Vue normale

Laurent Degallaix, convoqué au Tribunal correctionnel de Lille le 19 février 2026

5 novembre 2025 à 16:35

Rendez-vous le 19 février 2026 au Tribunal… de Lille

Un procès le 19 février 2026, soit à peine un mois avant les Municipales 2026 (15 et 22 mars), appelle à quelques questionnements sur le fond et la forme sachant que le dépôt limite d’une liste pour les municipales est au 26 février 18h.

Sur la forme, le verdict sera-t-il prononcé avant ou après le 1er tour des Municipales ? Un rendu de justice AVANT le 1er tour des municipales permettrait aux électrices et électeurs, des communes concernées, de connaître le sort judiciaire des candidats putatifs, condamnés ou relaxés. Néanmoins, l’habitude judiciaire est plutôt qu’elle soit rendue APRES l’échéance électorale, car la justice a son propre calendrier et pas celui des urnes !

Sur le fond, sachant que l’édile de Valenciennes a déjà été condamné en CRPC (Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité) dans l’affaire V2H, Laurent Degallaix, sera-t-il condamné à des amendes financières et une peine de prison avec sursis ou ferme. Enfin et surtout, une potentielle inéligibilité avec exécution immédiate, à l’instar d’une Marine Le Pen et plus encore de l’ancien maire de Toulon, Hubert Falco, condamné à 5 ans d’inéligibilité avec exécution immédiate en 1ère instance, confirmé en appel en mai 2024, puis en cassation en avril 2025, sera-t-elle réclamée par le Procureur de la République dans son réquisitoire ? Dans cette hypothèse, les magistrats du siège suivront-ils le Ministère public ? Pour rappel, l’ancien maire de Toulon a été condamné pour avoir profité de repas gratuit, affaire dite du « frigo Falco », au sein du Conseil départemental alors qu’il n’était plus Conseiller départemental, mais aussi de repas à domicile et autres frais divers aux frais du contribuable, d’une valeur totale de 60 000 euros.

Difficile de comparer un dossier à l’autre, mais à la différence de la 1ère condamnation du maire de Valenciennes, en CRPC (Plaidé Coupable) dans l’affaire V2H (Valenciennes Hainaut Habitat), un dossier particulièrement abscons pour le grand public, l’affaire en question est assez simple à comprendre par tout un chacun. En l’espèce, en résumé très très simpliste, le maire de Valenciennes aurait usé de son pouvoir d’élu de la République afin de faire embaucher sa maîtresse par un organisme public (la SAEM Stationnement Valenciennes) avec potentiellement des dommages collatéraux. Bien sûr, nous sommes au conditionnel avant que la chose soit jugée, mais la mission d’information du public est importante en la matière compte tenu du statut particulier du prévenu, maire de Valenciennes, Président de Valenciennes Métropole, et Conseiller départemental avec trois indemnités d’argent public à la clé ! Bien entendu, les 4 personnes convoquées au Tribunal de Lille sont présumées innocentes.

Rappel du chemin judiciaire d’un dossier !

Petit rappel pédagogique sur une procédure de justice toujours complexe à comprendre pour le citoyen lambda. Le ou la Procureur(e) en charge d’un dossier a trois choix après les investigations et les auditions nécessaires menées par les enquêteurs judiciaires. En l’occurrence sur ces affaires, un nombre d’auditions pléthoriques s’est déroulée, dont la médiatisée Garde à Vue de 36 heures de Laurent Degallaix dans un commissariat dans la périphérie de Lille (Faches-Thumesnil ?) en juin 2024, mais bien d’autres personnes en GAV dans ces dossiers. Ainsi, le Ministère public peut effectuer :

  • Un classement sans suite d’une plainte
  • Après enquête, transmettre à un juge d’instruction indépendant pour poursuivre les investigations sur ce dossier avec une éventuelle mise en examen. Après une mise en examen, la Défense peut prendre connaissance de l’intégralité du dossier déjà constitué et de toutes autres pièces à venir.
  • Après enquête approfondie, convoquer les prévenus en « citation directe » avec le ou les témoin(s) et le ou les victimes. D’une manière générale, la « citation directe » est une procédure qui permet aux victimes d’une infraction de convoquer directement l’auteur présumé des faits devant le tribunal correctionnel. Particularité de cette procédure, la Défense n’a connaissance de l’ensemble du dossier qu’à la réception de la convocation pour le procès, donc beaucoup plus tardivement que dans le cadre d’une mise en examen.

Daniel Carlier

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Narcotrafic, un ennemi commode

5 novembre 2025 à 15:20
Sitôt nommé, le nouveau ministre de l'intérieur français, M. Laurent Nuñez, ancien préfet de police de Paris, a annoncé que la « guerre contre les narcotrafiquants » serait une de ses deux priorités. Ce thème suscite des discours de plus en plus affolés, sur fond d'analogies avec l'Amérique (…) / Drogue, Narcotrafic, Police, Justice, Criminalité

"Meloni-mania" : la presse de droite adore le "modèle" italien

5 novembre 2025 à 13:55
Une partie des titres français érige la première ministre italienne en femme d'État exemplaire. Sans toujours pointer les revers de sa politique d'extrême droite ou les fragilités importantes de l'économie italienne. "Arrêt sur images" a interrogé plusieurs journalistes et spécialistes de l'Italie sur ce récit de "success story" incomplet, voire erroné. Enquête.

Pascal Durieux et son équipe chamboulent les Municipales à Valenciennes

5 novembre 2025 à 06:55

Pascal Durieux : « Nous y allons pour gagner ! »

Sur la forme sans le dire publiquement, le choix d’une permanence électorale est particulièrement important dans une élection locale. Celle-ci est choisie très tôt, le 01 novembre, en comparaison des scrutins précédents tous les candidats confondus. Ensuite, le 10 Avenue d’Amsterdam est une des nombreuses cellules vides après une fermeture fracassante d’un artisan/commerçant de proximité à Valenciennes (ex salon de coiffure historique Depret sur la ville centre et St Waast). Dans ce cadre officiel, le local, même petit, était copieusement rempli par une jeunesse et une sagesse des âges, un patchwork des Valenciennois dans leur diversité.

Sur le fond, face à une certaine incrédulité du grand public, Pascal Durieux (62 ans) commence par le début du commencement. « Qui suis-je ? » Il décrit le parcours d’un Valenciennois, né dans l’Athènes du Nord, scolarisé ici, impliqué dans le monde sportif, le PCVA notamment, culturel aussi sans oublier membre du club philatélique, administrateur des anciens combattants des douanes, et musicien « je suis tromboniste. » En clair, très impliqué dans la vie associative du Valenciennois, Pascal Durieux a trouvé en parallèle sa voie professionnelle au sein de cette belle corporation, j’ai nommé les Douanes. « J’ai fini capitaine des douanes sur le Valenciennois en passant des concours. En 2015, face au danger d’une potentielle fermeture du bureau des Douanes à Valenciennes, j’aiconduit un mouvement où mon slogan était simple- Pas de douanes à Valenciennes, trafic autorisé- J’étais responsable d’une brigade canine contre les stupéfiants d’où ma sensibilité vers le monde animal et la drogue, donc la sécurité ! Aujourd’hui, cette unité existe toujours et elle s’est renforcée ! »

Une liste de la société civile

Pas carté politiquement, pas de passif sur une liste électorale précédente ici ou ailleurs, cette virginité en la matière pousse Pascal Durieux a mentionné « une liste de la société civile » même si des visages politiques comme Isabelle Desoil seront présents, mais visiblement pas Christian Peretti comme le précise Thomas Cacheux.

Bien sûr, sa figure est plus connue pour son statut au sein de l’association historique Val’en Liesse depuis 2020. « J’ai démissionné de cette présidence ! », précise de suite le candidat afin d’éviter un mélange des genres. Ensuite, la question qui pique un peu tout le monde. Quel est le point de rupture avec Laurent Degallaix, maire de Valenciennes ? Membre depuis 2016 de l’association Val’en Liesse : « J’ai constaté des dysfonctionnements. Ensuite, après la Covid et les deux élections 2020 (Municipales) et 2021 (Départementale), la volonté du maire de supprimer l’association pour un carnaval clé en main (donc avec un prestataire) s’est accentuée. D’ailleurs, il m’a convoqué pour me demander de mettre dehors des membres de l’association. Je n’ai pas accepté. D’ailleurs, j’ai toujours conservé mon indépendance comme président d’une association. Enfin, le point de rupture se situe le jour de l’inauguration de l’exposition philatélique en 2024 où il m’a demandé de tenir mes troupes ! Enfin, en 2025, certains membres de la majorité municipale m’ont vivement reproché mes propos de soutien face à la fermeture de l’ESAD (https://www.va-infos.fr/2025/06/28/enterrement-geant-de-lesad-propose-par-la-ville-de-valenciennes-et-sa-metropole/) » 

« Une transparence dans les prises de décisions », Pascal Durieux

Sur la gouvernance locale depuis quelques décennies, il loue « Jean-Louis Borloo avec une vision, Dominique Riquet pour l’exécution d’un programme (les Grands Travaux) et son implication culturelle, et Laurent Degallaix qui vit sur les acquis de ces prédécesseurs. Bien sûr, les boulevards sont beaux, mais il n’y a aucune vision pour Valenciennes. On observe un lent délitement de la ville, une dilapidation de son offre culturelle (le Musée des Beaux-Arts cache le reste) et surtout nous voulons réconcilier les citoyens avec les élus et pas seulement pour des photos sur les réseaux sociaux. »

« Valenciennes donne l’impression d’une ville morte », Thomas Cacheux

Membre de l’association AREA, comme Paul de Zorzi, Thomas Cacheux (21 ans) s’exprime au pupitre avec la fougue d’un espoir prochain. « Valenciennes donne l’impression d’une ville morte. Certes, il y a le temps court avec une embellie pour l’image, mais aussi le temps long. Aujourd’hui, il y a une désaffection de notre centre ville, une insécurité dans tous les quartiers ». Les sujets de tension sont pléthoriques, le centre aquatique, le stationnement laissé au privé au 01 janvier 2026…, mais cette équipe reviendra ultérieurement sur ces points durs.

Ensuite, il prône l’étape suivante pour la ville centre, un moment concerté, partagé, avec la population à travers une « éthique, un projet par les Valenciennois, pour les Valenciennois. Nous voulons une transparence dans les prises de décisions. » C’est un peu ce comportement qui a conduit Isabelle Desoil a rejoindre, élue depuis 2014, puis adjointe depuis 2020 jusque 2022 du maire, la liste de Pascal Durieux afin de « retrouver une écoute, un dialogue pour décider ! »

« Un manque de respect institutionnel et envers la femme », Isabelle Desoil

Pour l’élue de l’opposition, la forme constitue déjà un argument fondamental dans son choix de rejoindre la liste de Pascal Durieux. « Il y a un manque de transparence dans la prise décision, elle est dédiée à petit cercle autour de Laurent Degallaix. Il y a de l’autoritarisme, des annexes manquantes comme pour la délibération sur le stationnement, etc. Globalement, il y a un manque de respect institutionnel et envers la femme », explique-t-elle. 

On se rappelle tous l’épisode « Café de Paris », même si au final la Team Brigitte connaîtra une belle réussite, à travers le flou d’un achat d’un fonds de commerce, emplacement, Licence IV, d’une négociation en amont en l’absence de candidatures ou pas, et d’une revente. Tout est dans l’opacité. Ce qui compte dans le voyage n’est pas que la destination pour les administrés, mais aussi l’itinéraire, car tout est flou même dans la réponse du commissaire priseur refusant de mentionner le nombre de candidats aux enchères, et non présents le jour « J ». C’était tellement plus simple une acquisition aux enchères, certes à plus que 50 000 euros remboursant de fait une dette sociale et fiscale évidente, et une installation réussie d’un indépendant de proximité. Cela résume presque la méthode Laurent Degallaix, le catimini permanent pour supprimer le soin à domicile où Natalie Lorette a appris en Conseil d’administration la suppression prochaine des services de soins et d’aides à domicile municipaux. Idem pour la fermeture du collège Eisen connue au hasard de la nouvelle carte scolaire, rebelotte pour l’école d’art publique, la polémique sur les salles de sport en pleine crise de l’énergie, etc.

C’est pourquoi, Isabelle Desoil annonce « une volonté de réouverture des aides à domicile municipale, une meilleure politique sur l’autonomie et l’inclusion,  mais également un renouveau de la dynamique économique locale. Nous sommes à 19% de chômeurs sur Valenciennes contre 7,1% au national (chiffres qui seront contestés). »

« La transition écologique n’est pas un sacrifice, mais une mesure de justice », Paul de Zorzi

Pour Paul de Zorzi, 31 ans, étudiant en science politique après un master sur Valenciennes, l’intelligence collective doit revenir au pouvoir : « Nous avons trois thématiques phares, la transition écologique, la sécurité et la démocratie. L’écologie doit être notre colonne vertébrale, la mobilité, l’éducation populaire, le volet alimentaire, la santé publique… La transition écologique n’est pas un sacrifice, mais une mesure de justice ! » 

Ensuite, sur la sécurité, le choix se porte d’abord « sur une Police Municipale véritablement de proximité. De plus, nous voulons mettre en place un service communal de prévention des violences intrafamiliales », explique-t-il. Bien sûr, le changement en la matière passera par une réflexion de fond sur le sujet. 

Enfin, la démocratie, comme évoquée plus tôt, revisitée dans la pratique, car c’est le comportement, presque autant que le fond, que fustige cette liste d’opposition. Loin est le temps d’un débat de haute volée sur le budget entre Dominique Riquet et Bernard Frimat, arguments écoutés et pertinents d’un banc à l’autre. Maintenant, c’est coupé de micro et une seule intervention sans réponse possible après l’intervention de l’édile, un conseil municipal non filmé avec un compte rendu succinct ! 

« pas des ennemis », Pascal Durieux

Pour conclure sur le paysage politique local avant cette échéance, Pascal Durieux explique que la liste d’union de la gauche gauche comme celle du Rassemblement National « sont des adversaires, pas des ennemis ! »

Très franchement, au XXième siècle, je n’ai pas le souvenir, dans une ville de plus de 10 000 habitants dans le Hainaut, d’une candidature où sa pesée électorale est impossible ! La liste emmenée par Pascal Durieux fera-t-elle moins de 5%, plus de 5%, plus de 10%, plus de 15%, plus de 20%, finira-t-elle en tête ou dernière à l’issue du 1er tour le 15 mars 2026, pas la moindre idée. Pascal Durieux, c’est le facteur X de cette Municipales 2026 sur la ville centre de l’arrondissement du Valenciennois et elle va surtout rebattre les cartes dans les grandes largeurs à l’occasion de cette campagne électorale. C’est pourquoi, la conclusion du candidat est logique : « C’est une candidature chamboule-tout et nous y allons pour gagner ! »

Daniel Carlier

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Chez les fous, derechef

4 novembre 2025 à 16:18
Où en est la psychiatrie française ? La grande inventivité thérapeutique et institutionnelle qui avait marqué les décennies d'après-guerre tend à s'estomper. De nouvelles logiques — scientistes, sécuritaires, comptables — s'imposent. Elles laminent le secteur et dégradent l'offre de soins. Au (…) / France, Médecine, Santé, Psychanalyse

« Oui », l'impossibilité d'un film

4 novembre 2025 à 15:31
Le protagoniste israélien de « Synonymes » (2019) s'exilait à Paris. Dans « Le Genou d'Ahed » (2021), un réalisateur tourmenté délaissait la préparation d'un film sur une militante palestinienne. Le musicien de « Oui » doit, lui, composer un hymne patriotique après le 7 octobre. Comment fuir (…) / Israël, Palestine, Cinéma

Gouverner à gauche au cœur du capital

4 novembre 2025 à 14:40
Ce mardi, New York élit son maire. Au-delà du scrutin local, c'est toute une recomposition politique que met en lumière la percée de M. Zohran Mamdani, socialiste, musulman, issu de l'immigration indienne, défenseur des droits de la Palestine... L'enjeu du scrutin, dont il est le favori selon la (…) / Élections, États-Unis, Politique, Inégalités, Ville

L'histoire chinoise à la moulinette

En 1945, aucun Européen n'ignorait le rôle joué par l'Union soviétique dans la victoire sur les nazis. Un long travail d'oblitération de l'histoire conduit désormais une partie de la population à penser que les États-Unis ont, seuls, sauvé le Vieux Continent. Un même phénomène de réécriture des (…) / Chine, Histoire

La constitution d’une liste, le grand défi des Municipales 2026

4 novembre 2025 à 05:40

Parfois, les chiffres valent mieux qu’un long discours. En 2008, la date limite d’un dépôt d’une liste était le 15 janvier 2008 pour un premier tour le 09 mars 2008, soit 53 jours (année bissextile) avant le 1er tour. En 2026, la date limite de dépôt d’une liste constituée (et valide) est le 26 février à 18h, soit seulement 17 jours avant le 1er tour. Oui, il y aura de nombreux trous dans la raquette tant dans la ruralité que dans les zones urbaines, voire périurbaines. Certes, le sortant pourrait bénéficier d’un certain matelas avec des élus de sa majorité municipale, mais somme toute un acquis très relatif selon la personnalité du candidat ou de la candidate au siège majoral. 

En effet, la capillarité entre la situation politique nationale et ces municipales est évidente. Durant ce mois de novembre jusqu’à Noël, il n’est pas impossible que les candidates et candidats de proximité lancent ou (re)lancent leur campagne de proximité, dans ce momentum décisif, en même temps qu’une censure pouvant intervenir chaque semaine, pas simple pour mener à bien un dialogue politique même de proximité. Bien sûr, les candidat.e.s putatifs vont évoquer le 100% local comme si le mot politique était incongru dans une élection de proximité. Cette pirouette n’abusera personne sauf pour les communes de moins de 1 000 habitants et encore. 

C’est pourquoi, dans certaines villes du Valenciennois, nous pourrions avoir des surprises entre les intentions démocratiques, déjà plus réduites, et les participant(e)s à ce scrutin sur la ligne de départ. En effet, sondage après sondage, la pratique politique désespère les françaises et les français tant sur la forme que sur le fond. Le copié/collé avec la future bataille municipale coule de source, la seule inconnue est le mode de réponse des électrices et des électeurs à cette respiration démocratique 2026.

Le money time, c’est maintenant !

Fort des éléments de temporalité ci-dessus, l’empreinte d’une candidature ne sera pas, ou plus, dans les dernières semaines, car les esprits seront déjà trop lassés par cette cacophonie nationale. Deux cas de figure, la dissolution avec une élection législative d’ici le mois de décembre 2025 ou une échéance municipale en mars 2026 totalement portée par les partis politiques dans la perspective de 2027. Les candidates et les candidats jureront que la politique locale n’explique en rien leur engagement politique national, affiché ou pas. Pour autant, les électrices et les électeurs pourraient faire le tri tant la pratique politique insupporte le citoyen lamba. Cette omnipotence bicéphale, politique et locale, va impacter ce scrutin comme jamais précédemment dans une élection au coin de la rue.

Evidemment, l’aura du maire sortant(e) comptera, sa capacité à fédérer par son empathie naturelle, sa main tendue sociale dans les moments clés, son dynamisme pour enrayer un déclin économique, sa gestion de l’insécurité, sans oublier les projets structurants, voire innovants… Par contre, l’habituelle rénovation des voiries dans les grandes largeurs la dernière année de mandat est totalement éculée, cela ne rapportera pas une voix dans la besace du sortant. Oui, nous sommes dans une nouvelle ère, plus exigeante sur le comportement du Premier magistrat à tous les niveaux, car l’anxiété et la colère généralisée est palpable. A ce titre, l’exemplarité parle plus aux citoyennes et citoyens, nous l’avons observé dernièrement au niveau national. Bien sûr, la seule arme dans une démocratie est le bulletin de vote et en aucun cas la violence verbale ou/et physique.

Tout de même, il ne faut pas balayer d’un revers de main les personnalités politiques, édiles sortants ou candidats de l’opposition, avec une procédure de justice en cours, donc sous l’épée de Damoclès d’une potentielle inéligibilité avec exécution immédiate, car cette situation pourrait donner quelques idées au numéro deux de la liste… et matière à réflexion dans le secret de l’isoloir !

Daniel Carlier

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