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Name Tag : quand Meta veut identifier vos contacts via ses lunettes connectées

14 février 2026 à 15:00
Name Tag : quand Meta veut identifier vos contacts via ses lunettes connectées
Meta développe actuellement une technologie de reconnaissance faciale destinée à être intégrée à ses lunettes connectées, selon plusieurs sources. Ce projet soulève des interrogations quant à la confidentialité et à la sécurité des données personnelles des utilisateurs.

Meta s’efforce de convaincre que l’addiction aux réseaux sociaux n’existe pas réellement

14 février 2026 à 08:00
Meta s’efforce de convaincre que l’addiction aux réseaux sociaux n’existe pas réellement
Meta multiplie les déclarations pour minimiser l’existence d’une dépendance aux réseaux sociaux. L’entreprise cherche à convaincre le public et les régulateurs que l’addiction à ses plateformes n’est pas une réalité scientifiquement reconnue.

Meta va intégrer la reconnaissance faciale sur ses lunettes connectées Ray-Ban

13 février 2026 à 17:17

Meta prévoit d’intégrer dès cette année une fonction de reconnaissance faciale baptisée Name Tag sur ses lunettes connectées Ray-Ban, permettant aux porteurs d’identifier des personnes et d’obtenir des informations les concernant via l’assistant IA de l’entreprise. Un document interne daté de mai dernier, obtenu par le New York …

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Ray-Ban Meta : Le projet secret « Name Tag » pour identifier les gens dans la rue ?

Meta veut remettre la reconnaissance faciale au cœur de ses lunettes connectées — et cette fois, ce ne serait pas un « hack de chercheurs », mais une fonctionnalité maison, intégrée à l’assistant IA. D’après une enquête du New York Times, le projet — en interne, « Name Tag » — pourrait arriver dès cette année sur les Ray-Ban […]

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Procès Meta : Adam Mosseri rejette le terme d’addiction pour Instagram

Dans ce procès californien qui vise Meta (Instagram) et YouTube, Adam Mosseri fait plus que témoigner : il fixe le vocabulaire. Et dans un dossier où chaque mot peut peser lourd, il refuse frontalement le terme « addiction clinique », même face à des témoignages d’usage extrême (jusqu’à 16 heures par jour). Il préfère parler d’« usage problématique », et compare […]

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La Russie impose un blocage total de WhatsApp sur son territoire

13 février 2026 à 07:00
La Russie impose un blocage total de WhatsApp sur son territoire
La messagerie WhatsApp n’est désormais plus accessible en Russie, où les autorités ont décidé d’en bloquer totalement l’utilisation. Cette mesure renforce le contrôle du gouvernement sur les plateformes de communication étrangères présentes dans le pays.

De WhatsApp à MAX : Moscou met fin au chiffrement des communications

12 février 2026 à 14:13

Le couperet est tombé ce jeudi. WhatsApp, propriété de Meta, est désormais totalement inaccessible en Russie. « En raison du refus de Meta de se conformer à la législation russe, une telle décision a effectivement été prise et mise en œuvre », a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, suggérant aux Russes de basculer vers MAX, la messagerie nationale soutenue par l’État.

Cette mesure, qui touche plus de 100 millions d’utilisateurs, marque l’aboutissement de six mois de pression sur l’entreprise américaine et s’inscrit dans une stratégie plus large du pouvoir russe : créer et contrôler une infrastructure de communication « souveraine » où les géants technologiques étrangers se soumettent ou disparaissent.

La fin d’un modèle de sécurité

Le blocage ne se limite pas à un simple changement d’application. Il fait basculer les utilisateurs d’un système de « confidentialité par conception » vers un modèle de « transparence par défaut » vis-à-vis des opérateurs et des autorités.

WhatsApp repose sur un chiffrement de bout en bout : les clés cryptographiques sont générées et stockées uniquement sur les terminaux des utilisateurs. Même l’opérateur ne peut pas lire le contenu des messages. Pour intercepter des communications, il faut compromettre directement le téléphone de l’émetteur ou du destinataire, une opération complexe et coûteuse qui rend impraticable toute surveillance de masse.

MAX et les autres messageries promues par Moscou utilisent un chiffrement de  » transport »  ( entre l’appareil et le serveur) mais les messages restent lisibles en clair côté serveur. Cette architecture rouvre la porte à un accès direct par l’opérateur ou les services de sécurité, à des mandats légaux intrusifs et à des risques d’attaques internes.

Dans ce nouveau schéma, toute la sécurité repose sur un serveur central qui concentre contenus, métadonnées, carnets d’adresses et historiques. Les chercheurs ayant audité MAX décrivent une application qui collecte et journalise massivement les interactions, au point d’en faire « un outil de surveillance plutôt qu’une messagerie zéro connaissance ».

Cette concentration augmente mécaniquement la surface d’attaque : une seule brèche dans l’infrastructure peut exposer à grande échelle conversations et profils d’utilisateurs. Elle facilite aussi les opérations de corrélation : identifier qui parle à qui, quand, depuis où, même sans inspecter systématiquement le contenu.

Conformité avec la loi « Yarovaïa »

Le basculement s’inscrit dans le cadre de la loi  » Yarovaïa « , qui oblige les fournisseurs à remettre aux services de sécurité contenus et métadonnées, et à fournir les moyens techniques d’accès aux flux chiffrés. Les protocoles de chiffrement de bout en bout modernes rendent ces obligations difficilement applicables sans « casser » la cryptographie, ce qui explique l’hostilité particulière de Moscou envers WhatsApp, Signal et les « secret chats » de Telegram.

Avec MAX, ces exigences sont facilement satisfaites : accès direct aux bases de données, requêtes ciblées, voire écoute en temps quasi réel. Pour les utilisateurs, cela se traduit par un affaiblissement des garanties de confidentialité, même si le cadre est présenté politiquement comme un renforcement de la « sécurité » nationale.

Des risques pour les profils sensibles

Pour un particulier peu exposé, le changement se traduit par une perte diffuse de vie privée et un accroissement du traçage comportemental. Mais pour les journalistes, les ONG, les opposants ou les professions réglementées, la disparition d’un canal chiffré augmente significativement les risques : identification de sources, mise sous surveillance ciblée, remontée de réseaux entiers à partir de simples métadonnées.

Le contournement via VPN, seule alternative pour continuer à utiliser WhatsApp, introduit ses propres dangers. Des services non fiables peuvent intercepter le trafic, injecter des malwares ou affaiblir les vérifications de certificats, ouvrant la voie à des attaques de type « homme du milieu ».

Meta, désigné comme organisation extrémiste en Russie, a dénoncé cette mesure : « Tenter d’isoler plus de 100 millions d’utilisateurs d’une communication privée et sécurisée est un pas en arrière qui ne peut que conduire à moins de sécurité pour les gens en Russie. »

Depuis décembre, de nombreux Russes ne pouvaient déjà plus utiliser WhatsApp qu’avec un VPN. Le blocage complet marque une nouvelle étape dans la construction d’un internet « souverain » où le Kremlin contrôle non seulement les contenus, mais aussi l’architecture même des communications numériques.

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Les ventes de lunettes connectées Ray-Ban et Oakley Meta explosent, EssilorLuxottica annonce une croissance historique

Par : Setra
12 février 2026 à 13:31
Ray Ban Meta

Dans ses résultats financiers, EssilorLuxottica annonce qu’il a vendu plus de 7 millions de lunettes Ray-Ban Meta et Oakley Meta en 2025. C’est plus du triple des ventes des années 2023 et 2024 combinées, selon CNBC. Poussé par cette activité, EssilorLuxottica a connu une croissance historique de ses revenus.

Facebook : Meta AI donne vie à votre photo de profil (et c’est bluffant)

Meta continue de remodeler Facebook par petites touches, avec une idée fixe : rendre le fil plus vivant sans demander aux gens d’y passer des heures en montage. Dernière salve en date : des photos de profil animées, un bouton Restyle pour transformer Stories et Memories, et des fonds animés pour donner du relief aux publications texte. […]

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Instants : Meta prépare une nouvelle application pour tuer Snapchat ?

Meta n’a jamais caché son obsession pour les usages « entre proches » — ceux qui se vivent en DM, disparaissent vite, et ne cherchent pas à performer dans un feed. D’après plusieurs sources, Instagram travaillerait justement sur une application autonome baptisée Instants, pensée pour partager photos (et potentiellement messages) éphémères, dans l’esprit le plus pur de […]

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Meta AI prépare Avocado et des connecteurs MCP : la riposte de Meta face à ChatGPT et Gemini

Meta n’essaie plus seulement d’avoir un bon modèle : l’entreprise veut une plateforme d’assistant — capable d’agir, de se souvenir, et surtout de se brancher sur votre quotidien. Un récent lifting du site Meta AI, repéré par TestingCatalog, laisse entrevoir une feuille de route ambitieuse : connexion à des services comme Google Agenda et Outlook, nouveaux modes […]

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WhatsApp : l’Europe demande à Meta de rétablir les chatbots IA tiers

9 février 2026 à 19:30

La Commission européenne a adressé à Meta un avertissement formel sur WhatsApp, critiquant ses pratiques empêchant l’usage d’assistants d’intelligence artificielle concurrents, avec un risque de mesures provisoires rapides. L’UE estime que ce verrouillage qui permet seulement d’accéder à Meta AI peut nuire durablement à la concurrence sur le …

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Bruxelles menace Meta de sanctions d’urgence sur WhatsApp

9 février 2026 à 12:25

Les régulateurs de la concurrence de l’Union européenne ont franchi ce lundi une nouvelle étape dans leur bras de fer avec Meta.

La Commission européenne a envoyé une communication des griefs au groupe américain et envisage d’imposer des mesures provisoires pour éviter un « préjudice grave et irréparable  », aux concurrents, une démarche similaire à celle adoptée par l’autorité italienne de la concurrence en décembre.

« Nous devons protéger une concurrence effective dans ce domaine dynamique, ce qui signifie que nous ne pouvons pas permettre aux entreprises technologiques dominantes d’exploiter illégalement leur position pour s’octroyer un avantage déloyal  », a déclaré Teresa Ribera, commissaire européenne à la concurrence, dans un communiqué.

Meta a mis en œuvre sa nouvelle politique le 15 janvier, n’autorisant que son propre assistant Meta AI sur WhatsApp conteste fermement l’intervention de Bruxelles. « Il existe de nombreuses options d’IA et les utilisateurs peuvent y accéder via les app stores, les systèmes d’exploitation, les appareils, les sites web et les partenariats industriels », a répondu un porte-parole de Meta. « La logique de la Commission suppose à tort que l’API WhatsApp Business est un canal de distribution clé pour ces chatbots. ».

Une enquête aux enjeux considérables

La décision d’imposer ou non des mesures provisoires dépendra de la réponse de Meta et de l’exercice de ses droits de défense, a précisé l’autorité de régulation. Teresa Ribera a justifié cette démarche : « C’est pourquoi nous envisageons d’imposer rapidement des mesures provisoires à Meta, afin de préserver l’accès des concurrents à WhatsApp pendant l’enquête et d’éviter que la nouvelle politique de Meta ne nuise irrémédiablement à la concurrence en Europe. »,

Selon les règles européennes, les régulateurs peuvent ordonner aux entreprises de cesser temporairement des pratiques commerciales suspectes, bien que ces demandes puissent être contestées devant les tribunaux luxembourgeois de l’UE.

Les amendes éventuelles pour violation du droit antitrust européen peuvent atteindre 10% du chiffre d’affaires annuel mondial, même si elles atteignent rarement ce niveau, particulièrement lorsque les infractions présumées sont de courte durée.

Un tribunal brésilien a suspendu le mois dernier une mesure provisoire de l’agence antitrust du pays contre Meta sur la même question. Parallèlement, les flux d’informations sur la plateforme de messagerie WhatsApp sont tombés sous le coup des règles européennes de modération de contenu le mois dernier, lorsque la Commission a désigné ces canaux ouverts comme une « très grande plateforme en ligne » au titre du Digital Services Act.

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La course aux investissements IA divise les géants technologiques et leurs actionnaires

6 février 2026 à 14:00

L’industrie technologique s’engage dans une compétition sans précédent autour des infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle. Amazon et Google mènent la danse avec des budgets d’investissement vertigineux qui dépassent ceux de leurs concurrents. La logique sous-jacente semble limpide : accumuler davantage de capacités de calcul permettrait de concevoir les meilleurs produits IA et ainsi dominer le ... Lire plus

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Meta Quest 3 : Horizon OS v85 transforme n’importe quelle surface en clavier virtuel

4 février 2026 à 09:25

Meta teste actuellement une nouvelle fonctionnalité majeure sur son casque Quest 3 avec la version bêta Horizon OS v85. L’objectif premier de cette version est de  résoudre l’un des plus grands défis de la réalité mixte, soit la saisie de texte sans clavier physique. Un clavier virtuel posé …

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WhatsApp Premium: New Subscription Features Revealed

29 janvier 2026 à 11:08
Meta has confirmed that it is developing a premium subscription model for its social media platforms, with WhatsApp included in this broader initiative. The move aligns with the company’s effort to diversify revenue sources and reduce its dependence on digital advertising. Signs of this new subscription tier have begun to surface in the latest beta release of WhatsApp for Android; in this version, users can already find an option to […]

La Californie exige l’arrêt immédiat de la production de contenus sexuels générés par IA

17 janvier 2026 à 15:00

Le procureur général de Californie a adressé vendredi une injonction formelle à xAI, sommant l’entreprise de mettre fin sans délai à la création d’images intimes non consenties et de matériel pédopornographique via son chatbot Grok. Cette démarche fait suite à l’ouverture d’une enquête plus tôt dans la semaine après des signalements indiquant que la plateforme ... Lire plus

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IA générative : Wikipedia fait enfin passer les chatbots à la caisse

15 janvier 2026 à 14:56

L’ère de la gratuité totale semble révolue pour les leaders de l’IA. Après les accords passés avec certains groupes de médias (d’autres ont engagé des procédures judiciaires), c’est au tour de la plus grande encyclopédie collaborative de monétiser ses millions d’articles.

A l’occasion de ses 25 ans, Wikipedia vient en effet de signer, via sa maison mère la Wikimedia Foundation, des accords commerciaux avec Microsoft, Meta et Amazon, rejoignant ainsi Google, déjà signataire d’un accord depuis 2022.

Des acteurs de l’IA comme Perplexity et le français Mistral AI ont également été enrôlés dans ce dispositif qui redéfinit les règles du jeu entre communs numériques et industrie de l’intelligence artificielle.

Le montant des accords n’est pas communiqué.

Une manne de données devenue indispensable

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 65 millions d’articles répartis dans plus de 300 langues. Wikipedia s’est imposée comme la colonne vertébrale de l’entraînement des modèles d’IA générative. Chaque chatbot, chaque assistant virtuel développé par les mastodontes technologiques puise abondamment dans ce gigantesque corpus de connaissances structurées et vérifiées.

Mais cette exploitation massive a un coût. Le scraping intensif des contenus par les systèmes d’IA a fait exploser la demande sur les serveurs de la fondation, provoquant une hausse vertigineuse des dépenses d’infrastructure.  « Wikipedia est un composant critique du travail de ces entreprises technologiques, elles doivent trouver comment le soutenir financièrement », martèle Lane Becker, président de Wikimedia Enterprise, la branche commerciale de la fondation.

Un modèle économique en pleine mutation

Face à cette situation, Wikimedia a créé une offre sur mesure : Wikimedia Enterprise. Cette plateforme commerciale propose un accès structuré et haut débit aux données de l’encyclopédie via des API payantes, avec des garanties de disponibilité pouvant atteindre 99% et des mises à jour en temps quasi réel.

Wikipedia reste gratuite pour le grand public et les usages non commerciaux, mais les exploitations industrielles doivent contribuer. Un principe que Tim Frank, vice-président de Microsoft, semble avoir intégré : « Nous aidons à créer un écosystème de contenu durable pour l’internet de l’IA, où les contributeurs sont valorisés.»

Les revenus générés restent pour l’instant modestes. En 2023, le contrat avec Google avait rapporté environ 3,2 millions $ de revenus annuels récurrents, soit 1,7% des 185,3 millions de revenus totaux de la fondation. Mais la multiplication des partenaires laisse augurer une montée en puissance significative.

Cette stratégie pourrait bien inspirer d’autres plateformes de connaissances ouvertes confrontées aux mêmes défis. La fondation franchit par ailleurs un nouveau cap avec la nomination de Bernadette Meehan, ancienne ambassadrice des États-Unis au Chili, au poste de directrice générale à compter du 20 janvier. Un profil diplomatique pour naviguer dans ces eaux nouvelles.

Illustration : © DR

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Yann LeCun quitte Meta : les coulisses d’une rupture

13 janvier 2026 à 14:29

C’est au restaurant étoilé Pavyllon, à deux pas du Grand Palais parisien, que Yann LeCun s’est confié au Financial Times dans le cadre de sa série « Lunch with the FT ».

Attablé pour un déjeuner de trois heures et demie, le chercheur français de 64 ans a expliqué sans détour pourquoi il a décidé de quitter Meta après onze ans de bons et loyaux services. « Rester est devenu politiquement difficile », confie-t-il. Une litote pour décrire une rupture qui révèle les tensions croissantes au sein du groupe californien sur la direction à prendre en matière d’IA.

LLM : un modèle en fin de course

Au cœur du conflit : une divergence fondamentale sur l’avenir technologique de l’intelligence artificielle. LeCun, prix Turing et figure tutélaire du deep learning, ne croit pas aux grands modèles de langage comme voie vers la superintelligence. Pour lui, les LLM sont utiles mais limités, contraints par le langage seul. Une conviction qui détonne dans une Silicon Valley obsédée par cette approche.

Le problème ? Meta vient justement de miser massivement sur cette technologie. Après le lancement de ChatGPT fin 2022, l’entreprise a réorganisé ses équipes autour de Llama, son propre modèle de langage.

Le tournant s’opère véritablement en 2025. Mark Zuckerberg, déçu par les performances de Llama 4, décide de frapper fort. Il investit 15 milliards $ dans Scale AI et embauche son patron, Alexandr Wang, 28 ans, pour diriger le nouveau laboratoire de recherche TBD Lab. Une décision qui place ce jeune entrepreneur à la tête de l’unité de recherche en IA de Meta. Ses nouvelles recrues, attirées à coups de primes pouvant atteindre 100 millions $, sont selon LeCun « complètement convaincues par les LLM ».

LeCun se retrouve ainsi managé par quelqu’un qu’il qualifie de « jeune » et « inexpérimenté ». S’il reconnaît que Alexandr Wang apprend vite, il souligne son manque d’expérience en matière de recherche fondamentale. « On ne dit pas à un chercheur ce qu’il doit faire. On ne dit certainement pas à un chercheur comme moi ce qu’il doit faire », lance-t-il.

La communication se dégrade également avec l’unité IA générative. LeCun regrette que ses équipes proposent des innovations ambitieuses quand la direction ne retient que des projets éprouvés et sans risque. Une prudence qui, selon lui, conduit l’entreprise à prendre du retard.

Une organisation bouleversée

Plus profondément, LeCun refuse de renier ses convictions scientifiques. Certains chez Meta aimeraient qu’il cesse de proclamer publiquement que les LLM constituent une impasse pour atteindre la superintelligence. Mais le chercheur ne transige pas : « Je ne vais pas changer d’avis parce qu’un type pense que j’ai tort. Je n’ai pas tort. Mon intégrité de scientifique ne me le permet pas. »

Cette inflexibilité s’explique aussi par sa vision alternative : les modèles du monde, ou world models, qu’il développe depuis des années. Cette architecture baptisée V-JEPA vise à donner aux machines une compréhension du monde physique en apprenant à partir de vidéos, et non uniquement du langage. Une approche qui intéresse davantage l’industrie lourde et l’aéronautique que les réseaux sociaux.

Cap vers AMI Labs

LeCun prépare désormais son prochain chapitre : Advanced Machine Intelligence Labs, une start-up qui incarnera sa vision de l’intelligence artificielle avancée. Il y occupera le poste de président exécutif, laissant la direction opérationnelle à Alex LeBrun, cofondateur de la startup française Nabla. Une structure qui lui permettra de conserver la liberté de recherche qu’il chérissait chez Meta. Pourquoi ne doit pas prendre le rôle de CEO ?  « Je suis à la fois trop désorganisé et trop vieux ! » confie Yann LeCun.

Le chercheur promet des premières versions de sa technologie dans les douze mois. Pas encore la superintelligence, mais un chemin vers celle-ci. Emmanuel Macron lui-même aurait manifesté sa satisfaction de voir cette nouvelle entreprise mondiale maintenir des liens étroits avec la France.

Après des décennies passées à façonner l’IA moderne, Yann LeCun entame donc un nouveau cycle. Son ambition ? Augmenter la quantité d’intelligence dans le monde. « L’intelligence, c’est vraiment ce dont nous devrions avoir davantage », affirme-t-il.

Photo : © DR

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