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11) Au-delà des nexus : Peut-on penser l'impensable? - YouTube

5 janvier 2026 à 22:38

Au-delà des Nexus : Peut-on Penser l'Impensable ?

D'après l'analyse de Bascar (Hypnomachie)

Introduction : Tolérance et Limites de la Pensée

Dans cette vidéo fondamentale, Bascar aborde trois thèmes qui s'entrecroisent : les tabous, le quotient intellectuel et Jacques Attali. L'objectif est de comprendre pourquoi certaines idées restent littéralement impensables pour la majorité des êtres humains, et comment cette limitation structure nos sociétés.

La plupart d'entre nous aimons nous sentir tolérants. Cette tolérance nous procure une bonne image de nous-mêmes. Mais à l'examen, cette tolérance a rapidement des limites. Les groupes sociaux possèdent eux aussi une forme de tolérance, et celle-ci a également des frontières précises. Lorsqu'on examine ces frontières de la tolérance d'un groupe social, on arrive rapidement vers ce que Bascar appelle les nexus.

I. Les Nexus : L'Impensable Structurant

Définition du Nexus

Un nexus, en psychologie sociale, désigne quelque chose qu'on ne peut pas penser. C'est littéralement inimaginable. Le nexus déclenche des réactions épidermiques, émotionnelles, plus ou moins violentes chez les individus, mais qui stoppent instantanément toute discussion et toute réflexion.

Ces nexus forment le socle des groupes sociaux. Il s'agit en fait d'aversions communes : « le nazisme, c'est pas bien », « la pédophilie, c'est vraiment nul ». On n'a même pas besoin de voir ce qu'il y a derrière ces mots pour que l'aversion soit déclenchée. Ce sont précisément ces aversions communes qui vont souder les groupes humains.

La Fonction des Nexus dans les Groupes

Comme on l'apprend en psychologie des foules et en psychologie sociale, on n'est jamais autant soudés que quand on hait en commun. En fait, le groupe est d'autant plus cohésif qu'il existe « une partie entière du réel qu'on est tous d'accord pour ne pas aller voir ».

C'est tout le propos d'Hypnomachie : conscientiser cet état de fait et proposer des exercices et un substrat théorique pour pouvoir « aller voir sous le tapis » ce que le groupe social essaye de planquer. Car ce n'est pas parce qu'on appartient à un groupe social qu'on est obligé d'en adopter les tabous.

Variabilité des Nexus

Les nexus varient selon les milieux sociaux. Par exemple : l'avortement, la peine de mort. Ce sont des notions qui, dans certains milieux, sont tellement acquises (« c'est bien » / « c'est pas bien ») qu'on n'a même pas à discuter. C'est « simplement hors de propos qu'on vote et qu'on discute là-dessus ».

II. Les Sommets Secrets : Davos et Bilderberg

Pourquoi le Secret ?

C'est pour éviter ce genre de limitations à penser qu'un certain nombre de dirigeants se réunissent régulièrement, plusieurs fois par an, dans des sommets. Bascar mentionne :

  • Le Forum de Davos
  • Le Groupe Bilderberg, qui réunit des politiciens, des chefs religieux, des dirigeants de multinationales et d'autres personnes influentes (parfois des journalistes)

Ces personnes se réunissent ensemble régulièrement pour décider, dans une certaine mesure, de l'avenir — votre avenir, notre avenir.

La plupart du temps, il y a des réunions publiques qui peuvent être retransmises à la télévision. Mais il y a aussi des sommets privés, généralement tenus dans des lieux secrets, totalement interdits aux médias.

La Raison Fondamentale

Bascar précise qu'il n'aborde pas cette problématique sous l'angle des théories du complot (il renvoie à une autre vidéo pour cela). La raison du secret est plus structurelle : c'est à cause de ces nexus que les dirigeants ne peuvent pas se permettre de réfléchir et de débattre en toute transparence sur des thèmes qui sont problématiques pour l'avenir de l'humanité, tels que :

  • La surpopulation
  • La distribution des ressources

S'ils le faisaient en toute transparence à la télévision à 20h ou 22h, cela voudrait dire qu'ils devraient réfléchir uniquement dans le cadre de ce qui est admis par la socio-culture du moment.

Le Problème de l'Homme de Demain vs. les Tabous d'Aujourd'hui

Or, à l'intérieur de ce cadre socio-culturel, des problèmes comme la surpopulation mondiale ne peuvent pas être résolus. C'est-à-dire qu'ils doivent inventer le monde de demain, mais en respectant les tabous de l'homme d'aujourd'hui. C'est une contradiction fondamentale.

Ce sont ces différences de conception qui font qu'ils choisissent « très naturellement » de se réunir dans des hôtels ou dans des grands centres où les lieux sont cachés, dissimulés, et où l'accès est totalement interdit aux médias. Ils vont ainsi s'autoriser, l'espace d'un temps de réflexion, à penser hors de ce qui est socialement acceptable pour l'homme de la rue.

Position de Bascar

Bascar précise qu'il ne s'agit pas pour lui de dire « pauvres dirigeants, on les comprend pas ». Il ne prend pas position sur leur légitimité ou leur moralité (franc-maçons, Illuminati, etc.). Il se contente simplement d'expliquer ce qui fait que ces sommets sont cachés et que leur contenu ne peut pas être trouvé en libre accès.

III. L'Exemple de la Famine : Système 1 vs. Système 2

L'Exemple Concret

Bascar prend l'exemple d'une image qui circule sur Facebook : on voit un petit Africain penché dans de l'eau croupie, avec le texte : « Quand on pense qu'il suffirait de prendre 5% du budget d'armement pour éradiquer toute la famine sur terre ».

Ça semble logique. L'homme de la rue, avec son système rapide (système 1), son cerveau limbique, se dit : « Quelqu'un qui meurt de faim, c'est horrible. » Et c'est vrai, c'est horrible. Si on voit quelqu'un mourir de faim, on va probablement lui donner quelque chose à manger.

La Vision à Long Terme

Mais si on utilise son système lent (système 2), son néocortex, on se dit : « Attends, réfléchis. » Si jamais on organise une aide humanitaire massive en prenant sur le budget mondial de l'armée (ou toute autre dépense qui pourrait paraître superflue), voici les conséquences :

  1. Ces personnes qui meurent de faim vont avoir à manger.
  2. Elles vont se reproduire.
  3. Dix ou quinze ans après, on va rapidement se retrouver non pas avec un milliard de personnes qui ont faim, mais avec trois milliards.

En fait, on ne résout pas le problème.

La Vision Grand-Angle

C'est justement cette « vision avec du recul », ce « grand-angle », cette « pondération » et cette « vision globale des choses » que les dirigeants essayent d'avoir. Qu'on les considère comme faisant partie d'une lignée des Illuminati manipulateurs ou comme de gentilles personnes, Bascar ne rentre pas dans ce débat.

Le fait est que « quand bien même ce seraient des chefs bienveillants », ils ont un vrai problème de gestion des ressources : il y a toujours plus de monde sur cette planète, et il faut produire assez de nourriture. C'est un défi pour l'avenir.

Ils essayent d'avoir cette vision « grand temps », de ne pas se faire aveugler par le système rapide, d'utiliser leur voie lente. Pour cela, ils se réunissent en se disant : « On n'a pas pensé là-bas, parce qu'il y a des nexus, mais si on allait quand même voir, peut-être qu'il y aurait une solution. »

Ne Pas S'Interdire de Penser

Bascar conclut : face à ces défis globaux planétaires, ne pas se permettre de penser hors du carcan socio-culturel, c'est perdre littéralement de l'information. Si on veut vraiment se donner tous les moyens de résoudre ce type de problème, on n'a pas le choix : il faut penser hors des sentiers battus, hors de ce que nous interdit la socio-culture.

IV. L'Exemple de Jacques Attali : Euthanasier les Plus de 70 Ans

La Proposition Controversée

Bascar cite l'exemple d'un habitué de ce genre de sommets : Jacques Attali. À une époque, Attali avait proposé qu'on pourrait peut-être euthanasier toutes les personnes de plus de 70 ans.

Naturellement, cela avait fait un tollé monstrueux, car cela ne respecte absolument pas le socle de notre socio-culture avec sa notion de respect des aînés. Certains journalistes lui avaient renvoyé ça à la figure quand il avait eu 70 ans : « Alors Jacques, quand est-ce que tu te suicides pour être en cohérence avec tes idées ? »

L'Intérêt du Brainstorming

Ce qui semble intéressant à Bascar, ce n'est pas de cautionner l'idée, mais simplement de s'autoriser à pouvoir au moins émettre des hypothèses, comme quand on fait un brainstorming : on balance toutes les idées, on regarde ensuite les bonnes, mais au moins on s'autorise à pouvoir le penser.

C'est vrai que ce n'est pas simple pour l'homme de la rue de se dire : « Tiens, j'ai une idée. Pour résoudre la faim dans le monde, on pourrait balancer des bombes nucléaires et tous les tuer. » Évidemment, ce n'est pas une bonne idée. Mais c'est important de s'autoriser à penser les choses, parce que si on s'autorise à penser avec cette liberté intérieure, il y a beaucoup plus de chances d'avoir :

  • Des idées novatrices
  • Des idées décalées
  • Des idées intégrales

Ces idées peuvent jaillir et apporter une solution globale pour le bénéfice de la vie dans son ensemble.

V. Les Rituels Pédophiles dans les Sociétés Secrètes

Un Nexus Absolu

C'est « beaucoup moins drôle », prévient Bascar, mais c'est aussi pour ces raisons qu'on retrouve dans certaines sociétés secrètes des pratiques pédophiles.

Il prend le temps de bien articuler le mot « pédophiles », car « quand on dit pédophiles », on sent immédiatement le nexus s'activer. On n'a pas envie d'entendre quelqu'un qui nous parle de ça. C'est un thème hyper clivant, hyper polarisant. Le gars qui dit ça, « on l'attend au tournant », on a envie de le bannir de la communauté. Dès qu'on sent ça, on sent une expulsion imminente.

La Fonction Initiatique

C'est pour cette raison qu'il y a, dans ces sociétés secrètes, parfois des rituels pédophiles dont le but est précisément :

  • D'enseigner
  • D'entraîner les membres à « péter un câble »
  • De réussir à penser le monde hors de la socio-culture et du carcan de l'homme de la rue

Bascar insiste : « Naturellement, je le redis, parce qu'il y a toujours une personne pour dire 'oh là là, on ne cautionne pas les pratiques pédophiles'. » Mais son but n'est ni de se placer en termes de bien ou mal, ni de cautionner. Son but est d'expliquer pourquoi on retrouve des meetings secrets dans des hôtels de luxe avec ce type de pratiques.

La Cohérence d'Ensemble

Il y a une cohérence d'ensemble qui est d'entraîner le cerveau à se libérer du carcan qui constitue le socle de la société.

Bascar poursuit : « Il faut bien se rendre compte que nous ne sommes pas tous égaux dans notre capacité à pouvoir penser la réalité de ce que peuvent faire certains êtres humains en termes d'actes de barbarie, de cruauté ou de choses comme ça. »

Il y a une préparation psychologique qui permet au système nerveux de dire : « OK, d'accord, je peux voir quelqu'un se faire tuer, OK, je peux voir ça. » Parce qu'il y a des choses dans le réel qui vont faire vomir au moins une personne sur deux si elle n'est pas préparée.

Le Mécanisme de Protection

Tant qu'on n'est pas préparé à ça, il y a des choses que le cerveau, pour se protéger, laisse dans le domaine de l'impensable.

C'est un peu comme si on prenait quelqu'un avec un QI de 40 et qu'on lui donnait des cours de physique nucléaire : il ne va pas réussir à le penser, « il y a trop de briques qui manquent ».

On n'aime pas beaucoup se rendre compte qu'il y a des choses qu'on n'arrive pas à penser, qui nous dépassent, qui sont trop complexes pour nous. D'ailleurs, en général, on oublie consciencieusement. C'est le signe que notre cerveau n'est pas à l'aise avec ça. Ça nous oblige à penser l'impensable, et donc il « mouline », il n'y arrive pas, donc il préfère oublier. C'est une façon de se protéger, de sauvegarder l'estime de soi.

VI. Le Quotient Intellectuel et la Communication

Le QI : Un Indicateur Robuste

Bascar aborde alors la notion de quotient intellectuel. Il précise que le QI n'est pas un synonyme de l'intelligence. Néanmoins, malgré le fait qu'il existe des intelligences multiples, ça reste un indicateur scientifiquement robuste.

Des psychologues ont déterminé qu'à partir de 30 points d'écart de QI entre deux personnes, on empêche une communication authentique, une communication du cœur. « Ça, c'est terrible », note Bascar.

Le QI Moyen par Profession

C'est très intéressant si on met cela en parallèle avec la communication de nos dirigeants dans les sommets de Davos. On peut penser que ce sont des personnes très intelligentes. En effet, ce sont des hommes politiques de premier plan, des chefs d'entreprise, des gens qui ont réussi d'après les standards de notre société.

Mais si on regarde de plus près, c'est un peu plus complexe. Des psychologues ont analysé le QI moyen par profession :

  • Métiers manuels (artisans, garagistes, plombiers, etc.) : QI moyen entre 95 et 97
  • Médecins : très rare de réussir à être médecin avec moins de 110-115. Statistiquement, les médecins diplômés ont un QI significativement plus haut.
  • Dirigeants (hommes politiques de premier plan, multinationales, etc.) : QI généralement entre 115 et 130, parfois plus.

La Barrière de Communication

Cela veut dire que quand ces dirigeants vont commencer à aborder certains thèmes et à penser certaines choses, « l'homme de la rue », notamment les classes les plus populaires, « ne vont plus réussir à les suivre ».

C'est aussi pour ça qu'ils doivent se mettre dans des formes de huis clos : la communication n'est plus possible. L'individu avec 85 de QI va se dire : « Pourquoi il fait ça ? Je n'y arrive pas. » Pour lui, c'est simple : « Il y a qu'à faire quelque chose et puis c'est tout. »

Pour reprendre l'exemple de la famine : « Quelqu'un meurt de faim ? Il y a qu'à le nourrir, et puis c'est tout. » Il y a un problème de communication. Ils ne voient pas la complexité.

VII. Le Paradoxe des Très Hauts QI

Une Découverte Contre-Intuitive

Ce qui est « extrêmement intéressant », poursuit Bascar, c'est qu'on se rend compte que dans les populations intellectuellement supérieures (QI supérieur à celui des médecins), effectivement, à 120, 130, il y en a de plus en plus.

Mais fatalement, on se rend compte qu'autour de 130-135, la demande commence à redescendre. C'est-à-dire qu'il y a plus de chirurgiens avec un QI de 128 que de chirurgiens avec un QI de 140. C'est totalement contre-intuitif.

L'Exode des Très Hauts QI

Qu'est-ce que ça veut dire ? Cela veut dire que plus le QI monte, quand on arrive à 150, en fait 97% des personnes qui ont plus de 150 de QI ne font pas un métier de catégories socioprofessionnelles « plus ».

En d'autres termes, quand on arrive sur les très hauts QI, les personnes vraiment incroyablement brillantes ne sont plus insérées dans le système traditionnel (université, validation des degrés, etc.).

Bien sûr, en moyenne, vous avez des profs d'université avec 150 de QI. Mais une large partie des personnes qui ont 150-160 de QI « sont des espèces d'électrons libres » hors système, qui « font plus ou moins leur truc ».

Les Conséquences en Termes de Communication

C'est très intéressant, car si on se rappelle de la règle des 30 points de QI :

  • Quelqu'un qui a 140 de QI peut avoir des relations d'intimité, de cœur à cœur, avec 25% de la population.
  • Pour quelqu'un qui a 150 de QI, c'est une personne sur 10.
  • Quand vous arrivez à 160 de QI, c'est une personne sur 100.

Le Gâchis des Ressources Humaines

Cela veut dire qu'il y a actuellement dans l'humanité des êtres humains avec un niveau de culture, d'intelligence et d'éducation incroyable, probablement si élevé que « ni vous ni moi n'arrivons même à concevoir tellement ils sont intelligents », au-delà de notre capacité.

Ces personnes auraient donc énormément à apporter au collectif en termes de résolution des problématiques globales, de gestion des ressources, de faim dans le monde, etc. Et ils ne font pas partie de ces cercles de dirigeants. Ce sont de purs « électrons libres ».

Bascar trouve qu'il y a là « quelque chose de fondamental et fondamentalement intéressant à penser, à créer et à mettre en œuvre », parce qu'il y a de la ressource positive de première qualité qui est totalement sous-exploitée par l'humanité, alors que nous avons bel et bien des problèmes qui nécessiteraient cette intelligence.

VIII. L'Exemple de François Roddier : Pensée Transdisciplinaire

Conseil de Lecture

Pour donner un exemple de ce type de pensée, Bascar recommande (« je n'ai aucune idée du QI de monsieur François Roddier ») le livre « Thermodynamique de l'Évolution » de François Roddier.

C'est un bouquin « très simple, très intelligent », une espèce de synthèse autour des lois de la systémique et de la thermodynamique. Il parle de :

  • Biologie
  • Physique
  • Politique
  • Économie

Il fournit une grille de lecture transdisciplinaire, simple, scientifiquement sourcée. Si vous avez envie d'approfondir ces thèmes, Bascar le recommande « très, très chaleureusement ».

L'Archétype d'une Pensée Révolutionnaire

Pour lui, c'est l'archétype du genre de pensée qui pourrait révolutionner facilement les grands problèmes de l'humanité, sans avoir forcément à passer par l'élitisme des gens de Davos et de ce genre de sommets, tout en respectant l'intelligence.

IX. Conclusion : Utiliser les Ressources Disponibles

Bascar conclut en espérant que cette vidéo a plu. Il avait envie d'aborder le thème de l'impensable, de la difficulté à penser.

Il espère qu'on a bien compris qu'il ne parle pas forcément de faire une « QI-cratie » (gouvernement par les plus intelligents), ou quelque chose comme ça. Il parle simplement d'essayer d'utiliser au mieux les ressources disponibles par l'humanité, pour l'humanité.

Invitation au Dialogue

Il invite à :

  • Soutenir Hypnomachie via le compte Tipeee
  • Discuter dans les commentaires ou sur la page Facebook
  • Laisser un pouce vert (ou rouge, selon le réseau social)

Glossaire des Termes Complexes

Nexus

Concept issu de la psychologie sociale désignant ce qui ne peut pas être pensé par un groupe ou un individu. Le nexus est littéralement impensable et déclenche des réactions épidermiques, émotionnelles, qui stoppent instantanément toute discussion ou réflexion. Les nexus forment le socle des groupes sociaux par le biais d'aversions communes (exemple : « le nazisme, c'est mal »). Un groupe est d'autant plus cohésif qu'il partage des nexus, c'est-à-dire des zones du réel qu'on est tous d'accord pour ne pas aller voir.

Socio-culture (ou Socioculturel)

Ensemble des normes, valeurs, croyances et pratiques partagées par une société ou un groupe social à un moment donné. Le cadre socio-culturel définit ce qui est acceptable, pensable, discutable, et ce qui ne l'est pas (les nexus).

Système 1 / Système 2

Distinction issue de la psychologie cognitive (popularisée par Daniel Kahneman, Prix Nobel d'économie) :

  • Système 1 (voie rapide) : Pensée automatique, rapide, émotionnelle, intuitive. Siège dans le cerveau limbique. Fonctionne par agréable/désagréable, ami/ennemi. Permet des réactions immédiates de survie, mais manque de recul.
  • Système 2 (voie lente) : Pensée réflexive, lente, analytique, rationnelle. Siège dans le néocortex. Permet la planification, l'abstraction, la vision à long terme, mais demande un effort conscient.

Cerveau Limbique

Partie ancienne du cerveau (partagée avec les mammifères), siège des émotions, de la mémoire émotionnelle et des réflexes de survie. Fonctionne en mode binaire : agréable/désagréable, danger/sécurité. Réagit rapidement mais sans nuance.

Néocortex

Partie la plus récente du cerveau humain (d'un point de vue évolutif), siège de la pensée abstraite, du raisonnement logique, du langage complexe, de la planification à long terme. Permet une vision « grand-angle » et une pondération des conséquences.

Quotient Intellectuel (QI)

Mesure standardisée de l'intelligence cognitive, obtenue par des tests psychométriques. Bien qu'il ne mesure pas toutes les formes d'intelligence (Gardner parle d'intelligences multiples : logico-mathématique, linguistique, interpersonnelle, intrapersonnelle, musicale, kinesthésique, spatiale, naturaliste), le QI reste un indicateur statistiquement robuste de certaines capacités cognitives (logique, abstraction, mémoire de travail, vitesse de traitement).

Règle des 30 Points de QI

Règle empirique issue de la psychologie : un écart de 30 points de QI ou plus entre deux personnes empêche une communication authentique, une communication « du cœur à cœur ». Les deux individus ne peuvent plus vraiment se comprendre intuitivement, car leurs modes de pensée, leur niveau d'abstraction et leur vitesse de traitement sont trop différents.

QI-cratie

Néologisme formé par Bascar (par analogie avec « démocratie », « aristocratie », etc.) désignant un système de gouvernement où le pouvoir serait détenu ou confié aux personnes ayant le QI le plus élevé. Bascar précise qu'il ne prône pas ce système, mais simplement une meilleure utilisation des ressources intellectuelles disponibles.

Électron Libre

Métaphore désignant une personne qui n'est pas insérée dans les structures institutionnelles traditionnelles (université, entreprise, administration). Elle fonctionne de manière autonome, indépendante, souvent en marge du système. Selon Bascar, la majorité des personnes ayant un très haut QI (150+) deviennent des électrons libres plutôt que d'intégrer les cercles dirigeants.

Sommets de Davos

Réunion annuelle du Forum économique mondial (World Economic Forum) qui se tient à Davos, en Suisse. Y participent des dirigeants politiques, des chefs d'entreprise, des économistes, des journalistes et des intellectuels. Les discussions portent sur les grands enjeux économiques, politiques et sociaux mondiaux. Certaines sessions sont publiques, d'autres se tiennent à huis clos.

Groupe Bilderberg

Conférence annuelle informelle et privée réunissant environ 120 à 150 personnalités influentes (politiciens, chefs d'entreprise, banquiers, intellectuels, journalistes) d'Amérique du Nord et d'Europe. Créé en 1954, le groupe tire son nom de l'hôtel Bilderberg aux Pays-Bas où s'est tenue la première réunion. Les discussions sont strictement confidentielles (règle de Chatham House), ce qui alimente de nombreuses théories du complot.

Huis Clos

Expression française désignant une réunion, un débat ou une discussion qui se tient à portes fermées, sans accès du public ni des médias. Par extension, désigne une situation où un groupe restreint peut parler librement sans craindre le jugement extérieur.

Brainstorming

Technique de créativité collective où les participants sont invités à proposer toutes les idées qui leur viennent, sans jugement ni censure dans un premier temps. L'objectif est de maximiser la quantité d'idées pour ensuite les évaluer et sélectionner les meilleures. Le principe est de suspendre le jugement pour libérer la créativité.

Sociétés Secrètes

Organisations dont l'existence, les membres, les activités ou les doctrines sont partiellement ou totalement cachés au grand public. Exemples historiques : franc-maçonnerie, Rose-Croix, Skull and Bones, etc. Ces sociétés pratiquent souvent des rituels initiatiques visant à transformer psychologiquement leurs membres.

Rituel Initiatique

Cérémonie codifiée visant à faire passer un individu d'un statut à un autre (profane → initié, apprenti → compagnon, etc.). Les rituels initiatiques comportent souvent des épreuves physiques ou psychologiques destinées à transformer la conscience de l'initié, à lui faire franchir des seuils mentaux, à dépasser des peurs ou des tabous.

Préparation Psychologique

Processus par lequel le système nerveux et la psyché d'un individu sont progressivement habitués à des stimuli qui, sans cette préparation, seraient insupportables (violence, mort, transgressions morales, etc.). Cette préparation permet d'élargir le champ de ce qui peut être « pensé » et « vécu » sans effondrement psychique.

Thermodynamique de l'Évolution

Ouvrage de François Roddier, astrophysicien français, qui applique les principes de la thermodynamique et de la systémique à l'évolution biologique, sociale et économique. Roddier propose une grille de lecture transdisciplinaire montrant comment les mêmes lois physiques (dissipation d'énergie, auto-organisation, maximisation de l'entropie) s'appliquent aux systèmes vivants, aux sociétés humaines et aux économies.

Systémique

Approche scientifique qui étudie les systèmes dans leur globalité, en mettant l'accent sur les relations et interactions entre les éléments plutôt que sur les éléments eux-mêmes. La pensée systémique s'oppose au réductionnisme. Elle est particulièrement utile pour comprendre des phénomènes complexes (écosystèmes, sociétés, économies).

Transdisciplinaire

Qui transcende les frontières des disciplines traditionnelles (biologie, physique, sociologie, économie, etc.) pour proposer une vision unifiée ou une grille de lecture commune applicable à plusieurs domaines. La thermodynamique de l'évolution de Roddier est un exemple de pensée transdisciplinaire.

Pensée Intégrale

Concept issu de la philosophie intégrale (Ken Wilber notamment), désignant une pensée qui intègre plusieurs niveaux de réalité, plusieurs perspectives, plusieurs paradigmes, sans les exclure ni les hiérarchiser de manière rigide. C'est une pensée « grand-angle » qui cherche à embrasser la complexité sans la réduire.

Tolérance

Capacité à accepter, supporter ou respecter des idées, des comportements ou des personnes différents de soi. Cependant, comme le souligne Bascar, toute tolérance a des limites, définies précisément par les nexus du groupe auquel on appartient. On tolère beaucoup de choses, mais certaines restent absolument intolérables et impensables.

Psychologie des Foules

Branche de la psychologie sociale qui étudie le comportement des groupes et des masses. Gustave Le Bon, auteur de La Psychologie des Foules (1895), a montré que les individus, lorsqu'ils sont en groupe, adoptent des comportements différents de ceux qu'ils auraient seuls : régression intellectuelle, suggestibilité accrue, contagion émotionnelle, irresponsabilité (dilution de la responsabilité individuelle).

Psychologie Sociale

Discipline scientifique qui étudie comment les pensées, les sentiments et les comportements des individus sont influencés par la présence réelle, imaginée ou implicite d'autrui. Elle s'intéresse aux normes sociales, aux attitudes, aux préjugés, à la conformité, à l'obéissance, aux relations intergroupes, etc.

Jacques Attali

Économiste, écrivain et conseiller politique français, né en 1943. Conseiller spécial du président François Mitterrand de 1981 à 1991, fondateur et premier président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Figure influente participant régulièrement à des forums internationaux comme Davos. Connu pour ses analyses prospectives et ses propositions parfois controversées.

Euthanasie

Action de provoquer délibérément la mort d'une personne atteinte d'une maladie incurable ou d'une souffrance insupportable, dans le but de mettre fin à ses souffrances. L'euthanasie est un nexus majeur dans de nombreuses sociétés, déclenchant des débats passionnés. L'idée d'une euthanasie des personnes âgées pour des raisons économiques ou démographiques (comme évoquée par Attali dans un contexte prospectif) est un nexus absolu pour la plupart des gens.

Vision Grand-Angle

Métaphore empruntée à la photographie : capacité à voir une situation dans son ensemble, avec du recul, en prenant en compte les multiples facteurs et les conséquences à long terme. S'oppose à la vision « tunnel » ou myope, qui ne voit que l'immédiat et le proche.

L'Homme de la Rue

Expression désignant le citoyen moyen, la personne ordinaire, par opposition aux élites, aux experts ou aux dirigeants. « L'homme de la rue » représente le sens commun, les réflexes du système 1, les opinions majoritaires et les nexus sociaux dominants.


Note finale : Cette vidéo de Bascar invite à une réflexion radicale sur les limites de notre pensée collective. Les nexus ne sont pas de simples tabous moraux : ce sont des zones aveugles structurelles qui nous empêchent de penser certaines solutions à des problèmes globaux. Bascar ne prône ni l'amoralité ni l'élitisme, mais une conscientisation de ces mécanismes et une meilleure utilisation des ressources intellectuelles disponibles. Le véritable enjeu n'est pas de « penser l'impensable » pour choquer, mais de libérer l'intelligence collective des carcans qui l'entravent, afin de résoudre les défis planétaires qui nous attendent.
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Disposer d’une « généalogie » des modèles d’IA ouverts favoriserait-il l’exercice des droits RGPD ?

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La base de données sous-jacente est en accès libre. Mise à jour quotidiennement, elle contient des éléments fournis la plupart du temps de manière déclarative par les entités qui publient les modèles – et les datasets. On en retrouve déjà le contenu à plusieurs niveaux de l’explorateur Hugging Face, dont des arborescences sur les pages des modèles.

arborescence Ministral 3 3B Instruct

Deux visualisations et un mode « expert »

Sur ce socle (plus exactement sur la base de données telle qu’elle était au 1er septembre 2025), la CNIL a structuré un graphe de connaissances. Elle y distingue cinq types d’entités : modèles, datasets, personnes, organisations et utilisateurs (qui sont soit une personne, soit une organisation).

L’outil n’affiche pas immédiatement le graphe. Il fournit d’abord quelques indicateurs à propos du modèle recherché (sa date de publication et la tâche qu’il remplit, ainsi que le nombre de téléchargements, de citations et de mentions « j’aime »), puis présente les parents et les enfants importants, en priorisant ceux qui ont le plus de citations, puis de téléchargements.

Perplexity AI R1

arbre généalogique Perplexity AI R1

Un mode « recherche experte » permet de filtrer le graphe (types de nœuds, types de relations) et de le télécharger.

mode expert

Hugging Face invité à permettre une meilleure identification des responsables de publication

On est censé pouvoir trouver un modèle en recherchant son nom ou l’identifiant de son repo. Dans la pratique, seule cette dernière option apparaît produire des résultats. La saisie semi-automatique accuse une certaine latence (plusieurs secondes) et des erreurs surviennent parfois.

erreur outil Cnil

La CNIL envisage une fonctionnalité d’envoi automatisé de requête à tous les modèles suspectés. L’analyse de leurs réponses permettrait théoriquement de déterminer lesquels régurgitent des données personnelles.
Un formulaire pourrait ensuite permettre de contacter les auteurs des modèles problématiques. Une évolution de la plate-forme Hugging Face pourrait toutefois être nécessaire pour une meilleure identification des responsables de publication, suggère la commission…

À consulter en complément :

L’IA générative peut-elle vraiment « désapprendre » ?
IA et RGPD : la CNIL boucle son corpus de fiches pratiques
De France Travail à la RATP, les leçons du « bac à sable » IA de la CNIL

Illustration générée par IA

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3 Milliards de dollars ! C’est ce que rapporte déjà l’App mobile ChatGPT à OpenAI

5 janvier 2026 à 16:31

ChatGPT n’est plus seulement une boîte de dialogue, c’est un guichet universel. Avant même qu’OpenAI ne lance son App Store et les capacités agentiques d’achats en ligne, la version mobile de ChatGPT lui a déjà rapporté 3 milliards de dollars et inaugure une nouvelle ère Web. Les dépenses utilisateurs sur ChatGPT confirme le rapide basculement […]

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Comment Michelin a modernisé la gestion de ses licences Microsoft

5 janvier 2026 à 10:18

Une licence vous manque… et aucune autre ne peut être assignée.

Michelin s’est trouvé dans cette situation avec les logiciels Microsoft. En toile de fond, la mise en place d’un nouveau processus d’attribution des licences, basé sur des groupes Active Directory.

À l’origine, un système d’attribution directe

Lorsque l’entreprise avait adopté Office 365 il y a une dizaine d’années, l’attribution était directe, via le centre d’administration ou via des scripts PowerShell. Elle reposait sur des bundles de licences correspondant à des profils de travailleurs.

Pour stocker ces profils, il fut décidé d’exploiter les attributs d’extension d’Active Directory – sinon utilisés notamment pour la synchronisation de boîtes Exchange locales. Ces attributs étaient synchronisés vers Azure Active Directory.
Le script principal, exécuté sur site de manière périodique, détectait les nouveaux utilisateurs, lisait les attributs associés et assignait les licences correspondantes.

Dans le cadre des recrutements, les attributs étaient définis par les systèmes RH, dans AD (initialement de façon indirecte, en passant par l’annuaire interne). Dans les autres cas (freelances, mobilité interne, comptes spécifiques…), ils l’étaient via un portail de provisionnement interne.

Ce système présentait des limites. Parmi elles, la complexification progressive du script principal (ajout/modification de profils, altération de la logique métier sous-jacente). Par ailleurs, ce dernier étant planifié et non orienté événements, il existait toujours un décalage vis-à-vis des outils amont, amplifié par l’intervalle de synchronisation de 30 minutes d’AAD Connect.

Cette approche n’empêchait plus globalement pas les admins d’attribuer n’importe quelle licence à un utilisateur, au-delà ce celles dont il était censé bénéficier.

L’approche basée sur les groupes, concrétisée en deux temps

Dans ce contexte, Michelin a entrepris de basculer vers une approche basée sur les groupes, à l’échelle de son locataire (aujourd’hui quelque 120 000 sièges). Il en faisait déjà usage pour quelques services comme Copilot.

L’idée initiale était de créer un groupe dynamique dans AAD pour chaque profil. Le groupe « Knowledge Worker », par exemple, serait défini par la formule (user.extensionAttribute13 – eq « Knowledge Worker »). Chaque groupe se verrait ensuite assigner les licences correspondant au profil. L’ensemble pourrait alors remplacer progressivement les licences assignées directement.

Quelques jours après la mise en production, il fut constaté que l’absence d’un type de licence suffisait à bloquer l’attribution des autres au sein d’un groupe. Un problème non identifié lors des tests… et non documenté, à la connaissance de Michelin.

L’approche « un groupe par profil » fut par conséquent abandonnée, au profit d’un système plus modulaire associant un groupe à chaque combinaison « profil(s) + type de licence ».
Chaque groupe comprend donc une licence et l’ensemble des profils censés en bénéficier. Par exemple, GP-AAD-USR-LICENSE-E1_SDFA, qui associe les profils « Standard » (SD) et « Functional Account » (FA) à la licence Office 365 E1.

Dix profils ont été définis :

Profils Licences
Production Machine Microsoft 365 F1
EMS E3
Defender for Endpoint P2
Production Worker Microsoft 365 F3
Defender for Endpoint P2
Light Knowledge Worker Office 365 E1
EMS E3
Defender for Endpoint P2
SharePoint Online Plan 2
Office 365 DLP
Windows 10/11 Enterprise E3
Audioconférence Teams
Standard Office 365 E1
Functional Account Office 365 E1
Knowledge Worker Microsoft 365 E3
Defender for Endpoint P2
Audioconférence Teams
E3 Subsidiary Office 365 E3
E1 Subsidiary Office 365 E1
VDI External Application EMS E3
Windows 10/11 Enterprise E3
VDI External Desktop EMS E3
Windows 10/11 Enterprise E3
Defender for Endpoint P2

L’ensemble est en production depuis quelques mois. Reste à traiter certains cas problématiques comme les comptes cloud-only.

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BitLocker bientôt dopé à l’accélération matérielle

2 janvier 2026 à 14:18

La techno est prête, ne manquent plus que des SoC compatibles : officiellement, on en est là avec l’accélération hardware pour BitLocker.

Cette fonctionnalité est intégrée dans Windows 11 25H2 (déployé depuis octobre) et 24H2 (avec la mise à jour de septembre). D’une part, elle décharge le CPU des opérations cryptographiques en les confiant à un moteur annexe dédié. De l’autre, elle permet, sur le même principe que les HSM, de générer, d’encapsuler et d’utiliser les clés de chiffrement en bloc dans une enclave matérielle – ce qui réduit leur exposition en RAM.

BitLocker accélération matérielle vs logiciel

Des SoC Intel pour commencer

Les premières puces à prendre en charge l’accélération matérielle pour BitLocker sont les Core Ultra Series 3 (Panther Lake), qu’Intel devrait lancer au CES (5-9 janvier).

L’algorithme XTS-AES-256 sera utilisé par défaut. Sur les configurations compatibles, si un utilisateur ou un script spécifie un algo ou une taille de clé non géré, BitLocker basculera vers l’implémentation logicielle. Microsoft entend modifier ce comportement au printemps en augmentant automatiquement la taille de clé si nécessaire.

Au-delà de la sécurité, le mécanisme est censé améliorer les performances. En particulier sur les disques NVMe, qui atteignent désormais des débits tels que l’empreinte CPU des opérations cryptographiques peut devenir perceptible.

Dans ses propres tests – évidemment effectués en « configuration idéale » -, Microsoft a plus que doublé les débits en lecture et en écriture en activant l’accélération matérielle pour BitLocker. Il affirme également avoir économisé, en moyenne, 70 % de cycles CPU.

À consulter en complément :

SaaS et chiffrement : Microsoft 365 ciblé par un appel à la vigilance
Windows 11 : l’étau se resserre sur les comptes locaux
Agent 365 : après l’orchestration, Microsoft promet l’encadrement de l’IA agentique

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10 articles à lire pour préparer 2026

23 décembre 2025 à 11:31

Cloud

> VMware exclut l’UE de la marche forcée vers VCF
VMware franchit un nouveau cap dans le resserrement de son offre autour de VCF, mais fait – jusqu’à nouvel ordre – une exception pour l’UE.

A lire ici 

> Panne Cloudflare : ce qui s’est passé dans le système anti-bots
La panne chez Cloudflare a été déclenchée par une erreur de configuration dans une base de données alimentant le système de gestion des bots.
A lire ici 

Data & IA

> L’Agentic AI Foundation veut imposer les standards de l’IA autonome
OpenAI, Anthropic et Block s’allient au sein de l’Agentic AI Foundation (AAIF), pour éviter la fragmentation d’un marché stratégique. Plusieurs poids lourds de l’IT participent à l’initiative.
A lire ici

> Stratégie IA : la France en tête du peloton européen…mais loin du compte
Le rapport de la Cour des comptes révèle les failles d’une stratégie nationale sur IA, ambitieuse mais sous-financée.
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> AI Safety Index 2025 : un bilan inquiétant de la sécurité de l’IA
Le Future of Life Institute tire la sonnette d’alarme : aucune des huit grandes entreprises d’IA évaluées n’obtient une note satisfaisante en matière de sécurité.
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 Cybersécurité

> Comment le Shadow AI fait exploser le risque de fuite de données
Si les grandes entreprises ont cadré les usages de l’IA générative, le risque de voir leurs collaborateurs développer des pratiques de Shadow AI en utilisant des modèles américains ou chinois est bien réel.
A lire ici

> Quand un rapport de l’ANSSI révélait les défaillances cyber du Louvre
Les défaillances du dispositif de cybersécurité du Louvre, pourtant signalées depuis près de dix ans, n’ont jamais été pleinement corrigées.
A lire ici

Business

> Pourquoi OpenAI décrète l’« alerte rouge » face à Google
Bousculée par les dernières avancées de Google et d’Anthropic, OpenAI suspend ses projets annexes pour sauver le soldat ChatGPT.
A lire ici

> Les pétrodollars à l’assaut de l’IA
Les géants pétroliers et les fonds souverains du Golfe accélèrent leurs investissements dans l’intelligence artificielle pour peser sur l’ordre technologique mondial.
A lire ici

> Ce que le nouveau statut d’OpenAI change dans sa relation avec Microsoft
Avec sa transformation en « public benefit corporation », OpenAI rebat les cartes de son partenariat stratégique avec Microsoft.
A lire ici

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La Poste visée par une attaque DDoS

22 décembre 2025 à 14:28

C’est une fin d’année sous tension pour les infrastructures numériques de La Poste. Le groupe a officialisé ce lundi être victime d’une attaque par déni de service rendant ses services numériques inaccessibles.

Cette offensive intervient durant la semaine des fêtes de Noël, une période charnière où l’opérateur gère un volume massif d’activité, avec environ 180 millions de colis triés et distribués sur les deux derniers mois de l’année.

Impacts sur les services postaux et bancaires

Si l’attaque rend les portails web indisponibles, La Poste précise que la distribution des colis et des courriers reste « assurée à ce stade », bien que perturbée.

Du côté de La Banque Postale, l’accès à la banque en ligne et à l’application mobile a été interrompu tôt dans la matinée. Le groupe se veut toutefois rassurant sur deux points critiques :

  • Données clients : Aucun impact n’est à déplorer sur l’intégrité ou la confidentialité des données.
  • Continuité des transactions : Les paiements par carte bancaire sur les terminaux en magasin, les virements via la solution Wero, ainsi que les retraits d’espèces aux distributeurs restent fonctionnels. Les paiements en ligne demeurent possibles grâce à l’authentification par SMS.

BPCE également touché par un dysfonctionnement

La Poste n’est pas le seul acteur financier à avoir rencontré des difficultés ce lundi matin. Le groupe BPCE (Banque Populaire et Caisse d’Épargne) a également fait état d’un
« dysfonctionnement » ayant affecté ses services.

Toutefois, selon un porte-parole de BPCE, la situation a été plus rapidement maîtrisée : « c’était temporaire, cela est rentré dans l’ordre ». Si les applications mobiles du groupe refonctionnent normalement, le retour à la normale pour les sites internet s’effectue de manière progressive.

Pour La Poste, la priorité reste le rétablissement complet de ses interfaces numériques afin de ne pas fragiliser davantage la chaîne logistique en cette période de flux records.

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Régulation du numérique en 2025 : quand l’UE lâche du lest

22 décembre 2025 à 09:25

Au nom de la compétitivité, une « révolution en matière de simplification » se prépare.

Les institutions de l’UE l’avaient promis en novembre 2024, à l’issue du Sommet de la communauté politique européenne. Elles s’étaient engagées à « réduire drastiquement les charges administratives, réglementaires et de déclaration, en particulier pour les PME ».

La Commission européenne a repris ces éléments dans son programme de travail pour 2025. Annoncé le 11 février, il comporte des objectifs chiffrés : d’ici à la fin du mandat en 2029, réduire le « fardeau administratif » de 25 % (et de 35 % pour les PME).

Deux semaines plus tard étaient présentés deux trains de mesures, dits omnibus. L’un assouplit les exigences de reporting extra-financier, notamment en réduisant le champ d’application de la directive CSRD (informations en matière de durabilité) et en reportant l’entrée en application de certaines de ses dispositions. L’autre applique la même logique aux règlements InvestEU et EFSI, dans le but de stimuler les investissements stratégiques.

Depuis, 8 autres omnibus ont été proposés. Dont un sur le numérique, en novembre. Il doit encore être approuvé par les 27 et le Parlement.

Décalage d’une échéance importante de l’AI Act

L’omnibus numérique apporte des changements à l’AI Act. Il prévoit notamment de décaler l’entrée en application des règles relatives au système d’intelligence artificielle classés à haut risque. L’échéance, initialement fixée à août 2026, pourra être repoussée de 16 mois maximum, le temps de mettre des outils de soutien à disposition des entreprises.

L’AI Act serait aussi modifier pour étendre aux small caps certaines simplifications accordées aux PME qui développent ou utilisent des systèmes d’IA. Notamment en matière de documentation technique. Par small cap, il faut entendre les organisations comptant moins de 750 salariés et ne dépassant pas 150 M€ de CA annuel ou 129 M€ de total de bilan. Une catégorie créée à l’échelle de l’UE par un autre paquet omnibus.

Toujours au chapitre AI Act, l’accès aux bacs à sable réglementaires (environnements de tests contrôlés) est élargi. Davantage de tests en conditions réelles seront par ailleurs effectués, dans des secteurs comme l’automobile.

Allégements autour d’un « nouveau Data Act »

L’omnibus numérique abroge plusieurs textes dont il fusionne certaines dispositions au sein du Data Act :

  • Data Governance Act (règlement 2022/868)
  • Directive Open Data (2019/1024)
  • Règlement sur la libre circulation des données à caractère non personnel au sein de l’UE (2018/1807, dit FFDR)

Le « nouveau Data Act » apporte, entre autres, des facilités pour les PME qui fournissent des services de traitement de données. Plus précisément, un régime plus « léger » pour les services « personnalisés » (non commercialisés sur étagère et qui ne fonctionneraient pas sans une adaptation préalable aux besoins de l’utilisateur).

Des facilités sont également octroyées aux fournisseurs de services d’intermédiation de données. Ils n’ont pas l’obligation de notifier les autorités compétentes, ni d’opérer une séparation juridique vis-à-vis d’autres services (une séparation fonctionnelle suffit).

L’omnibus supprime aussi, dans le Data Act, les exigences pour les smart contracts qui exécutent des accords de partage de données (contrôle de l’accès, archivage, résilation en toute sécurité…). Il fournit par ailleurs un motif supplémentaire pour refuser de communiquer des données relatives à des produits connectés au nom du secret des affaires. En plus du risque de préjudice économique grave, il devient possible d’invoquer le risque élevé d’acquisition ou d’usage par des pays tiers qui ne garantissent pas un niveau de protection des données équivalent à celui de l’UE.

PME et small caps sont de plus exemptées des règles sur le changement de fournisseur cloud, excepté celles relatives à la fin des frais de sortie.

Le RGPD assoupli jusqu’à la définition des données personnelles

L’omnibus numérique apporte aussi des modifications au RGPD… qui change jusqu’à la définition des données personnelles.

Celles-ci ne le sont plus pour toute entité qui ne peut pas réidentifier la personne concernée à l’aide de moyens raisonnables. Cela reste vrai même si un destinataire ultérieur a les moyens de réaliser cette identification.

Le périmètre des « données de santé » se réduit aussi. Ne sont plus considérées comme telles que celles qui révèlent « directement » des infos sur l’état de santé d’une personne. De même, n’est plus interdit que le traitement de données personnelles révélant « directement » l’origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques, etc.

L’omnibus numérique introduit une dérogation supplémentaire à l’interdiction de traiter des catégories particulières de données personnelles. Elle touche au développement et à l’exploitation de systèmes d’IA. Elle complète, entre autres, l’obtention d’un consentement explicite et la nécessité pour la sauvegarde des intérêts vitaux de la personne concernée.

Des contraintes en moins sur l’information des personnes concernées et des autorités

Les règles relatives aux cookies sont modernisées. L’idée est que les utilisateurs puissent définir leurs préférences « en un clic » pour une durée de 6 mois ou via les paramètres de leur navigateur ou OS. En parallèle, certaines fonctions basiques des sites web, comme le comptage du nombre de visiteurs, ne nécessitent plus de consentement.

Autres exigences allégées : celles relatives à l’information des personnes concernées. Elles ne s’appliquent plus dès lors que les collectes sont effectuées dans le cadre d’une relation « claire et délimitée » par un responsable de traitement exerçant une activité « non intensive en données ». Ce sous réserve que la personne connaisse déjà les finalités et la base du traitement.

Quant à l’obligation de notifier l’autorité référente en cas de violation de données, elle devient limitée aux incidents qui engendrent un risque élevé pour les droits et libertés des personnes concernées. Le délai est porté de 72 à 96 heures.

L’abandon de la directive sur la responsabilité en matière d’IA…

Parallèlement à ces dispositifs, la Commission européenne a abandonné ses travaux sur certains textes. Parmi eux, une directive sur la responsabilité en matière d’IA. Motif : pas d’accord prévisible entre les colégislateurs de l’UE.

Il s’agissait de garantir aux victimes de dommages causés par l’IA une protection équivalente à celle des victimes de dommages causés par d’autres produits de manière générale.
En toile de fond, des règles nationales jugées non adaptées au traitement des actions en responsabilité pour de tels dommages. En particulier sur la charge de la preuve. Autre constat : les stratégies IA de plusieurs États membres montraient une volonté d’élaborer des mesures dans le domaine… au risque d’une fragmentation qui augmenterait les coûts pour les entreprises exerçant dans l’ensemble de l’Union.

La directive devait s’appliquer aux actions civiles fondées sur une faute extracontractuelle pour des dommages causés par un système d’IA classé « à haut risque ». Elle avait pour principaux effets d’habiliter les juridictions nationales à ordonner la divulgation d’éléments de preuve et d’établir une présomption de lien de causalité. L’approche d’harmonisation était dite minimale, de sorte qu’on pourrait toujours invoquer les règles plus favorables du droit national.

… et du règlement ePrivacy

Un autre texte a été mis sur la touche : le règlement ePrivacy. Là aussi par manque de perspective d’accord entre législateurs. Mais également parce que son contenu apparaissait « obsolète au vu de la législation récente ».

Le règlement était resté à l’état de projet depuis 2017. L’objectif était initialement de le faire entrer en application parallèment au RGPD (soit le 25 mai 2018). Il aurait remplacé une directive de 2002, révisée pour la dernière fois en 2009, et également dite ePrivacy – ou « vie privée et communications électroniques ». D’un côté, pour encadrer plus strictement l’usage des métadonnées et des cookies. De l’autre, pour élargir son champ aux services de communication « par contournement » (OTT, over-the-top).

Le « nouvel ePrivacy » devait englober davantage de techniques de suivi du comportement en ligne. Et remédier à la « formulation confuse » de certaines dispositions de la directive. L’une touchait au consentement dans le cadre du suivi en ligne. Les modifications proposées avaient entraîné une levée de boucliers d’éditeurs de presse et de représentants du numérique et des télécoms.

Une disposition nouvelle aurait obligé les fournisseurs de logiciels et de matériels associés à des services de communication à proposer, dans les paramètres de configuration, la possibilité de refuser les cookies tiers. Une autre aurait imposé de présenter un code ou un indicatif spécifique montrant le caractère commercial d’appels téléphoniques.

AI Act : une entrée en application (très) progressive

Le RGPD est en application depuis le 25 mai 2018. Le Data Act, depuis le 12 septembre 2025. Concernant l’AI Act, une première salve de dispositions sont applicables depuis février. Une bonne partie ont pour effet d’exclure du champ du règlement certains systèmes et usage. Par exemple :

  • Systèmes d’IA utilisés exclusivement à des fins militaires, de défense ou de sécurité nationale
  • Systèmes ou modèles d’IA spécifiquement développés et mis en service uniquement à des fins de R&D scientifique
  • Systèmes d’IA publiés sous licence ouverte, tant qu’ils ne sont pas mis sur le marché ou mis en service en tant que système à haut risque ou relevant d’usages que l’AI Act interdit

Parmi ces usages interdits, il y a la techniques subliminales ou délibérément trompeuses, la « notation sociale » et l’exploitation de vulnérabilités dues à l’âge, au handicap ou à la situation sociale ou économique. Pour aider à leur interprétation, la Commission européenne a publié des lignes directrices.

Des pressions face aux règles applicables à ChatGPT & Cie

Une deuxième série de mesures de l’AI Act est entrée en application au mois d’août. Parmi elles, les obligations faites aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général – ChatGPT, Gemini, Claude, etc.

En amont, l’association EU AI Champions, qui regroupe une soixantaine d’entreprises européennes, avait demandé un moratoire de 2 ans sur l’application des principales obligations. Motif : la complexité du texte et l’absence de lignes directrices opérationnelles. Parmi les signataires, Arthur Mensch (Mistral AI), Éléonore Crespo (Pigment), Alexandre Bompard (Carrefour), Jean-Laurent Bonnafé (BNP Paribas), Bernard Charlès (Dassault Systèmes), Guillaume Faury (Airbus) et Patrick Pouyanné (TotalEnergies).

L’association professionnelle CCIA Europe, représentant de grandes entreprises technologiques internationales, avait également appelé à un report, soulignant le risque de freiner l’innovation et la compétitivité.

La France avait adopté une position intermédiaire. Clara Chappaz, ministre déléguée au numérique, avait souhaité que la mise en œuvre du règlement ne soit pas ralentie, mais qu’un délai de grâce soit accordé pour la mise en conformité.
La présidence polonaise du Conseil de l’UE, comme le Premier ministre suédois, avait porté une demande formelle de report.

Le débat se porte sur la révision du DMA

Entre juillet et septembre 2025, la Commission européenne a organisé une consultation publique. Cela préfigure la première évaluation du DMA (une démarche à boucler au plus tard le 3 mai 2026 et qui pourrait mener à des modifications).

Le règlement s’applique actuellement à une vingtaine de « services de plate-forme essentiels » dont les exploitants sont nommés « contrôleurs d’accès » (gatekeepers). Il est censé garantir la contestabilité et l’équité des marchés dans le secteur numérique de l’UE, à travers des règles touchant notamment à l’exploitation de données, à l’interopérabilité et aux relations contractuelles avec les entreprises utilisatrices des services en question.

Dans le contexte de pression sur la Commission européenne, la Chambre de commerce de République tchèque s’est inscrite dans la lignée du rapport Draghi pour réclamer des allégements du DMA.

L’Open Cloud Coalition (alliance de fournisseurs essentiellement britanniques) a suivi. Elle estime que le DMA n’est pas adapté au cloud, mieux couvert par les règles antitrust standards ; en tout cas pour le IaaS et le PaaS, dont le fonctionnement n’implique pas réellement d’intermédiaires entre des utilisateurs et des fournisseurs de services.

Illustration générée par IA

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{ Tribune Expert } – Fin du ransomware, essor de l’IA autonome : 2026 change les règles du jeu

19 décembre 2025 à 10:48

À l’approche de 2026, la cybersécurité entre dans une phase de rupture. Entre disparition progressive du crypto-ransomware, montée en puissance de l’IA autonome et pression réglementaire accrue, les organisations devront faire face à des menaces plus rapides, plus intelligentes et plus difficiles à anticiper. Voici les tendances majeures qui façonneront l’année à venir.

Le crypto-ransomware voué à disparaître

 En 2026, le crypto-ransomware va disparaître progressivement, les cybercriminels abandonnant le chiffrement pour se concentrer sur le vol de données et l’extorsion. Les organisations ont nettement amélioré leurs capacités de sauvegarde et de restauration, ce qui leur permet désormais de se remettre d’une attaque de crypto-ransomware sans avoir à payer les rançons exigées.

Les cybercriminels préfèrent donc voler les données, menacer de les divulguer et même signaler les victimes aux régulateurs ou aux assureurs pour renforcer la pression. Le chiffrement ne rapporte plus : la véritable arme devient désormais l’exposition.

Les obligations de reporting du CRA encouragent enfin les principes de « Secure by Design »

En 2026, le Cyber Resilience Act (CRA) de l’Union européenne deviendra la force motrice qui poussera l’adoption généralisée des principes de sécurité intégrée dès la conception des produits. Avec une première phase d’application prévue pour septembre prochain, les éditeurs souhaitant vendre dans l’UE devront déclarer toute vulnérabilité exploitée activement ou tout incident de sécurité dans un délai de 24 heures – la contrainte de reporting la plus exigeante à ce jour.

Le déploiement initial du CRA risque d’être complexe, notamment car il est difficile pour les entreprises de détecter elles-mêmes les vulnérabilités dans leurs produits. Mais le CRA aura en revanche un impact fort à long terme en devenant un incitatif durable pour intégrer la sécurité dès les premières étapes de développement. Par ailleurs, les réglementations mondiales qui se superposent mettront en lumière des contradictions et des cadres divergents, forçant les organisations à naviguer dans un écosystème de conformité de plus en plus complexe.

Première faille de sécurité réalisée de bout en bout par une IA autonome

En 2025, nous prévoyions que les outils IA multimodaux seraient capables d’exécuter chaque étape de la « kill chain » d’un attaquant — ce qui s’est confirmé. En 2026, l’IA ne se contentera plus d’assister les cybercriminels : elle attaquera seule.

Du renseignement initial au scan de vulnérabilités, en passant par les mouvements latéraux et l’exfiltration de données, ces systèmes autonomes seront capables d’orchestrer une compromission complète à la vitesse machine.

Ce premier incident entièrement exécuté par l’IA sonnera comme une alerte pour les défenseurs ayant sous-estimé la vitesse à laquelle les IA génératives évoluent d’outils à véritables opérateurs. Les mêmes technologies qui permettent aux entreprises d’automatiser leurs workflows de sécurité sont désormais utilisées pour les surpasser. Les organisations devront combattre le feu par le feu : seules des solutions de défense basées sur l’IA, capables de détecter, analyser et réagir aussi vite que les IA adverses, pourront tenir le rythme.

Le déclin des VPN traditionnels favorisera l’essor du Zero Trust Network Architecture (ZTNA)

Les VPN traditionnels et outils d’accès à distance sont parmi les cibles préférées des attaquants, notamment à cause de la perte, du vol ou de la réutilisation des identifiants et du manque récurrent de MFA.

La sécurité technique d’un VPN importe peu : si un attaquant peut se connecter en se faisant passer pour un utilisateur légitime, il accède par défaut à l’ensemble des ressources internes.

Au moins un tiers des compromissions en 2026 sera lié à des faiblesses ou erreurs de configuration des outils d’accès distant et VPN hérités. Les acteurs malveillants ciblent activement les ports d’accès VPN depuis deux ans, en volant des identifiants ou en exploitant des vulnérabilités propres à certains produits.

Conséquence : 2026 sera également l’année où les PME commenceront à adopter massivement les solutions ZTNA, qui éliminent la nécessité d’exposer un port VPN potentiellement vulnérable sur Internet. Le fournisseur ZTNA prend en charge la sécurisation du service via sa plateforme cloud, et l’accès n’est plus global : chaque groupe d’utilisateurs n’obtient que l’accès strictement nécessaire aux ressources internes dont il a besoin, limitant ainsi l’impact potentiel en cas de compromission.

L’expertise en IA devient incontournable pour les professionnels de la cybersécurité

Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère où l’attaque et la défense se joueront sur un terrain dominé par l’IA. Les attaquants testent déjà des outils automatisés, adaptatifs et auto-apprenants ; les défenseurs incapables d’égaler ce niveau de vitesse et de précision seront dépassés avant même de comprendre qu’ils sont ciblés.

Pour survivre, les experts en sécurité devront aller au-delà d’une simple compréhension de l’IA et viser la maîtrise de ses capacités, l’utiliser pour automatiser la détection et la réponse, tout en anticipant les nouvelles vulnérabilités qu’elle crée. D’ici l’an prochain, la maîtrise de l’IA ne sera plus un atout, mais un prérequis : les recruteurs chercheront désormais des profils capables de démontrer des applications concrètes de l’IA dans la défense cyber.

En 2026, la cybersécurité entre dans un cycle où les anciennes certitudes ne tiennent plus. La disparition progressive du crypto-ransomware, la montée de l’IA autonome, la pression réglementaire et l’adoption massive du Zero Trust redéfinissent l’équilibre entre attaque et défense.

Les organisations n’auront plus le luxe d’attendre : seules celles capables d’intégrer l’IA, d’anticiper les nouvelles obligations et de repenser leurs architectures pourront conserver une longueur d’avance. L’année à venir ne sera pas seulement un tournant technologique, mais un test de résilience pour l’ensemble de l’écosystème numérique.

*Marc Laliberté est directeur des opérations cybersécurité de WatchGuard Technologies

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Nouveau robot LUBA 3 AWD : tonte sans RTK, les promesses de Mammotion analysées

5 janvier 2026 à 16:30
Luba 3 sur l'herbe

À la veille de l’ouverture du CES 2026, Mammotion annonce une gamme centrée sur un sujet très concret : ne plus perdre le robot quand le jardin complique la géolocalisation. En tête d’affiche, le LUBA 3 AWD met en avant un guidage “Tri-Fusion” (LiDAR + RTK + vision) et un NetRTK présenté comme capable d’éviter l’installation d’une base RTK.

Les robots-tondeuses sans fil sont déjà un succès avéré, mais il reste encore un certain nombre de cas où les complexités d’un jardin perturbent l’autonomie des machines : une haie qui masque le ciel, un massif qui impose un passage étroit, un coin d’ombre qui trompe la détection d’obstacles, et l’on se retrouve à secourir la machine plus souvent qu’on ne l’imaginait ; un point récurrent dans nos tests de 2025 !

C’est dans ce contexte que Mammotion choisit, au CES 2026, d’insister sur le guidage, afin de réduire les situations où le robot hésite, se décale, “perd” sa carte, ou oblige l’utilisateur à intervenir. Une navigation 3.0 que l’on attend avec impatience !

Petit rappel sur les divers systèmes de navigation des robots-tondeuses

Les robots-tondeuses sans câble périphérique se scindent en plusieurs écoles :

  • certains systèmes reposent sur du RTK (corrections satellite) avec une antenne de référence à positionner dans le jardin. Segway Navimow explique par exemple que sa techno RTK/EFLS remplace le câble par une antenne GNSS, dont l’installation conditionne la précision ;
  • d’autres, comme Husqvarna EPOS, s’appuient aussi sur du RTK, avec des corrections qui peuvent venir du cloud ou d’une station locale ;
  • une autre voie consiste à miser fort sur le LiDAR : Dreame met en avant un A1 qui cartographie au LiDAR 3D, sans fil ni station RTK, avec un champ 360° × 59° et une portée annoncée à 70 m.

Mammotion tente une synthèse : LiDAR + RTK + vision, afin de rester stable quand une source d’info devient moins fiable.

Tri-Fusion “amélioré” : ce que Mammotion met en avant

Mammotion explique que le LUBA 3 AWD embarque une version revue de son guidage Tri-Fusion, annoncé en 2025 comme une fusion LiDAR + RTK + vision avec une précision “centimétrique” (selon le blog Mammotion).

Luba 3 navigation
Il voit TOUT ! ©Mammotion

La version 2026 revendique trois évolutions :

  • LiDAR 360° (champ horizontal 360°, vertical 59°) avec un scan annoncé jusqu’à 100 m ;
  • deux caméras 1080p pour une vision stéréoscopique et une reconnaissance d’objets (jouets, animaux, mobilier) ;
  • NetRTK intégré, présenté comme un moyen de se passer d’une base RTK à installer.

Sur le papier, c’est logique : un LiDAR voit la structure (volumes), la vision interprète (objets), le RTK corrige la position.

NetRTK “sans base”, à quoi ça ressemble ?

Le NetRTK, c’est une façon de faire du RTK sans installer de “base” chez soi. Sur beaucoup de robots-tondeuses, la précision centimétrique repose sur une antenne fixe placée dans le jardin, chargée d’envoyer des corrections au robot. Mammotion dit vouloir remplacer cette étape par des corrections reçues via le réseau, ce qui permettrait de définir les limites dans l’application sans câble périphérique ni station à positionner.

Cette promesse a une contrepartie très concrète : si la correction arrive “par Internet”, tout dépend du service utilisé, de sa disponibilité selon les pays et de la connectivité réelle au fond du jardin (Wi-Fi qui porte, ou 4G). Mammotion a déjà communiqué sur des formules mêlant NetRTK et vision avec une période d’essai suivie d’un abonnement annuel, et la marque commercialise aussi des options liées à la 4G.

Nota Bene : Mammotion commercialise un service 4G facturé 19,90 €, ce qui rappelle qu’une partie de l’expérience peut dépendre d’options.

Ce qu’on attend, avec LUBA 3 AWD, c’est une clarification nette : NetRTK inclus ou soumis à abonnement, conditions de disponibilité par pays, et prérequis réseau dans un jardin “loin de la box”.

AWD et terrains difficiles : la fiche technique vise les jardins piégeux

Mammotion insiste sur sa traction intégrale, avec quatre moteurs indépendants, une capacité annoncée à 80 % de pente (38,6°), une suspension adaptative et le franchissement d’obstacles jusqu’à 8 cm.

Ces chiffres sont flatteurs, à l’instar des annonces de Segway Navimow, mais sont-ils valables en conditions réelles ? Une pente “en labo” simule-t-elle correctement les pentes enherbées après une pluie, avec des zones tassées, des racines, des trous ? Le sujet n’est pas uniquement de pouvoir se hisser, mais également de rester stable sans marquer la pelouse, puis de revenir sur sa trajectoire sans patiner.

Puissance de coupe et cadence : une surenchère agressive !

Mammotion annonce une très belle largeur de coupe de 15,8 pouces (environ 40 cm), deux moteurs 165 W, deux disques à six lames, un débit annoncé jusqu’à 650 m²/heure et une capacité journalière jusqu’à 7 000 m², avec une batterie 15 Ah.

Luba 3 vu de près
Le design reste proche des précédents modèles… ©Mammotion

Des caractéristiques que nous sommes très curieux de confronter à la vraie vie. La tonte sera-t-elle aussi nette ? La batterie tiendra-t-elle le coup ? Quel sera le temps de charge ? Et quel sera le coût de remplacement de toutes ces lames ? Nous avons hâte de vous en dire plus !

LUBA mini 2 AWD et YUKA mini 2 : deux stratégies complémentaires pour les jardins jusqu’à 1 000 m²

Mammotion décline aussi sa gamme en format compact, avec deux logiques assez différentes. LUBA mini 2 AWD reprend l’ADN “tout-terrain” de la marque : pentes annoncées à 80 %, navigation basée sur une vision IA tri-caméras associée au NetRTK, et un disque latéral “Ultra-Close Edge Cutting” annoncé pour tondre au plus près des bordures, jusqu’à 2,5 cm. Le modèle est annoncé à partir de 1 499 €, en précommande dès le 5 janvier, avec des expéditions prévues en février.

YUKA mini 2 vise plutôt la modularité, avec deux configurations de navigation selon les jardins : une version LiDAR 360° + vision pour les espaces jugés complexes, et une version centrée sur la vision IA tri-caméras pour des terrains plus simples, avec un mode “DropMow” annoncé pour lancer une tonte depuis n’importe quel point. À ce stade, Mammotion indique une disponibilité dès le 5 janvier pour certains modèles en Europe/Royaume-Uni et des précommandes le même jour pour d’autres, sans communiquer de prix.

Bientôt dans nos labos ? On est prêts à tester !

Bien sûr, nous attendons de voir si le trio NetRTK + LiDAR/vision tient vraiment la route quand le jardin complique la vie (arbres, murs, passages étroits, Wi-Fi qui ne porte pas), et surtout ce qui se passe en cas de connexion instable. On regardera aussi la finition en bordures et la capacité à gérer l’herbe haute de début de saison sans intervention, tout en restant propre sur le gazon malgré l’AWD. Enfin, nous aborderons les détails de l’expérience utilisateur : bruit mesuré, simplicité d’entretien, coût réel des consommables sur une saison, ou encore évolution des fonctionnalités disponibles dans l’application.

Ascent by Johan Peitz

5 janvier 2026 à 16:00

Crashed on a desolate but mysterious planet you find yourself eye to eye with an ancient civilisation. Explore the planet, find powerful upgrades, and uncover its secrets.

Reminded me of the 1992 video game "Flashback".
A nice short platformer adventure.


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