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CleanCloud - Le nettoyeur cloud qui ne casse rien

Par : Korben
6 mars 2026 à 14:09

Le gaspillage du cloud, c'est un peu le secret de polichinelle du devops. Tout le monde sait qu'il y a des volumes EBS détachés qui traînent, des snapshots vieux de 6 mois, des Elastic IP à 3,65 $/mois qui servent à rien... mais bon, on nettoie pas. Parce qu'on a trop les miquettes de casser un truc en prod. Mais entre le volume de 500 Go "temporaire" créé en 2024 et le NAT Gateway qui facture 32 $/mois dans le vide, ça chiffre assez vite.

CleanCloud va vous permettre de remédier à ça. Il s'agit d'un petit CLI Python compatible Linux, macOS et Windows (dispo via pip ou pipx) qui va scanner vos comptes AWS et Azure pour débusquer toutes ces ressources orphelines. Le truc, c'est qu'il tourne uniquement en lecture seule, donc pas de mutation, pas de suppression, et zéro modification de tags. Lui se contente de regarder, de prendre des notes, et de vous sortir un bon vieux report.json ou CSV avec tout le détail.

Du coup, côté permissions IAM, c'est le strict minimum... 14 permissions en lecture seule type ec2:Describe*, s3:List* ou rds:DescribeDBInstances. C'est d'ailleurs bien fichu puisque le code vérifie statiquement via AST qu'aucun appel en écriture ne passe. Donc pas besoin de filer vos clés IAM à un outil tiers, et ça c'est plutôt rassurant pour les équipes sécu qui flippent (à juste titre) dès qu'on parle d'accès cloud.

L'outil embarque 20 règles de détection. 10 pour AWS, 10 pour Azure. Côté AWS, ça scanne comme vous l'aurez deviné les volumes EBS non attachés, les vieux snapshots, les logs CloudWatch en rétention infinie, les Elastic IP orphelines, les ENI détachées, les AMI créées en 2022 qui traînent, les NAT Gateways au repos, les instances RDS à l'arrêt...etc.

Côté Azure, même combat avec les disques managés, les IP publiques inutilisées, les VMs stoppées qui continuent de bouffer du stockage Premium SSD.

Pour chaque trouvaille, vous avez un score de confiance (LOW, MEDIUM, HIGH) et une estimation du coût mensuel gaspillé en dollars. En fait c'est assez bien foutu, le rapport vous donne le type de ressource, la région, l'âge du truc et combien ça vous coûte.

Hop, un pipx install cleancloud et c'est parti :

cleancloud scan --provider aws --all-regions

Y'a même un mode démo sans aucun credential requis, histoire de voir la tête du rapport JSON avant de brancher vos vrais comptes. Perso, je trouve ça bien pour voir à quoi ça ressemble :

cleancloud demo

Et pour ceux qui veulent aller plus loin, le scanner s'intègre dans vos pipelines CI/CD. GitHub Actions, Azure DevOps, Docker CI, peu importe. Vous collez un --fail-on-cost 100 (exit code 2 si le gaspillage dépasse 100 $/mois) ou un --fail-on-confidence HIGH et hop, le build pète si y'a du déchet. De quoi automatiser le ménage. Vous mettez juste cette commande dans votre CI et c'est plié.

D'ailleurs, la config supporte aussi le filtrage par tags. Vous créez ce fichier cleancloud.yaml à la racine de votre projet, vous excluez vos ressources de prod tagguées env:production, et le scan ignore ce qui doit l'être. Attention par contre, si vos ressources sont mal tagguées (et on sait tous que c'est souvent le cas...), le filtre ne servira à rien.

Côté sécurité, l'outil ne fait aucun appel vers des serveurs tiers et cause uniquement avec les API AWS et Azure de vos propres comptes, et supporte aussi l'auth OIDC avec des credentials temporaires. Voilà même si c'est un projet super jeune encore, c'est plutôt bien pensé pour les environnements corporate. C'est sous licence MIT et le code Python est sur GitHub donc tout est vérifiable.

Bref, si votre facture cloud vous pique les yeux, un pip install cleancloud et comme ça, vous en saurez plus... C'est gratuit, c'est open source, et surtout ça ne casse rien !

Chardet : quand une IA réécrit un logiciel open source en cinq jours et change sa licence

Par : Korben
6 mars 2026 à 09:13

Le développeur Dan Blanchard a utilisé Claude d'Anthropic pour réécrire intégralement chardet, une bibliothèque Python téléchargée 130 millions de fois par mois, et passer sa licence de LGPL à MIT. L'auteur original conteste, la Free Software Foundation dénonce, et Bruce Perens, père de la définition open source, déclare que « toute l'économie du logiciel est morte ». Carrément.

Cinq jours et un changement de licence

Chardet est un outil qui détecte l'encodage des caractères dans un fichier texte. C'est une bibliothèque Python utilisée un peu partout, avec 130 millions de téléchargements par mois. Son mainteneur, Dan Blanchard, voulait depuis dix ans l'intégrer à la bibliothèque standard de Python, mais la licence LGPL l'en empêchait : elle impose que toute version modifiée reste sous les mêmes termes. Il a donc utilisé Claude d'Anthropic pour réécrire le code en partant d'un dépôt vide, sans accès au code source original.

Résultat : cinq jours de travail, un gain de vitesse de 48x, et un passage à la licence MIT, bien plus permissive. Le plagiat a été analysé par l'outil JPlag, et on y retrouve seulement 1,3% de similarité entre l'ancien et le nouveau code, autant dire rien. Sauf que Mark Pilgrim, le créateur original de chardet, conteste : pour lui, la licence LGPL s'applique quoi qu'il arrive, et une réécriture par IA ne change rien.

Le copyleft à l'épreuve de l'IA

Le problème dépasse en fait chardet. Armin Ronacher, créateur du framework Flask, résume bien la situation : « Le copyleft dépend du copyright et de la friction pour s'imposer. Mais comme le code est ouvert par définition, on peut le réécrire sans difficulté de nos jours. »

Bruce Perens, qui a écrit la définition même de l'open source, va plus loin : « Toute l'économie du développement logiciel est morte, finie, terminée. »

Il raconte aussi avoir construit une plateforme SRE complète en quelques jours avec Claude, un travail qui prenait des mois auparavant. Pour lui, les licences propriétaires comme open source perdent toute pertinence si n'importe quel logiciel peut être recréé par une IA en une semaine.

Un flou juridique total

Parce que oui, du côté du droit, c'est le vide total et la prise en compte du contenu généré par IA est peu appréhendée par les textes juridiques. Ce qui pourrait peut-être même dire que le code produit par Claude n'est peut-être pas protégeable. Et la Free Software Foundation enfonce le clou : « Il n'y a rien de propre dans un LLM qui a ingéré le code qu'on lui demande de réécrire. »

Le nœud du problème, c'est que Claude a été entraîné sur des milliards de lignes de code, dont probablement chardet lui-même. Simon Willison, développeur respecté, admet d'ailleurs que « les arguments des deux côtés sont entièrement crédibles ». On n'est pas rendus.

Ce qui se joue ici en fait, c'est surtout la question de savoir si les licences logicielles ont encore un sens quand une IA peut recréer n'importe quel code en quelques jours. Et la réponse, pour le moment, c'est que personne ne sait.

La justice américaine refuse de se prononcer, les fondations open source dénoncent sans pouvoir empêcher, et les développeurs comme Ronacher haussent les épaules. Et ça ne concerne pas que les développeurs : chaque application sur votre Mac, votre iPhone ou votre navigateur dépend de bibliothèques open source. Si leur modèle économique et juridique s'effondre, on le sentira tous passer.

Sources : The Register , Simon Willison

Demucs-rs - Séparez vos morceaux en stems depuis le navigateur

Par : Korben
4 mars 2026 à 11:08

Séparer la voix, la batterie ou la basse d'un morceau, ça relevait du rêve d'audiophile il y a encore quelques années. Fallait installer Python, se taper Spleeter, galérer avec les dépendances CUDA... bref, un super truc de barbu. Mais ça, c'était avant, les amis !

Demucs-rs , une réécriture en Rust du modèle HTDemucs v4 de Meta, tourne maintenant directement dans votre navigateur grâce au WebGPU. Batterie, basse, voix, tout le reste..., chaque élément se retrouve ainsi isolé dans son propre fichier WAV. Et y'a rien à installer, puisque tout se passe côté client, sur votre machine.

Pour vous en servir, vous pouvez aller sur la web app , vous glissez-déposez votre fichier MP3 (ou WAV, FLAC, OGG, M4A... ça bouffe à peu près tout), et vous patientez... Le premier lancement télécharge le modèle (~84 Mo pour le standard), donc prévoyez une connexion correcte.

L'interface de la web app - vous glissez votre fichier et c'est parti

Comptez alors quelques minutes selon la durée du morceau. En sortie, vous aurez alors plusieurs fichiers WAV séparés que vous pourrez écouter, jouer en solo ou télécharger individuellement.

Les pistes séparées, prêtes à écouter ou télécharger

Trois modèles sont dispos. Le mode 4 pistes suffit dans 90% des cas. Il y a aussi le modèle 6 stems, ou plutôt htdemucs_6s, qui est pas mal pour du rock ou du jazz. Et pour les obsessionnels de la qualité, y'a le fine-tuned à 333 Mo... mais prévoyez une pause café, parce que ça va être long de fou !

Voilà, comme ça, si vous voulez faire un karaoké maison, vous virez la voix et vous gardez l'instrumental. Ou si votre truc c'est de sampler une ligne de basse d'un vieux morceau de funk ou encore pratiquer la guitare en jouant par-dessus le morceau original sans la partie guitare, c'est entièrement possible !

D'ailleurs, si vous aviez testé Spleeter avec Ableton à l'époque, c'est le même principe mais en BEAUCOUP plus simple !!

Perso, le fait que ça tourne dans le navigateur, c'est top, sans parler du fait que vos morceaux restent sur votre disque.

Maintenant, si la version navigateur vous semble un peu longue, y'a le CLI natif qui exploite Metal sur Mac et Vulkan sur Linux/Windows. Pour l'installer, clonez le repo et lancez make cli (Rust requis) :

git clone https://github.com/nikhilunni/demucs-rs
cd demucs-rs && make cli

Le binaire atterrit dans target/release/demucs, 24 Mo. Le modèle se télécharge au premier lancement.

Côté utilisation, c'est du gâteau :

demucs song.mp3 # 4 pistes dans ./stems/
demucs -s vocals chanson.mp3 # juste la voix
demucs -m htdemucs_6s -s guitar solo.flac # isoler la guitare
demucs -m htdemucs_ft morceau.mp3 # qualité max

En sortie, chaque stem est un fichier WAV. Vous virez le vocals.wav, vous gardez le reste... et tadaaa, karaoké instantané pour votre voix de casserole ! C'est carrément plus rapide qu'en WebAssembly.

Et si vous bossez dans un DAW sur macOS, y'a aussi un plugin VST3/CLAP pour faire la séparation directement dans Logic ou Reaper (sauf que bon, c'est macOS only pour l'instant, quoi).

Après sachez que sur certains passages très chargés, la voix peut baver un peu dans la piste "other" ou inversement mais pour du remix amateur ou du sampling, ça suffit largement !

D'ailleurs, j'sais pas si vous vous souvenez, mais les plugins IA d'Audacity embarquent aussi Demucs v4. Mais là avec Demucs-rs c'est natif et surtout indépendant d'Audacity.

Et bien sûr, tout est open source sous licence Apache 2.0 !

Amusez-vous bien !

MilimoVideo - Le studio de cinéma IA 100% local

Par : Korben
4 mars 2026 à 09:38

MilimoVideo, c'est un studio de production vidéo boosté à l'IA qui tourne entièrement en local sur votre ordi... pas de cloud, juste votre GPU qui mouline quoi...

Et contrairement à ce que vous pensez (je suis dans vos têtes !! lol), ce n'est pas un énième générateur prompt-to-video à la Sora . Non, il s'agit d'un vrai NLE ... ou plutôt un éditeur non-linéaire pour ceux qui découvre, avec une timeline multi-pistes, du trim au frame près et tout le toutim, sauf que derrière, y'a 4 modèles d'IA qui bossent ensemble main dans la main.

Du côté moteur, on retrouve donc LTX-2, un transformer dual-stream de 19 milliards de paramètres pour la génération vidéo. Text-to-video, image-to-video, interpolation de keyframes... c'est le package complet. Ensuite, pour les images, c'est Flux 2 Klein avec l'IP-Adapter qui maintient la cohérence visuelle de vos personnages d'un plan à l'autre, comme ça, finis les visages de vos acteurs qui changent toutes les 3 secondes.

Et y'a aussi SAM 3 pour la segmentation. Vous cliquez sur un objet dans la vidéo, hop, il le détecte et le suit alors automatiquement d'un bout à l'autre du clip. Et pour finir, Gemma 3 se charge d'améliorer vos prompts pour que les résultats soient plus "cinématiques".

Le truc cool, c'est surtout le système de "Story Elements" je trouve car avec ça, vous pouvez créer des personnages, des lieux, des objets, et vous les invoquez ensuite dans vos prompts avec un @Personnage. Du coup, le studio injecte les bonnes références visuelles pour garder une cohérence sur tout votre projet. Faut voir ça un peu comme des variables de code, mais pour du cinéma.

Et si vos plans dépassent 121 frames, le "Quantum Alignment" découpe la génération en morceaux et raccorde ces segments sans couture visible. Voilà comment les transitions entre bouts générés sont gérées proprement sans que vous ayez à lever le petit doigt. Magique hein ?

Pour voir ce que ça donne en pratique, voilà une démo qui montre le workflow complet :

Côté retouche, y'a aussi de l'inpainting (vous peignez un masque sur la vidéo et Flux 2 remplace la zone) et du tracking d'objets bidirectionnel. C'est carrément pas mal pour un projet open source sous licence Apache 2.0, vous ne trouvez pas ?

Après côté config, faut quand même du matos. Avec une carte NVIDIA, comptez 16 Go de VRAM (recommandés) et sur Apple Silicon, c'est M1 Max ou mieux avec 32 Go de RAM. Oubliez votre PC à 500 balles, quoi car en dessous de ces specs ça ne marchera pas.

L'ensemble s'installe via un git clone classique, le backend tourne sur FastAPI avec SQLite, le frontend sur React 18... et le tout communique en temps réel via SSE. Après, si vous êtes plutôt à la recherche d'un éditeur vidéo classique dans le navigateur , c'est pas le même délire, car là avec MilimoVideo on est dans la génération pure.

Bref, si les workflows ComfyUI à rallonge vous filent des boutons, MilimoVideo mérite donc le coup d'oeil.

Merci à Lorenper pour le partage !

Faux repos GitHub - Pourquoi c'est un problème

Par : Korben
4 mars 2026 à 09:25

Vous avez peut-être vu ça passer y'a pas longtemps, les scientifiques ne savent plus démêler le vrai du faux dans leurs propres publications. À NeurIPS 2025 , 100 citations hallucinées ont été retrouvées dans 51 papiers acceptés et à l' ICLR 2026, sur plus de 75 000 reviews analysées, 21% étaient entièrement générées par IA.

Bienvenue dans le monde du doute permanent !

Maintenant, si vous pensez que ça ne concerne que les chercheurs, détrompez-vous car de mon côté, ce que j'observe, c'est que les faux repos GitHub, c'est le même fléau côté tech, et surtout un vrai problème pour tous ceux qui relayent des projets open source comme moi.

Vous avez peut-être vu passer mon article d'hier sur WiFi DensePose , un projet à 25 000 étoiles sur Github qui promettait de détecter les postures humaines via le signal WiFi. Le code Python est détaillé, crédible en surface, il y a des tas d'issues ouvertes avec de vraies questions d'utilisateurs différents, des tas de pull requests parfaitement crédibles, une documentation hyper léchée... et le tout est adossé à un vrai papier de recherche de Carnegie Mellon .

Pour moi, ça avait l'air carrément sérieux ! Donc j'en ai fait un article.

Sauf qu'après coup, différentes personnes ont creusé plus profondément le code (Merci Nicolas), et ont trouvé des choses assez étranges partout dans le code. En fait, le truc générait des données aléatoires en se faisant passer pour du traitement de signal WiFi. C'est du vibe coding à l'état pur et quand des gens ont posé des questions dans les issues... ces dernières ont été vite supprimées. Faut dire que le piège était quasi parfait.

Et c'est tout le problème ! Car pour évaluer si un projet GitHub est légitime, je me base sur plusieurs signaux. Le code, les issues et les PRs, le nombre de stars, la reprise sur Reddit ou Hacker News, les commentaires, les articles dans la presse et quand je peux (et là c'était pas le cas car ça demande pas mal de matos que j'avais pas), je teste évidemment... Mais du coup, quand TOUS ces signaux sont fabriqués de toutes pièces, y'a plus aucun repère !

Parce que figurez-vous que les étoiles Github, ça s'achète (y'a des services entiers dédiés à ça), les issues se génèrent par IA, le code compile, les tests passent, le README est nickel, et le développeur a d'autres projets crédibles sur son profil. Vraiment tout est conçu pour que ça fasse parfaitement illusion.

Et comme ce sont souvent des projets émergents sur des technos de pointe, y'a pas grand monde qui a le matos ni le temps de vérifier par soi-même. Du coup, voilà comment moi et d'autres, on se retrouve à relayer des projets bidon sans le savoir. Et dire que j'étais à 2 doigts d'acheter le matos pour tenter l'aventure...

Les chercheurs se fient au peer review, aux citations, à la réputation du journal et moi c'est pareil avec les stars, les contributions, et le relai médiatique. Sauf que dans les deux cas, l'IA a rendu ces marqueurs de confiance complètement bidons. C'est pour ça que je fais ce parallèle car de mon point de vue, c'est le même combat.

Et le pire, c'est que c'est même pas du code malveillant. Y'a pas de backdoor, pas de malware planqué, pas de minage crypto en douce. C'est juste du code qui donne l'ILLUSION de fonctionner, ou plutôt, qui PRÉTEND fonctionner. Tout ça apparemment pour faire ce qu'on appelle du "portfolio padding"... c'est-à-dire gonfler son CV de développeur avec des faux projets open source à des milliers de stars pour impressionner les recruteurs.

Perso, j'avoue ça me dépasse.

Maintenant, comme c'est nouveau pour tout le monde, il va falloir apprendre à éviter de tomber dans le panneau. J'y ai réfléchi un peu et finalement, ça passe par une analyse plus approfondie du code et de l'historique du projet... On peut par exemple vérifier le git log parce qu'un projet à 25 000 étoiles et 3 commits en 2 semaines, c'est louche, donc méfiance. Et surtout, faut chercher des retours d'utilisation concrets et des issues techniques pointues. Après encore faut-il avoir des compétences techniques assez poussées (par exemple en traitement du signal) pour capter ce qui y est raconté... Pas simple hein ?

Faudrait peut-être que je me fasse un skill un peu poussé pour qu'une IA soit capable de faire ce taf chiant à ma place. Je vais y réfléchir.

Bref, on est tous dans la même galère, à devoir douter de tout ce qui brille sur GitHub et ailleurs et ça c'est bien emmerdant.

HiPixel - L'upscaling IA natif sur Mac

Par : Korben
3 mars 2026 à 15:59

Vous avez des photos en résolution pourrie qui traînent sur votre Mac ?

Du genre, des souvenirs de 2003 de vous et votre ex, en 640x480 que vous n'osez même plus ouvrir tellement c'est pixelisé de fou ? Hé bien HiPixel va vous aider car c'est une app macOS gratuite qui les upscale grâce à l'IA... et comme vous allez le voir, le résultat est plutôt cool.

C'est donc une app native SwiftUI qui utilise les modèles d' Upscayl pour faire de l'upscaling x2, x4 ou carrément x8 sur vos images, sauf que contrairement à Upscayl qui tourne sous Electron (et qui bouffe de la RAM parce que c'est du Chrome déguisé), c'est du 100% natif macOS. Le GPU est exploité directement via Metal, que vous soyez sur Apple Silicon ou sur un bon vieil Intel et moi c'est ça que j'aime !

L'interface de HiPixel, sobre et efficace

Côté formats, ça gère le PNG, le JPG et le WEBP. Vous pouvez aussi choisir de garder le format d'origine et pour ceux qui veulent pousser le truc encore plus loin, y'a une option de double upscaling... ou plutôt deux passes successives pour un résultat encore plus détaillé. Après faut pas s'attendre à des miracles non plus sur une photo de 3 pixels non plus... On n'est pas dans la série Les Experts à zoomer à l'infini sur des détails compressés de caméra de surveillance ^^.

Le truc super sympa aussi je trouve, c'est son option de "folder monitoring". Vous sélectionnez un dossier et hop, dès qu'une image atterrit dedans, elle est traitée automatiquement. Idéal si vous avez un workflow de traitement d'images à automatiser. D'ailleurs, y'a aussi un URL Scheme (hipixel://?path=/chemin/vers/image) pour l'intégrer dans vos raccourcis Shortcuts ou vos scripts Automator. Vous vous en doutez je pense, mais ça ne marche pas pour la vidéo par contre, c'est images only.

Et pour les bidouilleurs fous, l'app propose le TTA (Test Time Augmentation) qui améliore la qualité en faisant tourner le modèle sous plusieurs angles avant de combiner les résultats, et la possibilité de choisir quel GPU utiliser. Perso, sur un MacBook Air c'est chiant, mais sur un Mac Pro, ça peut faire la diff !!

Et si vous connaissiez déjà Final2x qui fait à peu près le même taf en cross-platform, HiPixel se distingue par son intégration macOS native et son batch processing en drag-and-drop. Vous balancez vos fichiers dessus, ça mouline, et c'est plié !

L'app est open source (AGPL-3.0), GRATUITE, et tourne sous macOS 13 Ventura minimum.

Voilà, si vous cherchez à redonner un coup de neuf à vos vieilles photos sur Mac, c'est le genre de petit outil qui fera le job sans prise de chou.

Un grand merci à Lorenper pour la découverte !

Cutia - Montage vidéo open source, direct dans le navigateur

Par : Korben
2 mars 2026 à 13:11

Bon, vous connaissez tous CapCut car TOUT LE MONDE connaît CapCut. Sauf qu'avec ce truc, vos fichiers atterrissent directement sur les serveurs de l'entreprise chinoise ByteDance. Hé bien Cutia , c'est pareil mais en open source, dans le navigateur, et vos vidéos restent chez vous ! Elle est pas belle la vie ?

Cutia c'est donc un éditeur vidéo qui tourne entièrement dans votre browser, genre Chrome ou Firefox et côté fonctionnalités, on a le kit classique bien fichu de la timeline multi-pistes pour empiler de la vidéo, de l'audio, du texte et même des stickers, sans oublier une preview en temps réel, et de l'export en MP4 ou WebM. Y'a pas de watermark et c'est gratuit !

Alors oui, c'est pas Premiere Pro, clairement, mais pour du montage rapide ça fait largement le taf (sauf si vous devez gérer du 4K sur 2 heures, évidemment). Et le truc cool, c'est que tout est local-first. Vos rushs restent sur votre disque, le traitement se fait côté navigateur, et à aucun moment vos fichiers ne transitent par un serveur tiers.

Si vous faites des Reels, des TikTok ou des petites vidéos pour vos projets, c'est donc largement suffisant. Y'a pas besoin de sortir l'artillerie lourde pour couper trois clips et coller du texte par-dessus. D'ailleurs, si vous êtes plutôt du genre à automatiser vos montages vidéo avec CapCut et ChatGPT , j'ai un tuto pour ça.

Y'a aussi des éditeurs vidéo libres comme Shotcut qui existent depuis longtemps, mais ils nécessitent une installation. L'avantage de Cutia, vous l'aurez compris, c'est que vous ouvrez un onglet et c'est parti mon kiki !

Le projet est un fork d' OpenCut , sous licence MIT, et c'est encore jeune donc y'a du boulot sur pas mal de trucs (par exemple l'export rame un peu sur les grosses vidéos et ça ne marche pas encore sur Safari), mais la base est là.

Pour les plus barbus d'entre vous, c'est auto-hébergable avec du Docker ou Vercel en un seul clic. Après sur la home, le site présente l'app comme "AI-native", mais en fait y'a RIEN de visible côté IA pour l'instant. C'est surtout un éditeur vidéo solide dans le navigateur, et c'est déjà pas mal du tout.

Bref, pour du montage rapide sans prise de tête, ça vaut le coup d’œil. Merci à Lorenper pour le partage !

Constrict - Vos vidéos pile à la bonne taille

Par : Korben
2 mars 2026 à 12:27

Vous avez une vidéo trop lourde pour Discord et sa limite pourrie à 10 Mo ? Du coup, vous passez une demi-heure à bidouiller les réglages d'encodage pour trouver le bon bitrate... sauf que ça marche jamais du premier coup.

Constrict , c'est une app GNOME (Linux uniquement, du coup...) qui règle ce problème de la façon la plus logique possible. Vous lui donnez une taille cible en Mo, et elle se débrouille toute seule pour que votre vidéo rentre pile-poil dedans.

C'est le genre de truc indispensable quand Discord vous bloque à 10 Mo en compte gratuit, que Telegram impose aussi ses propres limites, ou que vous voulez envoyer un fichier par mail sans que ça foire.

En gros, au lieu de deviner quel débit binaire il faut, vous dites juste "je veux que ça fasse 8 Mo" et hop, l'outil calcule automatiquement le bitrate, la résolution, le framerate et la qualité audio pour coller à votre objectif.

Côté codecs, c'est plutôt complet puisqu'on a du H.264 pour la compatibilité, HEVC si vous voulez du lourd sans le poids, AV1 pour les plus patients (attention, l'encodage prend nettement plus longtemps que du H.264... mais le ratio qualité/taille est dingue !) et VP9 pour les adeptes des formats ouverts. Du coup, que vous envoyiez votre clip sur un réseau social, une messagerie instantanée ou par mail, y'a toujours un codec adapté !

Et si vous avez tout un dossier de vidéos à réduire, Constrict gère également le traitement par lot. Vous sélectionnez vos fichiers, vous choisissez la taille cible et un répertoire de sortie, et ça mouline tout seul (sauf si vous lancez 50 fichiers en AV1... là, prévoyez beaucoup de café). En tout cas, c'est quand même plus agréable qu'un script FFmpeg bricolé à la main.

Après si vous essayez de faire rentrer un film 4K de 2h dans 8 Mo... ça va être super moche...

L'app fait de son mieux pour garder un max de qualité, mais y'a des limites physiques (hé oui la compression, ça ne marche pas comme de la magie). D'ailleurs, si la réduction demandée est trop violente, l'outil vous préviendra que c'est mort !

L'app est développée en Python avec GTK4 et Libadwaita, du coup l'interface est native et bien intégrée au bureau GNOME. Elle est certifiée GNOME Circle (ce qui est plutôt bon signe côté qualité) et le code est sous licence GPL-3.0, donc gratuit et open source. Pour l'installation, ça passe par Flatpak sur Flathub ... un :

flatpak install flathub io.github.wartybix.Constrict

... et c'est plié !

Si vous cherchez des alternatives dans le même genre, MystiQ fait de la conversion multiformat et Adapter est un bon couteau suisse basé sur FFmpeg. Mais aucun des deux ne propose ce ciblage par taille, et c'est ça le vrai plus de Constrict !

Merci à Lorenper pour la découverte !

Firefox 148 - Un seul bouton pour virer toute l'IA

Par : Korben
26 février 2026 à 15:18

Vous voulez désactiver l'IA dans votre navigateur ? Bonne chance pour les couillons qui utilisent Chrome... faut passer par 5 réglages planqués dans chrome://settings et chrome://flags, tripatouiller des flags expérimentaux, bref, c'est un vrai parcours du combattant. Firefox 148, de son côté, a eu une idée folle : Mettre UN bouton. Hop, terminé.

Mozilla vient en effet de sortir la version 148 de Firefox et le gros morceau, c'est la section "Contrôles de l'IA" dans les paramètres (about:preferences#ai). Un seul toggle " Bloquer les améliorations IA " et paf, toutes les fonctions IA du navigateur sont coupées d'un coup. Traductions automatiques, regroupement d'onglets, previews de liens, texte alternatif des PDF, et même les chatbots de la barre latérale (ChatGPT, Claude, Gemini, Copilot, Le Chat). Tout dégage !

C'est le top pour les fragilous qui refusent le progrès ^^... Roohh ça va je blague ! Et le vrai intérêt du truc, c'est que ça verrouille les futures fonctions IA aussi. Du coup, si Mozilla ajoute de nouvelles features IA plus tard, elles seront automatiquement bloquées. Pas besoin de revenir fouiller dans les paramètres à chaque update. D'ailleurs, toutes les fonctions IA sont déjà désactivées par défaut... faut donc les activer manuellement si vous en voulez.

Et attention, ça ne bloque pas les extensions tierces qui intègrent leur propre IA, genre les "résumeurs" de page ou les assistants de rédaction. Le toggle, lui, garantit uniquement que les fonctions NATIVES restent coupées quoi qu'il arrive.

Et maintenant comparons avec la concurrence, parce que c'est là que ça pique les yeux.

Comme je vous le disais dans mon intro trollesque, chez Google, désactiver l'IA dans Chrome (et ses dérivés) relève carrément du sport extrême. Faut couper Gemini (chrome://settings/ai), désactiver le mode IA et Help Me Write (chrome://flags), bloquer la recherche IA dans l'historique, et pour les AI Overviews... ben y'a pas vraiment de bouton.

Brave fait un peu mieux heureusement ! Leur assistant Leo est opt-in par défaut, tourne dans un profil isolé qui ne peut pas accéder à vos données de navigation, et applique une politique zéro log. Même leur mode "agentic AI" en Nightly est désactivé de base. C'est propre, mais y'a pas de kill switch global comme Firefox. Du coup, si vous voulez la solution radicale plutôt que du cas par cas, Firefox gagne.

Et pour ceux qui se demandent pourquoi Firefox investit dans l'IA tout en permettant de la couper... en fait, Mozilla joue la carte de la transparence. Les modèles locaux utilisés par Firefox sont supprimés du disque quand vous désactivez les fonctions et tout est vérifiable dans about:processes si vous êtes du genre parano.

Au passage, cette version corrige également une quarantaine de failles de sécurité et embarque la Sanitizer API , ce qui est une première parmi les navigateurs. Et si vous êtes encore sur Firefox ESR, ça ne marchera pas... faudra donc attendre la prochaine ESR pour en profiter.

Voilà, si l'IA dans votre navigateur vous gave, vous savez où aller -> Firefox, tout simplement.

Source

Podman Desktop - Red Hat dégaine sa version enterprise

Par : Korben
26 février 2026 à 14:16

Hey mais on dirait bien que c'est Red Hat qui débarque sur le marché des apps desktop pour conteneurs... mais lol ! Car oui, pendant que Docker Desktop trône depuis des années et qu'OrbStack séduit de plus en plus d'utilisateurs macOS, Red Hat se réveille ENFIN avec sa propre version Enterprise de Podman Desktop .

Bah mieux vaut tard que jamais !

Pour ceux qui débarquent (bouuuuh) Podman Desktop, c'est un outil open source qui existe depuis des années pour gérer vos conteneurs, images et pods via une interface graphique. C'est dispo sous Linux, macOS, Windows et le projet a même rejoint la CNCF (rien à voir avec les trains... lool) en janvier 2025 en même temps que d'autres briques Red Hat (Buildah, Skopeo, bootc, Composefs... chacun en projet séparé).

Interface de Podman Desktop

Et donc Red Hat a décidé de lancer sa propre "build" enterprise de cette app de conteneurs. En gros, c'est la même base que Podman Desktop, mais avec une couche admin par-dessus. Les responsables IT peuvent donc verrouiller des paramètres au niveau de la flotte tels que les registry mirrors, proxies HTTP, certificats custom... On est dans une ambiance un peu plus corporate quoi.

Côté Kubernetes, c'est également plutôt bien pensé. Vous créez vos pods en local, l'outil génère le YAML correspondant, et hop, déploiement sur Kind, Minikube ou directement sur OpenShift, les doigts dans le nez.

Pour ceux qui se demandent si ça remplace Docker Desktop, bah, ça dépend en fait. Podman tourne sans daemon et en rootless, du coup c'est un vrai plus côté sécurité. Mais par contre, le support Docker Compose passe par un système d'aliasing... ça marche bien, sauf si vous avez des configs Docker très exotiques... là faudra tester avant de tout basculer comme le early adopter fifou que vous êtes.

D'ailleurs, si vous êtes sur RHEL, Podman est déjà inclus dans votre abonnement et Red Hat a aussi bossé sur des extensions pour les images bootable OCI et le mode image RHEL.

Le truc, c'est que Red Hat arrive tard. TRÈS tard. Docker Desktop, c'est le standard de facto depuis des lustres, OrbStack a conquis les devs macOS avec sa légèreté sans oublier que Rancher Desktop et Portainer Business Edition occupent aussi le terrain. Du coup, leur stratégie c'est de cibler les boîtes déjà full Red Hat plutôt que d'essayer de convertir les utilisateurs Docker. C'est une ambition plutôt réaliste, je trouve.

Ça vient donc de passer en disponibilité générale via les canaux développeurs Red Hat, c'est gratuit, open source, et plutôt bien fichu pour ceux qui bossent dans un environnement RHEL au quotidien. Après, c'est pas non plus la révolution car ça reste Podman Desktop avec un petit chapeau d'entreprise.

Je pense que pour un usage hors Red Hat, Docker Desktop ou OrbStack restent devant. Mais si vous avez l'abonnement RHEL, ça peut valoir le coup d'y jeter un oeil.

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Onlook - Fini les allers-retours entre Figma et le code

Par : Korben
26 février 2026 à 10:23

Bonne nouvelle pour ceux qui en ont ras la casquette de se taper des allers-retours entre Figma et VS Code ! Parce qu'avec Onlook , l'éditeur visuel open source qui vous permet de modifier le design de vos apps React directement dans le navigateur, vous allez pouvoir cliquer simplement sur un élément de design, et en changer la couleur, la typo...etc et hop, ça modifiera le code derrière.

Pas mal, non ?

Vous ouvrez votre projet Next.js dans Onlook, et vous vous retrouvez avec une interface à la Figma, sauf que c'est branché sur votre code source. Vous sélectionnez un titre, un bouton, n'importe quel composant, et vous modifiez son style visuellement... couleurs, padding, marges, polices, tout y passe.

Et en fait, le truc qui change tout par rapport à un inspecteur CSS classique, c'est que quand vous cliquez sur "Publish", les modifications atterrissent DIRECTEMENT dans vos fichiers .tsx. C'est donc du vrai code propre, pas du CSS inline dégueulasse.

Côté technique, l'outil gère nativement TailwindCSS (parce que bon, en 2026, si vous faites du React sans Tailwind, vous aimez forcément le cuir qui claque et la souffrance). Vous éditez en mode visuel, ça génère les bonnes classes Tailwind, et vous gardez un contrôle total. Y'a aussi un mode LLM intégré... "rends ce bouton bleu avec des coins arrondis" et hop, c'est fait. Comme ça, pas besoin de chercher si c'est rounded-lg ou rounded-xl dans la doc.

Pour ceux qui connaissent Bolt.DIY ou qui se souviennent d' Amplify Studio (le truc de AWS qui tentait de faire le pont Figma vers React), Onlook prend le problème dans l'autre sens. Au lieu de partir du design pour générer du code, on part du code existant et on le modifie visuellement. Du coup, pas de code généré bancal à maintenir, c'est finalement VOTRE codebase qui est éditée.

Le projet est open source sous licence Apache 2.0 sur GitHub et la version open source est gratuite et self-hostable, donc vous pouvez la faire tourner chez vous sans débourser un centime. Après pour ceux qui veulent du cloud managé avec collab temps réel, y'a des plans payants.

Après attention, c'est encore jeune et le support se limite à React et Next.js pour l'instant, donc si votre stack c'est Vue ou Svelte, ça ne marchera pas. Et l'IA mouline un peu sur les layouts complexes mais le projet avance vite, la communauté est active, et pour un outil gratos qui fait le lien entre design et code en open source, y'a pas grand-chose d'équivalent.

Bref, à tester, c'est gratos.

Et merci à Lorenper !

Reticulum - Le réseau mesh chiffré qui n'a besoin de rien

Par : Korben
25 février 2026 à 09:44

Si vous avez lu mon article sur Meshtastic , vous savez déjà que les réseaux mesh LoRa, c'est le genre de truc qui fait rêver tous les geeks en manque de hors-piste numérique. Mais y'a un cran au-dessus, et ça s'appelle Reticulum .

En gros, c'est une stack réseau chiffré de bout en bout qui fonctionne sur n'importe quel support physique : LoRa, WiFi, Ethernet, liaison série, radio amateur en packet... TOUT y passe. Du coup, là où Meshtastic reste avant tout taillé pour les messages texte sur LoRa, ici vous pouvez faire transiter des fichiers, des appels vocaux, des pages web et même un shell distant à travers votre mesh. En fait au début je pensais que c'était juste un Meshtastic sous stéroïdes, mais non... c'est carrément une couche réseau complète.

Sideband, l'app de messagerie mesh pour Reticulum

L'avantage c'est surtout la flexibilité car plutôt que d'être coincé sur un seul médium, vous pouvez mixer LoRa longue portée et WiFi courte portée dans le même réseau via un simple fichier ~/.reticulum/config, et les paquets se débrouillent tout seuls comme des grands pour trouver le chemin le plus efficace.

Côté chiffrement, c'est du lourd : X25519 pour l'échange de clés, Ed25519 pour les signatures, AES-256-CBC pour le chiffrement symétrique, et du forward secrecy par-dessus. Le truc malin, c'est que les paquets ne contiennent aucune adresse source. Votre identité sur le réseau, c'est juste une paire de clés au niveau du protocole, donc personne ne peut remonter à l'expéditeur.

L'écosystème d'apps est même plutôt costaud. Y'a Sideband, une app dispo sur Android via F-Droid, Linux et macOS, qui gère les messages, les appels vocaux, le transfert de fichiers et même les cartes, le tout à travers le mesh. Y'a aussi NomadNet pour héberger des pages sur un réseau totalement hors-ligne, et rnsh qui permet de lancer un shell distant (oui, du SSH sans Internet, sur le port que vous voulez... ça fait rêver ^^).

D'ailleurs pour les radioamateurs, tout ça tourne nickel sur des bonnes vieilles liaisons packet radio en AX.25. Modems KISS, TNCs classiques... tout est supporté, j'vous dit !

Et pour l'installer, c'est d'une simplicité presque suspecte : un pip install rns et hop, vous avez votre noeud Reticulum dans /home/user/.reticulum/. Ça tourne sur un Raspberry Pi 3 ou 4, un vieux laptop sous Debian, votre téléphone via Sideband... et si vous voulez du LoRa, vous branchez un RNode sur l'USB et c'est parti.

Attention quand même, sous Windows c'est un poil plus compliqué (Faut passer par WSL2, sauf si vous avez déjà un Python 3.x bien configuré dans le PATH), et la doc est intégralement en anglais.

Notez que la bande passante s'adapte sans problème au support, de 150 bps en LoRa longue portée sur 868 MHz (faut pas s'attendre à du Netflix non plus) jusqu'à 500 Mbps en Ethernet local. Et un lien chiffré s'établit en seulement 3 paquets pour 297 octets. C'est pas gourmand.

C'est le genre de projet que je trouve super cool même si c'est clairement pas pour tout le monde (faut être à l'aise avec un terminal et le fichier config.yml), mais un protocole pensé dès le départ pour fonctionner sans infrastructure, avec du chiffrement partout et ZÉRO dépendance aux géants du web... ça force le respect et ça nous servira peut-être dans un futur proche, donc gardez ça dans un coin de votre tête...

Le code est dispo sous une licence MIT modifiée (y'a 2 restrictions : pas pour nuire, pas pour entraîner des IA), le protocole est dans le domaine public depuis 2016, et c'est essentiellement le boulot d'un seul mec, Mark Qvist. Donc chapeau à lui !

Bref, allez jeter un oeil à Reticulum sur GitHub ... et merci à F4JWS pour le tuyau !

WorldMonitor - Un dashboard pour voir le monde partir en cacahuètes en temps réel

Par : Korben
24 février 2026 à 14:52

WorldMonitor , c'est un dashboard open source qui agrège en temps réel à peu près TOUT ce qui se passe sur la planète. Géopolitique, conflits armés, marchés financiers, menaces cyber, catastrophes naturelles, trafic maritime... le tout sur une carte interactive avec 35 couches de données superposables !

Le truc, c'est que c'est pas juste un agrégateur de news. Là-dedans y'a 150+ flux RSS, du tracking de 220+ bases militaires, du suivi de vols militaires en direct via ADS-B, de la surveillance des câbles sous-marins, et même de la détection de feux de forêt par satellite via NASA FIRMS.

Ah et y'a aussi 8 flux vidéo live (Bloomberg, Al Jazeera, France24...), un index d'instabilité par pays calculé en temps réel et il y a même l'indice Pizza du Pentagone .

Rien que ça !

Côté IA, le dashboard génère des briefs de situation via un LLM et bon, le plus sympa c'est que ça peut tourner en local si vous le désirez (c'est compatible avec Ollama et LM Studio). ZÉRO donnée ne sort de votre machine, du coup, pour ceux qui font de l' OSINT ou qui veulent juste surveiller ce qui bouge dans le monde, c'est du lourd.

Perso j'ai choisi World pour mon test car l'angle géopolitique est dingue et y'a aussi une variante Tech et une Finance si les marchés c'est votre came. Attention par contre, faut pas être allergique à la surcharge d'infos ! Et sauf si vous avez un écran ultra-wide, ça peut vite devenir le bordel.

Je vous avoue que c'est pas le truc que je vais utiliser au quotidien parce que je suis plutôt à fuir l'actualité internationale et même nationale pour me recentrer uniquement sur moi et sur l'actualité tech que j'aime tant. Mais pour les accro à l'anxiété, je pense que vous allez kiffer.

Voilà, ce projet tourne en TypeScript + React avec deck.gl pour le globe 3D, c'est dispo en 16 langues et y'a même une app desktop via Tauri. Après franchement, faut voir si votre ordi tient le coup avec tous ces flux en temps réel...

Merci à François pour le partage !

Anytype - L'alternative à Notion qui ne vend pas vos données aux GAFAM

Par : Korben
13 février 2026 à 10:37

Je suis complètement passé à côté de ce truc jusqu'à ce que David (merci à lui !) m'envoie un petit message pour me dire : "Hé Korben, t'as vu Anytype ? C'est comme Notion mais en mieux". Du coup, j'ai testé et j'ai vraiment halluciné.

Si vous êtes du genre à noter tout ce qui vous passe par la tête dans Notion ou Evernote, vous connaissez le problème. Vos données sont hébergées on ne sait où, et le jour où la boite décide de changer ses conditions d'utilisation ou de fermer boutique, vous êtes marron.

Hé bien Anytype, c'est la réponse à cette angoisse.

C'est une application local-first et chiffrée de bout en bout qui permet de créer votre propre "internet personnel". Petite nuance importante : Anytype n'est pas "open source" au sens strict de l'OSI. Leurs protocoles (notamment AnySync) sont bien open source sous licence MIT, mais les applications elles-mêmes sont distribuées sous une licence "source available" ( Any Source Available License 1.0 ). Concrètement, le code est consultable et modifiable, mais l'utilisation commerciale est restreinte. C'est pas du tout la même chose, et c'est important de ne pas confondre pour éviter l'openwashing. Cela dit, l'équipe est transparente là-dessus , ce qui est appréciable.

En gros, tout ce que vous créez (notes, tâches, documents, tableaux) est stocké localement sur votre machine. Pas de cloud obscur, pas de tracking, c'est votre disque dur, vos règles.

Leur point fort, c'est leur protocole AnySync car ça permet de synchroniser vos données entre vos appareils (ordi, téléphone, tablette) en peer-to-peer comme ça y'a pas besoin de serveur central. Vos appareils discutent directement entre eux, un peu comme si vous aviez votre propre réseau privé.

Au niveau de l'interface, on retrouve ce système de blocs qu'on aime bien chez la concurrence, mais avec une approche "objet". Dans AnyType comme chez Ikea, tout est un objet : une tâche, une personne, une note, un livre. Et vous pouvez lier tous ces objets entre eux pour créer un véritable graphe de connaissances tel un grand architecte de la matrice du dimanche).

Ce qui est cool aussi, c'est que l'équipe a déjà ajouté une fonction de publication web (vos pages peuvent devenir des pages publiques statiques) et propose une API côté desktop qui tourne en local. Elle travaille aussi sur l'intégration d'une IA locale . Parce que oui, avoir une IA qui vous aide à trier vos notes sans envoyer vos données à l'autre bout du monde, c'est quand même plus rassurant.

Si vous voulez aller encore plus loin, vous pouvez même héberger votre propre "noeud" de sauvegarde sur un serveur à la maison. D'ailleurs si vous aimez ce genre d'outils souverains, jetez un oeil à Local Deep Research pour vos recherches. Comme ça, vous avez une copie de secours chiffrée, accessible 24/7, sans dépendre de personne.

Bref, si vous cherchez une alternative souveraine pour gérer votre vie numérique, foncez voir ça. C'est gratuit jusqu'à 100 MB de stockage, c'est beau, et ça respecte votre vie privée. Que demande le peuple ?

Merci encore à David pour la découverte et à Alexandre pour la précision sur la licence !

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led.run - Transformez n'importe quel écran en panneau LED

Par : Korben
12 février 2026 à 14:42

Transformer n'importe quel écran en panneau LED géant, avec juste une URL... ça vous chauffe ? C'est en tout cas ce que propose led.run , un petit outil open source sous licence MIT qui fait le taf sans avoir besoin d'installer quoi que ce soit.

En gros, vous tapez votre texte directement dans l'URL, genre led.run/KORBEN JE T'AIME et hop, votre navigateur affiche un gros panneau lumineux comme ce qu'on retrouve dans les concerts ou dans les vitrines de magasin.

Et ça tourne dans n'importe quel navigateur (même celui de votre grille-pain connecté).

led.run en action avec le thème par défaut - sobre mais efficace

Le truc sympa, c'est qu'il y a une vingtaine de thèmes disponibles. Du néon qui clignote au style rétro avec des scanlines façon vieux moniteur CRT, en passant par un mode "panneau routier", un effet feu d'artifice ou encore une ambiance Shibuya sous la pluie. Y'a même un thème "bois artisanal" pour ceux qui veulent faire chic. Attention par contre, sur un vieux smartphone certains effets un peu chargés peuvent ramer.

Et tout se paramètre via l'URL. Vous voulez du texte rouge ? Ajoutez ?c=ff0000. Un fond blanc semi-transparent ? ?bg=40ffffff. Du défilement vers la droite à vitesse turbo ? ?speed=120&dir=right. C'est super car avec ça vous pouvez automatiser plein de trucs. Par exemple je me ferais bien un panneau d'affichage au dessus de la porte du bureau pour dire aux enfants de pas débouler en plein pendant mes lives Twitch (oui c'est les vacances en ce moment...).

Vive l'éducation positive !

D'ailleurs, l'outil détecte automatiquement si votre texte est court ou long. Dix caractères ou moins, ça s'affiche en mode panneau statique. Au-delà, ça défile tout seul. En fait c'est plutôt bien foutu, sauf si vous voulez un long texte en statique... dans ce cas, forcez avec ?mode=sign ou ?mode=flow.

Voilà c'est parfait pour transformer un vieil iPad ou une tablette Android en enseigne de bar ("HAPPY HOUR JUSQU'À 21H"), brandir votre téléphone en mode pancarte à un concert pour dire à Taylor Swift que vous voulez l'épouser, ou afficher un "NE PAS DÉRANGER ON BRASSE DU VENT" sur l'écran de la salle de réunion.

Voilà voilà. Si vous avez une vieille tablette qui traîne, vous savez quoi en faire maintenant.

C'est sur GitHub !

Merci à Lorenper pour la découverte !

Lingoku - L'extension qui transforme votre navigation en cours de japonais

Par : Korben
12 février 2026 à 10:51

Vous avez déjà essayé d'apprendre le japonais ?

Moi aussi. Et comme 90% des gens, j'ai abandonné après avoir constaté que mémoriser des listes de vocabulaire sur Duolingo en mode perroquet, c'était franchement pas terrible pour progresser. Le truc, c'est que notre cerveau retient beaucoup mieux les mots qu'on rencontre en contexte réel plutôt que dans des exercices artificiels.

Hé bien c'est exactement sur ce principe que repose Lingoku , une extension pour Chrome, Edge et Firefox qui va remplacer certains mots sur les pages web que vous visitez par leur équivalent japonais. Du coup, pendant que vous scrollez Reddit, lisez le New York Times ou que vous vous perdez sur Korben.info, vous apprenez du vocabulaire sans vous en rendre compte.

Le concept s'appuie sur la théorie du i+1 de Stephen Krashen , un linguiste qui a démontré que l'acquisition d'une langue fonctionne mieux quand on est exposé à du contenu juste un peu au-dessus de son niveau actuel. Pas trop simple pour s'ennuyer, pas trop dur pour décrocher. Lingoku analyse donc votre niveau et ne remplace que les mots adaptés à votre progression, genre 10% du texte seulement pour que vous puissiez toujours comprendre le contexte global.

Grâce à cette extension, quand vous survolez un mot japonais, la traduction apparaît en 0,2 seconde. Pas de popup intrusive ni de fenêtre qui vous sort de votre lecture. L'extension utilise un "cerveau contextuel" basé sur l'IA qui comprend les nuances des kanjis selon le contexte dans lequel ils apparaissent. Parce que oui, un même kanji peut avoir plusieurs significations et c'est souvent là que ça devient galère pour les débutants.

Y'a aussi un système de répétition espacée intégré qui vous rappelle de réviser les mots aux moments optimaux pour lutter contre l'oubli. Et si vous préparez le JLPT (l'examen officiel de japonais), vous pouvez configurer l'extension pour cibler spécifiquement le vocabulaire de votre niveau.

L'installation prend 30 secondes, vous choisissez vos objectifs (JLPT, vie quotidienne ou anime si vous êtes un weeb assumé), vous indiquez votre niveau actuel, et hop, c'est parti. L'extension fonctionne sur à peu près tous les sites avec du contenu textuel.

Niveau confidentialité, le contenu est chiffré pour l'analyse IA, supprimé instantanément et jamais stocké. La version gratuite offre 500 points quotidiens, ce qui devrait suffire pour une utilisation normale et si vous voulez plus, il faudra passer à la version payante pour débloquer les fonctionnalités IA avancées, les rapports de progression détaillés et la synchronisation multi-appareils.

Bref, si vous avez toujours rêvé de pouvoir lire des mangas en VO ou de comprendre ce que racontent les personnages dans vos animes préférés sans sous-titres, cette extension peut être un bon complément à votre apprentissage. C'est pas magique et ça ne remplacera jamais un vrai cours de grammaire, mais pour enrichir son vocabulaire de manière passive pendant qu'on procrastine sur le web, y'a pire comme méthode...

Xikipedia - Le TikTok de Wikipedia sans tracking ni IA

Par : Korben
11 février 2026 à 15:01

Les algorithmes de recommandation, vous connaissez bien je pense... YouTube, TikTok, Instagram... ces trucs qui vous gardent scotché à l'écran durant des heures en aspirant toutes vos données au passage. Hé bien un dev de bon goût a décidé de prouver qu'on pouvait faire la même chose sans machine learning et sans collecter la moindre info perso.

Son arme secrète ? Les 270 000 articles de Simple Wikipedia.

Xikipedia , c'est un pseudo réseau social qui vous balance des articles de Simple Wikipedia sous forme de feed, exactement comme votre fil TikTok préféré. Sauf que derrière, y'a pas de ferme de serveurs qui analyse votre comportement mais juste un petit algorithme local en JS qui tourne dans votre navigateur.

En gros, le système fonctionne avec un scoring par catégorie côté client, stocké en localStorage. Vous scrollez un article sans le lire ? Moins 5 points pour cette catégorie. Vous likez ? Plus 50 points, avec un bonus qui augmente si vous n'avez pas liké depuis longtemps (genre un mécanisme anti-binge plutôt malin). Vous cliquez sur l'article complet ? 75 points. Sur une image ? 100 points !!

Et c'est comme ça qu'au bout de quelques minutes de scroll, le feed commence à comprendre vos centres d'intérêt et vous propose des trucs de plus en plus pertinents. J'ai testé en likant 3-4 articles sur l'astronomie... au début je pensais que ça serait du random total, mais au bout de 5 minutes j'avais quasiment que des trucs sur l'espace et la physique. Plutôt efficace pour un algo sans IA.

D'ailleurs, le truc qui est assez cool c'est la répartition des contenus. 40% de sélection pondérée par vos scores, 42% du contenu le mieux noté, et 18% complètement aléatoire. Ce dernier bout de hasard, c'est ce qui évite de s'enfermer dans une bulle de filtre (prends-en de la graine, YouTube !!).

La page d'accueil avec ses catégories - sobre mais efficace

Le tout tourne en PWA, c'est-à-dire que ça s'installe comme une app sur votre téléphone ou votre ordi et ça fonctionne même hors ligne après le premier chargement. Les ~34 Mo de données compressées de Simple Wikipedia sont stockées localement via IndexedDB dans votre navigateur. Vous pouvez créer plusieurs profils (pratique si vous partagez un appareil), consulter vos stats d'engagement perso, et même basculer entre thème clair et sombre.

Et le code est sous licence AGPLv3, dispo sur GitHub .

Petit bémol quand même si vous êtes sur iPhone, y'a des restrictions mémoire imposées par Apple sur Safari qui peuvent poser problème avec les ~34 Mo de données. Attention aussi, le premier chargement prend un moment vu qu'il faut tout télécharger d'un coup... sauf si vous êtes en 4G pourrie, là ça peut carrément planter en plein milieu. Et pas moyen de reprendre, faut tout relancer. Prévoyez donc du Wi-Fi.

Pour ceux qui se demandent à quoi ça sert concrètement... c'est juste un moyen sympa de tomber sur des sujets que vous n'auriez jamais cherchés, le tout sans que personne ne sache que vous avez passé 45 minutes à lire des articles sur les pieuvres géantes du Pacifique.

Voilà, j'aurais pas parié dessus au départ... mais après avoir scrollé une bonne demi-heure, je dois avouer que c'est plutôt malin comme approche.

Amusez-vous bien !

OpenFodder - Pour rejouer à Cannon Fodder sur Linux

Par : Korben
11 février 2026 à 10:28

Si vous avez traîné vos guêtres sur Amiga ou PC au début des années 90, le nom de Cannon Fodder doit forcément faire vibrer une petite corde sensible en vous. Ce jeu culte de Sensible Software, qui mélangeait habilement action et stratégie avec un humour noir décapant, est de retour sur nos machines modernes grâce à OpenFodder !

OpenFodder est une réimplémentation open source (licence GPL-3.0) du moteur de Cannon Fodder, conçue pour fonctionner sur les systèmes d'exploitation actuels. On n'est pas sur une simple émulation poussive, mais bien sur un projet qui permet de profiter du gameplay nerveux et tactique de l'époque avec le confort du matériel d'aujourd'hui.

Le principe reste inchangé puisque vous dirigez une petite escouade de soldats à travers une multitude de missions périlleuses. Il faut jongler entre le tir instinctif et le placement stratégique de vos troupes pour venir à bout de l'infanterie ennemie, des véhicules et des structures fortifiées. C'est du pur bonheur rétro qui rappelle d'autres projets de portage de jeux vidéo bien connus des amateurs.

La bonne nouvelle, c'est que le projet vient de franchir une étape importante avec la sortie de la version 2.0.0, désormais disponible sur Flathub pour les utilisateurs de Linux. Cette mouture apporte son lot de corrections et d'améliorations pour garantir une expérience de jeu toujours plus fluide.

Pour en profiter, vous aurez besoin des fichiers de données du jeu original (si vous possédez la version commerciale) ou vous pourrez simplement utiliser les démos supportées qui sont parfois incluses dans des packs de données tiers. Une fois les fichiers configurés, il ne vous reste plus qu'à installer le Flatpak et à repartir au combat.

Pour installer OpenFodder sur votre distribution Linux (une fois Flatpak et le dépôt Flathub configurés) :

flatpak install flathub org.openfodder.OpenFodder

Et pour les curieux, le code source est dispo sur GitHub .

Un grand merci à Lorenper pour l'info !

Pandoc - Convertir vos documents sans logiciel proprio

Par : Korben
11 février 2026 à 10:23

Si vous avez déjà galéré à convertir un fichier .docx en Markdown propre, ou un document LaTeX en HTML sans que la mise en page explose... vous connaissez la douleur. Pandoc règle ça depuis des années en ligne de commande, mais pour ceux que le terminal rebute, y'a du nouveau. Le convertisseur universel de John MacFarlane tourne maintenant dans le navigateur, sans rien installer. Même pas un petit npm install ^^.

Pour ceux qui débarquent, Pandoc c'est un outil open source (licence GPL) créé par un prof de philo à Berkeley, qui gère une centaine de formats en entrée et en sortie... du .md au .docx en passant par le LaTeX, l'EPUB, le HTML, le reStructuredText et même les slides reveal.js. Bon, en gros, c'est la pierre de Rosette (non pas de Lyon) de la conversion de docs.

La version web (zéro install)

Alors pour ça, direction pandoc.org/app . L'interface est basique, vous glissez-déposez votre .docx ou .tex, vous choisissez le format de sortie dans le menu déroulant, et vous cliquez sur Convert. Et c'est terminé.

Et le truc cool c'est que rien ne quitte votre navigateur. Le moteur Pandoc tourne en WebAssembly directement dans l'onglet de votre navigteur, du coup vos fichiers ne transitent par aucun serveur. Vous pouvez vérifier ça dans les DevTools réseau... et après le chargement initial de ~15 Mo, c'est clean. Donc même pour des docs un peu sensibles, y'a pas de souci.

Attention, la version web a quand même ses limites. Elle peut générer du PDF grâce à Typst (embarqué en WASM aussi), mais les très gros fichiers vont faire ramer votre navigateur. Après pour le reste, ça fait le taf.

En ligne de commande (pour les power users)

Après si vous avez des gros volumes de fichiers à traiter ou des conversions récurrentes, la CLI reste imbattable. Sur macOS c'est un brew install pandoc, sur Linux un apt install pandoc et sur Windows y'a un .msi sur le site officiel. En deux minutes c'est installé.

La syntaxe ensuite est limpide :

pandoc monfichier.md -o monfichier.docx

Et là, magie, votre fichier .md se transforme en document Word propre avec les titres, les listes, le gras, tout y est. Dans l'autre sens ça marche aussi :

pandoc rapport.docx -o rapport.md

Pratique pour récupérer un vieux rapport.docx et le transformer en Markdown exploitable dans Obsidian ou Logseq .

Cas d'usage concrets

Allez, imaginons que vous ayez 200 fichiers .md dans Obsidian et vous vouliez les envoyer à quelqu'un qui ne jure que par Word ? Un petit convert.sh avec une boucle for f in *.md et c'est plié en 30 secondes.

Et si votre CV est en LaTeX (parce que vous êtes un vrai barbu, ahaha), mais que le recruteur veut un .docx parce que lui c'est pas un vrai barbu (ah le faible ^^), au lieu de copier-coller comme un sauvage, faites un petit pandoc cv.tex -o cv.docx et c'est au propre. Attention quand même, les tableaux LaTeX complexes peuvent casser à la conversion.

Ou encors si vous rédigez en Markdown (parce que c'est rapide et surtout versionnable avec git) et que vous exportez ça ensuite en PDF ou HTML selon le destinataire, avec l'option --css style.css ou un template perso en .yaml, le rendu sera propre.

Bref, vous l'aurez compris, Pandoc c'est flexible.

Web vs CLI, on choisit quoi ?

La version web c'est donc parfait pour les conversions ponctuelles. Vous avez UN fichier .odt ou .rst à convertir, pas envie d'ouvrir un terminal, hop vous allez sur pandoc.org/app et c'est réglé en 10 secondes.

La CLI, elle, assurera grave dès qu'on parlera d'automatisation. Scripts bash, intégration dans des pipelines CI/CD, conversions avec des templates perso, filtres Lua... Là c'est un autre monde. D'ailleurs, pas mal d'outils comme MarkItDown ou ConvertX utilisent Pandoc en backend.

Voilà, comme ça tout le monde y trouve son compte et Pandoc peut enfin régner sur le monde !!!

ProxMenux - Fini les 45 commandes pour gérer votre Proxmox

Par : Korben
11 février 2026 à 08:30

Proxmox, c'est génial pour la virtualisation... sauf que configurer des VMs, des conteneurs LXC, le GPU passthrough et les sauvegardes à la main, ça finit par nous coller de grosses cernes sous les neuneuils ! Trop de commandes les amis !! Heureusement, un dev a eu la bonne idée de tout coller dans un menu interactif bash !

ProxMenux , c'est donc un outil open source qui vous ajoute une commande menu dans le terminal de votre serveur Proxmox. Vous tapez ça et vous avez alors un joli menu en mode texte qui vous propose toutes les opérations courantes sans avoir à retenir 45 commandes différentes. Et c'est compatible Proxmox VE 8.x et 9.x.

L'installation tient en une seule ligne bash.

bash -c "$(wget -qLO - https://raw.githubusercontent.com/MacRimi/ProxMenux/main/install_proxmenux.sh)"

Et c'est plié en 30 secondes.

Alors c'est pas le premier ni le dernier de sa catégorie, mais là où d'autres se contentent de 3-4 raccourcis, ProxMenux embarque des menus pour à peu près tout. Création de VMs, gestion des conteneurs LXC, configuration réseau, stockage, GPU passthrough (le truc qui rend dingue tout le monde), et même un mode réparation d'urgence. D'ailleurs, y'a aussi un système de sauvegarde/restauration intégré et des scripts de post-installation pour configurer votre Proxmox aux petits oignons.

En gros, c'est le couteau suisse que tous les admins Proxmox rêvent d'avoir. Même si c'est quand même du script bash exécuté en root sur votre hyperviseur. Je sais, ça pique un peu quand on y pense mais c'est tellement utile ! Et comme le code est sur GitHub, c'est auditable donc jetez-y un œil avant de foncer tête baissée.

Voilà, si vous avez déjà les Proxmox Helper Scripts pour installer vos services, ProxMenux c'est un super complément. Les Helper Scripts gèrent l'installation de conteneurs préconfigurés (Home Assistant, Plex, Jellyfin...) alors que ce menu interactif couvre l'administration système de votre hyperviseur. Du coup, les deux ensemble, c'est pas mal du tout pour votre homelab .

Y'a aussi des fonctionnalités qu'on voit rarement dans ce genre d'outils, comme la configuration du Coral TPU pour ceux qui font tourner Frigate sur leur serveur. Détection IA, NVR, le tout depuis un menu. Ou encore un dashboard web pour surveiller votre infra en temps réel. Attention quand même, ça ne remplace pas l'interface web native de Proxmox mais c'est un bon complément pour le terminal.

Bref, si vous avez un Proxmox à la maison et que vous en avez marre de chercher des commandes sur Google ou ChatGPT, allez jeter un œil !

Un grand merci à Maxime pour le partage !

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