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(Municipales 2026) Sylvia Duhamel, une maire/candidate optimiste sur Bruay-sur-l’Escaut

25 février 2026 à 08:00

Sylvia Duhamel : « Le boulot est fait ! »

Sans dire que tout est parfait, c’est impossible par essence, un édile doit travailler la pédagogie d’un bilan… solide. C’est pourquoi, la maire sortante insiste sur le travail rendu à la population à travers des nouveaux équipements structurants comme le complexe des sports Jean-Philippe Gatien , la nouvelle école Paul Langevin, la ferme urbaine, de multiples voiries, le début des travaux de l’étang de la Gare d’Eau, sans oublier le bénéfice du Contournement Nord. « Le boulevard de l’Europe est enfin fluide à la circulation. Les multiples camions, les voitures ne passent plus par les anciens axes », souligne la maire et l’ex conseillère départementale peut remercier le Conseil départemental du Nord. « Ces passages n’apportaient rien à la ville, pas des consommateurs locaux », ajoute Pascal Lemaire, adjoint en charge des finances et colistier. L’occasion de rappeler aussi que « nous avons mis deux ans pour redresser les finances en 2014/2016, puis lancer des projets. Sur ce 1er mandat, nous avons mis huit mois pour obtenir un prêt de 275 000 euros. Sur le 2ème mandat, nous avons mis trois mois pour la validation d’un emprunt de 8 millions d’euros, car nous n’étions plus en alerte (dernière étape avant la mise sous tutelle financière par la Préfecture). Le boulot est fait », commente Sylvia Duhamel.

Et Bruay-sur-l’Escaut 2026/2033 ?

Pour le coup d’après, l’éventuel mandat 2026/2033, l’équipe municipale est ambitieuse avec l’aménagement urbain de la Place des Farineau pour un coût estimé de 2,2 millions d’euros. « Nous voulons d’abord réaliser une halle semi-couverte avec le transfert du marché hebdomadaire, un espace utilisé pour des manifestations communes, voire des associations. Ensuite, il faut des espaces ombragés, des îlots de fraicheur, des lieux de convivialité où les gens pourront échanger, car ils ne se parlent plus ! »

Dans cette logique du partage social, la fin des travaux de l’étang de la Gare d’Eau avec un site « disponible dès cet été à travers un étang de pêche revisité, un confortement des berges, un site canin, un parking, et des jeux pour les touts-petits, le tout pour une base de loisirs familiale », explique Sylvia Duhamel.

Ensuite, comme sur de multiples sites de ce territoire minier, la reconquête des friches est devenue centrale pour les majorités municipales. « La Friche Hubert a été déclarée d’intérêt communautaire. Nous travaillons avec l’EPF (Établissement Public Foncier) et Valenciennes Métropole sur ce dossier pour l’installation d’un habitat en PSLA (prêt social location-accession) », explique la maire/candidate.

Les églises d’avant 1905 font partie du patrimoine communal, pas toujours un cadeau pour les finances publiques. Sur Bruay-sur-l’Escaut, l’église Sainte-Pharaïlde est en cours de travaux avec une poursuite sur le prochain mandat des travaux intérieurs, le parvis, et l’accès PMR pour un peu moins de 1 970 000 euros.

Enfin, pour les projet structurants, vous avez le dossier « Les Plantys » où une zone économique est sur la table. Dans ce cadre, une réhabilitation majuscule est obligatoire afin de créer un espace pour l’artisanat, un village des artisans, le coût prévisionnel pour la CAVM est de 3 millions d’euros.

Un avenir financier complexe

Il faut l’avouer, l’avenir des collectivités locales sur le volet financier n’est pas reluisant ! Le prochain budget de l’Etat en 2028 sera sans doute un cataclysme ou une nouvelle feuille de route pour les collectivités territoriales, quelle que soit la majorité au pouvoir… ! Dans cette optique, les gouvernances locales seront prudentes : « Nous avons des projets sur les écoles, sur le développement durable, tous les dossiers où nous pourrions trouver des partenaires. »

Par contre, sur le volet social, l’urgence est le maintien des services à la population à travers le Pôle Social Communal. « C’est une priorité pour nous ! Ensuite, nous travaillons aussi sur des sujets comme l’alimentation locale (en circuit-court) à travers la ferme urbaine », indique Sylvia Duhamel.

La gestion de l’effectif communal devient aussi un point central d’une capacité à financer de l’investissement, via un autofinancement, ou de laisser filer le sujet, c’est un choix politique. « En deux mandats, nous avons réduit un peu le nombre d’agents, plus de 200 en 2014 et 190 en 2025, mais le point d’indice maintient une charge de fonctionnement lourde », précise l’adjoint aux finances. Tout cela pour dire que la gestion, en mode 20ème siècle, de l’effectif communal avec une ouverture peu limitée des emplois publics est révolue. L’édile va devoir repenser son logiciel financier en profondeur d’ici deux ans !

« Une municipale ne se fait pas sur 2 mois, mais sur six ans », Pascal Lemaire

Pour se lancer dans cette campagne atone, la majorité sortante repart avec une équipe motivée avec « un renouvellement d’1/3 (rotation naturelle). Aujourd’hui, une délégation impose une disponibilité, un engagement plus conséquent. Une municipale ne se fait pas sur 2 mois, mais sur six ans », souligne Pascal Lemaire.

Justement, Sylvia Duhamel précise que « le collectif m’a demandé de repartir pour un nouveau mandat ». Certes, la Première magistrate avait indiqué que c’était son dernier en 2020, mais ce n’est pas la première, ni le dernier, a changé d’avis à l’aube d’une élection.

Ensuite, sur les autres opposants sur la ligne de départ, Frédéric Musy « présent 10 fois sur 30 conseils en six ans », précise-t-elle, incarne une union de la gauche non gouvernementale. Pour sa part, la majorité municipale s’inscrit dans un entre-deux politique. Dans une famille très Mitterrandienne, puis avec André Lenquette dans l’Union pour le Nord en 2015 pour les Départementales, Sylvia Duhamel affirme que « je n’ai jamais été de droite. »

Sur le résultat du 15 mars prochain face à une liste d’union de la gauche, accrocheuse, et celle de Lutte Ouvrière, toujours militante, Sylvia Duhamel et Pascal Lemaire disent de concert : « Nous espérons une élection dès le 1er tour ! »

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Dalila Duwez-Guesmia, une liste unique aux ambitions plurielles à Lourches !

24 février 2026 à 07:22

Dalila Duwez-Guesmia : « Le bien vivre ensemble, c’est l’affaire de tous ! »

Elue au 1er tour en mars 2020 avec 56,73% des voix, mais plus de 50% d’abstention (54,46%), un(e) élu(e) de la République ne peut pas, ne doit pas, se contenter de son score et se dire que tout fonctionne merveilleusement bien. Non, l’équipe sortante doit convaincre ses administrés de se déplacer pour soutenir, ou pas (bulletin nul), sa maire sortante pour un deuxième mandat de suite.

En effet, la Première magistrate brigue un second mandat après la suite de Renée Bihet en 2020, mais elle a un vécu d’élue locale depuis 2001 et depuis 2008 comme 1ère adjointe. Elle connaît la particularité de cette commune, enclavée dans le Denaisis, avec la grande Denain et Escaudain (sans oublier Douchy-les-Mines), et des villes voisines comme Roeulx et Neuville-sur-Escaut. « Sans l’agglo, on ne peut rien faire financièrement », commente-t-elle même si la dette publique « de 2 millions d’euros environ avec un seul prêt et un taux très bas (moins de 1%) est raisonnable. Nous avons eu de la chance pour le coup », mentionne l’adjoint aux finances et colistier, Michel Vasseur.

« Nous vivons un peu dans l’ombre de Denain et nos administrés pensent que tout est centralisé sur cette commune ! Pout autant, ils sont de plus en plus difficile à satisfaire. Ils peuvent ne pas être contents, mais ne savent pas répondre quels sont les changement souhaités ! », indique la maire/candidate comme si l’ambiance nationale avait emporté dans cette dissolution catastrophique, le reste d’une reconnaissance politique nationale, régionale et locale. C’est la triste histoire de l’oubli d’un peuple pour un calcul parlementaire en juin 2024, le bébé est parti avec l’eau du bain et nos illusions avec…

« Le logement sera notre priorité sur ce mandat ! », Dalila Duwez-Guesmia

C’est pourquoi, l’édile et candidate 2026 veut travailler sa démocratie participative au corps. Premier défi, inverser la baisse de population, car Lourches comprend 3 750 habitants, dont 192 habitants de moins, « c’est énorme », dit-elle ! La solution, plus de logements.

« Derrière l’hôtel de ville, vous avons un foncier disponible d’environ 30 hectares, 15 hectares maîtrisés par nous et 15 hectares par un particulier et vendeur, ce n’est pas un problème. Je dialogue très régulièrement avec le bailleur social Maison & Cités et d’autres », précise Dalila Duwez-Guesmia. Pour autant, le déclic n’est pas encore là. « Le logement sera notre priorité sur ce mandat à travers une nouvelle offre, mais également notre lutte contre l’habitat dégradé ! Dans ce cadre, nous avons besoin d’appartements avec des T2 et T3, car nous avons encore beaucoup de grandes maisons avec des personnes âgées, seules aujourd’hui ! Notre population est vieillissante d’où l’importance de ramener de nouveaux habitants sur Lourches. »

Les projets 2026/2033

Sur les mandats précédents, le renouveau des établissements scolaires est acté pour les 300 élèves en élémentaire et les 164 en maternelle. Pour autant, la baisse de la démographie atteint la France entière d’où l’urgence absolue de mettre en place une nouvelle offre de logements dans le neuf, comme l’ancien, sur Lourches. C’est la base de l’attractivité avec les services à la population et le commerce de proximité, voilà les 3 composantes, plus la sécurité, d’une réflexion de (re)localisation d’un habitant.

Outre le volet logement vu précédemment, la rénovation de la salle des sports, complexe Jean Jaurès, composée de tôles métalliques ondulées est d’un autre âge. Evidemment, ce dossier avec l’aide des partenaires comme le Conseil département du Nord, La Porte du Hainaut, voire l’Agence Nationale du Sport, devrait être au dessus de la pile compte tenu que l’attractivité d’une commune passe, aussi, par ses équipements structurants.

Bien sûr, la sécurité a dorénavant dépassé tous les clivages politiques. Toutes les collectivités locales ont franchi le cap de la vidéo-surveillance, mais « nous n’avons pas les moyens d’embaucher des agents pour la police municipale. Par contre, nous allons embaucher prochainement une ASVP, mais toute police municipale passera par une démarche intercommunale », indique le candidate. Effectivement, des premières moutures émergent ici et là, La Sentinelle/Hérin, voire Petite-Forêt, Raismes et Anzin, mais bien d’autres dans les cartons digitaux.

La vie de la cité constitue également un objectif important pour le quotidien. « Le bien vivre ensemble, c’est l’affaire de tous ! Les gens ne se parlent plus », s’exclame la maire, car il est évident que le bonheur de partager ne se décrète pas par arrêté municipal. « Nous soutenons au maximum nos associations à travers l’organisation de manifestations ! Sans nos associations, la vie locale serait bien triste… »

Plus proche, moins loin… de l’habitant

Au détour d’une liste de 27 (+ 2) colistières et colistiers, avec 1/3 de renouvellement et « un rajeunissement de l’équipe avec une moyenne d’âge de 44 ans, plus âgé 78 ans et plus jeune 21 ans », cette équipe va (re)partir sur le terrain dans les 5 quartiers identifiés sur Lourches.

En mars 2026, cette respiration démocratique va nous éclairer sur l’état politique de notre pays, en colère endémique jusque dans les plus petits villages, où deux listes s’engagent, et une vague potentielle de dégagisme jamais vu dans l’histoire de la 5ème république. C’est même le sens de l’histoire, à chaque sortant de prouver le contraire, le programme (voire le bilan) est une chose, la fiabilité politique et locale de votre maire, une autre ! Sur Lourches, dépasser les 50% de participation serait un beau message démocratique, un véritable défi local pour une seule liste !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Valérie Fornies, maire/candidate en conscience des difficultés d’une gestion municipale.

18 février 2026 à 19:32

Valérie Fornies : « Une équipe prête à s’engager dans la vie de la cité »

Pas le temps de jeter un oeil dans le rétroviseur d’un mandat unique et étonnant où l’enchaînement des crises a bouleversé l’ordre local, la gestion des deniers publics comme notre rapport aux services de proximité publics comme privés. Durant 2 ans, chaque commune française n’a plus pensé que son petit territoire était une île… !

Dans cette optique, « vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage », disait l’écrivain Nicolas Boileau constitue une vertu plus que nécessaire pour des colistières et colistiers d’une liste… en 2026. « J’ai réuni une équipe prête à s’engager dans la vie de la cité. Elle est renouvelée d’environ 1/3, mais je n’ai pas été excluante pour personne. Ceux qui ne sont plus sur la liste ont souhaité partir pour des raisons personnelles », précise la candidate. En résumé, une liste sans fracas, ni dissidence, de 29 + 2 colistiers (et 3 sièges à l’agglo), et « avec des convictions de gauche et de droite, même si mes valeurs sont à gauche. Par respect pour toutes et tous, la liste sera enregistrée sans étiquettes (sauf autre choix de la Préfecture) », commente la candidate.

Effectivement, l’engagement d’un(e) maire, d’un(e) adjoint(e), voire d’un simple conseiller municipal, n’a plus rien à voir avec le siècle précédent. Même si la loi sur le nouveau statut de l’élu local (31/12/2025) apporte des nouvelles protections au Premier magistrat, une hausse modérée de sa rémunération, mais elle ne règle pas « le sujet de sa disponibilité pour assurer la charge de maire, et plus encore dans le privé que le public », commente Valérie Fornies.

Une gestion prudentielle et ambitieuse

Comme toujours, l’opposition est essentielle dans une démocratie, mais elle réduit souvent l’exercice de gestion municipale a une équation simple, alors que nous sommes plutôt sur des algorithmes complexes. « Je ne vois pas comment l’opposition peut en même temps doubler l’effectif de la Police Municipale (3 agents actuellement), donc à travers plus de fonctionnement, et en même temps investir (massivement) dans l’église Saint-Martin pour laquelle nous n’aurons aucun partenaires ! », tance la candidate.

C’est pourquoi, elle pointe le dossier emblématique de la réhabilitation lourde de l’ancienne Gare de Fresnes-sur-Escaut, une pépite bientôt achevée. « Nous ne préférons pas ce site de l’ancienne Gare des mines à l’église, mais nous avions des subventions notifiées de nos partenaires », commente Valérie Fornies.

Effectivement, le dossier de la rénovation lourde de l’église Saint-Martin constitue un sujet de tension locale. « Ce projet est sur la table et (en cas de réélection), nous associerons largement la population à cette réflexion », poursuit-elle.

Certains dossiers enjambent deux mandats comme celui de l’arrivée d’une centaine de logements sur la commune : « La population est recensée environ à 7 350 habitants, mais nous espérons quelques centaines de plus avec ces réalisations. » Là aussi, les partenariats sont multiples et « nous avons bénéficié de l’accompagnement de la CAVM, de l’Etat pour les dossiers ERBM (Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier), et autres partenaires. Mon mandat de VP à Valenciennes Métropole n’a pas servi à rien ! »

« L’opposition confond une ligne de trésorerie et un emprunt », Valérie Fornies

Toutefois, il faut distinguer les subventions comptabilisées, en un mot notifiées par les services financiers de la collectivité publique partenaire, et la caresse d’un retour positif d’une demande de subvention. « Là, nous avons ouvert une ligne de trésorerie, de 1,5 millions d’euros, afin d’avancer les fonds des partenaires non crédités à ce stade, mais notifiés (donc assurés) », commente Arnaud Bavay, le DGS de la commune. « L’opposition confond une ligne de trésorerie et un emprunt ! », pointe Valérie Fornies.

Forcément, sur l’autre face de la pièce, vous avez des projets en attente. « Nous avons 1,7 millions d’euros en attente d’un retour des partenaires sur d’autres projets », ajoute le DGS. « C’est pourquoi, nous restons attentifs à l’évolution de certains dossiers dans l’éventualité d’une réélection, nous sommes ambitieux, prêts pour lancer certains dossiers si nous recevons des réponses positives, mais prudents au final ! », ajoute la candidate.

Une gestion locale maîtrisée

Quelques chiffres cernent assez correctement les contours d’une gestion budgétaire. En effet, la capacité de désendettement d’une collectivité publique demeure un juge de paix parlant. Cette donnée se situe « à 5,2 années fin 2025, puis 11,3 fin 2026 dans le sillage d’un investissement lourd (classique) et redescend de deux points en 2027 suite à la fin d’un prêt », commente Arnaud Bavay. Sur ce mandat de 7 ans, 3 emprunts sur 6 devaient s’éteindre avec un solde à payer de 6,5 millions d’euros comme dette de la collectivité locale au 31 décembre 2025.

Les services publics, le patrimoine de tous, est très surveillé sur Fresnes-sur-Escaut : « Nous avons remplacé le bureau de La Poste afin de conserver ce service à la population. Nous sommes indemnisés de 16 000 euros par an par La Poste, mais nous mobilisons 3 agents de la commune (donc le coût est plus conséquent). Ensuite, nous avons une agence France Services pour laquelle nous sommes indemnisés à hauteur de 50 000 euros par l’Etat (là également compensation insuffisante) », commente Valérie Fornies. Pour autant, la mise en oeuvre de cette décentralisation des services de l’Etat constitue une réponse positive de proximité, on entend peu de critiques, preuve politique que le rendu satisfait les élus locaux.

Sur les dossiers pour un prochain mandat espéré, Valérie Fornies énumère les sujets de questionnements des administrés, la sécurité et notamment routière, le logement, l’emploi, le pouvoir d’achat, la propreté de la cité, et « nous avons près de 70% de la population non imposable avec un salaire médian de 11 000 euros annuel. C’est pourquoi, je fais particulièrement attention à notre politique sociale ! », indique la maire. « Dans les consultations des habitants, la question du patrimoine constitue aussi un véritable sujet », indique la Première magistrate.

Des atouts et des faiblesses

Il faut jouer avec ses atouts, car Fresnes-sur-Escaut a très peu de foncier disponible pour le développement économique. « Toutefois, avec les services de l’agglo, nous avons identifié une petite zone économique de 10 hectares », explique-t-elle.

Par contre, la prochaine mise en service du nouvel écrin de l’ancienne Gare de Fresnes-sur-Escaut sera « un nouveau pôle d’attractivité pour notre commune. Par ailleurs, nous avons un patrimoine minier remarquable classé UNESCO et de fait suivi par les architectes des Bâtiments de France », souligne la candidate. De même, l’écrin vert sur certains sites de cette collectivité locale peut contribuer à cette attractivité accrue.

Quelles sont les listes sur la ligne de départ le 26 février prochain ?

Si la candidature de Valérie Fornies n’a jamais été un mystère, la liste du Rassemblement National a été investie officiellement par le député Guillaume Florquin et l’opposant historique, Fabrice Zaremba, au Conseil municipal aurait quelles velléités en la matière. Elue au second tour en 2020, Valérie Fornies attend la réalité de l’opposition pour cette respiration démocratique très attendue !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Isabelle Desoil porte une 5ème liste à Valenciennes

18 février 2026 à 07:33

(Visuel Jean-Michel Pottier, Christian Peretti, Isabelle Desoil et Thomas Cacheux)

D’entrée de jeu en conférence de presse et du timing de cette présentation, elle affiche la réalité de cette liste « déposée d’ici le 24 février, date de l’inauguration de notre local de campagne, de la présentation de notre liste et du programme », précise Isabelle Desoil. Elle avoue un « temps d’hésitation avec le groupe de travail (suite au départ de la liste de P.Durieux)». Sur la présence d’une 5ème liste sur Valenciennes, Isabelle Desoil martèle : « Non, ce n’est pas la liste de trop. Fin 2025, nous avons réfléchi à cette situation, mais début janvier nous avons décidé de nous présenter pour proposer un espoir pour les Valenciennois. Nous avons une équipe soudée et nous voulons proposer une alternative aux Valenciennois. Certes, nous avons sauté beaucoup de haies et oui… on se lance dans un sprint, car Valenciennes est en danger », commente la tête de liste, ex conseillère de la majorité municipale avec un clash en courant de mandat.

Pour sa part, Christian Peretti veut mettre en exergue l’état d’esprit de cette équipe : « Nous ne sommes pas revanchards, mais souhaitons apporter la bonne alternative. » Pas franchement dans une candidature de témoignage, la liste portée par Mme Desoil entend remporter cette élection municipale : « On y va pour gagner ! », exprime avec force Isabelle Desoil. « J’ai l’impression d’être fin 1988 », commente l’ancien adjoint municipal de Jean-Louis Borloo en 1989, Christian Peretti.

Retrouver les origines du Borlooisme…

Sans dévoiler le programme, l’équipe insiste sur la méthode de gouvernance. « Il faut retrouver les origines de la méthode de Jean-Louis Borloo. Sur chaque délibération, il travaillait avant pour obtenir un consensus. Pendant les débuts de Laurent Degallaix et dans le respect de l’héritage de Jean-Louis Borloo et de Dominique Riquet, rien à reprocher à celui-ci, mais pourquoi a-t-il modifié à ce point son comportement ? », analyse Christian Peretti.

Parfois, la politique est une chose simple. Un édile, ou gouvernant, fait un choix politique comme son rôle lui incombe. Après, il a le choix du passage en force, du clivage, voire du mépris à toute forme de contestation ou de la recherche du compromis. En résumé, la délivrance d’un message à la population est aussi important que celui-ci, le retour d’une certaine humilité face aux multiples problématiques d’une collectivité locale, d’un respect de toute forme d’opposition, bref un management bienveillant dans l’hémicycle comme une écoute attentive des administrés ! Expliquer une décision difficile, car rien n’est simple pour un maire en 2026, apparaît un comme un sommet alpin sur la ville-centre, l’épisode de la fausse fermeture des salles de sport pendant la crise énergétique constitue Le résumé de la méthode 2020/2026… !

Justement, la recherche d’un compromis, voilà un mot que connaît parfaitement un colistier, Jean-Michel Pottier : « Dans les PME, vous devez rechercher en permanence un consensus avec vos collaborateurs », explique un ex chef d’entreprise (Ariane 7), ancien syndicaliste de la CGPME au niveau départemental, régional, puis national. Elu consulaire également, il est encore membre du conseil d’administration national de France Travail et de l’Unédic, la négo… il connaît ! « Je suis atterré par la situation à Valenciennes. C’est pourquoi, je m’engage pour les Valenciennois dans cette campagne locale. Nous devons recouvrer une nouvelle pratique de la gouvernance avec de la transparence, de la probité et la volonté de travailler ensemble », poursuit Jean-Michel Pottier.

Donner « envie » de Valenciennes

En digression à cette conférence de presse, on peut souligner une situation sociale difficile au sein de la ville phare du Valenciennois, un fameux documentaire sur M6 sur Valenciennes, capitale du fast-food avec un établissement pour moins de 700 personnes, pointe du doigt cette précarité rampante. Pour pallier à cette descente de l’offre accessible de proximité, l’équipe veut s’atteler au commerce de proximité. « Il faut retrouver de la solidarité et de la confiance. Les Valenciennois ont besoin de confiance dans leurs élu(e)s. Valenciennes doit redonner… envie de Valenciennes ! » En marge de cet état des lieux potentiel, il précise : « Si nous sommes élus, nous ferons réaliser un audit financier pour connaître la situation financière réelle et la communiquer en toute transparence. L’esprit n’est pas non plus une chasse aux sorcières, mais d’une nouvelle dynamique », commente Christian Peretti.

A ce stade, ce n’est pas un programme de fond pour Valenciennes (présenté mardi prochain), mais la situation actuelle impose une nouvelle méthode. « On propose la bonne alternative pour les Valenciennois », indique Thomas Cacheux, colistier.

Avec 17,24% des inscrits en mars 2020 pour une élection au 1er tour du maire/candidat sortant, les Valenciennoises et les Valenciennois n’ont pas exprimé massivement leur choix bien involontairement (La Covid). Dire que les 15 et 22 mars 2026 seront les 2ème et 3ème tour de 2020, à Valenciennes comme ailleurs, n’est pas très éloignée de la réalité du terrain, de l’humeur du moment des Françaises et des Français !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Droit de Réponse de Luce Troadec, liste « Valenciennes Autrement »

14 février 2026 à 18:00

« Que peut-on attendre d’un candidat qui se découvre soudainement une passion pour les affaires municipales, tout en semblant ignorer ce qui s’est réellement passé ces six dernières années, sinon la diffusion de fausses informations ?

Les quatre élus d’opposition de notre liste — Quentin Omont, Luce Troadec, Nathalie Lorette et José Pressoir — siègent depuis 2020 au Conseil municipal et ont toujours voté contre le budget du maire, ce qui n’est pas le cas des autres groupes politiques présents. 

Quentin Omont siège également au Conseil communautaire, où il est le seul élu de l’ensemble de l’assemblée à voter systématiquement contre le budget proposé par la majorité. 

Durant ce mandat, la gauche écologiste à Valenciennes a été la seule opposition à la fois assidue et réellement engagée, présente sur le terrain et au travail sur l’ensemble des dossiers. Nous avons d’ailleurs, quand ils nous semblaient pertinents, approuvé certains projets. »

Luce Troadec, tête de liste/Valenciennes Autrement

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(Municipales 2026) Pascal Durieux : « Laurent Degallaix, c’est une image ternie d’un maire plus grande encore que celle de la Politique nationale »

14 février 2026 à 07:41

Pascal Durieux : « Dans le budget 2026 (voté), le coût d’occupation du domaine public pour les terrasses des commerces comme le prévisionnel des PV de stationnement explosent ! »

Dans son propos, le candidat aborde le temps judiciaire du moment. « Il n’y aura pas de prime au sortant compte tenu de son actualité judiciaire avec toutes les inconnues que cela comporte. Laurent Degallaix (présumé innocent), c’est une image ternie d’un maire plus grande encore que celle de la Politique nationale. » En résumé, tout autre décision qu’une « relaxe », et par suite d’innocence de l’édile, sera problématique pour cette campagne locale et l’image de la ville urbi & orbi. En forçant le trait, mais si peu, une condamnation d’inéligibilité, sans exécution immédiate, serait presque plus facile à gérer qu’un report… de l’audience dont les réseaux de Laurent Degallaix, présumé innocent, clament à bas bruit qu’il déjà est acquis comme une victoire. Etrange, les lecteurs de l’Observateur du Valenciennois avaient cru comprendre, dans un article en décembre 2025, que ce dernier souhaitait ardemment se défendre devant la juridiction afin de s’expliquer…, un aveu de culpabilité ?

Ensuite, Pascal Durieux engage son propos en retraçant son parcours de Valenciennois pur jus. Puis, il évoque les nouveaux visages de cette liste officiellement soutenue par Didier Legrand « une ville pour tous, un projet pour chacun ». « Elle est complète et elle sera déposée avant le 26 février, aucun doute ! », précise immédiatement la tête de liste. Bien sûr, après les départs, de nouvelles figures locales, parmi ceux-ci, Marco Busico, une figure de la localité reconnue, Claire Decarpentrie, fille d’un commerce bien connu, Bertrand Crasnault, fils d’un ancien élu connu de la ville de Valenciennes et bien d’autres avec tous les profils sociaux professionnels.

Sur le paysage politique

Outre la critique très acerbe contre le candidat/maire, il constate « le bilan avec 87 photos utilisées de la ville et de Valenciennes Métropole. C’est le Moi Je, une auto-satisfaction dans la capitale du fast foot mentionnée dans les médias nationaux. Nous avons également un jeune et fringuant attaché parlementaire, candidat du RN, mais il occupe le terrain sans réalité locale. Puis, une liste de l’union de la gauche, qui vote le budget, dans une commune historiquement au centre droit. Et enfin, une liste émergente, revancharde, et on ne bâtit rien sur un règlement de compte. » Pour notre part : « Nous voulons réveiller Valenciennes ! »

Le bilan du maire sortant et le budget 2026

Sans dévoiler ses projets phares « sans nécessairement des investissements massifs », car il attend début mars comme beaucoup de listes dans le Hainaut. Ensuite, il veut mettre en lumière les budgets d’hier et de demain votés par la ville de Valenciennes. « Sur 2020/2026, il consacre 5% à la culture 3% au sport et à la jeunesse. Moi, alors que les subventions aux associations sont encore à la baisse dans le budget 2026, nous soutiendrons ces dernières, le sport et la culture. J’étais à la fermeture de cette pépite culturelle de l’ESAD, une école publique avec 252 ans d’histoire (https://www.va-infos.fr/2025/06/28/enterrement-geant-de-lesad-propose-par-la-ville-de-valenciennes-et-sa-metropole/). Je suis musicien et j’observe aussi que le conservatoire est en péril, les jeunes talents du territoire préfèrent s’inscrire sur d’autres écoles dans le Valenciennois. »

Concernant la politique pour les séniors, elle se résume, selon le candidat, à « 2 thé dansant et un colis annuel » et sur le sport, la « gestion des salles publiques est à revoir complètement. »

Sur le Patrimoine, il évoque tous les combats de l’association du « Comité de Sauvegarde du Patrimoine du Valenciennois  » où son Président Alain Cybertowicz, présent, a pris la parole. 

Pour conclure sur les grandes thématiques de ce futur programme, 4 grands axes, le sport et la culture, la sécurité, le commerce et au féminin, notamment pour soutenir les politiques contre les violences intrafamiliales.

Enfin, il évoque le budget, très factuellement, car un exercice financier est le révélateur mécanique d’une politique locale. Tout est dans le budget, c’est le juge de paix !

« On passe à 900 000 euros de recettes d’occupation du domaine public », Pascal Durieux

Le candidat insiste sur deux points très scrutés par les Valenciennois. « Laurent Degallaix continue son matraquage sur le stationnement. La majorité sortante a prévu dans son budget 2026, 2,1 millions d’euros de FPS, donc 105 000 PV en 2026 (à 20 euros). La sulfateuse (la LAPI) va encore travailler et dissuader des consommateurs extérieurs à venir sur Valenciennes. Ensuite, on note toujours dans ce budget que la contribution d’occupation du domaine public passe de 600 000 euros à 900 000 euros avec moins de commerces existants. La redevance pour les terrasses est en forte hausse. Beaucoup de professionnels ne sortent même plus leur terrasse ! Tout est fait pour matraquer les commerces indépendants et nous voyons les résultats (cellules vides). Une exception avec La CH’TITE Brigitte, ex Café de Paris. Cette enseigne a bénéficié d’un speed dating dans les locaux de la commune. Les commerces du centre-ville ont signalé cette anomalie, un Courier au Préfet par très prochainement afin de pointer ce comportement », indique Pascal Durieux.  La bonne question, sans contester la qualité des travaux impressionnants du nouvel exploitant, est quel est le niveau d’implication de la puissance publique dans cette installation privée ?

Sur le fonctionnement de la ville, il évoque les vacances de Noël. « Quand le maire est absent, personne ne le remplace (mais délégation de signature). Qui connaît depuis six ans le nom du 1er adjoint ? Nous étions avec le Sous-Préfet de Valenciennes les seuls présents sur le terrain à la rencontre des Sans Domicile Fixe pendant le Plan Grand Froid. »

« On ne reconnaît plus le Valenciennes de Jean-Louis Borloo, même plus le VAFC (défaite contre le dernier du classement hier soir) », conclut-il.

Daniel Carlier

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Le procès de Laurent Degallaix, un moment d’histoire pour Valenciennes !

13 février 2026 à 06:30

Quelle que soit l’issue de ce procès, la comparution de l’édile actuel de la ville-centre, ce jeudi 19 février 2026, sera gravée dans la mémoire locale et régionale à tout jamais.

En effet, 8 prévenus seraient convoqués ce jeudi 19 février 2026, 2 victimes seraient citées à comparaître, l’une par la Défense de Laurent Degallaix, présumé innocent, l’autre par la Défense de Pascal Vanhelder, présumé innocent, plus une troisième personne (non victime) par un autre prévenu, cela serait le minimum minimorum. Voilà le décor d’une audience frictionnelle à un mois de l’élection municipale 2026, mais en tout état de cause, les électrices et les électeurs attendent avec impatience des réponses à leurs questions.

Gérald Darmanin : « Les victimes ont aussi des Droits ! »

En digression, ce mardi 10 février 2026, le Garde des Sceaux s’est exprimé sur un projet de lois de bon aloi afin d’accélérer le temps judiciaire, cette agénésie dans les affaires criminelles où les délais sont particulièrement insupportables pour les victimes.

Il souligne avec acuité que, parfois, une réforme ne dépend pas seulement d’une grosse enveloppe budgétaire. Des aménagements peu coûteux dans bon nombre de départements pourraient accélérer considérablement le temps judiciaire. A titre d’exemple, il cite le département du Nord où « nous n’avons, conformément à la loi, qu’un seul Tribunal judiciaire en matière criminelle. Nous pourrions en avoir deux (dans le Département le plus peuplé de France) et réduire considérablement le temps de justice. »

A l’occasion de cette intervention sur la chaîne Franceinfo, le Garde des Sceaux rappelle également à l’envi une base de la justice pour toutes et tous, mais parfois oubliée : « Les victimes ont aussi des Droits ! »

Le paysage iconoclaste d’un procès, voyez plutôt !

Justement, à l’aulne de ce fameux procès et de la sortie de Gérald Darmanin en début de semaine, il est difficile de déconnecter ce temps judiciaire de quelques visages politiques essentiels de la République. Gérald Darmanin, Garde des Sceaux, natif de Valenciennes, candidat putatif à l’élection Présidentielle avec un procès pénal du maire de sa ville natale, et se déroulant dans son fief de la Métropole Lilloise ! Ensuite, vous avez également Xavier Bertrand, Président de la région Hauts de France, plus proche de Laurent Degallaix que ce dernier a peut-être croisé à la soirée Toyota/UPHF à la Cité des Congrès le 30 janvier 2026, aussi candidat putatif à l’élection Présidentielle sans oublier Edouard Philippe, candidat putatif à l’élection Présidentielle et fondateur du parti « Horizons », dont son référent Hauts de France passe devant le Tribunal judiciaire de Lille… ! Trois présidentiables 2027 qui se seraient bien passés de ce procès encombrant du maire de la ville centre du Valenciennois !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Ali Benyahia, un candidat/maire raisonnablement optimiste !

11 février 2026 à 06:50

Ali Benyahia : « Je suis plutôt radical socialiste dans l’esprit gaullien du CNR (Conseil National de la Résistance) »

Inutile de ressasser un mandat iconoclaste, mais le maire veut remercier les partenaires, comme Valenciennes Métropole, le Conseil départemental du Nord, et la Région Hauts de France pour un soutien indéfectible : « Ils ont été présents sur nos projets grâce à notre partenariat étroit, entre les élus et entre les techniciens sur les dossiers. » Retour sur le bilan 2020/2026 sur https://www.lobservateur.fr/municipales-2026-ali-benyahia-beuvrages/

Une liste renouvelée 1/3

Pour cette nouvelle campagne municipale, l’équipe est renouvelée avec 12 nouveaux membres. « Pas de départ, pas de dissidence, mais 3 décès, 3 incompatibilités professionnelles, 3 déménagements et 3 personnes malades. Sur 29 (+2), nous avons 12 nouveaux membres », commente le maire sortant.

Le plus connu des petits nouveaux est évidemment Rémi Kasprzyk, infirmier sur le devant la scène pendant la COVID et sa présidence d’une association d’infirmiers, une gestion partagée du centre de vaccination Jean Mineur à Valenciennes, mais également le début d’un engagement politique avec une candidature suppléante en juin 2022 derrière Delphine Alexandre (candidate Renaissance) sur la 20ème circonscription. Cette entrée dans le chose politique s’est prolongée récemment par une participation sur la liste d’opposition à Saint-Saulve, portée par Bruno Thiollet à l’époque et aujourd’hui Virginie Houdart. Dès sa sortie (médiatisée), Ali Benyahia a contacté l’intéressé : « Il a son cabinet rue des Poilus. C’est un enfant de Beuvrages et ses parents y habitent. Ensuite, nous nous connaissions depuis la Covid, l’association et même à travers la CPTS Grand Valenciennes (Communautés Professionnelles Territoriales de Santé). Il a réfléchi 48 heures et m’a répondu favorablement ! Il sait que l’exécutif est déjà en place et ne prétend à aucune fonction d’adjoint ! »

D’ailleurs, sur 12 entrants, ils seront 4 professionnels de santé, un médecin urgentiste, un infirmier libéral, un infirmier anesthésiste et Rémi Kasprzyk. « Je crois beaucoup dans la médecine 3.0. Avec l’arrivée de l’IA, nous devons anticiper l’évolution des pratiques médicales. C’est pourquoi, il est nécessaire de travailler en amont sur ce sujet avec des professionnels. »

Des ambitions communautaires !

Carté autrefois au Parti radical, plus centre gauche, il a quitté ce parti. « Aujourd’hui, centre droit ou centre gauche ne signifie plus rien. Je suis plutôt radical socialiste dans l’esprit gaullien du CNR (Conseil National de la Résistance), la racine républicaine avec le respect de la laïcité, la solidarité et une vision collective. » Sur la prochaine élection, la liste « Continuons à faire ensemble ce qui nous rassemble » du maire sortant est « d’un optimisme raisonnable » avec la particularité d’un manque de lisibilité sur la concurrence potentielle les 15 et 22 mars… ! Par contre, il sait comme tous les futurs élus que « les exercices budgétaires seront difficiles pour les communes ! »

Sur ces amis politiques, il est plus proche du « sénateur Guislain Cambier et de Valérie Létard » Par contre, il n’a pas digéré son éviction du Bureau communautaire en 2020 où « tout était négocié avant le 1er tour ! » Cette fois, en cas de réélection à la fonction de maire en mars 2026, il fera entendre la voix de sa commune et sa représentativité au sein de Valenciennes Métropole, voire au delà !

Un programme axé sur le logement, l’efficacité thermique, la sécurité et le sérieux budgétaire !

La Police Municipale

Sujet transversal par essence en 2026, le candidat veut muscler sa police municipale avec « 2 agents supplémentaires, contre 5 aujourd’hui et 2 ASVP, afin d’assurer des brigades de nuit jusque minuit/1h du matin en hiver et 1h/2H du matin en été », précise-t-il. Ensuite, sur les caméras de vidéo-surveillance, l’éventuel maire en 2026 souhaite poursuivre un maillage pertinent : « Nous avons identifié les problématiques dans les quartiers à partir des doléances collectées. A ce titre, nous avons sollicité l’Etat et obtenu son accord. »

Pas spécifiquement dans la case sécuritaire, mais le Premier magistrat aborde la sécurité routière avec une lutte contre des conduites « délicates, notamment suite à la prise de protoxyde d’azote. » Et par suite, la rénovation des voiries fait partie intégrante de cette thématique : « Nous allons entamer la 3ème phase de la Résidence du Ruissard (rue Marcel Serbat, rue Henri Colin), mais également la rue des Poilus. »

L’urbanisme à l’heure de l’efficacité thermique

Absolument anonyme pour le grand public, mais pour autant le fameux « Décret Tertiaire » oblige toutes les collectivités locales à remettre à niveau l’efficacité thermique de leurs grands bâtiments publics. « Avec l’école maternelle Juliot Curie, sa toiture et sa façade, la salle des sports Léo Lagrange, toiture, la salle des sports Pierre de Coubertin, une rénovation thermique complète ; tous les bâtiments publics auront été réhabilités suite au diagnostic énergétique bâtimentaire pris en charge par Valenciennes Métropole. Après ces 3 rénovations, nos sites seront rénovés pour une meilleure efficacité énergétique. Concrètement, en 2025, nous avons payé la même facture énergétique qu’en 2020… » Aucun doute, l’autosuffisance énergétique des édifices publics existants ou nouveaux sera la nouvelle norme pour un mandat local en France.

Ensuite, sur les 13 édifices publics (3 salles des sports, 4 écoles, 1 pôle social, un EVS…), la collectivité locale envisage un « AMI (Appel à Manifestation d’Intérêt) électrification sur dix de nos bâtiments publics. A ce stade, nous réfléchissons à différents scénarios pour l’exploitation des équipements solaires », poursuit-il.

Le logement

Cette thématique est la pierre angulaire de son prochain mandat (potentiel). « Notre ambition est de permettre à la population de bien vieillir et de bien grandir », dit-il. Dans cette optique, deux friches locales seront investies par la puissance publique. La friche Houdin Desplechin avec 24 logements individuels et un collectif dans le centre-ville, mais également la friche Lainé avec 44 logements. Cette nouvelle offre de 68 logements va permettre de réduire une demande forte « sur une ville attractive. Nous sommes à 6 800 habitants et plus de 7 000 à mi-mandat ! »

Le budget

Evidemment, le volet financier est intimement lié à une dynamique de la population. Dans ce cadre, Beuvrages, contrairement à tant d’autres, ne connaît pas « de diminution de sa DGF, notamment grâce à une hausse de celle-ci dans le quartier QPV (Quartier Politique de la Ville) », souligne le candidat/maire.

Concernant la maîtrise budgétaire, la commune oscille entre 3,5 et 4 ans en capacité de désendettement. « Nous travaillerons à la réduction de notre dette publique. Nous étions à 11 millions d’euros en 2020 et 5,5 millions d’euros aujourd’hui. L’objectif est de la diminuer à 1 million d’euros », conclut-il. Difficile de donner un cap plus clair sur les choix à venir, la prudence financière serait indubitablement le mantra de cette mandature sur Beuvrages.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Bruno Monnier, un candidat lancé dans une triangulaire (potentielle) assumée !

9 février 2026 à 07:00

(Christine Di Bello, Bruno Monnier, Guillaume Florquin, et Malika Bouhezila)

Bruno Monnier : « Nous portons un projet sur les thématiques du pouvoir d’achat et de la sécurité sur Vieux-Condé ! »

Sur la forme, le premier questionnement est l’investiture, ou pas, du Rassemblement National comme pour Eric Castelain sur Saint-Amand-les-Eaux. « Non, Bruno Monnier n’est pas investi par le parti RN, mais il a signé la charte. Cette dernière permet aux parlementaires de soutenir directement un candidat sans l’investiture. Cela fait partie de notre politique d’ouverture ! », commente Guillaume Florquin. Ex borlooiste, carté UDI, mais il se retire de ce parti politique après l’abandon en rase campagne de Jean-Louis Borloo en octobre 2011, comme tant d’autres ! « Depuis, je ne suis plus carté dans aucun parti politique », précise-t-il.

Ce soutien du député s’est construit sur le terrain, car « je suis président d’un club de tir sur Vieux-Condé. A l’occasion de l’Assemblée générale 2024, le député est venu, puis revenu à l’AG 2025. Puis, nous avons travaillé ensemble. Aujourd’hui, il y a un respect mutuel et une écoute entre nous », indique Bruno Monnier.

Aux colistières et colistiers présents, Guillaume Florquin traduit concrètement ce soutien par ces mots : « La proximité compte beaucoup, il n’y a pas que les étiquettes. » Pour sa part, Bruno Monnier insiste auprès de ces yeux au coin de la rue : « Nous ferons une campagne propre, il n’est pas utile de critiquer les autres candidats. Nous portons un projet sur les thématiques du pouvoir d’achat et de la sécurité sur Vieux-Condé ! Concernant le bilan du maire, nous avons déjà distribué un tract, ce qui a été dit en 2020 VS ce qui été fait réellement à la fin du mandat ! »

Par contre, la tête de liste ne cache pas que son arrivée potentielle à la gouvernance locale déclencherait dans les meilleurs délais « un audit financier complet. Certes, il y a une nouvelle salle des fêtes que je souhaitais, mais elle est à la charge de la commune à hauteur de 2,5 millions d’euros. Il faut connaître nos marges de manoeuvre budgétaire ! »

Site de l’église dans le quartier de La Solitude

Justement sur le budget, il insiste pour souligner l’effectif trop faible de la Police Municipale, 5 agents à ce stade : « Je souhaite durant ce mandat (de 7 ans) passer à 11 agents. » Autre point que le candidat souhaite dévoiler en amont de son programme aux administrés, un travail sur le patrimoine avec notamment « l’ancienne bibliothèque classée UNESCO et l’église du quartier de la Solitude, désacralisée aujourd’hui. Nous pouvons travailler à préserver notre patrimoine. »

« Trahi une fois, pas deux fois, ça suffit », Bruno Monnier

Bien sûr, pour cette 3ème campagne, le souvenir des éditions précédentes marque son esprit. En effet, Bruno Monnier, 60 ans, se rappelle son score en 2014 (17,87% des inscrits). « Je me suis retiré en faveur du Guy Bustin, mais je me suis vite rendu compte que son programme reposait uniquement sur une vengeance vis à vis de Serge Van Der Hoeven. Au final, nous n’avions pas les mêmes idées pour les habitant(e)s. »

Puis, en 2020 où « j’étais souffrant durant une bonne partie de la campagne sans parler de l’abstention ! Enfin, David Bustin pratique la même politique son père. Cette fois, je serai très présent durant cette campagne 2026. C’est aussi ma première candidature avec le soutien affiché du député de la circonscription !»

On peut subodorer qu’aucun des candidats ne remportera pas cette élection au 1er tour. Par suite, l’éventualité d’une triangulaire au second tour, tant les 3 blocs en lice sont solides sur Vieux-Condé, fait réfléchir toutes les équipes sur la ligne de départ. Pour sa part, Bruno Monnier ne fait aucun mystère sur ses intentions : « Si mon score le permet, je me maintiendrai au second tour. Trahi une fois, pas deux fois, ça suffit… » Le parlementaire acquiesce « une victoire dans une triangulaire avec 35%, c’est possible ! »

Une liste avec deux membres de la majorité sortante !

La liste est bouclée avec quelques surprises comme « Christine Di Bello, adjointe aux écoles, l’enfance et la petite enfance, mais également Malika Bouhezila, conseillère municipale et peut-être d’autres de la majorité municipale… Ma liste est bouclée, mes colistières et colistiers sont sans étiquettes ou carté au RN. C’est une belle équipe proche des gens ! »

A Vieux-Condé, comme dans de très nombreuses villes du Hainaut, le 1er tour qui n’a pas véritablement eu lieu le 15 mars 2020 va se présenter aux électrices et électeurs. Par contre, sur Vieux-Condé, la particularité est que les 3 candidats peuvent remporter la timbale sans que l’on puisse parler d’un tremblement de terre, d’une surprise incroyable, non tout simplement le meilleur de trois candidatures robustes !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Johann Blanpain où l’Anatomie d’une… rupture de la majorité municipale sur Hasnon !

7 février 2026 à 08:06

Johann Blanpain : « Ce n’est pas une liste PCF, mais celle d’un rassemblement citoyen ! »

Tout d’abord, pour comprendre l’état politique actuel, il faut remonter comme dans les séries aux épisodes précédents. En effet, André Desmet a agrégé différentes forces politiques afin de se mesurer à l’historique gouvernance locale, celle de Yannik Nison, maire de 1991. Dans ce cadre, Johann Blanpain a rejoint l’équipe du futur maire, et ce dernier a remporté un duel au 1er tour, le 15 mars 2020, avec 51,73% des inscrits.

Bien sûr, un démarrage confiné, mais dès l’installation du Conseil municipal. « Nous avons déroulé durant deux ans, tout se passait bien avec une parfaite cohésion, André Desmet était à l’écoute de tout le monde. Puis, le maire s’est enfermé petit à petit. Il a commencé à tout décider seul avec une poignée d’élus autour de lui, voire uniquement avec son adjoint aux travaux. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé durant les 4 dernières années pour en arriver là. Non, la situation remonte bien avant le refus de vote du CFU 2024 (Compte Financier Unique) en juin 2025 », souligne la tête de liste.

A ce titre, Johann Blanpain cite un exemple symptomatique : « Hors extension pour le Groupe scolaire, il n’y a eu aucun marché public durant ces 6 ans, malgré des travaux, des aménagements… Il y a manifestement un non respect des règles des marchés publics. A la fin, nous apprenions un choix du maire dans le journal de la commune ! Au final, 11 élus de la majorité ont quitté celle-ci. » Ce n’est pas une petite révolte, mais une révolution locale !

Point n’est besoin de se répandre plus encore tant le divorce est consommé depuis longtemps. Pour autant, le passage de la contestation à se présenter à la fonction majorale n’est pas aussi évident que cela…

« Elu, c’est un engagement, une organisation personnelle ! », Johann Blanpain

Evidemment, cette démission a été réfléchie, mais il fallait couper le cordon. « Bien sûr, j’ai pensé à me présenter. En premier lieu, j’ai tout d’abord envoyé un courrier aux Hasnonaises et Hasnonais. Toutefois, être élu, c’est un engagement, une organisation personnelle. Puis, dès le mois de septembre, j’ai choisi de me lancer dans cette élection municipale 2026 », commente-t-il.

Pour sa part, Johann Blanpain, 40 ans, est carté PCF,  mais « ce n’est pas une liste PCF, mais celle d’un rassemblement citoyen ! Cette liste est très diverse avec toutes les sensibilités politiques. Je ne serai pas seul, mais avec une équipe et des compétences », souligne avec force ce fonctionnaire territorial depuis 2008.

« Je souhaite un changement de mode de gouvernance », Johann Blanpain

Comme souvent, le gap générationnel dans la gestion communale amène une autre méthode. « Il faut arrêter le coup par coup, mais proposer une vision d’avenir aux administrés. Il y a véritablement un besoin de renouveau, penser à la transition écologique, les services publics. Il faut anticiper. Dans six ans par exemple, existera-t-il encore un Bureau de la Poste ? », poursuit-il.

La recette gagnante, selon lui, est la consultation de la population. « Il faut associer les usagers. Toutes les listes vont parler de la rénovation lourde du centre ville et de la salle des sports. Oui, mais il faut co-construire avec les habitant(e)s cette transformation », affirme Johann Blanpain.

Un peu comme une petite musique déjà connue, la démocratie participative est une expression apparue sur le devant de la scène durant la campagne 2020. Le moins que l’on puisse dire, hors budgets participatifs ici et là, est que cette idée vertueuse ne s’est pas traduite dans une immense majorité des communes du Valenciennois. Gageons que cette fois, la leçon dans les urnes de proximité servira…

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Christophe Vanhersecker, candidat outsider ou favori sur Trith-st-Léger ?

6 février 2026 à 06:00

Christophe Vanhersecker : « J’ai pris contact avec les maires des communes voisines pour une Police Intercommunale »

A six semaines de cette échéance municipale, les candidat(e)s poursuivent leur campagne de proximité avec pour chacune et chacun une particularité. Sur Trith-st-Léger, Christophe Vanhersecker, éducateur spécialisé, et son équipe travaillent la démocratie participative, la consultation tous azimuts sur des sujets de fond. Pour sa première réunion publique, au sein de la salle du centre, la tête de liste a attiré une foule copieuse, très chamarrée, et assez jeune globalement.

Avant cela, l’élu de l’opposition a relaté six ans de mandat avec 3 autres élu(e)s, un engagement total. Oui, ici et là sur les 82 communes du Valenciennois, vous pouvez découvrir une liste pendant la campagne, un score, un ou des élus dans l’opposition et une invisibilité pendant 5 ans et demi, puis revenir. « A quoi bon faire une liste », tance Christophe Vanhersecker à l’endroit de la liste du Rassemblement National invisible pendant 6 ans.

En l’espèce, l’élu a décrit le rôle d’un élu(e) lorsque les citoyens ont des bulletins de vote pour lui ! La présence sur le terrain, en commission, en bien sûr en conseil municipal et à tous les niveaux à travers un travail sur chaque dossier. Ce n’est pas le cas, loin s’en faut dans toutes les collectivités locales.

Rétablir les permanences des élu(e)s 

En amont de son propos, ses colistiers et élu(e) en 2020 avec 29,53% des voix, contre 52,16% à la majorité et 54,45% d’abstention, soulignent avec force «  sa capacité à fédérer, à travailler, et à se former », commente Nathalie Szabadi. Par contre, elle pointe du doigt la verticalité du maire : « Pas de débat en commission, et même si nous arrivions, comme dans celle des sports, à trouver un accord collégial. Le maire n’appliquait pas du tout les demandes de ladite commission. Il décide tout seul ! ». Pour Laetitia Rossa, Christophe Vanhersecker « amènerait un nouveau mode de gouvernance, il sait écouter ! ». A ce propos, une priorité s’impose pour ce collectif : « Rétablir les permanences des élu(e)s supprimées par le maire dès son arrivée, voire les délocaliser parfois. »

Pour sa part, Alain Lambert, le sage de l’équipe, rappelle son engagement face à la montée du TFN, puis du RN au sein de cette commune. « Ces six ans sont une riche expérience. »

Au sein de la salle, d’autres colistières/colistiers sont évidemment présents, car la liste a été bouclée très facilement. Sylvie Pavone, Maître de Conférence en psycho/sociologie à l’UPHF, loue le « projet de Christophe. Il faut anticiper les politiques locales. Je suis arrivée sur Trith-st-Léger depuis 22 ans, cette commune était dynamique avec l’ancien maire (Norbert Jesus), mais aujourd’hui, elle manque cruellement de dynamisme. Enfin, nous avons déjà effectué de nombreuses réunions de groupe, par thématique. Nous sommes véritablement une équipe ! »

Enfin, une jeune parmi la foule, future électrice à toute juste 18 ans au moment du vote, au Lycée de L’Escaut, dit les choses très simples : « Je trouve cette ville négligée et on ne s’occupe pas de la jeunesse. Il faut plus de dynamisme ! »

« Il faut cesser les pratiques des travaux juste avant les élections, ça se voit ! », Christophe Vanhersecker

Pour le bilan du maire, Christophe Vanhersecker est très sévère. « Tout d’abord, son objectif a été de museler l’opposition et d’empêcher tous les débats, en conseil municipal et en commission. »

En terme de gestion d’une ville, clairement riche grâce aux grandes signatures industrielles sur son sol, « la gestion financière est au doigt mouillée. Pour preuve, pour le prochain projet de cellules commerciales + maison médicale, compte tenu de la baisse drastique de l’autofinancement, la banque ne prêtera que 5,3M sur 8 millions espérés. Toutes les innovations sur le plan écologique bâtimentaire envolées… ! En six ans, il y a eu trois commissions des finances. Il faut revenir pour Trith-st-Léger à de l’investissement utile ! »

Bien sûr, ce n’est pas spécifique à Trith-st-Léger, les travaux d’affichage par la majorité sortante, dans la dernière année, sont très visibles. « Il faut cesser les pratiques des travaux juste avant les élections, ça se voit ! Nous réclamons une navette depuis la fermeture du Carrefour Market, il y a 5 ans, elle arrive juste en janvier ! » Déjà écrit dans ses colonnes pour d’autres édiles, cette pratique éculée ne fonctionne plus avec un électorat non militant. Nous sommes au XXIème siècle et il est plus que d’actualité de travailler les projets des administrés tout le long d’un mandat.

La sécurité

Priorité numéro un de tous les Françaises et les Français, il n’y a pas de Police Municipale sur cette commune, pourtant aisée financièrement, certes avec beaucoup de bâtis communaux à entretenir. C’est pourquoi, Christophe Vanhersecker et son équipe veulent répondre à cette attente concrète des citoyens, les caméras de vidéo surveillance ne suffisent pas. « J’ai pris contact avec les maires des communes voisines pour une Police Intercommunale, La Sentinelle, Hérin, Aulnoy-lez-Valenciennes…, ils sont tous favorables à une Police Intercommunale », commente la tête de liste.

L’écologie et la jeunesse

Evidemment, il rappelle tout de même la lutte âpre « pour le sauvetage du seul bois restant sur la commune. Nous envisageons (si élu maire) d’implanter une ferme urbaine avec de multiples possibilités pour cette commune. »

Sur la jeunesse, sans dévoiler ses idées, il annonce sans ambiguïtés : « La jeunesse sera le priorité de notre mandat ! »

La justice sociale et de proximité

Bien sûr, le pouvoir d’achat est aussi une préoccupation de tous les administrés. « Il faudrait envisager un Groupement d’achat pour l’énergie (un classique des collectivités locales et/ou publiques) afin de faire baisser les factures de 15% environ, pas un chèque de 50 euros. Enfin, cette salle du centre est encore chauffée au fioul en 2026, c’est une blague ! Nous avons suggérer de mobiliser les fonds de l’ADEME pour changer le système d’énergie. Le maire a toujours refusé ! »

Sur l’épicerie sociale, une colistière ramasse son propos en une cinglante réplique : « Il y a seulement 18 bénéficiaires… ! Nous devons rendre cette épicerie sociale plus solidaire ! »

La représentation communautaire

Pas fréquent dans les débats locaux, Christophe Vanhersecker met en avant sa fonction de conseiller communautaire. Concrètement, le pouvoir financier est aussi, voire plus, au sein des intercommunalités, en l’espèce La Porte du Hainaut. « J’ai participé aux commissions, essayer de faire avancer ou modifier des projets. » Comme juge de paix, il évoque un résultat tangible. « La Porte du Hainaut m’a confié la représentativité de cette collectivité publique à l’ADEME (bras armé de l’Etat sur les Fons écologiques), au sein de l’association ADOPTA (association de conseil des collectivités locales en gestion de l’eau), et le SIAVED (syndicat intercommunal de traitement et collecte des déchets), car -tu travailles des dossiers-… ! »

Pour sa part, il juge la présence de « Dominique Savary totalement transparente au sein de cette collectivité publique, aucune intervention, aucune proposition. Pour ma part, j’ai déjà travaillé en amont, si je suis encore élu au Conseil communautaire, sur des dossiers prêt à passer en plénière. »

Le programme complet dès le 06 mars

Pour le détail du programme 2026/2033, le candidat indique : « Après notre réunion du 05 mars, nous commencerons à distribuer dès le 06 mars notre programme détaillé ! »

Assurément, les 15, voire 22 mars, le choix des administrés sera compliqué sur Trith-st-Léger avec une particularité toute de même. Aucun candidat proche ou affidé à la Macronie durant ce mandat, donc le vote rejet ne portera pas sur cette contestation politique. Par contre, un gap générationnel dans la méthode de gestion, la démocratie participative, voire une vision tout au long du mandat, car ces marqueurs sont revendiqués par la liste « Ensemble pour Trith-st-Léger » porté par Christophe Vanhersecker.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Une campagne municipale silencieuse qui ne dit pas son nom !

4 février 2026 à 06:10

Valenciennes, un procès paralysant !

Concrètement, Valenciennes, et ses 43 500 habitants soit 12,5% de la population sur l’arrondissement, vit un peu dans un moment suspendu. En effet, le prochain procès judiciaire à l’endroit de Laurent Degallaix, le 19 février prochain, déteint sur les administrés. Même si plusieurs listes pour ces Municipales 2026 sont en place avec un travail remarqué sur le terrain, cette procédure judiciaire gèle la température démocratique, le récepteur populaire est éteint. En plus, contre-attaque médiatique, contre-vérité dans la presse, rumeurs pléthoriques, etc., les électrices et les électeurs valenciennois sont perdus.

En effet, au coeur d’une interview dans l’Observateur du Valenciennois, en décembre 2025, Laurent Degallaix dit : « Cette fois, l’affaire ira jusqu’au tribunal, et cela me permettra de m’expliquer pleinement« , souligne-t-il. Le journaliste précise dans la suite de son article « Il rattache ce dossier à deux dossiers précédents, l’affaire dite V2H et les tensions politiques (départementales 2021). »

En cela, il évoque sa condamnation dans l’affaire V2H (Valenciennes Hainaut Habitat) sauf qu’aucun justiciable n’est obligé de plaider coupable. Si l’édile n’a pas été jusqu’à une audience publique, c’est son choix, car il aurait pu s’expliquer à travers un procès public… qu’il voulait peut être éviter ! « Le procureur propose une peine. Si la peine est acceptée par l’auteur des faits, l’affaire est transmise au juge pour homologation. La victime est informée de cette procédure », source officielle « Vie Publique ».

A ce stade, en coulisses, peu de doute sur une agitation maximale chez les ami(e)s politiques du maire de Valenciennes, mais pour autant Edouard Philippe, présidentiable en 2027, n’a pas levé le petit doigt en public pour soutenir son référent Hauts de France du parti « Horizons. »

Voilà un effet banquise sur la campagne municipale à Valenciennes sans oublier sa position de Président de Valenciennes Métropole. Cela incite (aussi) quelques candidat(es) à un peu de retenue dans les autres collectivités locales de la CAVM. On n’insulte pas l’avenir… !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Eric Specq, le candidat chamboule-tout sur Escaudain

3 février 2026 à 07:00

Eric Specq : « Ma candidature dérange les deux listes, chacun se voyait favori de ce duel »

Eric Specq, 56 ans, fonctionnaire territorial depuis 33 ans, « j’ai connu six maires dans différentes localités du Valenciennois », précise-t-il. C’est pourquoi, ce dernier estime connaître les rouages d’une gestion municipale de plus en plus abscons. Sa motivation et celle de ses colistières/colistiers est simple, ils ne se retrouvent pas dans l’offre sur la table. « On veut nous connoter Rassemblement National, mais ce n’est pas le cas. Cette liste rassemble toutes les convictions confondues, tous les horizons politiques ». La tête de liste commente aussi son arrivée sur l’échiquier local  : « En fait, ma candidature dérange les deux listes, chacun se voyait favori de ce duel », commente Eric Specq.

Bien sûr, l’idée traverse l’esprit d’une liste RN, déjà en 2020, contre le duo Saligot/Mercier, sauf que l’intéressé dément avec force. Dans les personnes présentes à cet entretien, Leila Duhem, ex colistière de la liste de Catherine Mercier en 2020, assume « complètement être de gauche. Pour autant, je ne connais même pas la couleur politique d’Eric. » Après, l’histoire serait trop simple, comme pour LFI où tout ce qui n’est pas de sa couleur est de droite, voire la gauche fléchant le RN chez tous ceux qui ne sont pas de gauche. Ce portait manichéen de la politique amène plus de radicalité que de solutions sur le terrain.

En effet, ancien basketteur reconnu dans le fameux club de basket d’Escaudain, connu partout dans le tissu associatif de la commune, Eric Specq sent le bon moment (local et politique) pour briguer le fauteuil majoral : « Nous avons perdu encore de la population, nous sommes à peine au dessus de 9 000 habitants ! »

« Un maire absent pendant 5 ans et demi », Eric Specq

La première critique à l’endroit du maire sortant est spontanée : « C’est un maire absent pendant 5 ans et demi, un manque de présence même pour un 13 ou 14 juillet… ! » Pour sa part, Corrine Marie dénonce « une ville morte. Il n’y a plus d’animations ou d’évènements organisés par la municipalité. Seule les associations sportives, voire culturelles, portent la ville ! »

Concernant la dernière actualité forte en date, l’installation d’un Data Center, via DATA 4, Eric Specq est très « positif sur ce projet. C’est un dossier important pour Escaudain. Ensuite, cela peut nous permettre de récupérer de nouveaux habitants. »

« Il faut une police municipale », Eric Specq

Sur le sujet traversant toutes les obédiences politiques, la sécurité du quotidien, la tête de liste est sans concessions. Sur Escaudain, comme Onnaing, vous avez un commissariat de la Police Nationale, mais « il n’y a qu’une personne pour prendre les plaintes. Ce n’est pas assez, nous devons créer une police municipale de 3 ou 4 agents. C’est tout à fait possible financièrement (données qu’il connaît parfaitement). De plus, il faudrait muscler les investissements dans la vidéo-surveillance, notamment en entrée et sortie de ville. »

Comme tous les opposants, les colistières et colistiers soulignent « une ville bien gérée. » Donc, la critique n’est pas sur le volet financier, mais sur une dynamique générale atone, une commune moins attractive année après année.

Les autres projets de cette liste apolitique ou toutes les politiques !

Outre le volet sécuritaire, la réalisation d’un nouveau Groupe scolaire est dans les tuyaux de tous les candidats. Il existe du foncier disponible et ce projet « est important pour l’éducation de nos enfants », souligne Leila Duhem.

Sur une commune de plus de 9 000 habitants, il n’y a plus d’église disponible et par suite les cérémonies se réalisent dans les communes voisines. En effet, la seule existante sur la collectivité locale, malgré des travaux intérieurs et extérieurs, est victime d’une toiture en souffrance. De fait, elle impose une fermeture de ce bâtiment communal (église construite avant 1905). « C’est un sujet à mettre sur la table. La rénovation de la toiture de l’église doit s’étudier. L’avis des gens compte ! », explique Eric Specq.

Sur le volet sportif si cher à la tête de liste : « Les sports comme le basket, le foot, l’athlétisme sont déjà très soutenus. Il faudrait subventionner d’autres disciplines comme le tennis, etc. »

Pascal Pupilli, ex membre de la majorité sortante, a démissionné en juillet 2025 et rejoint la liste en question. « C’est un manque de confiance de la part du maire », commente-t-il. Joëlle Lalisse Senez, retraitée du Ministère de la Défense, sera également de cette campagne singulière sur Escaudain où de nombreux scénarios sont possibles.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) De nouveaux membres quittent la liste de Pascal Durieux, sans l’inquiéter, sur Valenciennes

31 janvier 2026 à 18:00

Nadia Leroy : « Cette liste prend une nouvelle orientation politique qui ne correspond plus à mes convictions. »

La secousse est violente, mais elle couvait à bas bruit depuis le mois de décembre. Pourtant, après un lancement réussi d’une candidature au sein de sa permanence, Avenue d’Amsterdam, tout début novembre 2025, Pascal Durieux abordait cette campagne municipale comme le trouble fête local face aux partis politiques en place (majorité comme opposition). Fait du hasard, la médiatisation quelques jours plus tard, du prochain procès (en citation directe) de Laurent Degallaix le 19 février 2026, présumé innocent, pour subornation de témoins et complicité de prise illégale d’intérêts, bouleversait un peu plus le décorum politique et confortait le bien fondé de cette initiative citoyenne.

Ensuite, mi-décembre, la liste emmenée par cet ancien gradé des douanes subit une première sortie de route à travers le départ de trois fondateurs de cette liste https://www.va-infos.fr/2025/12/16/municipales-2026-pascal-durieux-se-reaffirme-comme-tete-de-liste/ ; la suite s’écrit avec le retrait de 9 colistiers (7 femmes + 2 hommes), selon Nadia Leroy, mais de 5 femmes, selon Pascal Durieux, cette semaine du 26 janvier 2026.

Une ambiance très tendue

En effet, une réunion mardi dernier en soirée a eu une conséquence directe, en mode règlement de compte, et une fin de l’aventure pour certain(e)s. A titre personnel, elle explique tout de go : « Je ne m’y retrouve plus dans mes valeurs de respect, d’inclusion, et de non discrimination. Depuis quelques semaines, de nouveaux colistiers sont venus intégrer la liste avec d’autres idées. Cette liste prend une nouvelle orientation politique qui ne correspond plus à mes convictions. », assène Nadia Leroy, l’ex nouvelle Directrice de la campagne succédant de fait à Thomas Cacheux, quittant le navire en décembre 2025. Elle avoue son amertume : « Je suis déçue, je n’ai pas d’idée pour la suite (à ce stade). »

Pour sa part, la secrétaire administrative de cette liste jette l’éponge également : « Ce n’est plus le bébé initial… J’ai rejoint Pascal par amitié, mais ce n’est plus le projet de départ. Je confirme les propos de Nadia Leroy sur les causes. » Cette dernière cessera l’aventure électorale suite à son retrait.

Enfin, un 3ème témoignage vient corroborer cette nouvelle difficulté pour la tête de liste. « Cette liste devait être apolitique. C’était parfait pour moi. Pascal était plein de bonnes intentions, mais ce n’est pas un professionnel de la politique, il s’est fait influencer par de nouveaux arrivants. Le projet a donc changé en cours de route. C’est pourquoi, je me retire de la liste », indique un colistier (un des retraits présumés).

« Je trace ma route et j’irais jusqu’au bout », Pascal Durieux

Face à cette nouvelle importante pour la conduite d’une liste complète d’ici le 26 février 2026 (date limite de dépôt d’une liste en Préfecture de Lille), Pascal Durieux donne sa version de ce clash interne.

Premièrement, sur la faisabilité de sa liste, il insiste avec force : « Je n’ai aucune inquiétude de ce côté là. Ma liste est complète et j’ai même un comité de soutien. Je trace ma route et j’irais jusqu’au bout. »

Ensuite, sur les tenants et aboutissants de cet événement dans cette Municipale 2026 à Valenciennes, il dément fermement toute étiquette présumée d’extrême droite : « D’ailleurs, j’ai exclu deux membres avec des propos tendancieux, ils sont peut-être avec M.Tanneguy Adriencense (Candidat RN) en ce moment. »

Concernant les propos de Mme Leroy, il souligne « les absences répétées pour causes professionnelles de ma Directrice de Campagne. Par contre, elle était là ce mardi 27 janvier, mais je m’inscris en faux sur ces propos. Ces départs font suite à de mauvaises interprétations suite à des publications de presse (sur des sujets locaux). »

Pour conclure sur cette respiration démocratique difficile, il dénonce la forme : « Si ces personnes ne s’y retrouvent plus, c’est normal qu’elles quittent ma liste et je respecte leurs choix. Par contre, je dénonce la méthode ! »

Pas de doute, la ville centre du Valenciennois est un reflet criant du paysage politique national, ses déchirures, ses alliances avortées, ses craintes, ses postures, ses torses bombés, ses fausses rumeurs pléthoriques…, une vie démocratique nationale, comme locale, abimée un peu à l’image de la méthode de gouvernance à Valenciennes, brutale et extrêmement clivante. C’est une motivation de plus pour aller voter les 15 et 22 mars prochain (vous pouvez encore vous inscrire sur la liste électorale de votre commune https://www.va-infos.fr/breves/inscrivez-vous-sur-les-listes-electorales-de-votre-commune-cest-encore-possible/

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Grégory Spychala, une candidature citoyenne sur Petite-Forêt !

30 janvier 2026 à 06:31

Grégory Spychala : « Nous proposons une alternative citoyenne profondément ancrée sur la réalité locale. »

Effectivement, une joute contre une liste du Rassemblement National était plutôt dans les tuyaux démocratiques sur Petite-Forêt, mais le nouvel adressage sur la ville de Valenciennes de l’élue d’opposition sous la bannière RN, Brigitte Zielinski, enterre définitivement cette hypothèse. En effet, l’élue franc-forésienne devrait figurer sur la liste de Tanneguy Adriencense pour cette élection locale 2026 à Valenciennes.

Alors pourquoi pas une liste unique, Grégory Spychala, coordonateur technique à la CNAM, apporte sa réponse sans faux-fuyant : « Oui, nous avons eu des discussions avec Mme Gombert pour une liste d’union de la gauche. Pour autant, la section du PCF de Petite-Forêt a voté à 52% contre cette alliance avec l’édile sortante. Ce résultat n’a pas été respecté », assène Grégory Spychala.

Concrètement, Martine Diliberto, pour la section du PCF de Petite-Forêt, dans un communiqué clair, affirme un soutien sans ambiguïtés à Sandrine Gombert pour cette élection de proximité sur Petite-Forêt.

Pour Tiphanie Otlet, référente performance dans le réseau d’eau, le scrutin 2020 n’est pas encore digéré : « Seulement 34 voix d’écart en 2020, c’est frustrant ! Nous n’avons pas trahi nos convictions à travers cette candidature. » Pour ces deux élus, la carte du PCF est passée aux oubliettes sans regrets. Pourtant, Grégory Spychala lâche : « C’était plus facile de postuler pour une place d’adjoint, mais nous préférons rester sur nos valeurs », ajoute-t-il.

Ensuite, Dorothée Martin, infirmière clinicienne, était dans le mouvement de La France Insoumise, mais « depuis l’affaire Quatennens, j’ai quitté ce mouvement politique. » En digression, cette parodie de sanctions du parti LFI à l’endroit d’Adrien Quattenens a fait l’effet d’une bombe et d’une purge contre tous les nordistes (LFI) critiquant ce dernier comme Luce Troadec sur Valenciennes (liste Valenciennes Autrement), aujourd’hui au parti « L’Après ».

Voilà donc trois candidats engagés « sur une liste sans aucun parti politique derrière. Nous proposons une alternative citoyenne profondément ancrée sur la réalité locale. C’est une liste citoyenne, une liste ouverte ! », commente Grégory Spychala.

Un scrutin démocratique…

« Ce n’est pas un combat. Nous réalisons une campagne de porte à porte, mais nous ne sommes pas là pour critiquer la maire sortante, plutôt à l’écoute des Franc-forésiennes et Francs-forésiens. Nous sommes dans une démarche positive », explique Dorothée Martin.

Le message est clair, cette liste remet sur la table une vérité du terrain : « La politique municipale doit partir du terrain et du vécu des habitants. Il faut aller à la rencontre des habitants, écouter, débattre et co-construire », poursuit Grégory Spychala.

… avec une liste citoyenne

Sous la dénomination « Agir au quotidien pour vous à Petite-Forêt », la liste est bouclée (29 +2) avec une équipe renouvelée puisque Grégory Spychala ne part pas avec les couleurs du PCF, comme en 2020. « C’est une belle équipe, un collectif avec toutes les catégories socio-professionnelles et dans tous le quartiers. En fait, c’est aussi un regard nouveau et très enrichissant », déclare avec enthousiasme Grégory Spychala. « La commune de Petite-Forêt est très étendue et certains franc-foresiens sont très isolés avec un sentiment d’abandon ! Aujourd’hui, nous constatons qu’il n’y a pas assez d’écoute des administrés », ajoute Tiphanie Otlet.

Un peu de programme

Les locuteurs préfèrent différer le dévoilement de leur programme, la grande tendance du moment, mais effleurent tout de même quelques thématiques. « Notre priorité sera la dette publique jusqu’en 2034, mais également la sécurité et spécifiquement la lutte contre les rodéos urbains. En fait, la police pluricommunale (avec Raismes et Anzin) n’est pas là au bon endroit, ni au bon moment ! » L’intégralité du programme sera distribué dans le money time. A savoir que la commune de Petite-Forêt est… moins pauvre que ses voisines, comme Hordain sur l’autre agglo. En effet, elle ne bénéficie pas d’une subvention de l’Etat pour son fonctionnement, la fameuse DGF, compte tenu du montant élevé de retour sur les taxes foncières (zone économique). Dans cette optique, elle doit aussi verser une dotation à la péréquation nationale, en clair les communes plus riches versent dans un pot commun pour les collectivités locales plus en souffrance.

Deux réunions publiques sont prévues les 02 mars, 18h, à la Maison du Bosquet et le 11 mars, 18h, à la salle de fêtes, pour en savoir plus !

Daniel Carlier

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Marie-Thérèse Hourez/Christian Chatelain, un binôme indépendant et de gauche à Marly

29 janvier 2026 à 07:17

Une élection « très ouverte sur Marly ! »

Evidemment, cette annonce a débuté par une explication sur les tenants et aboutissants de cette candidature de rupture à gauche dans l’opposition marlysienne. En fait, tout aurait pu s’arrêter pour Marie-Thérèse Hourez le 05 avril 2025 et un vote de la section PCF de Marly défavorable : « J’ai failli tout laisser tomber, mais je me suis souvenue que j’aurais pu être tête de liste en 2020, mais j’ai préféré la cohésion (avec Jérome Leman). Ensuite, j’ai reçu beaucoup de témoignages qui m’ont touché afin de me remobiliser. Au final, je ne voulais pas renoncer une 2ème fois ! »

A l’endroit de Virginie Melki-Tetitni, elle rappelle « quatre bonnes années où nous avons bien travaillé ensemble. Ensuite, elle a fait de la politique politicienne pour obtenir la majorité au vote de la section PCF de Marly. Mme Tettini m’a fait très mal amicalement et politiquement. »

Concernant l’ancien maire de la commune durant le 1er confinement, Marie-Thérèse Hourez répond du tac au tac : « Un DGS est là pour appliquer les décisions du maire, il ne décide pas ! Certes, nous avons besoin de bons techniciens, mais cela ne veut pas dire qu’il serait automatiquement un bon maire. Enfin, si Jérome Leman avait la capacité de rassembler, nous ne serions pas trois listes à gauche. Je suis tout à fait légitime à me présenter ! »

La suite s’inscrit dans une rupture avec son parti de coeur : « Je ne suis plus carté au PCF, ni ailleurs, mais je conserve évidemment mes valeurs de gauche ». Pour sa part, Christian Chatelain, membre de l’opposition municipale, carté au P.S, a rejoint Marie-Thérèse Hourez pour lancer une alliance de gauche : « Marie-Thérèse est venue vers moi, nous nous connaissons de longue date. Après un temps de réflexion, j’ai décidé de rejoindre sa candidature (comme tête de liste)! », commente Christian Chatelain.

Avec une « équipe 100% renouvelée avec une grande diversité de profils, soit 33 colistières/colistiers + 2 suppléants, nous sommes libres et indépendants et soutenus financièrement par aucun parti politique. Chaque membre de la liste contribue financièrement aux frais de campagne », déclare Marie-Thérèse Hourez. « Je retrouve ma liberté, nous co-construisons notre programme sans aucune orientation dictée par un parti politique. Ensuite, une liste totalement renouvelée apporte un regard nouveau sur le programme. C’est l’année zéro, tout est à plat ! », poursuit Christian Chatelain.

Toutefois, l’expérience du tandem, plus d’autres aguerris sur cette liste, serait précieuse en cas de succès compte tenu de la difficulté de l’exercice de maire… en 2026 !

« Marly appartient aux Marlysiens », Marie-Thérèse Hourez

Bien sûr, sur le terrain, ce binôme de proximité a constaté l’amertume des administrés : « Les gens sont écoeurés par la politique nationale. On comprend très bien que beaucoup ne veulent plus s’investir dans la politique même locale ! », indique Marie-Thérèse Hourez.

C’est pourquoi, l’important est de répondre aux attentes locales et de réaliser des projets portés par les habitants. « Marly appartient aux Marlysiens », commente Marie-Thérèse Hourez.

Et les travaux !

Les deux compères analysent certains projets de Jean-Noël Verfaillie. « Très bien l’Avenue Henri Barbusse et c’est tant mieux, mais il manque des places de stationnement. C’est avant qu’il fallait réaliser ces poches de parking. De plus, vous n’avez plus de places pour accéder aux commerces. On le voit, il n’y a plus de vie sur cette avenue », tance Marie-Pierre Hourez.

Sur la Place Gabriel Péri, là également les critiques fusent : « Tant mieux, il fallait la refaire. On ne va pas tout casser pour faire des places de parking, mais nous pouvons faire des aménagements sans trop dépenses. On fait attention à l’argent public ! »

Enfin, sur le volet travaux, la rue Jean Jaurès en plein chantier, où se situe la permanence durant cette campagne municipale, n’est pas gérée, selon l’ancienne 1ère adjointe, comme il le faut : « Il fallait faire tronçon par tronçon. C’est trop lourd en continu pour les riverains, il y a un manque de concertation en amont ! »

Le social/culturel/concertation en souffrance ?

Là où la tête de liste critique le plus la gouvernance locale, c’est le champ social comme pour la jeunesse « où il n’existe plus de services dédiés, LALP, Service ado », explique-t-elle. En l’espèce, les centres sociaux gérés par l’ACSRV ont vu leur contrat revu à la hausse, sur Marly, dans les prestations à fournir pour la commune.

Sur la culture et l’événementiel, il y a concrètement un alignement négatif des planètes. En effet, la « Maison des Asso » n’est plus opérationnelle pour un problème bâtimentaire structurel, plus de salle des fêtes pour les asso, la FLAC occupe Chez Oscaar et par suite une salle en moins. « Mise à part l’historique brocante et deux animations lancées par le maire, vous n’avez plus rien sur le plan culturel à Marly, une ville de 12 000 habitants. Les gens font la fête et autres réunions de familles ailleurs », commente-t-elle. « Venez le week-end, c’est mort dans le centre-ville », poursuit Christian Chatelain.

La tête de liste constate les conséquences d’une réduction des agents communaux : « C’est une diminution drastique des effectifs de la commune. Certes, elle était nécessaire, mais pas dans ces proportions. Il y a eu beaucoup de diminution dans les services aux administrés. Par exemple, cette ville est sale. Les caniveaux sont en herbe, l’élagage des arbres n’est pas fait, etc. ! »

Ensuite, plus de démocratie participative est l’autre reproche majuscule de cette équipe. « J’ai appris le déplacement du Monument aux Morts par des riverains ! », déclare Marie-Thérèse Hourez.

« Un équipement culturel évolutif », Marie-Thérèse Hourez

Dans un tract distribué toutes boites aux lettres à la suite duquel « nous avons eu des candidatures spontanées », souligne Christian Chatelain ; l’équipe trace un chemin programmatique sur la « sécurité autre que la vidéo-verbalisation », l’action sociale du tout-petit au grand âge, la politique éducative, l’environnement et le cadre de vie, le commerce et l’artisanat, le tissu associatif, sans oublier « un tissu associatif mis à mal à travers des diminutions importantes des subventions, des associations ont cessé leur activité faute de local, voire faute de moyens ! », commente Marie-Thérèse Hourez.

Enfin, sur le volet culturel, elle dévoile partiellement un projet « pour un équipement (conséquent) culturel évolutif. D’ailleurs, nous proposerons aussi à la FLAC d’y venir, afin de libérer le site Chez Oscaar », précise-t-elle, mais aussi pour mettre fin « aux nuisances sonores dans le voisinage », ajoute Christian Chatelain.

Pour conclure sur cette élection de proximité majeure sur la ceinture valenciennoise, avec 4 listes sur la ligne de départ, cette respiration démocratique sera terriblement indécise sur Marly. « C’est une élection locale très ouverte », affirme Christian Chatelain.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Laurence Bara, la candidate « du changement total » sur Onnaing !

26 janvier 2026 à 07:00

Laurence Bara : « Notre priorité sur Onnaing est la sécurité ! »

Sébastien Chenu, vice-président de l’Assemblée nationale pour le parti Rassemblement National, n’hésite pas une seconde à brosser le profil inédit de cette élection locale : « Cette prochaine élection est juste avant la Présidentielle, il y aura une résonance politique forte. » Comme écrit, voire rabâcher dans ses colonnes, cette élection les yeux dans les yeux sera la plus importante depuis la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, elle modifiera certains rapports de force dans les grandes formations politiques, des rapprochements, des éloignements, mais surtout elle va ancrer plus encore La politique nationale dans les hémicycles locaux.

Laurence Bara et Sébastien Chenu

Bien sûr, un dossier local aura toujours son caractère essentiel, mais la justification de la solution choisie sera beaucoup plus en phase avec une ligne politique assumée, d’où une recrudescence des listes sans étiquettes… « Laurence Bara est une élue expérimentée après deux mandats dans l’opposition. C’est également une excellente conseillère régionale, elle a gagné en notoriété depuis la dernière législative ! », conclut Sébastien Chenu.

Pour sa part, le sénateur du Nord, Joshua Hochart, loue la qualité de Laurence Bara, « une élue dynamique qui a perdu suite à une alliance contre nature en juillet 2024. Elle a perdu en 2020 dans une campagne qui n’a ressemblé à aucune autre (Covid). Nous espérons remporter de nombreuses communes sur l’arrondissement de Valenciennes afin d’infléchir les politiques communales et aussi au niveau des 2 agglo. »

« Nous voulons confirmer une dynamique nationale ! », Laurence Bara

D’un point de vue général, la candidate s’inscrit naturellement dans une logique de mouvement politique : « Nous voulons confirmer une dynamique nationale ! Notre liste comprendra des colistières et colistiers, cartés au RN, mais d’autres citoyens de la société civile. Je prends toutes les bonnes idées ! » En effet, cela peut servir, car les sujets locaux sont pléthoriques dans une collectivité locale d’environ 8 500 habitants.

Arrivée dans le champ communal à l’occasion de la partielle en 2017 où l’édile Michèle Greaume accède au Sénat, remplacé par le maire actuel Xavier Jouanin, Laurence Bara brigue le fauteuil majoral d’une commune sur le devant de la scène économique avec, durant ce mandat, le développement du fameux PAVE 2 sous l’égide de Valenciennes Métropole.

Pour autant, une politique de proximité ne peut se résumer à l’économie. « Le sujet de la sécurité est complètement absent pour le maire ! Nous savons très bien que la permanence au commissariat est insuffisante. Actuellement, nous avons 3 Policiers Municipaux et 1 ASVP, il faut renforcer cette politique. Notre priorité sur Onnaing est la sécurité. Tout simplement, veut-il véritablement une Police Municipale ? », commente Laurence Bara. « Nous avons enregistré sur Onnaing une hausse de 35% des faits délictuels durant ce mandat. Ces données sont accessibles sur le site du Ministère de l’Intérieur », précise Donatello Ciuccoli.

« Aller-Vers au niveau social », Donatello Ciuccoli

Sur le volet social, si l’existence des services à la personne n’est pas démentie par l’opposition, cette dernière souhaite plus une politique du « Aller-Vers au niveau social pour les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, etc. La ville s’est occupée uniquement du quartier Cuvinot, mais il y a d’autres quartiers sur cette ville ! », indique Donatello Ciuccoli, colistier et depuis 10 ans sur ladite commune.

« Repenser un plan de circulation sur Onnaing », Laurence Bara

Comme dans de nombreuses communes françaises, tout ce qui touche le stationnement et la fluidité de circulation dans la cité constituent un sujet de polémique infini ! « Il faut impérativement repenser un plan de circulation sur Onnaing en concertation avec la population. Il y a des voiries très accidentogènes. Il faut retrouver une ville sereine », explique la tête de liste. A cet effet, un riverain, Vincent Brancato, souligne les difficultés dans la rue Mirabeau « où les bus articulés, parfois, touchent les murs des habitations. »

Et autres sujets au coin de la rue !

Comme sur le volet social, la candidate souhaite proposer de nouvelles animations culturelles sur la commune en s’appuyant « sur des structures comme La BARJO », explique Laurence Bara. « Tous les changements sont pour de l’affichage, la visibilité. Par exemple, la halle (derrière l’église) n’accueille plus de marché hebdomadaire, il faut y remédier. D’ailleurs, nous manquons de commerces alimentaires », poursuit-elle.

Le SUPECO fermerait le 31 mars prochain sur Onnaing tout comme le SUPECO de Valenciennes le 27 février 2026. Par contre, ce dernier sera repris par la chaîne « L’Essentiel » dans la ville-centre comme sur Hazebrouck, mais dans quel délai ? A contrario, rien n’est gravé dans le marbre sur Onnaing, la question est triple, une reprise par l’Essentiel ou par l’exploitant en charge actuellement ou une verrue en plein coeur de ville dès le 31 mars ? Voilà un sujet de proximité, même si la municipalité n’y peut rien, à s’enquérir au plus vite.

Présente également à cette conférence de candidature, Sylvie Carlier, ex salariée dans la grande distribution, veut « s’engager pour sa ville ! » De même, Guy Dihoux, ex salarié dans l’exploitation pétrolière met en exergue son ressenti « depuis 3 ans afin de rejoindre le RN et de soutenir Laurence Bara. »

La tête de liste tient à souligner que « cette campagne sera propre, mais je suis la candidate du changement total sur Onnaing. »

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) « Valenciennes Autrement » trace son chemin !

25 janvier 2026 à 07:00

Luce Troadec : « NON, nous ne voulons pas désarmer la Police Municipale de Valenciennes »

Cette réunion publique ne pouvait pas débuter sans rendre un hommage appuyé à Julie Lambert, militante et colistière au sein de « Valenciennes Autrement », décédée début janvier 2026.

Comme première thématique d’un cycle de conférences (flyer en bas de l’article), la liste « Valenciennes Autrement » a choisi de s’aventurer sur le sujet de la sécurité, pas franchement la première idée venant à l’esprit pour une union de la gauche et pourtant… ! « On confond souvent l’insécurité, le sentiment d’insécurité et la tranquillité publique. La violence est un fait social, il faut faire respecter les lois, la canaliser, et surtout aborder ce sujet de manière intelligente », commente la tête de liste. Evidemment, un petit rappel de la réduction massive dans les effectifs de la Police Nationale par Nicolas Sarkozy « et de son travail de proximité avant cette coupure budgétaire. C’est pourquoi, la sécurité et la citoyenneté sont étroitement liées, le respect de la loi par les citoyens et les élus qui ne doivent pas confisquer tous les pouvoirs », poursuit-elle.

En terme de démocratie citoyenne, il est clair que de nombreuses villes françaises, voire intercommunalités, abusent des pouvoirs du maire (hors conseil municipal) ou du Président (hors plénière) trop étendus. « Nous souhaitons limiter au maximum les prérogatives du maire et à Valenciennes, comme sous Dominique Riquet et Jean-Louis Borloo, et retransmettre en direct le Conseil municipal de Valenciennes », explique Luce Troadec. C’est une pratique très courante sur les 82 communes du Valenciennois, et plus du tout dispendieuse comme à l’époque, elle est généralement mise en oeuvre par les services de communication interne, donc à peu de frais ! « Ensuite, nous voulons, parfois, délocaliser le Conseil municipal dans les quartiers de Valenciennes », précise-t-elle.

« Plus de bleus dans les rues », Luce Troadec

Bien sûr, le pouvoir du maire s’exerce sur les missions données à sa Police Municipale, outre une collaboration étroite avec la Police Nationale. En premier lieu, Luce Troadec veut effacer toutes les rumeurs sur un sujet sensible. « NON, nous ne voulons pas désarmer la Police Municipale de Valenciennes (46 PM + 12 ASVP). Parfois, des missions peuvent se réaliser sans armes, d’autres imposent le port d’armes. Néanmoins, nous voulons travailler beaucoup plus avec le CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance) sur la prévention. A cet effet, nous voulons plus de bleus dans la rue, plus visibles dans tous les quartiers (Centre, Dutemple, St Waast, La Briquette, Faubourg de Lille, Chasse Royale, Gare SNCF…), et donc plus utiles. En fait, pas seulement derrière les 504 caméras avec une hystérie sur le stationnement. La voiture LAPI est la pire idée du mandat de Laurent Degallaix », déclare-t-elle.

Sur ce dernier point, c’est un phénomène régionalement connu et hyper dissuasif pour les chalands extérieurs à Valenciennes. Le nombre pléthorique de cellules vides est une traduction directe de cette mise à l’écart, en sus des difficultés nationales du commerce de proximité, vécue comme un boulet de plus pour vos professionnels au coin de votre rue. Certes, le bon côté est que cette ville de 43 500 habitants pourrait accueillir 25 listes différentes pour ces municipales, elles trouveraient toutes et sans difficultés un local de campagne… et après certains « rageux » diront que le maire ne fait pas tout pour une démocratie apaisée à Valenciennes, espèces d’ingrats !

Comme sur toutes les thématiques, des personnes dédiées à ce sujet ont travaillé en profondeur les pistes de progrès traversant de fait tous les partis politiques. La prévention avec un repérage en amont, grâce aux structures sociales ou de médiation, des familles en difficultés, voire des jeunes en rupture, demeure la ligne de conduite locale la plus pertinente. Bien sûr, ce n’est pas la Police Municipale, sauf CSU très utile pour la Police Nationale, qui va s’engager dans la lutte contre le banditisme. Nous parlons ici de cette masse d’incivilités de toute nature polluant le quotidien de toutes les communes françaises. « On n’utilise pas assez le rappel à la loi par le maire. Bien organisée en présence des parents, cette démarche peut porter ces fruits », indique Luce Troadec.

La suite de la campagne est à suivre dans le programme ci-dessous…

Daniel Carlier

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