Vue normale

Fabriquer la menace russe

19 décembre 2025 à 14:22
Les dirigeants européens croient-ils sincèrement que les chars russes défileront bientôt à Varsovie ou à Berlin ? Ou leur ébriété guerrière vise-t-elle surtout à légitimer une politique qu'ils présentent comme la seule possible mais dont ils savent l'impopularité : l'austérité pour le peuple, (…) / Médias, Presse, Désinformation, Russie, Europe, Conflit russo-ukrainien 2022-

Débat intense sur les orientations budgétaires 2026 au SIAVED

19 décembre 2025 à 06:24

Charles Lemoine : « Le prochain exécutif du SIAVED devra définir sa stratégie… pour les 30/40 prochaines années »

En propos liminaire, le président du SIAVED précise que le Bureau a choisi de prolonger le contrat d’exploitation du CVE de Douchy-les-Mines d’une année supplémentaire, mais surtout de déclarer sans suite le marché public en cours relatif à l’exploitation de ce CVE.

« C’est une première depuis que je suis au SIAVED. Jamais, je n’avais vu une différence de 10 millions d’euros entre le dernier des tour des négociations et l’offre finale », commente Charles Lemoine. En effet, PAPREC, le prestataire en charge de l’exploitation du CVE sur Douchy, était la seule entreprise à répondre à ce marché public. Parfois, on peste contre la concurrence avec ses dérives, mais en l’espèce l’absence de concurrence amène directement à ce genre de position dominante, à méditer !

« C’est pourquoi, nous avons déclaré sans suite ce marché public. A ce effet et afin d’assurer la continuité de ce service, nous avons demandé à PAPREC un avenant afin de prolonger son exploitation durant l’année 2026. Les prix remis sont conformes au marché actuel, le Bureau du SIAVED a donc validé cet avenant pour une année », commente Charles Lemoine.

« Nous supportons mieux qu’avant (avec 7 EPCI) les investissements lourds », Arnaud Decagny

Le vice-président en charge des finances a présenté un ROB suspendu au vote, ou pas, du budget de l’Etat 2026. Rarement, compte tenu du contenu de celui-ci, les incertitudes budgétaires ont été aussi prégnantes. Oui, le mot prospective n’a jamais pris autant de relief à l’aulne de la nouvelle année.

Les directions

Face à ces questions, on peut valider quelques pistes lisibles et notamment la hausse majuscule de la taxe TGAP (La taxe générale sur les activités polluantes). Toutefois, la cible privilégiée du Gouvernement (et des parlementaires) demeure l’enfouissement. Dans cette optique, la ligne d’horizon d’un zéro enfouissement des déchets durant ce mandat 2026/2032-2033 constitue un objectif à atteindre réaliste et indispensable.

Le sujet de la TVA est intéressant, car le projet de budget serait d’unifier la TVA à 5,5%, et plus 10% sur deux taxes, sur la collecte et le traitement des déchets. Et en lien direct, le fameux FCTVA (Remboursement de la TVA dépensée par les collectivités publiques) serait en discussion. « Le report d’une année du FCTVA, ou de sa suppression, serait terrible pour les budgets des collectivités publiques », souligne Arnaud Decagny.

Les CVE

Bien sûr, le gros morceau est parfaitement identifié, car les travaux et l’entretien des trois CVE (Centre de Valorisation Energétique) sur Maubeuge, Saint-Saulve et Douchy-les-Mines constituent le coût principal pour cette collectivité publique. Validés dès 2024 et l’émergence du nouveau périmètre du SIAVED, les travaux sur le CVE de Maubeuge pour un coût de 50 millions d’euros sont déjà dans les tuyaux.

C’est l’occasion de rappeler la première vertu de ce rapprochement communautaires entre 7 EPCI dans le sud du département. « Nous supportons mieux qu’avant (avec 7 EPCI) les investissements lourds, car nous bénéficions de la solidarité budgétaire des autres intercommunalités », déclare Arnaud Decagny. Tout simplement, la puissance publique ne peut plus avancer en solo, mais se doit de fédérer les acteurs publics tout en conservant une certaine agilité opérationnelle.

Si le site de Saint-Saulve a déjà réalisé ses investissements lourds, le site de Douchy-les-Mines est à la croisée des chemins. « Le prochain exécutif du SIAVED (d’ici juin/septembre 2026) devra définir sa stratégie… pour les 30/40 prochaines années. Il faudra choisir la prochaine maquette, en terme d’investissement, de 50 millions d’euros à 150 millions d’euros selon le choix des travaux sur Douchy. Pour une fois, le calendrier politique est favorable », précise le Président du SIAVED.

Inutile de dire que les discussions seront intenses, comme elles le sont déjà pour la prochaine contribution des collectivités territoriales membres. « Quelle est la projection budgétaire relative à la contribution des EPCI en 2026 ? », demande Jean-Pierre Mazingue, le président de la Communauté de Communes du Pays de Mormal. « Nous cherchons toujours à minimiser les participations des agglo, mais nous attendons le vote du budget de l’Etat (ou pas) ! », répond tout de go Charles Lemoine.

Les points intangibles et les réactions

Plusieurs données centrales vont dominer les axes de réflexions. Premièrement, la baisse du prix de rachat de l’électricité dans les CVE. Par exemple, pour le site de Saint-Saulve, la nouvelle tarification du rachat de l’électricité produite fait baisser de huit millions d’euros les recettes de fonctionnement.

Ensuite, toutes les politiques de prévention, des bons eco-gestes…, vont petit à petit réduire le volume des déchets et par suite le financement d’une EPCI comme le SIAVED. Dans cette optique d’un étau à l’horizon, le Président rappelle l’importance de trouver des clients extérieurs (aux 7 membres) afin de traiter leurs déchets. David Bustin, vice président communautaire de la CAVM, ne rate pas le coche en soulignant le traitement discrétionnaire indispensable des membres du SIAVED, sinon « on s’en va tous du SIAVED et on devient client… ! » Effectivement, les premiers arrivés sont les mieux servis, c’est une politique de bon sens. Ensuite, les marchés de niche ne sont pas non plus à négliger comme la DASRI (Déchet hospitalier) avec très peu d’acteurs sur ce segment.

Pour l’ancien Président d’Ecovalor, Philippe Baudrin, le temps des dossiers sous le tapis est révolu. « On ne doit rien cacher, rien se refuser, et lancer les évolutions nécessaires. »

Autre sujet pertinent, Jean-Francois Delattre, vice-président aux finances de la CAPH, rappelle qu’il était « contre le Relamping (travaux de rénovation à 10 ans). Nous ne devons pas faire un emprunt avec une durée supérieure à la durée de vie des équipements. » Et nous avons un magnifique exemple avec le syndicat des transports du Valenciennois dans la panade financière… https://www.va-infos.fr/2025/12/17/simouv-recherche-budget-desesperement-pour-le-remplacement-des-rames-2006-du-tramway/

Une autre réflexion d’un élu communautaire pense au grand public et à sa compréhension de toutes ces taxes. « J’entends des réflexions sur le terrain sur le consentement au tri. Je fais mon tri, mais je paye toujours plus. Le citoyen ne comprend plus ! »

Enfin, Anne-Lise Dufour, maire de Denain, rappelle aussi un besoin « d’une collecte plus fréquente des déchets réclamés par les habitants et donc un service plus cher au final. »

D’évidence, les EPCI devront mieux communiquer sur la gestion des eaux usées et sur la potabilité de l’eau à l’instar de la gestion des déchets, traitement, collecte, etc., car in fine il vont continuer à payer plus cher un Droit à profiter de ces services publics et plus un dû sans retour. Oui, la hausse des coûts liés aux normes environnementales, le mode de gestion de plus en plus affiné, les multiples filières des déchets et de leur recyclage… exigent un investissement très lourd ! « Rien ne se perd, tout se transforme »… en euros constants !

Daniel Carlier

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Le challenge « Méth’Agri Camp » récompense le lycée agricole d’Airon (Oise)

19 décembre 2025 à 06:07

Au sein de ce magnifique écrin « Art déco », a deux pas du Beffroi de Béthune, les 7 équipes des établissements scolaires des Hauts de France ont pendant quelques minutes brosser la fiche d’identité d’un projet structurant en faveur du développement de la méthanisation. Les participants sont : le Lycée agricole de la Thiérache (Aisne), de l’institut d’Anchin (Nord), du Lycée des sciences de la terre  et du vivant (Hazebrouck Nord), Lycée agricole de l’Oise à Airon, Campus agro-environnemental de Tilloy-les-Mofflaines (Pas de Calais), Lycée Sainte-Marie sur Aire-sur-la-Lys (Pas de Calais), institut le Paraclet sur Cottenchy (Somme), et sans oublier la participation exceptionnelle (hors concours) des étudiants de l’institut de Genech (59).

Philippe Vasseur

Au chevet de cette présentation magistrale, un jury de haute qualité était composé de professionnels aguerris comme l’ancien Ministre de l’Agriculture, Philippe Vasseur. Trois axes ont guidé ce jury à trancher, entre les participants à cette compétition amicale, afin de récompenser la meilleure idée pour le soutien, la poursuite, voire l’installation d’une unité de méthanisation agricole destinée à la production de gaz vert : l’originalité, la qualité du concept proposé et sa présentation, sa faisabilité dans la mise en oeuvre et son acceptabilité par la diversité des partenaires, et surtout son utilité dans la trajectoire d’une transition écologique assumée depuis REV3.

Evidemment, le maître des résultats était l’ancien Ministre de l’Agriculture avec un podium comme suit : 3ème, Lycée agricole de la Thiérache, 2ème Campus agro-environnemental de Tilloy-les-Mofflaines et 1er le Lycée agricole de l’Oise à Airon. A cet effet, un chèque de 2 500 euros a été remis aux gagnants par GRDF « pour la mise en oeuvre d’un projet RSE au sein de votre établissement scolaire », déclare Didier Cousin, le Directeur Territorial Hauts de France GRDF.

Daniel Carlier

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"Une carte de presse forte est une carte de presse qui nous protège"

18 décembre 2025 à 12:01
Depuis plusieurs années, L'Association des Journalistes Antiracistes et Racisé·e·s (AJAR) oeuvre pour que la Commission de la Carte d'Identité des Journalistes Professionnels (CCIJP) supprime l’une de ses règles qui oblige les femmes qui portent un foulard à se dévoiler sur leurs photos de carte de presse. Début décembre, la Défenseure des droits a mentionné dans un rapport qu’elle considérait, elle aussi, cette mesure comme discriminatoire. Entretien avec l'AJAR afin de comprendre ce que cette "règle" - qui peut sembler anodine en apparence - raconte de notre profession.

Marie-Amélie Le Fur : « Vers une pratique plus large du sport handicap »

18 décembre 2025 à 06:21

Marie-Amélie Le Fur : « L’orthopédiste est le roi des bidouilleurs »

Si vous connaissez l’Université Polytechnique Hauts de France, et Philippe Budlo, délégué pour une université durable et inclusive, à la manoeuvre pour organiser cette journée, vous n’avez peut-être pas une connaissance affutée sur « L’Académie des Technologies » ! Cet organe est composé de plusieurs centaines

Paul Friedel

de professionnels de la technologie, scientifiques, industriels, chercheurs, spécialistes de l’économie, des sciences humaines et des sciences de l’éducation touchant aux technologies. Elle émet des avis indépendants et propose de fait du contenu de réflexion pour tous. « Nous ne sommes pas des fous de technologie, mais elle peut contribuer au projet raisonné, réfléchi, et partagé », commente dans son propos conclusif, Paul Friedel, le délégué général de l’Académie des Technologies.

L’idée de cette journée était de faire un brainstorming géant sur la technologie et ses avancées, ses limites également, et le sport handicap.

« Nous avons replacé le sportif handicapé au centre du jeu, personne ne connaît mieux que lui son besoin », Marie-Amélie Le Fur

Effectivement, cette olympiade jusqu’au J.O et Paralympique de Paris 2024 a été porteuse pour la recherche et l’innovation en terme de matériel. Des avancées sur la composition (carbone), la technologie associée, l’innovation in fine, sont parfois le fruit uniquement d’une idée géniale. Tout cela pousse la championne paralympique à entrevoir la lumière : « Cette technologie doit aboutir à un ruissellement vers une pratique plus large du sport handicap. » L’objectif est limpide. Il faut dépasser la niche technologique, un marché minimaliste, pour développer plus massivement des matériaux au bénéfice de milliers de sportifs et sportives en situation de handicap.

Pour cela, quel que soit la qualité du médecin sportif, expert de tout niveau, la personne idoine est connue. « Nous avons replacé le sportif handicapé au centre du jeu, personne ne connaît mieux que lui son besoin ! Le docteur doit écouter son patient. L’enjeu est le parasport au quotidien », clame Marie-Amélie Le Fur. Pour ceux qui connaissent le milieu, ce propos dix ans en arrière est presque révolutionnaire, disruptif pour être à la mode.

Voilà la ligne d’arrivée, celle d’un matériel en constante évolution à disposition du milieu ordinaire. Toute la journée, des exemples bluffants d’avancées technologiques ont émaillé les débats même si « l’orthopédiste est le roi des bidouilleurs », ironise Marie-Amélie Le Fur. Il ne faut pas se mentir, nous sommes à des années lumière de la production de masse.

Une vis manquante et le trou noir…

Cet échange XXL a mis en lumière le génie des professionnels et enseignants chercheurs. A ce titre l’impression en 3D devient une aide technique indispensable à ce stade. Néanmoins, une championne paralympique en aviron, à Tokyo en 2021, explique avoir vu plus de 20 fois un fabricant pour une orthèse de compétition. « En septembre, j’ai réussi mon challenge de courir un semi-marathon. Dans le dernier kilomètre, une petite vis s’est détachée de celle-ci. Aujourd’hui, plus aucun fabricant ne veut la remplacer ! Je ne peux plus poursuivre ma carrière sportive ! », commente Erika Sauzeau.

Voilà, on touche du doigt la problématique. Les innovations sortent d’un Fablab, ou d’un fabricant, sur mesure. Ensuite, les avancées sur un matériel existent de fait sans cadre juridique. « D’ailleurs, nous observons que toutes les évolutions sur un fauteuil, pour le confort voire une meilleure utilisation de celui-ci, sont refusées systématiquement par le constructeur. On s’adapte et les familles signent des décharges, elles comprennent la situation », explique Oriane Lopez, médecin de Médecine Physique et de Réadaptation.

D’ailleurs, un intervenant souligne « qu’une réglementation pourrait assécher l’innovation. » Alors, comment fait-on ? Dans un monde corseté par la norme, où le plus petit usage est réglementé, piloté par la peur de l’échec, de l’accident, sans se soucier du mieux-être de la personne en situation de handicap. C’est un peu la théorie de la personne sur le bord d’un cours d’eau et voyant une personne en train de se noyer, elle regarde d’abord un panneau « baignade interdite » avant de lui jeter une bouée… Concrètement, personne ne veut prendre la responsabilité de !

A la recherche du modèle économique

Effectivement, Paul Friedel n’hésite pas à mettre le sujet au milieu de la table. La R&D sur un matériel performant au service du sport handicap doit trouver, auprès de la sphère publique et privée, des solutions de financement. « Nous devons baisser les coûts de production. » La mobilité dépend de cette faculté à produire mieux et plus massivement. Comme diraient certains « en France, on adore l’innovation, mais personne ne veut la financer ! ».

Pour autant, vous avez des avancées notables avec par exemple la MDPH prenant en charge à 75% les orthèses, après visite d’un médecin expert etc. Ensuite, très médiatisée depuis le 01 décembre 2025, la prise en charge à 100% des fauteuils électriques et pour la première fois « le fauteuil sportif après une visite avec un médecin expert et un ergothérapeute », explique Oriane Lopez.

Ça bouge et c’est dans cette direction croisée de la prise en charge publique et de la recherche/ conception de nouveau matériaux, que le monde du handicap doit avancer. Toutefois, la parole commune de cette journée est surtout de ne pas supprimer « la légèreté de l’innovation », parfois stupéfiante de simplicité, voire de l’astuce à l’usage tout simplement.

Au bout du bout, Marie-Amélie Le Fur résume la finalité de ces avancées technologiques : « Nous parlons du bien-être et du bien vieillir des personnes en situation de handicap. »

Daniel Carlier

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Les amnésies de la vie politique française

17 décembre 2025 à 17:22
Du parc à thème le Puy du Fou, créé par M. Philippe de Villiers, au spectacle « Murmures de la cité » de Moulins, financé par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin, l'extrême droite diffuse une vision conservatrice de l'histoire, avec l'appui de médias tels que CNews. Les pouvoirs publics et la (…) / France, Histoire, Politique, Démocratie

Même les Américains se lassent d'Israël

17 décembre 2025 à 14:52
L'adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies, le 17 novembre dernier, d'un plan américain pour Gaza très favorable à Israël représente un succès diplomatique pour ce pays. Mais, simultanément, la cause israélienne devient de plus en plus impopulaire aux États-Unis, malgré la puissance (…) / États-Unis, Groupe de pression, Israël

(SIMOUV) Recherche budget désespérément pour le remplacement des rames (2006) de tramway

17 décembre 2025 à 17:49

Arnaud L’Herminé : « Nous avons fait un (gros) effort budgétaire à l’arrivée du nouveau délégataire (2023) »

Le premier focus dans le ROB (Rapport d’Orientation budgétaire) du SIMOUV réside dans les charges de fonctionnement. En effet, à hauteur de 75 492 000 millions d’euros, dont 62 586 000 euros pour le délégataire, les charges de fonctionnement sont massives pour ce réseau bus/tramway public sur le Valenciennois.

« Sur les 62 586 000 €, 49% sont dédiés à la masse salariale (30 millions d’euros) où le nouveau délégataire nous indique l’embauche de 12 nouveaux chauffeurs et 20 salariés au total », commente Arnaud L’Herminé, le vice-président en charge des finances. On note dans les charges de fonctionnement le montant de 6,6 millions d’euros, malgré une équipe très restreinte, mais performante, et par suite totalement liées à la dette, nous y reviendrons !

En recettes de fonctionnement, le total s’élève à 89 334 000 millions d’euros dont les deux agglo (Valenciennes Métropole et La Porte du Hainaut) à hauteur de 4,5 millions d’euros, chacune, en 2025, mais en 2026 une diminution à 4 millions d’euros chacune.

L’autre point fort de ces recettes demeure, fort heureusement, la taxe VM (Versement Mobilité) pour toutes les entreprises d’au moins 11 salariés. « Elle reste dynamique et à hauteur de 2% de la masse salariale », souligne le vice-président aux finances.Toutefois, ce dernier insiste sur le coup de booster à l’occasion du changement de délégataire : « Nous avons fait un (gros) effort budgétaire à l’arrivée du nouveau délégataire (2023), plus 4 millions d’euros en 2023 » En effet, à la lumière des chiffres, on s’aperçoit que la VM 2025 tourne autour de 61 734 000 euros, alors que le coût associé au délégataire est à 64 754 000 millions d’euros. « Plus nous réduisons l’écart entre la VM et notre subvention au délégataire… », poursuit Arnaud L’Herminé.

Face au mur du matériel roulant à remplacer !

Néanmoins, le plus inquiétant est le poids de la dette publique du SIMOUV. Avec 123, 8 millions d’euros sur une durée moyenne de 18,6 ans, l’étau mécanico/financier se resserre. Certes, le vice-président met en exergue le taux d’emprunt élevé (4,57% en moyenne), mais personne ne pouvait deviner la baisse drastique des taux a postériori. D’ailleurs, l’ère des taux autour de 1% est définitivement achevée.

Par contre, ce qui était plus prévisible, en terme de prospective, est la durée de vie d’une rame de tramway, 20/25 ans en l’occurrence. Sachant que 21 rames ont été lancées en 2006 pour la splendide ligne 1 de Valenciennes vers le Mont Houy, il fallait s’attendre à un besoin de financement lourd pour le remplacement de ces derniers « à l’horizon 2026/2029. Le prochain hémicycle devra faire des choix forts. C’est notre point noir », ajoute Arnaud L’Herminé. La mise en relief de cette équation budgétaire douloureuse est, sans aucune ambiguïtés, un doigt pointé vers la gestion du SITURV, jusque 2014, en matière d’investissement.  « Cette durée de 18,6 annuités restantes pose un problème pour le remplacement des rames », indique le vice-président, on vient de redécouvrir l’obsolescence programmée, merveilleux !

C’est le moins que l’on puisse dire, aucun organisme bancaire ne veut plus prêter au SIMOUV, et l’organisme public précédent, le SITURV, a dépensé sans réfléchir au temps long, sans penser au renouvellement mécanique des rames, et nous revenons toujours au même constat… fallait-il faire à tout prix la ligne T2 en sus de la ligne 1, sur deux voies, du Mont Houy à Denain. Pour un maillage complet, vu la vitesse de gastéropode du T2 sur une voie vers le Pays de Condé,  d’autres solutions en « Bus à Niveau de Service » aurait pu faire l’affaire. De plus, cette solution n’aurait pas grevé sur le temps très long les finances du syndicat de transport public…

Concrètement, des rames mises en service en 2006 « ne seront plus opérationnelles sur la période 2026/2029. Nous devons renouveler notre parc roulant », conclut le vice-président, le temps du propos prudentiel à l’endroit de la gestion du SITURV, sous la présidence de Francis Decourrière, n’est plus d’actualité.

Daniel Carlier

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Dans l’audiovisuel, le journalisme gratuit est devenu la norme

17 décembre 2025 à 14:20
Andreï Valentin Vaitovich est réalisateur indépendant, spécialisé notamment sur la question ukrainienne. Intervenant régulier sur LCI entre 2021 et 2024, il dénonce dans cette tribune, qu'il nous a fait parvenir et que nous publions en accès libre, le recours massif par certaines chaînes télé de journalistes indépendants non rémunérés.

Réaménagement du site minier sur Wallers et « DATA 4 » s’installe sur Escaudain

17 décembre 2025 à 07:41

Le site minier de Wallers Arenberg revisité d’ici fin 2028

Après la fermeture du puits d’Arenberg en 1989, peu de gens auraient pensé à ces vies multiples sur ce site minier emblématique du Valenciennois, ces rebonds improbables comme celui du génial réalisateur Claude Berri. En effet, le tournage du mythique « Germinal », diffusé en 1993, a sauvé ses chevalements, ses bâtiments, ses pépites totémiques. Puis, sous l’impulsion d’Alain Bocquet, le 1er Président de la La Porte du Hainaut née en 2001, le siège communautaire de cet EPCI se positionne sur ce site, un coup politique habile.

Chemin faisant, la vétusté des bâtiments miniers pose de plus en plus de problèmes à la collectivité territoriale. C’est pourquoi, le temps d’un financement européen XXL, et bien d’autres partenaires, permet de réhabiliter le site minier avec l’accueil des étudiant(e)s de l’Université Polytechnique Hauts de France, sans oublier le matériel complet pour le tournage d’un film, du début du premier plan au montage final. L’inauguration en septembre 2015 avec la présence de Costa Gavras restera dans les mémoires collectives. Durant dix ans, court-métrage, série, film, ont fait vivre ce site entre la mine et l’image.

Toutefois, il manquait une brique actrice à cette mémoire minière rénovée, tout simplement une vie au quotidien. En effet, hors visite par un guide pour l’histoire de la mine, des manifestations éphémères, l’habitant, le touriste… ne pouvaient déambuler dans ce lieu chargé d’histoire. C’est pourquoi, un projet d’ouverture au public a commencé par phosphorer chez les élu(e)s communautaires.

Du haut du chevalement, on aperçoit le terril arasé par le temps, un aménagement est prévu pour le mettre en lumière

Et tout a démarré par une étude européenne EUROPAN (https://www.urbanisme-puca.gouv.fr/qu-est-ce-qu-europan-a117.html) où les jeunes architectes ont réfléchi à une ouverture de ce site minier. Comme très souvent, la bonne idée génère un besoin, et pas forcément le contraire, car l’utilisation appropriée de l’argent public doit s’appuyer sur un projet durable, raisonnable, et pertinent. De l’idée au financement d’un projet, le pas a été franchi par l’hémicycle communautaire.

Une enveloppe de 16 millions d’euros en plusieurs phases

Là, nous parlons d’une réflexion sur le site minier sur Wallers Arenberg, mais également bien au delà avec les sites naturels environnants, les axes d’une meilleure mobilité, pour une offre globale touristique.

Entrée traversante du parvis d’accueil vers…

Tout d’abord, la première phase se situe sur le site minier historique et un axe vélo. Quatre millions seront consacrés à une rénovation paysagère du site, notamment cette entrée à la CAPH en mode grand parking. Au total, 5 entrées, l’une traversante est-ouest dès l’entrée (grille actuelle) vers les habitations de l’autre côté. Ensuite, une entrée sera située devant le parking extérieur, entre un bâtiment d’accueil des apprenants de l’UPHF et l’hôtel d’entreprises. Puis, les autres ouvertures seront vers tous les points cardinaux de cet espace minier. L’enveloppe nécéssaire se situe à 4 millions d’euros.

Pont des courageux dans la Trouée d’Arenberg

Dans la foulée, la Trouée d’Arenberg n’est pas oubliée dans ce premier coup de pinceau. Concrètement, le fameux « Pont des Courageux » en pleine Trouée d’Arenberg sera sauvé avec la création, sur cette ancienne voie ferrée pour les wagonnets remplis de charbon, d’un axe vélo route. Ensuite, une passerelle à construire ex nihilo au dessus d’une voie ferrée est prévue dans cette première phase, coût 2 millions d’euros, soit 6 millions d’euros au global sur cette première phase pour les 12 hectares visés, mais 34 hectares sur la globalité du projet de 16 millions d’euros.

De la ruche au grand public 

Evidemment, le Président de La Porte du Hainaut se réjouit de cette ambition architecturale. Ce site minier ne sera plus uniquement un siège politique, sans oublier des espaces événementiels, mais un lieu de promenade où le grand public pourra cheminer naturellement au pied leur « Tour Eiffel » locale. Le calendrier s’étale comme suit, début des travaux potentiels mi 2027 pour une fin de chantier fin 2028.

DATA 4, 2 400 emplois directs ou indirects, un nouveau souffle économique sur Escaudain

L’autre nouvelle époustouflante est l’arrivée d’une entreprise de portée mondiale, DATA 4, sur la Zone Industrielle « Les Soufflantes » sur la commune d’Escaudain. A un kilomètre du site les « Pierres Blanches » sur Denain, l’accès à l’autoroute, cet espace économique va accueillir un bâtimentaire XXL. Le domaine d’activité se positionne sur le développement de l’IA, mais pas seulement sur le stockage de données, mais également via la formation, la Recherche & Développement, voire un campus et plus simplement la naissance des métiers de demain. Nous le savons tous, à minima 50% des métiers actuels n’existeront plus en 2050… ! L’IA sera incontestablement, que le redoutions ou pas, la révolution de demain dans notre quotidien.

Les réactions politiques…

« La Porte du Hainaut a candidaté dans le cadre des sites clé en main, France 2030, et nous avons été retenus. Nous avons été crédibles comme agglo. Après Toyota (ou Action) sur Valenciennes Métropole, Safran et Lesaffre sur La Porte du Hainaut, DATA 4 arrive avec un enjeu écologique aussi. Je remercie le Préfet du Nord et le Président de la Région Hauts de France pour leur soutien sur ce dossier économique », commente le Président de la CAPH.

Pour la vice-présidente au développement économique, Anne-Lise Dufour, l’information est formidable : « C’est une très bonne nouvelle pour notre territoire ! La meurtrissure de la fermeture d’Usinor se referme. De plus, ce n’est pas une seulement une boîte de stockage, mais pourvoyeur d’emplois. En effet, dans leur installation, DATA 4 va aussi transformer le site « France Télécom » (derrière l’hôtel de ville de Denain) en espace de formations. »

Bien sûr, l’édile d’Escaudain, Bruno Saligot, est dithyrambique sur le sujet : « On nous a pris au sérieux dans une compétition mondiale. Notre travail, discret, a porté ses fruits et donne un avenir à nos jeunes. Cela va booster l’économie du Denaisis, de l’agglo, et au delà. Sur le volet écologique, la chaleur fatale sera récupérable et en capacité de chauffer les communes voisines, Lourches, Roeulx, et Escaudain. On va réduire de fait notre consommation énergétique (fossile). Enfin, ce site sera également économe en eau avec une consommation correspondant à la consommation de 40 logements. »

Le maire de Saint-Amand-les-Eaux n’est pas en reste et félicite les porteurs, et les équipes de la CAPH, pour cette implantation porteuse d’avenir. « L’IA est une filière d’avenir ! Cela fait partie de la souveraineté de notre pays. Pour autant, il ne faut pas oublier l’industrie existante, et maintenir une vigilance sur le ferroviaire et l’automobile », déclare-t-il. Aymeric Robin reprend la balle au bond « j’ai appris durant ce mandat communautaire que le développement économique est un combat pour l’industrie existante comme les projets d’avenir. »

Pour sa part, Jean-Michel Michalak, le conseiller régional et vice-président en charge du numérique, apporte une précision technique importante : « Le Conseil régional a décompté cette implantation à l’échelon régional, donc sur le compte foncier de la région et pas sur celui de La Porte du Hainaut. » Concrètement, cette arrivée économique ne va pas grever le foncier disponible pour d’autres dossiers sur ce territoire.

De la même manière, David Audin, élu ville de Denain, se dit « fier pour notre territoire. Nous sommes respectés comme agglo ! ». Dans la foulée, Ludovic Zientek, rejoint l’élu amandinois « il faut surveiller nos atouts existants comme les nouveaux. »

Enfin, une voix dissonante avec Catherine Mercier, élue d’opposition dans la commune d’Escaudain, tempère cette enthousiasme général : « Je ne suis pas contre le développement économique, mais je souhaite le maintien d’une zone verte sur ce lieu de mémoire (industrielle). J’ai eu des retours par de nombreux Escaudinois. Un DATA center est un gouffre énergétique et très consommateur en eau. » Elle s’insurge aussi par l’information diffusée par la presse avant la population locale. Aymeric Robin répond tout de go : « Nous étions dans un process de confidentialité totale. Le maire n’avait pas le doit de communiquer sur ce dossier économique. » La fameux « sous embargo » bien connu !

Daniel Carlier

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Illuminations expérimentales

16 décembre 2025 à 18:52
Henri Michaux (1899-1984) « n'est pas fou », il est à l'« écoute de l'intracorporel », prévient l'essayiste américaine Susan Sontag, dans l'entretien qui ouvre avec énergie ce livre étonnant, appuyé sur un fonds d'archives (documents, photographies…) et de lettres inédites, témoignant des (…) / Drogue, Livre

Bientôt une route Trump dans le Caucase ?

16 décembre 2025 à 14:41
Dans le conflit qui oppose l'Arménie et l'Azerbaïdjan, une étape importante a été franchie cet été avec la signature d'une série de documents entre les deux pays. Paraphés à Washington, et non à Moscou, ils lèvent certains obstacles à l'ouverture d'un corridor qui devrait relier le territoire (…) / Arménie, Azerbaïdjan
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