Vue normale

Charles Lemoine part en « Roeulx-conquête » pour un nouveau mandat…

27 novembre 2025 à 04:45

Charles Lemoine : « La population connaît toute l’équipe municipale et pas seulement le maire »

Roeulx, 3820 habitants, est une commune « rurbaine », entre ville et campagne, trop grande pour bénéficier des dispositifs dédiés à la ruralité et trop petite pour jouer dans la cour des grandes collectivités locales. Il faut être donc être prudent et agile pour saisir toutes les opportunités financières pour mener à bien un projet municipal. 

Cette ville, Charles Lemoine la connaît bien : « Je suis né ici, ma femme aussi, et j’y resterai toujours. C’est mon village, ma ville ! » Elu depuis 1989, après 6 mandats, quatre comme adjoint et deux comme maire, l’édile repart, car « j’ai encore envie de travailler pour la ville et ses habitants », commente-t-il.

Comme ancrage local, le candidat s’entoure d’un collectif aguerri et investi dans les projets locaux : « Ma liste (27 colistiers + 2 suppléants) est prête depuis juillet dernier. Il y a 5 départs et 5 arrivées, des habitants déjà très impliqués dans le tissu associatif local. »

« Nous avons réalisé plus que notre programme présenté en 2020 », Charles Lemoine

Bien sûr, l’heure d’un oeil dans le rétroviseur est inévitable. « Au final, nous réalisé plus que notre programme présenté en 2020 », lance le candidat maire : La rénovation lourde de la salle des fêtes, un espace ludique pour les touts petits, un fitness pour les ado et adultes, l’aménagement d’un espace détente pour les enfants (cense aux Momes ferme) à destination des activités périscolaires et centre de loisirs, des voiries comme la rénovation complète de la rue Henri Durre avec enfouissement des réseaux, sans oublier la rénovation complète (voiries et trottoirs) de la cité Roquebrune, le passage en LED de l’éclairage public, l’installation de 17 caméras de vidéo surveillance, et le tout « pour un investissement communal de 6,5 millions d’euros, sans faire un emprunt, et avec un taux de subvention de 55% à travers La Porte du Hainaut, le Département, la Région et l’Etat », souligne l’édile. 

Ensuite, l’habitat est sur Roeulx, comme ailleurs, la première préoccupation des administrés. A cet effet, plusieurs programmes de logements, en partie social, ont été ou sont en cours d’achèvement comme celui ambitieux de « Lucie Aubrac » https://www.va-infos.fr/2024/10/22/roeulx-repond-a-sa-demande-locale-de-logements/

En terme financier, la situation est très saine. « Nous avons juste un remboursement d’emprunt annuel de 30 000 euros. Cela nous laisse de la marge pour un prochain mandat, car nous savons que toutes les communes vont souffrir financièrement », précise-t-il. En effet, la prochaine mouture du Budget de l’Etat 2026, ou d’une loi spéciale, rend extrêmement complexe toute prospective budgétaire. 

Bien sûr, il existe sur cette petite commune des points durs comme le nombre réduit de commerces de proximité. « En plus, nous n’avons que très peu de foncier disponible », explique Charles Lemoine. Ensuite, le marché hebdomadaire n’est plus actif en ce moment, la relance de ce dernier sera un objectif pour la prochaine équipe municipale. D’autres projets sont dans les tuyaux, mais nous le découvrirons plus tard, car « nous sommes en train d’élaborer notre programme 2026/2032 (ou 2033) », ajoute Charles Lemoine.

Et le SIAVED…

Evidemment, il est difficile de dissocier cette casquette communale de la présidence du SIAVED, la plus grosse collectivité publique au sud du département du Nord. «  J’apprends tous les jours au SIAVED dans le mode de gestion, la rencontre d’un réseau de partenaires, etc. C’est une plus-value dans mes fonctions de maire », conclut-il.

Le Paysage politique local

Après une élection avec une liste unique en 2020, Charles Lemoine est tout à fait conscient que « le Rassemblement National a le vent en poupe. C’est la démocratie ! J’ai confiance en notre notre bilan et la population connaît toute l’équipe municipale et pas seulement le maire », conclut-il. Aucun doute, ce duel de premier tour sera très scruté par tous les observateurs. 

Daniel Carlier

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(Marly) Un « Frigo solidaire » au centre social des Floralies ou l’anti-gaspillage responsable !

26 novembre 2025 à 07:29

Clothilde Woutisseth : « Le Frigo solidaire fait partie du projet social de l’ACSRV »

Vous connaissez le principe des « épiceries sociales » où des bénéficiaires sous conditions de ressources peuvent récupérer des produits à bas prix ou gratuits. En France, la loi AGEC (en plusieurs étapes 2021/2022) sur l’interdiction de « benner » les denrées alimentaires, et non alimentaires, pour les hyper-marchés et autres grossistes, a considérablement modifié la (re)distribution pour les plus vulnérables. 

Si avant la COVID, vous deviez espérer la bonne volonté des grands « faiseux » pour récupérer les invendus alimentaires (et autres). Aujourd’hui, une économie circulaire s’est imposée avec les dons aux associations comme La Banque Alimentaire, les Resto du Coeur, le Secours populaire, mais aussi des acteurs sociaux bien connus dans le Valenciennois, comme l’ACSRV, association gestionnaire de 15 centres sociaux dans le Valenciennois.

« Nous récupérons, deux fois par semaine, les invendus du Carrefour Aulnoy-lez-Valenciennes et de la boulangerie La craquan’tine sur Marly. Ces denrées alimentent l’épicerie sociale dans le quartier Les Floralies, mais aussi notre Frigo solidaire. Ce dernier fait partie du projet social de l’ACSRV », explique Clothilde Woutisseth, chef de projet alimentaire durable (réseau des épiceries sociales).

« Frigo solidaire », quesako ?

Il existe déjà une version de ce dispositif au sein du centre social Beaujardin à Valenciennes, et prochainement sur celui du Faubourg de Cambrai. Pour autant, connaissez-vous exactement le principe de cette initiative ? « Sauf intempéries, nous installons ce Frigo solidaire devant le Centre social des Floralies. Il est alimenté par des invendus (vu précédemment), mais également par les habitants voulant partager des produits alimentaires avec les autres. De notre côté, vous veillons scrupuleusement à l’hygiène quotidienne du frigo et à la qualité des aliments proposés (emballés…). Chaque jour, il y a des produits frais à consommer », explique Clothilde Woutisseth.

Plus globalement, sur la démarche, tout est important. « Laisser à l’intérieur dans le hall, hors intempéries, ce frigo solidaire peut gêner des utilisateurs. Là, il est installé à l’extérieur, nous veillons sur celui-ci durant la journée, mais nous ne vérifions pas qui prend quoi ! Il est à disposition depuis un mois et nous n’avons pas observé un problème de comportement », poursuit Mathieu Zimmermann, le Directeur du Centre social Les Floralies à Marly.

Une conscience sociale alimentaire… !

Au bout du bout, il y a une notion de partage solidaire, de ne pas consommer plus que nécessaire en respect des autres. C’est une lutte à la fois contre la précarité alimentaire et la nécessité impérieuse de ne pas gâcher la nourriture. 

A l’heure où notre cerveau collectif vilipende un débordement des normes, des lois, un corsetage en règle de notre liberté d’agir en conscience, il est essentiel de montrer que la loi peut énormément modifier nos comportements et notre santé. En l’espèce, la loi AGEC (loi Garot élargie) a gravé dans le marbre un circuit court alimentaire, et par vase communicant un réseau existant reboosté afin de nourrir les Françaises et les Français dans le besoin. Oui, nourrir le plus sainement possible, comme l’hébergement, fait partie de ces lignes intangibles de l’honneur d’une République. Des grands mots, mais une réalité prenant corps dans le réel au coin de votre rue… dans le Valenciennois comme ailleurs !

Daniel Carlier

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Jean-Jacques Potaux : « La cité des jardins fut un vivier pour le foot valenciennois. »

25 novembre 2025 à 16:32

(visuel Bernard Chiarelli)

Voyage dans le foot de rue à Valenciennes

D’ailleurs, c’est de la pratique du plus grand nombre qu’est née la sélection des meilleurs, l’un d’entre eux, Bernard Chiarelli jouant en équipe de France contre la Suisse en 1958 et étant sélectionné dans les 22 de Suède la même année. Citons quelques noms de ces jeunes adeptes du foot de rue, Michel Chiarelli, Quieveu, Claude Dutrieu, Francis Préseau, Jean Claude Vrand, le frère d’Emile, finaliste de la coupe de France en 1951. Jean Markiewicz, Jean –Marc Giachetti, Jacky Brouillard, Paul Ardhuin, etc. Pas loin, on trouvait avenue de Reims Michel Herbaut.

Francis Préseau

Commençons par le trio de la place des Marronniers et de la rue des Ormes. Emile Vrand jouait ailier droit. Il joua la finale de coupe perdue contre Strasbourg en 1951. A cette finale assistait Bernard Chiarelli qui, la veille avait participé à la finale du concours du jeune footballeur. A l’époque, il jouait ailier droit comme son idôle avant que Domergue ne le replace plus tard en numéro 6. Avant le match contre le Brésil en Suède, il entraina comme un ailier l’arrière Lerond en essayant de le passer toujours par l’extérieur  comme Garrincha.

Francis Préseau, qui admirait Chiarelli, se pensait plutôt milieu de terrain avant de devenir  un numéro 9 en retrait, puis le complément idéal de Masnaghetti ou Sansonnetti dans le 4 2 4. Il fut un grand espoir que malheureusement le club ne conserva pas. Il aurait pu faire une très belle carrière à VA. Le premier septembre 1963 pour la reprise du championnat, VA joua à Saint- Etienne futur champion de France. Plusieurs attaquants étant indisponibles, Domergue aligna en attaque, Valnet 18 ans, Préseau 18 ans et Serge Breuvart 19 ans. Cela donna un match nul 1-1. Fin 63, il remplaça Masnaghetti contre Nice et marqua deux buts (7  2)

Claude Dutrieux se souvient de Francis Préseau qui était surnommé Ficelle : « Ficelle, j’ai fait des entraînements avec lui sur la cendrée ou dans le palais des sports en 3 contre 3 sur des quilles. C’était un excellent joueur. Très bon technicien, il respirait foot. Un gars très difficile à contrer, pas très physique, tout en finesse ».

Mais dans ces familles, il y eut aussi Michel Chiarelli qui joua en amateur à VA puis à Cambrai allant jusqu’en finale du championnat de France et jean Claude Vrand qui joua en CFA.

Au chemin des Bourgeois, près de la ferme Cheval , grandit Jean Markiewicz qui joua à VA en amateur et en pro avant de partir à Nantes et Marseille faire une belle carrière en seconde division

Serge Masnaghetti

Pas très loi, avenue de Reims, grandit Michel Herbaut qui ne voulut jamais devenir professionnel, préférant une carrière à l’EDF à un salaire peu élevé et une reconversion aléatoire. Il joua 41 matchs avec les pros. Il participa au match VA Sedan de 1955 où fut établi le record de fréquentation à Nungesser avec 22500 spectateurs. Il participa à l’équipe amateurs dans laquelle on trouvait Claude Rey qui fit ensuite une belle carrière à Bordeaux, terminant second en 65 et 66 devant VA, et finaliste de la coupe en 64, ainsi que Rocco vainqueur de la coupe avec Lyon en 67.

Né en 1952 Jean marc Giachetti  grandit place des Tilleuls. Il fut un excellent ailier jouant une dizaine d’années à VA avant de partir à Dunkerque. Il fut international junior auprès de Giresse et Bernard Lacombe. Il fit ses débuts en première division à 17 ans.

A coup sûr, dans la seconde moitié du vingtième siècle, la cité des jardins fut un vivier pour le foot valenciennois.

Jean Jacques Potaux

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Le contournement Nord de Valenciennes inauguré ce lundi 24 novembre 2025

24 novembre 2025 à 18:00

C’est assez rare pour le mentionner, mais un seul visuel (ci-dessus) symbolise presque une politique sur le temps long avec tous ces acteurs, le conseiller départemental du canton Jean-Claude Dulieu, le Président de Valenciennes Métropole pendant toute la durée des travaux, Laurent Degallaix, un peu masqué, Aymeric Robin, l’autre Président d’une agglo, La Porte du Hainaut, Christian Poiret, Le président actuel du Conseil départemental du Nord, Valérie Létard, l’ancienne Présidente de Valenciennes Métropole qui a engagé l’EPCI aux côtés du Département, et le vice-président du Département, Valentin Belleval, en charge de la voirie et des infrastructures. Bref, c’était un moment suspendu où la satisfaction du chemin accompli laisse une trace indélébile. D’ailleurs, le Sous-Préfet de Valenciennes le souligne en conclusion : « L’indicateur de résultat sera assez facile à mesurer… ».

Un chantier XXXL

La camionnette ouvreuse…

Les chiffres explosent tous les superlatifs dès que l’on compare le coût au mètre de voirie, soit 24 807 euros le mètre, 5,2 km pour 129 millions d’euros. En effet, la complexité de cette traversée urbaine a hanté les techniciens du Conseil départemental sur au moins une génération. « C’est un projet vieux de 20 ans de Raismes à Saint-Saulve. J’avais l’habitude de faire ce trajet en voiture, j’ai mis sur ce nouvel axe 15 minutes au lieu de 45 minutes précédemment », explique, Florian Kotecki, le chef de projet du Département. 

Un engagement des agglos du Valenciennois

Il faut remonter le film pour mieux comprendre la performance urbaine. En effet, cette réflexion sur un désengagement des villes au nord de Valenciennes est ancien ; les communes de Petite-Forêt, Beuvrages, Bruay-sur-l’Escaut, Anzin, Raismes, Saint-Saulve et bien sûr la ville centre Valenciennes, sont concernées par cette absence de fluidité du trafic routier. 

Le dossier a été déjà réfléchi « avec Patrick Kanner et Didier Manier (président 8 mois du Conseil départemental), puis Jean-René Lecerf, et aujourd’hui Christian Poiret », explique le Conseiller cantonal Jean-Claude Dulieu. Sauf que le premier obstacle, compte tenu des contraintes techniques majeures, est financier. « C’est pourquoi, l’agglo s’est engagée fin 2015, à hauteur de 15,4 millions d’euros, afin de réaliser un axe routier structurant pour ce territoire », précise la Ministre et ancienne Présidente de Valenciennes Métropole laissant son siège, en janvier 2016, à Laurent Degallaix pour le lancement des travaux sur le Valenciennois. « Nous avons connu autant d’emmerdes sur 5,2 km qu’entre Valenciennes et Toulouse. C’était un dossier compliqué du début à sa fin, mais cette réalisation est le fruit d’une volonté politique », commente Laurent Degallaix.

« Vous en avez rêvé, on l’a fait ! », Christian Poiret

Bien sûr, l’homme du jour est le Président du Conseil départemental du Nord, Christian Poiret. Une vidéo de présentation globale du projet met en exergue ce chantier hors norme, 3 243 écrans acoustiques, 15 741 arbres et arbustes, des difficultés techniques comme cette trémie sur 200 mètres à la sortie de Raismes vers Bruay. « Ici, nous sommes en dessous de l’eau », commente le chef de projet. On pourrait multiplier les exemples à l’infini, mais le résultat in fine est là.

Christian Poiret

En effet, l’accessibilité plus rapide aux zones économiques de Pole Eco, Petite-Forêt, etc., mais également a contrario la réduction importante du passage dans certaines communes au Nord de Valenciennes constitue une avancée essentielle pour le Hainaut. « Vous en avez rêvé, on l’a fait ! Nous avons travaillé en deux tranches, la 1ère inaugurée en 2023 avec ce fameux plateau, et nous n’avons pas réduit notre effort sur la seconde, malgré les difficultés financières. Le Nord a besoin de se développer ! », commente Christian Poiret. Le Président du département a eu une pensée pour André Lenquette, l’ex maire de Beuvrages décédé, et très impliqué dans ce dossier tentaculaire.

Une DUP très utile

Au niveau supérieur, si le Sous-Préfet de Valenciennes rappelle que l’Etat ne peut être partout, il met en exergue sa capacité de facilitateur à travers la « DUP (Déclaration d’Utilité Publique). Elle  a permis de lever des obstacles urbains pour faire avancer votre dossier. »

Voilà un autre vieux dossier du Valenciennois arrivé à son terme, il manque encore l’achèvement en cours du Canal Seine Nord Europe même si nous passons à l’étage supérieur des « emmerdes ».

Daniel Carlier

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Orchestre d'Israël à Paris : retour sur un fiasco médiatique

24 novembre 2025 à 15:26
Le concert de l'orchestre Philharmonique d'Israël du 6 novembre dernier a été perturbé par des militants de Palestine Action France. Des jets de tracts, boules puantes et torches allumées accompagnés de slogans scandés. Des images qui ont choqué une grande partie de la sphère médiatique au point de faire l'ouverture du JT de France 2. Retour sur un traitement médiatique qui, une fois de plus, a invisibilisé les militants pro-palestiniens et les agressions dont ils ont été victimes.

Valenciennes Métropole élude la présentation du Rapport de Développement durable 2025-2026

24 novembre 2025 à 05:00

La loi Grenelle 2, du 12 juillet 2010, et son Décret n° 2011-687 du 17 juin 2011, marque l’obligation d’un débat sur le rapport de Développement durable.

Dans cet ordre du jour copieux figurait le rapport 2025-2026 sur le développement durable et par suite sa présentation (obligatoire) attendue par le vice-président en charge du climat, Régis Dufour Lefort. Ce dernier était carrément surpris en séance plénière de voir son collègue, Joël Soigneux, conservé la parole au moment d’aborder la délibération 16…, pas de présentation magistrale même pas une synthèse rapide de la stratégie écologique de Valenciennes Métropole sur cette période 2025-2026 ! Petit rappel de la loi, ce Rapport de Développement Durable incite les collectivités territoriales à assurer une mise en visibilité de leur contribution au développement durable de leur territoire, la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 précise l’obligation, pour les collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants, de produire et de présenter un rapport sur la situation en matière de développement durable en amont du Débat d’orientation budgétaire (DOB). 

Certes, cette présentation figurait dans le document reprenant l’ordre détaillé, de 2802 pages, fourni en amont aux élu(es) communautaires sauf que le débat doit s’installer en séance plénière. Pas de présentation et vous avez Quentin Omont, élu communautaire d’opposition, tout surpris de ce silence en plénière répondant de fait à personne en lisant son propos préparé en amont : « Je reconnais des efforts sur plusieurs thématiques comme sur la rénovation sur l’habitat, sur les bâtiments publics, les améliorations sur le cycle de l’eau, voire les pistes cyclables sans oublier le futur réseau de chaleur. Toutefois, la sobriété énergétique des entreprises n’est pas au rendez-vous pour les entreprises, la situation des agriculteurs, les déchets (transférés au SIAVED), le réemploi et la mobilité. »

Le Président de Valenciennes Métropole remercie l’élu pour ce commentaire « où vous admettez que la CAVM est assez volontariste. Par contre, nous devons faire face également à des partenaires aux abonnés absents (Région, Département, et Etat). C’est pourquoi, nous allongeons notre PPI ( Plan Pluriannuel d’Investissement ) sans abandonner les investissements. » 

Cette entorse à la loi devrait entrainer mécaniquement l’invalidation de cette délibération par le biais du contrôle de légalité par la Sous-Préfecture de Valenciennes. En clin d’oeil, la présidence de la CAVM s’essuie les pieds sur une modification de la loi Grenelle, par Jean-Louis Borloo, cocasse ! Je rappelle, juste pour l’ironie du moment, que la dégustation du Beaujolais nouveau, promise par le Président, n’est pas une excuse pour enfreindre la loi… !

Chaque élu dans cette assemblée plénière pourrait activer un recours contre la légalité de cette délibération ! Non, ce n’est pas une interprétation de la loi et son respect n’est pas superfétatoire ! Comment voulez-vous imprimer dans la conscience collective le message d’un respect des règles républicaines, par toutes et par tous, et ne pas faire le minimum dans un hémicycle d’élus communautaires, indemnisés par les contribuables au bout du bout… ! 

Le PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal) en mouvement

Depuis la mise en oeuvre de la loi NOTRe, la compétence urbanisme a été transférée au sein de l’intercommunalité. Dans ce transfert, le plus spectaculaire était la réalisation d’un document d’urbanisme commun entre les collectives locales membres de ladite EPCI (établissement public de coopération intercommunale), une gageure ! 

Chaque intercommunalité s’est attelée à cet exercice complexe où la souplesse était sans aucun doute la condition sine qua non d’une signature partagée en bas de la page. « Comme nous l’avions indiqué précédemment, ce PLUI est un outil vivant. Ces délibérations en sont la preuve », précise Jean-Marcel Grandame, le vice-président en charge de l’aménagement urbain.

En effet, des aménagements sont attendus par les maires comme sur la zone économique située sur Onnaing. « Une évolution du PLUI est nécessaire sur le PAVE 2 afin de permettre l’aménagement économique de 54 hectares tout comme la réalisation d’une brettelle d’accès à l’autoroute », précise le vice-président.

Rebelote avec une validation de deux projets photovoltaïques sur la commune de Crespin. « Ce n’est pas le seul projet de panneaux solaires sur notre territoire, mais il est prêt à sortir », précise Jean-Marcel Grandame.

Ensuite, sur la ville de Beuvrages, le Premier magistrat a souhaité requalifier une friche très polluée à l’abandon. « Je remercie les équipes de la CAVM pour leur travail. Cette modification du PLUI va nous permettre de travailler sur une enveloppe urbaine existante et pas sur un étalement », précise Ali Benyahia. 

Enfin, les modalités urbanistiques liées à la réalisation d’une piste cyclable, entre le village de Querenaing au site de l’Université Polytechnique Hauts de France, devait s’harmoniser entre le Conseil départemental du nord, Quérenaing et l’UPHF.

Des bornes électriques sur le territoire de la CAVM

Une délibération importante a été validée à travers la validation d’un marché public dédié à l’installation de bornes électriques sur le territoire de la CAVM. Total Energies a remporté un marché public pour lequel l’EPCI va débourser la somme de 33 millions d’euros. « C’est la meilleure offre avec un investissement de 4,7 millions d’euros par Total Energies et 222 points de charge sur le territoire », commente Philippe Baudrin. Pour sa part, David Bustin ajoute « que ce déploiement ne se fera pas sans l’avis des maires. »

« Un ROB réaliste et très prudentiel », Laurent Degallaix

Evidemment, le débat sur les orientations budgétaires est en suspension du vote, ou pas, du parlement sur le budget de l’Etat 2026. A ce stade, les choix proposés vont coûter la coquette somme de « six millions d’euros à notre agglo, et idem pour la CAPH, et près de 3 millions d’euros aux communes de la CAVM (1 million sur Onnaing) », commente Laurent Degallaix. 

Dans cette optique, la position avancée est « un ROB réaliste et très prudentiel. Nous collons aux évolutions des recettes fiscales », ajoute-t-il. Dans les sujets territoriaux, le transfert logique du service archéologie de Valenciennes vers Valenciennes Métropole amène une hausse de 600 000 euros de la masse salariale et une réduction de 500 000 euros de compensation entre l’agglo et la ville-centre. 

Le PPI demeure très axé sur la rénovation urbaine, 23% et la dette maîtrisée à 187 millions d’euros avec un taux moyen d’emprunt de 2,60%.

Le transport public « partiellement gratuit »

On peut souligner la constance du maire d’Onnaing sur la thématique du transport public gratuit. Cette fois, le maire amodie sa proposition. « Nous avons raté notre rendez-vous avec la gratuité des transports publics dans le Valenciennois. Cette fois, je propose une gratuité partielle des transports publics, uniquement pour les bus et pas les tramways. Cette décision serait un beau cadeau de Noël pour les Valenciennois. » L’évocation des EPCI passées à la gratuité des transport publics, Dunkerque, Lens, Calais rappelle que d’autres collectivités territoriales ont franchi le cap. 

En réponse, Laurent Depagne attire l’attention des élus communautaire sur le rapport de la Cour des Comptes. En effet, ce dernier indique que la gratuité totale des transports publics est contestable, avec une hausse des dégradations, moins d’usage du vélo, moins de pédibus, il faut mieux cibler les réductions et surtout sous conditions de ressources. « Il faut trouver un équilibre entre les collectivités territoriales, les entreprises (taxe Versement Mobilité) et les usagers. Il vaut mieux tendre vers la gratuité pour ceux qui en ont besoin, donc pas totale ! », commente Laurent Depagne.

Pour le Président du SIMOUV, Guy Marchant : « On n’a pas attendu ce débat pour la gratuité. C’est un faux problème. Toutes les agglo passées à la gratuité font marche arrière. Qui paye à la fin ? Enfin, nous devons renouveler notre parc de bus (loi Climat et Résilience) en énergie propre et bientôt changer les rames de tramway (presque 20 ans) pour un coût d’environ 90 millions d’euros. C’est de la démagogie à tout crin cette proposition. » Effectivement, on se rappelle le coût abyssal des lignes de tramway dans le Valenciennois, notamment la T2 vers le Pays de Condé en voie unique.

Enfin, Laurent Degallaix souligne que les exemples avancés par Xavier Jouanin sont des agglo « sans tramway. Ensuite, il existe déjà une gratuité partielle (moins de 25 ans) pour environ 11 millions d’euros. Enfin, les sujets premiers des usagers ne sont pas la gratuité, mais la sécurité et la ponctualité. »

Assurément, un débat agité s’engage (déjà) pour le prochain mandat de Valenciennes Métropole sur cette thématique du transport public gratuit. D’évidence, seul un profond remaniement de l’hémicycle communautaire actuel pourrait infléchir la tendance du moment.

Daniel Carlier

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