dans des centaines de start-up. Il mise sur l’intelligence artificielle pour se refaire un nom après plusieurs années compliquées.

[Vive la Sécu ! 11/14] Qu’il s’agisse d’accompagnement des chômeurs, de retraites ou encore de santé, le privé est loin d’être plus efficace que la protection sociale. Et il ne permet pas non plus de faire des économies.

A ce stade, nous savons que l’édile sortant (carté PS) repart « avec une équipe renouvelée à 50%. Cela reste une liste locale même si nous sommes en contact avec les autres partis de gauche », indique-t-il. De l’autre côté, une liste d’une autre obédience n’est pas lisible à ce ce stade ; la difficulté entre l’intention et la réalisation d’une liste (23 colistiers + 2 remplaçants sur Haveluy) sera un bloquant dans de nombreuses communes compte tenu de l’image dégradée de la politique en général. Le maire remercie son équipe « indispensable durant un mandat qui a traversé 4 crises. Nous avons eu également deux élues décédées. »
« le maire peut incarner un rôle de stabilité », Jean-Paul Ryckelynck
Jean-Paul Ryckelynck vise un 3ème mandat de rang, mais il reconnaît que « cette élection locale s’inscrit dans un contexte difficile, il y a une instabilité nationale. Par contre, le maire peut incarner un rôle de stabilité. Toutefois, l’exercice de la fonction de maire est de plus en plus dur, les réseaux sociaux, la violence verbale et/ou physique, c’est le lot quotidien. »
Bien sûr, vous ajoutez à cela le sentiment d’être sous perfusion financière « depuis la fin de la taxe d’habitation qui coûte, chaque année, 20 millards à l’Etat pour rembourser les collectivités locales et de l’autre, c’est une mise sous tutelle des communes. » C’est l’exemple type de la fausse bonne idée. Et puis quand l’Etat n’a pas plus un sou… « Le Sous-Préfet de Valenciennes est venu au mois d’août dernier. Il m’a dit tout simplement, je n’ai pas d’argent ! »
L’enfant, services à la population, patrimoine…
Si la cantine du Groupe scolaire était le gros chantier d’investissement du précédent exercice de gouvernance locale, l’hôtel de ville a été le projet majuscule de ce mandat afin de basculer la « Maison du Peuple » dans notre siècle. Cette rénovation lourde/extension a été inaugurée le 01 juin 2024, par l’ancien Président de la République en personne, François Hollande, malgré la pluie, mais surtout 8 jours avant la dissolution 2024. A si nous avions eu connaissance avant, nous aurions aimé entendre le commentaire à chaud de l’ancien Chef de l’Etat… ! https://www.va-infos.fr/2024/06/03/une-inauguration-a-haveluy-sous-une-pluie-heureuse/
Bien sûr, d’autres investissements ont également émaillé ce mandat 2020/2026, ou plutôt 2021/2026 concrètement en terme de chantier dans le meilleur des scénarios, comme la salle de tennis transformée en omnisports (660 000 euros), subventionnée à 80% par le Département et La Porte du Hainaut, sans oublier la rénovation des courts de tennis extérieur (environ 50 000 €), changement des menuiseries de la salle annexe (41 000 euros), menuiserie de la salle annexe (31 000 euros) et rénovation des filets du City-stade (18 000 euros). Sans tomber dans la liste à la Prévert, cette petite commune a tiré son épingle du jeu. « Nous avons investi 3,75 millions d’euros durant ce mandat, dont 1,8 millions d’euros de subventions », indique le maire.
Autre sujet fléché durant ce mandat, l’entretien du patrimoine, bien sûr l’hôtel de ville évoqué précédemment, mais également l’ancien dispensaire des mines classé Patrimoine Mondial UNESCO. « Nous avons acquis ce bâtiment pour la somme de 90 000 en cassant la convention avec l’EPF. Les travaux à destination d’une nouvelle «Maison des Associations » débuteront sur le prochain mandat (en cas d’élection) », précise l’édile sortant. A ce titre, cette nouvelle phase se fera en collaboration avec l’association de la Mission Bassin Minier.
L’enfant, voilà l’autre fil conducteur de la politique publique assurée par la majorité municipale. « Nous consacrons 1 600 euros par an pour chaque enfant sur Haveluy », déclare avec fierté Jean-Paul Ryckelynck.
En effet, l’accessibilité aux services comme les centres de loisirs à tarif très bas, le tarif social des repas à 1 euros dont bénéficie 7 familles sur 10 d’Haveluy, le boost du Pass sport (en plus de celui de l’Etat), un accès appuyé au réseau de la RAM (Réseau d’Assistante Maternelle)… font partie d’une ligne budgétaire assumée vers la jeunesse.
« Notre équivalence Maison France Services », Jean-Paul Ryckelynck
Comme vu dans l’introduction, cette collectivité locale n’a pas la dimension pour accueillir une « Maison France Services » dont l’efficacité n’est remise en cause par personne, ni la minorité présidentielle, ni les oppositions puisque personne n’en parle, cela doit donc être efficient sur le terrain. « Nous avons ouvert un bureau, avec un agent communal, afin d’assurer la même mission qu’une Maison France Services. D’ailleurs, nous constatons un manque de mobilité chez les jeunes dans notre population », poursuit le maire.
La sécurité locale
Comment en 2025 éludé le sujet de la sécurité, toute couleur politique confondue ? Sur ce point, la majorité municipale muscle le nombre de caméras de vidéo/surveillance. « Nous investissons dans 17 nouvelles caméras. Cela fera 37 caméras au total avec 65 angles de vue », commente le maire.
Certes, Haveluy n’est pas la plus exposée des collectivités locales à l’insécurité, mais « nous subissons comme beaucoup des rodéo/urbains. Ensuite, nous devons amplifier les contrôles sur les axes routiers comme la RD 40 et RD 440 où nous devons casser la vitesse. Plus globalement, nous sommes très vigilants sur la sécurité », conclut Jean-Paul Ryckelynck.
A ne pas oublier, l’état de l’art de la loi relative à la lutte contre la délinquance routière. En effet, cette dernière a (enfin) durcit le ton avec la création d’un « homicide routier ».
Daniel Carlier
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Malgré une politique tarifaire volontariste, la région n’a pas réussi à faire du train un réflexe quotidien. Le manque de fiabilité du service, lié au vieillissement du réseau, freine le succès de la quasi-gratuité.


Virginie Melki-Tettini : « Marly au coeur, car chaque Marlysien doit pouvoir compter pour un. »
Tour d’horizon politique… à Marly
Au sein du restaurant « Les Forges » sur Marly, la tête de liste revient sur cette division à gauche, clairement préjudiciable pour le résultat final. « Je ne voulais pas un vote au début au sein de notre section PCF. Je souhaitais que nous avancions dans la campagne et qu’après nous choisissions une tête de Liste. Marie–Thérèse (Hourez) a souhaité un vote immédiat et la section PCF m’a désigné comme tête de liste », commente-t-elle.
Tout cela aurait pu être la fin de l’histoire, mais l’ancienne 1ère adjointe de Fabien Thiémé a rendu sa carte du parti PCF. Puis, Marie-Thérèse Hourez a choisi de partir avec Christian Chatelain. Enfin, l’ancien maire de Marly, Jérome Leman est revenu dans la danse politique. « Il a quitté le navire au moment (en 2020) où nous avions besoin de lui. Comment voulez-vous faire confiance à un élu avec ce type de comportement ? » Voilà pour le paysage éclaté à gauche. Malgré tout, il faudra pour ces 3 équipes de gauche constituer une liste et cela ne sera pas simple dans aucune des 35 000 communes françaises.
Ensuite, sur l’échiquier plus à droite, l’édile sortant repart dans la joute locale. Ce n’est plus un mystère. Par contre, le paramètre que l’on n’ignore tous est la candidature, ou non, de l’ancien maire de Marly, Philippe Duée. En effet, la commission électorale a rejeté son inscription sur les listes officielles (pb domicile), mais ce dernier a initié un recours auprès du Tribunal de Valenciennes le 03 novembre 2025. L’autorité de justice doit rendre sa copie avant le 18 novembre 2025. « Nous ne ferons aucun commentaire sur cette candidature, ou pas, dans l’attente de la réponse du Tribunal de Valenciennes », lance Virginie Melki-Tettini.
Une candidate et une équipe très critique de Jean-Noël Verfaillie
Presque comme une constante, toutes les personnes présentes se plaignent du maire sortant. « C’est Fantomas ».. «L’abonné absent ».. « invisible sur le terrain ».. « Impossible d’obtenir un rendez-vous ».. « puant comme durant la cérémonie des voeux 2025 ».. « manque de proximité du maire ».. « manque de respect de la population », voilà pour le florilège sans renter dans le détail du contenu réalisé à ce stade.
Sandrine Carlier sera colistière, elle habite dans le quartier de la cité des Oiseaux et « je travaille sur Marly aussi comme commerciale. » Très investie dans le monde associatif du football, elle soutient la tête de liste « pour obtenir plus de considérations pour les Marlysiens. »
Adrien Pilniak (35 ans), il travaille au service enfance/jeunesse sur la commune de Wallers Arenberg et habite Route de Préseau. La politique, il connaît un peu, car « mon père est 1er adjoint sur la ville de Guesnain (Douaisis). » Il est colistier, carté PCF.
Enzo Binchi, (62 ans), est proche de la retraite. Il travaille dans le BTP (HD Construction très présent sur le Valenciennois en ce moment). « Je suis technicien de chantier ! Virginie représente Marly et ses valeurs. Je ne suis pas carté, mais je me bats pour ma ville. » Il sera sur la liste de Virginie Melki-Tettini.
Yannick Hourdiaux (46 ans) est une figure connue du paysage politique dans le Valenciennois. « Plus carté, mais je demeure un militant du parti « Pirate » et de tous ses combats », explique-t-il. Il est éco-animateur au sein du SIAVED et réside dans le quartier des Fontinettes. Il sera colistier.
Vincent Porco, (43 ans), est un conducteur de tramway chez Transvilles. « Je suis très investi dans cette commune et notamment comme Président des parents d’élèves du collège Alphonse Terroir. Je franchis une nouvelle étape en soutenant Virginie pour ce scrutin. Chaque voix compte », déclare le colistier. Il habite le quartier du centre-ville.
Sophie Monchicourt (46 ans) est une maman solo. « Je suis un agent territorial, animatrice, sur la ville de Saint-Saulve. Virginie est une personne authentique. Je suis arrivée en 2010 sur Marly où j’ai été accueillie à bras ouvert par Fabien Thiémé. » Cartée PCF, elle sera un soutien indéfectible de Virginie Melki-Tettini.
Jonathan Colignon, 44 ans, travaille en Belgique dans la fonction publique. Ce n’est pas sa première campagne municipale, contrairement à quasi tous les participants du jour, novice en la matière, voire un soutien pour les Législatives 2024. « J’étais sur la liste de Jean-Noël Verfaillie en 2014. J’ai été écarté du parti radical, un passage à l’UDI, mais je pense qu’un grand nombre de colistiers déçus (en 2020) du maire actuel seront sur la liste de Jérome Leman. » Plus carté à ce jour, il sera colistier.
Elodie Thiémé, 41 ans, figurera sur la liste de Virginie Melki-Tettini : « Cela fait 15 ans que je connais Virginie. Elle est dans la suite logique de mon père et véhicule ses valeurs. » Elle habite la quartier du Petit Cavin et bénévole au sein du Secours Populaire. Bien sûr, la présence du patronyme « Thiémé » sur une liste n’est pas neutre. C’est un atout évident.
Laeticia Tettini (47 ans), la soeur de la tête de liste ; c’est la Directrice de campagne et ne sera pas sur la liste. Par contre, elle loue la pugnacité de sa soeur : « Elle ne lâche rien. Je vais l’accompagner durant cette campagne. »
Francis Brouet (74 ans), le doyen de la soirée était un compagnon de route de Fabien Thiéme, « un ami fidèle. Je suis retraité de La Poste. J’ai travaillé 12 ans avec Fabien Thiémé et pour moi, Virginie représente ses valeurs avec surtout un respect de la population. » Cet ancien ne sera pas sur la liste.
Jérome Delille (48 ans) est non carté, mais « a le coeur à gauche. Je suis au syndicat CGT. Je remercie Fabien Thiémé pour la rénovation de la salle du Caillou, et par suite d’un espace d’entraînement pour le tir à l’arc. » Passionné de cette discipline sportive, et en situation de handicap, il fustige le choix du maire « de supprimer les colis aux personnes handicapées ou aux personnes âgées ne pouvant pas se déplacer. Que fait-il sur Marly à part de l’immobilier ? »
Christine Duhamel, 61 ans, sans emploi. « Je suis membre de l’association Val’en Liesse. Je ne suis pas cartée et habite dans le quartier de la Rhônelle. Je serai colistière. »
Sabine Duhamel, 58 ans, est sans profession. Elle habite la route d’Aulnoy : « Je ne suis pas cartée et je serai sur la liste de Virginie. »
Sarah Philippart réside sur le quartier des Floralies, elle trouve « que le tissu associatif est à l’abandon sur Marly », un soutien de Virginie Melki-Tettini.
Sonia Delille, 48 ans, tance « une ville morte, plus de festivités, plus d’actions pour la jeunesse, il est impossible d’obtenir un RDV avec le maire. » Elle habite le quartier des Floralies, elle ne sait pas à ce stade sont statut, colistière ou soutien.
Christophe Vandeputte est un retraité d’EDF. Il habite la cité des Oiseaux : « J’étais sur la liste de Jérome Leman. » Carté PCF, il ne sera pas colistier.
Enfin, deux absents excusés, Nathalie Butor Blamont, sur la liste de Fabien Thiémé en 2014 et infirmière, puis Julie Collino, responsable RH.
Bien sûr, pour conclure, la tête de liste, Virginie Melki-Tettini , cartée PCF à un moment « où nous observions un vieillissement au sein du parti. J’ai franchi ce pas. Je suis une femme engagée, cheffe d’entreprise (crèche) et j’ai adoré mes fonctions auprès de Fabien Thiémé. Nous prendrons le plus de hauteur durant cette campagne municipale. Notre nouvelle gouvernance sera notre marque d’élus de proximité. » A cette occasion,« je rends hommage à son mari et à ma famille pour l’accompagnement durant mon engagement politique. » Plus globalement, c’est un remerciement fort pour les conjoint(e)s de tous les bords politiques, car la vie « politique est brutale. Il faut un soutien compréhensif chez soi. » Bravo à toutes et à tous pour cette force de l’ombre bienveillante !
Voilà une première partie de l’équipe de Virginie Melki-Tettini, la suite de la campagne sera palpitante sur cette commune du Valenciennois. Contact 06 888 675 44/marlyaucoeur@gmail.com
Daniel Carlier
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La cofondatrice de l’Observatoire des emplois menacés et émergents alerte sur les impacts économiques de la révolution IA, et sur le pouvoir considérable des géants de la tech. Un danger démocratique et civilisationnel.
