Amazon va déployer plus de 3 000 satellites Leo pour compléter sa constellation concurrente de Starlink. Et certains de ces satellites seront lancés par Arianespace. Le 12 février, 32 satellites Amazon Leo devraient être lancés avec Ariane 6.
Via SpaceX et xAI, Musk compte créer une constellation d’un million de satellites constituant un gigantesque data-center dédié à l’IA. Les enjeux : une puissance électrique quasi inépuisable, une dissipation thermique plus efficace et la possibilité de contourner les limites physiques des...
Mis à jour : 9 février 2026 Nous avons cherché de nouveaux codes ! Je me suis installé, l’anticipation bouillonnant alors que je cliquais sur Ink Game, espérant des tatouages complexes et des interactions entre joueurs. Ce que j’ai trouvé à la place était un autre essai de type Squid Game, adhérant strictement à la […]
Les scientifiques chinois affirment avoir développé le TPG1000Cs : une arme à énergie dirigée électromagnétique à très haute puissance. Compact, l’engin serait capable de délivrer une puissance record de 20 GW durant une minute. Avec sa portée, cette technologie pose de nouvelles questions sur...
Après des années de rumeurs insistantes sur un « Tesla Phone », Reuters a suggéré le 5 février qu'Elon Musk et SpaceX préparaient bel et bien un « Starlink Phone » indépendant des opérateurs classiques. Une rumeur immédiatement débattue par Elon Musk… et qui n'aurait pas grand sens techniquement.
La FCC, l’autorité américaine qui régule les télécommunications, vient de donner son feu vert à Logos Space, un autre concurrent de Starlink. Cette entreprise, fondée par un ancien de la Nasa et de Google, compte envoyer plus de 4 000 satellites LEO.
À l’approche d’une possible introduction en Bourse, SpaceX ne se contente plus de lancer des fusées. Après le succès de Starlink, le groupe d’Elon Musk explore toutes les pistes, dont une idée qui a déjà fait les choux gras de la rumeur : concevoir son propre smartphone, directement connecté aux satellites.
Un nouvel acteur s’apprête à entrer sur le marché stratégique de l’Internet par satellite. La société américaine Logos Space Services vient d’obtenir l’autorisation de la Federal Communications Commission (FCC) pour déployer plus de 4 000 satellites en orbite terrestre basse d’ici 2035 ! Selon la réglementation américaine, l’entreprise …
En Gironde, quatre personnes, dont deux ressortissants chinois, ont été interpellées pour avoir intercepté des données satellitaires sensibles. Cette affaire met en lumière la vulnérabilité des infrastructures civiles et militaires dans le Sud-Ouest de la France.
Le projet donne le vertige. SpaceX a déposé une demande auprès du régulateur américain pour lancer jusqu’à un million de satellites supplémentaires. Elon Musk veut créer des centres de données en orbite qui seraient capables de fournir une puissance de calcul massive pour l'IA.
On aime croire que le ciel est grand. Qu’il y a de la place, là-haut, pour l’innovation, les constellations Internet, les rêves de connectivité globale. Un nouveau travail de recherche vient pourtant rappeler une réalité beaucoup plus brutale : l’orbite basse (LEO) est en train de devenir un environnement où la sécurité dépend d’un ballet permanent […]
Mis à jour le 13 janvier 2026 avec de nouveaux rapports sur les restrictions imposées à Starlink et la traque des utilisateurs par les autorités iraniennes, ainsi que l'offre de connectivité gratuite de Musk.
Nous n'avons jamais vu cela auparavant. Le black-out numérique iranien a désormais déployé des brouilleurs militaires, qui auraient été fournis par la Russie, afin de bloquer l'accès à l'Internet Starlink. Cela change la donne pour la connectivité Plan-B fréquemment utilisée par les manifestants et les militants anti-régime lorsque l'accès normal à Internet est interrompu.
« Malgré les informations selon lesquelles des dizaines de milliers d'unités Starlink fonctionnent en Iran », déclare Iran Wire, « le black-out a également touché les connexions par satellite ». Il est rapporté qu'environ 30 % du trafic ascendant et descendant de Starlink a été (initialement) perturbé, passant rapidement « à plus de 80 % » en quelques heures.
Le Times of Israel affirme que « le déploiement de récepteurs (Starlink) est désormais beaucoup plus important en Iran » que lors des coupures précédentes. « Et ce, malgré le fait que le gouvernement n'ait jamais autorisé Starlink à fonctionner, rendant la possession et l'utilisation de ce service illégales. »
Bon, on savait que c’était tendu en Iran pour chopper un peu d’Internet libre, mais là on passe clairement au niveau supérieur dans la traque technologique.
En effet, si vous pensiez que poser une antenne Starlink sur votre toit en scred suffisait pour échapper aux mollahs, vous allez être déçus. On n’est plus sur du "je cache le routeur derrière un ficus et tout ira bien", mais sur un mélange de coupures massives, de brouillage, et de chasse aux terminaux qui ressemble très fort à de la guerre électronique.
Déjà, rappelons un peu le contexte... Quand l’État coupe Internet et bride même le téléphone, Starlink devient systématiquement la bouée. Normal c'est de la connexion satellite, donc ça passe partout. Mais le Wall Street Journal raconte que, ces derniers jours, les autorités ont commencé à fouiller et confisquer des paraboles, notamment dans l’ouest de Téhéran, avec des perturbations plus fortes le soir, au moment où les gens descendent dans la rue. Forcément avoir du Starlink c’est illégal et les kits sont passés en contrebande via des bateaux depuis Dubaï, ou par la route via le Kurdistan irakien, etc. Bref, le tuyau vers l'Internet libre est rare, cher, risqué… mais vital pour sortir des vidéos de ce qui se passe dans le pays.
Dishy, l’antenne Starlink pour les intimes, est une antenne à réseau phasé qui dirige son énergie vers le satellite. Mais le truc à comprendre, c’est que "faisceau étroit" ne veut pas dire "invisible" car comme toute émission radio, ça laisse une empreinte. Du coup, un terminal qui transmet peut être détecté, surtout si en face il y a des moyens sérieux de radiogoniométrie / SIGINT (repérer qu’il y a une source, estimer une direction, recouper depuis plusieurs points, etc.).
Et à partir du moment où on peut recouper des mesures, on n’est plus très loin de remonter à un quartier… voire plus précis selon les moyens et la densité de capteurs.
Et justement, c'est là qu'on sort du folklore puisqu'avec tout ce qui se passe actuellement en Iran, il y a une intensification des efforts pour brouiller le service ainsi qu'une chasse active aux utilisateurs. Sur le volet "matos", on voit par exemple circuler des noms de systèmes russes présentés comme capables de repérer des terminaux Starlink (certains médias russes ont même mis en avant un système surnommé "Borshchevik") mais ce genre d’étiquette et les performances annoncées sont difficiles à vérifier indépendamment depuis l’extérieur. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que sur le terrain, l’Iran traite ça comme une cible de guerre électronique, et pas comme un simple routeur interdit.
Autre point important chez Starlink, c'est le GNSS (GPS & co). On entend souvent que les affreux s'amusent à brouiller le GPS, donc l’antenne ne sait plus où elle est, donc ça marche plus. Mais la réalité est moins binaire car oui, le brouillage/spoofing GNSS peut compliquer ou empêcher la mise en service, dégrader la stabilité, ou foutre le bazar dans la synchronisation, surtout si le terminal a été déplacé ou redémarre en zone hostile. Mais selon les versions, les firmwares et les conditions radio, ça va plutôt d'un "ça rame" à un "ça coupe". Ce n'est donc pas forcément un interrupteur magique universel même si pour le régime iranien, ça reste une arme efficace pour rendre l’accès instable au moment où les gens en ont le plus besoin.
Évidemment, côté utilisateurs, c’est système D sur fond de parano (justifiée), et de créativité. On a vu passer des paraboles planquées sous des structures ou déguisées en objets du quotidien et beaucoup font attention au "bruit" autour de l'antenne... Par exemple certains évitent de laisser un Wi-Fi qui hurle “SALUT JE SUIS LÀ” au voisinage et passent sur du filaire quand c’est possible. Parce qu’au-delà du lien satellite, le premier truc qui peut trahir, c’est aussi tout ce qui rayonne localement (Wi-Fi, équipements, habitudes de trafic…). Et quand en face y'a des gens qui fouillent, confisquent, et cherchent des preuves, chaque détail compte.
L’Iran aurait même poussé le dossier à l’Union Internationale des Télécommunications (ITU, ONU) afin de tenter de faire interdire le service d'Elon Musk sur son territoire. Mais les États-Unis et Starlink résistent à l’idée d’appliquer ce bannissement au-delà du fait de couper des terminaux identifiés. En clair, c'est pas juste une chasse technique mais c’est aussi une bataille diplomatique et juridique pour l'Iran.
Mais alors si Starlink devient trop dangereux ou trop instable, qu’est-ce qu’il reste au peuple iranien ? Hé bien là, on passe en mode plan B / plan C. Par exemple, certains regardent du côté des messageries capables de faire du relais local / du
store-and-forward
, des réseaux mesh à l’ancienne en Bluetooth / Wi-Fi direct, pour faire passer des messages de proche en proche quand Internet est mort. Ça ne remplace pas une connexion, c'est certain, mais ça peut maintenir une circulation d’infos dans une ville, et parfois faire remonter des messages vers une passerelle qui, elle, a accès au monde extérieur.
On parle aussi beaucoup du "satellite-to-cell / direct-to-device" c'est à dire envoyer des SMS via satellite avec un téléphone standard. La techno existe et avance, oui, mais attention, ce n’est pas non plus une baguette magique activable n’importe où, car ça dépend des déploiements, des accords opérateurs, des fréquences, et… du fait que le régime ne vous mette pas des bâtons dans les roues par d’autres moyens. Disons donc que c’est une possibilité à garder en tête mais pas un joker garanti à ce jour.
Et puis il y a les hacks "crypto" qui reviennent dans les discussions dès qu’un pays se retrouve isolé. Là aussi, il faut être précis car recevoir des infos via satellite (genre l’état de la blockchain Bitcoin) c’est un truc connu, mais émettre une transaction vers le réseau, il faut quand même un canal de sortie quelque part (une passerelle, un relais, une connexion, même indirecte). Donc oui, il y a des bricolages via despasserelles (SMS, relais, etc.), mais ce n’est pas du "Bitcoin par SMS directement vers les nœuds" comme par magie.
Dernier point, parce qu’on voit passer des chiffres et des infographies qui donnent beaucoup de chiffres... Tant que la coupure Internet rend la vérification infernale, il faut être prudent sur les chiffres qu'on nous annonce sur la situation dans le pays. Par contre, sur la partie forensique réseau des initiatives comme
Whisper
compilent des signaux techniques (BGP, instabilités, etc.) qui aident à comprendre comment un pays comme l'Iran se fait effacer d’Internet et ça, c’est une pièce très utile du puzzle, même si ça ne remplace pas une enquête indépendante sur le terrain.
Voilà, je trouve ça très moche ce qui se passe là bas et voir que la technologie, qui devrait être un pont, devient un champ de bataille, ça me révolte. Alors en attendant, un grand respect aux bidouilleurs et autres geeks qui se trouvent là-bas et qui risquent gros pour juste nous envoyer de l'info sur ce qui se passe vraiment chez eux.
«La bande de fréquences analysée, située entre 2025 et 2110 MHz, est normalement réservée aux communications vers les satellites. Autrement dit, aucun signal ne devrait venir de l’espace dans cette plage. Scott Tilley a pourtant repéré un signal venu du ciel. Depuis, il aurait détecté des signaux en provenance de 170 satellites Starshield.»
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