L'intelligence artificielle générale n'aura pas lieu


(Fabrice Courcier prodigue ses conseils lors d’un temps mort)
SAINT AMAND HAINAUT BASKET UN LONG BAIL EN LFB PUIS LA CHUTE
Après quatorze saisons de suite en Ligue Féminine (LFB), le couperet est tombé un samedi du mois de mai 2024 (le 11) suite à une lourde défaite en déplacement à Landerneau (85-38), les Amandinoises rejoignaient l’étage d’en dessous: la LF2. La cause ? des blessures, des erreurs de casting, la mayonnaise qui n’a pas prise. La désolation se poursuivait la saison suivante avec un classement final en LF2, à des années lumière des espoirs des fidèles supporters avec une dixième place, synonyme de non participation aux playoffs, avec 30 points pour 8 victoires et 14 défaites. Malgré cela l’engouement est resté dans la salle Maurice Hugot.
LES PLAYOFFS ESPERES CETTE SAISON
Avant cette rencontre face aux Niçoises, les équipières de Pauline Lithard pointent à la 5e place du classement avec 12 points avec une égalité victoires – défaites (4/4). Cela avec la 7e attaque (68,5 pts en moyenne d’inscrits) et la 5e défense (65,1 en moyenne encaissés). Un classement qui aurait pu être plus brillant mais les aléas du sport sont passés par le club avec la fracture de fatigue Mame Gueye absente depuis plusieurs semaines et l’infirmerie qui vient de se remplir avec la blessure de Fleur Devillers victime d’une déchirure au mollet qui sera forfait jusqu’à Noël. Résultats des courses avec un effectif incomplet: deux défaites -lors des deux derniers matchs, à domicile face à Strasbourg (77-83) et dernièrement en déplacement à La Tronche Meylan (64-59). L’ambition de cette saison est d’accrocher les playoffs (équipes classées de 1 à 8) en terminant le plus haut possible la première phase afin d’avoir un bon calendrier pour la suite et notamment le match retour à la maison des premières joutes de la seconde phase.
L’EFFECTIF DE ST AMAND 2025-2026
Postes 1 et 1/2: Pauline Lithard (30 ans, 1,64m) ; Stella Mavuanga (21 ans, 1,68m).
Postes 3 et 3/4 : Adèle Dréano-Trécant (25 ans, 1,82m) ; Fleurs Devillers (ex-Aulnoye Aymeries, 30 ans, 1,81m) ; Mame Diarra Gueye (ex-Le Havre, 22 ans, 1,80m) ; Eléana Moïse
(20 ans, 1,81m).
Postes 4/5 et 5 : Bigue Sarr (26 ans, 1,89m) ; Léa Djoko (19 ans, 1,87m) ; Kendall Cooper (USA, ex-Chartres, 29 ans, 1,93m).
Coach : Fabrice Courcier ; Adjoint : Timothée Prodhomme.
NICE UN ADVERSAIRE A LA PORTEE DES GREEN GIRLS
Afin de renouer avec la victoire, les Green Girls accueillent un adversaire à leur portée, Nice occupant la 11e place du classement avec 11 pts pour trois victoires et cinq défaites. Troisième attaque de LF2 avec 70 pts marqués en moyenne mais la onzième défense avec 74,6 pts encaissés en moyenne. Dans les rangs de la formation sudiste, une joueuse à surveiller de près: Fabienne Constant (39 ans, poste 5, 1,88m) qui a porté les couleurs amandinoises lors de la saison 2015-2016 et qui tourne à 17,9 d’évaluation.
LE MATCH

Des passes approximatives, des balles perdues, St Amand ne prenait pas le meilleur départ : 2-6 (2e). Mais, dans le sillage de Mavuanga, Moïse et Lithard, il prenait la tête dans cette rencontre très importante pour son classement: 9-8 (6e). Rythme, engagement ne manquaient pas et la bagarre sous les cercles battait son plein: 18-14 (8e), 24-18 (10e). Dix premières minutes assez correctes des protégées du président Jean Pierre Boulanger mais il allait falloir être plus précis à la finition dans la peinture et sur la ligne des lancers francs. Heureusement Lithard et Dréano-Trécant compensaient aux tirs bonifiés: 33-22 (14e). Le match perdait alors en qualité et en efficacité mais pas en intensité mais St Amand continuait à mener le bal : 39-22 (19e), 44-28 au repos.
Une première mi-temps assez aboutie des filles de Fabrice Courcier avec 40,6 % d’efficacité aux tirs contre 36 % en face. Un rebond dominateur avec 24 prises contre 17, 9 interceptions à 3, mais avec déjà 7 lancers francs laissés en route (12/19).

La reprise des débats était du même tonneau, St Amand ne lâchait rien à la formation azuréenne dans laquelle Fabienne Constant que l’on annonçait comme un élément moteur était transparente: 50-33 (25e). La concentration était tout de même de mise. La preuve, les Niçoises grignotaient un peu 52-40 (27e). Pas longtemps, l’Américaine Cooper trouvant la cible contrairement à son équipière Sarr: 57-40 (28e). Les équipières de Timéra bénéficiaient alors de nombreux lancers pour garder un espoir de retour, les filles de la cité thermale bafouillant leur basket en ratant des paniers très faciles notamment par Gueye qui effectuait sa rentrée après blessure: 62-56 (33e). Le doute s’installait dans la salle Maurice Hugot et la tension montait de plusieurs crans alors que Mavuanga quittait ses équipières pour cinq fautes personnelles (34e). Là, en bonne capitaine Pauline Lithard remontrait le chemin à suivre imitée par Cooper: 68-56 (36e). Pas longtemps: 68-61 (37e). Cela devenait irrespirable mais finalement, en remettant le bleu de chauffe, St Amand s’imposait : 75-61
Les déclarations :
Pauline Lithard (capitaine de St Amand) : << Une belle victoire importante après deux revers. Nous savions que cela n’allait pas être un match facile, car si Nice est derrière nous au classement, il n’a jamais perdu de beaucoup. C’est une équipe qui joue bien ensemble et qui peut s’enflammer avec ses shooteuses. Il fallait être focus sur elles et les grandes ont également fait le travail sur leurs intérieures. Nous sommes arrivées à faire les stops quand il a fallu, c’est positif. Maintenant, on part à Aulnoye contre qui nous avons une revanche à prendre après notre élimination en coupe de France. >>
Adèle Dréano-Trécant (joueuse de St Amand): << Ça fait du bien de le prendre ce match. Cela fait plaisir, nous nous sommes imposées dès le départ et quand elles sont revenues nous avons réussi à rester en place, à s’adapter sur leur défense de zone, tout en faisant de bons stops défensifs. >>
Fabrice Courcier (coach de St Amand): << C’est une belle réaction après nos deux défaites successives. On s’est fait peur un moment, nous avons été beaucoup fautés mais nous n’avons jamais reculé. Nous avons une bonne réussite aux tirs, mais ce soir c’est une véritable victoire collective comme nous l’avions travaillé cette semaine. Avec la défaite d’Aulnoye à Monaco, elles n’ont plus qu’un point d’avance sur nous et là bas pour s’imposer il va falloir savoir défendre. Avec la blessure de Fleur Devillers il nous a manqué une rotation et pour l’instant il n’est pas question de joker médical. Nous avons regardé le marché mais nous prendrons une décision après la trêve si son absence se prolonge. >>
ST AMAND – NICE: 75-61 (24-18, 20-10,18-20, 13-13)
St Amand: Houdas, Moïse: 7, Mavuanga: 10 , Bucki, Gueye:6, Dréano-Trécant: 11 ,
Cooper: 15 , Labelle, Lithard: 17 , Djoko: 3 , Sarr: 6 . Coach: Fabrice Courcier.
Nice: Morgan: 10 , Fidélice, Diallo: 5, Villas-Gomis: 9 , Fimbo: 3 , Dahmani,
Constant: 10 , Lanfant: 9 , Timéra: 15. Coach: Alexandre Michailoff.
Olivia et Robert Place
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(Visuel Jean-Claude Dulieu)
Evidemment, comme ex président national du MRAP, Jean-Claude Dulieu, aujourd’hui président du MRAP Valenciennes, a fait suivre cette incompréhensible choix de la FIFA. En effet, cette situation singulière est apparue au grand jour dans le Valenciennois. « C’est Nathalie Khnissi du MRAP Valenciennes qui a été alerté par ce refus de la FIFA. On ne comprend pas, car le football permet aux jeunes de s’intégrer. Le refus d’une licence de football à des MNA (mineurs non accompagnés) par la FIFA, c’est de la discrimination », tance Jean-Claude Dulieu.
Pour sa part, le MRAP national rappelle les faits : « Nous venons d’être interpelés par le cas de mineurs isolés guinéens qui ont rejoint un club amateur local du Valenciennois et qui voient leur licence bloquée par vos services et cela au regret des responsables du club. En effet, depuis le début de la saison 2025-2026, les nouvelles licences des MNA (mineurs non accompagnés) seraient systématiquement rejetées sous prétexte d’éviter les éventuels abus de clubs professionnels, mettant ainsi un terme à l’accord signé avec la FFF en 2024. » Effectivement, un accord était intervenu pour la délivrance d’une licence de football pour la saison précédente 2024/2025, visiblement cette convention est tombée.
A priori, la FIFA prétexte certains abus de clubs professionnels. Bien sûr, il est indispensable de les combattre avec fermeté, mais pourquoi dégainer immédiatement l’arme atomique en refusant toute licence à un mineur isolé, alors que ce public constitue une proie facile pour d’autres pratiques dont nous entendons parler abondamment.
Le plus bizarre est que cette mesure ne concerne pas « les MNA qui avaient déjà une licence l’an passé et qui ont pu la renouveler sans problème cette saison. Cela signifierait-il qu’ils ne seraient pas exposés aux mêmes risques ? Ce traitement potentiellement discriminatoire est totalement injuste pour les intéressés et est néfaste pour les clubs ainsi que pour la pratique sportive en général », commente François Sauteray, le coprésident national du MRAP.
Evidemment, une Fédération nationale d’une discipline sportive doit respecter les règles de sa fédération de tutelle. Sauf qu’en l’espèce, nous dépassons de loin un comportement footbalistique illicite en violation avec les valeurs de la FIFA… Suite à ce courrier directement adressé au siège de la FIFA à Zurich en Suisse, le MRAP, comme membre consultatif, fera remonter cette information auprès de l’Organisation des Nations Unies.
Daniel Carlier
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Après une minute de silence en hommage aux membres disparus, le président Farid BELKEBIR a présenté le rapport moral retraçant les actions de l’année : la journée du 24 mai consacrée au 150e anniversaire de l’amendement Wallon, la visite du lycée du 21 juin, la commémoration du Gingko Biloba offert en 2016 et la distribution de viennoiseries aux élèves de seconde le jour de leur rentrée.
Le rapport financier présenté par le trésorier-adjoint Maurice Spratbrow a été adopté à l’unanimité. L’Assemblée a ensuite procédé au renouvellement du Conseil d’administration, avec l’élection ou la réélection de Camille Proost, Sylvie Pacholczyk, Pierre Deregnaucourt, Franck Schneider, Maryse Laffineur-Vivien, Carole Santander et Alain Descamps.
Le Conseil nouvellement constitué a réélu Farid Belkebir président et désigné : Sylvie Pacholczyk (trésorière), Maurice Spratbrow (trésorier-adjoint), Jean-Christophe Gauchet (secrétaire), Maryse Laffineur-Vivien (secrétaire adjointe), Catherine Dagostino et Camille Proost (vice-présidents), Jean-Louis Clipet (chargé de communication).
Parmi les projets 2025–2026 : mise à jour des statuts, renouvellement de la visite du lycée et de l’opération « petit déjeuner », journées métiers (droit, banque, santé), Urban Trail, Nuit du droit et conférences thématiques.
La séance s’est achevée par un hommage devant la fresque dédiée aux anciens élèves morts pour la France et un moment de convivialité.
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Roeulx, 3820 habitants, est une commune « rurbaine », entre ville et campagne, trop grande pour bénéficier des dispositifs dédiés à la ruralité et trop petite pour jouer dans la cour des grandes collectivités locales. Il faut être donc être prudent et agile pour saisir toutes les opportunités financières pour mener à bien un projet municipal.
Cette ville, Charles Lemoine la connaît bien : « Je suis né ici, ma femme aussi, et j’y resterai toujours. C’est mon village, ma ville ! » Elu depuis 1989, après 6 mandats, quatre comme adjoint et deux comme maire, l’édile repart, car « j’ai encore envie de travailler pour la ville et ses habitants », commente-t-il.
Comme ancrage local, le candidat s’entoure d’un collectif aguerri et investi dans les projets locaux : « Ma liste (27 colistiers + 2 suppléants) est prête depuis juillet dernier. Il y a 5 départs et 5 arrivées, des habitants déjà très impliqués dans le tissu associatif local. »
« Nous avons réalisé plus que notre programme présenté en 2020 », Charles Lemoine
Bien sûr, l’heure d’un oeil dans le rétroviseur est inévitable. « Au final, nous réalisé plus que notre programme présenté en 2020 », lance le candidat maire : La rénovation lourde de la salle des fêtes, un espace ludique pour les touts petits, un fitness pour les ado et adultes, l’aménagement d’un espace détente pour les enfants (cense aux Momes ferme) à destination des activités périscolaires et centre de loisirs, des voiries comme la rénovation complète de la rue Henri Durre avec enfouissement des réseaux, sans oublier la rénovation complète (voiries et trottoirs) de la cité Roquebrune, le passage en LED de l’éclairage public, l’installation de 17 caméras de vidéo surveillance, et le tout « pour un investissement communal de 6,5 millions d’euros, sans faire un emprunt, et avec un taux de subvention de 55% à travers La Porte du Hainaut, le Département, la Région et l’Etat », souligne l’édile.
Ensuite, l’habitat est sur Roeulx, comme ailleurs, la première préoccupation des administrés. A cet effet, plusieurs programmes de logements, en partie social, ont été ou sont en cours d’achèvement comme celui ambitieux de « Lucie Aubrac » https://www.va-infos.fr/2024/10/22/roeulx-repond-a-sa-demande-locale-de-logements/
En terme financier, la situation est très saine. « Nous avons juste un remboursement d’emprunt annuel de 30 000 euros. Cela nous laisse de la marge pour un prochain mandat, car nous savons que toutes les communes vont souffrir financièrement », précise-t-il. En effet, la prochaine mouture du Budget de l’Etat 2026, ou d’une loi spéciale, rend extrêmement complexe toute prospective budgétaire.
Bien sûr, il existe sur cette petite commune des points durs comme le nombre réduit de commerces de proximité. « En plus, nous n’avons que très peu de foncier disponible », explique Charles Lemoine. Ensuite, le marché hebdomadaire n’est plus actif en ce moment, la relance de ce dernier sera un objectif pour la prochaine équipe municipale. D’autres projets sont dans les tuyaux, mais nous le découvrirons plus tard, car « nous sommes en train d’élaborer notre programme 2026/2032 (ou 2033) », ajoute Charles Lemoine.
Et le SIAVED…
Evidemment, il est difficile de dissocier cette casquette communale de la présidence du SIAVED, la plus grosse collectivité publique au sud du département du Nord. « J’apprends tous les jours au SIAVED dans le mode de gestion, la rencontre d’un réseau de partenaires, etc. C’est une plus-value dans mes fonctions de maire », conclut-il.
Le Paysage politique local
Après une élection avec une liste unique en 2020, Charles Lemoine est tout à fait conscient que « le Rassemblement National a le vent en poupe. C’est la démocratie ! J’ai confiance en notre notre bilan et la population connaît toute l’équipe municipale et pas seulement le maire », conclut-il. Aucun doute, ce duel de premier tour sera très scruté par tous les observateurs.
Daniel Carlier
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Vous connaissez le principe des « épiceries sociales » où des bénéficiaires sous conditions de ressources peuvent récupérer des produits à bas prix ou gratuits. En France, la loi AGEC (en plusieurs étapes 2021/2022) sur l’interdiction de « benner » les denrées alimentaires, et non alimentaires, pour les hyper-marchés et autres grossistes, a considérablement modifié la (re)distribution pour les plus vulnérables.
Si avant la COVID, vous deviez espérer la bonne volonté des grands « faiseux » pour récupérer les invendus alimentaires (et autres). Aujourd’hui, une économie circulaire s’est imposée avec les dons aux associations comme La Banque Alimentaire, les Resto du Coeur, le Secours populaire, mais aussi des acteurs sociaux bien connus dans le Valenciennois, comme l’ACSRV, association gestionnaire de 15 centres sociaux dans le Valenciennois.
« Nous récupérons, deux fois par semaine, les invendus du Carrefour Aulnoy-lez-Valenciennes et de la boulangerie La craquan’tine sur Marly. Ces denrées alimentent l’épicerie sociale dans le quartier Les Floralies, mais aussi notre Frigo solidaire. Ce dernier fait partie du projet social de l’ACSRV », explique Clothilde Woutisseth, chef de projet alimentaire durable (réseau des épiceries sociales).
« Frigo solidaire », quesako ?
Il existe déjà une version de ce dispositif au sein du centre social Beaujardin à Valenciennes, et prochainement sur celui du Faubourg de Cambrai. Pour autant, connaissez-vous exactement le principe de cette initiative ? « Sauf intempéries, nous installons ce Frigo solidaire devant le Centre social des Floralies. Il est alimenté par des invendus (vu précédemment), mais également par les habitants voulant partager des produits alimentaires avec les autres. De notre côté, vous veillons scrupuleusement à l’hygiène quotidienne du frigo et à la qualité des aliments proposés (emballés…). Chaque jour, il y a des produits frais à consommer », explique Clothilde Woutisseth.
Plus globalement, sur la démarche, tout est important. « Laisser à l’intérieur dans le hall, hors intempéries, ce frigo solidaire peut gêner des utilisateurs. Là, il est installé à l’extérieur, nous veillons sur celui-ci durant la journée, mais nous ne vérifions pas qui prend quoi ! Il est à disposition depuis un mois et nous n’avons pas observé un problème de comportement », poursuit Mathieu Zimmermann, le Directeur du Centre social Les Floralies à Marly.
Une conscience sociale alimentaire… !
Au bout du bout, il y a une notion de partage solidaire, de ne pas consommer plus que nécessaire en respect des autres. C’est une lutte à la fois contre la précarité alimentaire et la nécessité impérieuse de ne pas gâcher la nourriture.
A l’heure où notre cerveau collectif vilipende un débordement des normes, des lois, un corsetage en règle de notre liberté d’agir en conscience, il est essentiel de montrer que la loi peut énormément modifier nos comportements et notre santé. En l’espèce, la loi AGEC (loi Garot élargie) a gravé dans le marbre un circuit court alimentaire, et par vase communicant un réseau existant reboosté afin de nourrir les Françaises et les Français dans le besoin. Oui, nourrir le plus sainement possible, comme l’hébergement, fait partie de ces lignes intangibles de l’honneur d’une République. Des grands mots, mais une réalité prenant corps dans le réel au coin de votre rue… dans le Valenciennois comme ailleurs !
Daniel Carlier
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(visuel Bernard Chiarelli)
D’ailleurs, c’est de la pratique du plus grand nombre qu’est née la sélection des meilleurs, l’un d’entre eux, Bernard Chiarelli jouant en équipe de France contre la Suisse en 1958 et étant sélectionné dans les 22 de Suède la même année. Citons quelques noms de ces jeunes adeptes du foot de rue, Michel Chiarelli, Quieveu, Claude Dutrieu, Francis Préseau, Jean Claude Vrand, le frère d’Emile, finaliste de la coupe de France en 1951. Jean Markiewicz, Jean –Marc Giachetti, Jacky Brouillard, Paul Ardhuin, etc. Pas loin, on trouvait avenue de Reims Michel Herbaut.

Commençons par le trio de la place des Marronniers et de la rue des Ormes. Emile Vrand jouait ailier droit. Il joua la finale de coupe perdue contre Strasbourg en 1951. A cette finale assistait Bernard Chiarelli qui, la veille avait participé à la finale du concours du jeune footballeur. A l’époque, il jouait ailier droit comme son idôle avant que Domergue ne le replace plus tard en numéro 6. Avant le match contre le Brésil en Suède, il entraina comme un ailier l’arrière Lerond en essayant de le passer toujours par l’extérieur comme Garrincha.
Francis Préseau, qui admirait Chiarelli, se pensait plutôt milieu de terrain avant de devenir un numéro 9 en retrait, puis le complément idéal de Masnaghetti ou Sansonnetti dans le 4 2 4. Il fut un grand espoir que malheureusement le club ne conserva pas. Il aurait pu faire une très belle carrière à VA. Le premier septembre 1963 pour la reprise du championnat, VA joua à Saint- Etienne futur champion de France. Plusieurs attaquants étant indisponibles, Domergue aligna en attaque, Valnet 18 ans, Préseau 18 ans et Serge Breuvart 19 ans. Cela donna un match nul 1-1. Fin 63, il remplaça Masnaghetti contre Nice et marqua deux buts (7 2)
Claude Dutrieux se souvient de Francis Préseau qui était surnommé Ficelle : « Ficelle, j’ai fait des entraînements avec lui sur la cendrée ou dans le palais des sports en 3 contre 3 sur des quilles. C’était un excellent joueur. Très bon technicien, il respirait foot. Un gars très difficile à contrer, pas très physique, tout en finesse ».
Mais dans ces familles, il y eut aussi Michel Chiarelli qui joua en amateur à VA puis à Cambrai allant jusqu’en finale du championnat de France et jean Claude Vrand qui joua en CFA.
Au chemin des Bourgeois, près de la ferme Cheval , grandit Jean Markiewicz qui joua à VA en amateur et en pro avant de partir à Nantes et Marseille faire une belle carrière en seconde division

Pas très loi, avenue de Reims, grandit Michel Herbaut qui ne voulut jamais devenir professionnel, préférant une carrière à l’EDF à un salaire peu élevé et une reconversion aléatoire. Il joua 41 matchs avec les pros. Il participa au match VA Sedan de 1955 où fut établi le record de fréquentation à Nungesser avec 22500 spectateurs. Il participa à l’équipe amateurs dans laquelle on trouvait Claude Rey qui fit ensuite une belle carrière à Bordeaux, terminant second en 65 et 66 devant VA, et finaliste de la coupe en 64, ainsi que Rocco vainqueur de la coupe avec Lyon en 67.
Né en 1952 Jean marc Giachetti grandit place des Tilleuls. Il fut un excellent ailier jouant une dizaine d’années à VA avant de partir à Dunkerque. Il fut international junior auprès de Giresse et Bernard Lacombe. Il fit ses débuts en première division à 17 ans.
A coup sûr, dans la seconde moitié du vingtième siècle, la cité des jardins fut un vivier pour le foot valenciennois.
Jean Jacques Potaux
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