À l'heure des SmartTVs qui pompent tout ce qu'elles peuvent à la seconde où vous les connectez à internet, il semble bien difficile de trouver une télévision de qualité mais non connectée.
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Retour sur un imbroglio procédural peu commun, car Franck Deloge, lors de son point presse de retrait de son siège d’élu de Valenciennes en novembre 2024, annonçait son déménagement sur la collectivité locale d’Escautpont. Il s’installe donc sur ladite commune en septembre 2024 et obtient son inscription sur la liste électorale le plus normalement du monde.
Ensuite, en mars 2025, il déménage, toujours sur Escautpont, vers un hébergement chez une amie sénior dont le mari vient de décéder. Un partage de l’habitat s’installe et le candidat putatif à cette élection locale redemande une nouvelle inscription sur les listes électorales et c’est là que le bât blesse !!!
En effet, malgré la présentation de plus d’une cinquantaine de pièces justificatives, des plaidoiries argumentées par les deux avocats de Franck Deloge, l’avocat de la commune martèle le respect du « Code électoral, tout le Code électoral, rien que le Code électoral ! » M. Deloge « ne justifie pas d’un domicile réel ou de plus de six mois sur Escautpont. Où habite-t-il ? Nous n’avons pas une fiche de salaire à la (nouvelle) bonne adresse ou son avis d’imposition ! »
Cette séance au sein du Tribunal judiciaire de Valenciennes revisite les articles du Code électoral L-11, L-18, L-19 et L-20 très strictes au demeurant. Les multiples attestations déposées par M. Deloge n’ont pas fait la différence, les magistrats en charge de cette procédure ont rendu leur décision sans appel possible. Franck Deloge n’est pas donc inscrit sur les listes électorales d’Escautpont et ne pourra de fait pas candidater sur cette collectivité locale en mars prochain.
Bien sûr, l’impact de cette décision est évidente sur les prochaines élections locales à Escautpont, mais c’est une autre histoire à écrire. Durant la même matinée, les juges ont rendu une autre décision, identique, pour un agent territorial de la commune en disponibilité. M. Boniface ne sera pas inscrit sur les listes électorales de cette commune et ne pourra pas se présenter à la dite élection, car il était pressenti comme colistier de M. Franck Deloge.
M.Deloge et et M. Boniface sont condamnés également à 1 000 euros au titre de l’article 700.
Un Code électoral obsolète… ?
En dézoomant, on peut regretter la rudesse du Code électoral français en comparant avec certains pays où un changement de bureau de vote, d’une ville à l’autre, est possible en 48 heures. Face à la mobilité d’une jeunesse, souvent rattachée au niveau électoral chez les parents, il est impératif de dépoussiérer ce Code électoral indigeste et extrêmement favorable à un abstentionnisme de masse… ! En l’espèce et au delà du dossier en question, la continuité d’une localisation de fait sur la commune constitue un véritable sujet, certes pas conforme au Code électoral en vigueur, sur lequel les législateurs devraient se pencher rapidement. Rappelons qu’avant 2019, un commerçant/artisan de proximité ne pouvait pas voter dans la commune où il travaille tous les jours, mais uniquement sur sa résidence principale. Il est donc possible de déplacer une fourchette au sein du Code électoral, un peu de bon sens ne serait pas superflu !
L’Inde renonce à imposer l’app Sanchar Saathi sur tous les smartphones, révélant les tensions entre cybersécurité d’État, vie privée et puissance des géants du numérique....
Projet de loi américain pour alourdir les peines contre les fraudes et usurpations d’identité commises à l’aide d’outils d’intelligence artificielle....
Les services de renseignement français ont obtenu la preuve que l’administration présidentielle russe a approuvé un plan visant à s’en prendre aux communautés à la fois juive et musulmane afin de mie…
le Kremlin a décidé d’alimenter une haine entre les communautés juive et musulmane, en les ciblant l’une et l’autre successivement.
Toujours selon nos informations, ce même service de renseignement français a par exemple appris que la dégradation de sites culturels et mémoriels juifs en mai 2025 a été « directement approuvée par l’administration présidentielle russe ».
Dans des notes versées dans une procédure judiciaire en 2024 et révélées par Mediapart, la DGSI pointait aussi que la France était « une cible privilégiée du Kremlin » et que, pour déstabiliser les États « perçus comme des adversaires », les services secrets russes identifient « des vulnérabilités existantes telles que des divisions politiques ou intercommunautaires », qu’ils exploitent « afin de désorienter les esprits ». Et le contrespionnage français de souligner qu’il existe « des constantes identifiables » dans les sujets choisis pour leurs opérations d’ingérence, « majoritairement » les questions liées à l’immigration, à l’islam, à l’antisémitisme, à l’hégémonie états-unienne, les institutions (Union européenne, Otan), etc.
Les « mesures actives » sont les héritières d’une longue tradition soviétique. Il s’agit d’actions conduites, à l’origine par le KGB, pour déstabiliser les régimes et les populations de pays adverses, conformément aux intérêts de l’URSS alors, de la Russie aujourd’hui.
Les premières mesures actives connues l’ont été dans les années 1950 par une campagne d’affichage de slogans antisémites et de croix gammées en RFA et dans d’autres pays d’Europe. Un épisode surnommé « l’épidémie des svastikas » et dont les véritables auteurs n’ont été découverts que dans les années 2000, avec l’exploitation des notes manuscrites rédigées par le défecteur soviétique Vassili Mitrokhine, archiviste jusqu’en 1992 au sein de la première direction générale du KGB.
L’exploitation de ces archives a également révélé la diffusion, par le KGB, de textes racistes, supposément produits par la Ligue de défense juive, appelant au lynchage de citoyens afro-américains aux États-Unis. Ces mesures actives ont également pris la forme de courriers envoyés au nom du Ku Klux Klan à des pays d’Afrique et d’Asie avant les Jeux olympiques de Los Angeles en 1984.
Désormais il s’agit de s’en prendre à deux communautés religieuses pour multiplier les chances de conflit dans l’Hexagone. Cette nouvelle stratégie de déstabilisation a trouvé une première application concrète entre les mois de mai et de septembre 2025.
Dans une note de juillet 2024 versée dans une procédure judiciaire, la DGSI dresse un schéma des opérations de déstabilisation menées par la Russie et son organisation très hiérarchisée. « En premier lieu se trouve un officier de renseignement russe basé en Russie. Ce commanditaire fait appel, en second lieu, à un intermédiaire généralement basé dans d’anciens pays satellites de l’Union soviétique ou issus de l’éclatement du bloc de l’Est. » Ensuite, l’intermédiaire entre en contact avec « des individus russophones souvent précaires ». Puis l’intermédiaire coordonne, « à distance et de façon dématérialisée », l’organisation de ces campagnes.
Pour chaque mission, un canal Telegram est créé. Les agents provocateurs y reçoivent des instructions très précises sur les cibles des dégradations. « Ils sont en mesure de nous dire dans quel magasin acheter ce dont nous avons besoin ou même où nous stationner », raconte un des hommes qui ont déposé des cercueils sous la tour Eiffel. Une fois la mission accomplie, les messages et le compte Telegram sont supprimés.
« Cette organisation cloisonnée garantit un certain degré de sécurité des opérations et rend le lien entre la Russie et les exécutants particulièrement complexe à établir », déplore dans une de ses notes la DGSI.
Il va avoir une vie difficile ce Space Lab, une vie de frustration et d’incompréhension, avant de disparaître un jour, sans un bruit. Tout ça pour une raison simple : c’est juste un bon jeu.
Encore un numéro du Lama déchainé pour constater les méfaits de l’obsolescence logicielle programmée, mais surtout pour encourager l’entraide et le réemploi. Ne jetez pas, améliorez!
Toutes les rubriques habituelles sont à retrouver et à déguster lentement (ou pas).
un édito recyclable qui parle des Journées Nationales de la Réparation, de la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets, d’Olivier Hamant, de la fresque des déchets et de bonnes pratiques;
Gee nous offre un nouveau dessin (cf plus haut) qui revient aux bases, et prend (enfin, toujours sans petits gâteaux) la parole pour se présenter aux lecteurices qui ne le connaissent pas encore en vrai;
une anecdote sur la dangerosité d’aller au Capitole du Libre (sujet tabou);
le chiffre de la semaine dépasse les 2000. Et y a de quoi être se réjouir de tout ce qui est fait et organisé dans notre communauté!;
une liste de 4 livres, à lire ou à écouter, résumés sur Libre à vous!;
Concernant les projets et associations proches:
l'écho des assos permet à la Guilde de se présenter et de citer Framasoft;
la plume invitée d’Isabelle Carrère, chroniqueuse radio et membre-fondatrice d’Antanak, nous parle d’entraide et de reconditionnement;
une citation de Maud Longuet qui déplore qu’aucune carte électronique ne soit réparée, réutilisée ou recyclée;
le logiciel Kisslauncher choisi cette semaine par Michael Opdenacker;
la distribution libre Fedora;
Merci à Amélie qui a reçu le dernier sticker du Lama déchaîné lors du Capitole et qui a accepté que son ordinateur soit pris en photo, Monolecte dont le message sur Mastodon s’est retrouvé dans le courrier des lecteurices, Elsa qui chronomètre son temps consacré à l’assurance April.
Retrouvez également une nouvelle étape pour construire votre lama photonique interpellant et bien sûr les mots croisés qui font couler tellement d’encre en commentaires (je crains encore le pire pour le 23)
Sans oublier l’actu brulante sur l’un des nombreux dossiers suivis par l’April, le projet de loi finances 2026, avec des hauts et des bas. Mais arrêtons-nous là, allez tout découvrir en détail
Petit rappel (désolée, c’est quasiment le même texte chaque semaine, quasiment, car il y a toujours des petites modifications), le Lama déchaîné présentera les actions de l’April et de ses proches jusqu’à Noël 2025, avec, si possible, humour, subjectivité et parfois espoir.
Ce travail hebdomadaire qui occupe plusieurs membres de l’association, a pour but d’assurer la pérennité des activités de l’April qui cherche à récolter une somme de 30 000€ avant le 31 décembre.
Cette semaine nous a quelque peu rassuré·es, car nous avons presque atteint 30% de la somme finale. Il reste encore un mois avec plusieurs numéros à venir, dont le dernier qui sera une remise de cadeaux. Les 100% sont encore loin, mais atteignables. On y croit parce que ça augmente tous les jours ! <3
Merci de votre lecture, de vos commentaires, de vos nombreux relais sur les réseaux sociaux ou ailleurs (c’est un bon moyen de nous aider que de relayer) et, bien sûr, de votre soutien !
3° Rendre accessibles, en cas d'accident de la route, les données d'état de délégation de conduite enregistrées pendant la période précédant l'accident :
a) Aux entreprises d'assurance qui garantissent les véhicules impliqués dans l'accident, aux fins de déterminer les indemnisations, exclusivement lorsque le traitement de ces données est nécessaire à l'exécution du contrat d'assurance concerné ;
b) Au fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages mentionné à l'article L. 421-1 du code des assurances pour la même finalité, lorsqu'aucune entreprise d'assurance n'est en mesure de procéder aux indemnisations dans le cadre de l'exécution d'un contrat d'assurance.
Si je lis bien entre les lignes, les assurances pourront utiliser les données pour ne pas rembourser...
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David Bustin : « Le pire mandat (financier) n’est peut-être pas celui que nous avons connu ensemble, mais le prochain »
Dans les propos conclusifs de ce conseil municipal, Franck Agah s’est inquiété des velléités budgétaires défavorables au soutien des associations dans le domaine de l’insertion sociale. En effet, dans les médias, on entend la petite musique de l’emploi non subventionné comme le son de la raison face à la dette publique. Retirer la main tendue aux plus fragiles et renoncer à une réinsertion sociale, c’est un magnifique programme d’inhumanité. Dans ce cadre, les aides en faveur de l’apprentissage et dans la même lignée les soutiens financiers à l’insertion sociale par l’emploi sont dans le collimateur : « J’alerte sur ce sujet, car l’accompagnement des personnes fragiles est en danger ! »
David Bustin souscrit à cette inquiétude compte tenu de « l’action invisible fournie par ces associations. Elles réalisent un énorme travail ! Plus globalement, le pire mandat (financier) n’est peut-être pas celui que nous avons connu ensemble, mais le prochain ! Lesvilles, comme les agglo, sont toujours une variable d’ajustement budgétaire pour l’Etat. » Cela nous rappelle cette fausse bonne idée de la suppression de la taxe d’habitation pour les collectivités publiques et remplacer par une perfusion de l’Etat, le symbole de l’absence d’une consultation minimum des corps intermédiaires…
Permis de louer, autorisation de louer, retour désenchanté
Toutes les communes du Hainaut ont pris à bras le corps les dispositifs du permis de louer, voire d’une autorisation préalable à la location. Un seul objectif derrière cette démarche, c’est la lutte permanente contre les marchands de sommeil.
Toutefois et comme souvent, l’aspect pratico pratique est tout autre. « La commune d’Anzin revient sur son autorisation préalable à la location, car elle difficile à mettre en place. C’est pourquoi, nous sommes restés sur le permis de louer dans le cadre de la loi ELAN 1 », explique l’adjointe en charge, Fabienne Delcourt.
« En 2025, nous avons déjà 66 déclarations de « Permis de Louer », mais « il y a des propriétaires qui ne jouent pas le jeu, voire des marchands de sommeil. Dans cette optique, nous voulons passer cette délibération nous permettant de sanctionner les oublis comme les propriétaires indélicats d’une amende, de 1 000 € minimum à 5 000 euros suivant les dossiers », poursuit-elle.
Le maire ajoute que « nous veillons à harmoniser le montant de ces amendes avec les autres communes du Pays de Condé. Oui, c’est de la police de l’urbanisme. »
Le Pays de Condé, un espace de tourisme sous-exploité
Au détour d’une délibération sur une étude énergétique de l’hôtel de ville de Vieux-Condé, financée par Valenciennes Métropole, le maire rappelle que le PCAET (Plan climat-air-énergie territorial) permet aux communes de plus de 5 000 habitants de bénéficier de 3 études prise en charge par l’agglo. « C’est notre bâtiment public le plus énergivore ! Le DOJO de Vieux-Condé, propriété de Valenciennes Métropole, va bénéficier également d’une étude énergétique », annonce David Bustin.
Pour autant, la transition écologique et l’avenir de plusieurs équipements sur le Pays de Condé constitue une autre question centrale. Le site de Chabaud Latour, le Jard, et l’étang d’Amaury, dont la majeure partie se situe sur Vieux-Condé, pourraient devenir un espace de tourisme extrêmement attractif. L’édile sortant souhaiterait un travail collectif sur ce dossier transversal en France et au delà de la frontière. Pendant ce temps, certains maires font avancer leur dossier comme « Condé-sur-l’Escaut avec son site de Chabaud Latour en route pour devenir le 6ème site référent-Bassin Minier Patrimoine Mondial de l’UNESCO- comme le site minier de Wallers Arenberg ou le 9-9 bis à Oignies… ! », commente Franck Agah.
– La commune de Vieux-Condé continue de soutenir les séniors de plus de 65 ans, non imposable, avec une prise en charge partielle de l’abonnement Transvilles. « Nous abondons à hauteur de 53 euros pour un coût global de 75 euros pour un abonnement », précise David Bustin
– Dès le 01 janvier, après quelques (ré)aménagements, une salle communale sera gratuite pour les listes en lice pour ces Municipales 2026. « Il faudra juste montrer l’existence d’un mandataire financier (obligatoire pour une candidature) », indique le maire. On notera que ce qui semble élémentaire dans une démocratie locale n’est pas limpide dans toutes les collectivités locales du Valenciennois, hausse par 7 ou 8 du coût des salles municipales pour une formation politique (à Valenciennes), voire une indisponibilité chronique des sites même en cas de disponibilité effective (à Douchy-les-Mines)…
– La mutuelle de santé en faveur des agents publics de la commune et du CCAS bénéficie d’une participation communale. Certes, cette dernière est obligatoire, mais le montant est variable. « Nous dégageons une enveloppe annuelle entre 38 000 et 40 000 euros pour nos agents publics », conclut l’édile.
(Visuel INRAP, vue d’ensemble du fond de la berge Copyright INRAP)
De la période carolingienne au XVIIIème siècle avec Alain Henton de l’INRAP
On le sait, quelques villes sur l’arrondissement de Valenciennes détiennent des trésors souterrains. Bien sûr, l’ex Athènes du Nord, Valenciennes, Saint-Amand-les-Eaux et bien sûr la collectivité locale de Condé-sur-l’Escaut dont chacun sait que le potentiel historique est gigantesque, inexploité même sans nécessairement dépenser massivement des fonds publics, l’objet d’une convoitise affichée à chaque entame de campagne électorale locale, mais comme toujours un réalisé décevant, voire inexistant, en fin de mandat !
« Ces sont des remparts espagnols, Vauban a (seulement) amélioré l’existant ! », Alain Henton
Sur ce quartier de la rue Gambetta et celui du « Quai du petit rempart », l’arrivée du tramway à bouleversé l’écosystème du centre-ville tout comme le fonds d’Etat PNRQAD (Programme National de Requalification des Quartiers Anciens Dégradés) signé par Daniel Bois (ancien maire) et Valérie Létard (Ex Présidente de Valenciennes Métropole). Plusieurs espaces fonciers sont concernés par cette initiative nationale, déclinée sur cette commune du Pays de Condé au profit de la place centrale, mais également de cet « îlot du Quai du Petit Rempart » avec un projet de verdissement du quartier et de la construction logements neufs.
Vestige d’une tannerie (va-infos)
« Nous avions déjà réalisé un diagnostic en 2018 », précise Alain Henton, responsable de cette opération de l’INRAP Hauts de France ( https://www.inrap.fr/ ) depuis début septembre jusque mi-décembre 2025. Sur ce terrain traversant entre la rue Gambetta et le Quai du Petit Rempart, un chantier de fouilles préventives, validé par la DRAC (direction régionale des affaires culturelles), est en plein dévoilement, car cette ville s’est développée à travers les siècles entre la voie d’eau de la « Haynette », un bras naturel de la « Haine », un confluent de « l’Escaut ».
Les vikings devant Condé aussi… !
A quatre mètres de profondeur, Alain Henton vous explique que les premières traces découvertes sur ce site remontent à l’époque carolingienne (du 8ème au 10ème siècle) le long de cette rivière sauvage. Ensuite, le 10ème siècle marque les premières tentatives de construction de berges, puis les premiers bâtis…
En digression, n’oublions pas que ce territoire était, pendant un temps, sous la houlette des espagnols dont les réalisations furent majeures dans le nord de l’Europe. « D’ailleurs, les remparts de Condé-sur-l’Escaut sont principalement d’origine espagnole. Vauban Vauban a (seulement) amélioré l’existant ! », indique le locuteur. Comme quoi, l’arrivée de Louis XIV en 1676 n’est pas un point de départ du développement local…
Visuel Brasserie, Gilles Leroy SRA (DRAC Hauts de France)
Au fil des siècles, la visite guidée samedi prochain vous expliquera l’émergence du bâtimentaire, de l’activité humaine comme celle des tanneurs, obligatoirement proche de l’eau pour le travail des peaux de bête, sans oublier l’activité brassicole avec une succession de professionnels jusqu’à l’ancêtre de la « Bière de Condé » de la famille Failly. Votre oeil curieux sera attiré aussi par la qualité de conservation d’un âtre (ou sole) de cheminée, un bijou ! Vous constaterez au fil du récit que cette cité s’est étendue, sans oublier l’édification des remparts, dans le fameux Comté du Hainaut avec un crédo évident. « Condé a choisi de s’étendre sur l’eau », précise Alain Henton.
Tout vous sera révélé même un campement viking aux abords de la cité, car ces conquérants du Nord ont installé campement durant une période de l’histoire condéenne. Après ce chantier de fouilles préventives financés par le Maître d’Oeuvre, conformément à la loi, en l’occurrence Valenciennes Métropole, cette mise en bouche historique enverra des éléments prélevés « dans les archives, voire dans des musées », précise Léa Grosset, chargé de développement culturel et de la communication de l’INRAP Hauts de France. « On espère revenir en janvier prochain, car nous souhaitons poursuivre notre mise à jour, sur 30 à 40 mètres, des remparts sur ce secteur », commente Alain Henton.
Un métier d’art à un prix… !
Sole de cheminée (Copyright INRAP)
Cette petite équipe de l’INRAP, de six personnes, travaille depuis le 01 septembre 2025 avec minutie, patience, et avec un savoir faire métier rare. C’est pourquoi, la loi a imposé une taxe pour les collectivités locales ou territoriales et une obligation de fouilles, après sondages positifs, afin de financer cet EPA (Etablissement Public Administratif) de l’INRA. « Nous sommes environ 200 personnes sur l’antenne des Hauts de France », précise une interlocutrice de l’INRAP
Dans ce cadre, le porteur de projet initial paye une taxe variable suivant les chantiers finaux. Par exemple, 0,71 centimes du M2, donc assez peu sur un chantier comme sur Condé-sur-l’Escaut, mais une facture salée tout le long de la construction d’une ligne TGV… ! Certes, une taxe (encore) est toujours contraignante, mais, on le dit moins, ouvre un Droit !
Inscription, suivez le guide… !
Mille raisons de visiter les fouilles archéologiques au 20 rue Gambetta sur Condé-sur-l’Escaut, car compte tenu du succès des réservations, Léa Grosset a ouvert « deux nouveaux créneaux, 10H40 et 14H20 (visite 30 minutes) »
Histoire de surfer sur l'événement, le fabricant SanDisk a décidé de lancer toute une gamme de produits de stockage aux couleurs de la Coupe du Monde de la FIFA 2026.
Tout est parti d’un malaise partagé : en ouvrant les sites X les plus fréquentés au monde, toujours les mêmes images reviennent ; alors qu’aucun sondage sur les fantasmes ne les mentionnent parmi les plus populaires... Cette vidéo contenant le mot « P*rn* » plus d’une centaine de fois, elle n’est évidemment pas monétisée
(Collaboration commerciale)
• Cette vidéo ne traite que des algorithmes de recherche dans la prn0graphie et de la manière dont ils influencent (ou reflètent) certains fant@smes collectifs.
Elle ne porte pas sur une autre problématique tout aussi cruciale : celle des conditions de production, de l’exploitation des travailleur·ses du sxe et des dérives systémiques de cette industrie.
Ce sujet mérite à lui seul une enquête complète, mais il ne relève pas du cadre de cette étude, qui se concentre exclusivement sur les logiques algorithmiques et leurs effets culturels.
Nous avons donc choisi de ne pas ouvrir ce second débat ici, afin de préserver la clarté et la rigueur de l’analyse.
Cela n’enlève rien à l’importance de ces autres enjeux, simplement : ce n’est pas le sujet de cette vidéo. Merci d’en tenir compte pour éviter tout whataboutism dans les échanges.
• Je prononce plusieurs fois le mot "péd0philie" dans la vidéo pour désigner la ped* criminalité. Il s'agit d'une erreur de ma part à l'écriture du script pour laquelle je souhaite faire un erratum.
• De même, nous n'avons pas enquêté sur les effets et l'usage de la p*rn0graphie sur les mineurs, qui est aussi un tout autre sujet qui dépasse du cadre du travail réalisé dans cette vidéo. Si vous pensez souffrir d'un problème lié à votre consommation, n'hésitez pas à contacter des numéros et des groupes d'aide dédiés ou à prendre rendez-vous avec votre médecin.
Mon ressenti :
Des données, des faits, des biais, des erreurs de méthodologie, des remises en question des choix d'analyse effectués, des questions, des hypothèses, des pistes de réponses, le tout étant sourcé de A à Z.
Bon, y'a sans doute des choses imparfaites, mais c'est le but même de ce genre de recherche, et c'est dit explicitement à la fin de la vidéo @1:17:30 : tout est critiquable et tout doit être critiqué (au sens scientifique du mot).
Comment se fait-il que ça soit une chaine Youtube qui soit obligée de faire un travail de recherche aussi qualitatif et complet sur un sujet aussi complexe et clivant dans notre société ?
J'invite toutes les personnes à prendre le temps de regarder la vidéo.
Vous serez sans doute surpris de ce que vous allez découvrir.
Alors, oui, c'est long, presque 1h30. Et alors ?
Regardez le temps que vous avez passé sur tiktok/instagram hier, ça doit pas en être loin ... (Permalink)