Vue normale

Val’Gym manifeste sous les fenêtres de l’Hôtel de Ville de Valenciennes

7 mars 2026 à 11:43

Bernadette Vuillaume : « Tout l’humain est sur la Place d’Armes »

Depuis quelques semaines, l’avenir de cette association historique de la ville-centre s’écrit en pointillé… Pourquoi, car rien n’a été fait pour réduire les charges de fonctionnement d’un bâtiment public appartenant à Valenciennes. Presque comique pour un maire dont le mantra est la maîtrise des dépenses…, mais en l’espèce le coût abyssal de l’énergie, au sein d’une passoire thermique, était utile pour faire partir cette association du site en question. En effet, cette dernière paye une consommation qu’elle ne connaît pas au sein d’un local qui n’est plus conforme aux normes en vigueur. Aucune vente ne pourra se faire sans le changement des fenêtres et de tout autre isolation minimum minimorum, c’est cela la réalité ! « Nous passons au Tribunal Judiciaire le 18 mars prochain pour expliquer notre situation », commente

Bernadette Vuillaume

Bernadette Vuillaume. Néanmoins, l’association agit et « un comité vient de s’installer avec un nouveau mode de gouvernance. Nous espérons pourvoir survivre à cette épreuve. Aujourd’hui, tout l’humain est sur la Place d’Armes… », poursuit la Présidente de l’association.

Néanmoins, la bonne humeur était la signature de ce rassemblement populaire et sportif. Petit cours de gym en plusieurs séquences, on se réchauffe avec des mouvements partagés avec ses collègues… ! C’est sans doute cela le plus important dans cette lutte effrénée pour sauver cette association, l’humain au coeur de cette pratique sportive, la quintessence du sport santé.

Le bon moment pour un ressenti des adhérents chez Val’Gym, Chrystelle, pratiquante depuis 17 ans dans l’asso, exprime son inquiétude face à cette situation : « C’est une catastrophe pour la ville, car sa localisation (Vieux Valenciennes), sa proximité, et la qualité des cours sont menacées ! » Un autre consommateur de bien-être venu grâce au bouche à oreilles dont bénéficie cette association, Yannick, souligne « la qualité de l’encadrement. Je suis adhérent depuis 15 ans. J’arrivais de Montréal (Canada) et nous pratiquions là bas le sport bien être. J’ai retrouvé cette même pratique chez Val’Gym. » Enfin, Hubert, 20 ans chez Val’Gym, met en exergue « les cours à son rythme avec ses handicaps. Il n’y a aucune pression, car on ne va pas chercher l’excellence ! »

Tout cela n’est pas que du sport, car l’humain fait partie de cette équation entre la pratique sportive et l’échange. L’association espère que le son est passé même si nous savons que l’édile sortant a une certaine appétence pour couper… le micro !

Daniel Carlier

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Stéphanie Huygens porte une liste alternative sur Aubry-du-Hainaut

7 mars 2026 à 07:22

Stéphanie Huygens : « C’est une candidature mûrement réfléchie ! »

Toutefois, la candidate tient à préciser que son engagement ne s’inscrit pas dans une critique tous azimuts de la politique locale. Par contre, elle veut imprimer un nouveau dynamisme pour cette collectivité locale avec ses particularités. Très proche du Valenciennois, cette collectivité publique est composée d’une immense majorité d’actifs, un peu village dortoir par ricochet toujours difficile dans l’animation.

Tout d’abord, autour d’une équipe composée de six anciens colistiers de 2020, avec M. Laude, Stéphanie Huygens regrette un manque d’informations dans le réalisé : « Il y a un manque de communication avec la population. C’est pourquoi, je veux renouer une proximité avec les habitants d’Aubry-du-Hainaut. »

Dans cette optique, son équipe a travaillé un « projet co-construit. On a posé un squelette programmatique et nous allons l’améliorer tout le long du mandat en concertation avec les administrés », indique Stéphanie Huygens. En premier lieu, cette opposition gagnante découvrirait la marge budgétaire municipale. « Nous verrons avec celle-ci nos possibilités », poursuit-elle. Comme pour chaque nouvelle gouvernance, la réalité budgétaire profonde n’est pas toujours lisible dans le vote du budget, voire du Compte Financier Unique, et l’arrivée aux manettes est, parfois, surprenante à cet effet.

Compte tenu du volant des dotations d’Etat assez faible pour les petites communes, les outils des institutions publiques intermédiaires sont essentielles, comme l’agglo (Valenciennes Métropole), surtout le Conseil département du Nord, voire la région Hauts de France très engagée dans la revitalisation des centres-bourgs.

Sur le volet sécuritaire, Stéphanie Huygens veut ouvrir un poste, celui « de gardien de voirie » . Cette création est possible dès lors qu’aucun policier municipal ou garde champêtre n’exerce une fonction, c’est le cas sur cette commune. Ce gardien de voirie n’est pas un Policier municipal, mais il bénéficie de prérogatives d’un agent de droit privé investi de certains pouvoirs de police. Ce n’est pas un fonctionnaire, mais un bénévole ou un contractuel embauché par une collectivité locale ou une intercommunalité. « La sécurité est notre premier objectif. Nous voulons ramener de la tranquillité publique dans le village. Ce poste de gardien de voirie peut se financer à travers des économies budgétaires et une réduction des indemnités des élus », poursuit-elle. Concrètement, son statut de contractuel permet plus de souplesse que l’ouverture d’un poste de fonctionnaire territorial.

Le deuxième volet d’une nouvelle donne sur Aubry-du-Hainaut s’exprime dans la redynamisation de la cité. « Nous voulons redynamiser la commune. Les habitants observent un village sale, un manque de fleurs, et un manque d’animations. A cet effet, nous avons contacté le Foyer Notre-Dame sur la commune. Cette mission de fleurissement peut rentrer dans leurs activités. Ensuite, relancer un véritable 14 juillet, voire autres cérémonies », déclare la tête de liste.

Sur la thématique de l’aménagement, l’équipe de Stéphanie Huygens a fléché le City-stade. « Nous voulons le rénover complètement avec l’aide des jeunes de la commune. Ils pourraient même utiliser une partie pour faire une fresque », explique-t-elle. Un peu à l’image d’un chantier d’insertion, cet appel à la jeunesse pourrait réduire la facture publique de la commune. Parfois, il faut des idées lorsque les poches sont vides… !

Dans le projet de la majorité sortante, la destruction du DOJO local en nouveau complexe sportif hérisse la candidate. « Non, nous voulons conserver notre infrastructure. Il faut la rénover de manière à relancer un club d’arts martiaux, voire de danse comme précédemment. »

Pour sa colistière, Barbara François, une nouvelle dans l’aventure 2026, le moment est venu pour changer le cours local de la chose publique. Comme auto-entrepreneure en couture, elle représente aussi les artisans et les entreprises locales même si cette commune rurale n’a pas de professionnel de proximité, un problème. « Notre souhait est de tout mettre en oeuvre pour ouvrir un point chaud », déclare Stéphanie Huygens.

« une liste alternative », Stéphanie Huygens

En vue d’ensemble, la candidate de l’opposition tient à mettre en exergue son choix sur le temps long, pas sur un coup de tête. « Ma candidature est mûrement réfléchie. C’est la valeur de mon engagement. Nous portons une liste alternative pour redynamiser cette commune », conclut-elle.

Liste portée par Stéphanie Huygens :

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Anne-Lise Dufour (+liste), un plan « D » comme Denain

6 mars 2026 à 09:00

Anne-Lise Dufour : « Ce n’est pas plié du tout, j’invite toutes les électrices et tous les électeurs à se mobiliser dès le dimanche 15 mars ! »

Evidemment, le contexte sur cette collectivité locale est particulier. Evoqué à travers un sujet sur la candidature du Sénateur Hochart, la dimension de la politique nationale travers l’esprit lorsque « vous constatez une liste démocrate sociale et trois listes d’extrême, La France Insoumise et Lutte ouvrière (classées par la Sous-Préfecture  de Valenciennes Extrême gauche) et le Rassemblement National (classée par la Sous-Préfecture de Valenciennes Extrême droite) », commente la maire/candidate.

Elle avoue que le choix pour l’électeur ne souhaitant pas voter pour les extrêmes « est assez restreint. » Elle pointe aussi avec inquiétude « le climat de violence autour de ces élections municipales en France. »

Pour répondre à ce paysage particulier, Anne-Lise Dufour (classée Parti socialiste) a construit une équipe, un bloc central à cette image : « Il y a des personnes cartées à gauche, P.S, PCF, Les Ecologistes, mas aussi des membres Les Républicains, du centre… et des non cartés aussi. » Il y 50% de renouvellement (liste 37 + 2) sur cette liste de proximité : « J’ai reçu plus de 150 candidatures spontanées et j’ai rencontré individuellement chaque personne. Je souhaitais aussi du sang neuf, un renouvellement important de 18 à 76 ans. » Une façon de montrer que le challenge d’un renouveau de l’exercice municipal n’est pas seulement réservé à l’opposition, mais le changement peut venir également de l’intérieur.

Enfin, elle insiste avec force sur un besoin de mobilisation dès le dimanche 15 mars. Surtout, elle ne préempte pas du tout cette élection de proximité. « Ce n’est pas plié du tout, j’invite toutes les électrices et  tous les électeurs à se mobiliser dès le 1er tour le 15 mars prochain ! Je ne fais aucune projection, ni de politique fiction. » Elle reconnaît sans faux-fuyant que cette commune vote massivement pour le RN « à l’élection présidentielle, aux Législatives, mais j’ai gagné en mars 2020 au 1er tour contre 5 listes, dont plusieurs de la gauche modérée (Yvon Riancho, Le Docteur Hebbar) et avec plus de 50% de participation. »

Plus globalement sur les listes d’opposition à ce stade, elle observe et a pris connaissance « des 51 pages réalisées par l’IA du projet de La France Insoumise. Ensuite, le Rassemblement National n’a aucune idée locale mis à part la sécurité. Sur la propreté, je ne vois pas comment elle va permettre le télétravail et faire travailler 7jours/7 les agents pour la propreté. Pour autant, il y a des agents le week-end, mais moins que durant la semaine ! »

La concrétisation des « coups partis »

Quand on évoque Denain depuis 15 ans et l’arrivée de l’ANRU 1 sur le quartier du Faubourg du Chateau sous la houlette du regretté Patrick Roy, l’image d’une ville transformée marque les esprits. A ce stade, la création d’un centre ville qui n’existait pas tout simplement, sauf la fameuse statue du Maréchal Villars, grâce à l’ANRU 2 (ou Nouveau Plan de Rénovation Urbaine) est à disposition des habitants. La piétonnisation d’un espace urbain entre l’hôtel de ville, le nouveau site de restauration, et les autres commerces transforme ce centre-ville avec un véritable parti pris paysager. Les beaux jours vont accélérer l’appropriation par les usagers de ce nouvel espace au coeur de la ville.

Bien sûr, le job n’est pas fini du tout. En effet, le quartier du Nouveau Monde va connaître une profonde transformation urbaine, notamment les îlots Basly et Moura. « Des logements au nombre de 120, une crèche et l’école Condorcet sont programmés dans les prochaines années », explique la maire/candidate.

Plus proche du centre-ville, la fameuse Place Wilson a réservé ses surprises. La DRAC Hauts de France a révélé des vestiges en excellent état. Outre un travail sur ces derniers « visible pour les Denaisiens, nous avons choisi de reconstruire l’école Zola sur son emprise actuelle plus celle de Victor Hugo pour plus de 300 enfants. »

Dans la suite de cette transformation du coeur de ville, la Place Gambetta déjà révisitée doit aussi se transformer sur ses abords très dégradés. En effet, la rue de Villars, les habitations autour de la Place, les commerces et rue attenantes seront rénovées complètement.

Enfin, pour les coups partis, l’école Georges Sand avec 3/4 de d’extension et 1/4 de rénovation, proche Place Gambetta, sera prise en charge par la commune sur son autofinancement, mais « la crèche associée est encore incluse dans l’ANRU 2 ».

Evidemment, l’administré peut se demander si tout est financé ! « J’engage des projets lorsque tout est financé (notifié par les partenaires). Je prends beaucoup de précautions avec nos finances. » Evidemment, pour arriver à un tel résultat, il faut aller frapper aux portes et obtenir un partenariat maximal. C’est le cas pour ces coups partis de l’ANRU 2 à hauteur de 160 millions d’euros, impossible sans ces partenariats. « Tout est signé et financé », donc pas de remise en cause pour toute réduction de la dette publique. Pour le coup, c’est l’avantage de la continuité de l’Etat, voire de l’Etat profond, où lorsque la machine est lancée… !

Dans ce cadre, Anne-Lise Dufour précise « qu’il reste encore des fonds à récupérer (sur l’ANRU 2). Certaines communes n’ont pas pu présenter un projet complet même si leur dossier avait été retenu (donc virtuellement budgété). Je vais donc aller réclamer d’autres financements pour diminuer notre reste à charge. »  Oui, le financement public d’une collectivité locale, c’est un peu la jungle aujourd’hui. Les survivants sont les plus malins, pas de scrupules en la matière… !

Les autres projets !

Bien sûr, toutes les listes ont repéré le futur déménagement du Centre Hospitalier de Denain. « C’est validé par le Ministère de la Santé ! Bien sûr, il faut que le Ministère de la Santé flèche 200 millions d’euros sur ce projet. J’espère pouvoir annoncer (si réélection) une bonne nouvelle dès le mois d’avril ! », commente l’édile sortante.

Dans la suite logique, l’emprise du futur ancien hôpital attire toutes les convoitises. « Notre équipe souhaite l’implantation d’une résidence pour personnes âgées autonomes. Ensuite, il y a un autre foncier disponible, l’ancienne piscine où nous travaillons sur des projets. »

La sécurité passe par une présence policière, nationale ou municipale, visible dans la cité. Tout d’abord, elle souligne « une fakenews du Rassemblement National. Nous avons actuellement 10 membres actifs au sein de la Police Municipale, plus deux partis et donc deux nouveaux en cours de recrutement, plus 8 ASVP. Comme en 2020, cela fait 20 agents au total ! »

Ensuite, elle constate la dégradation du commissariat de la Police Nationale. « Certes, un nouveau projet est validé, mais le Ministère de l’Intérieur est tellement lent que nous ne verrions pas une réalisation avant 50 ans. C’est pourquoi, nous allons imiter la ville de Valenciennes. Nous avons un foncier disponible où un promoteur pourrait construire un nouveau commissariat pour la Police Nationale et un nouveau site pour la Police Municipale et louer le tout à l’Etat. Cette idée a déjà été validée par le Ministère… ! »

Sur ce volet sécuritaire, la candidate envisage une initiative originale : « Nous proposerons un soutien financier, avec un plafond maximum de 500 euros, à l’installation d’une alarme et/ou d’une vidéo protection, pour un particulier comme un professionnel ! C’est financé au budget (si élection). »

Le sport, la culture et l’événementiel ne sont pas oubliés avec un projet d’une ARENA. « Pour assister à un grand concert, il n’existe rien sur le Valenciennois et le Cambrésis, vous devez vous rendre sur Douai ! » Dans cette optique, une salle entre 5 000 et 6 000 personnes afin d’accueillir des artistes et des grands spectacles pourrait asseoir « Denain comme ville de centralité et la faire rayonner ! »

Le Développement Economique

Evidemment, cette compétence est dévolue à l’agglo, La Porte du Hainaut, où Anne-Lise Dufour occupe la fonction de vice-présidente au Développement économique. L’entreprise Lesaffre a obtenu son autorisation de production de l’Agence Européenne du Médicament pour cette fin d’année 2026. Ensuite, au bout de la zone de la friche Usinor, l’enseigne de qualité Picard devait s’installer ; plus proche du site M.Bricolage, un bowling est prévu avec une 1ère pierre très proche, un escape game, un nouveau restaurant, mais également des terrains de Padel (6), un terrain de futsal, et un espace Caval Kid. « C’est un tout pour les parents et les enfants et plus globalement la reconquête totale de cette ancienne friche d’Usinor », conclut Anne-Lise Dufour.

Le social

L’aide sociale est concomitante à la politique locale compte tenu du profil de sa population. « Nous maintenons tous nos services avec l’ajout d’un guichet unique afin de faciliter et d’identifier les personnes seules, familles, ne sollicitant pas les aides potentielles », explique-t-elle. En effet, très spécifique à la mentalité du Nord, certains bénéficiaires s’enfoncent dans la précarité sans chercher à bénéficier d’un soutien publique, on se replie, on s’isole ! Il faut impérativement rompre cette chaîne infernale. Il n’y a pas de budget en plus, mais un service social utilisé !

Enfin, le bien être animal n’est pas oublié avec une réponse à la demande des administrés : « Nous projetons un crématorium animalier, voire un lieu de mémoire pour tous les animaux. »

Etouffer l’opposition avec un programme XXL concret, très réaliste et très local, c’est le choix de la maire sortante et candidate pour un prochain mandat afin de flécher les bulletins de vote vers une expression locale des intérêts des administrés. C’est la meilleure option face à une nationalisation de ce scrutin !

Liste portée par Anne-Lise Dufour :

Daniel Carlier

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L’APEI du Valenciennois tire par « Le Haut des Rives » un restaurant inclusif

6 mars 2026 à 07:00

Marie-Claire Coquidé : « Nous voulions une professionnalisation des métiers (service/cuisine) dans un milieu ordinaire »

Dans le milieu du travail protégé, les métiers sont réfléchis à leur faisabilité par les déficients cognitifs et les métiers sont peu diversifiés, la blanchisserie, les espaces verts, le conditionnement …, mais « nous savions que les métiers de la restauration étaient accessibles à nos résidents. Notre public avait une envie d’autres métiers », explique la Présidente de l’APEI du Valenciennois.

La salle principale

Voilà un point de départ d’une réflexion collégiale depuis un long moment au sein de ladite association. Ensuite, saisir l’opportunité fait partie de la vie d’un projet. En effet, la CCI Grand Hainaut pilote l’exploitation de la Cité des Congrès et elle a lancé un AMI (Appel à Manifestation d’Intérêts) pour l’exploitation autonome d’un espace restauration… « Il fallait répondre au mois de novembre 2025 pour une mise en oeuvre au mois de mars 2026, mais c’était l’occasion pour nous de lancer des métiers en milieu ordinaire », explique David Leclercq, Directeur général de l’association. Preuve de l’adaptabilité de l’association à un projet classique : « Outre l’ouverture dans la semaine, tous les jours de 12 à 14h du lundi au vendredi, nous ouvrirons à l’occasion des grandes manifestations au sein de la Cité des Congrès (séminaire, salon). »

Concrètement, vous avez 20 personnes de l’APEI en inclusion encadrées par un chef de cuisine, seule personne recrutée en externe, et un chef de rang en promotion interne, à la manoeuvre de ce restaurant inclusif « Le Haut de Rives ». Ce dernier proposera toute la semaine une carte classique, peu de plats, mais réalisés sur place avec des produits frais. « J’ai plus l’impression d’être un éducateur qu’un chef cuisinier. J’adapte chaque plat à des gestes précis. Chaque proposition à la carte est cuisinée ici par les salariés en inclusion ! », commente Nicolas Bouche, le cuisinier embauché.

L’IME les deux Rives et l’ESAT du Hainaut, les deux moteurs du restaurant « Le Haut des Rives »

Sur volontariat, deux structures apportent les forces vives à ce restaurant. Tout d’abord, l’IME les 2 Rives permet à des volontaires de travailler dans le métier du service en restauration. Erdogan, Evan, José ont postulé pour cet emploi, car chacun a signé un contrat avec une période d’essai, un CDI tout à fait banal. « Nous voulions une professionnalisation des métiers (service/cuisine) dans un milieu ordinaire », insiste Marie-Claire Coquidé.

Bar à l’accueil

Ensuite, vous avez les salariés en cuisine. Là, c’est la structure l’ESAT du Hainaut le pourvoyeur des compétences. Par contre, ces deniers sont déjà salariés au sein de la structure. Pour Kevin, ce poste s’inscrit dans la continuité après « un emploi à l’édito, à la cantine de Joséphine et au Boston compagny, j’ai souhaité venir ici. La salle est très belle ! » Pour Steven très motivé, c’est un challenge : « C’est ma 1ère expérience après un stage. »

Au démarrage avec 40 couverts, la capacité pourra monter en puissance au fil de l’exploitation. Ensuite, la terrasse géante pourrait aussi permettre une proposition cuisinée en extérieur. Vous pouvez réserver dès à présent en tapant sur un moteur de recherche « Le Haut des Rives ».

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Aymeric Robin, une candidature dans la continuité de « Raismes 2032 »

5 mars 2026 à 06:24

(Aymeric Robin dans l’espace Gisèle Halimi et en fond de visuel le château Thibault)

Aymeric Robin : « J’observe sur le terrain un intérêt local (hors débat national) pour cette élection municipale »

Bien sûr, les réseaux sociaux (bien gérés), tout comme le porte à porte, et la communication toutes boîtes aux lettres, permettent aux édiles de vérifier la portée des actions menées durant le dernier mandat, mais également l’humeur (politique) du moment tant les électrices et les électeurs sont secoués par une actualité nationale oppressante et mondiale très inquiétante. « Il y a un très bon accueil sur le terrain. Malgré le contexte national et international, voire la dissolution en 2024, les citoyennes et les citoyens ont besoin de se rassurer. Le maire demeure une valeur refuge avec des certitudes et surtout, ils ne veulent pas partir à l’aventure », déclare en propos liminaire le maire/candidat. Toutefois, avec « humilité et confiance », il ne nie pas le côté « rendez-vous en 2027. Pour autant, j’observe sur le terrain un intérêt local (hors débat national) pour cette élection municipale » dans tous les esprits des françaises et des français, population très politisée au regard de nos voisins proches en Europe.

Cette respiration démocratique permet aussi de mesurer les coups réussis et les autres incompris. Sur les grands axes 2020/2026, la part est belle au bien-vivre ensemble à travers les politiques menées à l’endroit des seniors et de la jeunesse. Comme un totem, la rénovation de l’école Anne Godeau, par une technique innovante (en France) d’une nouvelle enveloppe isolante par l’extérieur , symbolise une démarche écologique au service du bien vivre ensemble. A ce titre, les cours d’écoles revisitées afin de respecter l’égalité filles/garçons dès le plus jeune âge participent à ce baromètre social de proximité.

Le volet santé à travers les circuits-courts dans les cantines locales, la Ferme du Pinson, la Ferme du Major, sans oublier les cultures en espace urbain participent à la santé tout simplement, mieux qu’un fast-food !

Au chapitre des solidarités, le château Mabille s’est transformé en « R-LAB » https://www.va-infos.fr/2021/12/11/la-vie-de-chateau-pour-le-r-lab-a-raismes/, mais plus globalement en « Maison des Droits et des Solidarités ». Ce site va évoluer prochainement, nous y reviendrons !

Evidemment, le volet sécuritaire est très important sur l’ensemble des collectivités locales, notamment pour une commune de 12 600 habitants. L’expérience d’une « Police Pluricommunale », un peu perçue comme un Alien à sa sortie, est concluante. « D’ailleurs, nous faisons des petits », commente le maire/candidat. En effet, si une Police intercommunale globale semble dans les oubliettes (sur les 2 agglos), des rapprochements intercommunaux, géographiquement pertinents, sont observés avec des conventions à la clé.

A Raismes, le patrimoine minier est omniprésent. A ce titre, un autre château est en cours de travaux pour une second vie. Après le lancement d’un AMI (Appel à Manifestation d’Intérêt) par La Porte du Hainaut (maîtrise d’oeuvre), le projet le plus solide sur le « Château Princesse » (Attenant au Parc de Loisirs de La Porte du Hainaut en entrée de forêt) est celui d’un privé, hôtelier/séminaire et réceptions. Autre réalisation en lien avec le patrimoine, derrière l’hôtel de ville, la reconquête d’une friche pour une transformation en espace vert ouvert au public a été inaugurée en mai 2024. Presque naturellement, le jardin Gisèle Halimi se transforme, à la sortie des écoles, en espace de rencontre pour les parents et de jeux pour les enfants.

Sur le tourisme, le foncier de cette commune est une forêt domaniale et le lien ville/forêt est un élément de cette trajectoire « Raismes 2032 ». Assurément, cette particularité est un élément d’attractivité tangible pour les administrés, comme les futurs arrivants, et les touristes éphémères.

L’économie locale n’est pas oubliée avec l’arrivée d’une « Boutique solidaire », pilotée par l’association « La Sauvegarde », sous le nom « Les Trouvailles de Marlène » au 34 rue Henri Durre https://www.va-infos.fr/2025/05/09/les-trouvailles-de-marlene-inauguree-a-raismes/ Par ailleurs, le lien avec La Porte du Hainaut est étroit compte tenu de sa compétence en la matière, via le PLIE de la CAPH et la Mission locale du Valenciennois.

Le plan d’Etat ERBM (Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier) a transformé les logements du quartier Sabatier, particulièrement sur le volet énergétique. Sachant que ce dispositif s’éteint en 2027, tous les projets partis seront financés dans ce délai contraint.

Les projets 2026/2032 ou 2033

Le candidat s’inscrit d’abord dans la poursuite de la transition écologique, déjà engagée, mais évoque un objectif premier, la santé ! « L’accès aux soins est fondamental pour les communes. Sur Raismes, sur 6 médecins libéraux, nous savons que 3 ou 4 partiront en retraite dans les prochaines années. C’est pourquoi, nous avons engagé un dialogue avec le Centre Hospitalier de Valenciennes et le CPTS ( communautés professionnelles territoriales de santé) pour la création d’une antenne délocalisée comme sur Marly (Les Chartriers) avec des médecins et des spécialistes. Ensuite, nous travaillons avec les ABF (Architecte des Bâtiments de France) pour réhabiliter le château Thibault afin d’accueillir cette antenne délocalisée du CHV attenante à cet espace Gisèle Halimi », indique Aymeric Robin.

Ensuite, toujours sur cet axe, un Centre de Santé « Filieris», où les médecins sont salariés, s’installerait au sein du quartier Sabatier. C’est un moyen d’apporter la santé au plus proche des bénéficiaires, voire des personnes à l’écart des Droits acquis et non utilisés. A chaque village de santé sur le Valenciennois, la mise à jour des Droits des visiteurs du jour est lunaire, car les gens ne se soignent plus… !

La sécurité, évoqué précédemment, à travers la création d’une Police Pluricommunale va se muscler « avec la création d’une brigade canine. Nous allons embaucher un Policier Municipal habilité et proposerons ce service au sein de cette Police Pluricommunale.» De même, le déploiement des 96 caméras sur les bâtiments publics, entrée et sortie de la commune, va permettre de lutter contre les rodéos-urbains très présents sur une cité avec des longues trajectoires existantes.

Le respect des règles fait partie de la tranquillité publique : « Je souhaite lancer une Police de l’Urbanisme afin de faire respecter les autorisations d’urbanisme. D’ailleurs, nous voyons des logements passer en Airbnb, des habitants avec une division en volume suspecte, etc. »

Enfin sur cet item et en phase avec la particularité de cette collectivité locale, la création d’un poste de « Garde Champêtre avec des prérogatives légales plus importantes que celles d’un Policier Municipal. Ensuite, après les élections (en cas de succès), je vais proposer aux autres maires propriétaires d’un espace de la forêt une collaboration à travers un comité collégial. »

« France Services » débarque au Château Mabille

Outre le R-LAB, le Château Mabille va prochainement accueillir une « Maison France Services ». Son succès n’est plus à démontrer toutes obédiences politiques confondues. Tous les services de l’Etat seront donc accessibles sur ce site patrimoine https://www.va-infos.fr/breves/a-raismes-une-nouvelle-maison-france-services-est-labellisee/

Les écoles communales sont le sujet de ce prochain mandat. Raismes comprend 7 écoles municipales. Après la rénovation lourde d’Anne Godeau, le gros morceau avec l’école Juliot Curie, puis l’école Marcel Danna, et enfin l’école Paul Langevin. « A la fin du mandat, toutes nos écoles seront autosuffisantes en matière énergétique », commente le maire/candidat.

La liste portée par Aymeric Robin :

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(Municipales 2026) Jérome Lisicki bouscule cette fin de campagne municipale sur Escautpont !

4 mars 2026 à 19:22

Jérome Lisicki : « Ici, on n’est pas au Touquet ! »

Pour évacuer toute polémique sur le port des lunettes noires, Jérome Lisicki, 53 ans, explique en toute transparence sa situation de personne en situation de handicap visuel. « En 2020, on m’a diagnostiqué une maladie ophtalmique orpheline. J’ai du prendre un arrêt maladie en août 2020, car je ne pouvais plus exercer mon métier de DST (Directeur des Services Techniques) sur Escautpont. Ensuite, je suis passé en retraite anticipé en 2023. Je sais que d’ici peu, je serai complètement aveugle, mais pour l’instant je suis malvoyant. En fait, mon champ de vision est extrêmement étroit et je ne supporte plus la lumière (soleil). »

Le sujet évacué, nous repartons sur une candidature ordinaire avec ses tenants et ses aboutissants, pour le coup, assez mouvementée ! En effet, à la base Jérome Lisicki devait lancer la 3ème liste en sus de celle du maire sortant et celle de Franck Deloge, sauf que pour cette dernière la radiation, par deux fois, des listes électorales a changé la donne. « Le maire sortant avait-il peur de Franck Deloge ? A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ! », lance à la cantonade Joëlle Legrand.

Par suite, il n’y a plus que deux listes, car « depuis le début, je lançais la 3ème liste, mais à une seule condition, je voulais le soutien officiel de Joëlle !  Je ne suis pas carté dans un parti politique. C’est une liste sans étiquette et citoyenne. La Sous-Préfecture de Valenciennes nous a classé divers droite », commente la tête de liste. Toutefois, l’ex édile précise qu’elle ne « figure pas sur la liste, la vie politique m’a éprouvé durant ce mandat. Je n’ai plus l’énergie pour un nouvel exercice municipal. » A ce stade, il diffusera son programme dans les prochains jours tout comme la liste au grand public. Pour autant, le monde est petit puisque l’ancienne DGS, Joëlle Legrand, devenue maire de la cité soutient son ancien DST pour la conquête de la fonction de maire, pas banal !

« J’ai eu du mal à boucler cette liste », Jérome Lisicki

Déposée à l’arrache le mercredi 25 février, Jérome Lisicki reconnaît la difficulté pour y arriver : « J’ai eu du mal à boucler cette liste de 27 membres (+ 2 suppléants). Sur celle-ci, j’ai quelques colistières, colistiers, de la liste de Franck Deloge (qui n’existe plus de fait) que j’ai accepté face à l’urgence de la constitution. Je ne pouvais me résoudre à une seule liste à cette échéance municipale ! »

La motivation, Jérome Lisicki la puise dans l’absence d’empathie du maire sortant pour la thématique sociale. « Ici, on n’est pas au Touquet ! Raphaël Kruszynski ne fait pas grand cas des personnes en difficultés sociales, il n’a aucune empathie. »

In fine, que Jérome Lisicki devienne maire ou élu de l’opposition au sein du Conseil municipal, car « je respecterai mon mandat dans l’opposition contrairement à Raphaël Kruszynski », l’institution locale et territoriale devra mettre en oeuvre tous les outils d’exercice d’un mandat acquis de plein droit par le suffrage universel. A défaut, c’est une rupture d’égalité devant l’accès à l’information opposable devant le Tribunal administratif de Lille. Au moins, cette candidature va faire bouger les lignes sur la déficience visuelle et c’est une excellente nouvelle pour l’égalité entre tous les citoyens !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Yves Dusart : « Nous n’allons pas renier l’héritage de Cécile Gallez »

4 mars 2026 à 09:00

En propos liminaire, la tête de liste ne cache pas sa filiation avec l’ancienne maire emblématique, Cécile Gallez : « On ne s’improvise pas maire ou adjoint. Mme Gallez m’a formé à ces exercices, nous n’allons pas renier l’héritage de Cécile Gallez ! » Ça c’est dit !

Sur la liste déposée en Sous-Préfecture de Valenciennes, 33 colistières et colistiers (+ 2 suppléants) de 18 à 80 ans avec 43% de renouvellement. Le candidat annonce quelques nouveaux visages marquants comme Rodolphe Richez, un visage consulaire bien connu dans le Valenciennois, maintenant dans l’Aisne. Ensuite, « Valérie Corbehem très impliquée dans notre quartier (QPV) de la Pépinière et Pascal Hervieu, un homme expérimenté dans la vie de l’entreprise, mais également versé dans le monde éducatif », précise-t-il. Ensuite, la jeunesse est mise en lumière, deux membres du CMJ (Conseil Municipal des Jeunes), Jeanne Skimani et Leïla Lespagnol, mais également Océane Deruche-Helli.

Bien sûr, comme pour tous les « recrutements » dans les collectivités locales, le candidat/maire s’est entretenu longuement avec les potentiels colistiers ou colistières tant l’engagement d’hier et celui d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir. « La disponibilité est essentielle, car chaque membre de la liste (les 35) auront une thématique, voire plusieurs, à traiter avec une large autonomie. Tout le monde est impliqué durant ce (potentiel) mandat », précise Yves Dusart.

Le pôle social

Très symptomatique, le candidat présente en première thématique le pôle social. Certes, cette commune est plus riche, en critères de finances publiques, ou plutôt moins pauvre, et « nous payons très chers cette différence sur les dotations de l’Etat », précise le maire. Toutefois, la réalité sociale existe aussi, le « quartier de la Pépinière fait partie des 300 plus pauvres de France. »

C’est pourquoi, le volet social constitue un pilier des services de la commune à l’endroit de ses administrés. « L’idée n’est pas seulement d’offrir une aide alimentaire, mais un accompagnement global. Aujourd’hui, au cas par cas, tous les services sont autour de la table, logement, social, éducation, car nous souhaitons une sortie durablement de la précarité pour ces familles », explique le candidat. Bien sûr, le CCAS pilote cette politique locale, mais avec un regard global sur chaque personne concernée.

Le vivre ensemble

Pour Christèle Gosset, le bien-vivre ensemble est une démarche fondamentale d’une citoyenneté souhaitée sur Saint-Saulve. « Une ville où on se dit bonjour », insiste Yves Dusart. Pour la 2ème de la liste, elle souligne la mise en oeuvre de manifestations récurrentes, déjà à plusieurs temps fort de l’année, mais aussi vers d’autres propositions festives « comme un carnaval, un festival jeunesse, voire un jumelage en réflexion. »

L’efficacité thermique ou « investir pour économiser »

Face à la dette publique qui nous concerne toutes et tous, l’entité locale doit se réinventer. Dans ce cadre, faute d’une ambition très mesurée sur les fonds alloués aux collectivités locales, le choix doit mécaniquement se construire autour d’une ligne de conduite simple. « Nous devons investir avec intelligence », souligne Yves Dusart.

De fait très transparente, l’investissement pour réduire ses charges de fonctionnement sont une (quasi) obligation. En ligne de mire, des économies sur l’énergie consommée au sein des bâtiments publics… comme le futur Groupe scolaire du Bas Marais, autonome en terme énergétique à son ouverture. « Nous devons investir pour économiser (des charges de fonctionnement). Ce Groupe scolaire va remplacer deux établissements scolaires particulièrement énergivores, 150 000 € de consommation énergétique par an. Là, nous serons à zéro… ! », insiste Yves Dusart. Dans la foulée, il (re)précise l’investissement dédié à ce projet d’envergure : « Le reste à charge communal est de 6 millions d’euros et donc 9 millions de subventions (notifiées) avec nos différents partenaires (donc 15 millions d’investissements). »

Fondamentalement, l’éclairage public est souvent le boulet contraint du budget d’une commune. Dans cette optique, le maire/candidat veut agir sur ce poste de dépenses : « Nous souhaitons engager un véritable Plan Lumière sous la forme d’un PPP (Partenariat Public/Privé) avec un passage en LED de l’ensemble du parc de lumière. » Bien sûr, cela passe par un appel d’offres et un opérateur solide en la matière. Par contre, il réaffirme son hostilité à « la réouverture de l’éclairage public la nuit. C’est 140 000 euros annuel de coût en plus… ! »

Le logement

Pour sa part, François Ducatillon évoque la thématique centrale du logement. Tout est lié, le nombre d’habitants sur la commune enclenche un montant de subvention. Pour ladite localité, le seuil des 10 000 habitants est vital ! En clair, la stabilité entre 11 000 et 12 000 habitants constitue l’enjeu fondamental et compte tenu de la baisse de la démographie et du cycle de la vie, vous devez mécaniquement travailler très très en amont pour maintenir cette jauge ! « Tout est lié, notre politique dynamique sur le logement va de pair avec nos finances locales. Sur ce mandat, trois projets sont fléchés ! », commente François Ducatillon. Pour autant, l’attractivité de cette commune, facilement quantifiable à la durée sur le marché d’un bien mise en vente, implique un « montant d’acquisition plus élevé qu’ailleurs tout comme des loyers plus conséquents », ajoute-t-il.

En effet, l’arrivée du Groupe scolaire du Bas Marais libère deux fonciers, dont celui de l’école du centre exploitable avec 40 à 50 logements potentiels. Ce projet serait le plus rapide « dans la mise en oeuvre », précise Yves Dusart. Ensuite, le fameux îlot Mairie prévu de longue date, mais passé derrière la construction de la halle compte tenu d’une opportunité de subventions potentiels. « Nous avons changé l’ordre de réalisation », indique Yves Dusart. Là, une centaine de logements seraient envisagés au sein de ce projet. Enfin, l’éco-village autour du nouvel équipement public scolaire pourrait générer 250 nouveaux logements. « On peut envisager 1 500 habitant(e)s en plus à l’issue de ces opérations », conclut Yves Dusart sur cet item.

Les finances locales

Reconnu pour son expertise sur les finances publiques, Jean-Marie Dubois remet le couvert dans cette liste, car (si élection) les 2 à 3 prochaines années seront déterminantes dans la conduite budgétaire locale. La liste d’opposition rappelle que la promesse (en 2020) de campagne d’une absence d’augmentation des impôts fonciers n’a pas été tenue. « Nous n’avions pas le choix. Nous devions l’appliquer ou sinon le passage sous tutelle était programmé. De plus, cette hausse de la taxe foncière 2021 et des recettes supplémentaires associées ont été effacées par la crise énergétique, double frustration ! », déclare le maire/candidat.

L’adjoint en charge des finances sait que les prochains budgets seront compliqués pour la commune : « Nous allons recevoir une DGF négative en 2026, seule la DSU (Dotation de Solidarité Urbaine) équilibre avec un delta positif cette somme. Ensuite, 86% de nos dépenses sont contraintes (donc de fonctionnement…)» Cela laisse de facto une marge de manœuvre très ténue dans l’action locale sur Saint-Saulve. Toute cela à mettre en perspective avec une volonté affichée : « Nous ne voulons réduire aucun service à la population », souligne le maire d’une commune dont la signature est un apport de services à la population au dessus de la moyenne comme l’a initié Cécile Gallez.

« Attaquer l’Etat », Yves Dusart

Dans les engagements sur un nouveau mandat éventuel, le candidat annonce « ester en justice l’Etat, car l’injustice est flagrante. A ce titre, un cabinet d’avocat a examiné exactement notre situation et notre Droit légitime à récupérer cette différence de subventions. Par contre, nous avons encore besoin d’éléments de comparaison avec d’autres communes à ce stade. » Toutefois, Jean-Marie Dubois déplore une absence potentielle de rétroactivité : « En cas de succès, nous pourrions récupérer l’année en cours (déjà conséquent). » L’avantage tout de même serait aussi, si succès, un regard plus particulier de la DGF attribuée à Saint-Saulve pour les années suivantes… !

La sécurité

Sur ce point sensible, l’action sur la vidéo-protection demeure importante avec 70 caméras déployées (et 120 vues). « Cela quadrille les entrées et sorties de la commune, les bâtiments publics. Ensuite, nous allons maintenir notre effectif de Police Municipale, ils sont armés, en véhicule ou en VTT, et nous allons suivre plus encore le dispositif de « Voisins vigilants » très efficace », décline le maire/candidat.

La jeunesse, actrice d’aujourd’hui et demain

Au coeur de cette candidature, une main tendue vers la jeunesse se construit. A cet effet, après le label « Saint-Saulve, ville amie des ainés », la ville ambitionne le label « Saint-Saulve, ville amie des enfants », un label géré par l’UNICEF. Bien sûr, rien n’est acquis, mais l’objectif est clair. « Nous allons organiser des Etats Généraux de la Jeunesse sur différents supports (distanciel et présentiel). Ensuite, les jeunes (volontaires) décideront d’un emplacement pour un LALP (Lieu d’accueil et de loisirs de proximité) pour les jeunes de 11 à 17 ans », explique Océane Deruche-Helli.

Pour sa part, Jeanne Skimani explique la mise en oeuvre « d’un budget participatif (avec des fonds partenaires aussi). Nous pourrons agir à notre échelle avec, par exemple, l’organisation de manifestations festives. » Là également, ce choix est assez fréquemment utilisé dans les communes du Valenciennois, mais son fléchage sur la jeunesse est plus rare.

La politique du handicap

L’inclusion des personnes en situation de handicap,  de Droit depuis la loi du 11 février 2025, a connu un effet retard dans notre corpus sociétal. Aujourd’hui, le curseur est (enfin) poussé vers l’insertion de ces citoyennes et citoyens aux droit identiques à tous les autres… !

Sur cette thématique essentielle pour le bien vivre ensemble, le maire/candidat indique : « Nous avons signé un partenariat avec l’association LEA (et association associée) pour créer un pôle handicap. En fait, cette association veut traduire dans l’espace urbain une charte universelle. Pour cela, il faut une collectivité locale test, nous serons celle là. Cela comprend non seulement l’accessibilité d’un bâtiment public, d’un service public, tout comme les conditions d’accueil, plus globalement la prise en charge d’une personne en situation de handicap », conclut le candidat.

D’autres thématiques sont au coeur de ce programme, notamment la lutte contre les violences intrafamiliales (un fléau sur le Valenciennois), voire le choix prochain d’une mutuelle collective par la municipalité.

Cette élection se jouera sur un tour, le 15 mars prochain, avec deux listes en place, celle portée par Virginie Hochart et celle du maire sortant Yves Dusart.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Raymond Zingraff, la même équipe brigue un nouveau mandat sur Aubry-du-Hainaut

3 mars 2026 à 20:21

Au sein d’une commune de 1730 habitants (2024), l’ancien adjoint depuis 2001, et maire depuis 2019, peut se targuer d’un mandat précédent assez riche. En effet, cette commune « un pied dans une ville, un pied dans un village » compose avec sa proximité avec des villes plus imposantes dans le Valenciennois. Pour autant, certaine particularité ont éclaté au grand jour dès les début du confinement en mars 2020… A 1 km du Centre Hospitalier de Valenciennes, beaucoup de salariés à l’hôpital public travaillent là bas sans oublier les autres professionnels du soin indépendants. « A cet effet, nous avons dû adapter un espace d’accueil pour leurs enfants dans un délai express en sus de la distribution de masques, etc. (comme partout) », explique Raymond Zingraff.

Durant ce mandat de proximité 2020-2026, cinq chantiers ont marqué cette exercice de gouvernance locale. Premièrement, la rénovation du logement de fonction, attenant à l’école, transformé en « Maison des Enfants » avec des ateliers créatifs, activités périscolaires, services à la jeunesse et « une proximité très pratique pour les parents d’élèves », précise le maire/candidat.

Deuxièmement, le tronçon entre Petite-Forêt et l’Avenue des Charmes a été rénové complètement : « C’est voie la plus circulée sur la commune, une ancienne Route Départementale, que nous n’avions pas rénové depuis 2008 », ajoute l’édile sortant.

Troisièmement, le changement du parc d’éclairage public en LED avec « une régulation à distance et une télégestion des luminaires ». Ensuite, retraité depuis 3 ans, l’ancien collaborateur chez l’association CEREMA nuance le débat collectif sur les lumières allumées la nuit ou pas. « La gradation est plus efficace en terme d’économie budgétaire sans fermer complètement la luminosité. En fait, éteindre et rallumer un dispositif de luminaires efface les économies réalisées la nuit », commente le maire.

Quatrièmement, pour une commune de moins de 2 000 habitants, Aubry-du-Hainaut comprend 20 caméras, pour 35 vues, de vidéo protection, cela couvre « la mairie, l’école, le stade de foot, les entrées et sorties, et le carrefour de la RD 70 », indique Raymond Zingraff.

Enfin, la recrutement d’un agent de la Police Municipale n’est pas d’actualité compte tenu du coût. Par contre, le candidat souhaite « souscrire à des prestations d’une future police intercommunale entre Hérin et Le Sentinelle comme un radar de vitesse. »

Durant ce mandat, un fait de société a bousculé nos certitudes, car les émeutes dans les quartiers de France en juin 2023 resteront dans notre mémoire collective. « Je n’ai pas lâché l’affaire même si ma famille et moi avons été touchés durant cette période. Ces émeutes en juin 2023 m’ont marqué et reboosté avec le sentiment de me sentir utile. Le rôle de maire est ingrat ! »

Les projets 2026/2033

L’église Sainte Marie-Madeleine

En premier lieu, vous avez un coup parti à travers la rénovation lourde de l’église Sainte-Marie Madeleine promise durant l’année 2026. « Notre plan de financement est bouclé avec le FSIC (fonds de Valenciennes Métropole), le Conseil départemental du Nord, mais également l’association L’Aprépa en charge de recueillir des dons. La population est attaché à ce projet, il est partagé », appuie le maire/candidat.

Ensuite, comme une immense majorité de collectivités publiques, la rénovation thermique et leur autosuffisance énergétique devient une nécessité absolue. L’Etat réduit au plus strict le budget alloué aux collectivités locales et territoriales. Par suite, il faut diminuer les charges de fonctionnement, pas de recettes miracles, moins de recettes, beaucoup moins de dépenses sont indispensables et à court terme.

Dans cette optique, la rénovation thermique et énergétique de « notre Groupe scolaire est prévue avec des panneaux photovoltaïques sur la toiture afin de respecter le Décret Tertiaire (https://www.le-decret-tertiaire.fr/ Ensuite, nous installons des ombrières sur la partie du bâtiment la plus exposée au soleil. Cet établissement scolaire sera autosuffisant en matière énergétique, mais nous pourrons également alimenter les bâtiments publics proches. »

Toujours dans le centre bourg, le chantier de rénovation complet de cet espace urbain est dans les tuyaux. « Ce projet est déjà validé d’intérêt communautaire par Valenciennes Métropole. L’EPF (Etablissement Public Foncier) a déjà fait des acquisitions foncières. Cette transformation va permettre un nouvel accès à l’école maternelle sans oublier le remplacement du DOJO très vétuste par une salle des sports, donc juste à coté de l’école ! », déclare Raymond Zingraff.

Le cadre de vie

La halte garderie au sein de l’école communale

Revenons sur le volet éducatif, car la baisse de la démographie impacte l’effectif des classes scolaires. Dans les mandats précédents où les dérogations à la mobilité scolaire des élèves étaient pléthoriques, les fermetures des classes n’étaient pas concomitantes. Depuis quelques années, le lien est direct et les édiles réagissent. « C’est pourquoi, nous avons installé une meilleure amplitude horaire, de 7H30 et 18H30, 4 jours par semaine, à notre accueil périscolaire. »

Autour de ce service à la population, le bénévolat est en action : « Une équipe pilote la traversée de la voie piétonne le matin, une autre encadre la période de cantine, et une troisième assure l’aide aux devoirs. »

Pour autant, le tissu associatif a perdu quelques unités depuis quelques années. « A proximité, vous avez des grandes villes avec des clubs de sports. Néanmoins, nous avons un stade de foot que nous entretenons pour les plus jeunes. »

La même équipe, mais un renouvellement conséquent (20%) des listes électorales

Presque une gageure compte tenu que la dissidence est quasi le mode de fonctionnement de la constitution des listes d’opposition, la liste de la majorité sortante comprend « les premiers élus de la liste en 2020 sur les 19 de notre liste 2026. C’est la même équipe presque une exception sur le Valenciennois ! », explique Raymond Zingraff.

Toutefois, il observe que sur 1264 électrices et électeurs 200 ne sont plus sur les listes (décès, déménagement..) et 250 nouveaux venus après 2020, soit 20%. Cela peut-il changer la donne électorale le 15 mars prochain ? Nous le verrons à travers un duel contre Stéphanie Huygens.

La liste portée par Raymond Zingraff :

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Tanneguy Adriencense pour planter le drapeau du RN durablement à Valenciennes

3 mars 2026 à 07:21

Tanneguy Adriencense : « Quelle image pour Valenciennes ! »

Bien sûr, l’actualité judiciaire pèse sur cette élection de la ville centre du Valenciennois https://www.va-infos.fr/2026/02/21/le-procureur-de-lille-requiert-contre-laurent-degallaix-5-ans-dineligibilite-avec-execution-provisoire-1-an-demprisonnement/, « Le paysage politique est loin d’être clair à Valenciennes, mais ce procès n’est pas un argument de campagne. Nous préférons un combat dans les urnes. Que ce soit lui ou le n°2, cela ne change rien pour nous. Pour autant, quelle image pour Valenciennes ! », déclare Tanneguy Adriencense.

Sur les autres listes, il commente d’un ton lapidaire : « A Valenciennes, après la série Netflix en 2024, les Valenciennois n’y comprennent plus rien. Ici, notre liste est la seule d’union de la droite avec le RN, l’UDR (d’Eric Ciotti) et le RPR (de Franck Allisio). Pour le coup, la liste de gauche a la démarche, comme nous, la plus cohérente depuis le début. Néanmoins, qui sont qui ? Des anciens LFI, voire un collectif issu de la NUPES ! » Pour les deux autres listes, il tance la liste de Pascal Durieux et ses mouvements internes, sans oublier la liste d’Isabelle Desoil…« une deuxième liste de l’ex majorité ! »

Ensuite, sur la stratégie politique du Rassemblement National à Valenciennes, elle est limpide pour le candidat. Quelque soit la configuration du 2ème tour, si plus de 10% des inscrits, Tanneguy Adriencense clame haut et fort « qu’il n’y aura pas de retrait de liste, ce n’est même pas un sujet. Nous avons une consigne claire au niveau national. » En résumé, sans dénigrer le score de Chantal Plaquet (avec la Covid) en 2020, un score plus musclé pour un éventuel 2ème tour victorieux, voire une entrée en force au sein du Conseil municipal, constitue l’objectif premier de cette élection à Valenciennes pour le Rassemblement National. L’idée d’une candidature de témoignage, il faut l’oublier !

La liste « Rassembler Valenciennes »

La première particularité de cette liste est le ratio, 71% d’actifs et 13% retraités avec une moyenne d’âge de 49,7 ans. Brigitte Zielinski, en 2ème position, apporte son expérience d’ex élue du RN au sein du Conseil municipal de Petite-Forêt ; ancienne inspectrice des finances publiques à Valenciennes, elle souligne sa sensibilité à la grande précarité sur cette collectivité locale « avec des administrés avec moins de 8 000 euros annuel. » Pour sa part, en numéro 3, Bertrand Culot, un Valenciennois jusqu’au bout des doigts et surtout un fidèle du parti et participant à toutes les élections. « C’est normal qu’il occupe cette place sur cette liste », commente la tête de liste. C’est aussi un spécialiste de l’histoire locale, car « Valenciennes est une ville qui peut rayonner ! », observe Bertrand Culot.

Les grands traits du programme de « Rassembler Valenciennes »

La tête de liste l’affiche sans concessions, la sécurité est « notre priorité à Valenciennes ». Il cite le quartier de la Gare SNCF comme point noir quotidien de l’insécurité sur la ville-centre, une réalité de fait ! Si la commune est bien dotée d’un très robuste dispositif de caméras de vidéo surveillance, Tanneguy Adriencense propose l’utilisation de l’iA fin d’optimiser leur efficacité. A ce titre, Matthieu Valet, très versé dans le domaine, apporte son expertise : « L’IA va simplifier la mission des agents de la Police Municipale sur l’aspect visionnage. C’est un apport colossal dans le travail qui va permettre, si nécessaire des réquisitions plus rapides du Parquet de Valenciennes, mais également une meilleure coopération entre la Police Nationale et Politique Municipale. »

Bien sûr, l’effectif de la PM a été abordé. Le candidat le juge insuffisant et souhaite passer de 32 actifs (hors ASVP) à 50 agents. « L’idée est d’aller aussi dans les quartiers à travers un poste de sécurité mobile, il faut de la flexibilité en la matière », ajoute-t-il. Enfin, comme bien d’autres listes sur la ligne de départ dans le Valenciennois, une brigade cynophile est proposée !

Toujours sur le volet sécuritaire, une application digitale d’alerte sera attribuée chez tous les commerçants/artisans afin qu’il puisse alerter la Police Municipale au moindre incident et dans les meilleurs délais.

Enfin, pour boucler cet item central, l’éclairage public intelligent sera prôné (illumination par détection de mouvement) « avec une tolérance zéro. » Inutile de rabâcher que Valenciennes figure dans le haut de classement de l’insécurité pour les villes de même strate « avec un maire qui s’active pour la sécurité à 15 jours des élections… »

Stationnement/mobilité

Evidemment, le sujet qui cristallise quasiment toutes les listes est la cession au privé du Parc de stationnement de Valenciennes : « Nous voulons renégocier avec Indigo. Nous pensons qu’il y a matière à trouver un terrain d’entente, notamment en allongeant les tranches horaires de passage de la voiture LAPI. A défaut, nous casserons le contrat si nécessaire ! »

Un autre point d’une cruelle réalité est abordé. Chacun sait que le centre de Valenciennes est habité par une majorité de personnes âgées. Par la force des choses, de nombreux acteurs du soin doivent intervenir en centre-ville, infirmier, médecin de ville, kiné, mais certains habitent mécaniquement hors de Valenciennes, car comme toutes les communes le déficit en la matière devient chronique. Le résultat est un matraquage de ces professionnels qui, parfois, désertent tout simplement et refusent une clientèle dans le centre de Valenciennes, un comble. Mais, où habitent les élu(e)s de la majorité, sans doute un Valenciennes B que nous ne connaissons pas ! En digression, mais si peu, les grands stratèges de l’économie locale font fuir toutes les entreprises extérieures dans le bâtimentaire pour un chantier, ouverture d’un dossier 150 €, demande d’occupation du domaine public matraquée, contraintes pléthoriques, tout est fait pour faire fuir l’artisanat. En fait, ils refusent carrément des chantiers pourtant solides ; un simple sondage des artisans/PME sur le Valenciennois serait édifiant en la matière. C’est ce qu’on appelle les décharges de centralité… !

En l’espèce, la tête de liste propose un « macaron pour les professionnels de la santé (identifiés) avec des horaires définis afin de pouvoir stationner sans PV », car il ne maîtrise pas forcement leur temps d’intervention. C’est un peu comme la pub à la télé, il « suffisait d’y penser ! », mais visiblement trop compliqué pour l’élite pensante de la gouvernance locale durant le dernier mandat ! « De même, nous voulons réactualiser les tarifs de stationnement, plus souple, moins cher avec une voiture LAPI assouplie. L’offre de stationnement doit être faite en concertation ! »

Enfin, le candidat veut revoir les parcours du Cordon, C1, C2 et C3 « en concertation avec les habitants (c’est nouveau sur Valenciennes). »

L’urbanisme

L’implantation de mobiliers supplémentaires fait partie du programme de cette liste tout comme la poursuite de la rénovation des voiries, très entamée pour le coup « avec de splendides boulevards », acquiesce le candidat : « Il reste pourtant beaucoup à faire comme dans le quartier St Waast, voire au sein du Faubourg de Cambrai. Nous serons très attentifs au volet accessibilité pour les personnes en situation de handicap. »

Logement

Sur cet item, la liste du Rassemblement National veut s’attaquer aux logements insalubres. « Dans ce cadre, il faut entamer un dialogue avec les bailleurs sociaux. Ensuite, il faut arrêter l’attribution des logements clientélistes… »

Commerce locale

Pour l’animation de la ville-centre, la tête de liste veut « relancer les grandes manifestations comme la Braderie de Valenciennes au mois de septembre » le fameux lundi à la suite du Tour Saint-Cordon, un événement stoppé suite aux attentats traumatisants de Nice en 2016. « De même, les ducasses et là nous ne voulons pas tout concentrer sur le parking Lacuzon, il faut d’autres espaces . »

Pour les fameuses terrasses et leur coût d’occupation du domaine public très décrié à tel point qu’elles se réduisent, moins d’offres, moins de recettes, moins d’attractivité de la ville-centre, simple ! « Nous voulons une nouvelle charte des terrasses, un espace de livraison pour nos commerçants. Enfin, pour les professionnels de proximité, la mise en oeuvre d’un guichet unique pour tous les problèmes qu’ils peuvent rencontrer ! », commente Tanneguy Adriencense.

Le patrimoine

Bien sûr, comme sur Condé-sur-l’Escaut où Saint-Amand-les-Eaux, le sujet du patrimoine transpire dans cette collectivité locale. « Nous voulons réaliser un audit complet des sites patrimoniaux, et notamment celui de la Basilique Notre Dame. Nous pensons qu’il y a une capacité de mécénat sur ce dossier », précise-t-il.

Sur le volet patrimoine, les pléthoriques promesses à la dernière AG de l’association du « Comité de sauvegarde du Patrimoine Valenciennois » n’engage que ceux qui les écoutent… ! Mis à part le fleuron du Musée des Beaux-Arts de Valenciennes dont le fonctionnement et les travaux (projet pertinent et ambitieux) ont été habillement transférés à Valenciennes Métropole, le reste est en souffrance absolue… !

A ce titre, il propose une idée originale avec l’attribution d’une statue d’un artiste valenciennois par école afin de faire de la pédagogie sur celui-ci… ! « C’est une façon de valoriser nos artistes ! »

Les associations

Sur ce sujet, cette liste considère que la MDA (Maison des Associations) est « insuffisante. Il faut un autre lieu ! »

Puisque cette thématique est très liée au tissu association par communauté, la liste « Rassembler Valenciennes » veut relancer les « jumelages de la ville de Valenciennes. »

L’écologie/propreté

Dans le cadre d’un belle réhabilitation du Quai des Mines, bénéfique au port de plainte in fine, Tanneguy Adriencense souhaite installer « des guinguettes pour animer ce quartier et ce port de plaisance. » Dans la lignée, il promeut la plantation d’arbres sur les places de Valenciennes, des micro-forêts (les 4 soeurs, Place du Commerce, Place d’Armes, Place du Marché aux Herbes, Place du Hainaut) et enfin « la renaturation des berges et des rivières », mais cette compétence dépend des syndicats financés par la GEMAPI dont les fonds sont collectés par les agglo. L’idée « d’un Vignoble/plage » est relancée. Enfin, pour le verdissement, « nous voulons planter un arbre pour chaque naissance ! »

Sur le volet propreté, l’entretien des poubelles dans tous les quartiers même « si la propreté est aussi l’affaire de chacun ! »

Pour conclure par la démocratie participative, le candidat souhaite relancer les conseils municipaux filmés « surtout que tout l’équipement existe déjà dans cette salle du conseil municipal. Ensuite, nous voulons lancer 30 minutes ou plus de questions citoyennes en amont du Conseil municipal. »

Voilà un extrait d’une longue conférence de presse sur le programme du RN pour la ville de Valenciennes.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Entre scrutin de proximité et 49.3 local, le chemin escarpé de Joshua Hochart sur Denain

2 mars 2026 à 07:30

Joshua Hochart : « Non, l’élection n’est pas (déjà) faite au 1er tour ! »

Avant de parler de l’équipe autour de la tête de liste et de son programme, il est essentiel de souligner la forme et le contexte politique sur Denain, tout aussi important que le fond ! 15 mars 2020, 15 mars 2026, encore un 15 mars avec six ans d’écart sur le papier, mais un siècle de vie passé tant l’accélérateur de particules politiques s’agite sous nos yeux en France comme dans le monde. Sébastien Chenu, candidat en 2020 et presque favori de cette élection locale, a été battu au 1er tour, certes La Covid, mais avec une participation de plus de 50% à Denain, une exception sur le Valenciennois. Une autre équipe, pas meilleure ni plus déterminée qu’en 2020, arrive sur cette même ligne de départ six ans plus tard avec comme pilote le Sénateur du Nord, Joshua Hochart, au sein d’un paysage politique chamboulé.

En comparaison, sur Valenciennes (43 500 habitants), une atmosphère chaotique se dessine avec un maire en délicatesse judiciaire et 4 listes d’opposition avec des mouvements divers ; sur Saint-Amand-les-Eaux (16 500 habitants) où le maire sortant joue tout simplement sa carrière politique, mais dans les deux cas avec un paysage particulier, très localier, pas transposable ailleurs. Ce n’est pas le cas sur Denain compte tenu que la composition de cette ligne de départ est une copie, presque confondante, de l’Assemblée nationale. Nous avons un bloc central dont fait partie Anne-Lise Dufour, la maire sortante, deux listes de la gauche radicale (ou extrême), Youssouf Feddal et Jacky Boucot, et une liste de la droite radicale (ou extrême), Joshua Hochart. Deux gouvernements sont tombés en 12 mois, un autre survit en godillant habilement jusqu’à l’échéance présidentielle 2027, l’heure de la grande explication ! Et entre nous, le mot extrême est-il encore dissuasif dans l’esprit des électrices et des électeurs français ? D’évidence non, sauf à penser que 11 millions d’électeurs en juin 2024 sont tombés dans la marmite de l’extrémisme, il faudra donc que le bloc central change de paradigme d’ici 2027 pour imposer ses valeurs humanistes si chères à notre 5ème république depuis sa création, et ça commence à Denain dans 15 jours… !

Local de campagne de la liste « Nous sommes Denain »

Par suite, l’enjeu de ce scrutin à Denain est de fait plus important que les deux grandes communes citées précédemment, sans doute le plus impactant depuis le tourbillon Jean-Louis Borloo en 1989 à Valenciennes. Si la maire sortante remporte l’élection, l’écho d’une récompense à la bonne gestion locale ne dépassera pas le sud du département. Par contre, si le sénateur du Nord gagne cette joute de proximité, c’est une prise communale dont la portée sera nationale pour le parti RN, pour le nouveau maire (donc ex sénateur) et pour le député du Nord de cette circonscription, Sébastien Chenu, comme un Henin-Beaumont bis en quelle sorte !

La seule et unique question à se poser est sommes-nous dans une élection avec un bilan et des programmes locaux en opposition frontale où seulement sur un petit bout de France dans l’antichambre de la Présidentielle 2027? La frontière si ténue se trouve dans les urnes. Cette situation locale/nationale pousse Joshua Hochart à répondre à Anne-Lise Dufour dont le son de la majorité sortante est parvenu jusqu’à ses oreilles. Selon les rumeurs véhiculées, l’élection serait pliée dès le 1er tour, comme en mars 2020… : « L’élection n’est pas (déjà) faite au 1er tour ! » Enfin, pour conclure cette mise en perspective de ce scrutin, nous savons qu’à un niveau national, l’histoire ne se répète jamais deux fois de suite.

Un programme, des femmes et des hommes

Sébastien Chenu et Joshua Hochart

En présence du vice-président de l’Assemblée nationale, Sébastien Chenu souligne « un local gagnant, celui de la victoire en 2017 (législatives 2017) », la tête de liste présente un à un les colistiers et colistières à travers un renouvellement massif, car seulement 10 membres étaient présents en 2020 sur 37 membres + 2 suppléants. De 18 à 84 ans, l’équipe couvre à la fois les différents quartier de Denain, mais surtout différentes catégories socioprofessionnelles ! La 2ème de la liste est Anne-Sophie Watteau, assistante gestionnaire, porte son attention sur la culture et la vie associative : « Nous avons un magnifique théâtre et un conservatoire de musique, mais nous voulons aussi travailler avec les talents du cru ! Nous voulons rendre la culture accessible à tous les Denaisiens. » Sur le volet sportif, elle propose « un retour d’un club de football et à d’athlétisme » et d’autres disciplines comme « le badminton et le tennis de table », ajoute Joshua Hochart.

Dans ce cadre, la mise en lumière de la vie associative passerait par une nouvelle Maison des Associations. « Ensuite, il n’existe même pas un forum des associations, rien depuis 2019 ! », tance la tête de liste.

Le 3ème de la liste est Frédéric Brailly, conseiller municipal sortant, dont l’appétence se dirige vers la thématique de la sécurité : « Nous sommes passés d’une Police Municipale de 15 agents à 7 agents. Nous voulons donc la renforcer pour atteindre 20 agents sur le terrain sans les ASVP. Ensuite, nous lancerons une brigade cynophile et l’optimisation des caméras de vidéo surveillance avec l’aide de l’IA. De même, les dernières dispositions légales ont étendu le pouvoir de police du maire concernant les infractions routières comme les rodéos urbains. » Dans la lignée de la sécurité, le plan de propreté est associé : « Il y a un passage le matin en semaine, et rien du tout le week-end ! » Le programme porté par cette liste propose un grand plan de fleurissement, une redynamisation des berges de l’Escaut, un grand plan de nettoyage de la commune, et une hausse des containers enterrés à travers un déploiement. « Nous voulons également un nouveau local pour la Police Municipale. On ne cache pas la Police Municipale à Denain ! »

Bien sûr, comme sur toutes les communes, l’éclairage nocturne constitue un débat local, économie budgétaire ou sécurité… !

Vous pouvez découvrir ci-dessous les autres membres de ce collectif « Nous sommes Denain »

« Officiellement 5 jours après », Joshua Hochart

Avant d’aborder les autres thématiques, le sénateur évacue une rumeur persistante suggérant un retour au Sénat après une potentielle victoire : « Non, je serai maire officiellement 5 jours après le temps de l’effectivité de ma démission ! »

Le soutien aux commerces de proximité constitue un point central de ce programme. « Nous souhaitons faire l’acquisition de cellules vides, les remettre en état (clé en main), et trouver des commerçants et/ou artisans pour s’y installer avec des loyers accessibles, 50% de réduction en 1ère année, puis une dégressivité durant les 4 années suivantes pour une cession la 5ème ou 6ème année. La commune n’a pas vocation à être propriétaire de locaux commerciaux ! », insiste Joshua Hochart.

Autre sujet de taille, le futur déménagement du Centre Hospitalier de Denain. « Nous le soutenons comme notre appui pour l’obtention de deux matériels, financés par l’ARS, un Pep Scan et un autre pour la détection du cancer du sein. De fait, la commune disposerait potentiellement d’un foncier disponible pour un projet local », poursuit le sénateur. Les autres thématiques sont à découvrir dans le programme distribué chez les administrés.

Enfin, sur le paysage politique local sur la ligne de départ, Joshua Hochart revendique « une opposition crédible tout au long de ce mandat. Pour sa part, La France Insoumise a proposé en six ans un pavoisement avec le drapeau palestinien ! »

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Philippe Baudrin joue la carte de l’expérience sur Maing !

1 mars 2026 à 12:00

Philippe Baudrin : « Un maire sans partenaires, c’est fini ! »

Pour ce scrutin électoral de proximité, dont la campagne nationale officielle débute ce lundi 02 mars 2026, le maire sortant de Maing fait face à une liste emmenée par François Waelkens. A cet effet, il s’entoure pour cette joute électorale d’une équipe expérimentée avec un renouvellement de 12 membres, sur 27 + 2, mais « sans aucune dissidence au sein de mon équipe. C’est une rotation naturelle », précise le maire/candidat.

Sur son bilan, Philippe Baudrin, retraité et ex enseignant en histoire-géographie, met en exergue un programme de campagne 2020/2026 « réalisé à hauteur de 86% .» Effectivement, c’est une donnée très solide pour l’équipe sortante compte tenu de la Covid, d’une crise énergétique des collectivités locales (sans bouclier tarifaire) liée à la Guerre en Ukraine, d’une hausse exponentielle d’un coût de chantier retardant souvent, ou plus, tous les chantiers sur l’arrondissement du Valenciennois et qui s’achève par un nouveau conflit majuscule au Moyen-Orient dont nous ne connaissons pas les retombées à ce stade…, décidément un mandat inédit dans l’histoire !

Son équipe 2026/2033 est chamarrée avec des membres actifs dans l’intervention sociale, le médical, des fonctions administratives et juridiques, des salariés dans le monde industriel…, et des retraités.

Un programme 2026/2033

Son programme pour cette collectivité locale de plus de 4 000 habitants balaye tous les sujets locaux. Bien sûr, le fameux complexe sportif Aragon est Le sujet attendu par les administrés. Frappé par un affaissement, le site n’est plus ouvert au public et appuie plus encore la nécessité d’une réhabilitation du site incontournable.

Evidemment, ce dernier épisode est une mauvaise surprise pour la majorité sortante, mais pour l’édile, elle met aussi en lumière le travail déjà en cours sur ce dossier. « La phase règlementaire administrative (toujours très longue) est très avancée. Le coup est parti avec notre partenaire Valenciennes Métropole, le dossier avance », explique Philippe Baudrin. Sur ce dossier sensible, le candidat ajoute l’innovation à la clé, car « la géothermie et des panneaux photovoltaïques seront installés sur cette salle des sports. Cet équipement sera autosuffisant en matière énergétique et soutenu par des subventions (multiples partenaires) très liées à cette démarche écologique. » Et avec du recul, l’édile commente le nouveau mode de fonctionnement actuel d’une commune :« Un maire sans partenaires, c’est fini ! »

En dézoomant, ce prochain mandat sera celui des aménagements énergétiques structurants sur les bâtiments publics, car l’Etat et les institutions intermédiaires incitent, subventions à la clé, toutes les collectivités locales à prendre ce chemin et de fait réduire la ligne de trésorerie liée à la consommation énergétique (du fonctionnement) à l’épaisseur d’un trait. Enfin, il conteste l’idée d’une destruction/reconstruction moins coûteuse : « Non, nous sommes largement subventionnés pour ce projet de réhabilitation, pas pour une nouvelle construction. » Effectivement, la puissance publique au sens large, et l’ensemble du cadre environnemental réglementaire, pousse les communes à transformer l’existant, car la reconquête des friches (industrielles, publiques, et de l’habitat) constitue le moteur de la transition écologique bâtimentaire. Enfin, le candidat précise que « nous respecterons le décret tertiaire en évitant les pénalités à la clé. »

Sur les autres items, vous avez un travail sur la tranquillité publique, la mobilité (plus sécurisée aussi), et la sécurité plus globalement avec le renforcement de la vidéo protection. L’artisanat et le commerce local ont pris du galon depuis la Covid, toutes les collectivités locales rivalisent d’imagination pour maintenir, voire faire venir, et surtout mettre en oeuvre les conditions pérennes d’un tissu commerçant de proximité. A ce titre, Philippe Baudrin annonce avec satisfaction que « la future boulangerie/pâtisserie commence ses fondations (rue Victor Hugo). Elle sera sans doute ouverte d’ici la fin de l’année avec 3 emplois à la clé. » Pour les initiatives associées, le soutien aux commerçants locaux, les job dating, l’accompagnement des démarches entreprenariales feront partie de la stratégie locale. En figure de proue, le prochain « Parc d’activités de Maing » avec 15 cellules commerciales disponibles est très attendu.

Bien sûr, et peut-être plus encore aujourd’hui qu’hier, le cadre de vie pèse énormément dans l’attractivité, ou pas, d’une famille à venir s’installer dans une collectivité locale. Dans cette optique, l’enfance, la jeunesse, l’éducation sont des moteurs en la matière. A la charge des collectivités locales, les écoles primaires (maternelle + élémentaire) nécessitent des lourds investissements, avec la rénovation « d’une salle de classe annuellement », commente le candidat. Ensuite, la vie au sein de cette école devient plus centrale pour le bien-vivre…ensemble ! Séjours neige, classer verte, sensibilisation au harcèlement numérique, formation premier secours, centre de loisirs et « une bourse d’engagement pour le permis de conduire et/ou le BAFA contre du bénévolat », ajoute Philippe Baudrin.

Evidement, la politique locale vers les personnes âgées doit se muscler avec en parallèle la fameuse réforme par l’Etat « du Plan Grand Âge » repoussée, ajournée, depuis plus de 15 ans sous d’autres dénominations. La municipalité va devoir donc trouver des réponses locales face à cette solution inextricable compte tenu de la dette publique globale.

Sur la solidarité, l’accompagnement vers l’accès à la santé, la lutte contre les violences intrafamiliales à travers une meilleure prévention, de l’entraide sans oublier l’action sur le temps long des associations caritatives figurent dans cette action locale 2026/2033.

Enfin, la vie associative si importante dans ce vécu de proximité sera consolidée, voire l’action publique à cet effet. « Nous voulons promouvoir l’activité physique avec la création d’un parc écosportif et de Street Workout (musculation et gymnastique en plein air) », précise-t-il. Vous pourrez découvrir sur le programme distribué les initiatives en la matière.

Logiquement, cette kyrielle de propositions dépend des deniers publics à disposition pour la commune : « Nous avons une capacité de désendettement de moins d’un an. Les banques viennent nous proposer des solutions d’emprunt pour nos prochains investissements », conclut le maire/candidat, bref pas de sujet financier sur Maing.

Daniel Carlier

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Jean-Louis Borloo ne vote plus à Valenciennes… !

1 mars 2026 à 07:19

(Visuel de Jean-Louis Borloo à l’occasion d’une inauguration sur Beuvrages)

Il faut l’avouer, nous étions habitués à la venue de Jean-Louis Borloo à Valenciennes pour un scrutin, son arrivée dans le bureau de vote, une déambulation en ville, des images par la presse locale, des poignées de main, des échanges comme l’ancien édile adore avec des administrés au hasard ; cela perpétuait le fil restant entre cette époque « boorlesque » et aujourd’hui.

Jean-Louis Borloo et son épouse ont donc enregistré une nouvelle adresse électorale où ils pourront voter les 15 et 22 mars prochain. « En toute état de cause, il se trouve que les deux personnes visées (M. Et mme Jean-Louis Borloo) ont manifestement accompli des démarches pour voter dans une autre commune puisque l’institut national de la statistique et des études économiques a mis à jour le répertorie électoral unique en retenant une nouvelle adresse, ce dont il a informé la commune conformément à l’article L.16 III du code électoral. Ces personnes ne figurent dont plus sur la liste électorale de Valenciennes », répond Mathilde Jadas-Houzet à une question écrite d’un(e) citoyen(ne), la Directrice Accueil et Démarche citoyennes en mairie de Valenciennes.

Compte tenu du climat judiciaire dans la majorité sortante, car il a fait son choix avant le 06 février et donc ne connaissait pas le déroulé du procès des 19 et 20 février 2026, Jean-Louis Borloo a-t-il fait le choix d’éviter les balles perdues, de ne pas se mêler d’un scrutin sous haute tension, ou plus simplement pour toute autre raison personnelle. Néanmoins, c’est un fait politique tant il a soutenu, et peut-être encore la majorité sortante depuis son passage de témoin à Dominique Riquet en 2002 ! Une page se tourne irrémédiablement à Valenciennes…

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Michel Lefebvre, retour gagnant à « l’Imaginaire » sur Douchy-les-Mines ?

28 février 2026 à 07:34

Michel Lefebvre : « L’expérience de la proximité est la clé de la confiance ! »

Avant cette présentation originale de ce collectif où la programme s’entremêler avec les membres de la liste, Michel Lefebvre a voulu replacer le contexte de cette élection locale et ce moment particulier : « Ici, ce n’est pas seulement une liste, mais une équipe. Je ne suis pas dans cette bataille tout seul ! Nous vous présentons un projet collectif respectant trois engagements : la transparence, l’accessibilité et l’intérêt général. Nous avançons avec humilité et détermination, mais  L’expérience de la proximité est la clé de la confiance ! »

Les grands traits du programme !

Pour la politique des politiques des seniors, l’inénarrable Daniel Choteau égrène les avancées en cas de succès : « La navette promise et non tenue, elle sera mise en place dans les meilleurs délais. Le colis de Noël sera transformé par des bons d’achats chez nos commerçants/artisans. Ce sera le retour de la « Fête des Voisins », d’un marché de Noël où nous ferons venir une patinoire Place Paul Eluard. »

Une jeunesse très présente dans cette liste, Enzo Piqot en visuel

Pour Naima Bouaquina, l’offre alimentaire municipale va se remuscler. En effet, elle propose « une restauration scolaire sur deux sites, Maingoval et Mousseron, avec le retour de la cuisine en régie. Deux lieux réduiront aussi la durée de trajet de nos enfants. »

Pour sa part, André Crombez met le doigt sur une thématique central dans une collectivité locale, la santé ! « Nous avons un projet de grand Centre de santé pour lequel nous avons déjà identifié 10 000 M2 de foncier disponible sur la zone des Prouettes. Des médecins, des spécialistes, des professionnels du soin seront présents au sein de ce nouvel établissement de santé. » Pour ce dernier, les partenaires ont déjà été abordés comme Le Conseil départemental du Nord, la Région Hauts de France, l’ARS et des professionnels du soin.

Toutefois, chacun connaît le temps administratif et celui d’un chantier. L’urgence de l’accès aux soins pour le plus grand nombre est immédiat. « C’est pourquoi, nous allons immédiatement investir un local (attenant à l’hôtel de ville) où une seule cellule sur six est occupée. Le coût de la location de ce bâtiment s’élève à 1 500 € mensuel (pour 6 cabinets). Nous proposerons à des médecins libéraux de venir dans ces locaux le plus rapidement possible », ajoute Patrick Soloch.

Enfin, très versé sur le sujet du handicap, André Crombez souligne une politique locale en soutien des personnes en situation de handicap, les aidants aussi, car l’équation de la gestion du quotidien est complexe. La main tendue d’une localité est indispensable pour un public qui, parfois, baisse les bras face au mur administratif.

Autre projet structurant, la (re)conquête de la dernière friche d’usinor, non traitée à ce stade, est dans les ambitions affichées. Ce chantier vert « du parc de la Selle et de l’Escaut » sera très soutenu par les partenaires (Département dans sa politique de renaturation).

La sécurité est développée par Cédric Noulin : « Nous envisageons la mise en oeuvre d’une Police Municipale (avec 4 agents pour démarrer). Il n’y a pas de liberté sans sécurité, sans tranquille publique. Nous voulons travailler particulièrement sur les rodéos urbains, la sécurité routière, les conflits de voisinage, et l’extension des caméras de vidéo protection. »

Pour Régine Guilain, la culture demeure un pilier de la démocratie pour toutes et tous : « Ce n’est pas un luxe, mais un droit ! Nous adopterons une nouvelle politique tarifaire plus solidaire. Ensuite, nous lancerons un festival de théâtre amateur. » Concernant la pratique sportive, si proche dans la culture sur le volet bien être, des équipements de qualité sont nécessaires. Dans ce cadre, la rénovation du Dojo et de la salle Henri Barbusse font partie de ce programme.

Perrine Ego aborde le sujet sensible du commerce de proximité. « Chaque commerce qui ferme est une lumière en moins dans la ville ! Nous allons lancer une carte de fidélité inter-commerçant/artisan. Ensuite, nous serons très attentifs à la commande publique locale et notamment via des achats groupés. »

Bien sûr, cette présentation est partielle sur les thématiques du programme distribué chez les administrés…

Ci-dessous la liste :

Daniel Carlier

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L’association « Val’Gym » en fin de vie ?

27 février 2026 à 17:00

(Local Val’Gym/22 rue Abel de Pujol à Valenciennes)

Bernadette Vuillaume : « Je n’ai jamais eu une facture justifiée de notre consommation énergétique (17 000 euros en 2025) ! »

Cette association fait incontestablement partie du paysage associatif de Valenciennes. En effet, elle a été mise sur les fonts baptismaux en 1967 avec une pointe d’adhérents à près de 1 200. Malheureusement, la COVID est passée par là et a réduit le nombre d’adhérents à 364 à ce stade, contre 850 en 2019.

Avec 6 animateurs professionnels, Val’Gym propose des cours de gymnastique, mais également des ateliers de diététique, yoga du rire, naturopathie, sortie…, mais « toujours avec un animateur », précise Catherine, une adhérente depuis 40 ans. Oui, à Val’Gym, l’adhésion n’est pas seulement une ligne de trésorerie (150 euros + 2,5 euros par cours), mais du lien social, du sport bien être et pour le plus grand nombre.

« L’humain fait partie de cette pratique sportive », Bernadette Vuillaume

« Nous avons le label Sport/Santé attribué par la FFEPGV (Fédération Française d’Education Physique et de Gymnastique Volontaire) », ajoute la pratiquante. Certes, l’offre sportive s’est étendue sur Valenciennes avec des grosses machines du fitness comme Basic-fit, etc., avec du matériel de qualité, mais chez Val’Gym « l’humain est au coeur de ces cours de gymnastique et de nos autres activités », mentionne Bernadette Vuillaume.

Toutefois, la problématique centrale est d’une nature financière. « Dès l’arrivée de Laurent Degallaix, on nous a proposé de partir de notre ancien local (rue des Chartreux) pour la « Villa Toriani » (toujours en cours de vente) où cela n’était pas possible compte tenu des travaux, puis ce local rue Abel de Pujol (Vieux-Valenciennes). On occupe à plein temps environ 120 M2 en rez-de-chaussée. Le loyer négocié début 2013 est raisonnable, 650 euros mensuel. Par contre, j’avais alerté la mairie sur la hausse du coût énergétique dès 2020 », commente la Présidente.

Là, il faut ouvrir une parenthèse pour comprendre cette situation ubuesque. En effet, Valenciennes Métropole, dont le Président est le maire de Valenciennes, finance des études dans toutes les collectivités locales de la CAVM afin de réaliser des diagnostics énergétiques sur leurs bâtiments publics, excellente et pertinente démarche saluée par tous les édiles. Et là, vous avez un bâti communal dont chacun sait que c’est une « passoire thermique et rien ne se passe. En fait, la mairie veut le vendre ce local ! », ajoute la Présidente.

Pour revenir au coût énergétique, la présidente explique le montant et la méthode : « Je n’ai jamais eu une facture justifiée (donc détaillée) de notre consommation énergétique ! En 2025, nous avons payé 17 000 euros annuel et nous recevons juste un avis à payer par le trésor public. On ne sait pas ce que nous payons, car nous n’occupons pas tout le bâtiment. En l’état, nous ne pouvons plus tenir financièrement que quelques mois. »

« On passe aux menaces avec une demande de ne pas révéler (au public) nos problématiques énergétiques », Bernadette Vuillaume

Une lumière est intervenue fin 2024 et durant toute l’année 2025 avec un projet de fusion/absorption avec le VUC. « Au début, on nous demandait de faire démissionner nos animateurs afin de leur proposer un tarif (salaire) inférieur à l’actuel. Pourtant, juridiquement, une fusion/absorption intègre l’autre partie avec les contrats des personnes rémunérées en l’état. Néanmoins, encore en janvier 2026 à travers plusieurs réunions, nous pensions que cette problématique était résolue sauf que… En février, on nous annonce que cette négociation serait aux conditions demandées initialement par le VUC. Puis, le 12 février 2026, on passe aux menaces avec une demande de ne pas révéler (au public) nos problématiques énergétiques… ! », poursuit-elle… la coupe est pleine !

Face à cette situation inextricable, la Municipalité par un mail du DGS, le 19 février à 19H40 (en plein procès de l’édile), indique une suppression de tous les titres de recettes passés et à venir (Courrier 19 février). De même, une lettre reçue ce jour et signée par Laurent Degallaix confirme cette suppression, mais jusqu’au 31 mai 2026. Cette décision sera votée bientôt en Conseil du CCAS de Valenciennes… (Courrier CCAS/Laurent Degallaix).

De son côté, l’association a décidé de réduire ses charges de fonctionnement comprenant 2 ETP pour 8 personnes à temps partiel. « Nous réduisons notre masse salariale à 1 ETP comprenant les 6 animateurs et la personne pour l’entretien », commente la Présidente.

Dossier déposé au Tribunal judiciaire de Valenciennes

Cette situation passera par la case du Tribunal judiciaire de Valenciennes, car la Présidente et son comité ont décidé de s’en remettre à la justice face à cette situation. « Nous avons rempli le formulaire le 18 février dernier pour une liquidation de l’association, et nous passerons le 18 mars 2026 au Tribunal Judiciaire de Valenciennes. » Tout peut changer d’ici là et « je constate une mobilisation massive des adhérents (364 les 3/4 sont de Valenciennes) et des sympathisants. »

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Virginie Hochart sur Saint-Saulve : « L’ADN de cette liste, c’est le terrain ! »

27 février 2026 à 07:00

Virginie Hochart : « C’est une liste apolitique, ouverte et citoyenne ! »

Après le retrait de Bruno Thiollet de la tête de liste (raisons personnelles), le choix de Virginie Hochart s’est imposée. « Elle a fait l’unanimité de suite ! », s’exclame un colistier… « elle est connue comme le loup blanc », ajoute une colistière. Virginie Hochart, 34 ans, professeure de mathématiques au collège Lavoisier sur Saint-Saulve est une administrée de père en fille jusqu’au bout des ongles. Très investie dans le tissu associatif, notamment dans l’amicale du Roleur, l’asso des parents d’élèves pour sa fille, voire d’autres association, car « il y a une bonne connexion entre elles sur Saint-Saulve », explique la tête de liste. Particularité sur cette commune, cette élection de proximité pour le fauteuil majoral propose un duel « avec deux listes sans étiquette, ouverte et citoyenne. ». Presque symptomatique d’une commune de plus de 10 000 habitants sur l’état du personnel politique national (et pas d’un petit village), comme si La chose politique n’est plus la bienvenue dans le coeur battant du quotidien des administrés… !

« Je ne suis pas carté dans un parti. C’est une liste apolitique ! Nous avons des membres de tous les horizons dans ce collectif. D’ailleurs, je ne connais pas les convictions politiques de mes colistiers et colistières. L’ADN de cette liste, c’est le terrain ! » Logiquement, ses collègues de cette démarche démocratique, trop décriée compte tenu de l’investissement humain, ont présenté plusieurs thématiques de terrain.

La sécurité

Evidemment, ce sujet traverse les partis, les villes et les villages. Plus aucune liste en France ne peut ignorer cette thématique avec ses problématiques financières, ses modalités d’application spécifiques à la commune, sans oublier un travail sur la sécurité autant que sur le sentiment d’insécurité… ! Fort d’un porte à porte avec des questionnaires bien remplis, ce sujet occupe les esprits sur Saint-Saulve.

Les habitantes et habitants abordés les yeux dans les yeux soulignent « un manque de visibilité des agents municipaux (comme de la Police Nationale). Ils nous évoquent également l’insécurité routière avec des vitesses excessives sur une petite distance. Il faut agir avec des feux intelligents, des radars mobiles, voire des chicanes », commente un colistier.

Ensuite, un débat national s’installe sur le retour des lumières dans la ville la nuit ! En effet, une majorité de collectivités locales ont fait le choix de remettre l’éclairage public pour une raison… de tranquille publique. Certes, les économies sont réelles suite à la crise énergétique (guerre en Ukraine). C’est pourquoi, l’ex adjointe et opposante aujourd’hui, Sheerazad Labed Aouadi, propose « que 50% des indemnités des élu(e)s seront fléchées pour financer ce rétablissement de l’éclairage public (de 23h à 5H00 du matin). Cela représente 40 000 euros annuel. »

Evidemment, une vidéo protection plus musclée serait souhaitée, mais « nous ne connaissons pas ce qui fonctionne ou pas ! », conclut-il !

Le bien être animal

Si la commune de Marly s’est fait remarquer sur cette thématique, la liste portée par Virginie Hochart veut imprimer ce sujet dans l’action publique locale. « Nous souhaitons un lieu dédié pour le recueillement pour les animaux. Ce n’est pas le coût d’un cimetière, mais c’est un espace mémoriel ! », précise une colistière.

Plus globalement, le bien être animal passe par « une éducation des propriétaires dans la gestion des animaux. On travaillera avec des associations, des spécialistes. Ensuite, tout le monde peut perdre son emploi, etc., et il devient difficile de nourrir votre animal de compagnie. Dans ce cadre, nous proposons pour les familles en situation de précarité des colis alimentaires pour animaux », ajoute-t-elle.

Le cadre de vie

Aussi important que les grands projets, le cadre de vie de l’habitant apporte une plus-value à la vie en collectivité. Dans toutes les collectivités locales, parfois, il ne faut pas beaucoup pour donner le sentiment que l’administré compte durant six ans et pas juste six mois avant les élections !

« Nous proposons un kit de bienvenue pour tous les nouveaux arrivants sur Saint-Saulve », indique une colistière. Il sera composé d’un pass culture, d’un pass piscine, et de différents documents locaux pour des infos pratiques. « Nous observons que des nouveaux arrivants demeurent encore inscrits dans des associations d’une autre commune, etc., et ne profitent pas des structures locales. Ce kit de bienvenue est un moyen pour les intégrer chez nous », poursuit-elle.

Ensuite, le colis de Noël serait remplacé par des bons d’achats à dépenser chez les commerçants locaux, une récompense financière pour chaque diplômé, une ouverture au pique-nique à l’image de l’initiative sur Valenciennes à la période estivale, un bal intergénérationnel chaque 1er dimanche du mois où « les associations, à tour de rôle, tiendront la buvette pour générer de la trésorerie », conclut-elle.

Les finances

Sur les finances publiques, sujet sur le haut de la pile tout au long de ce mandat sur Saint-Saulve, Sheerazad Labed Aouadi dénonce « une hausse des impôts de 17,45% des impôts, alors que cette absence de celle-ci était une promesse de campagne en 2020. La dette par habitant est passée de 400 euros en 2020 à 1 400 euros en 2025. »

Ensuite, le retard d’ouverture du Groupe scolaire du Bas Marais « inquiète les habitant(e)s. Que se passe-t-il. Il y a déjà eu plusieurs reports », ajoute-t-elle.

Concernant la Grande Halle attenante à l’hôtel de ville : « Il ne se passe pas grand chose dans la halle de centre-ville (hors restaurant). C’est pas ce qui était vendu à la population », tance Sheerazad Labed Aouadi !

Enfin sur la transparence des comptes, les informations « sur les finances publiques sont trop partielles sur le site internet de la ville. En cas d’élection, on adhèrera (comme sur Bruay-sur-l’Escaut) à la certification de nos comptes et la publication d’une fiche de synthèse claire sur les investissements, le fonctionnement, etc. Bien sûr, en cas d’élection, il faudra procéder à un audit des finances locales afin de connaître exactement l’état budgétaire sur Saint-Saulve ! »

La charte

Pour conclure, ce collectif propose une charte de comportement entre les élu(e)s. « On s’écoute, on se respecte ! Un mot est un coup. J’ai vécu 3 années difficiles dans l’opposition. Un conseil municipal n’est pas un ring… ! Nous serons dans le respect des élu(e)s du prochain conseil municipal (majorité ou opposition) », conclut Sheerazad Labed Aouadi.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Isabelle Desoil : « Redonner à la ville et aux citoyens » de Valenciennes

26 février 2026 à 07:00

Isabelle Desoil : « Je ne suis pas une politique, mais une citoyenne et j’aime ma ville ! »

Pour évacuer la thématique de la déflagration sur la ville de Valenciennes depuis le procès des 19 et 20 février 2026 concernant Laurent Degallaix https://www.va-infos.fr/2026/02/21/le-procureur-de-lille-requiert-contre-laurent-degallaix-5-ans-dineligibilite-avec-execution-provisoire-1-an-demprisonnement/, la tête de liste s’exprime sur ce momentum judiciaire : « Nous refusons de commenter une affaire en cours. Par contre, l’image de la ville en prend un sacré coup. C’est pourquoi, nous proposons une charte à signer par toutes les colistières et les colistiers afin qu’ils déclarent tout conflit d’intérêts potentiel ou existant, ne jamais s’exposer à une prise illégale d’intérêt, ne pas maintenir une candidature ou démissionner en cas de condamnation inscrite au casier judiciaire… (http://www.va-infos.fr/wp-content/uploads/2026/02/Charte-des-valeurs-pacte-de-colistier.pdf. » Coup politique ou pas, cette proposition colle parfaitement à toutes les listes engagées dans les Municipales sur les 34 955 collectivités locales concernées… en mars prochain. Dans ce cadre, un comité consultatif d’éthique composés d’élus et de personnalités serait mis en place. « C’est très classique dans les grandes entreprises avec un bilan annuel obligatoire », comme Jean-Michel Pottier très versé sur les pratiques du monde des entreprises à travers ses fonctions syndicales nationales.

Petit regard dans le rétroviseur de la municipalité, la tête de liste explique son engagement dans la majorité municipale dès 2014. « Je connaissais Laurent Degallaix à travers ses fonctions d’adjoint aux sports. J’étais très engagée à ce titre et il m’a contacté pour figurer dans sa liste. Ensuite, J’étais adjointe aux affaires sociales et j’ai quitté la majorité en 2022 », explique-t-elle. Outre une divergence de fond, elle rappelle la méthode et le fameux « coupé de micro pendant que j’explique le problème de la transaction financière avec la société privée INDIGO (transfert au privé du parc de stationnement)… ! J’expliquais simplement les chiffres avancés sur le budget 2026, 2,1 millions de PV budgétés, 2,9 millions de recettes et un ticket d’entrée de 12 millions d’euros d’INDIGO. De faits, si les chiffres de recettes ne sont pas atteints, il faudra rembourser INDIGO in fine (gestionnaire du parc de stationnement sur Lille) », poursuit-elle.

On rappelle que l’édile de Valenciennes a expliqué à la barre du Tribunal correctionnelle de Lille « être dans son rôle pour recevoir les oppositions et de veiller à l’harmonie au sein du conseil du municipal ! » Sur ce point précis, le maire a bénéficié d’une méconnaissance du Tribunal judiciaire de Lille sur les pratiques réelles dans l’hémicycle valenciennois à l’endroit de certaines oppositions… !

Quelques grandes lignes des projets

Ensuite, c’est en équipe que quelques grands projets sont dévoilés à la presse locale avant un développement au sein du local de campagne.

Tour d’abord et logiquement, la Place d’Armes constitue un sujet de polémiques sans fin. « Nous voulons lancer une grande concertation avec les commerçants/artisans et les habitants pour la transformer. Espace paysager, retour d’un axe traversant voiture, ou pas, ilots de fraîcheur. Rien n’est arrêté, c’est cela notre méthode ! », commente Christian Peretti, présent sur la liste.  Actuellement, ce coeur de ville est extrêmement minéral, une enclume bétonnée face aux chaleurs en lien avec le réchauffement climatique, chaque centre-ville de France fait l’objet d’une réflexion sur un verdissement de ses espaces urbains. Avec la sécurité, cette thématique fait l’unanimité parmi les programmes de cette campagne municipale.

Visuel non contractuel généré par l’IA

Ensuite, un projet spectaculaire sans être pharaonique est proposé dans la réflexion. Recouvrir le Passage de l’Arsenal avec un plafond de verre lumineux dont les couleurs seraient changeantes suivant les événements, les saisonnalités, etc, un espace urbain semi-couvert menant au tout nouveau cinéma de centre-ville. C’est assez simple et déjà vu dans des communes, ce dernier pourrait constituer « un élément d’attractivité pour la ville de Valenciennes », ajoute Christian Peretti.

Enfin, parmi les projets urbains, la conquête des friches urbaines (et industrielles) figurent dans le haut de la liste du développement durable et de la bonne consommation foncière urbaine. Deux friches arrivent sur la table, elles sont identifiées et incontestables. L’ex collège Watteau, propriété du Conseil départemental du Nord et le futur ex Commissariat de Police Nationale de Valenciennes, Avenue des Dentellières. Dans les deux cas, outre une négociation sur le foncier, l’idée est de travailler à un projet multi-partenarial.

Visuel non contractuel généré par l’IA du collège Watteau revisité

« Sur l’ancien collègue Watteau, une ruche (voire pépinière) d’entreprises pourrait s’installer en collaboration avec la CCI Grand Hainaut, voire d’autres acteurs (bailleurs sociaux) », indique Jean-Michel Pottier. Ensuite, sur l’immense bâti du commissariat de Valenciennes, très dégradé, l’idée est l’implantation d’une nouvelle résidence pour seniors. Ce n’est pas un scoop, le centre-ville de Valenciennes est habité par beaucoup de personnes âgées, l’offre est insuffisante en centre-ville à ce stade.

La vie locale

Bien sûr, les projets urbains ne font pas tout, la vie dans la cité est éminemment importante, peut-être plus que jamais dans le climat national et mondial actuel. Les ambitions sont fortes, soutien du commerce de proximité dans tous les quartiers, une vitalité du centre-ville, mais surtout, en lien direct avec les fonctions locales de la tête de liste ; un focus sur les activités sportives, les associations dédiées, la culture, et la vie sociale sans oublier cette crise du bénévolat bien connue ici et ailleurs.

« Je ne suis pas une politique, mais une citoyenne et j’aime ma ville ! », commente Isabelle Desoil, car cette déclaration passe par une attention particulière à la vie de la cité même si la puissance publique ne peut pas tout.

Dans les mesures spécifiques, Thomas Cacheux annonce un programme « Tous Nageurs » où actuellement « huit fois 30 minutes pour apprendre à nager ne suffisent pas.  Il faut assurer une bonne pratique de la nage pour tout élève quittant le CM2 à Valenciennes. »  Ce sujet est plus que prégnant et particulièrement suivi par l’Académie de Lille dans un Département très jeune. Le Centre aquatique de l’Amandinois et son ex DG (Franck Baudoux) a travaillé ces dernières années sur un projet réussi. « Les noyades sont la 1ère cause de mortalité chez les 16-25 ans », disait-il

« Je ne suis pas seule », Isabelle Desoil

Bien sûr, la liste demeure le pilier d’une équipe municipale. « Je ne suis pas seule », insiste Isabelle Desoil.

La tête de liste insiste sur son profil apolitique, non cartée : « Je ne suis pas une politique, mais une citoyenne et j’aime ma ville ! » Pour sa part, la plus jeune colistière a 18 ans, premier vote : « Je suis fière de faire partie de cette liste ». Elle a signé comme les autres cette Charte… ! On peut observer quelques noms connus sur ce bulletin de vote, Anita Liso (un nom de l’habillement sur Valenciennes), Ludovic Dufour, (La Cave du Monde et ex Président des Boutiques de Valenciennes), Alain Place (Places Voyages), sans oublier Bruno Guislain (ex fondateur de la l’Imprimerie Lelièvre), 2 anciens élus de Valenciennes sur la liste, Isabelle Desoil et Christian Peretti, elle est à découvrir ci-dessous !

« Redonner à la ville et aux citoyens », tout un programme en une phrase !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Sylvia Duhamel, une maire/candidate optimiste sur Bruay-sur-l’Escaut

25 février 2026 à 08:00

Sylvia Duhamel : « Le boulot est fait ! »

Sans dire que tout est parfait, c’est impossible par essence, un édile doit travailler la pédagogie d’un bilan… solide. C’est pourquoi, la maire sortante insiste sur le travail rendu à la population à travers des nouveaux équipements structurants comme le complexe des sports Jean-Philippe Gatien , la nouvelle école Paul Langevin, la ferme urbaine, de multiples voiries, le début des travaux de l’étang de la Gare d’Eau, sans oublier le bénéfice du Contournement Nord. « Le boulevard de l’Europe est enfin fluide à la circulation. Les multiples camions, les voitures ne passent plus par les anciens axes », souligne la maire et l’ex conseillère départementale peut remercier le Conseil départemental du Nord. « Ces passages n’apportaient rien à la ville, pas des consommateurs locaux », ajoute Pascal Lemaire, adjoint en charge des finances et colistier. L’occasion de rappeler aussi que « nous avons mis deux ans pour redresser les finances en 2014/2016, puis lancer des projets. Sur ce 1er mandat, nous avons mis huit mois pour obtenir un prêt de 275 000 euros. Sur le 2ème mandat, nous avons mis trois mois pour la validation d’un emprunt de 8 millions d’euros, car nous n’étions plus en alerte (dernière étape avant la mise sous tutelle financière par la Préfecture). Le boulot est fait », commente Sylvia Duhamel.

Et Bruay-sur-l’Escaut 2026/2033 ?

Pour le coup d’après, l’éventuel mandat 2026/2033, l’équipe municipale est ambitieuse avec l’aménagement urbain de la Place des Farineau pour un coût estimé de 2,2 millions d’euros. « Nous voulons d’abord réaliser une halle semi-couverte avec le transfert du marché hebdomadaire, un espace utilisé pour des manifestations communes, voire des associations. Ensuite, il faut des espaces ombragés, des îlots de fraicheur, des lieux de convivialité où les gens pourront échanger, car ils ne se parlent plus ! »

Dans cette logique du partage social, la fin des travaux de l’étang de la Gare d’Eau avec un site « disponible dès cet été à travers un étang de pêche revisité, un confortement des berges, un site canin, un parking, et des jeux pour les touts-petits, le tout pour une base de loisirs familiale », explique Sylvia Duhamel.

Ensuite, comme sur de multiples sites de ce territoire minier, la reconquête des friches est devenue centrale pour les majorités municipales. « La Friche Hubert a été déclarée d’intérêt communautaire. Nous travaillons avec l’EPF (Établissement Public Foncier) et Valenciennes Métropole sur ce dossier pour l’installation d’un habitat en PSLA (prêt social location-accession) », explique la maire/candidate.

Les églises d’avant 1905 font partie du patrimoine communal, pas toujours un cadeau pour les finances publiques. Sur Bruay-sur-l’Escaut, l’église Sainte-Pharaïlde est en cours de travaux avec une poursuite sur le prochain mandat des travaux intérieurs, le parvis, et l’accès PMR pour un peu moins de 1 970 000 euros.

Enfin, pour les projet structurants, vous avez le dossier « Les Plantys » où une zone économique est sur la table. Dans ce cadre, une réhabilitation majuscule est obligatoire afin de créer un espace pour l’artisanat, un village des artisans, le coût prévisionnel pour la CAVM est de 3 millions d’euros.

Un avenir financier complexe

Il faut l’avouer, l’avenir des collectivités locales sur le volet financier n’est pas reluisant ! Le prochain budget de l’Etat en 2028 sera sans doute un cataclysme ou une nouvelle feuille de route pour les collectivités territoriales, quelle que soit la majorité au pouvoir… ! Dans cette optique, les gouvernances locales seront prudentes : « Nous avons des projets sur les écoles, sur le développement durable, tous les dossiers où nous pourrions trouver des partenaires. »

Par contre, sur le volet social, l’urgence est le maintien des services à la population à travers le Pôle Social Communal. « C’est une priorité pour nous ! Ensuite, nous travaillons aussi sur des sujets comme l’alimentation locale (en circuit-court) à travers la ferme urbaine », indique Sylvia Duhamel.

La gestion de l’effectif communal devient aussi un point central d’une capacité à financer de l’investissement, via un autofinancement, ou de laisser filer le sujet, c’est un choix politique. « En deux mandats, nous avons réduit un peu le nombre d’agents, plus de 200 en 2014 et 190 en 2025, mais le point d’indice maintient une charge de fonctionnement lourde », précise l’adjoint aux finances. Tout cela pour dire que la gestion, en mode 20ème siècle, de l’effectif communal avec une ouverture peu limitée des emplois publics est révolue. L’édile va devoir repenser son logiciel financier en profondeur d’ici deux ans !

« Une municipale ne se fait pas sur 2 mois, mais sur six ans », Pascal Lemaire

Pour se lancer dans cette campagne atone, la majorité sortante repart avec une équipe motivée avec « un renouvellement d’1/3 (rotation naturelle). Aujourd’hui, une délégation impose une disponibilité, un engagement plus conséquent. Une municipale ne se fait pas sur 2 mois, mais sur six ans », souligne Pascal Lemaire.

Justement, Sylvia Duhamel précise que « le collectif m’a demandé de repartir pour un nouveau mandat ». Certes, la Première magistrate avait indiqué que c’était son dernier en 2020, mais ce n’est pas la première, ni le dernier, a changé d’avis à l’aube d’une élection.

Ensuite, sur les autres opposants sur la ligne de départ, Frédéric Musy « présent 10 fois sur 30 conseils en six ans », précise-t-elle, incarne une union de la gauche non gouvernementale. Pour sa part, la majorité municipale s’inscrit dans un entre-deux politique. Dans une famille très Mitterrandienne, puis avec André Lenquette dans l’Union pour le Nord en 2015 pour les Départementales, Sylvia Duhamel affirme que « je n’ai jamais été de droite. »

Sur le résultat du 15 mars prochain face à une liste d’union de la gauche, accrocheuse, et celle de Lutte Ouvrière, toujours militante, Sylvia Duhamel et Pascal Lemaire disent de concert : « Nous espérons une élection dès le 1er tour ! »

Daniel Carlier

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Le budget 2026 du SIMOUV voté à l’unanimité pour la « Der » de Guy Marchant !

24 février 2026 à 17:00

(Visuel crédit Transvilles sur la nouvelle du Cordon Valenciennes)

Guy Marchant : « Ce boni de 4.177.227 euros en 2025 est une très bonne nouvelle pour le SIMOUV »

C’est au vice-président aux finances, Arnaud l’Herminez, de présenter ce dernier exercice budgétaire dont chacun sait qu’il reviendra au prochain exécutif de trancher dans le vif sur un choix structurel pour le tramway, nous y reviendrons !

Malgré un problème de logiciel de comptabilité publique pour l’adoption du CFU (Compte Financier Unique) 2025, le SIMOUV a réalisé son affection des résultats 2025. Un excédent de fonctionnement de 16 562 630 euros, pour un déficit d’investissement affecté de 12 285 403 euros, génère un boni de 4.177.227 pour l’exercice comptable 2025. « Cet excédent de 4.177.227 euros en 2025 est une très bonne nouvelle pour le SIMOUV ! », souligne Guy Marchant. Cette heureuse information ne sera pas de trop dans le contexte financier de cet EPCI. En effet, nous l’avions entendu durant le ROB et par la voix de son vice-président aux finances, cette collectivité territoriale n’est plus en capacité d’emprunter compte tenu de sa dette abyssale sur une longue durée https://www.va-infos.fr/2025/12/17/simouv-recherche-budget-desesperement-pour-le-remplacement-des-rames-2006-du-tramway/, et doit mécaniquement mettre plus encore à contribution ses deux agglo membres, espérer plus encore une taxe (Versement Mobilité) toujours plus dynamique, afin de faire ses choix stratégiques.

Le budget 2026

Pour cet exercice 2026 les opérations réelles de fonctionnement s’élèveront à 79 767 328 euros avec un montant dédié au délégataire, KEOLIS Hainaut Valenciennois, de 65 723 480 euros (somme indexée sur l’inflation) dans le respect de la DSP sur 7 ans, initiée le 01 juillet 2023.

Sur le volet investissement, le programme d’investissement se décline sur un montant alloué de 8 015.082 euros dont une contribution des 2 agglomérations de 4,6 millions (2,3 millions chacune), mais également 625 000 euros des fonds FEDER (Europe).

Pour autant, on peut souligner que l’exploitant a réalisé environ 4.117.227 euros millions de recettes de transport, mais que contractuellement, KEOLIS Hainaut Valenciennois s’est engagé à verser à minima 6.596.872 euros et mécaniquement une mauvaise nouvelle pour les deux parties, car les transports en commun sont donc sous-utilisés en terme de recettes prévisionnelles.

Le changement des rames de la T1

Pour le prochain exécutif, le Gros dossier déjà exposé durant le ROB est le remplacement des rames de la T1 (lancement de l’axe Mont Houy/Valenciennes en juin 2006). « Le prochain exécutif auront deux choix, un Rétrofit (une rénovation) des rames de tramway pour une enveloppe de 30 millions d’euros ou de nouvelle commande de rames à hauteur de 90 millions d’euros », explique le vice-président.

« Evidemment, la durée de vie de ces deux choix va déterminer la position de ce nouvel exécutif. La situation sera très différente si le Rétrofit est valable pour 10 ou 20 ans », poursuit-il.

L’aménagement du territoire

Enfin, l’autre compétence du SIMOUV est l’aménagement du territoire, portée par Arnaud Bavay, où des choix de consommation foncière sont au coeur de l’actualité… administrative.

En effet, vous avez entendu les débuts agités sur la fameuse loi ZAN (Zéro artificialisation Nette) avec un Sénat vent debout contre cette réduction des accès, en métropole ou agglomérations, aux voitures polluantes. A ce stade, les députés n’ont pas reculé, mais il est évident que le débat présidentiel va trancher cette thématique de proximité.

Concrètement, élection présidentielle en mai 2027, législatives en juin 2027, une nouvelle mouture ou annulation de celle loi ZAN n’est rationnellement possible qu’en 2028…., mais la continuité de l’Etat fait que la loi en vigueur est active de plein droit. « C’est pourquoi, nous devons nous positionner, car la déclinaison de la ZAN actuelle continue. En 2025, La Porte du Hainaut a fait valider dans le Schéma Régional de consommation foncière « deux projets sur celui du Parc des Soufflantes sur Escaudain et sur la commune d’Escaupont. En 2026, nous devons impérativement valider l’extension de la zone des Dix Muids sur Marly (25 hectares) et l’extension de l’aéroport de Valenciennes Denain à hauteur de 13,5 hectares sur Valenciennes Métropole. Après cette année 2026, dans le Nord, les projets d’envergure seront concentrés sur le Dunkerquois (Economie et Logement) », commente Arnaud Bavay.

En conclusion de ce mandat 2020/2026, Ali Ben Yahia pour Valenciennes Métropole et Arnaud Bavay pour La Porte du Hainaut ont salué la Présidence de Guy Marchant où les 2 EPCI ont été respectées et abordées dans un sens de l’interêt territorial et rien de plus. Ce dernier conclut lui même cet exercice intense de six ans : « C’était pour moi un sigle mystérieux (SIMOUV), je connaissais les problématiques de transport sur le Valenciennois, mais pas celle sur La Porte du Hainaut. De suite, les élu(e)s ont collaboré pour travailler sur l’ensemble du territoire. Ainsi, j’ai pu travailler avec mon équipe sur le transport urbain dans sa globalité afin de moderniser ses outils. »

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Dalila Duwez-Guesmia, une liste unique aux ambitions plurielles à Lourches !

24 février 2026 à 07:22

Dalila Duwez-Guesmia : « Le bien vivre ensemble, c’est l’affaire de tous ! »

Elue au 1er tour en mars 2020 avec 56,73% des voix, mais plus de 50% d’abstention (54,46%), un(e) élu(e) de la République ne peut pas, ne doit pas, se contenter de son score et se dire que tout fonctionne merveilleusement bien. Non, l’équipe sortante doit convaincre ses administrés de se déplacer pour soutenir, ou pas (bulletin nul), sa maire sortante pour un deuxième mandat de suite.

En effet, la Première magistrate brigue un second mandat après la suite de Renée Bihet en 2020, mais elle a un vécu d’élue locale depuis 2001 et depuis 2008 comme 1ère adjointe. Elle connaît la particularité de cette commune, enclavée dans le Denaisis, avec la grande Denain et Escaudain (sans oublier Douchy-les-Mines), et des villes voisines comme Roeulx et Neuville-sur-Escaut. « Sans l’agglo, on ne peut rien faire financièrement », commente-t-elle même si la dette publique « de 2 millions d’euros environ avec un seul prêt et un taux très bas (moins de 1%) est raisonnable. Nous avons eu de la chance pour le coup », mentionne l’adjoint aux finances et colistier, Michel Vasseur.

« Nous vivons un peu dans l’ombre de Denain et nos administrés pensent que tout est centralisé sur cette commune ! Pout autant, ils sont de plus en plus difficile à satisfaire. Ils peuvent ne pas être contents, mais ne savent pas répondre quels sont les changement souhaités ! », indique la maire/candidate comme si l’ambiance nationale avait emporté dans cette dissolution catastrophique, le reste d’une reconnaissance politique nationale, régionale et locale. C’est la triste histoire de l’oubli d’un peuple pour un calcul parlementaire en juin 2024, le bébé est parti avec l’eau du bain et nos illusions avec…

« Le logement sera notre priorité sur ce mandat ! », Dalila Duwez-Guesmia

C’est pourquoi, l’édile et candidate 2026 veut travailler sa démocratie participative au corps. Premier défi, inverser la baisse de population, car Lourches comprend 3 750 habitants, dont 192 habitants de moins, « c’est énorme », dit-elle ! La solution, plus de logements.

« Derrière l’hôtel de ville, vous avons un foncier disponible d’environ 30 hectares, 15 hectares maîtrisés par nous et 15 hectares par un particulier et vendeur, ce n’est pas un problème. Je dialogue très régulièrement avec le bailleur social Maison & Cités et d’autres », précise Dalila Duwez-Guesmia. Pour autant, le déclic n’est pas encore là. « Le logement sera notre priorité sur ce mandat à travers une nouvelle offre, mais également notre lutte contre l’habitat dégradé ! Dans ce cadre, nous avons besoin d’appartements avec des T2 et T3, car nous avons encore beaucoup de grandes maisons avec des personnes âgées, seules aujourd’hui ! Notre population est vieillissante d’où l’importance de ramener de nouveaux habitants sur Lourches. »

Les projets 2026/2033

Sur les mandats précédents, le renouveau des établissements scolaires est acté pour les 300 élèves en élémentaire et les 164 en maternelle. Pour autant, la baisse de la démographie atteint la France entière d’où l’urgence absolue de mettre en place une nouvelle offre de logements dans le neuf, comme l’ancien, sur Lourches. C’est la base de l’attractivité avec les services à la population et le commerce de proximité, voilà les 3 composantes, plus la sécurité, d’une réflexion de (re)localisation d’un habitant.

Outre le volet logement vu précédemment, la rénovation de la salle des sports, complexe Jean Jaurès, composée de tôles métalliques ondulées est d’un autre âge. Evidemment, ce dossier avec l’aide des partenaires comme le Conseil département du Nord, La Porte du Hainaut, voire l’Agence Nationale du Sport, devrait être au dessus de la pile compte tenu que l’attractivité d’une commune passe, aussi, par ses équipements structurants.

Bien sûr, la sécurité a dorénavant dépassé tous les clivages politiques. Toutes les collectivités locales ont franchi le cap de la vidéo-surveillance, mais « nous n’avons pas les moyens d’embaucher des agents pour la police municipale. Par contre, nous allons embaucher prochainement une ASVP, mais toute police municipale passera par une démarche intercommunale », indique le candidate. Effectivement, des premières moutures émergent ici et là, La Sentinelle/Hérin, voire Petite-Forêt, Raismes et Anzin, mais bien d’autres dans les cartons digitaux.

La vie de la cité constitue également un objectif important pour le quotidien. « Le bien vivre ensemble, c’est l’affaire de tous ! Les gens ne se parlent plus », s’exclame la maire, car il est évident que le bonheur de partager ne se décrète pas par arrêté municipal. « Nous soutenons au maximum nos associations à travers l’organisation de manifestations ! Sans nos associations, la vie locale serait bien triste… »

Plus proche, moins loin… de l’habitant

Au détour d’une liste de 27 (+ 2) colistières et colistiers, avec 1/3 de renouvellement et « un rajeunissement de l’équipe avec une moyenne d’âge de 44 ans, plus âgé 78 ans et plus jeune 21 ans », cette équipe va (re)partir sur le terrain dans les 5 quartiers identifiés sur Lourches.

En mars 2026, cette respiration démocratique va nous éclairer sur l’état politique de notre pays, en colère endémique jusque dans les plus petits villages, où deux listes s’engagent, et une vague potentielle de dégagisme jamais vu dans l’histoire de la 5ème république. C’est même le sens de l’histoire, à chaque sortant de prouver le contraire, le programme (voire le bilan) est une chose, la fiabilité politique et locale de votre maire, une autre ! Sur Lourches, dépasser les 50% de participation serait un beau message démocratique, un véritable défi local pour une seule liste !

Daniel Carlier

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(UPHF) Dominique Sciamma : « Pas d’industrie sans design »

23 février 2026 à 05:45

Dominique Sciamma : « Une pédagogie par projet ! »

Pour bien comprendre les fondamentaux de cette création sur l’UPHF, il faut analyser l’état des lieux de l’apprentissage du design en France. En effet, vous avez des écoles post-bac privées, comme l’excellente Rubika (9 000 euros annuel) sur le site des Rives Créatives de l’Escaut, et des écoles publiques comme l’ESAD (École supérieure d’art et de design) sur Valenciennes fermée en juin 2025, car « la ville n’a pas souhaité porter financièrement celle-ci », souligne Dominique Sciamma. Par contre, vous avez l’ESAC (École Supérieure d’art & de communication sur Cambrai) associée à l’UPHF.

Ici, la démarche va plus loin, cette école sera intégrée dans les cursus de l’UPHF, car « vous n’avez plus d’accès à une pédagogie du design pour toutes les conditions de ressources sur le Valenciennois », ajoute-t-il. Concrètement, c’est gratuit pour tous les boursiers et 4 500 euros annuels pour les apprenant(e)s pendant 3 ans, plus 2 ans en alternance, donc une fin de cursus payée par l’entreprise. « C’est un système hybride entre le privé et le public, mais dans le giron universitaire ! », poursuit-il.

« Ce n’est pas le culte des égos ici », Dominique Sciamma

Le profil du fondateur est très parlant sur sa réflexion du métier de « designer ». En premier lieu, il plante un décor sans concessions : « Il n’y a pas d’industrie sans design. L’objectif est de former des designers aux métiers de l’industrie grâce à un partenariat étroit. La signature du créateur n’est pas importante. Lorsque vous vous asseyez dans un fauteuil « Philippe Starck », l’important est le ressenti de votre dos, être bien assis, pas le nom du concepteur. Les designers ne sont pas des auteurs, mais travaille sur la valeur usage », assène-t-il. Ainsi, Dominique Sciamma pose une frontière lourde entre l’artiste, l’auteur et le désigner « ce n’est pas le culte des égos ici. Nous travaillerons une pédagogie par projet et durant chaque année du cursus. » Vous avez compris que le lien entre les entreprises partenaires, et plus largement le tissu industriel des Hauts de France, sera le coeur de cette pédagogie « design pour l’industrie ».

Concrètement,  si un produit industrialisé sort sur l’unique travail des ingénieurs…, c’est moche et nous sommes entourés de produits désignés ou non. La différence visuelle saute aux yeux. Le credo de Dominique Sciamma semble être la différence entre un design global, centré sur un produit totalement lié à l’entreprise, et une création pure, parfois un peu élitiste pour quelques bourses bien garnies… !

Sur l’UPHF, la formation en question reposera « sur une pédagogie à destination des designers systémiques et éthiques pour l’industrie du 21e siècle », précise le fondateur. Plus globalement, ces futurs professionnels du design intègreront leur pédagogie dans une filière éprouvée ; leur projet de « design industriel » est clairement consubstantiel au besoin de l’entreprise. Enfin, et surtout, il revêt « une dimension éthique dans l’esprit d’équipe où tous le métiers de l’industrie ont un rôle essentiel », insiste sur un point très cher au fondateur.

« Les écoles privées reprises par les fonds de pension américains », Dominique Sciamma

De formation mathématicienne, Dominique Sciamma s’est lancé dans le design dès 1998, il a ensuite dirigé des écoles privées dans le domaine jusqu’à un constat sans appel. « J’observe le rachat d’écoles privées par des fonds de pension américains juste pour générer toujours plus de bénéfices », tance-t-il. Ce dernier a connu cette situation in vivo et petit à petit l’idée a germé d’une création ex nihilo d’une filière « design » dans le monde universitaire, une idée iconoclaste assurément. « Face à la folie géopolitique mondiale, nous devons plus que jamais produire et de fait designer en France », ajoute-t-il.

Dans ce cadre, ce chemin innovant s’est tracé pour aboutir à la 1ère école de design intégrée sur l’université CY Cergy Paris Université, au sein de CY Tech, sa Grande école d’ingénieurs, en septembre 2020 : « C’est une formation généraliste au design. Nous sommes partis de zéro étudiants, mais aujourd’hui nous avons enregistré 640 étudiants sur l’ensemble du cursus en septembre 2025. »

« Le Président Artiba était déjà en réflexion sur ce sujet », Dominique Sciamma

Pour cette deuxième aventure, Dominique Sciamma a cherché une terre d’accueil en lien avec son projet. Le Ministère de l’enseignement supérieur, de l’époque, a suggéré l’UPHF, car « son Président était déjà en réflexion sur ce sujet. Outre le partenariat de l’ESAC sur Cambrai (et le soutien de la commune), il y avait déjà une volonté vers l’intégration d’une école de design au sein de l’UPHF. »

« J’ai contacté le Président Artiba un jeudi par mail, j’avais une réponse favorable le dimanche », explique-t-il. La suite est plus classique avec une mise en oeuvre du projet. Par contre, la formation n’est pas fléchée sur un design général, comme sur Cergy, mais dédiée à l’industrie. Presque logique tant le tissu est dense dans le Valenciennois, Toyota Onnaing, Stellantis Valenciennes, Sevelnord Hordain, Alstom (en ex Bombardier Crespin…), vous avez incontestablement un vivier en quête d’un design adapté aux produits fabriqués sur le Valenciennois.

« L’école design pour l’industrie sur l’UPHF est accessible sur Parcoursup dès maintenant pour la rentrée 2025/2026 », Dominique Sciamma

Sur le site du Mont Houy, le bâtiment « Herbin », déjà réhabilité en amont, sera le nouvel écrin de cette formation initiale au métier de designer pour l’industrie. Dominique Sciamma est dithyrambique sur la qualité des espaces à disposition sur le site du Mont Houy sur Aulnoy-lez-Valenciennes : « Un amphi pour des cours magistraux, des grands ateliers, des espaces pour les projets…, il manquait uniquement un atelier bois avec tous les matériaux nécessaires. Nous sommes en cours de réalisation de celui-ci. »

Pour cette prochaine rentrée 2025/2026, 40 étudiants seront admis en 1ère année. « L’école design pour l’industrie sur l’UPHF est accessible sur Parcoursup dès maintenant pour la rentrée 2025/2026 », précise-t-il. Assez classique de facto, mais cela constitue la preuve d’une insertion de cette filière dans le monde universitaire. Ensuite, 20 étudiants seront admis en 4ème année. « Là, ce sera sur dossier dès cette rentrée 2025/2026. Elle sera destinée à des profils d’étudiants, ou autres, avec une expérience pédagogique dans le design. L’objectif sur 5 ans est d’atteindre 200 étudiants sur l’UPHF ! », conclut-il.

Daniel Carlier

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