Vue normale

C’est quoi RSL 1.0, le standard qui veut protéger les éditeurs face à l’IA ?

10 décembre 2025 à 16:57

Une coalition d’acteurs majeurs de l’internet vient d’officialiser Really Simple Licensing (RSL) 1.0, le premier standard de licence conçu pour protéger le contenu à l’ère de l’IA, offrant un langage universel pour définir comment les contenus peuvent être utilisés.

Développé par le comité technique RSL en collaboration avec les éditeurs de contenus tels que Yahoo, Ziff Davis et O’Reilly Media, RSL 1.0 s’appuie sur la simplicité du format RSS pour créer des conditions de licence lisibles par les machines. Le standard dépasse les simples règles binaires du fichier robots.txt en établissant un cadre économique adapté à l’internet soumis au développement de l’IA.

Le président du comité technique RSL, Eckart Walther, considère que cette publication représente un point d’inflexion pour l’internet ouvert, car elle instaure clarté et transparence dans les droits sur le contenu, tout en permettant à l’innovation de s’exercer.

Des fonctionnalités avancées

RSL 1.0 introduit plusieurs innovations majeures :

Contrôle granulaire des usages IA : Le standard définit de nouvelles catégories d’utilisation du contenu avec les balises « ai-all », « ai-input » et « ai-index ». Ces options permettent aux éditeurs d’autoriser les moteurs de recherche à indexer leur contenu tout en refusant son utilisation dans des applications de recherche IA.

Protection des communs numériques : En partenariat avec Creative Commons, RSL 1.0 intègre un système de licence basé sur les contributions. Cette approche vise à soutenir l’écosystème non commercial qui alimente des milliards de pages web, de dépôts de code et d’ensembles de données constituant le « commons numérique » – ce patrimoine partagé de connaissances librement accessibles sur internet.

Un soutien de l’industrie

L’initiative a suscité un soutien de la part de l’écosystème numérique. Des organisations d’infrastructure comme Cloudflare, Akamai et l’IAB Tech Lab ont annoncé leur adhésion au standard. Du côté des médias, Associated Press, Vox Media, USA Today, le Boston Globe Media, BuzzFeed, Stack Overflow et The Guardian font partie des nouveaux venus, rejoignant des centaines d’autres marques médias.

Au total, plus de 1500 organisations médiatiques, marques et entreprises technologiques à travers le monde soutiennent désormais RSL, couvrant des milliards de pages web qui représentent la majorité du contenu internet professionnel utilisé pour entraîner les modèles d’IA.

Will Allen, vice-président produit chez Cloudflare, souligne que la licence lisible par les machines sera une caractéristique importante pour l’avenir du web. De son côté, la PDG de Creative Commons, Anna Tumadóttir, rappelle l’importance des options de partage équitable au-delà des licences commerciales pour maintenir l’accès aux connaissances à l’ère de l’IA.

Un modèle économique pour l’ère de l’IA

RSL 1.0 ne se contente pas de définir des règles techniques. Doug Leeds, co-PDG et cofondateur du RSL Collective – une organisation à but non lucratif pour les droits collectifs des créateurs numériques – affirme que pour quiconque tire ses revenus de la publication de contenu en ligne, RSL 1.0 est une évidence. C’est ce qui explique le large soutien provenant de tous les secteurs de l’écosystème internet, des grandes entreprises médiatiques aux organisations d’infrastructure qui définissent le fonctionnement du web.

Le standard arrive à un moment critique où les questions de droits d’auteur et d’utilisation du contenu par les systèmes d’IA font l’objet de nombreux débats juridiques. RSL 1.0 propose un cadre pragmatique pour résoudre ces tensions en offrant aux créateurs de contenu les outils pour définir précisément leurs conditions d’utilisation, tout en permettant aux développeurs d’IA d’accéder légalement aux ressources dont ils ont besoin.

L’arrivée de RSL 1.0 représente plus qu’une simple norme technique : c’est une tentative de rééquilibrer les relations de pouvoir dans l’économie numérique. En donnant aux éditeurs et créateurs les moyens de contrôler l’utilisation de leur travail par les systèmes d’IA, tout en préservant les principes d’ouverture et de partage qui ont fait la richesse d’internet, RSL 1.0 pourrait tracer la voie vers un modèle plus durable et équitable pour tous les acteurs de l’écosystème numérique.

La spécification complète est accessible sur le site rslstandard.org, où les développeurs et éditeurs peuvent découvrir comment implémenter ce nouveau standard dans leurs applications et sites web.

Selon nos observations, aucun éditeur français n’est engagé pour le lancement dans l’initiative RSL 1.0.

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Pourquoi Adobe s’invite dans ChatGPT

10 décembre 2025 à 15:52

Adobe va intégré Photoshop, Adobe Express et Acrobat dans ChatGPT. Les utilisateurs pourront taper une requête dans ChatGPT pour retoucher des photos, créer un graphique, animer des designs ou résumer un PDF, déclenchant automatiquement l’outil correspondant.

Adobe va ainsi toucher les 800 millions d’utilisateurs actifs hebdomadaires de ChatGPT qui devront créer un compte Adobe pour utiliser les applications au sein de ChatGPT.

Ce lancement s’appuie sur l’annonce d’Adobe fin octobre, lorsque l’entreprise avait remanié ses outils de montage vidéo et d’édition d’images pour permettre aux utilisateurs d’exécuter des tâches via des assistants IA conversationnels. L’intégration dans ChatGPT s’inscrit dans la continuité de cette innovation en matière d’IA agentique et du protocole MCP.

Une adaptation aux bouleversements de l’IA

En août dernier, Adobe avait lancé Acrobat Studio, transformant les documents statiques en espaces de travail interactifs alimentés par l’IA. Lors de sa conférence Adobe MAX, l’éditeur avait également présenté des assistants IA pour Photoshop et Adobe Express, permettant à chacun de créer en utilisant ses propres mots et d’affiner les résultats avec les outils de classe mondiale de l’entreprise.

Son accord avec OpenAI intervient à un moment où Adobe intensifie ses efforts pour s’adapter aux transformations engendrées par l’IA dans les marchés du design professionnel, tout en élargissant sa portée auprès de nouveaux publics qui découvrent ses applications pour la première fois.

Les termes financiers de l’accord ne sont pas dévoilés.

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IA de défense : Airbus décroche un contrat de 50 millions €

10 décembre 2025 à 14:33

Airbus franchit une nouvelle étape dans le secteur de la défense. L’industriel européen vient de signer un contrat de 50 millions € avec l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (AMIAD) pour intégrer des technologies d’IA dans les systèmes militaires français.

Spationav, première cible de la modernisation

La phase initiale de ce contrat se concentrera sur la modernisation de Spationav, le système français de surveillance maritime. L’objectif : intégrer l’intelligence artificielle pour traiter les données issues des satellites, permettant ainsi une analyse plus rapide et plus précise des informations collectées.

Les applications futures devraient s’étendre à des domaines stratégiques comme le renseignement, la cybersécurité et la gestion des réseaux de télécommunications militaires.

L’ambition de la France est de centraliser l’ensemble des données collectées par ses capteurs dispersés sur satellites, radars et drones. Cette approche intégrée vise à offrir une vision unifiée et en temps réel du champ de bataille moderne, où l’information devient un atout aussi décisif que l’armement lui-même.

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Google dans le viseur de Bruxelles pour l’utilisation de contenus dans son IA

9 décembre 2025 à 15:17

La pression réglementaire européenne sur les géants technologiques américains s’intensifie. Ce 9 décembre, la Commission européenne ouvre une enquête antitrust visant Google, filiale d’Alphabet. En cause : l’utilisation de contenus en ligne d’éditeurs et de vidéos YouTube pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle.

Il s’agit de la deuxième investigation contre Google en moins d’un mois, témoignant des inquiétudes croissantes de Bruxelles face à la domination des Big Tech dans les nouvelles technologies émergentes. Cette offensive intervient quelques jours seulement après le lancement d’une enquête similaire visant Meta, accusé de bloquer l’accès de concurrents à son système de messagerie WhatsApp.

Des pratiques jugées déloyales

Concrètement, Bruxelles s’inquiète de l’utilisation par Google des contenus d’éditeurs pour générer ses résumés alimentés par l’IA, appelés AI Overviews, sans compensation adéquate et sans donner aux éditeurs la possibilité de refuser. Les mêmes préoccupations concernent l’exploitation des vidéos YouTube téléchargées par les utilisateurs.

Ces AI Overviews, déployés dans plus de 100 pays ( pas en France, NDLR), apparaissent au-dessus des liens hypertextes traditionnels vers les pages web pertinentes. Google a d’ailleurs commencé à y intégrer de la publicité depuis mai dernier.

« Un écosystème d’information sain dépend du fait que les éditeurs disposent des ressources nécessaires pour produire un contenu de qualité. Nous ne permettrons pas aux contrôleurs d’accès de dicter ces choix », a martelé Teresa Ribera, commissaire européenne chargée de la concurrence, en référence au DMA (Digital Markets Act) qui s’applique actuellement à une vingtaine de  « services de plate-forme essentiels  » dont les exploitants sont nommés  » contrôleurs d’accès  » (gatekeepers).

Google conteste les accusations

Google a immédiatement rejeté ces accusations, comme il l’avait déjà fait en juillet face à la plainte des éditeurs indépendants qui a déclenché cette enquête. « Cette plainte risque d’étouffer l’innovation sur un marché plus concurrentiel que jamais », a réagi un porte-parole.

Du côté des plaignants, l’Independent Publishers Alliance, le Movement for an Open Web et l’ONG britannique Foxglove ne décolèrent pas. « Google a rompu le pacte qui sous-tend Internet. L’accord était que les sites web seraient indexés, récupérés et affichés lorsqu’ils sont pertinents pour une requête. Tout le monde avait une chance », a déclaré Tim Cowen, avocat conseillant ces groupes, cité par Reuters. « Maintenant, il met son AiO, Gemini, en premier et ajoute l’insulte à l’injure en exploitant le contenu des sites web pour entraîner Gemini. Gemini est le jumeau maléfique de Search.»

Si Google est reconnu coupable de violation des règles antitrust de l’UE, l’amende pourrait atteindre 10% de son chiffre d’affaires annuel mondial.

En septembre dernier, Google a écopé d’une amende de près de 3 milliards € pour avoir favorisé ses propres services de technologie publicitaire. Au total, les amendes infligées par l’UE dépassent 9,5 milliards €, incluant 4,13 milliards pour Android et 2,42 milliards pour avoir écrasé des rivaux dans la recherche shopping. Une pénalité de 1,49 milliard pour AdSense a toutefois été annulée l’année dernière.

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L’UE sanctionne X : première amende historique dans le cadre du DSA

8 décembre 2025 à 11:59

Un coup de semonce contre Elon Musk ou le début d’une série de sanctions contre les réseaux sociaux ? Vendredi 5 décembre 2025, la Commission européenne a infligé une amende de 120 millions € à X, son réseau social racheté en 2022.

Cette sanction constitue la première application concrète du Digital Services Act (DSA), le règlement européen sur les services numériques entré en vigueur il y a deux ans. Une décision qui intervient après deux années d’enquête et qui s’annonce comme le début d’un bras de fer politique majeur entre Bruxelles et Washington.

Trois infractions majeures sanctionnées

La Commission européenne a retenu trois violations distinctes des obligations de transparence imposées par le DSA, toutes notifiées initialement en juillet 2024.

Le premier grief concerne la coche bleue, utilisée auparavant pour signaler des comptes officiels gratuits mais désormais vendue 7 euros par mois. Bruxelles estime que cette pratique constitue une forme de conception trompeuse qui viole le DSA. Selon les nouveaux paramètres de X, un compte doté d’une coche peut ne pas signaler un utilisateur réel et être un robot, a déclaré la Commission.

L’exécutif européen précise que si le DSA n’impose pas aux plateformes de vérifier l’identité de leurs membres, il leur interdit en revanche de prétendre faussement qu’une telle vérification a eu lieu. Ce système expose les utilisateurs à des risques accrus d’escroquerie par usurpation d’identité et de manipulation par des acteurs malveillants.

Le deuxième manquement porte sur le registre publicitaire de X, qui ne respecte pas les exigences de transparence du DSA. L’accès au répertoire est rendu difficile et des informations essentielles manquent, notamment l’identité de l’entité qui finance les campagnes publicitaires. Cette opacité empêche la surveillance efficace des risques, notamment la détection d’escroqueries ou de campagnes de menaces hybrides.

Enfin, X est accusé d’imposer des obstacles inutiles aux chercheurs indépendants qui veulent avoir accès à ses données publiques, comme le nombre de vues, de likes, de partages, les tendances de hashtags. Les conditions de service de la plateforme interdisent explicitement cet accès indépendant. En étudiant des phénomènes comme la polarisation des publics ou comment des contenus se propagent sur les réseaux sociaux, les chercheurs peuvent éventuellement détecter des risques systémiques pour nos démocraties, comme les tentatives d’ingérences étrangères lors des élections.

Une amende « proportionnée » selon Bruxelles

La Commission européenne a défendu le montant de la sanction, soulignant sa proportionnalité. Le DSA prévoit théoriquement des amendes pouvant atteindre 6% du chiffre d’affaires mondial annuel pour chaque infraction constatée. Face aux critiques, Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée de la souveraineté technologique, a expliqué que la sanction prenait en compte la nature, la gravité et la durée des infractions commises.

Avant de préciser, les amendes se calculent sur base de critères qui tiennent compte de la nature des infractions, de leur gravité et de leur durée. Sur cette base, l’amende pour les coches bleues a été estimée à 45 millions €, celle pour les publicités à 35 millions et celle pour l’accès aux données à 40 millions €.

Une tempête politique transatlantique

La décision de Bruxelles a déclenché une vive réaction du côté américain, même avant son annonce officielle. Le vice-président américain JD Vance a dénoncé la démarche européenne en déclarant que l’UE devrait défendre la liberté d’expression au lieu de s’en prendre à des entreprises américaines pour des foutaises, s’attirant un message de remerciement d’Elon Musk.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a estimé que l’amende infligée par l’Union européenne constituait une attaque contre le peuple américain par des gouvernements étrangers, affirmant que l’époque de la censure en ligne était révolue.

Face à ces accusations, Henna Virkkunen a fermement répondu que l’amende n’avait rien à voir avec de la censure, précisant que la Commission n’était pas là pour imposer les amendes les plus élevées, mais pour s’assurer que les lois sur le numérique soient respectées.

Elon Musk a déclaré samedi sur sa plateforme que l’UE devrait être abolie, dénonçant la surrégulation de l’Union européenne.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Bruxelles sur la régulation numérique et les relations commerciales.

Des enquêtes encore en cours

La sanction annoncée ne couvre que les infractions identifiées en juillet 2024. La Commission européenne a précisé que plusieurs enquêtes concernant X se poursuivent, notamment sur des soupçons de non-respect des obligations en matière de contenus illégaux et de désinformation. Bruxelles s’attend à ce que ces enquêtes soient bouclées plus rapidement que la première.

Le réseau X a entre 60 et 90 jours pour se mettre en conformité. S’il ne le fait pas, des amendes supplémentaires pourraient lui être infligées.

Un symbole de la souveraineté numérique européenne

Cette première amende dans le cadre du DSA marque un tournant dans l’approche réglementaire de l’Union européenne. La Commission montre qu’elle ne se laisse pas intimider par les pressions américaines, malgré un contexte de négociations commerciales tenduesX

Pour les utilisateurs européens de X, des changements sont attendus : interface modifiée, notifications renforcées, refonte du processus de vérification et amélioration de la transparence publicitaire. La plateforme devra également ouvrir l’accès à certaines données pour la recherche académique.

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Evertrust lève 10 M€ pour s’imposer en leader de la PKI et du CLM

8 décembre 2025 à 11:02

L’éditeur français de logiciels de cybersécurité Evertrust annonce une levée de fonds de 10 millions € en Série A auprès du fonds de capital-risque américain Elephant. Cette opération doit permettre à la startup d’accélérer son développement sur les marchés européens et de consolider sa position d’acteur de référence dans la gestion des certificats numériques.

Fondée en 2017 par Kamel Ferchouche, Jean-Julien Alvado et Étienne Laviolette, Evertrust s’est transformée d’un cabinet de conseil en un éditeur de logiciels spécialisé dans deux technologies complémentaires : la PKI (Public Key Infrastructure) et le CLM (Certificate Lifecycle Management). La première permet l’émission et la gestion des certificats numériques, tandis que la seconde automatise leur cycle de vie.

Cet avantage technologique confère à Evertrust une position distinctive : l’entreprise est le seul acteur européen et l’un des quatre seuls au monde à proposer une offre intégrée couvrant ces deux segments.

Une croissance portée par des mutations du marché

Le modèle économique d’Evertrust repose sur une clientèle de grands comptes, avec plus de 25% des entreprises du CAC 40 parmi ses clients. Rentable depuis sa création, l’entreprise affirme réaliser encore plus de 80% de son chiffre d’affaires en France et emploie 40 collaborateurs.

Plusieurs facteurs structurels alimentent la demande pour ses solutions. La durée de validité des certificats publics, actuellement de 398 jours, va connaître une réduction drastique : 200 jours en 2026, 100 jours en 2027 et seulement 47 jours en 2029. Cette évolution rendra l’automatisation du renouvellement des certificats indispensable pour les organisations, qui doivent déjà gérer une multiplication exponentielle de ces artefacts cryptographiques.

Un argument de souveraineté numérique

Dans un contexte de tensions commerciales et réglementaires, Evertrust mise sur sa nature souveraine. Ses solutions sont conçues et hébergées en Europe et conformes aux standards internationaux comme eIDAS et NIST.

L’entreprise a récemment obtenu la certification CSPN de l’ANSSI pour sa plateforme PKI, un sésame qui renforce sa crédibilité auprès des acteurs publics et parapublics. Lauréate de la promotion 2025 du programme French Tech 2030, Evertrust bénéficie d’une reconnaissance institutionnelle qui appuie son développement.

Objectif : tripler les effectifs en cinq ans

Les 10 millions € levés serviront principalement à renforcer les équipes commerciales et techniques, qui devraient tripler d’ici cinq ans. L’entreprise prévoit également un changement de modèle de distribution : d’un modèle majoritairement direct en France, elle entend basculer vers un réseau de partenaires revendeurs et intégrateurs de solutions de sécurité sur les principaux marchés européens.

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On en sait (un peu) plus sur la future startup de Yann LeCun

4 décembre 2025 à 15:17

Présent le 4 décembre à la conférence AI-Pulse à Paris , Yann LeCun a lâché quelques informations sur sa future start-up centrée sur la ’“Advanced Machine Intelligence” (AMI) et relevées par Reuters.

S’il na pas dévoilé le nom de baptême de sa prochaine entreprise, le futur ex scientifique en chef de l’IA chez Meta ( qu’il quittera en fin d’année) a indiqué son actuel employeur ne figurera pas parmi ses investisseurs.

Autre info : la start-up pourrait s’installer à Paris.

Fin novembre, le co-lauréat du prix Turing avait annoncé son départ pour créer une start-up consacrée aux « modèles du monde », une nouvelle génération de systèmes d’IA qui apprennent à partir de données visuelles et spatiales plutôt que textuelles.

À l’époque, il avait décrit Meta comme un « partenaire » sans préciser la nature exacte de cette relation.

Son départ intervient dans un contexte de profonde réorganisation de la division IA de Meta. Mark Zuckerberg a réorienté le laboratoire de recherche fondamentale en IA (FAIR), fondé par Yann LeCun en 2013, vers des produits commerciaux et les grands modèles de langage, une stratégie éloignée de sa vision.

Photo : © DR

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Pourquoi OpenAI décrète l’« alerte rouge » face à Google

2 décembre 2025 à 16:24

La pression monte sur OpenAI. Dans un mémo interne envoyé ce lundi et consulté par le Wall Street Journal, Sam Altman convoque une « alerte rouge » pour améliorer la qualité de ChatGPT. Une décision qui implique de reléguer d’autres projets au second plan, dont le développement de la publicité, des agents IA pour le shopping et la santé, ainsi que Pulse, un assistant personnel produisant des actualités matinales personnalisées.

Ce virage stratégique intervient alors que Google vient de reprendre la main technologique. Le géant de Mountain View vient de lancer son modèle Gemini 3, qui a surpassé le GPT-5 d’OpenAI sur les tests de référence de l’industrie. De son côté, Anthropic, autre rival montant, a également dépassé OpenAI avec son modèle Opus 4.5.

Les chiffres témoignent que la dynamique profite à Google qui affirme que sa base d’utilisateurs actifs mensuels est passée de 450 millions en juillet à 650 millions en octobre, dopée notamment par le lancement d’un générateur d’images en août. Plus révélateur encore : d’après Similarweb, les internautes passent désormais plus de temps à discuter avec Gemini qu’avec ChatGPT, même si OpenAI conserve une large avance en nombre d’utilisateurs avec plus de 800 millions d’utilisateurs hebdomadaires.

Un modèle économique sous tension

Le défi pour OpenAI ne se limite pas à la technologie. L’entreprise fait face à un désavantage structurel majeur : elle n’est pas rentable et doit lever des fonds quasiment en continu pour survivre, contrairement à Google qui peut financer ses investissements sur ses revenus courants. Selon ses propres projections financières, OpenAI devra atteindre environ 200 milliards $ de chiffre d’affaires pour devenir profitable en 2030.

Dans son mémo, Sam Altman insiste sur la nécessité d’apporter des améliorations substantielles à ChatGPT, en matière de personnalisation, de rapidité, de fiabilité et de capacité à répondre à un éventail plus large de questions. Pour y parvenir, il a instauré des conférences téléphoniques quotidiennes avec les équipes responsables et encouragé les transferts temporaires entre services.

Cette « alerte rouge » succède à une précédente « alerte orange ». OpenAI utilise un système de trois codes couleur (jaune, orange, rouge) pour hiérarchiser l’urgence des problématiques à traiter.

Malgré ces difficultés, Sam Altman conserve des arguments pour rassurer. Dans son mémo, il a affirmé qu’un nouveau modèle de raisonnement prévu la semaine prochaine surpassera le dernier Gemini de Google. Nick Turley, responsable de ChatGPT, a d’ailleurs souligné lundi soir sur X que l’objectif était de poursuivre la croissance « tout en rendant ChatGPT encore plus intuitif et personnel ».

Reste que cette mobilisation générale confirme ce que beaucoup soupçonnaient : la domination initiale d’OpenAI dans l’IA générative appartient désormais au passé. La course de fond ne fait que commencer.

Illustration : image générée par l’IA

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Plex is asking for money now when you want to stream media remotely - gHacks Tech News

1 décembre 2025 à 22:05

Plex demande à présent du pognon si vous faites du stream distant, donc du partage ! Migration en masse, du moins je l'espère, vers Jellyfin.
De mon coté, je reste sur Kodi qui me satisfait toujours après tant d'années, et ceci gratuitement.


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Microsoft va supprimer des milliers d’emplois dans le cadre de ses investissements dans l’IA (update) | ICTjournal

5 juillet 2025 à 17:09

"Microsoft envisage de supprimer près de 4% de ses effectifs, ce qui affectera des milliers de salariés.
Cette décision vise à réduire les coûts liés au développement de son infrastructure pour l’intelligence artificielle, rapporte l’agence de presse Reuters."
On parle de 9000 employés.

Voir aussi: https://www.frandroid.com/marques/microsoft/2722413_tout-a-change-comment-microsoft-sest-egare-en-seulement-trois-ans


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