Vue normale
Ce médecin opposé aux pesticides que l'extrême droite veut faire taire
Médecin, Louis-Adrien Delarue refuse de voir défiler dans son cabinet davantage de malades du cancer. Il a décidé de se battre contre les pesticides et les élus les promouvant. Quitte à finir au centre d'une plainte d'une députée d'extrême droite.
Angoulême (Charente), reportage
Le Dr Bruno Sachs est médecin de campagne. Pas de ces vieux toubibs hermétiques à la misère humaine. Plutôt de ceux attentifs et bienveillants. Parfois rongés par ce trop-plein de malheur défilant dans leur (…)
Nucléaire : une start-up en redressement judiciaire malgré de fortes subventions publiques
Encore un projet de petit réacteur modulaire (SMR) en difficulté. Mercredi 7 janvier aura lieu une audience concernant le redressement judiciaire de Naarea au Tribunal des affaires économiques de Nanterre. Y sera abordée l'offre de reprise de la plus grande start-up française du nucléaire par le groupe Eneris (Pologne, Luxembourg).
Naarea (Nuclear Abundant Affordable Resourceful Energy for All) est une start-up française fondée en 2020, spécialisée dans le développement de micro-réacteurs (…)
Comment les chaînes d'info ont couvert l'enlèvement de Maduro

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- Un solvant toxique dans nos assiettes ? L'alerte à l'hexane pourrait avoir été gonflée par l'agro-industrie
Un solvant toxique dans nos assiettes ? L'alerte à l'hexane pourrait avoir été gonflée par l'agro-industrie
De l'hexane, un neurotoxique avéré, a été retrouvé dans des aliments, mais pas de manière généralisée, selon l'UFC-Que choisir. Elle pointe l'action, en sous-main, d'un industriel ayant intérêt à dénoncer cette substance.
L'alerte a été grandement relayée dans les médias en 2025. Notre alimentation serait largement contaminée par l'hexane, un solvant dérivé du pétrole utilisé dans l'industrie pour l'extraction de l'huile. Tour à tour, une étude publiée par Radio France, un livre du (…)
Palettes et pneus brûlés : des ostréiculteurs mettent le feu devant le siège de « Midi Libre »
Dans la soirée du 5 janvier, une cinquantaine d'ostréiculteurs a manifesté devant les bureaux du journal Midi Libre, à Saint-Jean-de-Védas (Hérault), en brûlant des palettes et des pneus, bloquant tous les accès au bâtiment. La raison de leur colère : le média local avait relayé dans ses colonnes l'interdiction de vendre des coquillages du bassin de Thau.
Cette décision, prise par la préfecture de l'Hérault le 30 décembre, faisait suite à des intempéries. Des eaux usées s'étaient déversées (…)
Électricité : la consommation se stabilise, signe d'une transition qui patine
La consommation électrique est stable en France, d'après le bilan 2025 publié par le gestionnaire du réseau électrique, RTE. Cette apparente bonne nouvelle témoigne en réalité du retard pris dans l'électrification des transports, du chauffage et de la production industrielle, nécessaire à la sortie des énergies fossiles d'ici 2050, comme l'a martelé la feuille de route publiée par la France en décembre, avec un an de retard.
La transition énergétique patine et la France est en excédent de (…)
« Le harcèlement est presque un rite de passage » : des salariés d'une Biocoop en grève
Depuis le 3 janvier, les salariés de Biocoop Place des Fêtes à Paris sont en grève pour dénoncer le management et leurs conditions de travail. Ils espèrent la mise en place d'une charte sociale commune à l'ensemble des magasins.
Paris, reportage
Dès 7 h 30, malgré le froid et la neige, une trentaine de personnes se sont retrouvées devant la Biocoop Place des Fêtes, à Paris, pour installer un piquet de grève, samedi 3 janvier. Au total, 16 des 20 salariés de l'équipe se sont mobilisés. « (…)
Contre la morosité, Reporterre lance sa lettre 100 % bonnes nouvelles
Crise écologique, impasse politique... Pour ne pas sombrer, Reporterre sort son infolettre mensuelle dédiée aux alternatives, à la joie et à la colère qui animent les luttes : « L'Étincelle ». Un véritable shoot de vitalité !
Depuis dix ans que je travaille à Reporterre, pas un matin sans une nouvelle glaçante. Déclin vertigineux des papillons, inondations meurtrières en Asie, recrudescence des cancers chez les jeunes… Tantôt j'en pleure, tantôt j'enrage. Le plus souvent, ce flot de (…)
Protoxyde d'azote : l'impossible gestion des bonbonnes usagées
Les bonbonnes de gaz hilarant jetées dans la nature provoquent une pollution considérable. De nombreuses communes peinent à supporter les coûts et les risques liés à leur ramassage et leur traitement.
Des bonbonnes métalliques noires et leur écriture fluo qui jonchent le bitume, les bords de route, les plages, les parcs et jardins, ou encore les zones naturelles en périphérie des agglomérations. Il n'y a guère de communes qui ne soient pas concernées par la multiplication des bouteilles (…)
« Avec le pétrole du Venezuela, les États-Unis remettent la main sur un atout stratégique majeur »
Les États-Unis veulent prendre le contrôle du pétrole du Venezuela. Une mainmise qui doit alerter l'Europe, prisonnière des importations, explique Matthieu Auzanneau, du Shift Project. Au risque de perdre sa souveraineté.
Le bras de fer opposant Washington à Caracas s'est spectaculairement intensifié dans la nuit du 2 au 3 janvier avec l'arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces étasuniennes. Après des mois de pressions des États-Unis, officiellement au nom de la (…)
(Municipales 2026) Bruno Saligot, maire/candidat en cohérence sur Escaudain !
Bruno Saligot : « Apolitique est un moyen de ratisser large, c’est de la démagogie ! »
Elu depuis 1989, 1er adjoint aux finances en 2001 et en 2008, puis maire en 2014, reconduit en 2020, Bruno Saligot, 66 ans en mars 2026, a cogité durant l’année 2025. Bien sûr, il y a déjà un fossé énorme entre la fonction d’adjoint et celle de Premier magistrat, mais tous les maires ont goûté difficilement ce mandat 2020/2026 à la fois corseté entre la Covid, la crise énergétique pour les collectivités locales sans protection tarifaire, la hausse du coût de tous les projets, sans oublier la réduction de la dette publique pour laquelle les communes sont fléchées comme les mauvais élèves de la classe France, injuste sur le fond. Malgré tout cela, Bruno Saligot constate aussi « un dernier mandat transformé avec une extrême lourdeur administrative et de l’autre une population plus exigeante (depuis La Covid), les attentes sont très fortes même si la commune ne peut pas tout, mais je reste au service de la population. Je veux demeurer en cohérence avec la politique locale et les projets lancés pour ce prochain mandat (éventuel), car il y a encore beaucoup de travail. »
Enfin, sur son engagement, il rappelle qu’en 2014, il a fait un choix professionnel fort : « J’ai mis un terme à ma profession pour me consacrer exclusivement à la commune et à l’agglo (vice- présidence en charge du climat à La Porte du Hainaut), et je ne suis toujours pas pensionné. Je rappelle que l’électeur vote pour une liste locale et ses élus communautaires. »
« Se préoccuper des politiques de l’Etat comme de la Sécurité et de l’Education sur son sol, c’est faire de la politique ! », Bruno Saligot
Certes, s’occuper des politiques locales constitue le ferment de ce vote de proximité, mais l’édile est confronté chaque jour aux choix nationaux sur certains sujets régaliens. « Se préoccuper des politiques de l’Etat comme de la Sécurité et de l’Education sur son sol, c’est faire de la politique », commente Bruno Saligot. Vue d’un drone sur les 35 000 communes françaises, lorsque le gouvernent décide de diviser les classes, en zone REP + pour alléger les classes, initiative saluée par tous les maires, l’exécutif laisse à la charge des communes l’aménagement intérieur des écoles. Sur la sécurité du quotidien, lorsque les polices de proximité ont disparu sous Nicolas Sarkozy, l’impact est réel sur une commune, en l’occurrence sur une cité de plus de 9 000 habitants… ! En résumé, lorsque vous êtes candidate ou candidat, maire ou dans l’opposition, vous agissez comme acteur politique ce qui n’est pas à mélanger avec l’adhésion stricto sensu à un parti… Plus sèchement, Bruno Saligot observe que se revendiquer « apolitique est un moyen de ratisser large, c’est de la démagogie ! Je la dénonce. Bien sûr, on peut critiquer une politique locale, mais ne pas répandre des fausses informations. »
« Ceux qui ne veulent pas me voir ne me voient pas », Bruno Saligot
Taxer d’une indisponibilité pour ses administrés, d’un mandat éloigné de ses habitants, il répond tout de go : « Je suis ouvert et accessible, mais je sais déléguer à mes adjoints un sujet de leur compétence. Lorsque cela concerne un problème de travaux, l’adjoint en charge reçoit les Escaudinois, de santé, de sécurité, etc. Ceux qui ne veulent pas me voir ne me voient pas, on trouvera toujours des administrés avec un problème de rendez-vous. Par contre, même en m’adaptant, je note dans le sens contraire que des rendez-vous planifiés avec le maire ne sont pas honorés, il n’y a plus le respect de la fonction. » Sur les autres critiques, il tacle par sa surprise « compte tenu que l’opposition a voté 98 % des délibérations durant le mandat. Evidemment, le travail en commission est très important. L’opposition est présente, ou pas, et le débat a lieu. Nous écoutons tout le monde, mais Mme Mercier voudrait que toutes ses idées soient reprises, mais il faut qu’elle gagne les élections pour cela ! », poursuit-il.
« Nous sommes taillés pour plus de 10 000 habitants », Bruno Saligot
En amont de cette thématique, il ne faut pas balayer d’un trait de plume la densité de la population, car à tout le moins le seuil des 10 000 habitants est une frontière imposante en terme de dotations de l’Etat. Aujourd’hui, Escaudain est recensé à 9 100 habitants « contre 13 000 à l’époque d’USINOR », rappelle le maire. Toutefois, le choix de la majorité municipale, comme des précédentes, a été de maintenir tous les services à la population : « Nous avons une médiathèque, une piscine, 9 écoles, et nous avons maintenu tous les services à la population même si pour l’Etat, nous sommes dans une strate de subventions entre 5 000 à 10 000 habitants. En fait, nous sommes taillés pour plus de 10 000 habitants. »
« Une politique du logement est possible grâce à une bonne maîtrise du foncier… », Bruno Saligot
Pour atteindre ce niveau de population « raisonnée et pas 15 000, nous avons travaillé en amont sur les espaces urbains à vendre. Aujourd’hui, notre politique du logement est possible grâce à une bonne maîtrise du foncier en amont. » Par contre, il tient à préciser que derrière chaque préemption, il y a un projet concret à venir même « pour une simple maison, il y a un dossier comme récemment dans une impasse où nous avons racheté une habitation, détruite cette dernière, et aménagé un parking pour les riverains qui avaient des difficultés de stationnement. »
En fond de toile, ce choix de scruter tout foncier disponible permet à la municipalité d’Escaudain de « faire baisser les prix pour un investisseur. La ville apporte dans la corbeille de la mariée le terrain afin de maîtriser l’atterrissage pour les locataires ou acquéreurs ! », mentionne le maire.
La déclinaison se traduit aujourd’hui avec un rendu de 32 logements (programme le Clos du Terril) à proximité du centre ville « attribués la semaine dernière et 32 autres en mars prochain via le bailleur social Clesence. C’est une belle opération ! »
Ensuite, un programme lourd et ambitieux est dans les tuyaux pour 229 logements « dont la majorité sont des habitations, plus une résidence senior. Les premiers maisons pourraient être livrées fin 2028 », commente le maire.
Comme pour le quartier Schneider, où le dispositif ERBM (Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier) est achevé, mais la partie Lourchoise est en cours, Bruno Saligot martèle « que les dossiers sont trop longs. Heureusement, la Préfecture a validé le passage d’une étude environnementale de 18 mois à 12 mois (avant tout démarrage de chantier). » L’édile profite de l’occasion pour piquer le Gouvernement : « Lorsque vous réduisez le nombre de fonctionnaires, vous allongez les délais d’instructions, d’une mise en oeuvre d’un investissement…, tout est lié. Le temps des travaux est une réalité locale à gérer. »
L’écologie de proximité n’est pas oubliée avec des projets de liaisons douces comme « entre la Médiathèque et le centre-ville (ruelle Gambetta) dont le foncier (vieux garages) a été acquis par l’EPF (Etablissement Public Foncier). Pour une voie douce de qualité, cela représente un coût de 600 000 à 800 000 euros. Toutefois, comme pour un nouveau groupe scolaire, j’attends que les finances soient au rendez-vous. »
Toujours sur cette idée du coup d’après, le maire indique que « nous avons acquis un foncier à côté de la maison médicale et en face. Nous espérons un nouveau bâtiment avec des acteurs pluridisciplinaires. A ce stade, deux nouveaux médecins libéraux, en sus de l’offre existante, et un cardiologique sont venus sur Escaudain dans cette maison de santé. »
Le développement économique comme rebond local…

L’édile sortant insiste sur une gestion des finances locales avec prudence. « Il existe 4 moyens de faire rentrer de l’argent public pour une commune, les impôts locaux qui n’ont pas bougé depuis 20 ans, sur notre partie, les dotations de l’Etat en baisse comme celles des autres partenaires comme la région et le département, et l’économie avec l’installation de nouvelles entreprises (taxe foncière, taxe d’aménagement), sans oublier l’agglo (La Porte du Hainaut) et sa politique forte de solidarité pour des communes avec des administrés aux revenus modestes », explique Bruno Saligot.
Par suite et la volonté du maire de ne point solliciter le portefeuille des Escaudinois et Escaudinoises, le développement économique, croisée en l’occurrence avec l’occupation d’une friche industrielle historique, constitue une aubaine pour Escaudain. En effet, l’annonce très médiatique de l’installation d’un Data Center assorti d’un campus, par l’entreprise spécialisée DATA 4, est quasi providentielle pour cette collectivité locale. Face à l’étonnement affiché par Mme Mercier en conseil communautaire, il réplique… « elle n’est pas suivi les conseils communautaires précédents, car l’arrivée de la bretelle de l’autoroute était conditionnée au développement économique de la zone des Soufflantes, comme les Six Mariannes, et les Pierres Blanches sur Denain. » La seule inconnue était de fait le nom de l’heureux élu.
Pour autant, le choix du candidat maintenu dans le plus grand secret par le trio, Aymeric Robin, Ali Benamara, et Bruno Saligot, aurait pu correspondre à une industrie lourde, plus classique. Que nenni, car l’installation d’un grand faiseux français dans l’économie numérique est promu par l’Etat et la région, et par capillarité les autorisations tombent… plus vite ! « Nous voyons déjà RTE travailler sur ce chantier afin de raccorder le réseau électrique. Non, il n’y aura aucune coupure d’électricité, et d’ailleurs DATA 4 vient aussi chez nous, car l’alimentation électrique sera assurée sans problème », déclare le maire/candidat.
Ensuite, ce chantier inclus une qualité environnementale avec notamment 6,5 hectares dédiés à un espace de biodiversité et la création d’un campus, « nous avons encore beaucoup de boulot sur ce dossier. Le volet campus est primordial, car ce dernier pourra assurer la formation continue de tous les salariés dans le numérique au niveau territorial, voire au delà ! Bien sûr, sur les 5 bâtiments prévus, un sera consacré uniquement au stockage des données. »
Enfin, sur ce dossier sensible, le maire réfute les critiques sur le nombre d’emplois in fine. « C’est d’abord 600 emplois et 2 400 au final, sur 3 à 4 ans, directs ou indirects. Je n’ai jamais dit que cela serait 2400 emplois pour les Escaudinoises et Escaudinois. Pour autant, de nouveaux arrivants vont chercher des logements sur Escaudain. C’est pourquoi, nous avons travaillé une offre de logements en amont », ajoute-t-il. Nous observons cette problématique sur Onnaing où le futur complexe du Groupe « Action » génère une demande de logements que la commune ne peut pourvoir à ce stade.
A ce stade, outre la candidature d’une liste emmenée par Catherine Mercier, une 3ème liste serait dans les coulisses, à suivre, car cela changerait le profil de cette élection inévitablement.
Daniel Carlier
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