Ils ont quitté les Gafam : «Un truc pour lequel les Américains sont très forts, c’est nous faire croire qu’on est nuls» – Libération
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Vous savez combien de services américains vous utilisez sur votre site web utilise sans que vous ne le sachiez réellement ??? Aucun ? Bah et les Google Fonts pour la typo, Cloudflare pour le CDN, YouTube pour les vidéos embarquées, Google Analytics pour les stats et j'en passe des vertes et des pas mûres... ??? Faudrait pas les oublier !
Ainsi même si votre hébergement est chez O2Switch ou Scaleway en France, vos visiteurs peuvent envoyer des données aux USA sans que vous le réalisiez.
Et ça pose un vrai problème juridique car je sais pas si vous vous souvenez du Privacy Shield mais c'était ce fameux accord qui permettait de transférer légalement des données vers les États-Unis ? Hé bien il a été invalidé par la Cour de Justice européenne en 2020. Tout comme Safe Harbor avant lui en 2015 en fait. Et il y a maintenant le Data Privacy Framework, mais rien ne garantit qu'il tiendra plus longtemps que les précédents.
C'est là qu'intervient EU Audit , un scanner gratuit développé par un studio autrichien. Vous entrez l'URL de votre site et en quelques secondes, l'outil analyse vos principales dépendances : hébergement, polices, analytics, CDN, vidéos embarquées, widgets de chat, trackers sociaux et cartes. Chaque élément est vérifié pour déterminer s'il est hébergé dans l'UE ou pas et à la fin, vous obtenez un score de « souveraineté européenne » en pourcentage.
Perso, j'ai testé sur korben.info et je me suis pris une claque. Principalement à cause de Cloudflare et de mes embed de vidéos Youtube.
Pourtant, j'ai plus rien sur mon site à part ça, et mon hébergeur c'est o2Switch et c'est bien en France. Il me parle de "Social" mais j'ai rien du tout, à part des liens vers mes réseaux sociaux... J'sais pas peut être que ça suffit. En fait, suffirait que je vire Cloudflare pour repasser un dans le vert déjà mais je n'ai pas connaissance d'une solution équivalente et pas trop cher (parce que je fais plus de trafic que j'ai de moyens pour le financer, sniiif) qui assure du CDN, de la sécurité, des workers...etc. Ça existe peut-être mais dans ce cas, envoyez moi un mail pour que j'aille voir ça. Après pour l'embed YouTube, pareil, je vois pas trop quoi faire vu que je relaie surtout des vidéos YouTube parce que la Terre entière met ses vidéos là bas...
Bien sûr, j'ai trouvé l'idée de ce scanner pas mal du tout. Ça permet de visualiser rapidement où sont les fuites de données potentielles... Je ne les utilise pas mais y'a Google Fonts par exemple. C'est un classique... Chaque visiteur fait une requête vers les serveurs de Google, qui récupère son IP au passage. Pareil pour les vidéos YouTube embarquées, les maps Google, ou le sempiternel vieux pixel Facebook que certains laissent encore traîner sans même s'en rendre compte. D'ailleurs si vous voulez auditer votre propre hygiène numérique , j'avais fait un guide complet sur le sujet.
Bon après, l'outil ne détecte pas tout (les scripts inline ou les appels API cachés dans votre code, par exemple). Et pour un blog perso sans données sensibles, c'est peut-être un peu overkill. Mais si vous gérez des sites pour des entreprises ou des clients sensibles (administrations, santé, éducation...), y'a de quoi réfléchir ! Surtout que le passage à des alternatives européennes n'est pas toujours aussi compliqué qu'on le croit. Matomo au lieu de Google Analytics, des polices auto-hébergées, OpenStreetMap au lieu de Google Maps...
Si vous voulez soutenir un web indépendant et que je puisse continuer à dénicher ce genre d'outils, ça se passe sur mon Patreon .
Bref, si vous voulez faire le point sur la dépendance de votre site aux GAFAM, c'est gratuit et ça prend 30 secondes.

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.
✍ Guillaume Belfiore, le dimanche 25 janvier 2026.
Des suites bureautiques alternatives, il en existe plusieurs. Mais au-delà du modèle open source, la promesse d’un environnement collaboratif entièrement chiffré reste très rare. C’est sur ce point que l’entreprise française CryptPad entend se différencier.
✍ Guillaume Belfiore, le lundi 19 janvier 2026.
Lancée début janvier, la consultation publique sur l’open source européen n’est pas passée inaperçue. Celle-ci a collecté déjà près de 600 réponses en seulement quelques jours, émanant d’organisations, de sociétés ou de citoyens.
✍ Reynald Fléchaux, le lundi 19 janvier 2026.
Une circulaire en préparation doit renforcer le poids de la DSI de l’Etat dans les achats numériques du secteur public. Et les transformer en levier de souveraineté.
✍ Magali Garnero, le mercredi 14 janvier 2026.
Leurs milliards de profits financent un lobbying contre toute réglementation. S’en libérer, c’est reprendre le contrôle sur nos outils et nos données.
Voir aussi:
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It's not a bug. It's a feature !
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J'sais pas si vous l'avez senti mais Google est peut-être bien en train de gagner la course à l'IA non pas par son génie technique pur, mais par un bon gros hold-up sur nos infrastructures et nos vies privées.
C'est vrai que d'après pas mal de spécialistes IA, Gemini serait désormais le modèle le plus performant du marché. Super. Mais est ce que vous savez pourquoi il est en train de gagner ?
Hé bien parce que Google possède "tout le reste". Contrairement à OpenAI qui doit quémander pour choper des utilisateurs sur son application, l'IA de Mountain View s'installe de force partout où vous êtes déjà. Dans Android, dans Chrome, et même bientôt au cœur de votre iPhone via une intégration avec Siri. C'est la stratégie Internet Explorer des années 90, mais version 2026. Brrrr…
Alors oui c'est pratique d'avoir une IA qui connaît déjà vos mails et vos photos... Sauf que non. Car Gemini utilise nos données pour absolument tout... Sous couvert de "Personal Intelligence", l'outil se connecte à vos recherches, votre historique YouTube, vos documents et vos photos. Mais pas d'inquiétude, c'est pour votre bien, évidemment. Ahahaha !
Après si vous croyez que ce pouvoir ne sera pas utilisé pour verrouiller encore plus le marché, c'est que vous avez loupé quelques épisodes. J'en parlais déjà avec l'intégration forcée de l'IA dans vos apps Android , Google change les règles du jeu en plein milieu de la partie. On se retrouve donc face à un monopole full-stack, des puces TPU maison jusqu'à l'écran de votre smartphone.
Et pendant que la Chine sécurise sa propre souveraineté cyber en virant le matos occidental, nous, on continue d'ouvrir grand la porte.... Les amis, si demain Google décide de changer ses CGU (encore) ou de monétiser votre "intelligence personnelle", vous ferez quoi ?
Bref, le géant de la recherche avance ses pions et étouffe peu à peu la concurrence avant même qu'elle puisse respirer. Notez vous ça sur un post-it afin de le relire régulièrement : Plus une IA est "intégrée", plus elle est intrusive. Donc si vous voulez vraiment garder le contrôle, il va falloir commencer à regarder du côté des modèles locaux et des alternatives qui ne demandent pas les clés de votre maison pour fonctionner.
A bon entendeur...

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.
✍ Fabrizio Defilippi, le samedi 10 janvier 2026.
TRIBUNE. L’essor de l’intelligence artificielle, et avec elle d’images produites rapidement, a entraîné un appauvrissement de la créativité en ligne, au point de susciter une vague de nostalgie pour le Web tel qu’il existait auparavant, souligne Fabrizio Defilippi, spécialiste des cultures numériques, dans une tribune au «Monde».
✍ Alexandre Piquard, le jeudi 8 janvier 2026.
CHRONIQUE. La concurrence entre modèles propriétaires et modèles ouverts et gratuits d’intelligence artificielle est au cœur de l’affrontement économique et idéologique entre l’Amérique de Trump et la Chine de Xi Jinping, explique Alexandre Piquard dans sa chronique.
Et aussi:
✍ Maximilian Henning, le mercredi 7 janvier 2026.
La Commission européenne entend renforcer la souveraineté numérique de l’UE en favorisant la commercialisation des logiciels open source développés en Europe, selon une consultation publiée mardi 6 janvier.
✍ Steven Vaughan-Nichols, le lundi 5 janvier 2026.
Linux et l’open source s’apprêtent à connaître une année faste, avec la croissance de PDM sur les ordinateurs de bureau, la montée en puissance de Rust et toujours plus de sécurité.
✍ Auberi Verne, le mercredi 31 décembre 2025.
Le Département de Côte-d’Or a lancé, fin décembre, son propre service de navigation virtuelle sur le réseau routier. Une façon d’assurer son indépendance face à l’hégémonie du géant Google Street View.
Et aussi:
✍ Thierry Noisette, le mardi 30 décembre 2025.
En bref. Et vous, qui soutenez-vous? Ce que peuvent faire les entreprises contre l’exclusion numérique, par Emmaüs Connect. Lyon, Grenoble et d’autres villes, retours d’expérience sur l’adoption de solutions libres
Et aussi:
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Environ 83 % des dépenses des grandes entreprises européennes en services cloud et logiciels vont à des acteurs américains.
Une étude publiée en avril 2025 avait produit cette estimation. Commandée par le Cigref, elle quantifiait à un peu plus de 260 Md€ la valeur ainsi créée chaque année aux États-Unis – soit 1,5 % du PIB de l’UE et 1,5 fois son budget.
Cette dernière donnée est reprise dans une autre étude, parue en décembre*. Elle a été réalisée par un cabinet de recherche et de conseil lituanien, à la demande de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie du Parlement européen. Y sont cartographiées les dépendances numériques auxquelles l’Europe est sujette (avec un focus sur le logiciel et la cyber) et les risques économiques et géopolitiques qu’elles soulèvent. Nous en présentons ici quelques éléments chiffrés.
L’étude compile des données de StatCounter pour rendre compte de l’évolution de la concurrence sur divers segments du marché entre 2015 et 2025.
| Windows | macOS | Linux | ChromeOS | Autres/inconnus | |
| 2015 | 86,26 % | 10,12 % | 2,18 % | 0,21 % | 1,22 % |
| 2025 (juillet) | 73,45 % | 16,34 % | 3,82 % | 1,57 % | 4,82 % |
En 10 ans, Windows a perdu environ 13 % de part de marché, tandis que macOS en a gagné 6 %. Leur part cumulée avoisine 90 %.
| Android | iOS | Windows | Autres | |
| 2015 | 63,3 % | 28,79 % | 4,03 % | 3,66 % |
| 2025 (juillet) | 65,3 % | 34,21 % | 0,01 % | 0,48 % |
La plus grande progression est pour iOS (+ 5,42 %).
L’usage des forks d’Android made in Europe est quasiment nul.
| Bing | Yandex | Yahoo! | Autres | ||
| 2015 | 92,55 % | 2,73 % | 1,31 % | 2,06 % | 1,34 % |
| 2025 (juillet) | 89,9 % | 4,13 % | 3,32 % | 1,05 % | 1,6 % |
Malgré les sanctions à répétition censées rééquilibrer la concurrence, Google capte encore 9 recherches sur 10. Le moteur allemand Ecosia a environ 0,3 % du marché ; Qwant, moins de 0,1 %.
| YouTube | Twitter/X | Tumblr | Autres | |||||
| 2015 | 84,82 % | N/A | N/A | 5,79 % | 3,18 % | 2,87 % | 1,53 % | 1,81 % |
| 2025 (juillet) | 80,79 % | 7,07 % | 1,82 % | 4,33 % | 4,07 % | N/A | 0,93 % | 0,99 % |
Selon l’analyse que fait StatCounter, Facebook concentre encore plus de 80 % des pages vues.
L’usage des plates-formes décentralisées comme Mastodon et Diaspora reste « négligeable », pour reprendre les mots de l’étude.
| Chrome | Safari | Edge/IE | Firefox | Samsung Internet | Opera | Yandex | Android | Autres | |
| 2015 | 44,64 % | 14,7 % | 12,69 % | 17,41 % | N/A | 2,93 % | 0,36 % | 5,22 % | 2,06 % |
| 2025 (juillet) | 60,73 % | 19,68 % | 6,4 % | 4,39 % | 3,28 % | 2,7 % | 1,25 % | 0,36 % | 1,1 % |
Chrome a gagné environ 16 % de part de marché, tandis que Firefox en a perdu 13 %.
Même en ajoutant Vivaldi, les navigateurs d’origine européenne ne captent pas plus de 3 % du marché.
L’étude se réfère aussi à des productions du cabinet McKinsey. En particulier, une estimation de la part de marché de l’Europe sur chacun des 8 segments d’une chaîne de valeur GenAI « simplifiée ».
| Segment | Part de marché | Trajectoire historique |
| Matières premières | < 5 % | Stable |
| Équipements de fabrication de semi-conducteurs | > 15 % | En hausse |
| Conception de semi-conducteurs | < 5 % | En baisse |
| Fabrication de semi-conducteurs | < 5 % | Stable |
| Infrastructure cloud et supercalculateurs | < 5 % | Stable |
| Modèles de fondation | 5-15 % | En hausse |
| Applications IA | 5-15 % | En hausse |
| Services de conception et déploiement de cas d’usage | > 15 % | En hausse |
L’Europe fournit environ 5 % des matières premières stratégiques pour la fabrication de semi-conducteurs. Elle représente moins de 1 % de la capacité de production mondiale de semi-conducteurs à moins de 7 nm pour l’IA. Elle a en revanche, avec ASML, 80 à 90 % de part de marché sur la lithographie EUV.
En croisant parts de marché mondiales et indicateurs d’adoption régionale, l’étude tente de donner une photographe du marché européen de la GenAI. Les dépenses en la matière étant souvent comptées sur les budgets cloud, le résultat reflète davantage le business des plates-formes (Azure OpenAI, Bedrock/Sagemaker, Vertex AI…) que des outils destinés à l’utilisateur final.
Le marché de la GenAI est estimé à 3,1 Md$ en 2024. Celui de l’IA d’entreprise, à 4,8 Md$. SAP y occupe probablement une position plus favorable, vu le niveau d’adoption de son ERP.
Sur ce segment à 19 Md$ en 2023, l’éditeur allemand capte 55 % de la valeur. Oracle parvient toutefois à combler l’écart avec la transition cloud, tout en générant davantage de revenu par client. Les estimations sont moins certaines pour les plus petits fournisseurs, faute de communication financière.
Le marché du CRM est d’une valeur comparable (18 Md$ en 2024). SAP n’y a cependant pas le même poids.
Dans la bureautique et la collaboration (18 Md$ en 2025), Microsoft se taille la part du lion, sur la foi de données du cabinet Compass Lexecon pour 2023.
En élargissant à l’ensemble des logiciels d’entreprise (70 Md$ en 2025), SAP devance Oracle et Salesforce. L’UE a des leaders sur quelques niches. Notamment le PLM, avec Dassault Systèmes (17 % du marché, Siemens étant dans le top 3), lequel se distingue aussi sur la CAD.
Le marché des services informatiques serait 4 à 5 fois plus grand que celui des logiciels d’entreprise (300-350 Md$ en 2023, hors services liés au cloud d’infrastructure).
Le marché de la cybersécurité est estimé à 63 Md$ en 2025. Les produits (logiciel + matériel) en représentent 42 à 68 % ; le services, 32 à 58 %.
L’Europe est bien représentée sur les services, avec la France en première ligne (Atos, Capgemini, Orange Cyberdefense, Thales). Pas dans les solutions elles-mêmes, où Palo Alto Networks a tendance à monter en puissance, tandis que Check Point et Cisco bénéficient d’un ancrage historique fort.
Si on se focalise la commande publique au sein de l’UE, 88 % de la valeur totale des contrats IT va à des consortiums qui incluent au moins une entreprise non européenne.
Cette information résulte de l’analyse de 315 appels d’offres organisés entre 2020 et 2025.
Sur ce même échantillon, 18 % des marchés attribués ont eu au moins un lauréat américain ; 8 %, au moins un lauréat japonais. Accenture et Deloitte ont été les sociétés les plus fréquemment sélectionnées.
* Gineikyte-Kanclere, V. et Al., 2025, European Software and Cyber Dependencies
Illustration principale © Molodec – Shutterstock.com
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Beaucoup de nos services numériques du quotidien sont propulsés en partie voire entièrement par les GAFAM. Les risques de cette dépendance s'illustrent de plus en plus fréquemment dans l'actualité : représailles envers l'ex-Commissaire européen Thierry Breton et des ONG luttant contre la désinformation en ligne, clôture de la boite de courriel du procureur de la Cour Pénale Internationale, …
Ces vulnérabilités mettent en danger le fonctionnement des démocraties européennes.
On peut être tenté d'attendre une nouvelle législation européenne, cependant le carburant de ces plateformes est en premier lieu nos données personnelles : quitter ces plateformes réduit à la fois notre exposition personnelle et notre contribution collective à ce système néfaste.
C'est le sens de l'appel lancé à Hambourg lors du 39ème CCC : le 4 janvier (puis chaque 1er dimanche du mois), faites migrer vos connaissances d'une des plateformes et faites le savoir en utilisant les mots clés #DiDay ou #iDidIt sur le Fediverse.
Cet appel est soutenu notamment par Wikimedia, Nextcloud et Mastodon, et l'information a été relayée par la 1ère chaîne de TV allemande. Espérons que des acteurs de l'espace francophone s'y joignent rapidement !
Linux est bien sûr une des alternatives, dont la progression est en bonne voie « grâce » à Microsoft (mouvement qui s'inscrit parfaitement dans les initiatives existantes Adieu Windows ou End Of 10). Mais l'initiative concernent tous les services dépendants de ces plateformes toxiques : messageries instantanées, stockage en ligne, librairies en lignes, … dont la gratuité ou les prix au rabais reposent sur l'exploitation de nos données personnelles.
Le succès dépend donc de vous qui lisez cet article, et des relais « physiques » qui pourront accompagner ces migrations : cafés réparation, GULLs, librairies physiques, bibliothèques, … mois après mois !
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Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.
✍ David Monniaux, le dimanche 26 octobre 2025.
TRIBUNE. Dans une tribune au «Monde», le chercheur souligne les dangers de la dépendance numérique européenne à l’égard des géants du Web, soumis à la législation américaine.
L’auteur de l’article a publié le texte de sa tribune avec des notes de bas de page donnant plus de contexte https://filesender.renater.fr/?s=download&token=4e04dc3a-d695-40ec-9515-762694126479
✍ Mathilde Saliou, le jeudi 23 octobre 2025.
Aux côtés de l’ingénieur Philippe Bihouix, de la journaliste Célia Izoard ou du neuropsychiatre Boris Cyrulnik, des associations, des coopératives et divers spécialistes des enjeux de sobriété numérique appellent les candidats aux municipales 2026 à se positionner en faveur d’une «désescalade numérique».
✍ Alexandre Boero, le mardi 21 octobre 2025.
La Direction interministérielle du numérique annonce mardi devenir le premier État partenaire de la Fondation Matrix, qui est derrière le protocole open source qui fait fonctionner Tchap, la messagerie instantanée sécurisée des agents publics.
✍ Frank Niedercorn, le mardi 21 octobre 2025.
Kepler une jeune entreprise francilienne développe une nouvelle approche pour concevoir les circuits intégrés sur un marché aujourd’hui contrôlé par trois mastodontes du logiciel.
✍ Geoffroy Ondet, le lundi 20 octobre 2025.
La fin officielle du support de Windows 10 a poussé les naufragés dont le PC est incompatible avec Windows 11 à se tourner vers Linux. Et certaines distributions rencontrent un succès inespéré.
Et aussi:
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Ça fait des années que les libristes, les associations comme la Quadrature ou la FDN tirent la sonnette d'alarme. Les "officiels" leur ont toujours rit au nez.
Pas besoin d'être juriste pour s'apercevoir de la main mise que les GAFAM ont sur nos données.
Il n'y a qu'à voir également le nombre d'adresses en gmail pour s'en convaincre.
Tout est politique et la majorité de la population s'en balance. Pourtant, c'est la politique qui fait notre vie de tous les jours. Et si on ne fait pas de politique, d'autres la feront à notre place.
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