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- Aiper Scuba V3 au CES 2026 : l’“IA cognitive” arrive sur toute une gamme, avec un V3 Ultra 6-en-1 primé
Aiper Scuba V3 au CES 2026 : l’“IA cognitive” arrive sur toute une gamme, avec un V3 Ultra 6-en-1 primé
Au CES 2026, le marché du robot de piscine se joue aussi à coups d’écosystèmes et de trophées : pendant que Beatbot met en avant son AquaSense X, Aiper débarque avec une approche plus large “piscine + jardin” et place la nouvelle série Scuba V3 (V3, V3 Pro et surtout V3 Ultra) au centre de son discours. Le Scuba V3 Ultra est d’ailleurs distingué aux CES Innovation Awards 2026 !
Dans cette bataille pour la première place, Aiper renforce aussi son positionnement “leader” en s’appuyant sur Euromonitor, qui doit lui remettre un certificat l’attestant comme n°1 mondial des robots de piscine intelligents en volume de ventes 2025.
Le cœur du lancement, c’est la “Cognitive AI Powered” : une promesse d’entretien plus set-and-forget, où le robot “observe, interprète, décide, adapte” pour ajuster trajets, fréquence et puissance selon la taille, la forme, l’historique de nettoyage, et même la météo ! Aiper s’appuie donc deux briques principales : AI Navium™ (optimisation des parcours) et AI Patrol Cleaning (logique d’entretien plus autonome). Et c’est sur le V3 Ultra que cette promesse se matérialise le mieux. Pour l’heure, voici ce que nous en savons…
Scuba V3 Ultra : le vaisseau amiral 6-en-1 (toujours plus)
Si Aiper veut prendre l’ascendant face aux nouveaux entrants (Beatbot en tête), le Scuba V3 Ultra est clairement son produit “démonstrateur”, celui qui tord le coup de la charge mentale à grands coups d’IA !
Une couverture plus fine et ambitieuse
Aiper décrit le V3 Ultra comme un robot tout-en-un, capable d’assurer l’entretien “de la surface au fond” au sein d’un seul appareil sans fil. Dans les faits, les descriptions convergent sur quatre zones majeures (fond, parois, ligne d’eau, surface), auxquelles s’ajoutent des scénarios plus spécifiques : nettoyage des zones très peu profondes (annoncé jusqu’à 20 cm) et logique “post-événement” (ex. privilégier la surface après un coup de vent).
Un nouveau modèle de navigation : perception et décision en boucle fermée
Le point intéressant, c’est la manière dont Aiper “instrumente” la promesse IA. La fiche CES parle d’une caméra frontale et d’un pilotage qui ajuste la trajectoire en temps réel, avec un discours très ambitieux autour d’un AI Co-Pilot mêlant cartographie adaptative, reconnaissance et même “satellite imagery”.

À cette formule encore un peu vague hors du cadre marketing, Aiper ajoute une brique plus concrète : Dual-Camera AI Patrol Cleaning + Navium™, qui s’appuie sur vision, historique et météo locale pour arbitrer quand, où et comment nettoyer, plutôt que d’exécuter des cycles fixes. Et ça, ça peut vraiment pallier des frustrations !
Matériel : puissance, capture de surface, filtration
Aiper annonce 8 500 GPH d’aspiration (soit près de 32 200 L/h) et une filtration double couche jusqu’à 3 microns. Pour la surface, le communiqué mentionne BioClaw™, censé guider activement les débris flottants vers la chambre de collecte, et JellyFloat™ pour éviter les blocages et gérer les zones peu profondes. Ce sont exactement les points qu’on voudra vérifier en test, car ils pourront vraiment faire la différence sur une piscine “réelle”.
Comment Aiper étage sa gamme Scuba V3 ?
À l’instar du Sora 70 de Beatbot, le Scuba V3 joue la carte de l’entretien quotidien : un format annoncé comme compact, avec une navigation “VisionPath™” et surtout un vrai effort sur la ligne d’eau via JetAssist™. Son prix est déjà cadré : 1 099 €, disponibilité annoncée à partir de mars 2026.

Le Scuba V3 Pro se positionne comme le palier “eau parfaitement limpide”, en ajoutant des briques très orientées efficacité/robustesse (JellyFloat™, Energy-Smart Lift Engine, filtration MicroMesh™ multicouche) et une promesse de nettoyage incluant les zones peu profondes. À ce stade, Aiper parle d’une disponibilité au printemps 2026, sans prix communiqué.
Enfin, nous l’avons vu, le V3 Ultra récupère la vitrine technologique (double caméra, couverture “6-en-1”, surface incluse), et c’est lui qui devra démontrer si l’IA améliore réellement la régularité du résultat… surtout face à l’AquaSense X attendu avec impatience dans nos labos ! En résumé, donc, voilà ce qu’on a :
| Modèle | Positionnement | Points mis en avant | Prix / dispo |
|---|---|---|---|
| Scuba V3 | “essentiel” IA cognitive | Navium™, VisionPath™, JetAssist (ligne d’eau) | 1 099 €, mars 2026 |
| Scuba V3 Pro | auto-optimisé | JellyFloat™, lift écoénergétique, filtration MicroMesh multicouche | Prix à venir, printemps 2026 |
| Scuba V3 Ultra | flagship 6-en-1 | double caméra, VisionPath 2.0, surface + zones peu profondes, 32 200 L/h | 2 299 €, printemps 2026 |
Aiper argumente à sa manière avec une nouvelle méthode de nettoyage
En somme, Aiper tient à renouveler l’approche des robots-piscines : la série Scuba V3 doit adapter ses cycles à la taille et à la forme du bassin, à l’historique de nettoyage, et même aux conditions météo. C’est presque inespéré vu la rigidité que nous avions observée sur les Scuba X1 et X1 Pro Max, malgré les difficultés bien réelles de notre bassin. Il nous paraît évident qu’en affinant la navigation, Aiper vise juste : reste à savoir s’il mettra dans le mille au moment du lancer !
Notre grille de lecture comportera donc quelques points cruciaux, à savoir :
- la constance de couverture : l’IA produit-elle des trajectoires plus stables qu’une bonne navigation “classique” sur bassin complexe ?
- le traitement des zones peu profondes : est-ce que la bascule surface/fond est fiable, et est-ce que le robot garde de la motricité quand la profondeur baisse ?
- le système de filtration est-il réellement fin et à l’abri d’éventuels colmatages ? L’accès au panier reste-t-il ergonomique ?
- quelles plannifications et paramétrages seront désormais possibles sur l’application ?
En tout cas, pas de station en vue côté Aiper, mais cela leur permet de garder un tarif décent sur leur flagship. À ce stade, il est très difficile de prédire si cet essai ambitieux de la marque sur toute une nouvelle gamme a des chances d’être aboutie, sauf à se référer au prix remporté à ce fameux CES 2026. Une affaire à suivre directement dans nos labos !
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Sortir un robot piscine sans les mains ? Spino S1 Pro de Mammotion, une première mondiale
Avec le SPINO S1 Pro, Mammotion veut s’attaquer au principal point faible des robots piscine sans fil : la charge… et les “sauvetages” en plein cycle. Son idée est simple sur le papier : un robot capable de revenir tout seul à une station hors bassin et de se recharger automatiquement, sans manipulation.
Connue surtout pour ses robots-tondeuses LUBA et YUKA, Mammotion s’est déjà invitée dans la piscine en 2025 avec le SPINO E1, un premier modèle sans fil pensé pour lancer la marque sur ce segment. Début 2026, le constructeur change d’échelle avec le SPINO S1 Pro : un robot annoncé comme plus autonome, qui vise surtout à supprimer les manipulations et les “sauvetages” en cours de nettoyage.
L’idée du SPINO S1 Pro est d’attaquer deux irritants très concrets des robots piscines sans fil : la recharge et la fiabilité du pilotage. Mammotion annonce un retour automatique vers une station hors bassin avec bras robotisé (pour éviter de sortir le robot à la main), ainsi qu’une connectivité maintenue sous l’eau autour de sa base. Ajoutez une vision IA censée mieux gérer bords, marches et zones sales, et la promesse devient particulièrement ambitieuse…
Quelques spécifications annoncées du Spino S1 Pro
| Caractéristique Techniques | |
|---|---|
| Types de nettoyage | 5-en-1 (Fond, Parois, Ligne d’eau horizontale, Complet et Mode Bord) |
| Aspiration | 6800 GPH |
| Filtration | double couche (38 μm + 180 μm) |
| Batterie | NC |
| Autonomie | NC |
| IA / capteurs | ZonePilot™ AI Vision + Adaptive Dirt Response |
| Prix public annoncé | NC |
AutoShoreCharge™ : comment la station est censée supprimer la corvée
On l’a souvent vu lors de nos tests en 2025 : quand le cycle d’un robot-piscine est terminé, il faut récupérer l’appareil encore bien lourd et dégoulinant, puis le poser sur son socle de charge. On doit ensuite le remettre à l’eau. Et quand le robot se bloque ou s’arrête au mauvais endroit, on se retrouve à jouer les sauveteurs au crochet. C’est précisément ce genre de friction que Mammotion dit vouloir effacer avec AutoShoreCharge™.
Le principe, repose sur le scénario suivant : le SPINO S1 Pro termine sa session, revient vers sa base située en bord de bassin, puis s’aligne avec précision pour se présenter correctement à la station. À partir de là, un bras robotisé devrait prendre le relais pour le hisser et le poser sur son socle de charge, sans manipulation manuelle. Un système pour le moins ambitieux que nous avons hâte de mettre en pratique devant un bassin réel !
« Le SPINO S1 Pro reflète notre conviction que la véritable autonomie doit être invisible », déclare Jayden Wei, PDG de MAMMOTION.
À ce titre, la station devra d’abord trouver sa place : margelle suffisamment stable, zone dégagée devant l’accueil, et conditions d’eau compatibles avec un accostage répétable (remous, jets de refoulement, pente, accès). Il y a aussi la question de la sécurité : dès qu’un élément mécanique bouge au bord d’un bassin, on attend une gestion sérieuse des obstacles et des situations imprévues.
Nous sommes très curieux de la régularité de l’amarrage, de la capacité à corriger un éventuel échec, et d’observer le comportement de l’appareil en conditions sous-optimales (station humide, un peu sale, légèrement désaxée, etc.).
Rester connecté sous l’eau : un véritable progrès ?
C’est sans doute la promesse la plus spectaculaire du SPINO S1 Pro… et celle qui mérite le plus de recul. Dans une piscine, l’eau coupe les communications radio : c’est l’une des raisons pour lesquelles la plupart des robots sans fil ne peuvent être suivis en temps réel une fois immergés, livrés à eux-même tant qu’ils sont en plein cycle de nettoyage.
Là où le discours de Mammotion gagne en crédibilité, c’est qu’on a déjà vu une approche voisine chez WYBOT avec le S2 Solar (et sa variante Solar Vision) : le constructeur met en avant une station d’accueil sous-marine qui ne sert pas seulement à recharger, mais aussi de point de relais pour permettre une communication “via la station”, y compris pendant le nettoyage. Autrement dit, l’idée n’est pas farfelue en soi : elle existe déjà sur le marché.
Chez Mammotion, la logique annoncée est similaire : une liaison sous-marine stable autour de la station pour fiabiliser la navigation… et surtout sécuriser le retour au dock. Nous espérons avoir l’occasion d’étudier la portée réelle selon la profondeur et le type d’eau (sel/chlore, turbidité), ce qui reste pilotable dans l’appli pendant un cycle (suivi, commandes, données), et le comportement dès que le robot sort de la zone couverte (continuer “en autonomie”, se mettre en sécurité, ou revenir automatiquement à portée).
Comment l’IA et la vision 360°peuvent faire la différence dans votre piscine ?
Le SPINO S1 Pro dispose d’une vision à 360° combinée à une caméra et à des capteurs (inertiels, distance, pression). Cela permet de repérer plus tôt des éléments qui font dérailler un nettoyage classique (marches, coins, bords, obstacles) et d’éviter les séquences où le robot patine, insiste au mauvais endroit ou zappe une zone. L’autre bénéfice attendu, c’est une couverture mieux gérée : au lieu d’un parcours un peu “aveugle” avec des re-passages inutiles, le robot peut ajuster ses trajectoires et intensifier l’effort là où les débris s’accumulent.

Néanmoins, la vision dépend de ce que le robot peut réellement voir. Eau laiteuse, faible luminosité, particules en suspension, parois sombres, ligne d’eau encrassée… autant de situations où la caméra et les algorithmes peuvent perdre en pertinence. Et même avec de bons capteurs, les bassins “tarabiscotés” restent un test sévère : escaliers larges, plage immergée, formes libres, pentes, angles atypiques. C’est typiquement le genre de promesse qu’on se fera un plaisir de décortiquer en labo !
Performances annoncées : le haut-de-gamme en ligne de mire
Sur la fiche technique, Mammotion met en avant un débit d’aspiration pouvant atteindre 6800 GPH (soit environ 25 m³/h), un chiffre impressionnant qui, en théorie, aide sur les situations pénibles : sable fin qui retombe au fond, petits graviers, amas de feuilles qui “pèsent” et demandent du flux pour être décollés. Reste à voir la tenue du débit quand le panier commence à se charger, la capacité à garder une aspiration efficace malgré la résistance du filtre, et la manière dont le robot gère des zones comme la ligne d’eau, où tout se joue plutôt sur l’adhérence, les brosses et la pression exercée.

Même logique pour la filtration double couche (38 μm + 180 μm) : sur le papier, c’est une bonne approche, parce qu’elle combine rétention des gros débris et capture plus fine. Cela dit, que se passe-t-il dans une eau chargée ? Aurons-nous une notification pour l’entretien ? Le rinçage reste-t-il facile ? Il clair qu’un robot peut avoir une filtration excellente… et devenir pénible si l’entretien est trop fréquent ou trop fastidieux. Et dans ce cas : retour à la case départ en ce qui concerne laspect pratique de l’appareil !
Quoi qu’il en soit, Mammotion insiste sur un ensemble “mécanique” solide : brosses à rouleaux doubles, larges chenilles et quatre moteurs sans balais. C’est peu ou prou ce qu’on attend d’un haut de gamme pour tenir les parois et rester stable dans les transitions (pentes, angles, revêtements plus glissants).
Une promesse « mains libres » encore suspendue aux détails du quotidien
Le SPINO S1 Pro nous intrigue avec sa recharge et le retour à la base sans intervention. Si AutoShoreCharge tient ses promesses et si la connectivité sous l’eau apporte un vrai gain de fiabilité autour de la station, on pourrait avoir l’un des robots les plus “mains libres” du moment. Certes, il s’agit d’une approche que l’on a déjà vue émerger avec des solutions à station, mais jamais poussée aussi loin avec un bras robotisé.
Restent un certain nombre d’inconnues : l’autonomie réelle selon les modes et le temps de recharge, la compatibilité avec les bassins complexes (escaliers, plages immergées, pentes, liner vs carrelage), les contraintes d’installation de la station (surface, tolérances, emplacement), sans oublier le SAV et le coût des pièces d’usure (brosses, filtres, consommables). En somme, va-t-il nous coûter… un bras ?
En test, tout reposera sur trois preuves terrain : un amarrage vraiment fiable, une connectivité utile sous l’eau (pas juste “un statut”), et un nettoyage des bords/ligne d’eau sans comportement erratique.
On vous le dit dès qu’on l’a en bassin : c’est typiquement le genre de robot qui peut changer la routine… voire le marché tout entier ! À voir lequel tient le plus la route entre celui-ci et l’AquaSense X de Beatbot…
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Les meilleures lampes frontales pour le vélo, le Gravel et le VTT nocturne
Rouler à vélo de nuit impose une vigilance accrue. Si l’éclairage avant et arrière classique reste indispensable pour voir la route et être vu par les autres usagers, il montre parfois ses limites dans certains environnements : routes sinueuses, zones boisées, intersections mal éclairées ou sorties sportives nocturnes.
Dans ces situations, la lampe frontale montée sur casque devient un complément particulièrement efficace. Contrairement à un phare fixé sur le vélo, elle suit naturellement le mouvement de la tête et permet d’éclairer précisément là où porte le regard. Un simple coup d’œil à gauche ou à droite suffit pour éclairer un bas-côté, un chemin, une entrée de forêt ou un véhicule arrivant de côté.
Utilisée en complément d’un éclairage vélo classique, la lampe frontale améliore nettement la vision périphérique, l’anticipation des dangers et la visibilité latérale auprès des autres usagers de la route. Elle apporte un réel gain de sécurité, notamment lors des sorties nocturnes en milieu rural, en forêt, en gravel ou en VTT.
Dans cet article, nous allons voir pourquoi et comment utiliser une lampe frontale pour le vélo, quels sont les cas d’usage les plus pertinents, et surtout comment choisir une lampe frontale suffisamment puissante, fiable et compatible avec un casque, pour rouler de nuit dans les meilleures conditions de sécurité.
Pourquoi utiliser une lampe frontale pour le vélo nocturne ?
Lorsqu’on roule de nuit à vélo, l’éclairage avant et arrière reste absolument indispensable et obligatoire. Cependant, dans certaines situations, ces éclairages fixes atteignent vite leurs limites, notamment lorsque l’environnement est sombre, sinueux ou imprévisible.
C’est là que la lampe frontale montée sur casque prend tout son sens. Contrairement à un phare de guidon, elle suit naturellement le regard, ce qui permet d’éclairer précisément là où l’on observe, sans être limité par l’axe du vélo.
Une lampe frontale ne remplace jamais un éclairage vélo avant et arrière classique. Elle constitue un complément de sécurité et de confort, particulièrement efficace pour améliorer la vision périphérique et l’anticipation.
Les 7 meilleurs modèles de lampes frontales
| Produit | Puissance (lumens) | Autonomie estimée | Modes principaux | Pourquoi ce choix |
|---|---|---|---|---|
| Lampe frontale Silva Free 2000 M | ~2000 lm | Variable selon mode | Multiple (spot/flood/etc.) | Très puissante, idéale pour zones très sombres ou forêt |
| Ledlenser HF8R Core | ~1600 lm | Bonne (>2–3 h fort) | Low/Med/High/Boost | Fort faisceau et bon confort sur casque |
| Sigma Buster 800 HL | ~800 lm | Moyenne | 5-6 modes (standard/clignotant) | Excellente option milieu de gamme pratique |
| Sigma Buster 400 HL | ~400 lm | Correcte | Plusieurs modes | Option budget & légère pour sorties moins techniques |
| Petzl Lampe frontale Actik Core | ~600 lm | ~3–8 h selon mode | Multi-mode + rouge | Fiabilité reconnue et ajustable selon besoins |
| Lampe frontale Silva Explore 5 | ~1000 lm | Bonne | Multi-mode | Bon compromis puissance/poids rechargeable |
| Lampe frontale Silva Smini | ~250–300 lm | Bonne | 3 modes | Léger et confortable, mais plus orienté trail léger |
Lampe frontale et vélo : dans quels cas est-ce vraiment utile ?
L’utilisation d’une lampe frontale sur casque est particulièrement pertinente dans des contextes bien précis.
Zones boisées et routes peu éclairées
Dans les passages forestiers, sur des routes bordées d’arbres ou en milieu rural, une lampe frontale permet :
- d’éclairer les bas-côtés,
- de repérer des animaux pouvant déboucher sur la route,
- d’anticiper un danger venant de côté (chemins, fossés, clairières).
En tournant légèrement la tête, tu peux vérifier immédiatement ton environnement, sans dépendre uniquement de l’éclairage du vélo.
Carrefours et intersections mal visibles
Aux intersections peu éclairées ou dans les virages serrés :
- la lampe frontale te permet d’éclairer rapidement sur la gauche ou la droite,
- elle améliore ta visibilité auprès des automobilistes arrivant de côté.
Quand tu tournes la tête, le faisceau lumineux se dirige dans leur champ de vision, ce qui renforce la perception de ta présence.
VTT, gravel et sorties sportives nocturnes
Pour le VTT ou le gravel de nuit :
- la lampe frontale complète parfaitement le phare de guidon,
- elle améliore la lecture du terrain dans les virages et les passages techniques,
- elle permet d’éclairer une trajectoire différente de celle du vélo (regard → action).
C’est d’ailleurs une configuration très appréciée en VTT nocturne : Phare puissant sur le cintre + lampe frontale sur le casque.
Sécurité : un vrai plus, mais jamais seul
Il est essentiel de rappeler que :
- l’éclairage avant du vélo assure la visibilité de la route,
- l’éclairage arrière garantit que tu sois vu de loin,
- la lampe frontale améliore la perception et la visibilité directionnelle.
Elle renforce :
- la visibilité latérale,
- l’anticipation,
- la communication visuelle avec les autres usagers.
C’est donc un outil de sécurité complémentaire, pas un substitut !
Lampe frontale sur casque : quels avantages concrets ?
Éclairage orienté selon le regard
Vision périphérique améliorée
Meilleure détection des dangers latéraux
Efficace dans les zones naturelles et sombres
Visibilité accrue pour les autres usagers lorsqu’on tourne la tête
Quels critères pour bien choisir une lampe frontale pour le vélo ?
Toutes les lampes frontales ne sont pas adaptées à un usage vélo. Voici les critères essentiels à privilégier.
Puissance lumineuse
Pour un usage nocturne à vélo, vise au minimum 800 à 1000 lumens.
Pour les zones boisées, VTT ou routes totalement non éclairées :
1000 à 2000 lumens offrent un vrai confort visuel.
Autonomie réelle
La puissance est inutile si l’autonomie est trop faible.
Idéalement :
- 2 à 4 heures à puissance élevée,
- modes intermédiaires pour préserver la batterie sur les longues sorties.
Compatibilité avec le casque
Un point crucial :
- sangle stable,
- bon maintien sur casque vélo (route ou VTT),
- poids contenu pour éviter les douleurs cervicales.
Certaines lampes acceptent aussi des supports dédiés casque, un vrai plus.
Résistance et fiabilité
Pour une utilisation vélo :
- certification IPX6 ou IPX7 recommandée,
- résistance à la pluie, aux projections et à la boue,
- bouton facile à manipuler avec des gants.
Qualité du faisceau
Un bon faisceau doit être :
- suffisamment large pour l’environnement,
- assez concentré pour voir loin,
- avec plusieurs modes (large / spot / mix).
À qui s’adresse vraiment ce type de lampe ?
Les lampes frontales pour le vélo sont particulièrement recommandées pour :
- cyclistes nocturnes réguliers,
- amateurs de VTT et gravel,
- cyclistes en zones rurales ou boisées,
- personnes cherchant un complément de sécurité visuelle avancé.
Conclusion
La lampe frontale montée sur casque ne remplace en aucun cas un éclairage vélo avant et arrière réglementaire. En revanche, utilisée en complément, elle devient un véritable atout pour les sorties nocturnes, en particulier dans les environnements sombres, boisés ou peu prévisibles.
En suivant naturellement le regard, elle permet d’améliorer la vision périphérique, d’anticiper les dangers latéraux et de mieux communiquer visuellement avec les autres usagers de la route. Qu’il s’agisse de repérer un animal aux abords de la chaussée, de sécuriser une intersection mal éclairée ou d’optimiser la lecture du terrain en VTT ou en gravel, la lampe frontale apporte un gain réel en confort et en sécurité.
Pour être efficace à vélo, le choix d’une lampe frontale doit se faire avec attention : puissance suffisante, autonomie adaptée, faisceau bien maîtrisé et compatibilité avec un casque sont des critères essentiels. Une lampe trop faible ou mal fixée perd rapidement tout son intérêt.
En combinant un éclairage vélo classique performant et une lampe frontale bien choisie, il est possible de rouler de nuit avec une visibilité renforcée, une meilleure anticipation et une sérénité accrue, quelles que soient les conditions de roulage.
Cet article original intitulé Les meilleures lampes frontales pour le vélo, le Gravel et le VTT nocturne a été publié la première sur SysKB.
Top 7 outils de monitoring maison (NAS/serveur)
Installer et gérer son propre monitoring à la maison — pour un NAS, un serveur domestique, quelques VM ou un mini-lab — c’est un excellent moyen d’apprendre l’observabilité tout en gardant le contrôle des données. Dans cet article je te présente 7 solutions pour 2026, quand les choix sont pertinents je montre rapidement pour quel usage chaque outil est pertinent et comment l’installer en gros (astuces pratiques, snippets). Je me concentre sur des stacks “Grafana-like” (tableaux, séries temporelles) avec alerting natif ou via intégration — et je donne des pièges à éviter pour un usage maison.
Pourquoi un monitoring “maison” plutôt qu’un service cloud ?
Un monitoring local c’est intéressant si tu veux :
- garder toutes les métriques chez toi (confidentialité) ;
- éviter des coûts récurrents quand le nombre de métriques/stockage augmente ;
- personnaliser les dashboards et alertes pour équipement domestique (disques SMART, bruit/fan, UPS, etc.) ;
- expérimenter avec Prometheus/TSDB, stockage à long terme, ou exporter vers Grafana Cloud plus tard.
Un monitoring auto-hébergé implique quelques contraintes à connaître : les métriques s’accumulent avec le temps et occupent de l’espace disque, les interfaces web ne doivent pas être exposées sans protection, et certains outils peuvent être assez gourmands en mémoire ou en CPU.
Les 7 outils recommandés
| Outil | Meilleur pour | Alerting | Stockage TSDB | Facilité d’installation (maison) |
|---|---|---|---|---|
| Prometheus (avec Alertmanager) | Monitoring métriques, intégration exporters | Oui (Alertmanager) | TSDB native (local) | Docker/packaged; learning curve |
| Grafana | Dashboards (visual) front-end | Alarme via Grafana Alerts | UI front, s’appuie sur TSDB | Docker/apt ; quasi-standard |
| InfluxDB (+Telegraf) | Séries temporelles simple, IoT | Oui (Kapacitor/Flux ou alerts InfluxDB 3.x) | TSDB spécialisé | Docker ; simple pour petits setups |
| VictoriaMetrics | Stockage haute performance / remplacement long-term | Intégration avec Alertmanager / Grafana | TSDB performante, compacte | Très docker-friendly |
| Netdata | Monitoring temps-réel, faible config | Alarms légères ; forwarding | Time-series local + cloud option | Installation one-liner (très simple) |
| Zabbix | Supervision full-stack (alertes, inventaire) | Oui, système d’alerting mature | DB relationnelle (MySQL/Postgres) | Stable mais plus lourd |
| LibreNMS / Checkmk | Monitoring réseau & infra small/medium | Oui, templates d’alertes | SQL backend | Bon pour NAS réseaux, SNMP |
1) Prometheus + Alertmanager (le cœur métriques « classique »)
Cas d’usage : servir de collecte pour métriques d’OS (node_exporter), services (cAdvisor, MySQL exporter), NAS (SNMP exporter), VM. Prometheus scrappe périodiquement des endpoints HTTP exposant des métriques.
Pourquoi le choisir :
- modèle pull simple et puissant pour environnements locaux ;
- Rules + Alertmanager = alertes flexibles ;
- large écosystème d’exporters.
Astuce d’installation rapide (maison) :
- lancer Prometheus en Docker ou binaire ; ajouter
node_exportersur chaque machine. - exemple minimal
prometheus.yml(scrape node_exporter sur hôte local) :
global:
scrape_interval: 15s
scrape_configs:
- job_name: 'node'
static_configs:
- targets: ['192.168.1.10:9100'] # ton NAS/serveur
- pour les alertes, configurer Alertmanager et une règle Prometheus :
groups:
- name: nodes
rules:
- alert: HostDown
expr: up == 0
for: 5m
labels:
severity: critical
annotations:
summary: "Hôte indisponible ({{ $labels.instance }})"
Piège courant : conserver la TSDB localement sans rotation = disque plein. Fixe --storage.tsdb.retention.time ou utilise une solution long-term (VictoriaMetrics/remote_write). (Voir doc Prometheus).
2) Grafana (front-end de dashboards, alerting intégré)
Cas d’usage : création de tableaux riches (graphs, heatmaps, logs si Loki), mode multi-datasource (Prometheus, InfluxDB, VictoriaMetrics).
Pourquoi le choisir :
- standard de facto pour dashboards ;
- Alerts améliorés (Grafana Alerts) et intégration avec contact points (Telegram, e-mail, Discord).
- version OSS robuste pour usage perso.
Astuce pratique :
- utilise Grafana pour visualiser Prometheus + node_exporter ; si tu veux logs, ajoute Grafana Loki.
- sécurise l’accès : reverse proxy + auth (let’s encrypt + oauth proxy) si tu ouvres internet.
3) InfluxDB + Telegraf (stack « simple » pour métriques et IoT)
Cas d’usage : capteurs IoT, métriques custom, séries avec écriture push (Telegraf, clients HTTP).
Pourquoi le choisir :
- flux d’écriture simple (push) via Telegraf ;
- langage Flux et alerting natif dans InfluxDB 3.x ;
- facile à configurer sur NAS/serveur.
Astuces :
- utiliser Telegraf sur chaque machine pour collecter CPU, disque, SMART, snmp.
- config de retention et downsampling natif dans InfluxDB pour éviter explosion de stockage.
4) VictoriaMetrics (TSDB haute performance)
Cas d’usage : si tu veux conserver un historique long sans trop consommer I/O/CPU — idéal comme remote_write pour Prometheus (long-term storage).
Pourquoi le choisir :
- conçu pour stockage efficace des métriques à long terme, très docker-friendly ;
- fonctionne bien sur hardware modeste et permet compression efficace. GitHub
Mise en œuvre rapide :
- Prometheus →
remote_writevers VictoriaMetrics ; Grafana se connecte directement pour dashboards. - vérifie paramètres de retention et snapshots pour backups.
5) Netdata (monitoring temps réel, install “one-liner”)
Cas d’usage : super pour visualiser en temps réel l’activité d’un NAS / serveur (io, network, processus), diagnostique rapide.
Pourquoi le choisir :
- installation très facile (
bash <(curl -Ss https://my-netdata.io/kickstart.sh)), UI instantanée ; - alerting simple et possibilité de forwarding vers Grafana/Prometheus. Netdata+1
Limite : pas conçu comme TSDB longue durée par défaut ; utile en complément (diagnostic) plutôt que stockage historique complet.
6) Zabbix (supervision complète, alerting & inventaire)
Cas d’usage : inventaire/monitoring d’un parc d’équipements (SNMP, agents), règles d’alerte avancées, escalation.
Pourquoi le choisir :
- mature en alerting, templates (NAS, routeurs, services) ; bonne GUI pour opérations. Zabbix
Astuce :
- utiliser Zabbix pour supervision réseau (SNMP) et Prometheus/Influx pour métriques fines : on combine les forces.
7) LibreNMS / Checkmk (monitoring réseau et infra simple)
Cas d’usage : découverte automatique réseau, SNMP pour switchs/NAS/routeurs, alertes sur perte d’interfaces/temps de réponse.
Pourquoi le choisir :
- LibreNMS : communauté, facile pour SNMP auto-discovery ;
- Checkmk : bonnes règles prêtes à l’emploi pour serveurs/NAS. LibreNMS Community+1
Astuce :
- active SNMP sur ton NAS (versions sécurisées v3) et laisse LibreNMS faire la découverte ; applique des alertes sur erreurs SMART et perte d’interface.
Tableau comparatif détaillé
| Outil | Type | Idéal pour | Alerting natif | Facilité Docker | Ressources |
|---|---|---|---|---|---|
| Prometheus | TSDB + scraping | métriques infra | Oui (Alertmanager) | Oui | Moyen |
| Grafana | UI | dashboards multi-source | Oui (alertes) | Oui | Faible-Moyen |
| InfluxDB | TSDB push | IoT, séries | Oui (Flux/alerts) | Oui | Moyen |
| VictoriaMetrics | TSDB long-term | stockage compressé | Intégration AM | Oui | Faible-Moyen |
| Netdata | Monitoring realtime | diag & live | Alerting léger | Oui | Faible |
| Zabbix | Supervision full | alerting & inventaire | Oui (avancé) | Oui (compose) | Moyen-Fort |
| LibreNMS | SNMP monitoring | réseau & NAS | Oui | Oui | Faible-Moyen |
Qu’est-ce que vous pouvez déployer sur votre NAS UGREEN ou Synology ?
Sur un NAS moderne, l’objectif n’est pas de transformer la machine en usine à gaz. Ce qu’on cherche, c’est un monitoring fiable, lisible et utile au quotidien, sans dégrader les performances du stockage.
Le stack recommandé : Prometheus + Grafana (+ node_exporter)
C’est aujourd’hui le meilleur compromis entre simplicité, efficacité et évolutivité sur un NAS.
Modèles compatibles (exemples concrets)
- UGREEN DXP4800 Plus (ou équivalent x86 avec Docker)
- Synology DS925+
Ces modèles disposent :
- d’un CPU x86 correct
- de Docker officiellement supporté
- de suffisamment de RAM pour faire tourner Prometheus sans impacter les services NAS
À quoi sert ce stack, concrètement ?
1⃣ Surveiller l’état réel de votre NAS
Avec node_exporter, vous récupérez automatiquement :
- charge CPU
- mémoire utilisée
- espace disque et IO
- réseau (débits, erreurs)
- uptime et reboot
- températures (selon support matériel)
En clair : vous savez si votre NAS souffre, et pourquoi.
2⃣ Visualiser clairement ce qui se passe (Grafana)
Grafana sert d’interface graphique.
Vous obtenez :
- des dashboards lisibles (journée, semaine, mois)
- des graphiques compréhensibles même sans être admin système
- une vue globale de la santé du NAS

Exemple concret :
Vous voyez immédiatement si un disque devient lent, si la RAM est saturée ou si un conteneur consomme trop.
3⃣ Être alerté avant que ça casse (Prometheus)
Prometheus ne fait pas que stocker des métriques, il permet aussi de déclencher des alertes.
Cas d’usage très concrets :
- NAS inaccessible depuis 5 minutes
- espace disque < 10 %
- charge CPU anormale sur une longue durée
- swap utilisée en continu
- réseau saturé pendant les sauvegardes
Résultat : vous êtes prévenu avant le crash ou la panne visible.
4⃣ Garder un historique utile, sans surcharger le NAS
Sur un NAS, on reste pragmatique :
- rétention courte : 15 à 30 jours
- intervalle de collecte : 30 ou 60 secondes
- pas de métriques inutiles
Vous gardez suffisamment d’historique pour :
- comparer avant / après une mise à jour
- analyser un ralentissement
- comprendre un incident
Sans remplir le disque inutilement.
Pourquoi ce choix est pertinent sur NAS
Stack open source, mature et maintenue
Compatible Docker (UGREEN & Synology)
Ressources maîtrisées si bien configuré
Évolutif (vous pouvez ajouter plus tard du long terme ou d’autres machines)
Pas de base SQL lourde
Pas de configuration complexe au quotidien
C’est exactement ce qu’on attend d’un monitoring maison : utile, pas envahissant.
Cet article original intitulé Top 7 outils de monitoring maison (NAS/serveur) a été publié la première sur SysKB.
n8n - Une faille RCE critique (CVSS 10.0) qui va vous faire transpirer
Avis aux utilisateurs de n8n, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer.
Non, je déconne, je n'ai qu'une mauvaise nouvelle à vous annoncer, et malheureusement, elle est du genre à vous faire lâcher votre café direct sur votre clavier mécanique de hipster.
Si vous utilisez cet outil génial d'automatisation (et je sais que vous êtes nombreux par ici, surtout depuis que je vous ai partagé cette énorme collection de workflows ), il faut qu'on parle de la CVE-2026-21877. C'est Théo Lelasseux qui a débusqué le loup, et croyez-moi, c'est pas un petit caniche.
C'est une vulnérabilité avec un score CVSS de 10.0, soit le niveau max mais attention, ça ne veut pas dire que n'importe qui peut rentrer comme dans un moulin sur votre instance. Toutefois, dans certaines conditions, un utilisateur authentifié pourrait réussir à faire exécuter du code non fiable par le service.
Concrètement, c'est une faille de type RCE (Remote Code Execution) liée à un souci de gestion de fichiers (on parle notamment d'écriture/pose de fichiers là où il ne faut pas), et n8n recommande d’ailleurs de désactiver le nœud Git en mitigation si vous ne pouvez pas patcher. Du coup, si l'attaque passe, ça peut mener à une compromission totale de votre instance, que vous soyez en self-hosted ou sur n8n Cloud. Brrrrrr, ça fait froid dans le dos quand on sait tout ce qu'on fait transiter par ces workflows !
Bon, pas de panique, mais faut agir.
Les versions touchées sont toutes celles comprises entre la 0.123.0 et les versions antérieures à la 1.121.3. Si vous êtes dans cette fourchette, vous avez donc un petit trou dans votre raquette de sécurité.
Pour corriger le tir, hop, on file mettre à jour vers la version patchée 1.121.3 ou une version supérieure. Et si une raison obscure (et sûrement très relou) vous ne pouvez pas patcher tout de suite, il est recommandé de désactiver fissa le nœud Git et de restreindre l'accès à votre instance uniquement aux gens en qui vous avez une confiance aveugle.
Et pendant qu’on y est : il y a aussi une autre saleté qui circule en ce moment, surnommée Ni8mare (CVE-2026-21858), décrite comme exploitable sans authentification via certains scénarios autour des Forms / webhooks, et patchée à partir de la 1.121.0. Moralité : si vous passez en 1.121.3+ (ce que vous allez faire là, maintenant ^^), vous vous couvrez aussi contre ce deuxième cauchemar.
Voilà, à vous de jouer maintenant ! On sauvegarde tout et on lance l'update avant de retourner à ses bidouilles !
Allez, kiffez bien (mais en sécurité) !

Beatbot AquaSense X au CES 2026 : IA, station AstroRinse et nettoyage sans effort
Au CES 2026, Beatbot dévoile l’écosystème Beatbot AquaSense X et décroche une distinction aux CES Innovation Awards 2026. Un grand pas en avant pour les robots-piscines ?
Après avoir conquis le monde sous-marin des bassins professionnels et domestiques, les marques se ruent sur l’un des pans les plus recherchés en robotique : l’autonomie la plus complète possible. Aussi, l’un des fleurons du secteur se devait d’aller creuser l’automatisation d’entretien du robot au même titre que le nettoyage proprement dit. Mais comment alléger la corvée encore davantage qu’en 2025 ?
L’atout révélé cette année consiste en une station innovante pensée comme un “dock” d’entretien, avec en ligne de mire une expérience dock & forget adaptée aux bassins complexes, y compris les plateformes peu profondes annoncées à partir de 35 cm. Allons voir cela d’un peu plus près…
Beatbot AquaSense X : le robot de piscine qui s’auto-entretient
Dévoilé au CES 2026, Beatbot AquaSense X ouvre un nouvel écosystème voué à pousser l’experience d’automatisation depuis le nettoyage du bassin jusqu’à l’entretien du robot lui-même. À l’instar des robots-aspirateurs dont la technologie a déjà pu atteindre une maturité certaine, la station AstroRinse a valu à la marque CES Innovation Awards 2026 Honoree. Bon, mais comment ça marche ?

« Les clients nous ont toujours dit que l’entretien du robot après le nettoyage restait un point sensible » Siler Wang, fondateur et PDG de Beatbot.
Une fois le robot posé dessus, elle rince le filtre et vide le bac automatiquement en 3 minutes, puis lance la charge. Elle peut récupérer jusqu’à 22 L de débris dans un un conteneur scellé et un sac jetable pour limiter les manipulations. Cela équivaut à peu près à 2 mois sans vidage.
HybridSense™ AI Vision : l’IA utile, surtout sur la couverture et les zones “pièges”
Mais Beatbot ne s’arrête pas là et continue d’itérer sur son robot déjà premium en lui conférant un système de navigation Beatbot AI 2.0 + HybridSense™ AI Vision, qui combine caméra, infrarouge et ultrasons. Beatbot annonce une reconnaissance portée à 40 types de débris et une perception qui ne se limite plus au fond : la détection s’étend jusqu’à la surface, avec adaptation du cycle et optimisation des trajectoires.

En outre, la marque insiste sur un point qui a pu faire défaut aux générations précédentes : le nettoyage de plateformes avec un minimum de 35 cm d’eau (14″), et même une dimension minimale de plateforme annoncée à 1 m × 1 m.
Quelques spécifications annoncées du AquaSense X
| Caractéristique Techniques | |
|---|---|
| Types de nettoyage | 5-en-1 (surface, ligne d’eau, parois, fond, plateformes + clarification) |
| Batterie | 13 400 mAh |
| Autonomie | jusqu’à 10 h (surface), 5 h (fond), 5 h (parois/ligne d’eau) 360 m² par charge |
| IA / capteurs | Fusion caméra + IR + ultrasons ; 40 types de débris ; 29 capteurs |
| Capacité station | 22 L |
| Commande vocale | Google Home / Alexa / Siri |
| Prix public annoncé | 4 250 € |
Nota Bene : la marque met aussi en avant SmartDrain (remontée en surface puis allègement pour une sortie plus facile), deux LED avant (1500 lux) pour les nettoyages en faible luminosité.
Ce que nous attendons lors de son arrivée au labo
Il est clair que la station est séduisante, mais quelques questions restent en suspens quant à l’usage pratique. Sera-t-elle encombrante ou facile à installer dans le jardin ? Quel entretien devra lui être consacré ? Quelle sera la qualité de filtration ? Quel sera le coût des consommables ? Enfin, quel degré de robustesse et de réparabilité après un usage prolongé ?
Nota Bene : la concurrence est sur le même filon ! Le Wybot S3 propose lui aussi une station d’auto-vidage !
Quant au robot lui-même, nous sommes curieux de voir l’évolution du système de navigation. En effet, jusqu’à aujourd’hui, même les meilleurs robots-piscines manquent encore de rapidité et de précision, que ce soit en fond de bassin ou en mode skimmer. Nous espérons que les fabriquants ne perdent pas de vue cette priorité relativement coûteuse en énergie.
Quoi qu’il en soit, en France, l’AquaSense X est annoncé “à partir du 5 janvier 2026” : un pré-lancement est désormais ouvert avec une disponibilité indiquée au 15 mars 2026, assortie de jalons d’expédition !

DLSS 4.5 : quasi indolore sur RTX 50/40, plus sévère sur RTX 20/30
La Freebox HD complètement pwned grâce à... Doom
Enorme nouvelle pour tous les amateurs de rétro-ingénierie et très mauvaise nouvelle pour Free ! Au 39C3 (le Chaos Communication Congress de cette année), un chercheur français du nom de Frédéric Hoguin (que je salue) a présenté un talk absolument dingue sur le hack de la Freebox HD. Et tenez-vous bien, l'une des failles utilisées se trouve dans... le port de Doom intégré à la box !
Pour la petite histoire, la Freebox HD c'est ce bon vieux boîtier décodeur que Free a sorti en 2006. Bientôt 20 ans au compteur et toujours maintenue jusqu'à fin 2025. Du coup, Frédéric s'est dit que ça ferait un super terrain de jeu pour du reverse engineering à l'ancienne. Et là, il a découvert deux failles 0-day qui permettent de prendre le contrôle total de la box.
La première vulnérabilité se planque dans PrBoom, le célèbre port open source de Doom qui tourne sur la Freebox. Vous savez, le jeu qu'on peut lancer depuis le menu de la box. Bref, une faille dans un jeu vieux de 30 ans qui permet une première étape d'exploitation. La deuxième, c'est du lourd puisqu'il s'agit d'un 0-day dans le noyau Linux de la box qui permet une sandbox escape complète. Ça me rappelle le hack de la PS3 par Fail0verflow présenté au CCC il y a quelques années, où les hackers avaient réussi à extraire les clés privées de la console.
Et Frédéric a fait les choses bien : inspection physique du hardware, désassemblage complet, analyse de la surface d'attaque, et hop, deux 0-days tombés du ciel. Pour ceux qui se demandent si Free a subi un piratage, techniquement oui, mais pas de vos données. C'est la box elle-même qui peut être compromise, pas votre compte Free. D'ailleurs, si vous vous souvenez de la faille CSRF dans la Freebox v6 dont j'avais parlé, on reste dans la même lignée... Visiblement, les box françaises ont encore quelques secrets à livrer.
Quoiqu'il en soit, c'est un coup dur pour Free qui va devoir se pencher sur ces vulnérabilités. Bon après, la Freebox HD arrive en fin de vie, donc on verra si un patch est vraiment poussé d'ici la fin de l'année.
Hâte de voir si d'autres chercheurs vont maintenant s'attaquer aux Freebox plus récentes avec cette méthodologie. En attendant, si vous avez encore une Freebox HD qui traîne, vous savez ce qu'il vous reste à faire… ou pas. Car comment sécuriser sa Freebox face à ce genre d'attaque ? Honnêtement, tant que Free n'a pas patché, la meilleure défense c'est de… ne pas laisser un hacker jouer à Doom sur votre décodeur !
Un grand merci à G1doot pour m'avoir signalé ce talk !

Intelligence artificielle : ce sénateur américain veut interdire l’IA dans les jouets pour enfants
En 2026, l’intelligence artificielle est partout, y compris dans les jouets. Mais pour le sénateur Steve Padilla, les chatbots d’IA seraient potentiellement dangereux pour les enfants. Si pratique soit-elle, l’intelligence…
Cet article Intelligence artificielle : ce sénateur américain veut interdire l’IA dans les jouets pour enfants est apparu en premier sur PaperGeek.
La clé magique qui déverrouille tous les scooters Äike
Vous connaissez le concept de clé maître ? Hé bien Rasmus Moorats, un chercheur en sécurité estonien, vient d'en trouver une qui déverrouille l'intégralité du parc de scooters électriques Äike. Et vous vous en doutez, c'est pas vraiment ce que le fabricant avait prévu.
Le bougre a décidé de reverse-engineerer son propre deux-roues connecté après que la boîte ait fait faillite en 2025. Logique, quand le cloud menace de fermer, autant comprendre comment fonctionne sa bécane. Du coup il a décompilé l'app React Native, hooké les communications Bluetooth avec Frida, et là... surprise !
L'authentification entre l'app et l'engin utilise un système de challenge-response. Le scooter envoie un défi aléatoire, l'app le concatène avec une clé secrète, hash le tout en SHA-1, et renvoie le résultat. Simple et efficace. Sauf que la clé secrète en question, c'est FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF. Vingt octets de FF.
Vous l'aurez peut-être compris, c'est la valeur par défaut du SDK fourni par le fabricant du module IoT.
Bref, les devs d'Äike n'ont jamais personnalisé cette clé. Chaque scooter sorti d'usine embarque exactement la même. Du coup avec un script Python et la lib bleak, n'importe qui peut déverrouiller n'importe quel Äike qui passe dans la rue. Hop, on scanne, on répond au challenge avec la clé universelle, et on envoie les commandes : déverrouiller, activer le mode éco, ouvrir le compartiment batterie... tout y passe.
Le plus rigolo dans l'histoire c'est que la société sœur Tuul, qui fait de la location de trottinettes, n'a pas de Bluetooth sur ses engins ! Du coup elle n'est pas touchée. Comme quoi, parfois l'absence de fonctionnalité devient une feature de sécurité.
Évidemment, Rasmus a fait les choses proprement avec une disclosure responsable en septembre dernier. Le fabricant a alors confirmé que c'était bien leur faute, et pas celle du fournisseur du module. Mais bon, maintenant que la boîte a coulé, les correctifs risquent d'attendre looongtemps.

Des lunettes autofocus qui rendent les verres progressifs inutiles
Vous portez des verres progressifs mais le truc relou c'est que ça vous oblige à pencher la tête dans tous les sens pour lire le menu au resto ou regarder votre écran... Alors ça tombe bien puisqu'une startup finlandaise vient de trouver LA solution pour nous débarrasser de cette galère.
En effet, IXI (anciennement Pixieray) a développé des lunettes autofocus qui font la mise au point toutes seules en fonction de ce que vous regardez. Le concept existe depuis un moment dans les labos, mais ça a été suffisamment miniaturisé pour ne rajouter que quelques grammes à des montures qui ressemblent à de vraies lunettes, et pas à un casque de réalité virtuelle.
Le prototype IXI mis à nu, avec sa finition élégante. ( Source )
En fait, ça fonctionne avec des cristaux liquides intégrés dans les verres, et des capteurs infrarouges et des LEDs permettent de tracker vos yeux et de calculer à quelle distance se trouve ce que vous fixez. Du coup, les verres ajustent automatiquement leur correction en quelques millisecondes. Vous regardez votre téléphone ? Correction de près. Vous levez les yeux vers la route ? Correction de loin. Et tout ça sans avoir à bouger la tête.
Et l'équipe derrière ce projet, c'est pas des rigolos puisque ce sont des anciens de chez Nokia, Microsoft HoloLens et Varjo (les gars qui font les casques VR haut de gamme). Ils sont 75 employés et ont levé 36,5 millions de dollars, avec notamment Amazon dans les investisseurs via leur Alexa Fund. Ça vous donne donc une idée du potentiel que les gros du secteur voient dans cette techno.
Perso, ce qui me plaît dans ce concept, c'est qu'on élimine enfin les zones aveugles des verres progressifs. Ce sont ces endroits sur les côtés du verre où tout devient flou alors qu'avec les cristaux liquides, toute la surface du verre est utilisable. Et pour ceux qui flipperaient à l'idée de porter des lunettes high-tech au volant, IXI a prévu un mode failsafe qui fait que si le système plante, les verres se calent automatiquement sur la vision de loin. Pas bête.
Niveau fabrication, l'électronique sort des usines finlandaises et les montures sont finies à la main en Italie. Le prix n'est pas encore annoncé bien sûr mais ce sera pour les richous qui en ont marre de jongler avec deux ou trois paires de lunettes.
Les lunettes IXI, élégantes comme des lunettes classiques, oh yeah ! ( Source )
Le lancement est prévu dans l'année qui vient. En attendant, si vous voulez en savoir plus sur ces histoires de lunettes connectées et de vie privée, jetez un oeil à Ban-Rays , un projet open source qui fait l'inverse à savoir détecter les gens qui vous filment avec leurs Ray-Ban Meta.

Les pirates du groupe Lynx réclament 3 millions de dollars à la Ville de Jean-Bart
Terrains difficiles : ces robot-tondeuses Segway Navimow promettent-ils l’impossible pour 2026 ?
Les robots tondeuses sans câble promettent une pelouse nette sans vous fatiguer, mais ils doivent souvent composer avec des arbres, des pentes, des passages étroits et des sols qui glissent. Segway Navimow dit avoir une réponse adaptée pour 2026 ! Au total, il est question de quatre gammes déclinées en 9 modèles, du petit jardin “pas si simple” jusqu’au terrain pro.
On comprend vite pourquoi les robots tondeuses sans fil périphérique ont séduit leur public : ne plus enterrer un câble, ne plus le réparer après un coup de bêche, ne plus redessiner tout le jardin après un massif ajouté. Désormais, on installe, on connecte, on cartographie, puis on laisse faire après quelques paramétrages.
Néanmoins, la réalité du terrain impacte l’autonomie des machines : l’ombre des arbres peut perturber le positionnement, les bordures sont rarement “propres”, les pentes combinent traction et sécurité, et une roue qui patine suffit à transformer une tonte automatique en séance de rattrapage manuel.
C’est dans ce contexte que, au CES, les fabricants cherchent moins à “ajouter des fonctions” qu’à sécuriser la promesse de base : tondre régulièrement, sans y penser, même quand le terrain est difficile à gérer.
Plus plug and play que jamais !
Navimow insiste sur une mise en route type “drop and mow” (sans câble périphérique, sans antenne relais à installer, selon la marque). Le cœur du sujet, c’est la capacité du robot à tenir sa trajectoire quand le signal se dégrade, quand la lumière baisse, quand le terrain se déforme.
Ce n’est pas nouveau dans la stratégie Navimow : la série X3, déjà mise en avant au CES 2025, combinait RTK, vSLAM (cartographie visuelle) et VIO (fusion vision + inertiel) dans une logique de redondance.
L’idée 2026, telle que décrite par le constructeur, est d’étendre cette redondance à d’autres segments de prix et d’usage, avec du LiDAR sur certains modèles.
Ce que Navimow met sur la table au CES 2026
La marque annonce sa présence au stand 9615A, North Hall, LVCC, du 6 au 9 janvier 2026. Elle revendique aussi une place de n°1 mondial du “wire-free” en volume sur 2024, attribution présentée comme basée sur des données Euromonitor (méthodologie B2B + B2C, recherche mars–avril 2025, selon la note publiée par Navimow).
Sur le fond, l’annonce CES 2026 (communiqué Segway Navimow) découpe le catalogue ainsi :
- Série X4 : grands terrains résidentiels (X430 jusqu’à 4 000 m² ; X450 jusqu’à 6 000 m²) ;
- Série i2 : entretien “quotidien” des petites surfaces, avec une déclinaison AWD (i206 AWD jusqu’à 600 m² ; i210 AWD jusqu’à 1 000 m²) et une déclinaison LiDAR (i215 LiDAR jusqu’à 1 500 m²) ;
- Série H2 : jardins plus complexes (H210 jusqu’à 1 000 m² ; H220 jusqu’à 2 000 m²), navigation “triple fusion” LiDAR + RTK + vision ;
- Série Terranox : surfaces pro très étendues (CM120M1 jusqu’à 12 000 m² ; CM240M1 jusqu’à 24 000 m²), avec un logiciel de gestion de flotte.
X4 : la pente comme test de crédibilité
Sur le papier, le X4 vise les terrains qui font décrocher beaucoup de robots : pentes, virages serrés, sol glissant. Navimow annonce un système Xero-turn AWD capable de monter jusqu’à 84 % (40°), avec deux moteurs de direction à l’avant et un contrôle de traction (TCS) pour limiter le patinage. La gamme est annoncée en deux versions : X430 (jusqu’à 4 000 m²) et X450 (jusqu’à 6 000 m²).

Bien sûr, une pente “max” dépend toujours des conditions : herbe humide, terre meuble, feuilles, bosses. L’angle annoncé sert d’indicateur, pas de garantie universelle. D’autre part, “tourner sur place” est un sujet sensible sur gazon : ça peut marquer le sol. La marque dit avoir conçu le système pour préserver la pelouse ; ce sera un point à observer en conditions réelles, sur un terrain déjà fragilisé.
Côté coupe, Navimow décrit un ensemble MowMentum avec deux disques, 12 lames renforcées, deux moteurs de 180 W et une logique “EdgeSense” pour mieux gérer les bordures. Là aussi, la question pratique revient vite : que vaut la coupe quand l’herbe est couchée, irrégulière, ou quand le terrain mélange zones denses et zones clairsemées ? Navimow insiste aussi sur la recharge rapide, avec une promesse d’efficacité de tonte en forte hausse (jusqu’à ~4 000 m² en environ 11 heures, selon la marque).
Autre détail qui compte en pratique : Navimow décrit ici une combinaison “network RTK” triple fréquence, VSLAM 360° et VIO, avec un RTK réseau embarqué annoncé comme gratuit à vie et surtout sans station d’antenne physique à installer. Enfin, le X4 est annoncé IPX6, compatible Apple “Localiser”, avec capteur de pluie et intégrations Google Home / Alexa / Home Assistant.
i2 : pour les petites pelouses, mais pas forcément simples
La série i2 se scinde en deux approches… La i2 AWD reprend l’idée de transmission intégrale en format “petit jardin”, avec une pente annoncée à 45 % (24°), et une troisième roue censée réduire la consommation et augmenter l’autonomie jusqu’à 30 % face à la génération précédente. Deux modèles sont annoncés : i206 AWD (jusqu’à 600 m²) et i210 AWD (jusqu’à 1 000 m²). Ici, l’intérêt est clair : beaucoup de petits jardins ne sont pas plats, et ils ont des passages étroits.

La L’i215 LiDAR vise plutôt les environnements “ingrats” pour le RTK : sous les arbres, le soir, près des haies. Navimow annonce un LiDAR à semi-conducteurs scannant près de 200 000 points par seconde, une détection d’objets dès 1 cm, et plus de 200 types d’obstacles identifiés. À ce stade, ces chiffres restent des déclarations constructeur, lequel met aussi en avant GeoSketch (carto 3D “réaliste”) et une cartographie automatique, avec l’idée de “drop and mow” : sortir, lancer, capturer une carte 3D et ajuster ensuite.
À titre de repère, RoboSense, cité comme partenaire par Navimow, communique depuis plusieurs années sur des LiDAR “solid-state” mesurés en centaines de milliers de points par seconde, selon les modèles. Le sujet n’est pas le chiffre brut, mais la façon dont il est exploité : éviter les jouets, reconnaître un tuyau d’arrosage, ralentir face à un animal, ne pas se bloquer devant une chaise de jardin.
H2 : “triple fusion”, une réponse directe aux pertes de signal
La série H2 (testée en avant-première sur meilleure-innovation.com !) annonce un système LiDAR + RTK + vision, capable de changer de mode de positionnement en 1 milliseconde. Deux modèles sont annoncés : H210 (jusqu’à 1 000 m²) et H220 (jusqu’à 2 000 m²). L’idée est cohérente avec ce qu’on observe ailleurs : les fabricants cherchent à combiner des capteurs pour compenser les faiblesses de chacun. La marque nomme ce bloc EFLS™ LiDAR+ et ajoute Terrain Adapt + ESC (stabilité électronique) pour garder un robot “posé” sur pentes et sols irréguliers, avec GeoSketch et auto-mapping annoncés aussi sur cette série.

TechRadar décrivait récemment la même logique “multi-capteurs” sur un robot concurrent, en expliquant que le RTK marchait bien en terrain dégagé, puis qu’un autre capteur prenait le relais quand l’environnement se fermait.
En pratique, la valeur se jouera sur trois points, à savoir :
- est-ce que le robot continue une trajectoire propre quand il traverse une zone ombragée ?
- est-ce qu’il évite les erreurs “bêtes” (petits objets, bords de massifs) ?
- est-ce que l’utilisateur comprend ce qu’il se passe quand il y a un incident ?
Terranox : la tonte comme flotte à piloter
Terranox, c’est le basculement vers le pro. Navimow annonce des modèles allant jusqu’à 12 000 m² et 24 000 m², avec une logique de travail sur une journée type “terrain de football”. Les deux références citées sont CM120M1 (jusqu’à 12 000 m²) et CM240M1 (jusqu’à 24 000 m²).

Le point intéressant est moins la surface que l’écosystème : Navimow ajoute un logiciel de Fleet Management pour superviser plusieurs machines à distance. L’idée du constructeur est de vérifier l’état de chaque robot, piloter à distance, et récupérer des stats de tonte. On sort ainsi de l’achat “gadget de jardin” pour entrer dans des questions de planning, de maintenance, de disponibilité, de support. En somme, la marque parle d’un support dédié pour les entreprises. C’est souvent là que se fait la différence en usage pro.
La gamme 2026 en quelques points clés
| Série | Modèles annoncés | Surface (annoncée) | Pente (annoncée) | Capteurs / navigation mis en avant | Cible logique |
|---|---|---|---|---|---|
| i2 AWD | i206 AWD / i210 AWD | 600 à 1 000 m² | jusqu’à 45 % (24°) | RTK réseau + vision | petit jardin en pente |
| i2 LiDAR | i215 LiDAR | jusqu’à 1 500 m² | NC | LiDAR à semi-conducteurs + vision IA | ombre, passages étroits |
| H2 | H210 / H220 | 1 000 à 2 000 m² | jusqu’à 45 % (24°) | EFLS™ LiDAR+ (LiDAR + RTK réseau + vision) | jardin découpé, zones difficiles |
| X4 | X430 / X450 | 4 000 à 6 000 m² | jusqu’à 84 % (40°) | RTK réseau triple fréquence + VSLAM 360° + VIO | grandes propriétés |
| Terranox | CM120M1 / CM240M1 | 12 000 à 24 000 m² | NC | AWD + pilotage multi-robots | sites commerciaux |
Ce que l’on sait déjà, et ce qu’il faudra vérifier
La gamme complète est officiellement dévoilée au CES 2026 à Las Vegas. Les séries i2 AWD et X4 seront disponibles en précommande à partir du vendredi 16 janvier dès 8:00 sur www.navimow.com. Une offre spéciale sera proposée aux premiers acheteurs pendant cette période de lancement.
Sur les gammes actuelles, la marque communique déjà sur le sans fil périphérique et la logique de positionnement centimétrique, et des distributeurs relaient aussi des éléments comme l’IPX6 ou la compatibilité assistants vocaux sur certains modèles.
Reste l’essentiel, celui qui départage les robots une fois le CES terminé: la stabilité en zones ombragées, la tenue en pente et le comportement sur sols glissants, semaine après semaine, sans babysitting.
À retenir pour 2026
Navimow raconte une évolution logique du robot tondeuse : moins de “wow”, plus de robustesse, avec une gamme qui s’étend vers les grands terrains et le pro. La promesse est séduisante, les chiffres sont ambitieux, et la vraie réponse viendra des usages : jardins arborés, bordures complexes, printemps pluvieux. C’est là que l’automatisation se gagne… ou se discute.