Discord se merdifie ? Il y a Framateams !
(Limitations : 500 membres par groupe, 2000 canaux, 20 Mo par attachement, supprimé au bout d'un an). (Permalink)
Purin d’ortie, eau bouillante, carton, herbes folles ou fausses bonnes idées vues sur les réseaux : j’ai tout testé pour désherber naturellement, et je vous raconte ce qui fonctionne vraiment… et ce qu’il vaut mieux oublier.
Windows 11 cache plusieurs options de personnalisation utiles. Menu Démarrer, paramètres rapides, gestion des fenêtres : trois réglages simples peuvent améliorer votre confort et votre productivité.
Le streaming musical s’impose dans le monde entier. Après avoir tué lentement les supports physiques, l’écoute de musique en streaming est là pour durer. Spotify règne en maître avec près d’un tiers des abonnés toutes plateformes confondues. Que valent ses concurrents et comment choisir parmi une offre assez large mais qui paraît similaire d’un service à l’autre au premier abord ? Ce dossier vous donne accès à toutes les informations et tous les chiffres. Vous avez toutes les cartes en main pour choisir le meilleur service de streaming musical : celui qui vous correspond.
Le streaming signe la fin des supports physiques
Le streaming musical s’est clairement imposé à partir de 2015. Le marché américain ci-dessous (chiffres RIAA), que l’on peut répliquer à l’identique dans la plupart des pays d’Europe de l’est dont la France, présente :
le streaming en vert foncé,
le vinyle en bleu foncé,
et le CD en orange.
Le résultat est sans appel. Le streaming est de très loin le moyen le plus utilisé pour écouter la musique. Le nombre d’abonnés dans le monde était de 132,6 millions en 2016, il est passé à 523,9 millions en 2021. (chiffres MIDIA).
On ne compare plus le CD contre la K7 audio et le vinyle. On ne cherche plus à savoir si le son numérique est meilleur que le son analogique. Le streaming musical plébiscité par le grand public pose une question principale : quel service est fait pour moi ?
Tous les chiffres des plateformes de streaming
La répartition du streaming musical en France
Comme dans le reste du monde, Spotify s’impose comme le service le plus populaire en France. Il est suivi par Deezer, Amazon Music, YouTube Music et Apple Music. L’ordre est légèrement différent du marché mondial. Et puis certains services sont spécifiques à certains marchés, en Chine et sur le continent africain par exemple. Quant aux services à la qualité audio haut de gamme Qobuz et Tidal, ils n’apparaissent pas sur le graphique ci-dessous. Le service en tête est-il pour autant le meilleur service de streaming musical ? C’est ce que nous allons découvrir à travers cet article.
Le chiffre d’affaires des services de streaming
Plusieurs facteurs peuvent expliquer le classement actuel. Spotify est l’un des pionniers, pourtant il a été lancé un an après Deezer et Qobuz. Ce sont les choix stratégiques, marketing et d’investissement qui ont placé Spotify en tête aujourd’hui. Quand dans un domaine un leader prend de l’avance, il faut forcément beaucoup de temps à ses concurrents pour le rejoindre.
Amazon, Apple et YouTube ne communiquent pas sur le chiffre d’affaires. Ce sont trois services dépendants des trois plus grandes sociétés tech dans le monde. Elles ne détaillent pas les résultats par métier, nous ne saurons donc pas comment se situent les revenus de ces trois services vis-à-vis des autres sociétés qui font du streaming musical et rien d’autre.
A la lecture de ce tableau, même si les chiffres disponibles ne datent pas tous des mêmes exercices, on observe une similitude en termes de chiffre d’affaires entre Deezer, Napster, SoundCloud et Tidal. Toutefois, le chiffre d’affaires de Deezer aurait doublé depuis 2015 pour passer à 400M€, mais je n’ai pas pu valider ma source à ce sujet.
Pays
Année de création
Nb de salariés
Nb de pays
Chiffre d’affaire
Amazon Music Unlimited
Etats-Unis
2007
–
48 (2021)
–
Apple Music
Etats-Unis
2015
–
167 (2020)
–
Deezer
France
2007
600 (2020)
185 (2020)
400M€ (2021)
Napster
Etats-Unis
2011 (ex-Rhapsody)
163 (2021)
31 (2021)
210M$ (2019)
Qobuz
France
2007
70 (2021)
18 (2021)
12M€ (2020)
SoundCloud
Allemagne
2008
417 (2021)
190 (2021)
218M$ (2020)
Spotify
Suède
2008
7690 (2021)
178 (2021)
9,67B$ (2021)
Tidal
Etats-Unis
2014
343 (2021)
61 (2021)
166M$ (2019)
YouTube Music
Etats-Unis
2015
–
100 (2021)
–
Le nombre d’abonnés pour chaque plateforme
Mettons de côté l’aspect financier et intéressons-nous maintenant au nombre d’abonnés, un chiffre qui parle à tout le monde. Le graphique ci-dessous comprend à chaque fois la somme des abonnés payants et des abonnés à la version gratuite du service quand il existe. Il permet de confirmer l’avancée de Spotify. SoundCloud est en seconde place grâce à son utilisation gratuite ne nécessitant pas d’abonnement, les chiffres incluent donc les utilisateurs sans compte.
Les trois géants Apple/Amazon/YouTube viennent juste derrière avec des chiffres très proches. Les trois suivants dans un mouchoir de poche en termes de chiffre d’affaires se suivent également en nombre d’abonnés. La lecture de ce graphique peut laisser penser que les services Apple, Amazon et YouTube pourraient dépasser chacun le milliard de dollars de CA.
Tous les tarifs des abonnements de streaming musical
Pour profiter de tous ses avantages, le meilleur service de streaming musical nécessite un abonnement payant. La plupart sont prélevés chaque mois, certains sont disponibles sous la forme d’un achat annuel. Cependant, afin de mieux vous attirer, des plateformes proposent un abonnement gratuit. Il est évidemment limité et accompagné de publicité. Enfin, depuis peu deux services sont disponibles uniquement associés à du matériel spécifique pour un tarif allégé.
Les abonnements mensuels payants
Tous les services de streaming fonctionnent sur le principe de l’abonnement mensuel. Pour une somme modique, vous pouvez utiliser le service sans aucune limite, 24h/24 si vous le souhaitez. Les tarifs sont assez semblables d’une plateforme à une autre avec en général un coût de 9,99 € par mois.
Ce premier tableau récapitule les 9 services de streaming musical les plus utilisés en France. Il donne une idée des écarts pour les quatre types d’abonnements classiques : individuel, duo, famille et étudiant. Nous détaillons plus loin ce qui justifie les différences de tarifs entre les plateformes.
Les services de streaming français Deezer et Qobuz sont les seuls à proposer des abonnements annuels. La somme peut paraître importante à sortir d’un coup, mais elle permet globalement de réaliser une économie de 15 à 25%.
Comparez les tarifs de tous les services de streaming musical
Offre d’essai
1 utilisateur
2 utilisateurs
Famille (6 pers.)
Etudiant
Amazon Music Unlimited
30 jours
12,14 €
–
21,24 €
–
Apple Music
1 mois
10,99 €
–
16,99 €
5,99 €
Deezer Premium Abonnement annuel
2 mois
11,99 € 9,00 €(1)
15,99 € 14,58 €(1)
19,99 € 18,25 € (1)
5,99 € –
Napster
30 jours
10,99 €
–
14,99 €
–
Qobuz Studio Abonnement annuel Qobuz Sublime
1 mois
14,99 € 12,49 € (2) 16,66 €
19,99 € 17,50 € (2) 24,99 €
– 20,83 € 29,16 €
5,99 € – –
SoundCloud GO SoundCloud GO+
7 jours 30 jours
5,99 € (3) 10,99 €
– –
– –
4,99 € –
Spotify Premium
3 mois
12,14 €
17,20 €
21,24 €
7,07 €
Tidal
30 jours
10,99 €
–
16,99 €
5,49 €
YouTube Music
1 mois
12,99 €
19,99 €
29,99 €
7,99 €
Coût mensuel des abonnements aux services de streaming (màj : 15/08/2025)
(1) Deezer propose un abonnement annuel pour toutes ses offres à prix réduit. (2) Qobuz propose deux types d’abonnements : Studio et Sublime. Le second se différencie par ses tarifs préférentiels à l’achat légal de titres ou d’albums et par un abonnement forcément annuel. L’abonnement Studio est disponible au paiement mensuel ou annuel. (3) SoundCloud propose deux abonnements GO et GO+, le premier est limité en nombre de titres, sans que SoundCloud n’en précise la quantité exacte.
Les abonnements gratuits
Quatre plateformes proposent également des offres gratuites. Elles présentent certaines limites mais elles ajoutent surtout de la publicité. L’abonnement Amazon Music Prime est gratuit si vous possédez déjà un abonnement Amazon Prime. En contrepartie, vous avez accès à 2 millions de titres au lieu de 90 millions dans l’offre payante.
Les abonnements gratuits de Deezer et de Spotify sont accompagnés de publicité plus ou moins envahissante. Chez Deezer, la recherche est limitée tout comme la qualité audio. Chez Spotify, l’ordre de lecture peut être contraignant entre lecture aléatoire et réorganisation des listes.
L’offre gratuite SoundCloud est la moins fournie. Vous ne trouverez pas les albums originaux, réservés à l’offre payante. Toutefois, de nombreuses versions alternatives et live restent accessibles. Et il y a également des millions de titres et de remix proposés dans l’offre gratuite par des artistes cherchant à se faire connaître.
Illimitée dans le temps
Publicité
Nombre de titres
Nombre d’utilisateurs
Qualité audio
Amazon Music Prime
Oui
Non
Limitée à 2 millions
1
Standard
Deezer Gratuit
Oui
Oui
Limitée parmi 90 millions
1
Standard
SoundCloud
Oui
Oui
Limitée (non précisée)
1
Standard
Spotify Free
Oui
Oui
70 millions
1
Standard
Les abonnements mensuels liés au matériel
Amazon et Apple ont lancé de nouveaux abonnements associés à des lecteurs audio spécifiques. La proposition d’Amazon est de lier la lecture à un seul appareil : une enceinte intelligente Echo ou un lecteur multimédia FireTV. Si c’est votre usage, cela permet d’économiser 60% sur le prix de l’abonnement classique.
Chez Apple, le contrôle de la lecture passe obligatoirement par la voix. Il n’est pas possible d’utiliser l’app Apple Music. Vous devrez donc demander à Siri ce que vous souhaitez écouter sur votre enceinte, un HomePod par exemple. La réduction est de 50% par rapport à l’offre payante classique. Les titres en Spatial Audio ne sont pas supportés. Cet offre d’abonnement prendra fin en novembre 2025.
Offre d’essai
1 appareil
1 utilisateur
Qualité audio
Amazon Music Unlimited Echo/FireTV
30 jours
6,07 €
–
Standard
Apple Music Voice Siri
1 mois
–
4,99 €
Standard
5 critères pour choisir un service de streaming
Nous avons vu précédemment toutes les offres et leurs tarifs, nous allons maintenant détailler ce qui les différencie. Vous pourrez ainsi choisir le meilleur service de streaming musical sur les critères principaux que sont le catalogue de titres, la qualité sonore, les applications de lecture, la compatibilité avec le matériel audio et le support client.
1. Le nombre de titres sur chaque plateforme
Ces derniers mois, les services se sont rapprochés les uns des autres. Sept d’entre eux proposent entre 70 et 90 millions de titres. Napster est clairement en retard sur la concurrence. Tandis que SoundCloud a une base bien plus importante grâce à la facilité offerte à tous les musiciens de mettre en ligne leurs créations eux-mêmes sur la plateforme. SoundCloud est un peu le YouTube vidéo de la musique.
Les écarts se comptant en millions, il est possible de trouver certains titres spécifiques sur une plateforme et pas sur une autre. Qobuz est par exemple mieux fourni en termes d’œuvres classiques. Il est donc possible qu’un titre bien précis soit disponible uniquement chez Spotify et pas chez Deezer qui compte pourtant 20 millions de titres supplémentaires.
2. La qualité audio du streaming musical
Si la quantité de titres proposée par l’un ou l’autre des services n’a pas réussi à orienter votre choix, la qualité audio sera peut-être un argument de poids. Selon vos attentes et surtout la qualité de votre matériel d’écoute, il peut être intéressant de se tourner vers un service proposant la qualité CD ou Hi-Res.
L’audio haute résolution apporte une bande passante plus large, une sensation d’aération et de précision supérieures. Il faut vraiment posséder un matériel audio en rapport pour en profiter, sinon l’investissement est inutile : un casque filaire ou un système HiFi de grande qualité.
La qualité CD est accessible à 9,99€ par mois chez Deezer et Tidal. Mais pour le même tarif, Amazon Music Unlimited et Apple Music proposent la Hi-Res et l’audio 3D.
Qualité audio
Débit
Codecs
Audio 3D
Amazon Music Unlimited
Hi-Res 24/192
< 9216 kbps
FLAC
Atmos, 360RA
Apple Music
Hi-Res 24/192
< 9216 kbps
AAC
Atmos
Deezer Gratuit Deezer Premium
compressée Qualité CD
128 kbps < 1411 kbps
MP3 FLAC
– 360RA
Napster
compressée & qualité CD
320 kbps
MP3
–
Qobuz Studio Premier
Hi-Res 24/192
< 9216 kbps
FLAC
–
SoundCloud
compressée
256 kbps
AAC
–
Spotify Free Spotify Premium
compressée compressée
160 kbps 256 kbps
AAC AAC
– –
Tidal HiFi Tidal HiFi Plus
Qualité CD Hi-Res 24/192
< 1411 kbps < 9216 kbps
FLAC MQA
– Atmos, 360RA
YouTube Music
compressée
320 kbps
AAC
–
3. Les applications de lecture
Tous les services sont accessibles sur smartphones et tablettes, iOS et Android. Il n’y a aucune exception. L’ergonomie et les fonctionnalités peuvent différer, ce sera l’occasion d’un prochain article comparatif dédié aux applications mobiles.
Si vous souhaitez profiter de votre abonnement depuis votre ordinateur, certaines plateformes proposent des applications dédiées à installer pour Mac et PC, chez Amazon, Deezer, Qobuz, Spotify et Tidal. Napster et SoundCloud n’ont pas renouvelé leur application Windows depuis 2017 et ne proposent pas d’application Mac.
Sachez également que tous les services proposent la lecture en ligne, accessible via le navigateur Internet. Cela permet l’écoute sur ordinateur en alternative aux applications dédiées.
Android
iOS
macOS
Windows
Amazon Music Unlimited
Apple Music
Installé d’origine
Non
Deezer
Napster
Non
Qobuz
SoundCloud
Non
Spotify
Tidal
YouTube Music
Non
Non
4. La compatibilité avec les enceintes sans fil
Le streaming musical s’écoute sur un smartphone mais aussi directement avec du matériel audio connecté comme les enceintes sans fil et autres lecteurs en réseau. Ils n’intègrent pas toutes les plateformes, à l’exception de Sonos qui en a fait un avantage compétitif reconnu.
Nous avons restreint ce tableau aux cinq plus grands vendeurs d’enceintes sans fil sur le marché. Pour chaque marque, vous pouvez ainsi vérifier quels sont les services de streaming intégrés, directement accessibles depuis l’application mobile de l’enceinte. On observe surtout que deux des services les plus utilisés dans le monde et non des moindres, Apple Music et YouTube Music, ne sont compatibles avec aucune enceinte sans fil HiFi, hors Sonos.
Les services Amazon, Apple et Google sont bien entendu compatibles avec leurs enceintes intelligentes respectives : Amazon Echo, Apple HomePod et Google Nest Home.
Amazon Music Unlimited
Apple Music
–
–
–
–
Deezer
Napster
–
Qobuz
–
SoundCloud
–
–
–
Spotify
Tidal
–
YouTube Music
–
–
–
–
5. Quel support client pour les services de streaming ?
L’utilisation d’un service de streaming n’est pas forcément simple pour tout le monde. Des questions peuvent se poser lors des premières utilisations. En outre, des problèmes techniques peuvent éventuellement apparaître au fil du temps. Cela nécessite d’avoir accès à une aide de la part de la plateforme, quelle qu’en soit la forme : FAQ, formulaire, chat et même téléphone.
Tous les services ne vous facilitent pas autant la tâche. Avec YouTube Music par exemple, vous devrez littéralement vous débrouiller seul, à moins de trouver par chance un contact direct bien caché sur l’un des nombreux sites Google. À l’opposé, Deezer a créé un service d’assistance à citer en exemple. Le service client est accessible par tous les moyens possibles et la base de connaissances en ligne est exhaustive et bien organisée.
6. Les fonctionnalités complémentaires à la lecture de la musique
Les services de streaming proposent désormais à peu près tous le même catalogue de titres. Ils reçoivent chacun chaque semaine la même livraison numérique de nouveaux titres : les nouveautés et les rééditions. Ces titres et albums sont accompagnés des métadonnées nécessaires : artiste(s), titre, jaquette, genre(s), durée, année, etc.
La différence ne se fait plus au niveau de l’offre en termes de nombre de titres qui dépasse la centaine de millions chez tous les services.
Les recommandations
En revanche, chacun cherche à se démarquer par d’autres moyens. Il y a par exemple la qualité audio, comme nous l’avons vu précédemment, ainsi que le son en 3D sur certains titres. Mais c’est plutôt sur les recommandations que l’on va trouver des différences. Chaque service propose des playlists spécifiques par genre ou selon l’actualité. Certains créent des playlists automatiques personnelles basées sur vos habitudes d’écoute.
Le résultat est très variable d’un service à l’autre et cela évolue en continu. D’après mon expérience, Spotify est le service qui possède le meilleur algorithme pour vous proposer des titres correspondants à vos goûts. Qobuz est également bien placé avec ses playlists globales créées non pas par un algorithme mais par les équipes elles-mêmes, constituées de passionnés et de spécialistes de la musique.
Les contenus éditoriaux
Les services de streaming intègrent également des contenus complémentaires. Certains affichent les paroles des chansons, d’autres diffusent des extraits vidéo. Mais dans ce domaine, Qobuz est le service le plus complet avec un véritable contenu éditorial. On trouve par exemple les biographies des artistes, des critiques de disques, l’actualité de la musique ainsi qu’une rubrique matériel avec des tests d’amplificateurs, d’enceintes, de casques, etc. (NB : je suis en charge de cette rubrique depuis 2019 🙂).
Les communautés
Enfin, il existe une partie communautaire chez certains services. Cela permet chez Spotify par exemple d’inviter ses amis à écouter en direct la même musique que soi, même si l’on ne se trouve pas au même endroit. Les playlists collaboratives partagées entre plusieurs utilisateurs permettent également de rester en contact “musical” avec ses proches. Tandis que Qobuz à ouvert le Qobuz Club, un espace d’échange exclusif pour discuter de musique au sens large du terme ainsi que de matériel audio.
Ces fonctionnalités complémentaires évoluent régulièrement, sont ajoutées, reprises par les concurrents, supprimées, etc. On les découvre réellement en utilisant au quotidien un service pour se rendre compte de leur intérêt réel.
Les meilleurs service de streaming musical : mes 3 favoris
Le meilleur service de streaming musical pour le prix : Deezer
Deezer est aussi complet que ses concurrents en termes de nombres de titres, mais c’est le plus accessible. L’abonnement à 9 € par mois pour un abonnement annuel payé en une fois donne accès à plus de 100 millions de titres en qualité CD. Deezer ne propose pas encore de service “Connect”, mais il est compatible avec la quasi-totalité des grandes marques d’enceintes sans fil.
Le meilleur service de streaming musical pour l’algorithme de recommandation : Spotify
Spotify a beaucoup augmenté ses tarifs ces dernières années et n’est donc plus le service le plus compétitif. Également, ce n’est plus le service avec le plus de titres, les autres l’ayant rattrapé. En revanche, lorsque vous écoutez un album ou une playlist et que Spotify continue automatiquement la lecture en ajoutant des titres susceptibles de vous plaire, alors ce service est le plus performant et le plus pertinent.
Le meilleur service de streaming musical pour la découverte de la musique : Qobuz
Qobuz n’est plus le seul à proposer de l’audio en haute-résolution. En revanche, c’est le seul à proposer de pouvoir acheter ses titres favoris pour pouvoir les conserver chez soi et les écouter où on le souhaite, quand on le souhaite, y compris dans les meilleurs formats tels que le DSD. Le second point fort de Qobuz est son contenu éditorial complet, rédigé par des spécialistes chaque semaine. Ce sont eux qui écrivent les critiques, ce sont eux aussi qui créent les playlists grâce à leurs connaissances de la musique.
Comment bien faire votre choix ?
Le meilleur service de streaming est celui qui répond avant tout à vos critères de choix. En apparence très semblables, ils ont leurs spécificités propres. À vous de décider quels sont les critères qui vous importent le plus :
nombre d’abonnés : si vous préférez faire confiance, ou pas, au service le plus utilisé dans le monde
tarifs des abonnements : 10,99 € par mois est le tarif classique en 2025, il peut être moins élevé selon les offres spécifiques, ou plus élevé pour bénéficier de services supplémentaires
qualité audio : la haute résolution est accessible à partir de 10,99 € ; si vous êtes intéressés par le son 3D, seuls quatre services le proposent
applications de lecture : tous les services ont leurs applications mobiles iOS/Android, mais toutes n’ont pas d’application dédiée pour ordinateur PC ou Mac
enceintes sans fil : les enceintes sans fil et les lecteur réseau ne supportent tous les services, vérifiez bien ce point avant de prendre votre décision
contenus complémentaires : au sein des applications, les services de streaming proposent des fonctionnalités pour partager vos découvertes avec vos amis, mieux découvrir la musique, en apprendre plus sur les artistes et les albums, etc.
support client : un dernier point primordial si vous voulez être accompagné par un service après vente disponible
Attending the Global Innovation Forum at CES 2026 gave me a rare, concentrated look at how innovation is taking shape across the world’s leading startup ecosystems. This year again, I participated as one of the judges for the forum’s international pitching competition. Like last year’s edition, the overall quality of the startups stood out immediately. That was no accident. Rather than an open call, each participating country selected a small […]
Les 14 et 15 février 2026, je vous donne rendez-vous à Vitré pour le salon Tech Inn’Vitré (Usages numériques), organisé par Vitré Communauté et Makeme. Deux jours pour découvrir des usages concrets du numérique, tester, manipuler… et surtout échanger “en vrai”. Tech Inn’Vitré 2026 : rendez-vous les 14 & 15 février au Centre culturel de […]
Blanchiment d'argent via Internet : Xinbi migre de Telegram vers de nouvelles plateformes et reste un nœud central du blanchiment crypto lié aux arnaques sur le web.
...
Vous avez déjà essayé de suivre ce qui se passe dans la recherche en informatique ? Moi oui, et c'est l'enfer. Chaque semaine, des centaines de nouveaux papiers débarquent sur
arXiv
. Et entre le machine learning, la vision par ordinateur, la crypto, le NLP et tout le reste, y'a de quoi perdre la tête. Et puis bon, lire des abstracts de 500 mots bourrés de jargon technique, c'est pas vraiment ce qu'on fait pour se détendre le dimanche...
Du coup ça tombe bien puisque
WeekInPapers
tente de résoudre ce problème. Le concept est simple : chaque semaine, le site liste tous les papiers publiés sur arXiv dans le domaine de l'informatique, avec des résumés générés par IA et un glossaire des termes techniques. L'idée, c'est de rendre la recherche accessible aux gens comme moi qui n'ont pas un doctorat en deep learning.
Le site couvre une trentaine de catégories différentes : Machine learning, vision par ordinateur, intelligence artificielle, traitement du langage naturel, robotique, cryptographie, architecture hardware, graphisme, interaction homme-machine... Bref, à peu près tous les domaines de l'informatique.
Cette semaine par exemple, y'avait plus de 300 papiers listés. Rien que ça...
L'interface est plutôt bien foutue puisque vous avez une sidebar avec des filtres pour sélectionner les catégories qui vous intéressent. Et chaque papier apparaît sous forme de tuile cliquable avec le titre, la date, les tags de catégorie et l'identifiant arXiv. Vous survolez une tuile et hop, l'abstract s'affiche. Et si vous cliquez, vous avez les détails complets.
Ce qui est cool, c'est que les papiers sont souvent taggés dans plusieurs domaines. Du coup, un article sur les réseaux de neurones pour la génération vidéo apparaîtra à la fois dans machine learning et dans vision par ordinateur. C'est chouette pour ne pas louper des trucs qui chevauchent plusieurs disciplines.
Ce projet a été créé par Matthew Oxley et moi, ce que je préfère, ce sont les résumés générés par un LLM qui permettent d'avoir une idée rapide de ce que raconte un papier sans se taper 15 pages de formules mathématiques. Après, si un truc vous intéresse vraiment, rien ne vous empêche d'aller lire le papier original, évidemment.
Voilà, pour les chercheurs, les étudiants ou juste les curieux qui veulent rester au courant des dernières avancées, c'est une ressource plutôt pratique. En tout cas, plus pratique que de faire du doom-scrolling sur X en espérant tomber sur un thread intéressant.
Aujourd'hui, on va aller un peu plus loin que les simples bidouilles habituelles car je vais vous présenter Reinstall, un outil qui va peut-être vous changer la vie si vous gérez des serveurs distants.
Vous connaissez la chanson... vous avez un VPS sous Debian et vous voulez passer sous Arch pour faire votre malin. Sauf que pour opérer ce changement, c'est la galère assurée !! Faut passer par l'interface web de l'hébergeur, booter sur une ISO via une console VNC qui rame sa maman, et prier pour que le réseau revienne après le reboot.
Eh bien ça c'est terminé grâce à ce script Reinstall. Vous lui balancez une commande, le script s'occupe de tout, et hop, votre serveur redémarre sur le nouvel OS de votre choix. Pas besoin d'accès IPMI, pas besoin de supplier le support technique, ça marche tout seul.
Et ça supporte pas mal d'OS... Côté Linux, y'a 19 distributions majeures : Alpine, Debian (de 9 à 13), Ubuntu (de 16.04 à 25.10), toute la famille Red Hat (AlmaLinux, Rocky, Oracle), Fedora, Arch, Gentoo, NixOS... Bref, y'a tout ce qu'il faut.
Et le truc qui va plaire à ceux qui font du cloud, c'est également le support de Windows. En effet, le script permet d'installer Windows Vista, 7, 8.1, 10, 11 et même Windows Server 2025.
Et rassurez-vous, il n'utilise pas des images bricolées par on ne sait qui, mais les ISO officielles de chez Microsoft. Lui se content d'injecter automatiquement les drivers VirtIO pour que ça tourne comme un charme sur n'importe quel cloud (AWS, GCP, Oracle Cloud...).
Aussi, le point le plus chiant quand on réinstalle un serveur distant, c'est la config réseau. Si on se loupe, on perd l'accès SSH et c'est fini. Reinstall gère ça intelligemment puisqu'il détecte votre IP (statique ou dynamique), gère l'IPv6, les passerelles exotiques et même les serveurs ARM.
Ce qu'il vous faut avant de tout casser
RAM : 256 Mo pour Alpine/Debian, 1 Go pour Windows.
Disque : 1 Go pour Linux, 25 Go minimum pour Windows.
Accès : Un accès root/admin sur la machine actuelle.
Temps estimé : Environ 5 à 15 minutes selon la vitesse de connexion de votre serveur.
Un petit avertissement quand même... Ce script ne gère pas les conteneurs type OpenVZ ou LXC. Faut que ce soit une vraie VM (KVM, VMware, Hyper-V) ou un serveur bare-metal.
Le tuto ! Le tuto !
C'est là que ça devient drôle. Pour installer un nouveau Linux (disons Debian 13) depuis votre système actuel, il suffit de faire un petit :
# Télécharger le script
curl -O https://raw.githubusercontent.com/bin456789/reinstall/main/reinstall.sh
# Lancer la réinstallation
bash reinstall.sh debian 13 --password "VotreMotDePasse"
Le script tourne même depuis Windows (via un .bat) si vous voulez faire l'inverse et repasser sous Linux.
Perso, je trouve ça quand même génial pour tester des trucs sans passer des plombes à configurer des ISO. Ça dépanne grave quand on veut repartir on une base saine en un clin d'œil. D'ailleurs, si vous avez besoin de sécuriser vos serveurs après l'install, j'avais parlé de
Fail2Ban
il y a quelques temps, et c'est toujours une bonne idée. Et si vous avez peur de perdre vos données, jetez un œil à
Restic
pour vos backups.
Bref, si vous gérez des VPS et que vous en avez marre des consoles web préhistoriques, foncez tester ce truc (sur une machine de test d'abord, hein, venez pas pleurer après).
Bon, je vous laisse… Je vais aller me faire un petit café !
Quentin, fidèle lecteur de Korben, développe en solo depuis presque un an un outil qui va parler à tous ceux qui cherchent un appart ou une maison et qui en ont marre de jongler entre quinze onglets pour avoir une vision claire d'un quartier.
1dex.fr
c'est une plateforme qui agrège un paquet de données géographiques et immobilières sur n'importe quelle adresse en France. Prix de vente au m², transactions DVF, permis de construire, qualité de l'eau, pollution de l'air, travaux à proximité, écoles... Le tout sur une interface cartographique plutôt bien foutue.
Concrètement, vous entrez une adresse, vous cliquez sur "Analyser cette zone" et hop, la carte se remplit de données. On peut alors visualiser les parcelles alentours, voir les dernières ventes, repérer les chantiers en cours, et même afficher les immeubles avec syndic de copropriété. Y'a même un système de calques pour switcher entre fond de carte classique, vue satellite ou mode sombre.
Perso j'aime bien ce genre d'outil qui met la data à portée de main sans avoir besoin de fouiller data.gouv.fr pendant des heures.
Son modèle est freemium mais rassurez-vous, l'essentiel est gratuit avec une limite journalière d'analyses. Si vous dépassez, soit vous revenez le lendemain, soit vous passez à la caisse pour un accès intensif. Quentin bosse aussi sur une API pour les pros et une extension navigateur qui ajoutera les données 1dex directement sur les annonces immo. Pas mal pour éviter les mauvaises surprises avant même de visiter !
Voilà si vous êtes en recherche de logement ou juste curieux de savoir ce qui se passe autour de chez vous, ça vaut le coup d'œil ->
1dex.fr
L'autre jour, je voulais juste exposer un petit service tournant sur mon NAS pour y accéder à distance quand je suis en déplacement. Alors je me suis dit "Allez, je vais faire ça propre avec Traefik" mais bon, debugger du fichier YAML parce qu'on oublie des indentations à un moment ça casse la tête. J'ai +40 balais et pas que ça à foutre.
Si vous hébergez vos propres services à la maison (self-hosting powaaaah !) et que vous êtes un peu bordélique comme moi, vous installez un truc, puis un autre, et vous finissez avec une collection de ports impossible à mémoriser du genre monip:8080, monip:32400, monip:9000… Aarrgh, l'enfer !!!
Et ne me lancez pas sur la gestion des certificats SSL !! Si vous voulez faire ça bien, faut générer des certificats Let's Encrypt à la main pour chaque service, modifier les fichiers de conf Nginx en priant pour ne pas oublier un point-virgule… et j'en passe et des pas mûres… Alors je sais, oui ça nous occupe et pendant ce temps là, on n'est pas dehors en train de voler des voitures mais j'sais pas vous, moi j'ai mieux à faire.
Hé bien, figurez-vous les copains, qu'il existe un outil qui transforme ce cauchemar en promenade de santé. Ça s'appelle Nginx Proxy Manager, et une fois que vous aurez lu mon article et testé vous penserez : "Mais pourquoi je me suis emmerdé la vie pendant tout ce temps, mortecouille ?!".
Nginx Proxy Manager, c'est quoi ce truc ?
En gros, c'est une interface graphique super propre pour gérer Nginx. Au lieu de taper des lignes de commandes et d'éditer des fichiers de config obscurs, vous avez un beau tableau de bord pour :
Rediriger vos domaines (ex: plex.mondomaine.fr) vers vos conteneurs Docker.
Gérer vos certificats SSL (HTTPS) automatiquement.
Sécuriser l'accès à certains services avec un mot de passe.
Mais en vrai, c'est plus riche que ça. Dans la barre du haut, vous avez tout ce qu'il faut pour piloter votre reverse proxy comme un adulte responsable : des hosts (proxy, redirections, streams, 404), des certificats (Let's Encrypt ou certifs locaux), des utilisateurs, des règles d'accès (Access Lists), et même des logs d'audit pour savoir qui a fait quoi (au cas où un de vos potes "teste un truc vite fait" et casse tout).
C'est le reverse proxy pour ceux qui veulent que ça marche, tout de suite, sans devenir ingénieur réseau bac+12 ou devoir se taper 2h d'explications IRL d'un barbu qui pue de la gueule ^^.
Installation en 3 minutes chrono (avec Docker)
Bon, on ne va pas y passer la nuit. La méthode la plus propre, c'est évidemment Docker Compose. Si vous ne l'avez pas, installez-le (allez, un petit apt install docker-compose et on n'en parle plus).
Créez un dossier nginx-proxy-manager et collez-y ce fichier docker-compose.yml :
version:'3.8'services:app:image:'jc21/nginx-proxy-manager:latest'restart:unless-stoppedports:-'8080:80'# Port HTTP public-'8181:81'# Port d'administration (à garder pour vous)-'8443:443'# Port HTTPS publicvolumes:-./data:/data-./letsencrypt:/etc/letsencryptdb:image:'jc21/mariadb-aria:latest'restart:unless-stoppedenvironment:MYSQL_ROOT_PASSWORD:'npm'MYSQL_DATABASE:'npm'MYSQL_USER:'npm'MYSQL_PASSWORD:'npm'volumes:-./mysql:/var/lib/mysql
Petit piège à éviter : Faites gaffe si vous avez déjà un serveur web (Apache ou Nginx) qui tourne sur la machine hôte. Il va falloir couper le service ou changer les ports, sinon Docker va vous jeter une erreur parce que le port 80 est déjà pris. Du coup, vérifiez bien avec un petit netstat -tulpn | grep 80 avant de lancer la sauce.
Ah oui, et si vous utilisez un pare-feu comme UFW (ce que je vous recommande chaudement), n'oubliez pas d'ouvrir le port 81 : ufw allow 81. Sinon, vous allez pleurer devant une page blanche et vous demander pourquoi ça marche pas.
Ensuite, lancez la bête :
docker-compose up -d
Et voilà ! C'est tout. Votre serveur tourne. Si vous avez des erreurs, c'est probablement parce que vos ports sont déjà utilisés. Ou que les dossiers data, Let's Encrypt et MySQL n'existent pas encore. Moi j'ai ça sur mon NAS :
La configuration que même ma grand-mère pourrait le faire
Ouvrez votre navigateur et allez sur http://votre-ip:8181 et créez vous un compte.
Une fois dedans, pour exposer un service, c'est ridicule tellement c'est easyyyy
Cliquez sur "Add Proxy Host".
Entrez votre nom de domaine (ex: nextcloud.mondomaine.fr).
Indiquez l'IP de la machine et le port du service (ex: 8080).
Allez dans l'onglet "SSL", cochez "Request a new SSL Certificate" et "Force SSL".
Sauvegardez.
En fait, le seul truc qui peut coincer, c'est la propagation DNS. Si vous venez d'acheter votre nom de domaine il y a 5 minutes, pas de panique si Let's Encrypt refuse de générer le certificat. Attendez une petite heure et réessayez. C'est classique.
Et hop, fini. Votre service est accessible en HTTPS, avec le petit cadenas vert qui va bien. Nginx Proxy Manager s'occupe de discuter avec Let's Encrypt et de renouveler le certificat tout seul. C'est carrément magique.
Tour d'horizon des fonctionnalités qui sauvent des week-ends
Parce que oui, Nginx Proxy Manager ne fait pas "juste" proxy + "cadenas". Dans le menu Hosts, vous avez plusieurs types de trucs à créer, et chacun sert à un usage bien précis. Et côté Certificats et sécurité, il y a de quoi faire sans sortir le marteau-piqueur.
Certificats Let's Encrypt (HTTP et DNS) + certifs locaux
On va commencer par le sujet qui donne des boutons : les certificats. Dans l'onglet Certificates, vous pouvez gérer tout ça au même endroit :
Let's Encrypt en HTTP-01 : le classique. NPM ouvre la voie, répond au challenge, et basta. Pratique pour un service.mondomaine.fr exposé "normalement".
Let's Encrypt en DNS-01 : là, c'est le mode "j'ai compris la vie". Vous pouvez valider le certificat via votre DNS (donc sans dépendre d'un port 80 accessible), et surtout ça permet les wildcards du style *.mondomaine.fr. Donc un seul certif et roule ma poule, même si vous ajoutez 12 sous-domaines demain à 3h du mat.
Certificats locaux : vous pouvez aussi importer un certificat existant (genre un certif de votre boîte, un truc interne, un CA maison, ou même un self-signed si vous aimez vivre dangereusement). Ça évite de dépendre de Let's Encrypt si vous êtes en mode "tout en local, rien sur Internet".
Et le meilleur c'est que NPM gère le renouvellement automatique. Donc plus de rappel calendrier "renouveler les certifs" tous les 2 mois, sinon c'est le drame et tout le monde vous écrit "ça marche plus ton truc".
Plusieurs comptes, parce que tout le monde n'est pas "admin"
Dans Users, vous pouvez créer plusieurs comptes pour accéder à l'interface. Typiquement :
un compte admin pour vous, le chef, le patron, le seigneur des reverse proxies.
un compte "moins dangereux" pour quelqu'un qui doit juste consulter ou bidouiller un truc sans toucher à toute l'infra.
Et ça, couplé aux Audit Logs (j'y reviens juste après), c'est très pratique quand plusieurs personnes mettent les mains dedans. Parce que "c'est pas moi, j'ai rien touché" est une phrase universelle, on la retrouve dans toutes les cultures.
Access Lists, le videur à l'entrée
Alors ça, c'est une des fonctions les plus sous-cotées. Les Access Lists permettent de mettre en place des règles d'accès et de les réutiliser partout :
Basic Auth (login/mot de passe) : parfait pour protéger une appli pas prévue pour être publique, ou un petit outil d'admin que vous ne voulez pas exposer "en clair".
Allow/Deny par IP : le top pour dire "seulement depuis mon IP / mon VPN / mon réseau". Et là, même si quelqu'un devine votre URL, il se prend un mur.
Vous créez une Access List une fois, et ensuite vous l'appliquez à vos Proxy Hosts. Du coup, pas besoin de refaire 50 fois la même conf. C'est propre, c'est net, c'est carré.
Les redirections propres (HTTP -> HTTPS, domaine A -> domaine B, etc.)
Besoin de rediriger un vieux domaine vers un nouveau ? Ou de faire un joli http:// qui part systématiquement en https:// ? Les Redirection Hosts servent exactement à ça. C'est bête mais ça évite d'aller trifouiller des règles Nginx à la main.
Streams - Quand ce n'est pas du HTTP mais que vous voulez quand même un reverse proxy
Le web, c'est bien, mais tout n'est pas en HTTP. Certaines applis parlent en TCP/UDP (bases de données, services réseau, protocoles chelous, etc.). C'est là que Streams entrent en jeu. Cette fonctionnalité vous permet de proxyfier des flux réseau, genre "ce port externe pointe vers ce port interne".
Alors oui, c'est plus "brut" que les Proxy Hosts, mais ça dépanne vraiment quand vous avez un service qui n'a rien à faire derrière un vhost HTTP. Et ça se configure aussi en 2 clics, sans incantations démoniaques.
404 Hosts - La sortie de secours
Les 404 Hosts, c'est la petite finition qui fait plaisir (non, rien à voir avec votre salon de massage préféré). Vous pouvez définir un "host poubelle" qui répond proprement quand quelqu'un tape un domaine qui n'existe pas chez vous, ou quand un bot scanne votre serveur en espérant trouver /phpmyadmin par magie.
Au lieu de laisser traîner une réponse moche ou ambiguë, vous renvoyez une 404 nette, propre, assumée. C'est pas de la sécurité absolue, mais c'est une bonne hygiène, et ça évite de donner trop d'infos aux curieux.
Audit Logs
Dans Audit Logs, vous avez l'historique des actions effectuées dans l'interface : création/modif de hosts, changements de certifs, etc. C'est le genre de truc dont on se fout… jusqu'au jour où on en a besoin. Et là, vous êtes content de pouvoir remonter le film de l'horreur.
Et enfin, mon bonus : Le mode "je sais ce que je fais" (les options avancées Nginx)
Et si un jour vous voulez aller un cran plus loin, NPM permet aussi d'ajouter des réglages plus "Nginx pur jus" par host (headers, règles, conf custom). Donc vous commencez en mode clic-clic, et si vous devenez un peu psycho sur l'optimisation, vous pouvez aussi affiner. Sans tout casser, normalement.
2/3 conseils de daron pour éviter les boulettes
Ne laissez pas l'admin ouvert au monde : le port 8181 (ou votre port d'admin) c'est "pour vous". Si possible, limitez-le via pare-feu / VPN / IP autorisées. C'est le panneau de commande de votre château, pas un distributeur de bonbons.
Utilisez les Access Lists pour tout ce qui est sensible : dashboards, outils d'admin, services pas prévus pour Internet, etc.
Pensez au DNS-01 si vous voulez des wildcards ou si vous n'avez pas envie d'exposer le port 80.
Et par rapport aux autres ?
Je vous vois venir les puristes : "Oui mais Traefik c'est mieux car c'est dynamique". C'est vrai. J'ai testé Traefik, et c'est une tuerie pour les environnements qui bougent tout le temps. Mais sa config en YAML peut vite devenir une usine à gaz si vous débutez. Caddy est top aussi (un seul fichier de conf), mais il faut quand même mettre les mains dans le cambouis.
Perso, je pense que Nginx Proxy Manager est un excellent choix pour un homelab par exemple. C'est un peu le choix du confort, celui des grosses feignasses comme moi parce que c'est visuel, c'est du clic-bouton clic clic, et pour un petit serveur perso, c'est franchement imbattable.
Bref, si vous galérez encore avec vos vhosts Nginx, arrêtez de vous faire du mal. Installez ça, et profitez de la vie (et de vos week-ends).
Ce matin, je discutais avec Emmanuel (un lecteur fidèle) sur mon
Linkedin Korben
et il m'a partagé une ressource vraiment chouette. Si comme moi vous jouez un peu parfois avec un serveur Proxmox qui tourne à la maison pour vos expérimentations ou votre domotique, vous savez que configurer chaque VM ou conteneur LXC peut vite devenir chronophage. On copie-colle des commandes, on installe des dépendances, on se plante, on recommence... La routine quoi sauf que cette routine peut vite devenir reloue.
Hé bien, fini la galère !!!! Le projet dont je veux vous parler aujourd'hui s'appelle Proxmox VE Helper-Scripts et c'est une collection communautaire de scripts (plusieurs centaines !) qui permet d'installer et de configurer tout un tas de services en une seule ligne de commande.
En gros, c'est une immense boîte à outils pour votre hyperviseur. Vous avez besoin d'une instance Home Assistant pour gérer des ampoules connectées ? Hop, vous lancez le script et ça vous crée le conteneur LXC tout propre. Vous voulez monter un serveur média avec Plex ou Jellyfin ? Pareil, c'est généralement plié en quelques minutes (selon votre connexion évidemment).
Vous allez sur le site, vous cherchez l'outil qui vous intéresse, vous copiez la commande bash fournie (du style bash -c "...") et vous la collez dans le shell de votre nœud Proxmox. Et hop, l'assistant se lance. Il vous pose quelques questions (IP statique ou DHCP, espace disque, RAM... ce genre de trucs classiques) et puis tente de s'occuper de tout le reste (si les planètes sont bien alignées et que votre karma est au top !).
Je trouve ça génial parce que non seulement ça gère l'installation, mais ça s'occupe aussi des mises à jour. Mais bon, attention quand même parce qu'une mise à jour upstream peut parfois casser le script, donc prudence. C'est d'ailleurs super utile si vous utilisez
Proxmox sur un Raspberry Pi
(via Pimox), même si l'architecture ARM peut poser souci avec certains scripts. D'ailleurs, bonne nouvelle pour les utilisateurs de Pimox : il existe Pimox-Scripts, un portage de ces mêmes Helper Scripts mais adaptés spécifiquement pour ARM/Raspberry Pi. Tous les scripts ne sont pas encore dispos (moins de contributeurs), mais y'a déjà de quoi faire !
Parmi les scripts disponibles, on retrouve les classiques Docker, AdGuard Home, Pi-hole, mais aussi des trucs plus pointus pour le monitoring ou la sécurité. C'est vraiment très complet, y compris si vous êtes dans une optique de
création de lab de cybersécurité
.
Après, je dois quand même vous faire une petite mise en garde de circonstance. Car comme d'habitude, exécuter des scripts bash trouvés sur le net direct en root... comment dire... c'est jamais sans risque. Le code est open source et maintenu par une communauté active, ça facilite l'audit, mais ce n'est pas une garantie de sécurité absolue. Sauf si vous aimez vivre dangereusement, jetez toujours un œil au code avant de valider. La confiance n'exclut pas le contrôle !!
Un grand merci à Emmanuel pour le tuyau initial et à Karl pour l'info sur Pimox-Scripts !
Si vous faites du "vibe coding" avec Claude ou Codex, vous savez que laisser un agent IA faire sa life, c'est un peu risqué. Si celui-ci se met à exécuter des rm -rf sur votre ordi de boulot, vous êtes dans la merde !
Heureusement, Kevin Lynagh a sorti
Vibe
et pour vous résumer le délire, c'est une VM Linux ultra-légère capable de sandboxer vos agents IA.
Ce qu'il vous faut
Un Mac ARM (M1, M2, M3...)
macOS 13 Ventura minimum
Temps estimé : 5 minutes
Installation
Hop, on commence par installer Vibe. Plusieurs options s'offrent à vous :
Et là, c'est prêt. C'est du Rust pur compilé avec le framework Virtualization.framework d'Apple, donc ça va viiiiite !
Et ce que vous pouvez voir au lancement de Vibe, c'est le mapping entre vos dossiers locaux liés à Claude, Codex et compagnie, et les dossiers qui sont dans la VM.
Premier lancement
Pour démarrer une VM, c'est aussi simple que ça :
./vibe
Oui, c'est tout. 10 secondes plus tard, vous avez un shell Linux avec un accès réseau et un partage automatique de vos dossiers. Notez jute que la première fois il faut une connexion réseau pour télécharger l'image de base de Debian. Après, tout est en local.
Le truc cool, c'est que Vibe utilise un système copy-on-write où chaque VM part d'une image de base commune et seules les modifications sont stockées. Comme ça même si vous lancez 10 VMs, ça bouffe pas votre SSD.
Bon ok, j'en ai lancé que 2 en vrai mais l'idée est là ^^
Configurer Claude ou Codex
Ensuite c'est simple, il suffit de lancer la commande Claude ou Codex directement dans le terminal que ça vous a créé, de les configurer comme si vous étiez sur votre ordinateur et puis c'est parti, vous pouvez les lancer avec le mode --yolo pour Codex ou avec --allow-dangerously-skip-permissions pour Claude.
Et c'est tout ! Si ça fait de la merde, ce sera dans la VM et vous ne risquerez rien ! Les fichiers sont bien sûr créés et dispo dans le répertoire dans lequel vous avez lancé vibe. Mais tout sera exécuté dans la VM donc y'a plus aucun risque.
Bref, si vous faites du vibe coding et que vous voulez pas finir avec un sudo rm -rf / généré par une IA un peu trop enthousiaste... bah voilà quoi. Le tout en moins de 1200 lignes de Rust, open source sous licence MIT.