Vue normale

Elon Musk est-il devenu riche grâce aux subventions, comme l’affirme Emmanuel Macron ? (Analyse)

12 février 2026 à 05:02
Emmanuel Macron Musk Subventions

Emmanuel Macron a qualifié Elon Musk de personne "sur-subventionnée par les agences fédérales américaines". Nous avons vérifié cette affirmation en nous appuyant sur les données publiques disponibles.

Boeing écrase Airbus en janvier : les rôles s’inversent chez les avionneurs en 2026

11 février 2026 à 17:00
Boeing Airbus

Après plusieurs années marquées par les crises industrielles et les retards, Boeing signe un début d’année remarqué. Les chiffres de janvier montrent un net rebond face à Airbus, aussi bien sur les livraisons que sur les commandes. Un signal encourageant pour l’avionneur américain, même si la bataille reste loin d’être terminée.

Mistral AI investit 1,2 milliard € dans un datacenter IA

11 février 2026 à 16:15

C’est un coup d’accélérateur dans la bataille de l’IA européenne. Mistral AI, valorisée à près de 12 milliards €, annonce un investissement colossal de 1,2 milliard € en partenariat avec l’opérateur suédois EcoDataCenter. Objectif : ériger à Borlänge, au cœur de la Suède, une infrastructure de calcul de nouvelle génération dédiée à l’entraînement et au déploiement de ses modèles d’IA.

Pourquoi la Suède ? La réponse tient autant à la géographie qu’à la géopolitique. Le royaume scandinave offre un cocktail d’avantages difficilement égalable : une électricité 100% renouvelable issue de l’hydroélectrique et de l’éolien, des températures favorables au refroidissement des serveurs, et des coûts énergétiques compétitifs.

Un choix nordique stratégique

Le datacenter, dont l’ouverture est prévue pour 2027, accueillera les GPU NVIDIA Vera Rubin de dernière génération et promet des performances de pointe avec un PUE (Power Usage Effectiveness) parmi les plus bas du marché. EcoDataCenter, qui assurera la conception, la construction et l’exploitation du site, capitalise sur son expertise reconnue en infrastructures haute densité optimisées pour le calcul intensif.

Au-delà des aspects techniques, c’est un projet éminemment politique que porte Arthur Mensch, CEO et cofondateur de Mistral AI. « C’est un pas concret vers des capacités indépendantes en Europe », affirme-t-il.

Le partenariat vise à constituer une pile technologique entièrement européenne, du silicium aux algorithmes. Les données seront traitées et stockées localement, sous le cadre juridique de l’Union européenne, avec l’ambition affichée de proposer un « cloud IA européen » aux entreprises, administrations publiques et centres de recherche.

Pour la Suède, ce projet confirme son statut de hub européen des infrastructures numériques avancées, aux côtés d’autres projets HPC (High Performance Computing) déjà déployés dans le pays.

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ESN : la fin de l’âge d’or des valorisations, l’IA générative comme nouvel eldorado

11 février 2026 à 15:26

Le réveil est un peu brutal pour les Entreprises de Services Numériques (ESN) françaises. Selon le dernier baromètre réalisé par la banque d’affaires Crescendo Finance en partenariat avec le cabinet PAC, le secteur entre dans une phase de normalisation après des années de surchauffe.

Après un pic d’activité M&A (fusions-acquisitions) en 2022 avec 73 opérations recensées, le marché montre des signes de fatigue : la croissance des services IT en France devrait même se contracter de 2,1% en 2025.

Le blues des multiples

Le temps où les vendeurs dictaient leurs conditions semble s’éloigner. Les multiples d’EBITDA *, qui avaient grimpé jusqu’à 13,9x en 2022 pour les acquéreurs stratégiques, sont retombés à 9,2x en 2024. « Le contexte économique affecte de façon symétrique les multiples », tempère l’étude, notant que pour la première fois depuis 2021, la valorisation des ESN françaises est repassée légèrement sous l’indice Argos des PME non cotées.

Pourtant, cette moyenne cache de profondes disparités. C’est un marché à deux vitesses : d’un côté, l’infogérance classique, dont les multiples plafonnent péniblement à 6,3x EBITDA. De l’autre, les « chouchous » des investisseurs : la cybersécurité et la Data/IA, qui continuent d’afficher des valorisations insolentes, dépassant parfois les 15x l’EBITDA pour les cibles les plus pointues.

IA générative : 3,2 milliards € en ligne de mire

Si le marché global ronronne, l’IA générative (IAGen) agit comme un booster de croissance. PAC estime que les dépenses externes liées à l’IAGen en France vont littéralement exploser, passant de 425 millions € en 2024 à 3,2 milliards € dès 2028.
« 72% des entreprises font de l’adoption de l’IA générative une priorité absolue», souligne l’étude. Cette « frénésie » pousse les grands prédateurs du secteur à sortir le carnet de chèques pour ne pas rater le train de l’IA agentique.

Accenture et Capgemini sont en première ligne, avec des budgets d’investissement se comptant en milliards de dollars pour renforcer leurs compétences via des acquisitions ciblées.

Les fonds d’investissement à l’affût des ETI

Le paysage des transactions reste dominé à 75% par les « corporates » (les ESN elles-mêmes), qui privilégient les petites cibles de moins de 15 millions € de chiffre d’affaires pour muscler leurs expertises locales. Les fonds d’investissement, bien que représentant seulement 25% des volumes, jouent les arbitres sur les dossiers plus matures : 47% de leurs jetons sont misés sur des entreprises réalisant plus de 50 millions € de CA.

Pour 2025, les experts prévoient une stabilisation. L’assouplissement des conditions de financement et la nécessité impérieuse de souveraineté numérique devraient soutenir un volume d’opérations honorable. Mais pour séduire les acheteurs, il faudra désormais plus qu’une simple croissance organique : la récurrence des revenus (modèle SaaS) et la maîtrise de la data sont devenues les nouveaux juges de paix de la valorisation.

*EBITDA est l’abréviation de « bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement ».

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Google-Wiz : l’UE valide en balayant les craintes

11 février 2026 à 15:01

La Commission européenne n’ira pas plus loin dans l’examen du dossier Google-Wiz : elle a validé l’acquisition sans condition.

Bruxelles ne nie pas le risque de remise en cause de la neutralité de l’entreprise israélienne. Mais considère que les clients pourront, le cas échéant, accéder à des solutions alternatives « crédibles » de sécurité cloud.

Balayé également l’effet « cheval de Troie » qu’avait notamment dénoncé le CISPE. Certes, l’opération procurera à Google des données concernant les clouds concurrents. Mais elles ne sont « pas commercialement sensibles », en plus d’être généralement accessibles à d’autres fournisseurs de logiciels de sécurité.

Google franchit là un autre étape importante après le feu vert que les États-Unis lui ont donné en novembre 2025. Reste une enquête en Australie, avec une décision prévue d’ici au 23 février 2026.

« Rappelle-toi DoubleClick… »

Wiz était précieux par son indépendance, déplore un collectif d’organisations de la société civile basées en Allemagne (Rebalance Now), aux Pays-Bas (SOMO), au Royaume-Uni (Article 19, Balanced Economy Project) et aux États-Unis (Open Markets Institute).

La Commission européenne sait que le contrôle d’une couche stratégique peut être mis à profit pour consolider une position sur des marchés annexes, regrettent ces organisations. Partant, il ne fallait pas valider sur la base de parts de marché* et de considérations tarifaires, poursuivent-elles.

Il y a quelques semaines, dans la perspective de l’examen du projet d’acquisition, une des membres de Rebalance Now avait copublié un article intitulé « L’empire caché de Google ». Elle y postulait que Google s’était imposé comme une arme géopolitique pour les USA, par là même susceptibles de préférer en renforcer le pouvoir plutôt que de le contrôler.

L’article pointait les risques d’intégration verticale. Et établissait, à ce sujet, un parallèle avec l’acquisition de DoubleClick – que l’UE avait validée en 2008. Il insistait aussi sur l’ancrage profond de Google dans l’écosystème start-up/innovation (plus de 6000 sociétés acquises ou soutenues dans l’économie numérique et au-delà). Et sur sa croissance supérieure à celle d’Amazon et de Microsoft dans le cloud d’infrastructure.

Fin 2025, Wiz a atteint le milliard de dollars de revenu anuel récurrent. Google compte s’en emparer pour 32 milliards de dollars en cash. Jusqu’ici, la plus chère de ses acquisitions fut celle de Motorola Mobility (12,5 Md$ en 2012).

* Dans ce même esprit, la Commission européenne n’a pas inclus Google dans son enquête visant à déterminer s’il faut soumettre des plates-formes cloud au DMA.

Illustration générée par IA

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Naval Group et Thales accélèrent dans l’IA de défense souveraine

10 février 2026 à 16:02

Naval Group vient d’annoncer son entrée au capital de CortAIx, l’accélérateur d’IA créé par Thales en 2024, marquant une étape stratégique dans la convergence des industries françaises de défense sur le terrain de l’IA.

L’opération, dont le montant reste confidentiel, représente 20% du capital de la division française de CortAIx. Elle s’inscrit dans un engagement pluriannuel de coopération entre les deux groupes, tant sur le volume d’activité que sur les cas d’usage. Naval Group rejoint par ailleurs le conseil d’administration de l’entité, consolidant ainsi une alliance structurante autour des technologies critiques de demain.

Une IA au cœur des systèmes de combat collaboratif

L’objectif affiché est de mutualiser les compétences en matière d’intelligence artificielle appliquée au combat collaboratif, aux systèmes d’aide à la décision et à la guerre électronique. Quinze ingénieurs de Naval Group rejoindront dès mars les équipes de CortAIx, qui comptent quelque 800 spécialistes répartis sur cinq sites. Un nouveau centre de recherche à Ollioules (Var) ouvrira dès mai, renforçant la proximité entre les équipes R&D des deux partenaires.

« Innover dans le secteur de la défense requiert de plus en plus d’intelligence artificielle. C’est un démultiplicateur de performance opérationnelle », souligne Éric Papin, directeur technique de Naval Group dans les Echos. De son côté, Mickael Brossard, directeur de CortAIx, évoque une « mutualisation très forte » destinée à accélérer la montée en puissance de solutions souveraines et sécurisées.

Des technologies critiques pour la souveraineté européenne

Les ingénieurs de CortAIx développent depuis deux ans des modèles d’IA destinés à des applications sensibles : capteurs du Rafale, radars de surveillance, reconnaissance faciale ou pilotage d’essaims de drones. Ces technologies opèrent à la fois dans des environnements embarqués et en data centers sécurisés, en partenariat avec des acteurs français tels que Mistral AI.

Thales et Naval Group pourront également s’appuyer sur la puissance de calcul du supercalculateur inauguré par l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (Amiad), livré en 2025 par HPE et Orange, pour le traitement de données classifiées.

Un écosystème français en plein foisonnement

Cette union s’inscrit dans un contexte d’effervescence autour de l’IA de défense en France. Dassault Aviation a déjà noué un partenariat technologique avec CortAIx fin 2025, tandis que sa participation dans la start-up Harmattan AI, valorisée 1,4 milliard $, témoigne de l’émergence d’un tissu industriel compétitif.

L’État, actionnaire à 62 % de Naval Group et 27 % de Thales, joue un rôle d’amplificateur dans cette stratégie de souveraineté industrielle et numérique. L’articulation de ces champions nationaux autour de CortAIx vise à positionner la France parmi les leaders mondiaux de l’IA de défense, à l’heure où les budgets militaires européens connaissent une croissance sans précédent.

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Google veut s’endetter sur 100 ans pour devenir l’ossature du monde

10 février 2026 à 13:02
Dollars, Argent, Revenus

Dans la sphère financière, cette annonce est historique. Le groupe Alphabet se donne un siècle pour se faire une place centrale dans l'ossature du monde. En 2026, les dépenses d'investissement de Google devraient culminer à 185 milliards de dollars, le double de l'année dernière.

5 séries à voir après Les Lionnes sur Netflix

10 février 2026 à 12:45

La dernière série française de Netflix s'invite actuellement dans le top 10 de la plateforme de streaming. Si vous avez déjà englouti les 8 épisodes des Lionnes, voici 5 séries similaires qui devraient vous plaire.

Un géant pétrolier s’effondre : BP chute de 86 % et va arrêter ses rachats d’actions pour se redresser

10 février 2026 à 12:30
bp petrole geant

Les prix bas du pétrole ont eu un impact significatif sur le géant du pétrole basé à Londres. En cause aussi, le coût d’une transition énergétique délicate.

Workday : retour aux sources avec Aneel Bhusri pour redresser la barre

10 février 2026 à 11:48

Workday vient d’annoncer un changement de direction spectaculaire. Aneel Bhusri, co-fondateur de l’éditeur, reprend immédiatement les commandes en tant que CEO, remplaçant Carl Eschenbach. Une décision qui intervient après une année désastreuse en Bourse : le titre a plongé de 41% sur douze mois.

Carl Eschenbach quitte non seulement son poste de directeur général mais également son siège au conseil d’administration. Il restera néanmoins conseiller stratégique auprès de Bhusri. Son départ lui vaudra une indemnité de 3,6 millions $, assortie d’une acquisition accélérée de ses stock-options en cours.

Pour Aneel Bhusri, le retour se monnaie cher : 135 millions $ en actions, soumises à des conditions de temps et de performance, auxquels s’ajoute un salaire de base de 1,25 million $, selon les documents transmis à la SEC.

Une histoire de succession complexe

L’histoire récente de Workday ressemble à un jeu de chaises musicales. Bhusri avait co-fondé l’entreprise en 2005, exercé seul la fonction de CEO entre 2014 et 2020, avant d’accepter un partage du pouvoir. Eschenbach avait été nommé co-CEO fin 2022, aux côtés du fondateur, avant que ce dernier ne se retire en 2024.

« Nous entrons dans l’un des moments les plus décisifs de notre histoire. L’IA est une transformation plus importante que le SaaS – et elle définira la prochaine génération de leaders du marché », déclaré Aneel Bhusri dans un communiqué officiel.

Workday, spécialisé dans les logiciels de gestion des ressources humaines et autres tâches administratives, fait partie de ces éditeurs d’applications qui peinent à convaincre Wall Street à l’ère de l’intelligence artificielle. Sous la direction d’Eschenbach, l’entreprise avait affiché une nouvelle priorité à la rentabilité, annonçant des suppressions de postes et promettant d’utiliser l’IA pour rationaliser ses propres opérations.

La semaine dernière encore, Workday avait annoncé le licenciement d’environ 400 employés, soit 2% de ses effectifs de 20.600 personnes fin octobre, dans le but de mieux investir dans ses domaines prioritaires.

Le retour de Bhusri apparaît comme un pari : celui de retrouver l’ADN entrepreneurial et l’agilité technologique face aux bouleversements de l’IA. Reste à savoir si cette cure de jouvence suffira à reconquérir les investisseurs.

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