Laurent Lasselin soutient officiellement Tanneguy Adriencense à Valenciennes
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Cette Journée des Portes Ouvertes connaît toujours un succès impressionnant sur tous les sites de l’UPHF dans le sud du département. Ce rendez-vous du 07 février n’a pas faibli en intensité, car des profils multiples sont venus prendre des informations pour l’année prochaine.
« Nous observons une évolution des jeunes depuis la Covid. Certains préfèrent un cursus plus encadré que le cycle universitaire classique. Aujourd’hui, ils viennent prendre le maximum d’informations sur le BUT/TC », explique Laurence Miranday, Directrice des Etudes Parcours Marketing digital – e-commerce et entrepreneuriat et Parcours stratégie de Marque et Evènementiel.
Contrairement à un passé éculé, les passerelles sont dorénavant possibles entre deux filières, BTS vers le BUT, voire d’autres cursus, le silo pédagogique à la française est révolu. A ce titre, des jeunes visiteurs étaient en quête d’informations pour cette filière BUT/TC. En place depuis 2021, on peut noter avec un peu de recul que cette réforme du DUT (cursus/2 ans) vers le BUT (cursus/3 ans), accueillie froidement, a fait monter en gamme toute la filière.
« Il y a une plus forte sensibilisation à la mobilité internationale », Bérengère Maniez
Cette journée est importante même si la filière ne connaît pas de pénurie d’apprenants. « C’est la 3ème section la plus demandée en France. Pour cette JPO, à travers tous nos ateliers, les jeunes peuvent trouver toutes les informations nécessaires, voire s’inscrire très rapidement aux journées d’immersion prévues en mars prochain https://immersion.uphf.fr », précise Bérengère Maniez, la Cheffe de département TC Valenciennes.
Ensuite, ce cru universitaire 2025/2026 marque un tournant dans la recherche de stage à l’international. « Cette année, il y a une plus forte sensibilisation à la mobilité internationale », poursuit Bérengère Maniez. Sur dossier, les destinations prisées sont dans l’UE, le réseau EUNICE est très utile et bien sûr le dispositif ERASMUS (retour du dispositif en Angleterre en 2027), sans oublier « des partenariats existants comme au Vietnam », conclut-elle.
Effectivement, les ateliers étaient à profusion dans toutes les filières, sans oublier la vie du campus, voire les associations intégrées, avec les BUT/TC 2ème année, quelques 1ère année, voire quelques spécificités dont celui de l’apprentissage/alternance. En effet, outre la formation initiale, vous pouvez faire le choix de rythmer votre cursus au sein d’une entreprise. Evidemment, le soutien financier, ou pas, de l’Etat à l’apprentissage demeure un élément clé pour l’accueil de ces jeunes dans le monde de l’entreprise.
« Cette année universitaire, nous avons 100 étudiant(e)s en apprentissage sur 430 étudiant(e)s en filière BUT/TC. Je conseille dès à présent à tous les candidat(e)s à l’apprentissage de chercher une entreprise d’accueil », commente Gwendoline Yazag, en charge de l’apprentissage/alternance à l’IUT/TC.
Une formation solide en anglais

Bien sûr, cette pédagogie initiale passe par une formation de qualité dans la langue de Shakespeare. Faiza Vanlaton, Directrice étude, parcours Business International, s’occupe du Groupe Euro : « 50% des cours sont en anglais en 2ème année, voire 100 % en 3ème année. Je prépare également les étudiant(e)s au TOEIC. D’ailleurs, il est gratuit pour nos apprenant(e)s. »
En résumé, pour les étudiants plutôt attirés par les carrières à l’international, la « formation en anglais est robuste en BUT/TC Valenciennes », souligne Bérengère Maniez.
Justement, l’atelier des anciens du réseau IUT/TC était à visiter, notamment pour échanger avec Valérie Ramez, une ancienne de l’UT via l’ex DUT/TC.
« C’est un enrichissement mutuel ! », Valérie Ramez
Après un cursus classique du DUT/TC Valenciennes, Valérie Ramez est partie un an aux USA pour consolider son anglais, puis « je suis revenue en France pour une Licence LLCE (Licence Langues, littératures et civilisations étrangères). Ensuite, j’ai trouvé un emploi chez PPG (Marly) comme cheffe de produit. Ma maîtrise de l’anglais a clairement fait la différence. Puis, je suis partie dans l’industrie de l’acier sur Maubeuge où je travaillais plus les Grands comptes à l’international. Aujourd’hui, je travaille dans le tissu non tissé (comme pour les masques/Covid) pour un Groupe international », explique la professeure associée à mi-temps (Past/IUT).
Les étudiante)s de 3ème année IUT/TC profitent de ses connaissances métiers et de son savoir faire. « Nous réalisons des missions d’import/export à l’international. C’est du concret, ils sont de suite dans le vif du sujet. » Sur le plan personnel, elle déguste ce partage, car « c’est un enrichissement mutuel, nous travaillons ensemble. » Et sur un plan plus perso…, elle envoie un message aux jeunes étudiantes. « J’ai 4 enfants et cela ne m’a pas empêché de faire une carrière dans des grandes entreprises. Il faut y aller (les filles) ! », conclut-elle.
Daniel Carlier
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Concrètement, Valenciennes, et ses 43 500 habitants soit 12,5% de la population sur l’arrondissement, vit un peu dans un moment suspendu. En effet, le prochain procès judiciaire à l’endroit de Laurent Degallaix, le 19 février prochain, déteint sur les administrés. Même si plusieurs listes pour ces Municipales 2026 sont en place avec un travail remarqué sur le terrain, cette procédure judiciaire gèle la température démocratique, le récepteur populaire est éteint. En plus, contre-attaque médiatique, contre-vérité dans la presse, rumeurs pléthoriques, etc., les électrices et les électeurs valenciennois sont perdus.
En effet, au coeur d’une interview dans l’Observateur du Valenciennois, en décembre 2025, Laurent Degallaix dit : « Cette fois, l’affaire ira jusqu’au tribunal, et cela me permettra de m’expliquer pleinement« , souligne-t-il. Le journaliste précise dans la suite de son article « Il rattache ce dossier à deux dossiers précédents, l’affaire dite V2H et les tensions politiques (départementales 2021). »
En cela, il évoque sa condamnation dans l’affaire V2H (Valenciennes Hainaut Habitat) sauf qu’aucun justiciable n’est obligé de plaider coupable. Si l’édile n’a pas été jusqu’à une audience publique, c’est son choix, car il aurait pu s’expliquer à travers un procès public… qu’il voulait peut être éviter ! « Le procureur propose une peine. Si la peine est acceptée par l’auteur des faits, l’affaire est transmise au juge pour homologation. La victime est informée de cette procédure », source officielle « Vie Publique ».
A ce stade, en coulisses, peu de doute sur une agitation maximale chez les ami(e)s politiques du maire de Valenciennes, mais pour autant Edouard Philippe, présidentiable en 2027, n’a pas levé le petit doigt en public pour soutenir son référent Hauts de France du parti « Horizons. »
Voilà un effet banquise sur la campagne municipale à Valenciennes sans oublier sa position de Président de Valenciennes Métropole. Cela incite (aussi) quelques candidat(es) à un peu de retenue dans les autres collectivités locales de la CAVM. On n’insulte pas l’avenir… !
Daniel Carlier
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(L’entrée située entre la rue Percepain et le Passage de l’Arsenal)
Cette implantation constitue une belle opportunité pour la commune de Valenciennes. En effet, il faut remonter la bobine du film pour comprendre le soulagement d’un retour du cinéma au coeur de la ville-centre.
Dans les années 80 et 90, la ville a compté jusqu’à 4 cinémas, le Novéac (emplacement de la Galerie Centre Place d’Armes), Le Colisée rue Tholozé, Les Arcades rue Vieille Poissonnerie, et le Club (passage Boca-Restaurant Ô’Tacos) ; puis en 1995, Gaumont décide de lancer un site pilote en France, le premier multiplex copiant les belges déjà très au point comme sur Mons.
Malgré des indemnisations versées par Gaumont, les exploitants des 4 cinémas de centre-ville ont fermé en 5 ans, une catastrophe pour la vie culturelle locale et plus simplement l’attractivité du centre-ville. Sous la houlette de Dominique Riquet, après le passage de relais par le Ministre Jean-Louis Borloo, des initiatives sont lancées comme au sein de l’ancien passage Boca. Malheureusement, aucun projet ne voit le jour faute d’une rentabilité indispensable, car la ville de Valenciennes ne peut prendre en charge, même partiellement comme l’Imaginaire sur la ville de Douchy-les-Mines, une exploitation cinématographique.
La lumière vient en 2019 où un projet solide arrive sur les bureaux de la municipalité. Ce dernier est porté par Marc-Antoine Tourbez, exploitant du Cinéma « Cinamand » sur Saint-Amand-les-Eaux, mais également grâce à un tour de table robuste avec en figure de proue Bertrand Le Côme (Leclerc Saint-Amand et autres), voire l’ancien Directeur des abattoirs de Valenciennes… Ce projet 100% privé rachète une parcelle de l’ancienne Caserne Vincent vendue par l’Etat à la ville de Valenciennes dans une vague de cessions bâtimentaires initiée par le Ministère de la Défense. En digression, entre Nicolas Sarkozy, auteur d’une baisse drastique des effectifs de la Police Nationale, et François Hollande, découpeur en chef des budgets de la Défense, nous avons eu deux Présidents de la République très mal inspirés au regard de l’actualité.
Bien sûr, comme depuis 20 ans, la ville de Valenciennes et son maire, Laurent Degallaix, ont soutenu ce nouveau projet, mais arrivant au mauvais moment bien involontairement, à l’aulne de La Covid. Ensuite, compte tenu de l’explosion des coûts des matériaux, le projet initial plus ambitieux tombe à l’eau. Un deuxième connaît le même sort et ce n’est que le troisième opus, avec de facto une 3ème fouille préventive, et un début des travaux privés en octobre 2024 (https://www.va-infos.fr/2024/10/11/les-travaux-du-cinema-de-valenciennes-centre-ville-cest-parti/).

Le résultat est d’une belle facture pour un site de centre-ville, 6 salles avec 940 places assisses et 27 PMR, une projection dernier cri avec une sonorisation optimale, tous les ingrédients sont là pour un éventuel succès populaire avec des « clients » déjà captifs en centre-ville. Pour autant, le challenge sera d’attirer au delà des frontières des boulevards de Valenciennes où, par miracle, le fameux « Parking de l’Arsenal (rue de Lille) » pourrait enfin se remplir. A ce stade, le 3ème, 4ème et son étage en surface sont désespérément vides tout au long de l’année.
Bon pour l’activité commerciale
La ligne d’arrivée est enfin visible et cette issue est excellente pour une redynamisation du commerce de proximité en souffrance dans le centre-ville de Valenciennes. En premier lieu, le Passage de l’Arsenal a pris la vague pendant de trop nombreuses années. Une coopérative d’agriculteurs du Pas de Calais a fermé (aujourd’hui opticien) faute de rentabilité suffisante, un bar et vente de spiritueux aussi, mais cet emplacement a été repris en novembre dernier au bon moment par un nouveau professionnel (établissement très convivial). Pour autant, presque mécaniquement, mutuelle, dentaire, optique, EFS (Etablissement Français du Sang)… ont rempli le vide du commerce de proximité dans ce Passage de l’Arsenal.
En comparaison, c’est comme si la rue de Famars piétonne était occupée à 80% par des banques et mutuelles. Bref, le Bowling de l’Arsenal et son restaurant attenant, la Goudale, demeurent fidèles au poste, un site de Burger, sans oublier le « Diverty Box » pour les fléchettes, les jeux interactifs et surtout des box privatifs de Karaoké, c’est top même si votre voix est lamentable. Les rues à proximité comme l’Avenue d’Amsterdam et le haut de la rue de la Paix pourraient bénéficier de ce flux de cinéphiles.
La programmation, l’heure de vérité !

Au final, comme dans un restaurant, le contenu de l’assiette fait ou défait une réputation. En résumé, pour le « Cinéma de l’Arsenal », le défi passera par une proposition culturelle de qualité. A ce stade, seule une information filtre à travers une filière japonaise et notamment des animés, très appréciés par les fans. L’attente avec gourmandise d’une programmation éclectique, du Block Buster au cinéma indépendant, sera bientôt assouvie. Assurément, cette qualité espérée serait un gage de réussite et pourrait être une concurrence réelle pour le Pathé sur le quartier de la Briquette Valenciennes. Les premières semaines seront assez révélatrices sur le futur impact de cette nouvelle offre cinématographique dans le centre de Valenciennes… !
Daniel Carlier
Cet article « Le cinéma de L’Arsenal » ouvre ses portes à Valenciennes ce mercredi 04 février 2026 est apparu en premier sur Va-Infos.fr.
La secousse est violente, mais elle couvait à bas bruit depuis le mois de décembre. Pourtant, après un lancement réussi d’une candidature au sein de sa permanence, Avenue d’Amsterdam, tout début novembre 2025, Pascal Durieux abordait cette campagne municipale comme le trouble fête local face aux partis politiques en place (majorité comme opposition). Fait du hasard, la médiatisation quelques jours plus tard, du prochain procès (en citation directe) de Laurent Degallaix le 19 février 2026, présumé innocent, pour subornation de témoins et complicité de prise illégale d’intérêts, bouleversait un peu plus le décorum politique et confortait le bien fondé de cette initiative citoyenne.
Ensuite, mi-décembre, la liste emmenée par cet ancien gradé des douanes subit une première sortie de route à travers le départ de trois fondateurs de cette liste https://www.va-infos.fr/2025/12/16/municipales-2026-pascal-durieux-se-reaffirme-comme-tete-de-liste/ ; la suite s’écrit avec le retrait de 9 colistiers (7 femmes + 2 hommes), selon Nadia Leroy, mais de 5 femmes, selon Pascal Durieux, cette semaine du 26 janvier 2026.
Une ambiance très tendue
En effet, une réunion mardi dernier en soirée a eu une conséquence directe, en mode règlement de compte, et une fin de l’aventure pour certain(e)s. A titre personnel, elle explique tout de go : « Je ne m’y retrouve plus dans mes valeurs de respect, d’inclusion, et de non discrimination. Depuis quelques semaines, de nouveaux colistiers sont venus intégrer la liste avec d’autres idées. Cette liste prend une nouvelle orientation politique qui ne correspond plus à mes convictions. », assène Nadia Leroy, l’ex nouvelle Directrice de la campagne succédant de fait à Thomas Cacheux, quittant le navire en décembre 2025. Elle avoue son amertume : « Je suis déçue, je n’ai pas d’idée pour la suite (à ce stade). »
Pour sa part, la secrétaire administrative de cette liste jette l’éponge également : « Ce n’est plus le bébé initial… J’ai rejoint Pascal par amitié, mais ce n’est plus le projet de départ. Je confirme les propos de Nadia Leroy sur les causes. » Cette dernière cessera l’aventure électorale suite à son retrait.
Enfin, un 3ème témoignage vient corroborer cette nouvelle difficulté pour la tête de liste. « Cette liste devait être apolitique. C’était parfait pour moi. Pascal était plein de bonnes intentions, mais ce n’est pas un professionnel de la politique, il s’est fait influencer par de nouveaux arrivants. Le projet a donc changé en cours de route. C’est pourquoi, je me retire de la liste », indique un colistier (un des retraits présumés).
« Je trace ma route et j’irais jusqu’au bout », Pascal Durieux
Face à cette nouvelle importante pour la conduite d’une liste complète d’ici le 26 février 2026 (date limite de dépôt d’une liste en Préfecture de Lille), Pascal Durieux donne sa version de ce clash interne.
Premièrement, sur la faisabilité de sa liste, il insiste avec force : « Je n’ai aucune inquiétude de ce côté là. Ma liste est complète et j’ai même un comité de soutien. Je trace ma route et j’irais jusqu’au bout. »
Ensuite, sur les tenants et aboutissants de cet événement dans cette Municipale 2026 à Valenciennes, il dément fermement toute étiquette présumée d’extrême droite : « D’ailleurs, j’ai exclu deux membres avec des propos tendancieux, ils sont peut-être avec M.Tanneguy Adriencense (Candidat RN) en ce moment. »
Concernant les propos de Mme Leroy, il souligne « les absences répétées pour causes professionnelles de ma Directrice de Campagne. Par contre, elle était là ce mardi 27 janvier, mais je m’inscris en faux sur ces propos. Ces départs font suite à de mauvaises interprétations suite à des publications de presse (sur des sujets locaux). »
Pour conclure sur cette respiration démocratique difficile, il dénonce la forme : « Si ces personnes ne s’y retrouvent plus, c’est normal qu’elles quittent ma liste et je respecte leurs choix. Par contre, je dénonce la méthode ! »
Pas de doute, la ville centre du Valenciennois est un reflet criant du paysage politique national, ses déchirures, ses alliances avortées, ses craintes, ses postures, ses torses bombés, ses fausses rumeurs pléthoriques…, une vie démocratique nationale, comme locale, abimée un peu à l’image de la méthode de gouvernance à Valenciennes, brutale et extrêmement clivante. C’est une motivation de plus pour aller voter les 15 et 22 mars prochain (vous pouvez encore vous inscrire sur la liste électorale de votre commune https://www.va-infos.fr/breves/inscrivez-vous-sur-les-listes-electorales-de-votre-commune-cest-encore-possible/
Daniel Carlier
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(Les personnalités portent un Happi, vêtement traditionnel japonais)
Pour lancer cet événement dans le Grand amphithéâtre de la « Cité des Congrès Valenciennes », les organisateurs ont proposé une vidéo en mode série « Amicalement Votre », avec le Président Abdelhakim Artiba de l’UPHF et Rodolphe Delaunay Président de TMMF (Toyota Valenciennes), sur la mythique musique de John Barry (série The Persuaders en anglais). Cette série n’a duré qu’une saison de 24 épisodes et pourtant elle a marqué pendant 10 ans toute une génération. Ce clin d’oeil était subtil tant le monde universitaire et l’industrie automobile sont sur le papier, voire l’écran, si éloignés l’un de l’autre.
« Une université de territoire », Arnaud Huftier
Arnaud Huftier, vice-président de l’UPHF et maître des horloges pour cette soirée, a donc brossé « 2026 l’année du Japon » devant un public très divers, le conseiller commercial de l’Ambassade du Japon en France, de nombreux maires, celui de Valenciennes*, d’Aulnoy-lez-Valenciennes*, de Maing*, etc., le Président de la CCI Grand Hainaut, le Directeur du CHV, Le Président de la région Hauts de France, et bien sûr un parterre de personnalités du monde industriel attachées à Toyota.
Presque dans une logique de proximité, le maître cérémonie fait la démonstration que l’UPHF est « une université de territoire. Ce n’est pas la Sorbonne-sur-Escaut. Ici, nous devons associer le local et le global. » Sur l’autre face de la pièce, le constructeur industriel Toyota venu sous l’impulsion de Jean-Louis Borloo, malheureusement absent, et de la regrettée Cécile Gallez. Didier Leroy, Président de Toyota Motor Corporation sur Bruxelles, et ancien Président de TMMF Onnaing, rappelle que « les élu(e)s locaux, régionaux, et nationaux se sont battus pour l’implantation de Toyota sur le Valenciennois. Nous avions proposé à l’Etat 2 000 emplois, ils sont 5000 salariés aujourd’hui à produire la Yaris. »
« Une alliance unique entre création et tradition », Abdelhakim Artiba

Pour sa part, le Président de l’UPHF est ravi d’une mise en lumière de cette collaboration, depuis 20 ans déjà, entre l’université et l’industrie sur ce territoire du Grand Hainaut. Plus encore, il voit dans ce pays, le Japon, « une alliance unique entre création et tradition. » Cette communauté de destin se traduit sur ce Valenciennois, plus globalement le Grand Hainaut, où « nous avançons du même pas, il y a une synergie entre l’UPHF et TMMF. Nos enseignants chercheurs sont le coeur battant de cette collaboration avec l’excellence industrielle chez Toyota », poursuit Abdelhakim Artiba.
« Nous fêtons ce 31 janvier 2026 la 1ère Yaris produite sur le site de Toyota Onnaing », Rodolphe Delaunay
Pour le Président de Toyota Valenciennes, le moment est unique à travers cet anniversaire emblématique. « Nous fêtons ce 31 janvier 2026 la 1ère Yaris produite sur le site de Toyota Onnaing. Depuis cette date, nous avons produit plus de 5 millions de véhicules sur 4 générations de Yaris. En 2012, la 1ère Yaris hybride où nous avons été précurseurs à l’époque, puis en 2021 la Yaris Cross. En 2024, elle a été la voiture la plus produite en France, tous modèles confondus ! Achetez Toyota (Yaris), c’est acheté français ! » Cette fête va se prolonger ce samedi 31 janvier au Stade du Hainaut, 17h30, où une soirée festive est programmée à l’occasion de la rencontre VAFC/Orléans.
Cette réussite industrielle répond à une véritable philosophie. Didier Leroy rappelait la doctrine de la maison mère : « Surtout ne copier pas Toyota au Japon. Il faut évidemment conserver l’excellence industrielle, mais en prenant le meilleur du territoire du site de production. Il doit exister une réelle action économique locale. »

Pour le conseiller commercial de l’Ambassade du Japon, Akiyoshi Kawabata, présent à cette cérémonie : « La France et le Japon partagent des valeurs communes, un respect mutuel, celle d’une démocratie dans un Etat de Droit et de la liberté d’expression. »
« C’est une sacrée bonne idée », Xavier Bertrand
La région Hauts de France, un grand partenaire industrielle et universitaire, était représentée par Elisabeth Gondy*, conseillère régionale, mais Xavier Bertrand, sur le tard, prend la parole : « C’est une sacrée bonne idée cette année du Japon avec ce lien entre l’industrie et l’université. La région Hauts de France a soutenu financièrement l’extension du site d’Onnaing. Je rappelle que la Yaris est pour la 4ème année consécutive la voiture la plus produite en France. »
L’année du Japon in concreto
Arnaud Huftier a dévoilé les grands lignes sur le calendrier des manifestations 2026. Ce dernier va s’articuler sur un rythme de saisonnalité ; « 4 saisons qui nous inspirent », la saison de la vitalité, la saison du renouveau, la saison de la concentration, et la saison de la transition. « Nous lancerons un carnaval des étudiants, un grand prix de l’innovation en lien avec les 83 entreprises japonaises dans les Hauts de France, des docteurs Honoris Causa, puis pour boucler cette année particulière une série de colloques et conférences », conclut-il en déclarant solennellement « l’année du Japon ouverte. »

Daniel Carlier
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Cette réunion publique ne pouvait pas débuter sans rendre un hommage appuyé à Julie Lambert, militante et colistière au sein de « Valenciennes Autrement », décédée début janvier 2026.
Comme première thématique d’un cycle de conférences (flyer en bas de l’article), la liste « Valenciennes Autrement » a choisi de s’aventurer sur le sujet de la sécurité, pas franchement la première idée venant à l’esprit pour une union de la gauche et pourtant… ! « On confond souvent l’insécurité, le sentiment d’insécurité et la tranquillité publique. La violence est un fait social, il faut faire respecter les lois, la canaliser, et surtout aborder ce sujet de manière intelligente », commente la tête de liste. Evidemment, un petit rappel de la réduction massive dans les effectifs de la Police Nationale par Nicolas Sarkozy « et de son travail de proximité avant cette coupure budgétaire. C’est pourquoi, la sécurité et la citoyenneté sont étroitement liées, le respect de la loi par les citoyens et les élus qui ne doivent pas confisquer tous les pouvoirs », poursuit-elle.
En terme de démocratie citoyenne, il est clair que de nombreuses villes françaises, voire intercommunalités, abusent des pouvoirs du maire (hors conseil municipal) ou du Président (hors plénière) trop étendus. « Nous souhaitons limiter au maximum les prérogatives du maire et à Valenciennes, comme sous Dominique Riquet et Jean-Louis Borloo, et retransmettre en direct le Conseil municipal de Valenciennes », explique Luce Troadec. C’est une pratique très courante sur les 82 communes du Valenciennois, et plus du tout dispendieuse comme à l’époque, elle est généralement mise en oeuvre par les services de communication interne, donc à peu de frais ! « Ensuite, nous voulons, parfois, délocaliser le Conseil municipal dans les quartiers de Valenciennes », précise-t-elle.
« Plus de bleus dans les rues », Luce Troadec
Bien sûr, le pouvoir du maire s’exerce sur les missions données à sa Police Municipale, outre une collaboration étroite avec la Police Nationale. En premier lieu, Luce Troadec veut effacer toutes les rumeurs sur un sujet sensible. « NON, nous ne voulons pas désarmer la Police Municipale de Valenciennes (46 PM + 12 ASVP). Parfois, des missions peuvent se réaliser sans armes, d’autres imposent le port d’armes. Néanmoins, nous voulons travailler beaucoup plus avec le CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance) sur la prévention. A cet effet, nous voulons plus de bleus dans la rue, plus visibles dans tous les quartiers (Centre, Dutemple, St Waast, La Briquette, Faubourg de Lille, Chasse Royale, Gare SNCF…), et donc plus utiles. En fait, pas seulement derrière les 504 caméras avec une hystérie sur le stationnement. La voiture LAPI est la pire idée du mandat de Laurent Degallaix », déclare-t-elle.
Sur ce dernier point, c’est un phénomène régionalement connu et hyper dissuasif pour les chalands extérieurs à Valenciennes. Le nombre pléthorique de cellules vides est une traduction directe de cette mise à l’écart, en sus des difficultés nationales du commerce de proximité, vécue comme un boulet de plus pour vos professionnels au coin de votre rue. Certes, le bon côté est que cette ville de 43 500 habitants pourrait accueillir 25 listes différentes pour ces municipales, elles trouveraient toutes et sans difficultés un local de campagne… et après certains « rageux » diront que le maire ne fait pas tout pour une démocratie apaisée à Valenciennes, espèces d’ingrats !
Comme sur toutes les thématiques, des personnes dédiées à ce sujet ont travaillé en profondeur les pistes de progrès traversant de fait tous les partis politiques. La prévention avec un repérage en amont, grâce aux structures sociales ou de médiation, des familles en difficultés, voire des jeunes en rupture, demeure la ligne de conduite locale la plus pertinente. Bien sûr, ce n’est pas la Police Municipale, sauf CSU très utile pour la Police Nationale, qui va s’engager dans la lutte contre le banditisme. Nous parlons ici de cette masse d’incivilités de toute nature polluant le quotidien de toutes les communes françaises. « On n’utilise pas assez le rappel à la loi par le maire. Bien organisée en présence des parents, cette démarche peut porter ces fruits », indique Luce Troadec.
La suite de la campagne est à suivre dans le programme ci-dessous…
Daniel Carlier
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Le président de ce tribunal du commerce de Valenciennes a mis en lumière deux thématiques du quotidien. Tout d’abord, l’arrivée de l’intelligence artificielle n’est pas à observer d’un regard distrait, pensant à tort que l’humain aura toujours le dernier verbe. Non, cette technologie en progrès chaque mois, voire chaque semaine, percute de plein fouet tous les métiers. Par conséquent, il faut absolument ne pas l’ignorer et tirer profit des progrès positifs pour les acteurs et actrices du Droit.
« Comme toute technologie, elle ne vaut que par l’usage que l’on fait. Le monde judiciaire, et en particulier les juridictions consulaires, ne peuvent rester à l’écart de cette réflexion. » Pou autant, le Président souligne avec force que « l’intelligence artificielle n’a ni vocation à juger, ni à se substituer au magistrat. Elle ne décide pas, elle n’arbitre pas, elle n’assume aucune responsabilité. » Il conclut sur ce sujet sans concessions : « L’IA peut accompagner la justice , elle ne la remplacera jamais. »
Aucun doute, cette prise de conscience de cette avancée technologique est aux balbutiements, car l’IA va remplacer des âmes et des coeurs massivement dans de multiples corps de métiers. Evidemment, les métiers du Droit seront comme tant d’autres dans le viseur des progrès d’un créateur de contenu rapide, efficace, et erroné de moins en moins. C’est pourquoi, la capacité des femmes et des hommes à juger, certes en Droit, ces dossiers, uniques par essence, demeurent le rempart pour ces professions essentielles au sein de notre corpus sociétal.
Sur cette thématique, le nouveau bâtonner et la vice-bâtonnier sont intervenus avec une série de digressions, en mode BD, comme pour mieux différencier l’humain et l’IA, opération savoureuse et réussie.
Et en toute logique, la 2ème thématique abordée par Raymond Duyck est très liée à contrer l’IA. Nous parlons ici d’un règlement amiable.
« Un nouvel outil procédural, l’audience de règlement amiable », Raymond Duyck
En effet, ce que l’IA pourra difficilement égaler réside dans l’aptitude entre deux parties à trouver une solution amiable. Certes, la chose n’est pas simple, et c’est là qu’intervient le professionnalisme des avocats et des juges consulaires, ces derniers bénévoles ne l’oublions pas.
En effet, en 2023 via un décret, le Code Civil a remodelé son article 1530 afin de réunir la médiation et la conciliation. « Puis, un décret du 03 juillet 2024 est venu l’étendre aux juridictions commerciales. Ce nouveau dispositif procédural offre un cadre dédié, distinct de l’audience de jugement, entièrement orienté vers la recherche d’un accord maniable, dans un esprit de coopération et de confidentialité. »
Dans cet esprit, ce temps judiciaire propre doit générer un nouveau champ juridique pour les dossiers où le compromis est possible. A cet effet, un groupe de travail s’est formé où les juges consulaires et les avocats ont échangé avec un objectif « constructif, pragmatique et exigeant », souligne le Président.

A l’issue de ce propos, Jean Thevenot, le nouveau bâtonnier depuis le 01 janvier 2026, a signé une convention pour le barreau de Valenciennes (idem pour le barreau d’Avesnes-sur-Helpe) avec le Tribunal de commerce de Valenciennes et son greffe. Ainsi, une audience de règlement amiable est opérationnelle sur cette juridiction consulaire.
Les rendez-vous du lundi matin…
Pour les initiés, l’audience du Tribunal de Commerce de Valenciennes du lundi matin constitue le baromètre des difficultés du monde de l’entreprise dans le Valenciennois. La Procureure de la République adjointe, Mélanie Mazingarbe, détaille l’intervention du Ministère public : « En 2025, le tribunal a enregistré 498 dossiers avec une procédure collective, contre 494 en 2024, 485 en 2023. L’activité du tribunal de commerce demeure particulièrement soutenue en matière de procédure collective. Elle concerne essentiellement les PME et TPE, amis également des sociétés de plus grandes envergures traversant de sérieuses difficultés, fragilisant d’avance le tissu économique du territoire. » En l’espèce, le fameux ruissellement fonctionne. Lorsque les grands faiseux subissent des difficultés économique sérieuses, les sous-traitants ou prestataires occasionnels sont impactés directement. La chaîne économique sur un territoire, encore très industrieux, est un paramètre central dans le cadre d’une réflexion économique globale.

Dans cette optique, la Procureure rappelle la charge mentale pour les chefs d’entreprises face « à ces épreuves humainement éprouvantes. Je tiens à cet égard à souligner la grande humanité dont on fait preuve les juges du tribunal de commerce, venant au soutien de ces chefs d’entreprise rigoureux et engagés ». Le recours au dispositif APESA, soutien psychologique, est plus que d’actualité. A cet effet, le Président des procédures collectives, Philippe Boucly rappelle l’utilité de la prévention, car le tribunal de commerce est là pour les aider.
Enfin, le Parquet indique que le Tribunal de Commerce a prononcé 23 sanctions commerciales dont 13 sur requête du Ministère Public, soit le nombre le pus élevé depuis 10 ans ; 19 interdictions de gérer, 4 faillites personnelles outre 8 sanctions pécuniaires pour le chef d’entreprise.
Pour sa part, Raymond Duyck met en exergue la problématique des auto-entrepreneurs « pouvant s’inscrire et se radier plusieurs fois dans l’année, faussant les statistiques ». Concernant les procédures collectives, les secteurs concernés sont : la restauration collective (62), la construction et le bâtiment (50), le commerce de détail (48), et la vente/réparation automobile (25).
Enfin, quatre nouveaux juges consulaires ont été installés, Delphine Mercier, Christophe Delcourt, Etienne Roussel, et Bruno Veerman et cinq renouvelés, Didier Baude, Gonzague Detavernier, Olivier Pillot, Pierre Simon, et Jean-Marie Wattellier.
Daniel Carlier
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Au 18ème, 19ème siècle, etc., la France à travers ses différents régimes autoritaires a conquis des territoires de par le monde, et soumis à l’esclavage des peuples, entre « 12 et 13 millions d’africains, dont 1/3 de femmes, ont été déportés », commente Jean-Claude Dulieu, le Président du MRAP Valenciennes, et ancien président national. Ce denier tance Jules Ferry, l’homme qui a rendu l’école obligatoire en France pour les enfants des deux sexes de 6 à 13 ans, sur son implication dans la colonisation : « Contrairement à la déclaration de Jules Ferry, la colonisation n’a pas été une oeuvre civilisatrice. Il disait que – La France a le devoir de civiliser les races inférieures – Non, le but essentiel était de s’approprier les territoires pour des considérations géopolitiques ! »
Tiens, l’histoire est un éternel recommencement avec les guerres que nous observons chaque jour, comme européens médusés, à travers le monde. L’Homme demeure le plus grand prédateur de l’Homme.
« Avec cette exposition, nous avons voulu corriger une injustice », Jean-Claude Dulieu
L’idée de cette mise en lumière est de zoomer sur ces femmes combattantes contre le fléau de l’esclavage et plus particulièrement contre la colonisation. Ces femmes exceptionnelles et oubliées, 15 portraits sont donc à découvrir dans la MDA comme Olympe de Gouges, la révolutionnaire autrice de la déclaration des droits de la femme en 1791, puis ses pièces de théâtre contre l’esclavage, et guillotinée en 1793… sans doute trop révolutionnaire ! Retrouvez également, Suzanna Roussi Cesaire à Marie Kore en passant par Louise Michel parmi les femmes choisies « avec cette exposition, nous avons voulu corriger une injustice, mais elles sont beaucoup plus nombreuses », ajoute Jean-Claude Dulieu.
Vous pouvez découvrir ce travail de mémoire du MRAP, jusqu’au samedi 17 janvier compris, aux horaires d’ouverture de la MDA, plus d’infos sur https://www.valenciennes.fr/decouvrir-la-ville/sa-vie-associative/maison-des-associations/
Daniel Carlier
Cet article (VA) Les « Héroïnes Oubliées » des luttes contre l’esclavage et le colonialisme à la Maison des Associations est apparu en premier sur Va-Infos.fr.
Bien sûr, les Drakkars sortait d’une demi-finale de Coupe de France éprouvante contre Grenoble, (perdue) mercredi dernier, et l’ancien coach de Caen, Julien Guimard, aujourd’hui à Valenciennes voulait relever ce défi comme indiqué dans les colonnes de nos confères de VDN. Pour autant, la victoire contre Caen, le 1er du classement face au 9ème (sur 16 équipes), ne coulait pas de source.
1ère période
Les 5 premières minutes de la rencontre étaient une pale copie, pas deux passes ajustées de part et d’autre, des erreurs défensives à la pelle, erreurs techniques…, on balançait juste le palet après la ligne rouge pour travailler dans les coins, la solution pour éprouver les adversaires. A ce petit jeu, les Diables Rouges ont commencé à prendre le dessus dans les duels ; la domination s’installait avec un paramètre toujours révélateur, les avants centres du cru remportaient tous les face-off (engagements), notamment en zone offensive et défensive.
Logiquement, cette prise de pouvoir s’est traduite à la 12ème minute par une phase offensive conclusive, tir d’un défenseur en haut de zone offensive, 1ère reprise dans la slot (devant le but), arrêt du gardien et nouveau tir du capitaine des Diables Rouges opportuniste, Kévin Altidor (canadien). Fort de cette avance, les hommes de Julien Guimard, d’une solidité défensive à toute épreuve grâce également à leur gardien très robuste, l’américain de l’équipe, Dominic Vidoli, conclut une nouvelle phase offensive d’un tir de la ligne bleue imparable pour le portier caennais.
2-0 pour les Valenciennois, on était presque étonné de la piètre performance des visiteurs, leader du championnat. Comme dirait l’autre, étaient-ils descendus du bus ? A noter qu’aucune pénalité n’avait été sifflée durant ce 1er tiers-temps et une présence très percutante de Jarred White (canadien) au four et au moulin.
2ème période
Les normands revenaient-ils avec de meilleurs intentions, c’était la question à se poser à l’aulne de cette 2ème tiers-temps. Suite à une énième erreur défensive des Caennais, le Québécois, Frédéric Potvin le joueur du mois de décembre 2025, a eu l’occasion de réaliser le break, seul face au gardien à la 5ème minute, raté. Puis, bis repetita, Frédéric Potvin sanctionne une nouvelle boulette de la défense et trompe à bout portant le gardien normand (3-0).
Comme toujours, l’adversaire bénéficie d’une occasion de renverser le match avec une pénalité à l’endroit d’un joueur valenciennois. Malgré une belle organisation en première minute de cette pénalité de 2 minutes, les Diables Rouges tuent cette prison sans coup férir. Pour autant, le talentueux Pépin de Caen place un tir de poignet en angle qui trompe le portier Valenciennois, 15ème minute (3-1).
C’est là qu’intervient le tournant du match, Caen bénéfice encore d’une pénalité à 5 joueurs contre 4, et non seulement elle ne concrétise pas cette supériorité numérique, mais se prend une contre attaque fulgurante par Kévin Altidor crucifiant le gardien de but adverse (4-1). En fin de période, le portier valenciennois effectue un arrêt décisif en mano à mano, pas de doute, l’issue de la rencontre s’est déroulée dans les 5 dernières minutes de la deuxième période.
3ème période
La dernière période continue sous la domination des locaux, avec encore un Jarred White virevoltant, et à la 9ème minute, Levi Glasman (canadien), concrétise un 2/1 d’école, la confiance est du coté des nordistes (5-1). Dans la foulée, une nouvelle offensive est concluante avec un peu de réussite, normal l’audace est souvent récompensée avec un but de Mateo Bussat (Français). On atteint à 5 minutes de la fin du match un écart de 6-1 contre le premier du championnat, dépassé hier soir par Neuilly.
Evidemment, les dernières minutes ont été le théâtre d’un relâchement des Valenciennois et en toute logique, les visiteurs ont marqué par deux fois (6-3), prouvant si cela était nécessaire que la densité de l’engagement fait toute la différence face à une formation d’une grande qualité technique.
Kévin Altidor a été élu meilleur joueur de la rencontre pour la formation valenciennoise, il est évident que cette victoire va donner un supplément de confiance pour la suite du championnat.
Daniel Carlier
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(Les Présidents des associations du Goupe Adeli : Ageval, Prim’Toit, Adaci, Entr’Aide, Croix Marine, Handynaction, Mokha, La Pose, et Accueil & Promotion Sambre)
L’insertion par l’emploi comme par le logement demeure la boussole des associations membres du Groupe ADELI, notamment pour ses deux fondateurs, Ageval et Prim’Toit. Aujourd’hui, l’arrivée de deux nouvelles associations porte à 9 le nombre d’acteurs au service de ce montage assez singulier au service des personnes en situation de précarité.
Le Directeur général, Christophe Ferraï, rappelle l’objet de cette structure chapeau : « Nous avons baissé le coût des frais de structures, de 10% à 4,5%, sur les fonctions supports. » Et par suite, cet allègement des charges pour les associations membres se traduit par une plus grande latitude financière sur leur coeur d’activité, mais également « des échanges réguliers entre les équipes des différentes structures. » L’expérience croisée des vécus reste une base de progrès et plus encore durant cette période budgétaire contrainte.
Deux petits nouveaux…
Tout d’abord, l’association « La Pose », située à Valenciennes, fait partie du décor de l’insertion sociale depuis 1990. Longtemps, elle a porté sur le territoire une politique d’hébergement des familles en difficultés. En 2022, « La Pose » a connu une phase économique difficile avec une période de sauvegarde, puis une phase de RJ (Redressement Judiciaire) jusqu’en 2025. Durant ce moment compliqué, l’atelier « 4 épingles » a cessé son activité avec un écho régional tant son histoire a inspiré des suiveurs dans le Nord Pas-de-Calais et au delà.
Pour autant, en 2026, d’autres compétences que l’hébergement sont distillées par cette structure : « Nous accompagnons également les femmes victimes de violences conjugales, mais également un travail avec la justice pour des rencontres encadrés parents/enfants », précise Danièle Ferté, la présidente de l’association depuis 2020. Sa directrice, Alexia Cachera, ajoute que « nous assurons également des formations pour les personnes atteintes d’un syndrome de Diogène ou de troubles psy. »
C’est pourquoi, une communication professionnelle pour mettre en lumière ses compétences « est importante pour notre association », rappelle Danièle Ferté. Pour autant, Patrick Roussiès, le Président du Groupe ADELI précise « que ce n’est pas une annexion, mais une adhésion volontaire. » Ce rapprochement « n’est pas une absorption ! Nous conservons notre identité et notre conseil d’administration », conclut Danièle Ferté.

Ensuite, l’association « Accueil & Promotion Sambre » rejoint également le Groupe ADELI avec une compétence éprouvée en matière d’hébergement et d’insertion dans le travail. Cette fois, son secteur d’intervention se situe plus dans la sud du département. Son président, Daniel Bonnet justifie, comme La Pose, cette adhésion par « un besoin d’une communication professionnelle afin de faire la promotion de nos activités. »
En conclusion de cette double signature, Patrick Roussiès se sent « Préfecture » à travers un rappel historique : « On réalise un peu le grand rêve de Jean-Louis Borloo avec le département du Hainaut. »
Et un fonds de dotation ADELI
Autre temps fort de cette soirée, le lancement officiel d’un fonds de dotation, un lien entre l’entreprise et les associations actrices de l’insertion du Groupe ADELI. Ce dispositif doit mobiliser les dons et le mécénat, pas simple durant cette période, mais visiblement les Gouvernances des associations membres « ont déjà collecté une somme imposante pour lancer ce fonds de dotation ADELI », précise Patrick Roussiès.

Pour piloter ce fonds et le choix des projets soutenus par celui-ci, le jeune retraité Patrick Chavalle est le Président de cette nouvelle structure, Laura Hulin, sa vice-présidente, et Yves Ghesquiere, son Directeur.
Présent à cette manifestation, le Sous-Préfet de Valenciennes tenait à venir pour cette cérémonie de voeux 2026, car « l’Etat vous soutient hier, aujourd’hui, et demain. D’ailleurs, cette structure est particulière, ce n’est pas une fédération, mais plutôt une confédération avec des acteurs de l’insertion conservant leur autonomie. »
Daniel Carlier
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(Participation de l’USVA à un tournoi international sur Hong-Kong, Robert Domergue au centre)
N’en déduisons pas que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. L’équipe était privée d’un de ses meilleurs joueurs, Paul Sauvage, blessé au genou dans un match amical et qui devait rester éloigné des terrains pendant plusieurs années. A cela s’ajouta début 66, l’arrêt de Serge Masnaghetti, victime d’un accident cardiaque, récidive d’un infarctus subi deux ans auparavant à la suite d’une piqûre hasardeuse. VA était second, après des matchs réussis, mais aussi de (rares) mais lourdes défaites à Saint-Etienne(5-1) et à Nungesser contre Sedan(0-4)auxquelles allait s’ajouter la, seule défaite des matchs retour à Lille en avril (1-6). 15 buts en trois matchs pour une équipe qui la saison précédente en avait encaissé 30…VA n’eut pas la meilleure défense en 65-66, et comme l’attaque n’était pas très performante, une certaine lassitude gagnait les spectateurs qui ne se déplaçaient pas massivement (une assistance digne du dixième de seconde division) et avaient exprimé leur mécontentement par des sifflets et des propos désobligeants à l’encontre des joueurs lors du match contre Sochaux (0-0). l’enthousiasme né de la remontée en première division en 62 était retombé. Un cycle semblait bouclé, selon l’expression de Robert Domergue qui vivait sa dernière saison à Valenciennes. Pour le dernier match de la saison (victoire 4-1) contre Angers, il y eut 3670 spectateurs, pour une équipe qui jouait encore la seconde place, soit beaucoup moins qu’en nationale aujourd’hui. Nous étions loin de l’affluence des années 50 quand VA avait joué la finale de coupe, puis perdu les barrages contre Marseille.
Robert Domergue, des règles et une méthode…
C’était la fin d’un parcours de treize ans pour Robert Domergue en partance pour Marseille, qui ne retrouverait jamais de tels résultats, ni de telles émotions. On ne sait trop comment il était arrivé à Valenciennes, après deux années à Alès, lanterne rouge en seconde division. Ayant tout de suite bénéficié de la confiance des dirigeants malgré des résultats très moyens, il avait entretenu l’espoir, avec la fameuse victoire(3-0) contre Sedan, équipe invaincue depuis près d’un an en 1955 devant 22000 spectateurs (Record jamais battu à Valenciennes)et la montée en 56 après les barrages contre le LOSC.
On se souvient du 4 -2- 4, de la défense en ligne et des adversaires pris au piège du hors jeu. Ce système de jeu adopté lors de la descente en 1961 s’était construit patiemment influencé par celui d’Anderlecht. Comme un grand metteur en scène, Domergue avait adapté le système à ses cadres (Deux arrières centraux, Piumi et Provelli, deux relayeurs, Bonnel et Kocik, deux avant-centres, Keller et Serge Masnaghetti, le plus âgé international de VA avec 92 ans en avril 2026). Recruté en 61 Antoine Keller, recruté comme buteur, fixait les défenses et permit l’explosion de Serge Masnaghetti (Meilleur buteur de seconde division avec 21 buts puis de première division avec 35 buts).Keller parti, l’adaptation au système de jeu ne fut pas toujours facile pour de très bons joueurs(Serge Roy décédé durant ce mois de décembre 2025, Etienne Sansonnetti).
Longtemps après, dans une interview qu’on peut trouver sur youtube, Paul Sauvage, international qui avait été champion de France avec Reims en 1962 expliquait sans ambiguïtés que V A était la meilleure équipe qu’il avait connue. A Reims, tout était fondé sur l’improvisation. A Valenciennes, aucune place n’était laissée à l’improvisation. On jouait à une touche de balle en fonction de règles très agréables à suivre, et ça marchait. On jouait à l’aveugle et il y avait toujours un relayeur derrière pour récupérer la talonnade.
Cette période fut incontestablement la meilleure du club avec deux places de troisième en 1965 et 1966. De ces années, Guinot, Masnaghetti et Guillon sont toujours parmi nous, ainsi que Francis Préseau, qui avait été formé au club et qui aurait pu faire une grande carrière s’il avait été conservé. Toutefois, les faibles moyens du club, (les recettes des matchs étaient alors les seules ressources)ne permirent pas de conserver de jeunes espoirs qui partirent jouer ailleurs.
En fin de saison, Piumi et Bonnel furent sélectionnés parmi les 22 pour la Coupe du Monde en Angleterre (en 1966). Sans les problèmes de santé, il est probable que Masna et Sauvage auraient été aussi du voyage. Domergue épaulait le sélectionneur Guérin. L’année suivante, Just Fontaine devenu sélectionneur fit appel à Bonnel, Piumi et Provelli. Trois Valenciennois étaient donc en équipe de France, mais Provelli se blessa après quinze minutes et dut laisser sa place.
L’USVA vivait ses meilleurs moments et nous ne le savions pas. L’équipe s’était construite dans la durée avec un seul entraîneur. Une leçon à méditer.
Jean Jacques Potaux
Cet article (J.J Potaux) Il y a soixante ans, l’USVA jouait pour le titre… en 1ère division ! est apparu en premier sur Va-Infos.fr.
Depuis 792 ans, l’église Saint-Géry trace son chemin (parfois de croix) au sein de la ville de Valenciennes. En effet, l’église primitive fut consacrée en 1233. Elle subira de nombreuses modifications, un incendie ravageur, un bombardement destructeur, mais également une destination parfois surprenante. Quelle vie où tour à tour cet édifice fut une caserne, un hôpital, voire une prison, entre deux temps de prière tout de même puisque son origine est d’abord un lieu de culte.

Les Franciscains, le début d’un lien de culte… !
Tout à commencé avec l’avènement de Saint-François d’Assise (1182-1226). Sa longue conversion entre 1204/1208 à la religion catholique a marqué l’église au plus profond. Il choisit en 1208 d’« épouser Dame Pauvreté », se consacrant à la prédication et gagnant son pain par le travail manuel ou l’aumône. Il change son habit d’ermite pour une tunique simple. La corde remplace sa ceinture de cuir. Voilà sur les fonts baptismaux le précepte de la communauté des franciscains. Le célèbre film « Au Nom de la Rose » montre avec justesse le gouffre entre cette communauté et les prélats de Rome… !
En 1208, une communauté de franciscains, appelés aussi Frères Mineurs ou Cordeliers, arrivent sur la commune de Valenciennes. La comtesse Jehanne de Flandre leur donne en 1220 le donjon du « Castrum », résidence des comtes du Hainaut abandonné depuis la décision de construire la « Salle-le-comte » (rue de Valenciennes aujourd’hui). Cette édification ne fut pas sans problème, car les Franciscains, soucieux de respecter la règle de pauvreté la refusèrent…, un autre temps ! Ils l’acceptèrent par la suite, mais avec la suppression des vitraux prévus et du clocher. L’édifice dédiée à la Sainte-Trinité est consacrée en 1233.

Cette église est déjà imposante, de plan rectangulaire, une nef spacieuse avec des arcades brisées s’ouvrant sur les bas-cotés peu élevés et un choeur, de deux travées, surmonté d’un clocheton et flanqué de chapelles. Ces dernières ont toutes leur autel autour de douze piliers, comme les douze apôtres, point clé de cette construction.
Agrandissement en 1272
A cette date, on choisit l’extension de ce lieu de culte en construisant un choeur neuf de 26 mètres de long surélevé par rapport à la nef qui a absorbé le 1er chœur. C’est un nouveau sanctuaire d’une grande élévation avec des fenêtres hautes.
Cet agrandissement était dédié à la sépulture des Comtes du Hainaut, les archives sont précises sur le sujet même si tous ces tombes furent détruites durant la Révolution française. Des noms célèbres figuraient au sein de l’église Saint-Géry comme Jean d’Avesnes, comte de Hainaut, de Guillaume 1er du Hainaut, Guillaume II, Guillaume III, et Guillaume IV, ainsi que Marie de Berlaimont, de Baudoin d’Avesnes et de Marguerite de Bavière. Ce dédale de sépultures princières valut un temps à cette église du Nord, le surnom « Le Saint-Denis du Valenciennois ».
L’heure des Récollets au XVIIème, XVIIIème

Au début du XVIIème siècle les Cordeliers sont remplacés par les Récollets, branche Les frères mineurs récollets forment un ordre mendiant de droit pontifical, donc un ordre reconnu au sommet de l’église ce qui n’est pas toujours le cas des communautés (aujourd’hui encore), issu d’une réforme de l’ordre franciscain.
Dans la ligne du respect de la ligne de conduite vis à vis de la pauvreté, les Récollets refusaient de posséder quoique ce soit. Par voie de conséquence, un acte de donation des Archiducs locaux a attribué à la ville de Valenciennes, le couvent et des biens fonciers des Cordeliers, retenez bien cette donation, elle modifie le cours de l’histoire de cet édifice religieux. L’église et le couvent des Recollets sont occupés par les Frères Mineurs, le couvent résistera jusqu’à la Révolution de 1789.
La Révolution française supprima les Ordres religieux, ce couvent servira donc de caserne, d’hôpital militaire, de prison, mais également d’abri pour les sans toits après les bombardements de 1793 et 1794. Le bâtiment est fortement dégradé, une partie du chœur s’écroule en 1802, la démolition est décidée… mécaniquement par la ville de Valenciennes, le propriétaire.
1803, le retour du culte et l’avènement de l’église Saint-Géry
Le Concordat de Napoléon 1er, en 1801, rétablit le culte. Cette restauration du sacré sauve l’église de justesse. Des travaux conséquents sont entrepris afin de restaurer cette église emblématique de cette commune. Elle est dédiée à Saint-Géry, un évêque fondateur du Diocèse de Cambrai. Voilà pourquoi, aujourd’hui encore, les paroisses du Valenciennois dépendent du Diocèse de Cambrai.
Toutefois, dans son art consommé de maîtriser toutes les ficelles, Napoléon 1er avait rétabli le culte, mais il ne devait plus y avoir de religieux et religieuses. C’est pourquoi Saint-Géry devient l’église « officielle » de la ville. On y célèbre les événements heureux du pays, les services funèbres, le civil et le religieux sont complètement imbriqués dans un même lieu. Il ne faut pas chercher beaucoup plus loin ce mélange atypique de laïc et de l’église chaque année à l’occasion du tour Saint-Cordon. Pour rappel, le Concordat est toujours en vigueur en Alsace… !
Construction de la tour…

Après la disparition du Beffroi de Valenciennes qui se dressait sur la Place d’Armes (aujourd’hui, un cône de métal symbolise cet emplacement), les décideurs choisissent de construire une Tour à l’église Saint-Géry en 1850.
Avant, l’église ne possédait qu’un clocheton au dessus du choeur. Démoli, il fut remplacé par la tour qui joue depuis le double rôle de clocher pour l’église et de facto de beffroi de la ville. Dans cette nouvelle configuration, de nombreuses peintures, voire panneaux sculptés, ornent les murs de Saint-Géry. Pour la plupart, elles sont visibles au Musée des Beaux-Arts de Valenciennes.
Le début du XXème siècle est bien sûr marquée par la loi de 1905, celle de la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Quand nous constatons aujourd’hui les polémiques incessantes sur le communautarisme, etc., on reste ébahi par l’ambition tranchée de cette loi qui plus d’un siècle plus tard guide les pas des gouvernants de toutes les obédiences politiques.
La Guerre de 14-18 ne fut pas problématique pour l’Eglise Saint-Géry. Par contre, celle de 39-45 fut désastreuse. En effet, des bombes frappèrent de plein fouet, une brèche importante détruit la porte latérale et une seconde démolit le mur Nord du choeur et une sacristie, l’église est inutilisable.
Laissée à l’abandon, l’église Saint-Géry subit un incendie en 1953 avec de nouveaux sérieux dégâts, puis un autre en 1958, tout semble perdu pour cet édifice consacré. La presse nationale et régionale de l’époque fustigent la lenteur administrative (pas une nouveauté du XXème).
Heureusement, un comité de sauvegarde entre en lice, ses injonctions face aux autorités aboutissent à la décision attendue par les paroissiens, la reconstruction de cette église malmenée. Toutefois, cette reconstruction se fera au détriment de l’Eglise Saint-Nicolas, jugée trop petite. La reconstruction commente en 1960.

Après cinq ans de travaux, le chantier s’achève en 1965. A l’époque, le coadjuteur (évêque nommé comme un évêque auxiliaire) de l’archevêque de Cambrai, Monseigneur H. Jenny a béni l’édifice le 09 mai 1965. Cette histoire ébouriffante met en exergue le degré de résilience d’un bâtiment avec un destin singulier. On n’oublie pas son origine à travers la communauté des Franciscains vouée à la pauvreté et la probité… !
Daniel Carlier
Cet article Rétro sur l’église Saint-Géry à Valenciennes en hommage au 1 400 ème anniversaire de la mort de l’évêque Saint-Géry est apparu en premier sur Va-Infos.fr.
En propos liminaire, Pascal Durieux (germanophone) revient du Marché de Noël de la ville de Düren le week-end dernier, la ville allemande jumelée à Valenciennes. « J’ai relancé ce jumelage éteint depuis 10 ans à travers le carnaval de Düren en février 2025. L’association Val en Liesse était invitée à des manifestations en septembre dernier, puis moi à titre personnel au marché de Noël dans le cadre de la réélection du maire de Düren. Nous avons des liens d’amitiés avec l’édile actuel. » Rien n’est anodin dans une campagne municipale… !
« Nous sommes un collectif sans étiquettes, ni de droite, ni de gauche, et sans les extrêmes », Pascal Durieux
A travers les différentes publications de presse, une porosité présumée entre la liste du Rassemblement National et celle en cours de construction de Pascal Durieux pouvait être supposée. Au delà de sa réponse, le profil d’une autorité (en retraite) dans les douanes sur le Valenciennois constitue, sans surprise, un profil bankable pour un parti radical de droite…, presque logique ! A cette supposition, Pascal Durieux tient à répondre sans ambiguïtés : « Oui, j’ai rencontré Tanneguy Adriencense plusieurs fois, notamment aux Folies de Binbin. Ensuite, nous avons pris un café le 31 octobre où ce dernier m’a proposé de figurer sur sa liste (sans place prédéterminée). De même, le sénateur Hochart m’a indiqué que j’avais très peu de chance de réussite, pas d’expérience… Mais pourquoi, si je n’ai aucune chance, me tenir ce discours ? », mentionne Pascal Durieux. Il ajoute : « J’ai refusé un dîner avec le candidat et de venir dans un local de campagne du RN. Nous sommes un collectif sans étiquettes, ni de droite, ni de gauche, et sans les extrêmes. »
« Il n’y a pas deux listes, mais une seule », Pascal Durieux
Ensuite concernant la rupture entre trois membres sur la photo de famille le jour de la déclaration de candidature (Thomas Cacheux, Paul de Zorzi, et Isabelle Desoil) et lui même, tout s’explique en trois actes.
« A la base, Didier Legrand m’a soutenu et m’a présenté aux membres de l’association AREAH. C’était au retour des vacances d’été », explique Pascal Durieux. Chemin faisant, le lien se construit et une dynamique s’installe, mandataire financier, local de campagne, et candidature officielle. Tout semble glisser vers une campagne de terrain, et sur tous les supports de communication, assez classique sauf que…
Pour autant, peu à peu et au détour d’une charte proposée par Thomas Cacheux et Paul de Zorzi, « deux jeunes très compétents et très dynamiques », souligne Pascal Durieux, le fossé se creuse. En effet, fort d’un programme, très abouti, élaboré par les deux membres de l’association AREAH, la dissension débute autour d’une proposition de charte. « Elle n’a pas été coconstruite. J’avais l’impression qu’il y avait deux listes et pas une seule. Il ne peut y avoir deux listes en une. C’est moi qui m’engage financièrement ! Nous sommes un collectif sans étiquettes, ni de droite, ni de gauche, et sans les extrêmes ! » En clair, Pascal Durieux fustige la méthode plutôt que le contenu de la charte « où nous sommes d’accord. »
Enfin, la rupture est définitive dès lors qu’un ultimatum est assorti à la signature de cette charte proposée par Thomas Cacheux et Paul de Zorzi. Dans la foulée, on connaît la suite, Thomas Cacheux, Paul de Zorzi, et Isabelle Desoil quittent cette liste, voire d’autres colistiers et colistières à déterminer. « L’idée reçue voulant que ces retraits marquent la fin de ma liste est totalement fausse. L’équipe est là, cette équipe est en(re) construction. Je n’ai aucun doute sur le rassemblement d’une liste complète (43/+ 2) dans les délais impartis », commente Pascal Durieux.
« C’est l’entourage (sur la liste) de Pascal Durieux qui pose des questions », Thomas Cacheux
La réponse de Thomas Cacheux sur la genèse de cette discorde est assez simple, la perte de confiance. « Au fil des réunions, il y a eu des changements de position à tel point qu’à la question-que ferions-nous en cas de second tour (si 3ème ou plus) ?-, la réponse n’a pas été un front républicain naturel, mais- je sais pas, mais la décision fera l’objet d’un consensus majoritaire-. » En résumé, l’agrégation de nouveaux membres à l’équipe n’intègre pas les valeurs souhaitées par les membres de l’association AREAH. « Nous n’avons aucun problème avec Pascal Durieux, mais c’est l’entourage (sur la liste) de Pascal Durieux qui pose des questions ! Pascal est trop malléable », assène Thomas Cacheux.
Sur le programme proposé, il dément fermement : « C’était une base de travail. On pouvait le fluidifier, mais surtout, il n’était pas définitif ! »
Voilà, cette histoire commune et éphémère s’achève là, mais dans un calendrier où tout reste possible, car une « réflexion est toujours là. Nous continuons à vouloir être acteur et sûr de notre engagement ! », conclut Thomas Cacheux.
Daniel Carlier
Cet article (Municipales 2026) Pascal Durieux se (ré)affirme comme tête de liste ! est apparu en premier sur Va-Infos.fr.
Avant de rentrer dans le vif de cette présentation, prenons un peu de recul sur un état des lieux des candidatures aux Municipales 2026 sur la ville centre du Valenciennois. Tout d’abord, vous avez Laurent Lasselin, car vous n’avez pas de petit candidat en démocratie, inéligible suite à une faute administrative de sa part durant l’élection législative 2024, un maire sortant officieusement en lice dont la candidature est aussi suspendue à une décision de justice (procès 19 février 2026), une liste de la société civile, Pascale Durieux, dont 3 initiateurs ont claqué la porte, une union de la gauche presque rafraîchissante tant elle est émiettée au national comme dans les autres communes du Valenciennois, et maintenant celle du Rassemblement National à travers un nouveau visage politique sur ce territoire Tanneguy Adriencense. Nous sommes loin du chamboule-tout de 1989 ! Par contre, l’électrice comme l’électeur est en quête d’une boussole, car on cherche le Nord… sur Valenciennes !
En propos liminaire, Sébastien Chenu présente le candidat adoubé par les instances du parti politique « sur une ville importante. » L’homme politique déroule sa vision de l’ambiance bien particulière qui s’installe sur la ville centre du Hainaut : « Notre score est en évolution constante sur Valenciennes. J’ai beaucoup de respect pour Jean-Louis Borloo et Valenciennes a connu une spirale ascendante avec lui. Aujourd’hui, le maire actuel est dans une spirale descendante. Tous les clignotants sont au rouge, c’est la bunkerisation du pouvoir, Laurent Degallaix a perdu la capacité de comprendre les attentes des Valenciennois ! On y va pour gagner sur Valenciennes dans le cadre d’un second tour contre Laurent Degallaix (ou la majorité). »
Laurence Bara, passée tout près d’un exploit sur la 21ème en 2024, met en exergue les problématiques de sécurité : « Chaque jour, vous avez un problème de sécurité sur Valenciennes. Il y a également des soucis avec le commerce de proximité. Certes, la ville a remis une heure gratuite (le 31 mars 2025), mais cela fait des mois que les gens ne veulent plus venir à Valenciennes. »
Tanneguy Adriencense, pas un novice politique
Dés son plus jeune âge, Tanneguy Adriencense était sensible « à la fougue de Nicolas Sarkozy ». Ensuite, il commence sa carrière politique sous les couleurs de « Reconquête », aux législatives en juin 2022, puis rallie en septembre 2022 le Rassemblement National. Ensuite, il participe activement à la campagne sénatoriale en faveur de Joshua Hochart. Suite à l’élection du sénateur du RN, il devient logiquement son attaché parlementaire. Bien sûr, cette fonction lui confère un regard acéré sur les Grands électeurs et une approche assez fine des problématiques des collectivités locales : « Je ne veux plus être spectateur, mais acteur ! »
Justement, Tanneguy Adriencense, 23 ans, est originaire de l’Amandinois, il connaît bien Valenciennes. « C’était la grande ville, j’ai beaucoup d’amis ici. J’y habite depuis deux ans. Mon père travaille au sein de la Police Nationale à Valenciennes », explique le candidat.
Bien sûr, il évoque la sécurité comme première thématique à aborder en cas de succès. « Je ne dis pas que rien n’a été fait, mais les délits se multiplient dans le quartier de la Gare SNCF, rue Vieille Poissonnerie, voire même devant Rubika très récemment. Il faut faire plus. La priorité des Français et des Valenciennois est la sécurité ! D’ailleurs, on voit dans le Budget primitif, elle n’est pas assez financée. Nous devons essayer toute la panoplie existante, en la matière, voire les initiatives dans les autres villes », poursuit-il.
Evidemment, il n’est pas évident de balayer tous les sujets d’un programme durant une conférence de presse, mais le candidat a essayé de synthétiser les autres grands axes.
« Un conseil municipal en moins d’une heure, cela pose des questions », Tanneguy Adriencense
Le sujet de la démocratie participative est (malheureusement) existant sur Valenciennes. Pas le cas, loin s’en faut, sous Jean-Louis Borloo, ni Dominique Riquet, mais sous Laurent Degallaix dont tout le monde se souvient de sa sortie en mai 2020, quasi mythique, à l’endroit de la liste « Valenciennes Verte Solidaire ». En effet, cette dernière avait eu l’outrecuidance de faire un recours administratif contre les comptes de campagne du maire élu au 1er tour le 15 mars 2020, d’une banalité démocratique infinie. En réponse, le jour de l’installation, il envoie sa diatribe à la liste VVS… « vous avez mon mépris pour six ans. » Chose confirmée dans les conseils municipaux où une seule question est autorisée par délibération et jamais une réponse au maire ou l’adjoint en charge de la thématique. De plus, le record du Conseil municipal le plus rapide du monde tente d’être battu à chaque fois. On est passé une fois sous les 30 minutes. « Un conseil municipal en moins d’une heure, cela pose des questions. Il devrait y avoir de nombreux échanges entre la majorité et les oppositions. Cette verticalité réduit la démocratie locale », s’étonne le candidat.
Ensuite, comme idée sur la table, il veut, comme des milliers de communes en France, recommencer la transmission en direct des conseils municipaux (consultable en ligne etc.).
« Nous voulons réaliser des référendums locaux sur des sujets importants pour les habitant(e)s », Tanneguy Adriencense
Comment éviter le sujet du stationnement quand les extérieurs, même les Lillois, commentent la possibilité de ne pas pouvoir se stationner à Valenciennes. D’un côté, on peut dire que la ville attire les chalands, mais de l’autre convenir que cette politique de stationnement a faits des ravages, et sa voiture LAPI, chez les Professionnels de proximité : « Le maire s’est tellement bunkerisé qu’il a mis plusieurs années avant de se rendre compte l’impact sur les commerçants/artisans. Il faut soutenir nos commerçants. Il existe énormément de cellules vides dans le centre de Valenciennes. »
Toutefois, on peut rappeler les initiatives du dispositif « Attractive » afin de faire baisser la pression des loyers, trop chers sur Valenciennes, mais l’embellie juste avant la Covid est retombée. Certains axes comme la rue de Famars, partie roulante, sont déprimants.
Sur des sujets très clivants comme la piétonnisation, ou pas, de la Place d’Armes, Tanneguy Adriencense souhaite organiser une ou des consultations locales : « Nous voulons organiser des référendums locaux où nous pourrions poser plusieurs questions importantes pour les Valenciennois. » Cette organisation, reconnue par l’Etat, a été utilisée sur Saint-Amand-les-eaux sur la présence ou non d’une Police Municipale, car si la participation est de plus de 50%, le résultat du vote s’impose de fait aux administrés en toute légalité.
Autre exemple de questionnement potentiel, le candidat fustige « le transfert au privé de la compétence stationnement (au 01 janvier 2026). Nous voulons renégocier avec le nouvel exploitant dans les meilleurs délais. »
Bien sûr, Tanneguy Adriencense explique que les quartiers sont tous prioritaires en quelque sorte. Valenciennes ne se résume pas au centre-ville. Chaque candidat(e) au fauteuil majoral est conscient d’une nouvelle vitalité à retrouver dans les quartiers. Si l’ANRU a incontestablement modifié l’urbain, l’humain est à repenser sur le temps continu et pas seulement pour collecter les procurations par des ami(e)s, employés en mairie de Valenciennes par ailleurs.
Patrimoine, associations, culture/sport, l’écologie
Valenciennes est une cité d’une grande richesse culturelle, par son patrimoine, ses grandes signatures bien connues, mais surtout sa vie culturelle bouillonnante. Le candidat digère mal le transfert de l’exploitation du Musée des Beaux-Arts, le Phénix au sein de Valenciennes Métropole même si la logique financière transpire de cette démarche. Ça bouillonne beaucoup moins même si l’arrivée d’un cinéma de centre ville fera du bien, pas mi décembre pour Avatar 3 comme annoncée sur la page Facebook de Laurent Degallaix, mais courant 2026 à la lumière des travaux. Heureusement, la com d’ouverture d’un cinéma privée n’est pas confiée au public comme celle du Centre aquatique en décembre 2019. En effet, une fuite majuscule bâtimentaire après… une inauguration reportée début février 2020, et des milliers d’euros publics dépensés en affiches (et de multiples supports pour le mois de décembre 2019 en ville) en toute précipitation…, pas grave c’est l’argent des autres !
« Je suis très attaché au Patrimoine. C’est pourquoi, il faut mieux soutenir les associations culturelles, sportives, mais également patriotiques. Nous devons revenir à un dialogue avec le monde associatif. », précise-t-il. Pour autant, l’adjointe aux associations fait le job avec les moyens à disposition.
Le jeune âge du candidat lui donne un Droit, celui de subir de plein fouet le réchauffement climatique. Gageons que les mesures proposées à cet effet seront à la hauteur d’une génération sur le front et en 1ère ligne… sur ce sujet, à suivre de près. Pour un projet en une phrase, Sébastien Chenu avait résumé le tout en quelques mots : « Il manque une nouvelle vision à Valenciennes. »
Le panorama politique singulier… à Valenciennes
Face à une échéance municipale, peut-être inédite en France, compte tenu de son impact sur les prochaines présidentielles, chaque parti politique sait qu’il doit planter le drapeau dans les collectivités locales. On peut gloser tout ce que l’on veut dans les couloirs du parlement, l’ancrage local demeure une valeur essentielle dans notre démocratie pour faire passer des messages. Là, nous parlons de la vraie vie, celle du quotidien où le maire doit faire sa place jour après jour. « Un point noir (pour le RN à Valenciennes et ailleurs) », à ce stade commente le candidat.
Sur Valenciennes, l’évènement judiciaire à l’endroit du maire de Valenciennes constitue un fait politique aussi : « Je ne commente pas une procédure en cours. Laurent Degallaix est présumé innocent. Nous sommes prêts à tous les scénarios, on trace notre route ! »
Ensuite, il poursuit sa constitution d’une liste et pourquoi pas d’autres alliances. « J’ai demandé à prendre un café avec Pascal Durieux à l’occasion des Folies de Binbin, il a accepté et nous avons échangé sur les prochaines élections municipales. Par contre, je n’ai pas promis de place à Pascale Durieux sur ma liste. Néanmoins, la porte est ouverte (jusqu’au 25 février…) », indique le candidat.
Oui, cette élection de proximité à Valenciennes est sans doute la plus importante de son histoire, depuis la sortie de la seconde guerre mondiale, pour des raisons simples. Cette collectivité locale n’est pas à un tournant urbain, financier, ou autres thématiques centrales, mais celle de la place du citoyen dans sa cité, le respect de l’administré quel que soit son opinion politique, sa couleur de peau, sa religion, sa condition sociale et le moins que l’on puisse dire est que ce sujet est au centre de tout à Valenciennes. Quel regard à Jean-Louis Borloo sur tout cela ? Ce dernier viendra sans doute soutenir derrière minute le candidat de la majorité municipale, qu’importe la tête de liste le 26 février. « Je pense qu’il y a de la nostalgie de Jean-Louis Borloo chez les Valenciennois, mais cette majorité municipale est à bout de souffle.» Cette équation démocratique complexe, sur le sud du département du Nord, sera particulièrement suivie, comme Saint-Amand-les-Eaux et Denain, voire Douchy-les-Mines, par les médias locaux, régionaux, et nationaux !
L’arrêt du match hier soir du VAFC n’est qu’une coïncidence évidemment, mais chaque action d’un maire sur le temps long se paye un jour. Le combat personnel de Laurent Degallaix contre l’ancien président du VAFC, jusqu’à envoyer les huissiers réclamés les loyers du Stade du Hainaut pendant la période Covid, trouve sa traduction un jour sur le terrain… Le VAFC en bas de classement doit beaucoup au maire de Valenciennes, pas dans le sportif immédiat, mais pour son oeuvre globale à vouloir imposer un autre repreneur à sa main… au lieu de soutenir une présidence existante, qu’il n’aimait pas, mais qui avait maintenu en ligue 2 cette équipe in fine. Un symbole de la verticalité dont nous parlions précédemment !
Daniel Carlier
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Retour sur un imbroglio procédural peu commun, car Franck Deloge, lors de son point presse de retrait de son siège d’élu de Valenciennes en novembre 2024, annonçait son déménagement sur la collectivité locale d’Escautpont. Il s’installe donc sur ladite commune en septembre 2024 et obtient son inscription sur la liste électorale le plus normalement du monde.
Ensuite, en mars 2025, il déménage, toujours sur Escautpont, vers un hébergement chez une amie sénior dont le mari vient de décéder. Un partage de l’habitat s’installe et le candidat putatif à cette élection locale redemande une nouvelle inscription sur les listes électorales et c’est là que le bât blesse !!!
En effet, malgré la présentation de plus d’une cinquantaine de pièces justificatives, des plaidoiries argumentées par les deux avocats de Franck Deloge, l’avocat de la commune martèle le respect du « Code électoral, tout le Code électoral, rien que le Code électoral ! » M. Deloge « ne justifie pas d’un domicile réel ou de plus de six mois sur Escautpont. Où habite-t-il ? Nous n’avons pas une fiche de salaire à la (nouvelle) bonne adresse ou son avis d’imposition ! »
Cette séance au sein du Tribunal judiciaire de Valenciennes revisite les articles du Code électoral L-11, L-18, L-19 et L-20 très strictes au demeurant. Les multiples attestations déposées par M. Deloge n’ont pas fait la différence, les magistrats en charge de cette procédure ont rendu leur décision sans appel possible. Franck Deloge n’est pas donc inscrit sur les listes électorales d’Escautpont et ne pourra de fait pas candidater sur cette collectivité locale en mars prochain.
Bien sûr, l’impact de cette décision est évidente sur les prochaines élections locales à Escautpont, mais c’est une autre histoire à écrire. Durant la même matinée, les juges ont rendu une autre décision, identique, pour un agent territorial de la commune en disponibilité. M. Boniface ne sera pas inscrit sur les listes électorales de cette commune et ne pourra pas se présenter à la dite élection, car il était pressenti comme colistier de M. Franck Deloge.
M.Deloge et et M. Boniface sont condamnés également à 1 000 euros au titre de l’article 700.
Un Code électoral obsolète… ?
En dézoomant, on peut regretter la rudesse du Code électoral français en comparant avec certains pays où un changement de bureau de vote, d’une ville à l’autre, est possible en 48 heures. Face à la mobilité d’une jeunesse, souvent rattachée au niveau électoral chez les parents, il est impératif de dépoussiérer ce Code électoral indigeste et extrêmement favorable à un abstentionnisme de masse… ! En l’espèce et au delà du dossier en question, la continuité d’une localisation de fait sur la commune constitue un véritable sujet, certes pas conforme au Code électoral en vigueur, sur lequel les législateurs devraient se pencher rapidement. Rappelons qu’avant 2019, un commerçant/artisan de proximité ne pouvait pas voter dans la commune où il travaille tous les jours, mais uniquement sur sa résidence principale. Il est donc possible de déplacer une fourchette au sein du Code électoral, un peu de bon sens ne serait pas superflu !
Daniel Carlier
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Au détour d’une « QPC Pancrel », du nom du justiciable, le sort de la future présidentielle comme celle de l’élection sur la ville de Valenciennes, et de l’agglo par capillarité, s’est joué à coup de joutes oratoires entre avocats. En effet, ladite QPC a investi le Conseil constitutionnel afin de marteler le caractère anticonstitutionnel, présumé, de l’exécution provisoire, car elle remettrait en cause la présomption d’innocence d’une peine prononcée par une juridiction.
Les sages ont rendu leur conclusion le 05 décembre dernier où ils indiquent clairement que l’exécution provisoire n’est pas « incompatible avec le principe de la présomption d’innocence. »
Toutefois, la plus haute juridiction de France encadre cette pratique. Premièrement, les juges devront désormais motiver systématiquement leur décision lorsqu’ils assortissent une peine complémentaire de cette mesure (déjà le cas dans les affaires récentes). Deuxièmement, un débat contradictoire propre à cette mesure sera engagé au tribunal entre les parties (nouveauté). Enfin, l’individualisation de la peine, et par suite sa proportionnalité vis à vis du délit en question, est rappelée avec force. Bien sûr, l’avis du Conseil constitutionnel aborde le sujet spécifique de l’inéligibilité où le « juge pénal doit apprécier l’inéligibilité avec exécution provisoire au cas par cas. »
Pour enfoncer le clou, les élus locaux n’auront aucun recours suspensif, ni en 1ère instance, ni en appel. Cette application sera donc immédiate pour les élus locaux, même en cas d’appel, s’il y a exécution provisoire !
Les conséquences politiques sur le Valenciennois.
Le 12 février 2026 démarre le procès de Marine Le Pen avec des conséquences bien connues suite à cet avis du Conseil constitutionnel. Plus près de nous, le prochain procès de 4 prévenus dont le maire de Valenciennes, Président de Valenciennes Métropole, le 19 février 2026, est de fait impacté par cette décision du Conseil constitutionnel.
En clair, à l’issue de ce procès du 19 février prochain, si Laurent Degallaix est innocentée, tout redevient possible pour les Municipales des 15 et 22 mars 2026 et à la présidence, convoitée par de nombreux soupirants, de Valenciennes Métropole.
Par contre, dans le cas où une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire est requise par le Procureur de la République à l’endroit du maire de Valenciennes, si les Magistrats du Siège suivent la réquisition du Ministère public, qu’ils ne peuvent modifier sur le quantum (sur l’exécution provisoire), le maire de Valenciennes ne pourra pas se présenter aux élections municipales ou sera démis de ses nouvelles fonctions (maire ou élu d’opposition) immédiatement. Bien sûr, tout dépendra de la temporalité du verdict, avant le 15 mars prochain ou après les Municipales 2026. Par ricochet, une nouvelle figure serait à la présidence de la CAVM.
On peut dire que le 1er tour des Municipales à Valenciennes s’est joué ce 05 décembre 2025, le deuxième tour sera indubitablement le 19 février 2026, puis le 3ème et 4ème les 15 et 22 mars 2026.
Daniel Carlier
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(Visuel Jean-Claude Dulieu)
Evidemment, comme ex président national du MRAP, Jean-Claude Dulieu, aujourd’hui président du MRAP Valenciennes, a fait suivre cette incompréhensible choix de la FIFA. En effet, cette situation singulière est apparue au grand jour dans le Valenciennois. « C’est Nathalie Khnissi du MRAP Valenciennes qui a été alerté par ce refus de la FIFA. On ne comprend pas, car le football permet aux jeunes de s’intégrer. Le refus d’une licence de football à des MNA (mineurs non accompagnés) par la FIFA, c’est de la discrimination », tance Jean-Claude Dulieu.
Pour sa part, le MRAP national rappelle les faits : « Nous venons d’être interpelés par le cas de mineurs isolés guinéens qui ont rejoint un club amateur local du Valenciennois et qui voient leur licence bloquée par vos services et cela au regret des responsables du club. En effet, depuis le début de la saison 2025-2026, les nouvelles licences des MNA (mineurs non accompagnés) seraient systématiquement rejetées sous prétexte d’éviter les éventuels abus de clubs professionnels, mettant ainsi un terme à l’accord signé avec la FFF en 2024. » Effectivement, un accord était intervenu pour la délivrance d’une licence de football pour la saison précédente 2024/2025, visiblement cette convention est tombée.
A priori, la FIFA prétexte certains abus de clubs professionnels. Bien sûr, il est indispensable de les combattre avec fermeté, mais pourquoi dégainer immédiatement l’arme atomique en refusant toute licence à un mineur isolé, alors que ce public constitue une proie facile pour d’autres pratiques dont nous entendons parler abondamment.
Le plus bizarre est que cette mesure ne concerne pas « les MNA qui avaient déjà une licence l’an passé et qui ont pu la renouveler sans problème cette saison. Cela signifierait-il qu’ils ne seraient pas exposés aux mêmes risques ? Ce traitement potentiellement discriminatoire est totalement injuste pour les intéressés et est néfaste pour les clubs ainsi que pour la pratique sportive en général », commente François Sauteray, le coprésident national du MRAP.
Evidemment, une Fédération nationale d’une discipline sportive doit respecter les règles de sa fédération de tutelle. Sauf qu’en l’espèce, nous dépassons de loin un comportement footbalistique illicite en violation avec les valeurs de la FIFA… Suite à ce courrier directement adressé au siège de la FIFA à Zurich en Suisse, le MRAP, comme membre consultatif, fera remonter cette information auprès de l’Organisation des Nations Unies.
Daniel Carlier
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(visuel Bernard Chiarelli)
D’ailleurs, c’est de la pratique du plus grand nombre qu’est née la sélection des meilleurs, l’un d’entre eux, Bernard Chiarelli jouant en équipe de France contre la Suisse en 1958 et étant sélectionné dans les 22 de Suède la même année. Citons quelques noms de ces jeunes adeptes du foot de rue, Michel Chiarelli, Quieveu, Claude Dutrieu, Francis Préseau, Jean Claude Vrand, le frère d’Emile, finaliste de la coupe de France en 1951. Jean Markiewicz, Jean –Marc Giachetti, Jacky Brouillard, Paul Ardhuin, etc. Pas loin, on trouvait avenue de Reims Michel Herbaut.

Commençons par le trio de la place des Marronniers et de la rue des Ormes. Emile Vrand jouait ailier droit. Il joua la finale de coupe perdue contre Strasbourg en 1951. A cette finale assistait Bernard Chiarelli qui, la veille avait participé à la finale du concours du jeune footballeur. A l’époque, il jouait ailier droit comme son idôle avant que Domergue ne le replace plus tard en numéro 6. Avant le match contre le Brésil en Suède, il entraina comme un ailier l’arrière Lerond en essayant de le passer toujours par l’extérieur comme Garrincha.
Francis Préseau, qui admirait Chiarelli, se pensait plutôt milieu de terrain avant de devenir un numéro 9 en retrait, puis le complément idéal de Masnaghetti ou Sansonnetti dans le 4 2 4. Il fut un grand espoir que malheureusement le club ne conserva pas. Il aurait pu faire une très belle carrière à VA. Le premier septembre 1963 pour la reprise du championnat, VA joua à Saint- Etienne futur champion de France. Plusieurs attaquants étant indisponibles, Domergue aligna en attaque, Valnet 18 ans, Préseau 18 ans et Serge Breuvart 19 ans. Cela donna un match nul 1-1. Fin 63, il remplaça Masnaghetti contre Nice et marqua deux buts (7 2)
Claude Dutrieux se souvient de Francis Préseau qui était surnommé Ficelle : « Ficelle, j’ai fait des entraînements avec lui sur la cendrée ou dans le palais des sports en 3 contre 3 sur des quilles. C’était un excellent joueur. Très bon technicien, il respirait foot. Un gars très difficile à contrer, pas très physique, tout en finesse ».
Mais dans ces familles, il y eut aussi Michel Chiarelli qui joua en amateur à VA puis à Cambrai allant jusqu’en finale du championnat de France et jean Claude Vrand qui joua en CFA.
Au chemin des Bourgeois, près de la ferme Cheval , grandit Jean Markiewicz qui joua à VA en amateur et en pro avant de partir à Nantes et Marseille faire une belle carrière en seconde division

Pas très loi, avenue de Reims, grandit Michel Herbaut qui ne voulut jamais devenir professionnel, préférant une carrière à l’EDF à un salaire peu élevé et une reconversion aléatoire. Il joua 41 matchs avec les pros. Il participa au match VA Sedan de 1955 où fut établi le record de fréquentation à Nungesser avec 22500 spectateurs. Il participa à l’équipe amateurs dans laquelle on trouvait Claude Rey qui fit ensuite une belle carrière à Bordeaux, terminant second en 65 et 66 devant VA, et finaliste de la coupe en 64, ainsi que Rocco vainqueur de la coupe avec Lyon en 67.
Né en 1952 Jean marc Giachetti grandit place des Tilleuls. Il fut un excellent ailier jouant une dizaine d’années à VA avant de partir à Dunkerque. Il fut international junior auprès de Giresse et Bernard Lacombe. Il fit ses débuts en première division à 17 ans.
A coup sûr, dans la seconde moitié du vingtième siècle, la cité des jardins fut un vivier pour le foot valenciennois.
Jean Jacques Potaux
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C’est assez rare pour le mentionner, mais un seul visuel (ci-dessus) symbolise presque une politique sur le temps long avec tous ces acteurs, le conseiller départemental du canton Jean-Claude Dulieu, le Président de Valenciennes Métropole pendant toute la durée des travaux, Laurent Degallaix, un peu masqué, Aymeric Robin, l’autre Président d’une agglo, La Porte du Hainaut, Christian Poiret, Le président actuel du Conseil départemental du Nord, Valérie Létard, l’ancienne Présidente de Valenciennes Métropole qui a engagé l’EPCI aux côtés du Département, et le vice-président du Département, Valentin Belleval, en charge de la voirie et des infrastructures. Bref, c’était un moment suspendu où la satisfaction du chemin accompli laisse une trace indélébile. D’ailleurs, le Sous-Préfet de Valenciennes le souligne en conclusion : « L’indicateur de résultat sera assez facile à mesurer… ».
Un chantier XXXL

Les chiffres explosent tous les superlatifs dès que l’on compare le coût au mètre de voirie, soit 24 807 euros le mètre, 5,2 km pour 129 millions d’euros. En effet, la complexité de cette traversée urbaine a hanté les techniciens du Conseil départemental sur au moins une génération. « C’est un projet vieux de 20 ans de Raismes à Saint-Saulve. J’avais l’habitude de faire ce trajet en voiture, j’ai mis sur ce nouvel axe 15 minutes au lieu de 45 minutes précédemment », explique, Florian Kotecki, le chef de projet du Département.
Un engagement des agglos du Valenciennois
Il faut remonter le film pour mieux comprendre la performance urbaine. En effet, cette réflexion sur un désengagement des villes au nord de Valenciennes est ancien ; les communes de Petite-Forêt, Beuvrages, Bruay-sur-l’Escaut, Anzin, Raismes, Saint-Saulve et bien sûr la ville centre Valenciennes, sont concernées par cette absence de fluidité du trafic routier.
Le dossier a été déjà réfléchi « avec Patrick Kanner et Didier Manier (président 8 mois du Conseil départemental), puis Jean-René Lecerf, et aujourd’hui Christian Poiret », explique le Conseiller cantonal Jean-Claude Dulieu. Sauf que le premier obstacle, compte tenu des contraintes techniques majeures, est financier. « C’est pourquoi, l’agglo s’est engagée fin 2015, à hauteur de 15,4 millions d’euros, afin de réaliser un axe routier structurant pour ce territoire », précise la Ministre et ancienne Présidente de Valenciennes Métropole laissant son siège, en janvier 2016, à Laurent Degallaix pour le lancement des travaux sur le Valenciennois. « Nous avons connu autant d’emmerdes sur 5,2 km qu’entre Valenciennes et Toulouse. C’était un dossier compliqué du début à sa fin, mais cette réalisation est le fruit d’une volonté politique », commente Laurent Degallaix.
« Vous en avez rêvé, on l’a fait ! », Christian Poiret
Bien sûr, l’homme du jour est le Président du Conseil départemental du Nord, Christian Poiret. Une vidéo de présentation globale du projet met en exergue ce chantier hors norme, 3 243 écrans acoustiques, 15 741 arbres et arbustes, des difficultés techniques comme cette trémie sur 200 mètres à la sortie de Raismes vers Bruay. « Ici, nous sommes en dessous de l’eau », commente le chef de projet. On pourrait multiplier les exemples à l’infini, mais le résultat in fine est là.

En effet, l’accessibilité plus rapide aux zones économiques de Pole Eco, Petite-Forêt, etc., mais également a contrario la réduction importante du passage dans certaines communes au Nord de Valenciennes constitue une avancée essentielle pour le Hainaut. « Vous en avez rêvé, on l’a fait ! Nous avons travaillé en deux tranches, la 1ère inaugurée en 2023 avec ce fameux plateau, et nous n’avons pas réduit notre effort sur la seconde, malgré les difficultés financières. Le Nord a besoin de se développer ! », commente Christian Poiret. Le Président du département a eu une pensée pour André Lenquette, l’ex maire de Beuvrages décédé, et très impliqué dans ce dossier tentaculaire.
Une DUP très utile
Au niveau supérieur, si le Sous-Préfet de Valenciennes rappelle que l’Etat ne peut être partout, il met en exergue sa capacité de facilitateur à travers la « DUP (Déclaration d’Utilité Publique). Elle a permis de lever des obstacles urbains pour faire avancer votre dossier. »
Voilà un autre vieux dossier du Valenciennois arrivé à son terme, il manque encore l’achèvement en cours du Canal Seine Nord Europe même si nous passons à l’étage supérieur des « emmerdes ».
Daniel Carlier
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