Victimes accidents de la route en France 2017–2024
via https://shaarli.duraffort.fr/shaare/Xm7mdg
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Pour automatiser des tests dans le navigateur.
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Il aura fallu beaucoup trop de temps pour que ça se produise, et je l’aurai travaillé au corps une paire de fois le gaillard, mais voilà, ceci est le premier billet invité de l’unique, l’irremplaçable Pierre-Marie ! Parce que c’était à la fois trop con comme cible de jeu, mais surtout trop rigolo vu le mix de technos abordées, parce qu’on va parler de Pokemon, de Sunshine/Moonlight (le titre ne ment pas), de wakeonlan, de Kubernetes, de Fission. Oui, tout ça en même temps. Vous comprenez mon enthousiasme ?
Au détour de mon scrolling sur X, je suis tombé sur un post parlant de jeux vidéos (l’algorithme est bien foutu) et sur une injonction à s’inscrire sur PokeMMO.
Pas fan hardcore de Pokémon, j’ai quand même bien poncé les deux premières gen et me suis tenté à la troisième.
Je fais partie des gens qui n’attendent plus grand chose de Game Freak qui, selon moi, ressort en boucle les mêmes jeux sans vraiment d’innovation.
Au contraire, côté développement non officiel, on retrouve des jeux dérivés comme Pokémon Showdown, qui malgré que ce ne soit pas mon style de jeu, attire une grande communauté et qui aurait pu donner des idées à Nintendo pour renouveler la licence.
J’ai, par exemple, plus apprécié le rom hack Pokémon Adventures Red Chapter basé sur l’excellent manga Pokémon La Grande Aventure que le remake Let’s Go Evoli.
Bref, je suis donc allé voir ce qu’était ce PokeMMO, et me suis motivé pour me lancer dessus. Ça tombe bien, je pars 2 semaines en vacances et il faudra bien occuper mes soirées au coin de la clim. (article commencé au mois de Juillet). PokeMMO propose un installer pour Windows, Linux, iOS, Android et même un package pour OS alternatif (j’ai vu pas mal de gens qui installaient ça sur une console portable de type Retroid).
Personnellement, j’ai à ma disposition une PsVita et une Switch, toutes deux libérées et qui me servent lors de mes sessions retrogaming. L’option téléphone/tablette est pour moi rédhibitoire ne possédant pas de manette compatible et aimant beaucoup trop les boutons physiques pour jouer au tactile.
Installer Android sur Switch me semblant trop fastidieux, j’ai décidé de partir sur une autre voie. Étant obligé d’être connecté pour jouer quoi qu’il arrive (le O de MMO, hein), je me penche sur Moonlight, que j’avais déjà testé il y presque 10 ans. Il y a des clients pour Switch et PsVita (et pour beaucoup d’autres OS/appareils) donc ça pourrait correspondre à mes besoins.
Moonlight, pour vulgariser, c’est un client non-officiel pour le protocole Nvidia Gamestream qui vient se connecter à un ordinateur distant pour le contrôler à distance. Il a la force de supporter les contrôleurs locaux et de transmettre au PC distant à la manière d’un Steam Link. Pour pouvoir streamer vers un client Moonlight, il faut un serveur sur la machine cible. Le logiciel Nvidia GeForce Experience permet cela mais la « nouveauté » par rapport à mon essai d’il y a 10 ans, c’est le serveur Sunshine qui permet de s’affranchir du logiciel de Nvidia.
L’installation de Sunshine se fait via l’installateur dédié à la distribution cible en quelques secondes. Une fois installé, Sushine se configure via une interface web accessible en local. Elle permet de gérer les différents clients (appairage, suppression…), les différentes applications et les options de streaming (encodage, bitrate…).
Le première étape est de créer un couple utilisateur/motdepasse pour protéger l’accès à cette interface.
Par défaut, Sunshine propose deux applications: Bureau et Steam Big Picture (même si Steam n’est pas installé sur le système)
J’installe donc PokeMMO et le configure comme Application dans Sunshine. Je reprends simplement les valeurs trouvées dans le raccourci Bureau qui a été crée lors de l’installation. Il détecte même la miniature automatiquement.
J’installe le client Moonlight sur les deux appareils. Le client détecte automatiquement le PC supportant Sunshine et affiche un code d’appairage à entrer dans Sunshine.
L’appairage se déroule sans problème et je peux tester le stream en local.
Je lance l’application Bureau et ça me permet de confirmer qu’il est bien possible d’ouvrir une session Windows à distance.
Pour le stream distant, il faut juste s’assurer que Upnp est activé sur le routeur et cocher une case dans la configuration de Sunshine.
(ndr: sinon il faut définir les ports et ouvrir manuellement/créer les redirections de port; l’IP fixe pour le PC de jeu est fortement recommandée dans ce cas)
On aurait pu s’arrêter là, mais bon, je suis pas fan de laisser tourner le PC H24 pendant 2 semaines juste pour l’utiliser quelques heures. Moonlight propose une fonctionnalité bien pratique de Wake On LAN pour démarrer un ordinateur à distance, mais voilà, ça ne fonctionne qu’en réseau local (en même temps c’est dans le nom).
Il faut donc trouver le moyen de le faire fonctionner à distance. J’ai plusieurs dispositifs à ma disposition.
Mon routeur PfSense permet de d’envoyer des paquets WoL mais uniquement via l’interface, pas d’API disponible. Il faudrait se connecter à l’interface via VPN pour lancer la commande. C’est trop lourd et pas assez flexible.
Solution suivante, utiliser le cluster k3s qui tourne à la maison.
On teste la faisabilité du process en lançant un pod temporaire contenant la commande wakeonlan mais ça ne fonctionne pas car l’appareil ciblé n’est pas sur le LAN du cluster k3s comme l’est le pod.
En cherchant un peu, on trouve qu’il faut configurer le pod pour qu’il tourne dans le réseau hôte, le réseau des nœuds.
kubectl run tmp --rm -it --image nixery.dev/shell/wakeonlan -it --overrides='{"kind":"Pod", "apiVersion":"v1", "spec": {"hostNetwork":\ntrue}}' -- wakeonlan a1:b2:c3:d4:e5:f6
Et ça marche !!
Reste à trouver le moyen de lancer ça simplement, via un appel HTTP par exemple. Je viens justement de déployer un système de micro-services : Fission.
Fission permet de déployer des fonctions de micro-services à la manière d’un système Serverless comme Lambda. Ça me permettrait de recevoir une requête HTTP avec en paramètre l’adresse MAC cible et d’envoyer la requête WoL avec un simple code python.
L’installation de Fission est simple si on passe par leur chart Helm. On a juste à surcharger quelques valeurs grâce au fichier values.yml suivant.
## Fission chart configuration ## ## routerServiceType to consider while creating Fission Router service. ## For minikube, set this to NodePort, elsewhere use LoadBalancer or ClusterIP. ## routerServiceType: ClusterIP ## defaultNamespace represents the namespace in which Fission custom resources will be created by the Fission user. ## This is different from the release namespace. ## Please consider setting `additionalFissionNamespaces` if you want more than one namespace to be used for Fission custom resources. ## defaultNamespace: fission
# Add Fission helm repo helm repo add fission-charts https://fission.github.io/fission-charts # Install CRDs kubectl create -k "github.com/fission/fission/crds/v1?ref=v1.21.0" # Install Fission helm install fission fission-charts/fission-all -f values.yml -n fission --create-namespace # Install Fission CLI binary curl -Lo fission https://github.com/fission/fission/releases/download/v1.21.0/fission-v1.21.0-linux-amd64 && chmod +x fission && sudo mv fission /usr/local/bin/
La documentation fission nous apprend qu’on peut modifier les spécifications des pods. Il y a même un tutoriel pour déployer un exemple.
# On créé un dossier dédié mkdir wol-fn cd wol-fn # On initialise le dossier specs fission spec init # On créé l'environnement qui fera touner le code python fission -n fission env create --spec --name python-wol --image ghcr.io/fission/python-env --builder ghcr.io/fission/python-builder # On créé le dossier de la fonction mkdir wol # On créé un fichier requirements.txt avec le module python dont nous avons besoin echo "wakeonlan" > wol/requirements.txt # On créé le fichier contenant le code python à exécuter touch wol/wol.py
from flask import request
from wakeonlan import send_magic_packet
import re
def main():
mac = request.args.get('mac')
if mac is None:
return "Please send a MAC address"
else:
if re.match("[0-9a-f]{2}([-:]?)[0-9a-f]{2}(\\1[0-9a-f]{2}){4}$", mac.lower()):
send_magic_packet(mac)
return "Sending magic packet to 255.255.255.255 with broadcast 255.255.255.255 MAC %s port 9" % (mac)
else:
return "%s is not a valid MAC format" % (mac)
On créé la spécification pour la fonction qui décrit quel code doit être exécuté et le trigger HTTP qui détermine quelle URL déclenche son exécution.
# On créé la spécification pour la fonction fission -n fission function create --spec --name wol-fn --env python-wol --src "wol/*" --entrypoint wol.main # On créé la spécification pour la route. # Avec les annotations permettant de créer l'ingress rule sur Traefik fission -n fission route create --spec --name wol-fn-get --method GET --url /wake --function wol-fn --createingress --ingressrule "test.domain.tld=/wake" --ingressannotation "kubernetes.io/ingress.class=traefik" --ingressannotation "traefik.ingress.kubernetes.io/router.entrypoints=websecure" --ingressannotation 'traefik.ingress.kubernetes.io/router.tls="true"' --ingressannotation "traefik.ingress.kubernetes.io/router.tls.certresolver=letsencrypt"
On a maintenant un dossier contenant la fonction et son environnement standard.
wol-fn
├── specs
│ ├── README
│ ├── env-python-wol.yaml
│ ├── fission-deployment-config.yaml
│ ├── function-wol-fn.yaml
│ └── route-wol-fn-get.yaml
└── wol
├── requirements.txt
└── wol.py
On va modifier le fichier env-python-wol.yaml pour ajouter notre configuration spécifique.
---
apiVersion: fission.io/v1
kind: Environment
metadata:
creationTimestamp: null
name: python-wol
spec:
builder:
command: build
container:
name: builder
resources: {}
image: ghcr.io/fission/python-builder
podspec:
containers:
- name: builder
resources: {}
imagepullsecret: ""
keeparchive: false
poolsize: 3
resources: {}
runtime:
container:
name: python-wol
resources: {}
image: ghcr.io/fission/python-env
podspec:
containers:
- name: python-wol
resources: {}
+ hostNetwork: true
+ dnsPolicy: ClusterFirstWithHostNet
version: 3
La directive hostNetwork permet comme vu plus haut de faire tourner le pod sur le réseau hôte.
Avec juste cette modification, on a une erreur à l’exécution du code parce que le pod n’arrive pas à aller chercher l’archive contenant le code de la fonction sur le stockage partagé de Fission.
{
"level": "error",
"ts": "2025-08-22T15:55:03.884Z",
"logger": "generic_pool_manager.generic_pool.fetcher_client",
"caller": "client/client.go:114",
"msg": "error specializing/fetching/uploading package, retrying",
"error": "Internal error - error fetching deploy package: failed to download url : Get \"http://storagesvc.fission/v1/archive?id=%2Ffission%2Ffission-functions%2Ffc6798a9-95c3-47cb-8797-28f842162f83\": dial tcp: lookup storagesvc.fission on 9.9.9.9:53: no such host",
"url": "http://X.X.X.X:8000/specialize",
"stacktrace": "github.com/fission/fission/pkg/fetcher/client.sendRequest\n\tpkg/fetcher/client/client.go:114\ngithub.com/fission/fission/pkg/fetcher/client.(*client).Specialize\n\tpkg/fetcher/client/client.go:56\ngithub.com/fission/fission/pkg/executor/executortype/poolmgr.(*GenericPool).specializePod\n\tpkg/executor/executortype/poolmgr/gp.go:467\ngithub.com/fission/fission/pkg/executor/executortype/poolmgr.(*GenericPool).getFuncSvc\n\tpkg/executor/executortype/poolmgr/gp.go:553\ngithub.com/fission/fission/pkg/executor/executortype/poolmgr.(*GenericPoolManager).GetFuncSvc\n\tpkg/executor/executortype/poolmgr/gpm.go:242\ngithub.com/fission/fission/pkg/executor.(*Executor).createServiceForFunction\n\tpkg/executor/executor.go:239\ngithub.com/fission/fission/pkg/executor.(*Executor).serveCreateFuncServices.func1\n\tpkg/executor/executor.go:143"
}
On voit qu’il cherche à contacter storagesvc.fission et qu’il n’arrive pas à résoudre ce hostname, ce qui est normal étant donné qu’il s’agit d’un nom interne au cluster et que le pod tourne désormais sur le hostNetwork. La directive dnsPolicy: ClusterFirstWithHostNet permet de forcer d’essayer la résolution en interne au cluster avant de tenter en externe sur le hostNetwork et résout ce problème.
Il ne reste qu’à déployer.
# On vérifie la syntaxe fission spec validate # On déploie fission spec apply --wait # On test via Fission CLI fission -n fission function test --name wol-fn --method GET -q "mac=a1:b2:c3:d4:e5:f6" # On test via HTTP depuis l'extérieur curl "https://test/domain.tld/wake?mac=a1:b2:c3:d4:e5:f6"
Pour faire simple, ajouter l’URL en raccourci sur le téléphone et en un clic, le PC est démarré. Personnellement, je l’ai intégré dans mon Home Assistant avec un bouton dédié.
Il reste deux ou trois détails à régler. Par défaut, depuis Windows 10, quand on arrête le système, il se place en réalité dans un mode de veille prolongée pour permettre un démarrage plus rapide. Hors le *Wake On LAN* ne fonctionne pas sur ce mode de sommeil. Microsoft documente ça très bien ici. Il y est également expliqué comment désactiver ce mode pour pouvoir rétablir un mode d’extinction « normal ».
Je vous les remets à l’identique:
Une fois cette modification effectuée, le Wake On LAN est complètement fonctionnel.
Et donc, puisqu’on a abordé le sujet, comment se passe l’extinction ? Vous vous rappelez ? le but de tout ce foutoir, c’était d’éviter de garder le PC allumé pendant deux semaines. On a parlé du démarrage, mais quid de l’arrêt ?
Le plus simple est de lancer une session Bureau dans Moonlight et d’aller cliquer sur le menu Démarrer puis le bouton Arrêter comme à la maison. Mais on peut aussi déclarer des applications dans Sunshine et il exécutera la commande associée à cette application.
J’ai donc créer une application nommée Shutdown qui lance la commande suivante shutdown /s /f /t 0.
Quand elle est lancée depuis le client Moonlight, elle éteint le PC distant.
Puisque je suis rentré depuis, je peux débriefer ces 2 semaines d’utilisation, ça fonctionne super, le seul défaut que j’ai eu est qu’une fois le Shutdown n’a pas fonctionné et je ne l’ai pas vu tout de suite. Les fois suivantes, j’ai juste eu à bien vérifier le status dans le menu.
À part ça, super expérience ! Bien sur je n’ai pas cherché à jouer à des jeux très performants, mais ça a suffi à mes besoins, même en 4G. Je n’ai pas non plus poussé jusqu’à tenter de jouer sur la 4G en voiture, mais je pense que ça aurait pu marcher.
Je continue à l’utiliser, même à la maison, pour jouer dans le canapé plutôt que devant le PC.
Alors, avouez que c’est pas mal en termes de bricolages inutiles donc indispensables, il était donc nécessaire de partager ça avec le plus grand nombre ? (enfin au moins les lecteurs de ce blog)

Même si l'argent des ultra-riche n'était pas liquidable (ce qui est évidement en partie faux car ils ont évidement beaucoup de cash utilisable) mais uniquement du papier, il est effectivement tout à fait possible de prendre une partie de se "papier". Rien n'interdit cela.


Cher(e) ami(e) de la Santé,
Au zoo de Paignton, en Grande-Bretagne, les singes n’ont plus le droit de manger des bananes.
À la place, les singes reçoivent désormais des légumes verts ou des légumes racines…
… et le résultat sur leur santé a été spectaculaire.
Depuis que le zoo a pris cette décision en 2014, les singes ont :
Selon le Dr Plowman, qui supervise les mammifères du zoo :
« Réduire le sucre du régime des petits singes les a aussi rendus plus calmes et amélioré la cohésion du groupe »1.
Le grand zoo de Melbourne, en Australie, a pris la même décision en 2018.
Là-bas aussi, les bananes rendaient les singes obèses, et leurs dents tendaient à pourrir2.
Pourquoi ? Par quel mystère ?
Après tout, quoi de plus naturel pour un singe que de manger une banane ?
La réponse, c’est que les bananes modernes sont beaucoup plus sucrées que les bananes sauvages.
Et c’est vrai de la plupart des fruits : ils sont plus sucrés que les variétés ancestrales.
Pensez aux pommes sauvages : elles sont plus petites et plus amères que les variétés modernes. Quant aux prunes, leur taux de sucre aurait même doublé en 20 ans3.
Voilà ce qui explique la décision courageuse du Dr Lynch, vétérinaire en chef du zoo de Melbourne.
Note que ce même Dr Lynch a fait cette étonnante confidence aux journalistes :
« Après avoir beaucoup travaillé sur la nutrition, j’ai tendance moi-même à manger moins de fruits »4.
Intéressant, non ?
Ce que vivent les singes devrait-il nous alerter aussi ?
Faut-il arrêter de nous gorger de ces fruits trop sucrés ?
Si vous êtes en pleine santé, vous pouvez manger sans problème jusqu’à 2 fruits par jour en « équivalent pomme », soit 300 à 400 grammes de fruit.
C’est-à-dire, si vous n’avez pas de problème métabolique comme du diabète, de l’obésité ou une hypertension incontrôlée.
Si vous êtes concerné par un de ces soucis de santé, mieux vaut probablement vous limiter à l’équivalent d’un gros fruit par jour maximum, en plusieurs prises (je vous dis à la fin de cette lettre ceux que je recommande le plus).
Même conseil si vous souffrez de ballonnements et problèmes intestinaux.
Car vos problèmes d’intestins sont peut-être dus à une « intolérance au fructose » … sans que vous le sachiez.
Selon le Dr Antonello d’Oro, une personne sur trois absorbe mal le fructose : c’est énorme.
Donc si vous souffrez de troubles intestinaux, commencez par limiter le fructose des fruits, et observez comment vous vous sentez.
De toute façon, je recommande à tout le monde de ne pas dépasser 25 grammes de fructose par jour, car le fructose en excès est toxique pour le foie… et le pancréas.
Pour vous donner une idée, 25 grammes de fructose, cela représente :
Vous me direz que le « méchant » fructose n’est pas celui des fruits, et c’est vrai.
Le fructose le plus dangereux, c’est le fructose du sucre de table et surtout, surtout, celui qu’on trouve dans les pâtisseries et la plupart des produits industriels sous forme de « sirop de maïs » ou « sirop de fructose-glucose ».
Mais les fruits contiennent tout de même un peu de fructose, et c’est une raison de les consommer avec modération.
Ce n’est peut-être pas totalement un hasard si Steve Jobs, le fondateur d’Apple, est mort d’un cancer du pancréas… après s’être littéralement gavé de fruits pendant des années.
Attention : je suis le premier à me gorger de fruits pendant l’été, tant ils sont abondants et délicieux.
Mais le reste de l’année, mieux vaut éviter de manger trop de fruits.
Et je parle bien ici de fruits bruts, frais, entiers et bio :
Inutile de vous rappeler que les fruits transformés ne sont pas des aliments santé.
Je pense aux tartes aux fruits, yaourts aux fruits et autres produits transformés.
On peut bien sûr se faire plaisir, en extra, ou lors de repas de fêtes.
Mais n’imaginez pas que vous vous « faites du bien », simplement parce que ces aliments contiennent du fruit.
Même chose pour les confitures de fruits, y compris « maison » et « allégées ».
Certes, mieux vaut manger de la confiture que du Nutella…
Mais les confitures restent un aliment « plaisir » qui n’a rien à voir avec la santé (non seulement elles sont pleines de sucres ajoutés, mais la cuisson des fruits leur fait perdre l’essentiel de leurs nutriments).
Je vous déconseille aussi de manger des fruits séchés tous les jours (figues, raisins et abricots secs).
Les figues séchées ont beau être très populaires, ce sont des bombes à sucres, particulièrement riches en fructose, et souvent aussi en sulfites.
Vous pouvez en prendre avec vous si vous partez en randonnée, mais évitez-les au quotidien.
Quant aux jus de fruits, je vous recommande aussi de les limiter au maximum.
Bien sûr, il est permis de glisser une pomme dans son jus de légumes – c’est ce que je fais moi-même tous les matins.
Mais en règle générale, mieux vaut toujours manger votre fruit entier plutôt qu’en jus.
Rappelez-vous qu’il y a autant de sucre dans un Coca-Cola que dans un jus de pomme ou d’orange.
Et gardez en tête que les jus de fruits sont privés de fibres bénéfiques pour votre santé.
Enfin n’oubliez pas : rien que le fait de devoir croquer ou mâcher un aliment réduit la nocivité du sucre qu’il contient (les smoothies ne sont donc pas l’idéal non plus, même s’ils conservent les fibres).
Et bien sûr, mangez des fruits frais, entiers… et bio de préférence.
Le bio est même franchement obligatoire pour les fruits les plus gorgés de pesticides.
Il s’agit de :
À l’inverse, les fruits exotiques comme l’ananas, le kiwi, la papaye, la mangue et la pastèque sont assez épargnés par les pesticides.
Alors, quels fruits choisir en priorité ?
Il y aurait beaucoup à dire sur les fabuleuses vertus de la papaye, de la grenade et de la pastèque – des fruits d’autant plus intéressants qu’ils contiennent peu de sucre.
J’aurais pu également vous parler bienfaits de la banane (contrairement aux singes, nous pouvons encore en manger sans problème, avec modération), du kaki (riche en vitamine A), ou encore du kiwi (riche en vitamine C, mais pas seulement : figurez-vous que des chercheurs ont découvert une nouvelle forme de vitamine E dans la peau du kiwi5).
Mais je voudrais vous parler en priorité de superfruits un peu moins « exotiques » :
1 ) Premier superfruit : les baies (fraises, framboises, mûres, myrtilles, groseilles, cassis)
Inutile de vous ruiner en baies d’açaï ou en baies de goji… les baies de nos contrées sont au moins aussi excellentes pour la santé… et beaucoup moins chères.
Vraiment, les baies sont des trésors de santé :
Par exemple, les fraises contiennent de la fisétine, qui favorise la mémoire à long terme6.
Dans les myrtilles, la « reine des baies », il y a même un nutriment qui protège vos yeux de la dégénérescence7.
Encore mieux : les anthocyanes des myrtilles, des mûres et des airelles facilitent la mort des cellules cancéreuses8.
Bref, ne vous privez surtout pas de ces baies merveilleuses – et n’hésitez pas à les acheter congelées pour pouvoir en consommer hors saison.
2) Deuxième superfruit : la pomme
« Mangez une pomme par jour », ce n’est pas très original, n’est-ce pas ?
En effet… mais cela reste un excellent conseil.
La pomme a beau être un fruit « simple », elle a un nombre de vertus étonnantes :
Si vous ne la digérez pas bien crue, vous pouvez aussi la consommer en compote – c’est moins bien mais c’est toujours ça de pris.
3) Troisième superfruit : le citron
Ce fruit-là, vous ne pouvez pas croquer dedans (sauf à vos risques et périls :).
Mais le citron est tellement pauvre en sucre qu’il se boit parfaitement sous forme de jus.
Et ce fruit-là a aussi d’impressionnants bienfaits pour la santé :
Bref, comme le conseillent tant de naturopathes, n’hésitez pas à boire régulièrement le jus d’un citron dilué dans de l’eau tiède (mais rincez-vous la bouche juste après pour protéger l’émail de vos dents, ou buvez-le avec une paille) … et si vous le pouvez, agrémentez vos plats de zestes de citron.
Et enfin, dernier conseil pour la route : pensez-aussi à manger varié.
Les autres fruits ne sont peut-être pas aussi remarquables, mais ils peuvent apporter d’autres bienfaits encore. Si vous les aimez, il ne faut pas s’en priver quand c’est la saison.
Alors n’hésitez surtout pas à :
Bref, faites-vous plaisir, sans excès.
Un lecteur m’a ainsi envoyé ce commentaire intéressant :
« Une règle de base : mangez de tout en petites quantités. Écoutez votre corps. Mangez seulement lorsque vous avez faim et stoppez quand ce n’est plus que de la gourmandise ou des habitudes. Soyez intelligent avec bon sens. La meilleure alimentation, le meilleur médicament naturel, est dans votre tête. Et ne rêvez pas… vous n’êtes pas éternel… alors prenez aussi du plaisir et apprenez à apprécier de petites bouchées et les saveurs du naturel, bio et non trafiqué. »
Bonne santé,
Xavier Bazin
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Cet article Test presse à chaud VEVOR 2-en-1 : personnalisation de T-shirts et casquettes a été publié en premier sur Framboise 314, le Raspberry Pi à la sauce française.....
Ça fait beaucoup trop longtemps que je n’ai pas parlé de Firefox ici (que je n’ai pas parlé du tout, d’ailleurs, si on considère la fréquence de publication, même si j’ai récemment sorti des trucs). Pourtant, un des rares navigateurs web qui devraient avoir votre attention en dehors de la galaxie Chromium (Chrome, Edge, Opera, etc) n’a pas cessé d’avancer, même si on va le voir, la fondation qui est derrière continue de prendre des décisions compliquées…
Sans trop rentrer dans les détails techniques, Google a décidé, pour protéger ses revenus avant de protéger les utilisateurs, de faire évoluer Chromium, et donc tous les acteurs qui en dépendent, pour réduire l’efficacité des outils de blocage de contenus – en tête, les contenus publicitaires et attentatoires à la « vie privée » (même si j’aime moyen le terme en français) – afin de continuer de pister les utilisateurs en ligne. Ça se traduit par une nouvelle version du cadre pour les extensions, Manifest v3. Mozilla a de son côté, certes accepté de prendre en charge les autres évolutions liées à ce changement, mais aussi de garder la compatibilité avec la version actuelle, aka Manifest v2, pour conserver l’efficacité des extensions existantes en matière de contrôle de l’expérience UTILISATEUR.
Bref, quand Google vous dit clairement « on va continuer de faire des saloperies en vous suivant à chaque coin de clic », Mozilla vous dit « on va continuer à vous aider à empêcher de vous suivre à chaque coin de clic ». Et vu l’état du web aujourd’hui, aussi bien pour le confort que pour votre sécurité, ça devrait être LE critère. D’autant que c’est dispo partout, Windows, Mac, Linux, Android ! (reste l’iPhone, mais quand on choisit délibérément la prison dorée, on peut rien pour vous, même si ça pourrait bouger avec les décisions européennes récentes).
Il aura fallu plus de deux ans et plusieurs forks qui commencent à faire du bruit (coucou Zen) pour qu’enfin, Mozilla se bouge le cul sur la gestion des onglets dans une barre latérale VERTICALE. Pendant des années, et pire après la refonte Quantum, les extensions permettant entre autres de déporter la barre d’onglets du haut de la page vers la gauche (ou la droite si c’est votre kiff, ou que votre langue natale se lit de droite à gauche) avaient toutes la même limitation, à savoir ne pas pouvoir cacher l’originale du haut de l’écran, ça faisait donc doublon et une sacrée pertes de pixels à l’écran. J’en ai été l’amer témoin après deux ans d’utilisation de Tree Style Tab, et je ne considère pas les gros hacks dans les fichiers de configuration (chrome.css) comme quelque chose de potable pour le conseiller à d’autres personnes.
Autre gros changement, indépendant mais qui arrive avec très peu de décalage au final, et là aussi réclamé très fort depuis des années, le groupement d’onglets. On ne parle pas ici des contextes/containers, qui permet l’isolation des cookies entre autres, mais plus simplement du fait de regrouper visuellement les onglets dans des « groupes » pour pouvoir les classer, sans tout refermer et sans se reposer juste sur les marque-pages ou des fenêtres différentes, ce qui permet de garder la barre d’onglets claire tout en gardant un œil et pouvant basculer sur plusieurs activités différentes nécessitant plusieurs onglets. Cette fonctionnalité a été déployée en plusieurs fois, donc au début il fallait passer par about:config, mais désormais, pour autant que j’ai pu en juger, c’est actif par défaut.
Concernant ces groupements d’onglets, ils commencent aussi à introduire une recommandation de groupes via une mini-IA locale (cherchez pas, j’ai pas creusé je sais pas dans quelle mesure c’est du bullshit marketing, mais c’est là), histoire de faciliter la vie si vous avez beaucoup d’onglets.
Autre sujet problématique depuis très longtemps sur Firefox: la gestion des profils. Oui, au-delà de la séparation des cookies via les onglets contextuels (les fameux « containers »), il est possible d’aller beaucoup plus loin, avec un profil complet. Ça veut dire, une gestion distincte des extensions, de l’historique, des marque-pages, du stockage éventuel de mots de passe, de la synchronisation de tout ou partie de tout ça avec un compte Firefox différent, bref, comme si vous aviez deux installations de Firefox indépendantes ou presque, tout ça sur le même compte utilisateur du même PC. Mais historiquement, pour accéder à ça, il fallait passer par la ligne de commande, ce qui fait que même la plupart des utilisateurs avancés de Firefox n’ont peut-être même pas connaissance de la fonction. Ça progresse doucement, mais il y a enfin une manière de gérer « nativement » (comprendre sans démarrer Firefox depuis ladite ligne de commande) les différents profils. Et si vous ne voyez pas à quoi ça peut servir (après tout, si vous avez plusieurs utilisateurs sur un PC, chacun aura son propre profil aussi), voici un petit exemple: Vous devez travailler avec deux identités Microsoft 365 différentes, pour accéder en parallèle à deux documents différents sur deux « tenants » différents, des permissions différentes, etc. Pour éviter de croiser les flux, Isoler les deux comptes/identités dans des containers, c’est bien, mais isoler dans des profils, c’est encore mieux, parce qu’on isole aussi l’historique, et donc on évite, via la barre d’adresses et l’historique, de tenter d’ouvrir malencontreusement le lien d’un document en utilisant la mauvaise identité. Au mieux on se prend une erreur, au pire ça remonte une alerte de tentative d’accès non-autorisée à un document relativement confidentiel par une personne extérieure. Dans un contexte un peu moins professionnel, si vous gérez deux comptes de réseaux sociaux, un pour vous, un pour votre chat, vous pouvez utiliser les profils pour vraiment garantir que vous ne posterez pas avec le mauvais compte.
Il y a aussi des choses un peu moins visibles ou triviales, mais qui auraient du là aussi être prises en compte depuis longtemps. Comme des fonctionnalités liées à WebRTC par exemple (vous savez, le protocole que tout le monde à découvert en 2020 avec le confinement lié au COVID19), avec plusieurs années de retard et qui ont empêché l’utilisation de Jitsi Meet et Firefox à grande échelle et qui ont du coup poussé des utilisateurs vers d’autres navigateurs qui eux fonctionnaient parfaitement (et d’autres solutions de visioconférences moins respectueuses et sécurisées)… Quand Mozilla se plaignait déjà de perdre des utilisateurs au profit de Chrome, c’est con hein ?
Il y a aussi le support intégré d’H265 – plus pour de sombres histoires de brevets qu’autre chose, évidemment, quand on aimerait que tout le monde se tourne définitivement vers AV1, qui n’a pas ces problèmes de brevets, lui. D’autant que les services vidéo qui utilisent encore H265 ne sont pas légion, Twitch reste encore majoritairement cantonné à H264, et Youtube pousse VP9 et AV1 dès qu’il peut, Netflix présente l’AV1 dès que c’est possible pour économiser en bande passante… pour ne parler que de certains des plus gros.
Pour les trois linuxiens qui restent et dont je fais partie, l’accélération vidéo qui décolle enfin avec autre chose que du GPU Intel, comme quoi il n’y a pas qu’avec la 3D que notre environnement polaire pose problème. Notez bien que du côté de Chrome, sous Linux ça s’en contrefout royalement et ça ne supporte pas l’accélération, donc ça tabasse du CPU comme il faut (enfin presque : ça arrive via VA-API… sous Wayland, wouhou).
Plus subtil, pas du tout grand public, et je ne l’ai découvert qu’il y a moins d’un an, l’arrivée ENFIN pour les développeurs d’une interface commune entre Firefox et Chrome pour les tests automatisés de leurs applications, Webdriver BiDi. Si vous cherchiez une des raisons qui poussent certains développeurs « flemmards » à vous dire « on a testé que sur Chrome » c’est probablement pour cette raison, et c’est l’un des points les plus ahurissants à mon sens quand on regarde deux secondes la quantité d’outils de frameworks de tests automatisés qui supportent juste Chrome avec CDP, et même la différence de fonctionnalités entre les deux interfaces historiques avant qu’un standard commun soit trouvé/mis en place; et même là il y a encore quelques limitations, mais beaucoup moins qu’avant !.
Aussi, et ça m’a été confirmé récemment par Christophe Villeneuve à LeHACK, Mozilla commence à modifier ses priorités de développement en fonction de certaines idées remontées via leur plateforme dédiée à cet effet, Mozilla Connect. Bref, si vous avez des idées d’options, de fonctionnalités, de traductions, etc… que vous voulez voir implémentés, vous pouvez vérifier si la proposition a déjà été faite, pour la soutenir, ou faire la proposition vous-même si c’est tout neuf. Plutôt cool non ?
Je ne vais pas trop me prononcer sur toutes les initiatives qu’ils peuvent avoir sur les sensibilisations à la vie privée, au contrôle de l’expérience en ligne etc, vu qu’ils ne font pas ça en France (ou alors tellement peu que ça passe complètement sous le radar), mais oui, Firefox se targue d’être LE navigateur qui respecte votre vie privée, qui vous permet de la faire respecter sur les sites web que vous visitez. Et pour une grande part, c’est tout à fait vrai, les options intégrées sont quand même particulièrement poussées quand on compare à la concurrence.
À côté de ça, ils continuent d’utiliser Google Analytics pour leurs propres services, le catalogue d’extensions en tête, alors que sur le papier, c’est illégal en Europe depuis 2020 parce que par nature on ne peut pas respecter le RGPD avec. La dépendance à Google ne s’arrête pas là vu que la majorité des revenus vient toujours de l’accord avec celui-ci pour proposer Google Search en moteur de recherche web par défaut. On y reviendra d’ailleurs à ce Google…
Côté maitrise des données, cela fait des années qu’ils ne se sont toujours pas réveillés et que PERSONNE ne sait héberger sa propre infrastructure de compte Firefox pour se séparer de celle de Mozilla, quand bien même on peut paramétrer la source du compte dans les options avancées de Firefox (idem pour la synchronisation), et pire, que le code source est publié mais qu’il n’a pas évolué ou presque. Problème, Mozilla étant sur le sol américain, là encore ils sont soumis aux lois locales et donc nos données ne sont pas spécialement plus à l’abri. Donc vie privée oui, mais quand même un peu en mode « aie confiance, crois en moi » qui gratte un peu dans le dos.
Ils aiment l’open-source, mais le service Pocket, racheté il y a longtemps et qui permet de « mettre de côté » des articles à lire plus tard, n’a été mis en open-source que très très récemment (et j’étais passé complètement à côté de cette info, vu qu’une des premières choses que je fais en démarrant un nouveau profil Firefox est d’aller dans about:config pour désactiver Pocket). Il y a semble-t-il un petit marché pour en faire une source de revenu, mais c’est un très petit marché (ça fait vivre wallabag.it par exemple, mais c’est un solo dev). Tellement petit qu’ils viennent de fermer le service d’ailleurs. Également sur l’aspect open-source, il y a eu pendant très longtemps le gros problème de la « gestion de la marque » qui a empêché l’utilisation de Firefox et de son logo directement dans plusieurs distributions Linux comme Debian. Ça a donné Iceweasel, Firefox mais sans la marque Firefox, avant qu’ils se décident à lâcher du lest de ce côté-là (choix incompréhensible notamment pour Debian qui est un projet non-commercial, quand Ubuntu a eu le droit dès le départ…).
Aussi, alors même qu’ils ont été à l’origine de Rust, que ça a été un gros sujet d’augmentation des performances, au final Rust est devenu indépendant (c’était plutôt logique), mais pourquoi avoir abandonné Servo, une refonte from scratch du moteur écrit justement en Rust avec la promesse de performances de haut-vol en garantissant une grosse base de sécurité par dessus le marché ? Servo a fini par renaitre sous la houlette de volontaires, mais accumule du coup un retard conséquent pour en faire quelque chose d’exploitable en alternative à Chrome. Et ça disperse les ressources qui auraient pu bosser sur Firefox…
Et puis même si j’ai été moins impacté, j’ai difficilement digéré l’abandon de FirefoxOS qui aurait pu, avec la force de frappe que pouvait avoir Firefox à l’époque, être une réelle alternative quand on voit ce que devient Android aujourd’hui et comment Google est en train, sournoisement, de refermer son emprise dessus. 99% des besoins des utilisateurs ne nécessitent pas de les enfermer dans des applications, sauf à les abuser de publicités ciblées (là encore…). Les initiatives alternatives à Android sont toujours très compliquées aujourd’hui, parce qu’avec toujours très peu de ressources, sans parler des fabricants très peu respectueux sur l’ouverture d’une partie des pilotes (et on va mettre de côté le problème des « firmwares » aujourd’hui, hein), voire carrément du bootloader qui permettrait de prolonger la durée de vie des appareils (coucou Samsung).
Contrairement à Julien qui évoque le fait que les forks de Firefox pourraient prendre le relai, vu l’ampleur du projet, je suis moins optimiste si Mozilla se retrouve sans sa perfusion. J’avais dit qu’on reviendrait dessus, si ça n’est pas arrivé jusqu’à vous, il faut savoir qu’actuellement, Google est sous le coup de deux procès différents qui viennent d’aboutir à des décisions d’abus de position dominantes, l’un sur la publicité en ligne (70+% des revenus de Google), l’autre sur la recherche en ligne, avec pour cible dans ce deuxième contexte les accords conclus pour proposer/embarquer Google en moteur de recherche par défaut dans des produits/services tiers; c’est valable chez Mozilla, mais aussi chez Apple, qui est pourtant concurrent de Google sur la partie mobile, et d’autres acteurs moins forcément parlants pour nous. Si ces accords venaient à être interdits, Mozilla se verrait privé de 80% de ses revenus, on imagine l’impact catastrophique que ça aurait sur eux et donc sur Firefox, mais pas seulement (Apple s’en remettrait facilement, ce n’est « que » 20 milliards de dollars, même s’ils chouinent aussi logiquement).
Malgré les problèmes passés et les polémiques notamment sur le salaire de l’ancien responsable de la Fondation, sans la manne financière, le développement de Firefox sera littéralement à l’arrêt s’ils ne peuvent pas financer l’infrastructure et les développeurs qui sont loin d’être tous bénévoles. En face, Chromium est alimenté par les développeurs de toutes les grosses boites qui se basent dessus : Google avec Chrome, Microsoft avec Edge, rien que pour ne citer que ces deux-là… Faire un navigateur web embarquant tous les standards et permettant d’exploiter tout ce que les participants existants supportent actuellement est un travail de titan qui ne se fera pas sur le temps libre de quelques valeureux et talentueux volontaires. Et la fondation Linux ne peut pas voler au secours de tous les projets open-source en danger du monde (et ça se multiplie ces dernières années à un rythme inquiétant). Bref, ça se complique un peu ces derniers temps, et si Google pourrait se voir obligé de vendre Chrome (sans surprise ils refusent), les vautours se pressent déjà autour du potentiel cadavre, Firefox est toujours plus isolé, alors même qu’il est plus que nécessaire dans un paysage particulièrement morose. D’ailleurs entre le début de l’écriture de ce billet sa sortie, on a deux acteurs de l’IA générative qui veulent leur propre navigateur, et sans surprise, ce n’est pas pour le respect des utilisateurs… et c’est basé sur Chromium.
Bref, utilisez Firefox pour que le Web ne devienne pas une immense prison dorée pour entreprises américaines, (ce qui est déjà pratiquement le cas, on laisse crever les moteurs de recherches pour utiliser des IA qui sont toutes américaines…) c’est même un des derniers qui vous permette de réellement vous protéger face aux abus quant à votre vie privée, et surtout qui vous laisse le contrôle à ce sujet. De mon côté, comme j’ai prévu de revoir mes contributions aux associations, Mozilla va peut-être de nouveau profiter d’un peu de mon argent, et si vous pouvez vous le permettre, je ne peux que vous inviter à en faire de même. Ils ne sont pas parfaits, certes, mais c’est toujours moins pire que Google et Microsoft, non ?



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Nouveau : si vous préférez écouter ma lettre plutôt que de la lire, cliquez ci-dessous :
Cher(e) ami(e) de la Santé,
« L’homme qui vivra 1 000 ans est déjà né ».
Voilà ce que j’ai entendu, il y a dix ans, à un congrès international sur le vieillissement.
Sur le coup, cela m’a bien fait rigoler. Quelle absurdité !
Mais il y a tout de même quelque chose de troublant.
Ce sont les mécanismes de longévité hallucinants chez certaines de nos amies les bêtes.
Il faut bien le reconnaître, cela fait rêver :

Cela ne fait que 20 ans que cette méduse très particulière (Turritopsis dohrnii) a été découverte.
Contrairement à certaines de ses congénères qui atteignent 6 mètres de long, cette méduse-là ne mesure que… 5 millimètres.
Mais du haut de son demi-centimètre, elle réussit un exploit qui paraissait biologiquement impossible : l’immortalité.
C’est le professeur Stefano Piraino, qui raconte comment tout a commencé :
« La découverte a été réalisée un peu par hasard. Un étudiant avait laissé une méduse sur son plan de travail pendant un week-end. En retournant au laboratoire le lundi, au lieu de trouver une méduse, il a trouvé le polype1».
Un polype, c’est le premier stade de la vie chez certaines méduses – cela ressemble à un corail ou une anémone de mer.
La méduse Turritopsis dohrnii avait donc rajeuni et était retournée à son état premier.
Et ce n’était pas un « accident » : c’est sa façon de vivre à elle… et elle répète ce petit numéro indéfiniment !
Au départ, elle vieillit normalement. Puis, à un stade comparable à celui de la ménopause, quelque chose se produit… et elle se met à rajeunir jusqu’à l’équivalent de la puberté !
Puis elle vieillit à nouveau… elle rajeunit encore… dans un cycle sans fin !
Cette méduse est tout simplement immortelle.
Bien sûr, elle n’est pas indestructible pour autant : elle peut être tuée par des prédateurs ou mourir de faim. Mais si les conditions le permettent, elle peut se régénérer sur un temps infini.
Inutile de vous dire que ce petit animal suscite la passion de très nombreux laboratoires de biologie à travers le monde !
Mais ce n’est pas le seul : cet autre animal fascine aussi les scientifiques :
Contrairement à l’hydre monstrueux de la légende, celui dont je vous parle ici n’a qu’une seule tête… et ne mesure qu’un centimètre !
Mais comme dans le mythe, notre hydre est capable de faire repousser sa tête si on la coupe !
Comment ? Grâce à son stock de cellules souches, qu’elle a la capacité de réactiver quand elle veut.
C’est un phénomène extraordinaire, impossible chez l’être humain.
À la conception, nous sommes tous composés de deux cellules souches embryonnaires, puis 4, puis 6, jusqu’à 16 au maximum.
Ce sont ces cellules très particulières qui « créent » nos organes : notre cœur, nos os, nos poumons, notre cerveau, etc.
En grandissant, nous conservons certaines cellules souches, mais ce ne sont plus les mêmes : elles peuvent « réparer » une jambe écorchée, mais pas la faire repousser.
L’hydre, lui, est capable à tout moment de faire appel à ses cellules souches pour se régénérer ou reconstruire un organe.
Et ce n’est pas le moindre de ses exploits. Le résultat de son extraordinaire capacité à se régénérer, c’est qu’il ne vieillit pas !
Contrairement à notre méduse, il ne fait pas de « va-et-vient » entre vieillesse et jeunesse. Non, il se contente de rester jeune indéfiniment, grâce au renouvellement perpétuel de toutes ses cellules.
Enfin, c’est vrai pour certains types d’hydres, pas tous… et c’est une chance énorme pour les scientifiques, car ils pourront comparer les hydres qui restent jeunes éternellement à ceux qui vieillissent et meurent… et peut-être découvrir le secret de l’immortalité ?
Les tardigrades (surnommés « oursons d’eau ») sont un autre prodige de la nature.
Ils sont vraiment petits (un millimètre), mais ils ont bien une tête, un système nerveux, un corps et huit pattes… et on en trouve un peu partout sur notre planète.
Une chose est sûre : ce seront les derniers animaux à survivre si la bêtise humaine finit par rendre notre planète inhabitable.
Pourquoi ? Mais parce qu’ils sont tout simplement… indestructibles !
Ils peuvent survivre quelques jours à -272°C … et plusieurs minutes à 151°C !
Grâce à des chercheurs japonais, on a même appris récemment qu’ils peuvent « ressusciter » après 30 ans emprisonnés dans la glace !
On le sait grâce à une expédition dans l’Antarctique menée en 1983. Les chercheurs ont recueilli des échantillons de mousse qu’ils ont placés au congélateur, à -20°C.
Dans cette mousse, il y avait deux tardigrades. Et lorsque les Japonais ont décidé de les « décongeler » en 2014, ils ont eu la belle surprise de les voir… se réveiller !
Ils les ont appelés « sleeping beauty », ou « belle au bois dormant », même si ce ne sont pas des canons de beauté. Et l’une des deux tardigrades a même pondu 19 œufs, dont 14 sont allés jusqu’à l’éclosion !
Encore plus fort : le tardigrade est aussi le seul animal connu à pouvoir survivre dans le vide spatial.
Une petite capsule russe contenant des tardigrades a été envoyée dans l’espace en 2007… et les braves tardigrades sont revenus vivants !
Un exploit qui a immédiatement nourri les théories les plus folles : et si les tardigrades étaient des « extra-terrestres », arrivés sur Terre par des comètes ?
Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont réellement des super-pouvoirs.
Quand les mêmes chercheurs russes les ont bombardés d’ultraviolets, tous les tardigrades qui ont subi des UVA ont survécu ! Et même ceux soumis à des UVB ont été 20 % à s’en sortir vivants !
Et ce qui est très excitant d’un point de vue scientifique, c’est que des chercheurs japonais viennent de comprendre comment nos tardigrades résistent à ces radiations.
Grâce au séquençage de l’ADN des tardigrades, ils ont découvert une protéine très particulière, qui protège l’ADN des dommages des radiations.
Et cette protéine pourrait être très prometteuse pour les êtres humains : quand ils l’ont ajoutée à des cellules humaines, ils ont constaté que cela suffisait à réduire de 40 % les dommages causés par les radiations !
Là encore, ce sont de belles perspectives pour la recherche scientifique.
Le rat-taupe nu n’a peut-être pas de « super-pouvoir » aussi spectaculaire mais ses performances nous intéressent beaucoup plus directement.
Car c’est un mammifère, donc un animal très proche de nous biologiquement.
Ce qui en fait une espèce étonnante, c’est qu’il peut vivre jusqu’à 30 ans.
Cela ne vous paraît peut-être pas beaucoup, mais c’est à peu près 8 fois plus que ses congénères les rats, qui ne vivent que 3 à 5 ans.
C’est comme si une branche de l’espèce humaine pouvait vivre 600 ans !
Et le plus fort, c’est que le rat-taupe nu ne subit pas de déclin, et encore moins de décrépitude : il reste en pleine forme jusqu’à la fin de sa vie !
Il conserve de bons muscles et des os bien minéralisés. On ne trouve aucune trace d’Alzheimer ou de dégénérescence dans son cerveau, ni de plaque d’athérosclérose dans ses artères.
Ce n’est qu’à l’extrême fin de sa vie qu’il se dégrade brutalement et meurt.
Encore plus fascinant : il ne développe presque jamais de cancer (par comparaison, 70 % des rats et souris en captivité meurent du cancer !)2
Et ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé d’en déclencher… « Quand on lui implante des tumeurs cancéreuses, même agressives, il les rejette. Quand on l’expose à des cancérigènes chimiques, rien ne se passe », explique le Dr Saldmann.
Là encore, il y a du beau travail de recherche devant nous !

Je pourrais aussi vous parler de l’axolotl, une salamandre du Mexique qui reste jeune toute sa vie. Un peu comme l’hydre, l’axolotl a une exceptionnelle capacité de régénération : il peut recréer un œil manquant, ou même des parties de son cerveau si elles ont été détruites.

Il y a également le mystère du sébaste à œil épineux. C’est une sorte de très gros rouget, qui peut mesurer jusqu’à un mètre de long…. Et qui a une espérance de vie de 205 ans ! Et lui aussi ne vieillit pas, ou quasiment pas. À 70 ans, la femelle garde même une excellente fécondité.

Enfin, il faut citer le requin du Groenland, car c’est le doyen des vertébrés ! Il vit dans des eaux froides et profondes, jusqu’à 2 000 mètres de profondeur.
Il ne se reproduit qu’à partir de l’âge de 150 ans… et peut vivre jusqu’à 400 ans !
Toutes ces merveilles font réfléchir : et si la capacité à vivre des centaines d’années sans maladie était possible ?
Et si l’immortalité n’était pas qu’un fantasme de science-fiction, mais un simple mécanisme cellulaire qui existe déjà dans la nature ?
Je ne sais pas… mais je reste convaincu d’une chose : c’est que ce n’est pas pour demain.
Il faudra des décennies, peut-être même des siècles avant qu’on ne puisse faire de réelles percées scientifiques, applicables à l’être humain.
Non, l’homme qui vivra 1 000 ans n’est pas déjà né.
Faut-il rappeler que, malgré toute sa technologie, notre médecine « moderne » reste :
Qu’a-t-elle à proposer aujourd’hui aux vieillards qui perdent la tête, qui deviennent sourds, qui ont mal partout, qui deviennent incontinents ou qui n’ont plus la force de se lever ?
Alors il vaut mieux redescendre sur terre… et ne pas trop compter sur les cellules souches ou les nanotechnologies pour vivre longtemps et en bonne santé.
Pour notre génération, il n’y aura pas de miracle : c’est en prenant le plus grand soin de notre corps et de notre esprit que nous aurons la chance de faire comme le rat-taupe nu : vivre jusqu’au bout en pleine forme.
Ce n’est pas l’immortalité, mais c’est déjà immense !


Réunis autour de Lucie Castets, le Parti socialiste, les Ecologistes, Génération.s, Debout et L’Après s’engagent à présenter un candidat commun pour la présidentielle et à travailler sur un programme partagé. Ils assurent que la porte reste ouverte aux absents du jour - LFI, PCF et Place Publique - pour les rejoindre.
Vu la quantité d'herbe que j'ai, ça va demander des kilos de cendre pour équilibrer le pH. Il va falloir faire chauffer le barbecue !