Vue normale

Débat intense sur les orientations budgétaires 2026 au SIAVED

19 décembre 2025 à 06:24

Charles Lemoine : « Le prochain exécutif du SIAVED devra définir sa stratégie… pour les 30/40 prochaines années »

En propos liminaire, le président du SIAVED précise que le Bureau a choisi de prolonger le contrat d’exploitation du CVE de Douchy-les-Mines d’une année supplémentaire, mais surtout de déclarer sans suite le marché public en cours relatif à l’exploitation de ce CVE.

« C’est une première depuis que je suis au SIAVED. Jamais, je n’avais vu une différence de 10 millions d’euros entre le dernier des tour des négociations et l’offre finale », commente Charles Lemoine. En effet, PAPREC, le prestataire en charge de l’exploitation du CVE sur Douchy, était la seule entreprise à répondre à ce marché public. Parfois, on peste contre la concurrence avec ses dérives, mais en l’espèce l’absence de concurrence amène directement à ce genre de position dominante, à méditer !

« C’est pourquoi, nous avons déclaré sans suite ce marché public. A ce effet et afin d’assurer la continuité de ce service, nous avons demandé à PAPREC un avenant afin de prolonger son exploitation durant l’année 2026. Les prix remis sont conformes au marché actuel, le Bureau du SIAVED a donc validé cet avenant pour une année », commente Charles Lemoine.

« Nous supportons mieux qu’avant (avec 7 EPCI) les investissements lourds », Arnaud Decagny

Le vice-président en charge des finances a présenté un ROB suspendu au vote, ou pas, du budget de l’Etat 2026. Rarement, compte tenu du contenu de celui-ci, les incertitudes budgétaires ont été aussi prégnantes. Oui, le mot prospective n’a jamais pris autant de relief à l’aulne de la nouvelle année.

Les directions

Face à ces questions, on peut valider quelques pistes lisibles et notamment la hausse majuscule de la taxe TGAP (La taxe générale sur les activités polluantes). Toutefois, la cible privilégiée du Gouvernement (et des parlementaires) demeure l’enfouissement. Dans cette optique, la ligne d’horizon d’un zéro enfouissement des déchets durant ce mandat 2026/2032-2033 constitue un objectif à atteindre réaliste et indispensable.

Le sujet de la TVA est intéressant, car le projet de budget serait d’unifier la TVA à 5,5%, et plus 10% sur deux taxes, sur la collecte et le traitement des déchets. Et en lien direct, le fameux FCTVA (Remboursement de la TVA dépensée par les collectivités publiques) serait en discussion. « Le report d’une année du FCTVA, ou de sa suppression, serait terrible pour les budgets des collectivités publiques », souligne Arnaud Decagny.

Les CVE

Bien sûr, le gros morceau est parfaitement identifié, car les travaux et l’entretien des trois CVE (Centre de Valorisation Energétique) sur Maubeuge, Saint-Saulve et Douchy-les-Mines constituent le coût principal pour cette collectivité publique. Validés dès 2024 et l’émergence du nouveau périmètre du SIAVED, les travaux sur le CVE de Maubeuge pour un coût de 50 millions d’euros sont déjà dans les tuyaux.

C’est l’occasion de rappeler la première vertu de ce rapprochement communautaires entre 7 EPCI dans le sud du département. « Nous supportons mieux qu’avant (avec 7 EPCI) les investissements lourds, car nous bénéficions de la solidarité budgétaire des autres intercommunalités », déclare Arnaud Decagny. Tout simplement, la puissance publique ne peut plus avancer en solo, mais se doit de fédérer les acteurs publics tout en conservant une certaine agilité opérationnelle.

Si le site de Saint-Saulve a déjà réalisé ses investissements lourds, le site de Douchy-les-Mines est à la croisée des chemins. « Le prochain exécutif du SIAVED (d’ici juin/septembre 2026) devra définir sa stratégie… pour les 30/40 prochaines années. Il faudra choisir la prochaine maquette, en terme d’investissement, de 50 millions d’euros à 150 millions d’euros selon le choix des travaux sur Douchy. Pour une fois, le calendrier politique est favorable », précise le Président du SIAVED.

Inutile de dire que les discussions seront intenses, comme elles le sont déjà pour la prochaine contribution des collectivités territoriales membres. « Quelle est la projection budgétaire relative à la contribution des EPCI en 2026 ? », demande Jean-Pierre Mazingue, le président de la Communauté de Communes du Pays de Mormal. « Nous cherchons toujours à minimiser les participations des agglo, mais nous attendons le vote du budget de l’Etat (ou pas) ! », répond tout de go Charles Lemoine.

Les points intangibles et les réactions

Plusieurs données centrales vont dominer les axes de réflexions. Premièrement, la baisse du prix de rachat de l’électricité dans les CVE. Par exemple, pour le site de Saint-Saulve, la nouvelle tarification du rachat de l’électricité produite fait baisser de huit millions d’euros les recettes de fonctionnement.

Ensuite, toutes les politiques de prévention, des bons eco-gestes…, vont petit à petit réduire le volume des déchets et par suite le financement d’une EPCI comme le SIAVED. Dans cette optique d’un étau à l’horizon, le Président rappelle l’importance de trouver des clients extérieurs (aux 7 membres) afin de traiter leurs déchets. David Bustin, vice président communautaire de la CAVM, ne rate pas le coche en soulignant le traitement discrétionnaire indispensable des membres du SIAVED, sinon « on s’en va tous du SIAVED et on devient client… ! » Effectivement, les premiers arrivés sont les mieux servis, c’est une politique de bon sens. Ensuite, les marchés de niche ne sont pas non plus à négliger comme la DASRI (Déchet hospitalier) avec très peu d’acteurs sur ce segment.

Pour l’ancien Président d’Ecovalor, Philippe Baudrin, le temps des dossiers sous le tapis est révolu. « On ne doit rien cacher, rien se refuser, et lancer les évolutions nécessaires. »

Autre sujet pertinent, Jean-Francois Delattre, vice-président aux finances de la CAPH, rappelle qu’il était « contre le Relamping (travaux de rénovation à 10 ans). Nous ne devons pas faire un emprunt avec une durée supérieure à la durée de vie des équipements. » Et nous avons un magnifique exemple avec le syndicat des transports du Valenciennois dans la panade financière… https://www.va-infos.fr/2025/12/17/simouv-recherche-budget-desesperement-pour-le-remplacement-des-rames-2006-du-tramway/

Une autre réflexion d’un élu communautaire pense au grand public et à sa compréhension de toutes ces taxes. « J’entends des réflexions sur le terrain sur le consentement au tri. Je fais mon tri, mais je paye toujours plus. Le citoyen ne comprend plus ! »

Enfin, Anne-Lise Dufour, maire de Denain, rappelle aussi un besoin « d’une collecte plus fréquente des déchets réclamés par les habitants et donc un service plus cher au final. »

D’évidence, les EPCI devront mieux communiquer sur la gestion des eaux usées et sur la potabilité de l’eau à l’instar de la gestion des déchets, traitement, collecte, etc., car in fine il vont continuer à payer plus cher un Droit à profiter de ces services publics et plus un dû sans retour. Oui, la hausse des coûts liés aux normes environnementales, le mode de gestion de plus en plus affiné, les multiples filières des déchets et de leur recyclage… exigent un investissement très lourd ! « Rien ne se perd, tout se transforme »… en euros constants !

Daniel Carlier

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Le challenge « Méth’Agri Camp » récompense le lycée agricole d’Airon (Oise)

19 décembre 2025 à 06:07

Au sein de ce magnifique écrin « Art déco », a deux pas du Beffroi de Béthune, les 7 équipes des établissements scolaires des Hauts de France ont pendant quelques minutes brosser la fiche d’identité d’un projet structurant en faveur du développement de la méthanisation. Les participants sont : le Lycée agricole de la Thiérache (Aisne), de l’institut d’Anchin (Nord), du Lycée des sciences de la terre  et du vivant (Hazebrouck Nord), Lycée agricole de l’Oise à Airon, Campus agro-environnemental de Tilloy-les-Mofflaines (Pas de Calais), Lycée Sainte-Marie sur Aire-sur-la-Lys (Pas de Calais), institut le Paraclet sur Cottenchy (Somme), et sans oublier la participation exceptionnelle (hors concours) des étudiants de l’institut de Genech (59).

Philippe Vasseur

Au chevet de cette présentation magistrale, un jury de haute qualité était composé de professionnels aguerris comme l’ancien Ministre de l’Agriculture, Philippe Vasseur. Trois axes ont guidé ce jury à trancher, entre les participants à cette compétition amicale, afin de récompenser la meilleure idée pour le soutien, la poursuite, voire l’installation d’une unité de méthanisation agricole destinée à la production de gaz vert : l’originalité, la qualité du concept proposé et sa présentation, sa faisabilité dans la mise en oeuvre et son acceptabilité par la diversité des partenaires, et surtout son utilité dans la trajectoire d’une transition écologique assumée depuis REV3.

Evidemment, le maître des résultats était l’ancien Ministre de l’Agriculture avec un podium comme suit : 3ème, Lycée agricole de la Thiérache, 2ème Campus agro-environnemental de Tilloy-les-Mofflaines et 1er le Lycée agricole de l’Oise à Airon. A cet effet, un chèque de 2 500 euros a été remis aux gagnants par GRDF « pour la mise en oeuvre d’un projet RSE au sein de votre établissement scolaire », déclare Didier Cousin, le Directeur Territorial Hauts de France GRDF.

Daniel Carlier

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(SIMOUV) Recherche budget désespérément pour le remplacement des rames (2006) de tramway

17 décembre 2025 à 17:49

Arnaud L’Herminé : « Nous avons fait un (gros) effort budgétaire à l’arrivée du nouveau délégataire (2023) »

Le premier focus dans le ROB (Rapport d’Orientation budgétaire) du SIMOUV réside dans les charges de fonctionnement. En effet, à hauteur de 75 492 000 millions d’euros, dont 62 586 000 euros pour le délégataire, les charges de fonctionnement sont massives pour ce réseau bus/tramway public sur le Valenciennois.

« Sur les 62 586 000 €, 49% sont dédiés à la masse salariale (30 millions d’euros) où le nouveau délégataire nous indique l’embauche de 12 nouveaux chauffeurs et 20 salariés au total », commente Arnaud L’Herminé, le vice-président en charge des finances. On note dans les charges de fonctionnement le montant de 6,6 millions d’euros, malgré une équipe très restreinte, mais performante, et par suite totalement liées à la dette, nous y reviendrons !

En recettes de fonctionnement, le total s’élève à 89 334 000 millions d’euros dont les deux agglo (Valenciennes Métropole et La Porte du Hainaut) à hauteur de 4,5 millions d’euros, chacune, en 2025, mais en 2026 une diminution à 4 millions d’euros chacune.

L’autre point fort de ces recettes demeure, fort heureusement, la taxe VM (Versement Mobilité) pour toutes les entreprises d’au moins 11 salariés. « Elle reste dynamique et à hauteur de 2% de la masse salariale », souligne le vice-président aux finances.Toutefois, ce dernier insiste sur le coup de booster à l’occasion du changement de délégataire : « Nous avons fait un (gros) effort budgétaire à l’arrivée du nouveau délégataire (2023), plus 4 millions d’euros en 2023 » En effet, à la lumière des chiffres, on s’aperçoit que la VM 2025 tourne autour de 61 734 000 euros, alors que le coût associé au délégataire est à 64 754 000 millions d’euros. « Plus nous réduisons l’écart entre la VM et notre subvention au délégataire… », poursuit Arnaud L’Herminé.

Face au mur du matériel roulant à remplacer !

Néanmoins, le plus inquiétant est le poids de la dette publique du SIMOUV. Avec 123, 8 millions d’euros sur une durée moyenne de 18,6 ans, l’étau mécanico/financier se resserre. Certes, le vice-président met en exergue le taux d’emprunt élevé (4,57% en moyenne), mais personne ne pouvait deviner la baisse drastique des taux a postériori. D’ailleurs, l’ère des taux autour de 1% est définitivement achevée.

Par contre, ce qui était plus prévisible, en terme de prospective, est la durée de vie d’une rame de tramway, 20/25 ans en l’occurrence. Sachant que 21 rames ont été lancées en 2006 pour la splendide ligne 1 de Valenciennes vers le Mont Houy, il fallait s’attendre à un besoin de financement lourd pour le remplacement de ces derniers « à l’horizon 2026/2029. Le prochain hémicycle devra faire des choix forts. C’est notre point noir », ajoute Arnaud L’Herminé. La mise en relief de cette équation budgétaire douloureuse est, sans aucune ambiguïtés, un doigt pointé vers la gestion du SITURV, jusque 2014, en matière d’investissement.  « Cette durée de 18,6 annuités restantes pose un problème pour le remplacement des rames », indique le vice-président, on vient de redécouvrir l’obsolescence programmée, merveilleux !

C’est le moins que l’on puisse dire, aucun organisme bancaire ne veut plus prêter au SIMOUV, et l’organisme public précédent, le SITURV, a dépensé sans réfléchir au temps long, sans penser au renouvellement mécanique des rames, et nous revenons toujours au même constat… fallait-il faire à tout prix la ligne T2 en sus de la ligne 1, sur deux voies, du Mont Houy à Denain. Pour un maillage complet, vu la vitesse de gastéropode du T2 sur une voie vers le Pays de Condé,  d’autres solutions en « Bus à Niveau de Service » aurait pu faire l’affaire. De plus, cette solution n’aurait pas grevé sur le temps très long les finances du syndicat de transport public…

Concrètement, des rames mises en service en 2006 « ne seront plus opérationnelles sur la période 2026/2029. Nous devons renouveler notre parc roulant », conclut le vice-président, le temps du propos prudentiel à l’endroit de la gestion du SITURV, sous la présidence de Francis Decourrière, n’est plus d’actualité.

Daniel Carlier

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Réaménagement du site minier sur Wallers et « DATA 4 » s’installe sur Escaudain

17 décembre 2025 à 07:41

Le site minier de Wallers Arenberg revisité d’ici fin 2028

Après la fermeture du puits d’Arenberg en 1989, peu de gens auraient pensé à ces vies multiples sur ce site minier emblématique du Valenciennois, ces rebonds improbables comme celui du génial réalisateur Claude Berri. En effet, le tournage du mythique « Germinal », diffusé en 1993, a sauvé ses chevalements, ses bâtiments, ses pépites totémiques. Puis, sous l’impulsion d’Alain Bocquet, le 1er Président de la La Porte du Hainaut née en 2001, le siège communautaire de cet EPCI se positionne sur ce site, un coup politique habile.

Chemin faisant, la vétusté des bâtiments miniers pose de plus en plus de problèmes à la collectivité territoriale. C’est pourquoi, le temps d’un financement européen XXL, et bien d’autres partenaires, permet de réhabiliter le site minier avec l’accueil des étudiant(e)s de l’Université Polytechnique Hauts de France, sans oublier le matériel complet pour le tournage d’un film, du début du premier plan au montage final. L’inauguration en septembre 2015 avec la présence de Costa Gavras restera dans les mémoires collectives. Durant dix ans, court-métrage, série, film, ont fait vivre ce site entre la mine et l’image.

Toutefois, il manquait une brique actrice à cette mémoire minière rénovée, tout simplement une vie au quotidien. En effet, hors visite par un guide pour l’histoire de la mine, des manifestations éphémères, l’habitant, le touriste… ne pouvaient déambuler dans ce lieu chargé d’histoire. C’est pourquoi, un projet d’ouverture au public a commencé par phosphorer chez les élu(e)s communautaires.

Du haut du chevalement, on aperçoit le terril arasé par le temps, un aménagement est prévu pour le mettre en lumière

Et tout a démarré par une étude européenne EUROPAN (https://www.urbanisme-puca.gouv.fr/qu-est-ce-qu-europan-a117.html) où les jeunes architectes ont réfléchi à une ouverture de ce site minier. Comme très souvent, la bonne idée génère un besoin, et pas forcément le contraire, car l’utilisation appropriée de l’argent public doit s’appuyer sur un projet durable, raisonnable, et pertinent. De l’idée au financement d’un projet, le pas a été franchi par l’hémicycle communautaire.

Une enveloppe de 16 millions d’euros en plusieurs phases

Là, nous parlons d’une réflexion sur le site minier sur Wallers Arenberg, mais également bien au delà avec les sites naturels environnants, les axes d’une meilleure mobilité, pour une offre globale touristique.

Entrée traversante du parvis d’accueil vers…

Tout d’abord, la première phase se situe sur le site minier historique et un axe vélo. Quatre millions seront consacrés à une rénovation paysagère du site, notamment cette entrée à la CAPH en mode grand parking. Au total, 5 entrées, l’une traversante est-ouest dès l’entrée (grille actuelle) vers les habitations de l’autre côté. Ensuite, une entrée sera située devant le parking extérieur, entre un bâtiment d’accueil des apprenants de l’UPHF et l’hôtel d’entreprises. Puis, les autres ouvertures seront vers tous les points cardinaux de cet espace minier. L’enveloppe nécéssaire se situe à 4 millions d’euros.

Pont des courageux dans la Trouée d’Arenberg

Dans la foulée, la Trouée d’Arenberg n’est pas oubliée dans ce premier coup de pinceau. Concrètement, le fameux « Pont des Courageux » en pleine Trouée d’Arenberg sera sauvé avec la création, sur cette ancienne voie ferrée pour les wagonnets remplis de charbon, d’un axe vélo route. Ensuite, une passerelle à construire ex nihilo au dessus d’une voie ferrée est prévue dans cette première phase, coût 2 millions d’euros, soit 6 millions d’euros au global sur cette première phase pour les 12 hectares visés, mais 34 hectares sur la globalité du projet de 16 millions d’euros.

De la ruche au grand public 

Evidemment, le Président de La Porte du Hainaut se réjouit de cette ambition architecturale. Ce site minier ne sera plus uniquement un siège politique, sans oublier des espaces événementiels, mais un lieu de promenade où le grand public pourra cheminer naturellement au pied leur « Tour Eiffel » locale. Le calendrier s’étale comme suit, début des travaux potentiels mi 2027 pour une fin de chantier fin 2028.

DATA 4, 2 400 emplois directs ou indirects, un nouveau souffle économique sur Escaudain

L’autre nouvelle époustouflante est l’arrivée d’une entreprise de portée mondiale, DATA 4, sur la Zone Industrielle « Les Soufflantes » sur la commune d’Escaudain. A un kilomètre du site les « Pierres Blanches » sur Denain, l’accès à l’autoroute, cet espace économique va accueillir un bâtimentaire XXL. Le domaine d’activité se positionne sur le développement de l’IA, mais pas seulement sur le stockage de données, mais également via la formation, la Recherche & Développement, voire un campus et plus simplement la naissance des métiers de demain. Nous le savons tous, à minima 50% des métiers actuels n’existeront plus en 2050… ! L’IA sera incontestablement, que le redoutions ou pas, la révolution de demain dans notre quotidien.

Les réactions politiques…

« La Porte du Hainaut a candidaté dans le cadre des sites clé en main, France 2030, et nous avons été retenus. Nous avons été crédibles comme agglo. Après Toyota (ou Action) sur Valenciennes Métropole, Safran et Lesaffre sur La Porte du Hainaut, DATA 4 arrive avec un enjeu écologique aussi. Je remercie le Préfet du Nord et le Président de la Région Hauts de France pour leur soutien sur ce dossier économique », commente le Président de la CAPH.

Pour la vice-présidente au développement économique, Anne-Lise Dufour, l’information est formidable : « C’est une très bonne nouvelle pour notre territoire ! La meurtrissure de la fermeture d’Usinor se referme. De plus, ce n’est pas une seulement une boîte de stockage, mais pourvoyeur d’emplois. En effet, dans leur installation, DATA 4 va aussi transformer le site « France Télécom » (derrière l’hôtel de ville de Denain) en espace de formations. »

Bien sûr, l’édile d’Escaudain, Bruno Saligot, est dithyrambique sur le sujet : « On nous a pris au sérieux dans une compétition mondiale. Notre travail, discret, a porté ses fruits et donne un avenir à nos jeunes. Cela va booster l’économie du Denaisis, de l’agglo, et au delà. Sur le volet écologique, la chaleur fatale sera récupérable et en capacité de chauffer les communes voisines, Lourches, Roeulx, et Escaudain. On va réduire de fait notre consommation énergétique (fossile). Enfin, ce site sera également économe en eau avec une consommation correspondant à la consommation de 40 logements. »

Le maire de Saint-Amand-les-Eaux n’est pas en reste et félicite les porteurs, et les équipes de la CAPH, pour cette implantation porteuse d’avenir. « L’IA est une filière d’avenir ! Cela fait partie de la souveraineté de notre pays. Pour autant, il ne faut pas oublier l’industrie existante, et maintenir une vigilance sur le ferroviaire et l’automobile », déclare-t-il. Aymeric Robin reprend la balle au bond « j’ai appris durant ce mandat communautaire que le développement économique est un combat pour l’industrie existante comme les projets d’avenir. »

Pour sa part, Jean-Michel Michalak, le conseiller régional et vice-président en charge du numérique, apporte une précision technique importante : « Le Conseil régional a décompté cette implantation à l’échelon régional, donc sur le compte foncier de la région et pas sur celui de La Porte du Hainaut. » Concrètement, cette arrivée économique ne va pas grever le foncier disponible pour d’autres dossiers sur ce territoire.

De la même manière, David Audin, élu ville de Denain, se dit « fier pour notre territoire. Nous sommes respectés comme agglo ! ». Dans la foulée, Ludovic Zientek, rejoint l’élu amandinois « il faut surveiller nos atouts existants comme les nouveaux. »

Enfin, une voix dissonante avec Catherine Mercier, élue d’opposition dans la commune d’Escaudain, tempère cette enthousiasme général : « Je ne suis pas contre le développement économique, mais je souhaite le maintien d’une zone verte sur ce lieu de mémoire (industrielle). J’ai eu des retours par de nombreux Escaudinois. Un DATA center est un gouffre énergétique et très consommateur en eau. » Elle s’insurge aussi par l’information diffusée par la presse avant la population locale. Aymeric Robin répond tout de go : « Nous étions dans un process de confidentialité totale. Le maire n’avait pas le doit de communiquer sur ce dossier économique. » La fameux « sous embargo » bien connu !

Daniel Carlier

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Carole Millet-Vézilier prend la tête d’une liste de rupture avec Grégory Lelong sur Condé-sur-l’Escaut

15 décembre 2025 à 06:20

Carole Millet-Vézilier : « Un manque de transparence dans la gouvernance de Grégory Lelong »

Comme souvent, la commune de Condé-sur-l’Escaut nous réserve des pépites électorales, car la vie politique est bouillonnante à l’ombre d’un patrimoine traversé par les siècles. Cette fois, outre deux listes d’opposition, une de gauche assumée, une plus centriste, cette liste dissidente sans étiquette prend une place de choix dans le paysage de cette prochaine élection municipale, sans oublier l’édile sortant candidat officieux… !

Toutefois, une différence est très palpable par rapport à l’édition locale 2020, car la rupture de l’intérieur est bien plus prononcée que pour le précédent scrutin. « Nous l’avions prévenu depuis longtemps, car il y a un manque de transparence dans la gouvernance de Grégory Lelong. Toutefois, nous avons tenu à rester jusqu’au bout de notre mandat », explique la 2ère adjointe, ex délégation à l’Etat civil, au cimetière et à la proximité. Comme à chaque fois, il existe un déclic avant la rupture et la verticalité à outrance a achevé de fissurer cette majorité municipale en mode puzzle.

Ainsi, 3 adjointes et 4 conseillers délégué(e)s ont perdu leur délégation et rejoignent la liste dissidente emmenée par Carole Millet-Vézilier. Il s’agit de Karine Belot, 6ème adjointe, ex chargée de la cohésion sociale, Céline Demonchaux, 8ème adjointe, ex chargée des politiques éducatives et sportives, Joëlle Gau, conseillère, ex déléguée aux finances, Bruno Biadala, conseiller, ex délégué au sport de proximité, Céline Despriet, ex déléguée à la petite enfance, et Xavier Lafon, ex délégué aux ainés. C’est une purge ni plus, ni moins, et un départ collectif « sans états d’âmes. »

« On écoute tout le monde, mais on ne travaille pas avec tout le monde », Carole Millet-Vézilier

Local de campagne

Carole Millet-Vézilier est une condéenne dont la famille transpire l’histoire de cette localité, un grand-père mineur à la fosse Ledoux, une Grand-mère institutrice à l’école du Cocq. « Je suis une enfant de Condé, à l’école et aujourd’hui enseignante », mentionne la candidate dans ce local de campagne « authentique », un ancien café idéalement placé sur la Place verte fermé en 2020. Elle souligne avec force son voeux de « réaliser une campagne digne, au contact des habitant(e)s avec nos valeurs et nos convictions. » Elle observe déjà 3 vidéos de l’édile assez polémiques, elle ne veut visiblement répondre à ce genre de communication.

Bien sûr, l’expérience du mandat permet à cette liste venue de l’intérieur de pointer du doigt les problèmes. « on connaît les dysfonctionnements internes. Nous avons de l’expérience. D’ailleurs, à titre personnel, j’ai suivi un grand nombre de formations pour les élu(es) », commente Carole Millet-Vézilier.

Un programme s’esquisse autour de son équipe avec en fer de lance des réflexions sur les espaces verts, Chabaud-Latour et la forêt de Bonsecours, le fluvial avec toutes les questionnements sur la voie d’eau, le patrimoine évidemment, sans oublier l’humain, les commerces, la sécurité, la vie locale, en fait « une approche globale sans oublier personne. »

Ex membre de l’UDI, Carole Millet-Vézilier insiste sur l’ouverture de cette liste : « On écoute tout le monde, mais on ne travaille pas avec tout le monde. » Une façon de mettre en exergue que les bonnes idées viennent de partout, les problématiques sont écoutées, mais les solutions resteront en cohérence avec certaines valeurs partagées par les membres de cette liste.

Logo de campagne

La tête de liste n’a aucune crainte sur la composition (complète) de celle-ci (29 +2), baptisée « Tous pour Condé », elle compte présenter ultérieurement le programme de l’équipe, mais surtout aller vers les Condéennes et les Condéens. Elle conclut cette présentation magistrale, sans ambiguïtés, sur un fait politique de proximité : « Il n’y a jamais eu une femme maire de Condé-sur-l’Escaut (et peut-être une tête de liste femme) et pourquoi pas ! »

Daniel Carlier

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L’UPHF dans la cour des « grands »

14 décembre 2025 à 06:10

Abdelhakim Artiba : « La mission est accomplie, mais nous restons une université des territoires. »

La liste est prestigieuse avec 3 nouveaux membres au sein de cette petite communauté, car l’UPHF rejoint le Collège de France, la CNAM, l’Université de Paris Dauphine, l’Université de Grenoble Alpes, voire l’Université de Gustave Eiffel, parmi les 25 sites reconnus « Grand Etablissement ».

Pour arriver à ce résultat, il faut remonter le « 05 avril 2016 où le Ministère m’a indiqué qu’il fallait présenter un projet innovant pour rester seul, car on parlait beaucoup à l’époque de fusion avec l’Université de Lille. Nous n’avions pas la taille critique pour être seul, mais une fusion impliquait qu’il n’y aurait plus de Masters à Valenciennes. Ça n’était pas concevable pour notre Université », explique le Président de l’UPHF. Ce dernier a trouvé un soutien au long cours à travers la personne de la Ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal (ex Présidente de l’Université de Paris-Saclay), et son ancien Directeur de Cabinet, le Ministre actuel de l’enseignement supérieur, Philippe Baptiste.

La période EPE

Cette période s’est enchevêtrée avec l’ordonnance de 2018 instaurant les EPE (Etablissement Public Expérimental) et son application à l’endroit de l’Université de Valenciennes le 09 septembre 2019. Cinq ans après, jour pour jour, cette expérimentation a pris fin avec le sentiment de « la mission accomplie. C’est un peu le couronnement de dix ans de présidence, mais nous restons une université des territoires (Valenciennes, Cambrai, Maubeuge). Nous sommes très conscients de cela .»

Cette expérimentation a conduit à la réunion de deux structures, l’UPHF et l’ESAC (Ecole d’Art à Cambrai) où la ville investit (financièrement) dans cette structure. Une tentative a eu lieu avec l’ESAD à Valenciennes, mais faute de financement des collectivités publiques, cette intégration n’a pas réussi avec la fin (triste) que nous connaissons.

Ce nouveau statut n’a pas modifié certaines pratiques au sein de l’UPHF. « Nous n’avons pas modifié les règles de la démocratie interne. Par contre, il n’est plus question d’une fusion. Nous parlons dorénavant d’égal à égal avec l’Université de Lille. »

Une dualité des connaissances

Dans cette optique, l’Université du Hainaut Cambrésis, à l’époque, a présenté une pédagogie croisée originale. « Bien sûr, nous ne pouvons pas être excellent en tout, mais nous devions proposer un projet de rupture. Le choix s’est porté sur la polyvalence entre les Humanités et les Sciences (mécanique) », poursuit le Président.

A cet effet, la création de l’INSA réunissant les 3 laboratoires existants était le premier défi : « C’était une opération risquée, mais nous avons réussi l’intégration de ces 3 composantes. Dans ce cadre, nous avons pris un Directeur extérieur et aujourd’hui, il existe une confiance totale entre les collègues. » Rappelons qu’il y a seulement 7 INSA en France et l’UPHF se situe au 3ème rang derrière Lyon et Toulouse.

L’autre volet de cette spécifié de l’UPHF concerne les Humanités. « Nous n’avons pas cherché à nous comparer à la Sorbonne. Nous travaillons sur un projet de signature originale avec des forces des deux côtés. C’est une niche de connaissances où l’UPHF devient une force d’attraction sur ses particularités », commente Arnaud Huftier.

François Berkmans, dernier diplômé en date de l’UPHF, illustre cette dualité des connaissances de haut niveau à travers un Doctorat intégré, le symbole d’une fertilité croisée entre les Humanités et les Sciences Techniques. Concrètement, cet apprenant est admis comme Docteur de l’UPHF pour ses travaux sur la « Mécanique des solides, matériels, surfaces et sur l’histoire et l’archéologie des mondes anciens et médiévaux ».

Des partenariats solides

Dans la continuité de l’exemple du dernier Doctorant, ce dernier est de la même manière « Doctor of Poznan University of Technology in Mechanical Engineering ». En effet, des partenariats internationaux tous azimuts ont été construits au fil des années avec la Chine, même « si les visas sont complexes à obtenir », précise le Président de l’UPHF, le Canada, le Maroc sur des villes comme Casablanca, Tanger, Agadir, le fameux réseau européen EUNICE (https://www.uphf.fr/universite/decouvrir-luniversite/universite-europeenne) et de par le monde.

Par ailleurs, ces collaborations ne s’arrêtent pas à la sphère publique. « Nous avons noué depuis 2022 un partenariat avec l’Université Catholique de Lille, notamment sur un Doctorat commun », ajoute Abdelhakim Artiba. Enfin, le monde de l’entreprise demeure étroitement lié à cette université des territoires comme Toyota, une collaboration durable, avec des cycles quasi sur mesure, et une véritable synergie pédagogique. « Nous participerons à l’année du Japon en 2026. D’ailleurs, le Directeur du site Toyota/Onnaing est le Président de l’INSA Hauts de France », indique le Président de l’UPHF.

Le sujet de l’IA

En marge de cette reconnaissance nationale, la thématique de l’IA imprime notre conscience collective. Le monde universitaire est inévitablement percuté de plein fouet par cette évolution express. « Tout le monde a besoin de l’IA, elle progresse régulièrement. Les enseignements de la cybersécurité et de l’usage de l’IA sont essentiels. Toutefois, l’IA a un problème de création, la créativité reste humaine », commente Abdelhakim Artiba. Pour sa part, Arnaud Huftier, met en exergue « l’analyse critique » de l’humain comme le dernier rempart avant un progrès dont nous ne soupçonnons même pas le potentiel.

L’apprentissage ne peut pas faire l’économie d’un usage réfléchi de l’IA, l’oralité va-t-elle remplacer le rédactionnel ? Le travail de synthèse de l’IA sera-t-il l’alpha et l’oméga des prochains travaux pédagogiques ? C’est une réalité, car des grandes signatures industrielles répondent déjà à des marchés publics, de haut niveau, via des dossier générés par l’IA. Les destinataires remarquent cette tendance avec une certaine fatalité… ! Face à cette révolution, l’Université doit jouer son rôle, trouver sa place, et produire la meilleure combinaison pédagogique.

Daniel Carlier

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Le challenge Méth’Agri Camp fait étape à l’institut de Genech

9 décembre 2025 à 05:54

Inutile de mentionner le mur des difficultés pour cette profession corsetée entre le réchauffement climatique, la géopolitique, et des normes pléthoriques. C’est pourquoi, la diversification des métiers de l’agriculture est essentielle pour ces jeunes apprenants. Parmi ces pistes de progrès, l’installation d’une unité de méthanisation sur son exploitation constitue une solution. En effet, ce process permet un cycle naturel biologique de dégradation de la matière organique animale ou végétale en l’absence d’oxygène. Deux composants bien distincts sortent de cette utilisation des déchets alimentaires et autres, le biogaz via la production de CH4, le méthane, et de l’engrais naturel, appelé le digestat. 

Dans cette optique, les étudiantes et étudiants étaient conviés à imaginer une installation concrète d’une unité de méthanisation sous tous ces aspects : le financement, le choix des matières organiques et la diversité indispensable, les échanges en amont comme en aval avec les acteurs majeurs du secteur (financeurs, collectivités publiques, les partenaires innovants, etc.), et surtout un fonctionnement interne entre les associés… durable !

Méth’Agri Camp SUP, une première !

Déjà bien installé dans le paysage, le challenge Méth’Agri Camp, organisé par GRDF, investit l’enseignement supérieur agricole avec une sollicitation des étudiants de l’’institut de Genech. Ainsi, 25 étudiants, par groupe de 5, ont phosphoré sur « la conception d’un projet d’intégration de méthanisation agricole type. » Ces derniers ont eu 48 heures pour élaborer un projet de A à Z avec une visite chez les professionnels du secteur, indispensable, comme sur Aix-en-Pévèle.

Durant une matinée, ces équipes constituées, avec une majorité de fils d’agriculteur, ont présenté leur projet à un jury de haute qualité composé de Bruno Waterlot, Directeur adjoint territoire GRDF HDF, Arnaud Etienne, Chambre d’Agriculture Hauts de France, Luc Budin, délégue Gaz club, Philippe Carlier, CH4 système, Thierry Dereux, France Nature Environnement, Arnaud Wauquier (constructeur solution méthanisation).

Ces professionnels ont apprécié le niveau de travail réalisé, en si peu de temps, avec des dénominateurs commun. En effet, chaque équipe a travaillé particulièrement le financement du dossier à travers des simulations chiffrées, la technicité de la composition des ingrédients pour la meilleure performance de production de gaz vert, sans oublier l’engrais produit. Enfin, la faisabilité de ce projet sur le terrain est incontournable avec des solutions pérennes et réalisables. Un groupe s’est détaché durant cette épreuve de réalité. Celui-ci sera présent le lundi 15 décembre prochain, sur Béthune, à la clôture de ce Méth’Agri Camp où des élèves des lycées agricoles Hauts de France ont travaillé sur cette thématique.

Daniel Carlier

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(UPHF) Le goût de l’entreprenariat en 48 heures chrono…

7 décembre 2025 à 17:00

Pour cette édition 2025, une marraine de choix était présente à cette manifestation. En effet, Manon Genest, médaillée de bronze de saut en longueur aux jeux paralympiques de Paris 2024, est venue sur le site de l’IMTD pour écouter ces futurs champions de l’entreprise. 

Le jury de cette manifestation

Dans le jus depuis jeudi matin, les groupes constitués ont travaillé pour imaginer une activité originale, réaliste en terme économique, et pertinente sur son secteur de marché. En résumé, le bon produit, au bon endroit et au bon moment. Phosphorer durant 48 heures, voilà le chemin pris par l’avenir de l’entreprise avec des présentations dynamiques et percutantes.

Le Président de l’UPHF, Abdelhakim Artiba, a lancé cette après-midi, en présence du maire de Valenciennes, où les apprenants ont donc relevé le gant avec brio en présentant leur projet, durant 3 minutes, devant un jury de haute qualité. Evidemment, le temps est très contraint pour exposer les tenants et aboutissants d’une activité ; pas de problèmes, les participantes et participants ont assuré avec une grande diversité dans les thématiques économiques retenues, même si le stress, l’émotion, l’hésitation, la bonne humeur… étaient omniprésents.

Daniel Carlier

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(CAVM) Vote du budget primitif 2026 et rapport égalité homme/femme

6 décembre 2025 à 06:30

Un Budget Primitif 2026 pour la CAVM dans l’attente d’un Budget de l’Etat… 

Ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? Non, toujours pas et rien n’est moins certain à ce stade. « Les résultats du vote du Budget de l’Etat (ou pas) auront des conséquences sur notre Budget Primitif 2026 ! Il est possible que nous devions adapter notre PPI (Plan Pluriannuel d’Investissement) en allongeant le délai d’un 1 ou 2 ans, sans renoncer aux investissements », commente le Président de Valenciennes Métropole, Laurent Degallaix.

Comme pour le ROB, le Président de la CAVM insiste sur l’aspect « prudentiel » de cet exercice budgétaire, modifiable ultérieurement ! Ainsi, les recettes de fonctionnement sont gelées, mais la nouveauté de cette édition 2026 est l’intégration du budget « cycle de l’eau ». En effet, le coût des  rénovations du réseau d’assainissement, voire d’eau potable, reste très élevé et totalement invisible le plus souvent pour le grand public.

A ce titre, le prochain mandat communautaire pourrait se pencher sur un investissement majuscule, celui de la rénovation lourde de la station d’épuration, une étude est en cours. « Nous ne pourrons pas faire l’économie d’un investissement, car ce dossier est prioritaire. Néanmoins, c’est la qualité des projets qui sera la clé de la réussite, car les financements vont continuer à se raréfier », conclut-il sur ce point.

Pour les Groupes Politiques, Isabelle Choain (PCF) reconnaît « un effort d’investissement et de soutien aux communes. Toutefois, notre défi sera celui d’un développement durable et d’un renouveau énergétique. » Pour sa part, Laurent Depagne (gauche sociale) rappelle le défi « pour les élus locaux et leur pugnacité face à la Covid sans tomber dans le démagogique du – Quoi qu’il en coûte-, une crise énergétique où nous avons pris des décisions difficiles, sans oublier le racket de l’Etat sur les finances locales. » Enfin, Quentin Omont souhaite un « budget vert, car l’écologie est le grand défi de l’humanité. Nous observons encore un étalement urbain comme pour l’entrée nord de Valenciennes ou sa réduction sur le site du Grand Cavin. »

Le budget 2026 a été voté à l’unanimité, moins une voix, Quentin Omont. 

Le rapport sur l’égalité Homme/Femme

Pour cet exercice obligatoire pour les collectivités publiques de plus de 20 000 habitants, le  rapport sur l’égalité Homme/Femme est un moment important dans l’année. Pour Valenciennes Métropole, Isabelle Choain est la vice-présidente en charge de cette thématique. C’est l’heure d’un bilan 2020-2026 traversé comme toutes les politiques publiques par La Covid. 

« En 2025, c’est notre 2ème plan d’action avec 15 feuilles de route », explique la vice-présidente. En effet, l’égalité Homme/Femme dans les entreprises et dans la sphère publique demeure un combat quotidien. Pour soutenir des initiatives, la CAVM a financé 3 projets sur cette thématique pour un montant global de 25 000 euros. Ensuite, Valenciennes Métropole a initié des manifestations remarquées comme « le village santé avec la collaboration du Centre Hospitalier de Valenciennes. C’est une véritable réussite ! »

Concernant la Charte européenne sur l’égalité Homme/Femme, « nous avons 11 communes adhérentes au sein de la CAVM. J’espère convaincre plus de maires dans le prochain mandat. Ensuite, je tiens à dire aux maires qu’avec des petits ou des gros moyens (publics), vous pouvez travailler sur l’égalité Homme/Femme. »

Bientôt le site DEVA

Ensuite, Laurent Depagne a pris le relais avec la présentation d’un bilan sur les violences conjugales. La département du Nord est le 3ème plus mauvais élève, et l’arrondissement du Valenciennois le 3ème territoire, après Roubaix et Tourcoing, le plus impacté. « 1 800 plaintes entre le 01 janvier et fin octobre 2025, c’est déjà plus que sur toute l’année 2024 ! », commente le maire d’Aulnoy-lez-Valenciennes. 

Avec La Porte du Hainaut, Valenciennes Métropole a financé 52 places en hébergement d’urgence via les associations La Pose et Solhia. Enfin, depuis l’absorption du service d’aide aux victimes (SAVU) par l’association Prim’Toit, la Procureure de Valenciennes, Christelle Dumont, a proposé la création d’un site DEVA (Dispositif d’Ecoute des Victimes et d’Accueil). « Je vous recommande la lecture du journal Libération pour le traitement de ce sujet avec en exemple notre territoire, et son initiative d’un laboratoire sur les violences conjugales », commente Laurent Depagne. 

Ce site sera situé du coté de la Croix d’Anzin sur un carrefour stratégique, très lisible, très accessible, pour les victimes. « Ce lieu sera d’accès gratuit, confidentiel, et sans rendez-vous. Son inauguration est prévue courant janvier 2026 », conclut Laurent Depagne.

En attendant les élections municipales 2026

En propos conclusif de ce mandat 2020/2026, outre les remerciements aux techniciens et élu(e)s, Laurent Degallaix donne rendez-vous aux futurs élu(e)s communautaires au printemps 2026. Toutefois, comparativement à la dernière élection locale où la Covid a permis aux sortant(e)s de rafler la mise le 15 mars 2020, les 15 et 22 mars 2026 risquent de modifier considérablement le paysage politique de Valenciennes Métropole à un niveau jamais vu depuis sa création en 2001, idem pour La Porte du Hainaut. C’est le sens de l’histoire et de la première élection locale, sans pandémie avec une participation digne de ce nom, post Gilets Jaunes. Tout le monde semble l’oublier !

Daniel Carlier

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Participez aux animations du Téléthon les 5 et 6 décembre 2025

1 décembre 2025 à 05:00

Depuis 1987, l’Association française contre les myopathies (AFM) organise un week-end d’animations afin de financer des projets de recherche sur les maladies génétiques neuromusculaires (myopathies, myotonie de Steinert) essentiellement, mais aussi sur d’autres maladies génétiques rares.

Voilà ce fond de toile que nous oublions parfois, mais cet objectif nécessite toute l’année des montagnes d’investissement humain. En effet, l’organisation sur un territoire aussi vaste que le Valenciennois, 82 communes et 350 000 habitants, est assez démentielle, https://www.afm-telethon.fr/fr/coordinations/059h#nos-animations

Recentrons-nous sur l’essentiel :

Retrouvez la carte interactive des animations du Téléthon 2025 sur le territoire français https://www.afm-telethon.fr/fr/evenement-telethon/le-telethon-pres-de-chez-vous/la-carte-des-animations-partout-en-france

Je fais un don au Téléthon https://don.telethon.fr/

Daniel Carlier

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Valenciennes Métropole élude la présentation du Rapport de Développement durable 2025-2026

24 novembre 2025 à 05:00

La loi Grenelle 2, du 12 juillet 2010, et son Décret n° 2011-687 du 17 juin 2011, marque l’obligation d’un débat sur le rapport de Développement durable.

Dans cet ordre du jour copieux figurait le rapport 2025-2026 sur le développement durable et par suite sa présentation (obligatoire) attendue par le vice-président en charge du climat, Régis Dufour Lefort. Ce dernier était carrément surpris en séance plénière de voir son collègue, Joël Soigneux, conservé la parole au moment d’aborder la délibération 16…, pas de présentation magistrale même pas une synthèse rapide de la stratégie écologique de Valenciennes Métropole sur cette période 2025-2026 ! Petit rappel de la loi, ce Rapport de Développement Durable incite les collectivités territoriales à assurer une mise en visibilité de leur contribution au développement durable de leur territoire, la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 précise l’obligation, pour les collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants, de produire et de présenter un rapport sur la situation en matière de développement durable en amont du Débat d’orientation budgétaire (DOB). 

Certes, cette présentation figurait dans le document reprenant l’ordre détaillé, de 2802 pages, fourni en amont aux élu(es) communautaires sauf que le débat doit s’installer en séance plénière. Pas de présentation et vous avez Quentin Omont, élu communautaire d’opposition, tout surpris de ce silence en plénière répondant de fait à personne en lisant son propos préparé en amont : « Je reconnais des efforts sur plusieurs thématiques comme sur la rénovation sur l’habitat, sur les bâtiments publics, les améliorations sur le cycle de l’eau, voire les pistes cyclables sans oublier le futur réseau de chaleur. Toutefois, la sobriété énergétique des entreprises n’est pas au rendez-vous pour les entreprises, la situation des agriculteurs, les déchets (transférés au SIAVED), le réemploi et la mobilité. »

Le Président de Valenciennes Métropole remercie l’élu pour ce commentaire « où vous admettez que la CAVM est assez volontariste. Par contre, nous devons faire face également à des partenaires aux abonnés absents (Région, Département, et Etat). C’est pourquoi, nous allongeons notre PPI ( Plan Pluriannuel d’Investissement ) sans abandonner les investissements. » 

Cette entorse à la loi devrait entrainer mécaniquement l’invalidation de cette délibération par le biais du contrôle de légalité par la Sous-Préfecture de Valenciennes. En clin d’oeil, la présidence de la CAVM s’essuie les pieds sur une modification de la loi Grenelle, par Jean-Louis Borloo, cocasse ! Je rappelle, juste pour l’ironie du moment, que la dégustation du Beaujolais nouveau, promise par le Président, n’est pas une excuse pour enfreindre la loi… !

Chaque élu dans cette assemblée plénière pourrait activer un recours contre la légalité de cette délibération ! Non, ce n’est pas une interprétation de la loi et son respect n’est pas superfétatoire ! Comment voulez-vous imprimer dans la conscience collective le message d’un respect des règles républicaines, par toutes et par tous, et ne pas faire le minimum dans un hémicycle d’élus communautaires, indemnisés par les contribuables au bout du bout… ! 

Le PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal) en mouvement

Depuis la mise en oeuvre de la loi NOTRe, la compétence urbanisme a été transférée au sein de l’intercommunalité. Dans ce transfert, le plus spectaculaire était la réalisation d’un document d’urbanisme commun entre les collectives locales membres de ladite EPCI (établissement public de coopération intercommunale), une gageure ! 

Chaque intercommunalité s’est attelée à cet exercice complexe où la souplesse était sans aucun doute la condition sine qua non d’une signature partagée en bas de la page. « Comme nous l’avions indiqué précédemment, ce PLUI est un outil vivant. Ces délibérations en sont la preuve », précise Jean-Marcel Grandame, le vice-président en charge de l’aménagement urbain.

En effet, des aménagements sont attendus par les maires comme sur la zone économique située sur Onnaing. « Une évolution du PLUI est nécessaire sur le PAVE 2 afin de permettre l’aménagement économique de 54 hectares tout comme la réalisation d’une brettelle d’accès à l’autoroute », précise le vice-président.

Rebelote avec une validation de deux projets photovoltaïques sur la commune de Crespin. « Ce n’est pas le seul projet de panneaux solaires sur notre territoire, mais il est prêt à sortir », précise Jean-Marcel Grandame.

Ensuite, sur la ville de Beuvrages, le Premier magistrat a souhaité requalifier une friche très polluée à l’abandon. « Je remercie les équipes de la CAVM pour leur travail. Cette modification du PLUI va nous permettre de travailler sur une enveloppe urbaine existante et pas sur un étalement », précise Ali Benyahia. 

Enfin, les modalités urbanistiques liées à la réalisation d’une piste cyclable, entre le village de Querenaing au site de l’Université Polytechnique Hauts de France, devait s’harmoniser entre le Conseil départemental du nord, Quérenaing et l’UPHF.

Des bornes électriques sur le territoire de la CAVM

Une délibération importante a été validée à travers la validation d’un marché public dédié à l’installation de bornes électriques sur le territoire de la CAVM. Total Energies a remporté un marché public pour lequel l’EPCI va débourser la somme de 33 millions d’euros. « C’est la meilleure offre avec un investissement de 4,7 millions d’euros par Total Energies et 222 points de charge sur le territoire », commente Philippe Baudrin. Pour sa part, David Bustin ajoute « que ce déploiement ne se fera pas sans l’avis des maires. »

« Un ROB réaliste et très prudentiel », Laurent Degallaix

Evidemment, le débat sur les orientations budgétaires est en suspension du vote, ou pas, du parlement sur le budget de l’Etat 2026. A ce stade, les choix proposés vont coûter la coquette somme de « six millions d’euros à notre agglo, et idem pour la CAPH, et près de 3 millions d’euros aux communes de la CAVM (1 million sur Onnaing) », commente Laurent Degallaix. 

Dans cette optique, la position avancée est « un ROB réaliste et très prudentiel. Nous collons aux évolutions des recettes fiscales », ajoute-t-il. Dans les sujets territoriaux, le transfert logique du service archéologie de Valenciennes vers Valenciennes Métropole amène une hausse de 600 000 euros de la masse salariale et une réduction de 500 000 euros de compensation entre l’agglo et la ville-centre. 

Le PPI demeure très axé sur la rénovation urbaine, 23% et la dette maîtrisée à 187 millions d’euros avec un taux moyen d’emprunt de 2,60%.

Le transport public « partiellement gratuit »

On peut souligner la constance du maire d’Onnaing sur la thématique du transport public gratuit. Cette fois, le maire amodie sa proposition. « Nous avons raté notre rendez-vous avec la gratuité des transports publics dans le Valenciennois. Cette fois, je propose une gratuité partielle des transports publics, uniquement pour les bus et pas les tramways. Cette décision serait un beau cadeau de Noël pour les Valenciennois. » L’évocation des EPCI passées à la gratuité des transport publics, Dunkerque, Lens, Calais rappelle que d’autres collectivités territoriales ont franchi le cap. 

En réponse, Laurent Depagne attire l’attention des élus communautaire sur le rapport de la Cour des Comptes. En effet, ce dernier indique que la gratuité totale des transports publics est contestable, avec une hausse des dégradations, moins d’usage du vélo, moins de pédibus, il faut mieux cibler les réductions et surtout sous conditions de ressources. « Il faut trouver un équilibre entre les collectivités territoriales, les entreprises (taxe Versement Mobilité) et les usagers. Il vaut mieux tendre vers la gratuité pour ceux qui en ont besoin, donc pas totale ! », commente Laurent Depagne.

Pour le Président du SIMOUV, Guy Marchant : « On n’a pas attendu ce débat pour la gratuité. C’est un faux problème. Toutes les agglo passées à la gratuité font marche arrière. Qui paye à la fin ? Enfin, nous devons renouveler notre parc de bus (loi Climat et Résilience) en énergie propre et bientôt changer les rames de tramway (presque 20 ans) pour un coût d’environ 90 millions d’euros. C’est de la démagogie à tout crin cette proposition. » Effectivement, on se rappelle le coût abyssal des lignes de tramway dans le Valenciennois, notamment la T2 vers le Pays de Condé en voie unique.

Enfin, Laurent Degallaix souligne que les exemples avancés par Xavier Jouanin sont des agglo « sans tramway. Ensuite, il existe déjà une gratuité partielle (moins de 25 ans) pour environ 11 millions d’euros. Enfin, les sujets premiers des usagers ne sont pas la gratuité, mais la sécurité et la ponctualité. »

Assurément, un débat agité s’engage (déjà) pour le prochain mandat de Valenciennes Métropole sur cette thématique du transport public gratuit. D’évidence, seul un profond remaniement de l’hémicycle communautaire actuel pourrait infléchir la tendance du moment.

Daniel Carlier

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La section TC de l’IUT Valenciennes s’engage pour l’association « Dina Mada »

22 novembre 2025 à 06:34

Prosperine Zidzou : « Nous organisons des actions humanitaires pour financer des formations aux femmes sans emploi ou jeunes filles déscolarisées »

Depuis 2007, un collectif piloté par Prosperine Zidzou se mobilise pour soutenir des femmes et des jeunes filles issues de l’île de Sainte-Marie d’environ 30 000 habitants, un confetti dans l’Océan indien tout proche de l’île de Madagascar. Ce lieu unique est située au nord est de la Grande île. D’ailleurs, ce surnom n’est pas usurpé, car cette île est la 5ème la plus grande du monde, sur une surface plus importante que le territoire de la France Métropolitaine. « Sainte-Marie est un grand site touristique comme Nocibé, mais beaucoup plus authentique avec des grands hôtels, etc., et par conséquent des recherches de compétences sur place », commente Prosperine Zidzou, la présidente de l’association « Dina Mada ».

Hier collectif grâce à une coopération entre l’ex région Nord Pas de Calais et l’île Sainte-Marie, dès 2007, et aujourd’hui association depuis 2014 sous l’appellation « Dina Mada », l’objet demeure identique. « Nous collectons des fonds pour apporter des formations à des femmes seules, avec enfants, et des jeunes filles ne pouvant continuer leur scolarité. En effet, sur Sainte-Marie, les sites touristiques cherchent des compétences locales, mais ne trouvent pas et embauchent des jeunes en provenance de la Grande île », regrette la présidente de l’association.

« Dina Mada » dans le sud de le Grande île aussi !

L’association n’apporte pas seulement un soutien dans l’île Sainte-Marie, mais également dans le sud est de Madagascar, dans un village d’une zone rurale dénommée Vohi Bolo. « Là, nous avons installé des panneaux scolaires sur une école primaire. Cela permet aux enseignants de travailler plus tard avec les élèves. Récemment, nous avons remplacé ces panneaux photovoltaïques, et nous étudions la faisabilité de construire un nouveau bâtiment, le forage d’un puits pour l’eau, des latrines, tout le confort pour une école de référence dans la région », explique Prosperine Zidzou.

Des formatrices de l’IUT Valenciennes à Sainte-Marie

Pour boucler la boucle, une enseignante est partie pour former en février 2025 sur Sainte-Marie. « C’était une formation en technique de vente en milieu touristique et la création d’une entreprise », précise Laurence Miranday de l’IUT Valenciennes. « Nous avons eu 5 créations de micro-entreprise sur 8 stagiaires », ajoute sans ambages la présidente de l’association.

Plus globalement, même le « réseau TC France s’implique aussi à travers le challenge communication sur ce projet Dina Mada », commente Bégenrère Maniez, la cheffe de département TC/IUT Valenciennes. 

Des étudiant(e)s concerné(e)s

Bien sûr, le plus important sur le site des Tertiales à Valenciennes est l’implication, pour la 2ème année, des étudiant(e)s pour collecter des fonds. « Nous organisons aujourd’hui une vente de produits de Madagascar et de crêpes pour Dina Mada. Ensuite, l’organisation d’une tombola et d’autres événements seront à venir », explique Ayman, un étudiant de la section TC. 

Pour sa part, Fatou Mata est fière de participer à une action « permettant à des jeunes femmes d’acquérir des compétences et de trouver du travail. C’est une question d’égalité des sexes, car c’est plus facile pour un homme. » Et on n’écarte pas un voyage de ces apprenants en immersion sur site… !

En attendant, l’équipe TC/IUT Valenciennes engagée l’année dernière avait collecté 760 euros au bénéfice de ladite association, record à battre pour l’année universitaire 2025/2026… !

Daniel Carlier

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Marche des services de l’Etat du Valenciennois contre les violences faites aux femmes

20 novembre 2025 à 15:00

(Les participants à cette marche solidaire malgré une météo dissuasive)

Bien sûr, ce territoire est particulièrement exposé par cette thématique des violences physiques et verbales contre les femmes. « Le Nord est le 3ème département de France métropolitaine le plus concerné par ces violences faites aux femmes. Ensuite, le Valenciennois est le 2ème secteur le plus touché après la région lilloise. C’est un sujet très prégnant sur ce territoire », commente le Sous-Préfet de Valenciennes. 

Malgré ce constat où des chiffres abrasifs demeurent très lourds sur Le Valenciennois, l’activisme de tous les acteurs, Force de l’ordre, Justice, services de l’Etat, associations spécialisées, mais également Valenciennes Métropole et La Porte du Hainaut, est incontestable depuis de nombreuses années. « C’est pourquoi, nous pouvons espérer que nous réduisons au moins la hausse de ces violences sur ce territoire », ajoute Stéphane Costaglioli. Soyons transparent, la parole s’est aussi libérée depuis le mouvement « Me Too » avec des situations masquées hier et déclarées au grand jour aujourd’hui. C’est heureux que les victimes parlent… enfin !

« Femmes solidaires » fête ses 80 ans

Christine Havez

Concrètement, la marche solidaire a démarré de la Sous-Préfecture de Valenciennes où chemin faisant elle est passée devant les locaux de tous ces acteurs de l’Etat basés sur la ville-centre. Puis, une cérémonie conviviale s’est déroulée au sein de la Sous-Préfecture afin de présenter un état des lieux, mais également une mise en exergue de l’association « Femmes solidaires ».

Cette association est née en 1945 où beaucoup de mouvements sont apparus après la Seconde Guerre mondiale. Autrefois, baptisée UFF (Union des Femmes Françaises), elle s’appelle aujourd’hui « Femmes Solidaires », une association féministe et laïque. « Notre mission est de faire reculer toute discrimination et de faire avancer le Droit des femmes », explique Christine Havez, la présidente de l’antenne sur Prouvy, accompagnée d’Isabelle Choain, l’édile de la commune. Les comités de cette association sont présents sur le Valenciennois, Beuvrages, Prouvy, Raismes, et Trith-st-Léger.

Cette organisation est reconnue au niveau international puisqu’elle a un statut d’avis consultatif à l’ONU. « Nous avons toujours une femme qui décède tous les trois jours sous les coups de son conjoint. Ensuite, nous sommes encore dans un environnement de violences patriarcales. Aujourd’hui, le numéro d’urgence 3919, accessible 7j/7, est le 1er contact en cas de doute, de peur… », conclut Christine Havez.

Une collecte de fonds a été réalisée auprès des marcheurs du jour, entre 40 et 50 personnes, afin de réaliser un don à ladite association.

Daniel Carlier

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L’histoire à ciel ouvert sur Condé-sur-L’Escaut (places encore disponibles pour ce samedi 22 novembre)

19 novembre 2025 à 06:00

(Visuel INRAP, vue d’ensemble du fond de la berge Copyright INRAP)

De la période carolingienne au XVIIIème siècle avec Alain Henton de l’INRAP

On le sait, quelques villes sur l’arrondissement de Valenciennes détiennent des trésors souterrains. Bien sûr, l’ex Athènes du Nord, Valenciennes, Saint-Amand-les-Eaux et bien sûr la collectivité locale de Condé-sur-l’Escaut dont chacun sait que le potentiel historique est gigantesque, inexploité même sans nécessairement dépenser massivement des fonds publics, l’objet d’une convoitise affichée à chaque entame de campagne électorale locale, mais comme toujours un réalisé décevant, voire inexistant, en fin de mandat !

 « Ces sont des remparts espagnols, Vauban a (seulement) amélioré l’existant ! », Alain Henton

Sur ce quartier de la rue Gambetta et celui du « Quai du petit rempart », l’arrivée du tramway à bouleversé l’écosystème du centre-ville tout comme le fonds d’Etat PNRQAD (Programme National de Requalification des Quartiers Anciens Dégradés) signé par Daniel Bois (ancien maire) et Valérie Létard (Ex Présidente de Valenciennes Métropole). Plusieurs espaces fonciers sont concernés par cette initiative nationale, déclinée sur cette commune du Pays de Condé au profit de la place centrale, mais également de cet « îlot du Quai du Petit Rempart » avec un projet de verdissement du quartier et de la construction logements neufs.

Vestige d’une tannerie (va-infos)

« Nous avions déjà réalisé un diagnostic en 2018 », précise Alain Henton, responsable de cette opération de l’INRAP Hauts de France ( https://www.inrap.fr/ ) depuis début septembre jusque mi-décembre 2025. Sur ce terrain traversant entre la rue Gambetta et le Quai du Petit Rempart, un chantier de fouilles préventives, validé par la DRAC (direction régionale des affaires culturelles), est en plein dévoilement, car cette ville s’est développée à travers les siècles entre la voie d’eau de la « Haynette », un bras naturel de la « Haine », un confluent de « l’Escaut ».

Les vikings devant Condé aussi… !

A quatre mètres de profondeur, Alain Henton vous explique que les premières traces découvertes sur ce site remontent à l’époque carolingienne (du 8ème au 10ème siècle) le long de cette rivière sauvage. Ensuite, le 10ème siècle marque les premières tentatives de construction de berges, puis les premiers bâtis…

En digression, n’oublions pas que ce territoire était, pendant un temps, sous la houlette des espagnols dont les réalisations furent majeures dans le nord de l’Europe. « D’ailleurs, les remparts de Condé-sur-l’Escaut sont principalement d’origine espagnole. Vauban Vauban a (seulement) amélioré l’existant ! », indique le locuteur. Comme quoi, l’arrivée de Louis XIV en 1676 n’est pas un point de départ du développement local…

Visuel Brasserie, Gilles Leroy SRA (DRAC Hauts de France)

Au fil des siècles, la visite guidée samedi prochain vous expliquera l’émergence du bâtimentaire, de l’activité humaine comme celle des tanneurs, obligatoirement proche de l’eau pour le travail des peaux de bête, sans oublier l’activité brassicole avec une succession de professionnels jusqu’à l’ancêtre de la « Bière de Condé » de la famille Failly. Votre oeil curieux sera attiré aussi par la qualité de conservation d’un âtre (ou sole) de cheminée, un bijou ! Vous constaterez au fil du récit que cette cité s’est étendue, sans oublier l’édification des remparts, dans le fameux Comté du Hainaut avec un crédo évident. « Condé a choisi de s’étendre sur l’eau », précise Alain Henton.

Tout vous sera révélé même un campement viking aux abords de la cité, car ces conquérants du Nord ont installé campement durant une période de l’histoire condéenne. Après ce chantier de fouilles préventives financés par le Maître d’Oeuvre, conformément à la loi, en l’occurrence Valenciennes Métropole, cette mise en bouche historique enverra des éléments prélevés « dans les archives, voire dans des musées », précise Léa Grosset, chargé de développement culturel et de la communication de l’INRAP Hauts de France. « On espère revenir en janvier prochain, car nous souhaitons poursuivre notre mise à jour, sur 30 à 40 mètres, des remparts sur ce secteur », commente Alain Henton.

Un métier d’art à un prix… !

Sole de cheminée (Copyright INRAP)

Cette petite équipe de l’INRAP, de six personnes, travaille depuis le 01 septembre 2025 avec minutie, patience, et avec un savoir faire métier rare. C’est pourquoi, la loi a imposé une taxe pour les collectivités locales ou territoriales et une obligation de fouilles, après sondages positifs, afin de financer cet EPA (Etablissement Public Administratif) de l’INRA. « Nous sommes environ 200 personnes sur l’antenne des Hauts de France », précise une interlocutrice de l’INRAP 

Dans ce cadre, le porteur de projet initial paye une taxe variable suivant les chantiers finaux. Par exemple, 0,71 centimes du M2, donc assez peu sur un chantier comme sur Condé-sur-l’Escaut, mais une facture salée tout le long de la construction d’une ligne TGV… ! Certes, une taxe (encore) est toujours contraignante, mais, on le dit moins, ouvre un Droit !

Inscription, suivez le guide… !

Mille raisons de visiter les fouilles archéologiques au 20 rue Gambetta sur Condé-sur-l’Escaut, car compte tenu du succès des réservations, Léa Grosset a ouvert « deux nouveaux créneaux, 10H40 et 14H20 (visite 30 minutes) »

Contact Inrap Hauts-de-France/Lea Groset, lea.grosset@inrap.fr, lien de réservation : https://my.weezevent.com/visite-du-chantier-de-fouilles-archeologiques-a-conde-sur-lescaut

Aucun doute, les vestiges vivants sur Condé-sur-l’Escaut sont pléthoriques, une richesse dont s’emparera peut-être un jour la puissance publique. 

Daniel Carlier

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Le SIAVED et ses membres redoutent un budget de l’Etat 2026 difficile pour les collectivités publiques

16 novembre 2025 à 06:46

Charles Lemoine : « Notre objectif de zéro enfouissement est plus que jamais d’actualité. »

Au détour d’un ordre du jour de gestion courante d’une fin d’année budgétaire, le Président du SIAVED a énuméré une série de problématiques prégnantes. Tout d’abord, la négociation des marchés publics des 3 CVE (Centre de Valorisation Energétique) est tendue. « Je dois vous dire mon mécontentement vis à vis de PAPREC dont l’intransigeance va nuire aux relations entre le SIAVED et de groupe. Je reviendrai sur ce sujet durant le comité syndical du 18 décembre 2025 après la CAO (Commission d’Appels d’Offre) », commente Charles Lemoine.

Ensuite, on monte d’un étage avec le projet de budget de l’Etat où la TGAP 2026 (taxe générale sur les activités polluantes) sera très incitative. En effet, la facture sera très salée pour les déchets « mis en décharge ». Concrètement, l’addition passera de 72 euros la tonne à 105 euros en 2030. « Autant dire que notre objectif de zéro enfouissement est plus que jamais d’actualité », commente Charles Lemoine.

Dans la lignée, le process d’incinération des déchets doit veiller à éviter certains dépôts dangereux, comme des piles, mais plus encore les « petites cartouches et bonbonnes de protoxyde d’azote. En effet, dans nos CVE, et même dans le Centre de Tri, des explosions endommagent les infrastructures, génèrent des surcoûts, mais surtout représentent un danger pour les salariés sur ces sites », ajoute le Président du SIAVED.

« Une taxe de 17,5 millions d’euros sur les 7 membres du SIAVED », Jean-François Delattre

A la fin de ce conseil de mise en ordre comptable, les élus ont exprimé leurs inquiétudes face au prochain budget de l’Etat 2026. Effectivement, c’est un des seuls hémicycles communautaires dans le sud du département du Nord où les élus du Valenciennois, du Cambrésis, de la Sambre Avesnois et une partie du Douaisis peuvent échanger dans une même réunion, autant en profiter !

A cet effet, Jean-François Delattre, le vice-président aux finances de la La Porte du Hainaut, EPCI membre du SIVAED, alerte : « Avec cette taxe (CFE remodelée) pour 2026, les 7 agglo seront impactées pour un montant de 17,5 millions d’euros. Ce sont des moyens financiers en moins que nous devons garder à l’esprit à la veille de l’élaboration du budget SIAVED (et de fait de la contribution de chaque collectivité). »

Dans la suite presque logique, Bernard Baudoux, Président de l’agglo de Maubeuge, précise que le prochain Congrès des maires soulignera « la saignée des collectivités locales. Rappelons que les communes initient 65% de l’investissement public en France. En fait, c’est nous qui tenons la baraque à ce stade. De plus (ou cerise sur le gâteau),  un seuil plafond de 2% des dépenses de fonctionnement est imposé sous peine de non remboursement… Là, on touche à l’autonomie communale ! », s’exclame l’élu de la Sambre Avesnois. 

Enfin, Goerges Flamengt, maire de Saint-Python, conclut très simplement : « L’effet ciseau est devant nous. Nous ressources baissent et les taxes vont encore augmenter… ! » Concrètement, la TPU (Taxe Professionnelle Unique) a disparu en 2010 au profit d’une CFE basée sur d’autres paramètres. Aujourd’hui, cette dernière est revisitée sur ses bases et ça va piquer. Si vous ajoutez à cela la plus récente Taxe d’Habitation, les collectivités publiques sont en culotte courte… budgétaire !

Daniel Carlier

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Les Agriculteurs en réunion avec le Sous-Préfet de Valenciennes

14 novembre 2025 à 05:30

(La délégation avant sont entrée en réunion)

Isabelle Pique : « L’hypocrisie du Mercosur (Amérique du Sud), on ne croit plus personne ! »

Les Agriculteurs du territoire s’étaient donnés rendez-vous devant la Préfecture ce mercredi 12 novembre, la nuit tout juste posée, car un entretien avec le Sous-Préfet de Valenciennes était programmé. 

A cette occasion, près de 25 tracteurs étaient présents devant et rues attenantes à la Sous-Préfecture de Valenciennes, car cette délégation devait rencontrer l’écoute de l’Etat de proximité, en l’occurrence Stéphane Costaglioli. « Nous voulons aborder les thématiques du Mercosur, la problématique d’une nouvelle taxe sur les engrais, et plus localement la prolifération des sangliers. Enfin, nous voulons évoquer le sujet de la grippe aviaire et de la dermatose modulaire », explique Isabelle Pique, référente FDSEA sur le Hainaut. 

« Nous voyons déjà le détournement du CETA (Canada) chez nous », Isabelle Pique

Après la réunion, sur la forme, la délégation était contente d’un entretien avec un représentant de l’Etat « ouvert au dialogue, ça fait plaisir ! Nous avons obtenu également quelques avancées administratives avec la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer) », indique Isabelle Pique.

Ensuite, sur les sujets piquants, vous avez d’abord le sujet international du Mercosur suite aux changements de discours du Président de la République au Brésil. Bien sûr, le Sous-Préfet de Valenciennes renvoie la parole officielle : « En l’état actuel, ce traité du Mercosur n’est pas signable ! » En effet, certaines activités de l’Agriculture française paieront le prix fort si cet accord prenait vie en France. « L’hypocrisie du Mercosur (Amérique du Sud), on ne croit plus personne ! Nous devons conserver un revenu pour travailler. Sur un territoire comme le notre avec des espaces humides, sans élevage, ces terres ne seraient pas entretenues. Vous auriez de fait des inondations, une situation très mauvaise pour l’environnement ! », commente Isabelle Pique. Ensuite, elle évoque la déclinaison du CETA, pas encore officiellement signé, mais « nous voyons déjà le détournement du CETA (Canada) chez nous. Le CANADA contourne, avec la validation de la commission européenne, des normes de pesticides que nous ne pouvons pas utiliser, par exemple pour exporter leur Lentilles… en France. »

Plus européenne, une taxe sur les engrais est dans les tuyaux par le biais de la MACF (Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières) où des engrais azotés seront taxés fortement. Les engrais azotés concernés comprennent : ammoniac, acide nitrique, nitrates de potassium, engrais minéraux azotés et composés avec une hausse du prix de 15 à 25 % anticipés pour l’importation de ces deniers et répercutés sur les filières agricoles utilisatrices. Faute d’engrais de substitution, la profession est inquiète. Presque pour résumer le désarroi des Agriculteurs, une participante à cette entre réunion demande tout de go : « Que devons nous planter dans nos champs M. Le Sous-Préfet ! »

Autre sujet de l’Union Européenne, la rénovation de la PAC avec « l’idée d’une renationalisation des enveloppes par pays et nous ne le voulons pas. Nous savons très bien qu’en France, on va verdir plus et nous faire crever. Regardez le sucre ! Nous avons dû en importer, alors que nous sommes en capacité de le produire », ajoute-t-elle. 

Ensuite, plus local, les professionnels observent avec effroi une invasion des sangliers. Ces animaux détruisent des cultures, réalisent des dégâts mortifères pour les Agriculteurs. C’est pourquoi, la demande d’un abattage massif passe par une kyrielle d’autorisation de l’Etat, un sujet complexe, mais très concret sur certains secteurs du Hainaut comme l’Amandinois. 

Enfin et surtout, les sujets de la Grippe aviaire et de la Dermatose modulaire demeurent dans tous les esprits. « Je crains chaque jour pour mes bêtes, car c’est l’abattage complet du troupeau pour un seul cas. En plus de l’attachement, c’est la fin d’un travail de génétique entrepris par mes parents, un drame absolu ! Les belges ont lancé une campagne de vaccination à cet effet », conclut Isabelle Pique.

Petit réconfort, mais chaque pierre est importante. Après cette entrevue, les Agriculteurs ont organisé un barbecue géant, avec les bons produits du terroir, dans une rue attenante à la Sous-Préfecture de Valenciennes. « Quelque Valenciennois sont venus spontanément nous soutenir à cette occasion. C’est important d’avoir du soutien, deux sénateurs du Nord (Guislain Cambier et Joshua Hochart), tout comme le Sous-Préfet, sont d’ailleurs venus partager ce moment de convivialité », conclut-elle.

Daniel Carlier

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(Hand) 25 folles amandinoises, puis Brest a fait parler la poudre (18-31)

13 novembre 2025 à 05:35

UN DEBUT DE SAISON PROMETTEUR DES LOUVES

Alors que nous en sommes au tiers du championnat Saint Amand Handball Porte du Hainaut pointe à la cinquième place du classement avec 19 pts à une petite encablure du podium. Cela avec cinq victoires (c/ Dijon : 29-25, c/Strasbourg 26-23, à St Maur 29-30, c/Le Havre 33-26 et à Plan de Cuques 26-28. Un nul à Toulon 25-25 et deux défaites contre Metz 25-38 et à Besançon 25-24. Un début de saison très honnête du SAHPH invaincu depuis le 8 octobre dernier.

MAYSSA RAQUEL DE OLIVEIRA PESSOAUN GARDIENNE EXCEPTIONNELLE

Cette saison le SAHPH possède en dernier rempart une gardienne hors norme en la personne de l’internationale brésilienne Mayssa  Raquel de Oliveira Pessoa (41 ans) qui en quelques mois est déjà la coqueluche amandinoise. ll est vrai qu’avec ses arrêts exceptionnels elle fait vibrer la salle Maurice Hugot à chaque rencontre. Elle est arrivée dans la cité thermale avec un palmarès éblouissant et très riche à savoir : Ligue des Champions : Vainqueur en 2016 avec le CSM Bucarest (Roumanie) et finaliste en 2017 avec Vadar Skopje (Macédoine) et en 2019 avec Rostov-Don (Russie), Jeux Olympiques avec le Brésil : 6e en 2012, 5e en 2016, Championnat du Monde avec le Brésil : Médaille d’or en 2013, 10e en 2015, 18e en 2017, Compétitions Nationales : Championne de Russie en 2013 et 2014 avec Dynamo Volgogrand, en 2018 et 2019 avec Rostov-Don ; Championne de Macédoine du Nord en 2017 avec Vadar Skopje. ; Championne de Roumanie en 2015 et 2016 avec CSM Bucarest.

Notons qu’à Saint Amand elle est admirablement suppléée par Ophélie Tonds qui confirme ses excellentes prestations de la saison dernière.

TONNERRE de BREST

Pour cette neuvième journée de la Ligue Butagaz Energie c’est Brest qui va fouler le parquet de la salle amandinoise. Un sacré client pour les équipières de Mélanie Jobard, les Brestoises étant invaincues depuis le début de saison (24 pts) seulement devancées au classement par Metz à la différence de buts : + 98 contre +137 aux Messines. Avant cette rencontre seuls Besançon (30/36), Dijon (26/30) et Paris 92 (21/25) avaient réussi à les titiller dans l’exercice 2025-2026. Notons que la 12e journée de championnat, l’avant dernière aller,  vaudra son pesant de cacahuètes  avec un certain Brest-Metz qui s’annonce explosif.

ST AMAND A JOUE CRÂNEMENT SA CHANCE EN PREMIERE MI-TEMPS

Elisa Techer ceinturée lors de son tir en extension

C’est Le Blevec qui ouvrait le score sur un jet de 7m : 1-0 (3e), puis un second 3-3 (7e). Là Jobard et surtout Santos Arounian en pointe se mettaient en évidence propulsant leurs couleurs sur le devant de la scène. On pouvait se pincer  pour voir si cela était vrai mais St Amand ballotait l’un des ténors du championnat : 8-4 (16e). Le Blevec inscrivait son troisième jet de 7 m de la soirée, Pessoa multipliait les arrêts de bonnes factures  et l’ambiance montait crescendo dans les gradins de la salle Maurice Hugot : 9-5 (20e). Après ces minutes de folie St Amand avait besoin de souffler et Brest n’en demandait pas tant. Il égalisait par Nocandy : 10-10 (28e) avant de rentrer aux vestiaires avec deux longueurs d’avance : 10-12.

LE ROULEAU COMPRESSEUR BRESTOIS

La reprise était du même tonneau que la fin de la première mi-temps, les Rebelles accentuant leur avance : 10-14 (32e). La confiance avait changé de camp et déjà physiquement les équipières de Jobard marquaient le coup. Sans pour autant baisser les bras : 12-17 (35e). En face on déroulait en alliant vitesse et efficacité : 14-22 (44e). La messe semblait hélas dite pour l’équipe de la cité thermale. Elle était dite le dernier quart d’heure n’allait rien changer, les Louves ne pouvant alors qu’opposer leur courage et leur abnégation et certains reconnaîtront que l’addition était quand même lourde par rapport à l’espoir entrevu  dans les trente premières minutes. Score final : 18-31.

Les réactions :

Julie Le Blevec ( joueuse de St Amand) : << L’idée est de retenir ce que l’on a bien fait en première mi-temps, après ce fut plus compliqué surtout sur le plan physique et sur le rythme. C’est là qu’elles ont pris l’ascendant. Ce genre de match est très important, car il démontre qu’il y a encore énormément de choses à travailler. Avant cela, nous étions contentes de notre début de saison en voyant la tournure de notre jeu collectif. A nous de travailler et de repartir d’un bon pied après la trêve. >>

Edina Szabo (coach de St Amand) : << C’était très bien durant les vingt cinq premières minutes après ce ne fut pas la même chose. Le résultat final n’est pas bon par rapport au match que nous avions préparé. J’ai dit aux filles que c’était encourageant comme sur le projet défensif. Il nous a manqué de la stabilité en attaque en étant trop bafouillant, mais je crois que les filles ont manqué de gnac, de courir. Il aurait fallu être parfait pour réussir à les battre, à les inquiéter. C’est dommage que nous les avons pas fait douter plus longtemps. >>

SAINT AMAND  – BREST : 18-31 (10-12)

St Amand : Arrêts : 4/23 tirs, Pessoa 3/15.  Buts Guirassy 1/2, Jobard 4/4, Le Blevec 3/5, 

Abdellahi 1/4, Mbata 1/5, Santos Arounian 5/9, Lopez 2/5, Techer ¼

Brest : Arrêts : Depuiset 5/13. André 9/17. Buts : Nocandy 8/10, Noslen 2/3, Mairot 3/5, 

Ondono 3/4, Vyakhireva 4/4, Borg 3/9, Faure 3/4, Kanor  1/2 ,  Foppa 3/3, Coatanéa 1/1.

Olivia et Robert Place

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