"Une carte de presse forte est une carte de presse qui nous protège"



Si vous connaissez l’Université Polytechnique Hauts de France, et Philippe Budlo, délégué pour une université durable et inclusive, à la manoeuvre pour organiser cette journée, vous n’avez peut-être pas une connaissance affutée sur « L’Académie des Technologies » ! Cet organe est composé de plusieurs centaines

de professionnels de la technologie, scientifiques, industriels, chercheurs, spécialistes de l’économie, des sciences humaines et des sciences de l’éducation touchant aux technologies. Elle émet des avis indépendants et propose de fait du contenu de réflexion pour tous. « Nous ne sommes pas des fous de technologie, mais elle peut contribuer au projet raisonné, réfléchi, et partagé », commente dans son propos conclusif, Paul Friedel, le délégué général de l’Académie des Technologies.
L’idée de cette journée était de faire un brainstorming géant sur la technologie et ses avancées, ses limites également, et le sport handicap.
« Nous avons replacé le sportif handicapé au centre du jeu, personne ne connaît mieux que lui son besoin », Marie-Amélie Le Fur
Effectivement, cette olympiade jusqu’au J.O et Paralympique de Paris 2024 a été porteuse pour la recherche et l’innovation en terme de matériel. Des avancées sur la composition (carbone), la technologie associée, l’innovation in fine, sont parfois le fruit uniquement d’une idée géniale. Tout cela pousse la championne paralympique à entrevoir la lumière : « Cette technologie doit aboutir à un ruissellement vers une pratique plus large du sport handicap. » L’objectif est limpide. Il faut dépasser la niche technologique, un marché minimaliste, pour développer plus massivement des matériaux au bénéfice de milliers de sportifs et sportives en situation de handicap.
Pour cela, quel que soit la qualité du médecin sportif, expert de tout niveau, la personne idoine est connue. « Nous avons replacé le sportif handicapé au centre du jeu, personne ne connaît mieux que lui son besoin ! Le docteur doit écouter son patient. L’enjeu est le parasport au quotidien », clame Marie-Amélie Le Fur. Pour ceux qui connaissent le milieu, ce propos dix ans en arrière est presque révolutionnaire, disruptif pour être à la mode.
Voilà la ligne d’arrivée, celle d’un matériel en constante évolution à disposition du milieu ordinaire. Toute la journée, des exemples bluffants d’avancées technologiques ont émaillé les débats même si « l’orthopédiste est le roi des bidouilleurs », ironise Marie-Amélie Le Fur. Il ne faut pas se mentir, nous sommes à des années lumière de la production de masse.
Une vis manquante et le trou noir…
Cet échange XXL a mis en lumière le génie des professionnels et enseignants chercheurs. A ce titre l’impression en 3D devient une aide technique indispensable à ce stade. Néanmoins, une championne paralympique en aviron, à Tokyo en 2021, explique avoir vu plus de 20 fois un fabricant pour une orthèse de compétition. « En septembre, j’ai réussi mon challenge de courir un semi-marathon. Dans le dernier kilomètre, une petite vis s’est détachée de celle-ci. Aujourd’hui, plus aucun fabricant ne veut la remplacer ! Je ne peux plus poursuivre ma carrière sportive ! », commente Erika Sauzeau.
Voilà, on touche du doigt la problématique. Les innovations sortent d’un Fablab, ou d’un fabricant, sur mesure. Ensuite, les avancées sur un matériel existent de fait sans cadre juridique. « D’ailleurs, nous observons que toutes les évolutions sur un fauteuil, pour le confort voire une meilleure utilisation de celui-ci, sont refusées systématiquement par le constructeur. On s’adapte et les familles signent des décharges, elles comprennent la situation », explique Oriane Lopez, médecin de Médecine Physique et de Réadaptation.
D’ailleurs, un intervenant souligne « qu’une réglementation pourrait assécher l’innovation. » Alors, comment fait-on ? Dans un monde corseté par la norme, où le plus petit usage est réglementé, piloté par la peur de l’échec, de l’accident, sans se soucier du mieux-être de la personne en situation de handicap. C’est un peu la théorie de la personne sur le bord d’un cours d’eau et voyant une personne en train de se noyer, elle regarde d’abord un panneau « baignade interdite » avant de lui jeter une bouée… Concrètement, personne ne veut prendre la responsabilité de !
A la recherche du modèle économique
Effectivement, Paul Friedel n’hésite pas à mettre le sujet au milieu de la table. La R&D sur un matériel performant au service du sport handicap doit trouver, auprès de la sphère publique et privée, des solutions de financement. « Nous devons baisser les coûts de production. » La mobilité dépend de cette faculté à produire mieux et plus massivement. Comme diraient certains « en France, on adore l’innovation, mais personne ne veut la financer ! ».
Pour autant, vous avez des avancées notables avec par exemple la MDPH prenant en charge à 75% les orthèses, après visite d’un médecin expert etc. Ensuite, très médiatisée depuis le 01 décembre 2025, la prise en charge à 100% des fauteuils électriques et pour la première fois « le fauteuil sportif après une visite avec un médecin expert et un ergothérapeute », explique Oriane Lopez.
Ça bouge et c’est dans cette direction croisée de la prise en charge publique et de la recherche/ conception de nouveau matériaux, que le monde du handicap doit avancer. Toutefois, la parole commune de cette journée est surtout de ne pas supprimer « la légèreté de l’innovation », parfois stupéfiante de simplicité, voire de l’astuce à l’usage tout simplement.
Au bout du bout, Marie-Amélie Le Fur résume la finalité de ces avancées technologiques : « Nous parlons du bien-être et du bien vieillir des personnes en situation de handicap. »
Daniel Carlier
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Le premier focus dans le ROB (Rapport d’Orientation budgétaire) du SIMOUV réside dans les charges de fonctionnement. En effet, à hauteur de 75 492 000 millions d’euros, dont 62 586 000 euros pour le délégataire, les charges de fonctionnement sont massives pour ce réseau bus/tramway public sur le Valenciennois.
« Sur les 62 586 000 €, 49% sont dédiés à la masse salariale (30 millions d’euros) où le nouveau délégataire nous indique l’embauche de 12 nouveaux chauffeurs et 20 salariés au total », commente Arnaud L’Herminé, le vice-président en charge des finances. On note dans les charges de fonctionnement le montant de 6,6 millions d’euros, malgré une équipe très restreinte, mais performante, et par suite totalement liées à la dette, nous y reviendrons !
En recettes de fonctionnement, le total s’élève à 89 334 000 millions d’euros dont les deux agglo (Valenciennes Métropole et La Porte du Hainaut) à hauteur de 4,5 millions d’euros, chacune, en 2025, mais en 2026 une diminution à 4 millions d’euros chacune.
L’autre point fort de ces recettes demeure, fort heureusement, la taxe VM (Versement Mobilité) pour toutes les entreprises d’au moins 11 salariés. « Elle reste dynamique et à hauteur de 2% de la masse salariale », souligne le vice-président aux finances.Toutefois, ce dernier insiste sur le coup de booster à l’occasion du changement de délégataire : « Nous avons fait un (gros) effort budgétaire à l’arrivée du nouveau délégataire (2023), plus 4 millions d’euros en 2023 » En effet, à la lumière des chiffres, on s’aperçoit que la VM 2025 tourne autour de 61 734 000 euros, alors que le coût associé au délégataire est à 64 754 000 millions d’euros. « Plus nous réduisons l’écart entre la VM et notre subvention au délégataire… », poursuit Arnaud L’Herminé.
Face au mur du matériel roulant à remplacer !
Néanmoins, le plus inquiétant est le poids de la dette publique du SIMOUV. Avec 123, 8 millions d’euros sur une durée moyenne de 18,6 ans, l’étau mécanico/financier se resserre. Certes, le vice-président met en exergue le taux d’emprunt élevé (4,57% en moyenne), mais personne ne pouvait deviner la baisse drastique des taux a postériori. D’ailleurs, l’ère des taux autour de 1% est définitivement achevée.
Par contre, ce qui était plus prévisible, en terme de prospective, est la durée de vie d’une rame de tramway, 20/25 ans en l’occurrence. Sachant que 21 rames ont été lancées en 2006 pour la splendide ligne 1 de Valenciennes vers le Mont Houy, il fallait s’attendre à un besoin de financement lourd pour le remplacement de ces derniers « à l’horizon 2026/2029. Le prochain hémicycle devra faire des choix forts. C’est notre point noir », ajoute Arnaud L’Herminé. La mise en relief de cette équation budgétaire douloureuse est, sans aucune ambiguïtés, un doigt pointé vers la gestion du SITURV, jusque 2014, en matière d’investissement. « Cette durée de 18,6 annuités restantes pose un problème pour le remplacement des rames », indique le vice-président, on vient de redécouvrir l’obsolescence programmée, merveilleux !
C’est le moins que l’on puisse dire, aucun organisme bancaire ne veut plus prêter au SIMOUV, et l’organisme public précédent, le SITURV, a dépensé sans réfléchir au temps long, sans penser au renouvellement mécanique des rames, et nous revenons toujours au même constat… fallait-il faire à tout prix la ligne T2 en sus de la ligne 1, sur deux voies, du Mont Houy à Denain. Pour un maillage complet, vu la vitesse de gastéropode du T2 sur une voie vers le Pays de Condé, d’autres solutions en « Bus à Niveau de Service » aurait pu faire l’affaire. De plus, cette solution n’aurait pas grevé sur le temps très long les finances du syndicat de transport public…
Concrètement, des rames mises en service en 2006 « ne seront plus opérationnelles sur la période 2026/2029. Nous devons renouveler notre parc roulant », conclut le vice-président, le temps du propos prudentiel à l’endroit de la gestion du SITURV, sous la présidence de Francis Decourrière, n’est plus d’actualité.
Daniel Carlier
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Après la fermeture du puits d’Arenberg en 1989, peu de gens auraient pensé à ces vies multiples sur ce site minier emblématique du Valenciennois, ces rebonds improbables comme celui du génial réalisateur Claude Berri. En effet, le tournage du mythique « Germinal », diffusé en 1993, a sauvé ses chevalements, ses bâtiments, ses pépites totémiques. Puis, sous l’impulsion d’Alain Bocquet, le 1er Président de la La Porte du Hainaut née en 2001, le siège communautaire de cet EPCI se positionne sur ce site, un coup politique habile.
Chemin faisant, la vétusté des bâtiments miniers pose de plus en plus de problèmes à la collectivité territoriale. C’est pourquoi, le temps d’un financement européen XXL, et bien d’autres partenaires, permet de réhabiliter le site minier avec l’accueil des étudiant(e)s de l’Université Polytechnique Hauts de France, sans oublier le matériel complet pour le tournage d’un film, du début du premier plan au montage final. L’inauguration en septembre 2015 avec la présence de Costa Gavras restera dans les mémoires collectives. Durant dix ans, court-métrage, série, film, ont fait vivre ce site entre la mine et l’image.
Toutefois, il manquait une brique actrice à cette mémoire minière rénovée, tout simplement une vie au quotidien. En effet, hors visite par un guide pour l’histoire de la mine, des manifestations éphémères, l’habitant, le touriste… ne pouvaient déambuler dans ce lieu chargé d’histoire. C’est pourquoi, un projet d’ouverture au public a commencé par phosphorer chez les élu(e)s communautaires.

Et tout a démarré par une étude européenne EUROPAN (https://www.urbanisme-puca.gouv.fr/qu-est-ce-qu-europan-a117.html) où les jeunes architectes ont réfléchi à une ouverture de ce site minier. Comme très souvent, la bonne idée génère un besoin, et pas forcément le contraire, car l’utilisation appropriée de l’argent public doit s’appuyer sur un projet durable, raisonnable, et pertinent. De l’idée au financement d’un projet, le pas a été franchi par l’hémicycle communautaire.
Une enveloppe de 16 millions d’euros en plusieurs phases
Là, nous parlons d’une réflexion sur le site minier sur Wallers Arenberg, mais également bien au delà avec les sites naturels environnants, les axes d’une meilleure mobilité, pour une offre globale touristique.

Tout d’abord, la première phase se situe sur le site minier historique et un axe vélo. Quatre millions seront consacrés à une rénovation paysagère du site, notamment cette entrée à la CAPH en mode grand parking. Au total, 5 entrées, l’une traversante est-ouest dès l’entrée (grille actuelle) vers les habitations de l’autre côté. Ensuite, une entrée sera située devant le parking extérieur, entre un bâtiment d’accueil des apprenants de l’UPHF et l’hôtel d’entreprises. Puis, les autres ouvertures seront vers tous les points cardinaux de cet espace minier. L’enveloppe nécéssaire se situe à 4 millions d’euros.

Dans la foulée, la Trouée d’Arenberg n’est pas oubliée dans ce premier coup de pinceau. Concrètement, le fameux « Pont des Courageux » en pleine Trouée d’Arenberg sera sauvé avec la création, sur cette ancienne voie ferrée pour les wagonnets remplis de charbon, d’un axe vélo route. Ensuite, une passerelle à construire ex nihilo au dessus d’une voie ferrée est prévue dans cette première phase, coût 2 millions d’euros, soit 6 millions d’euros au global sur cette première phase pour les 12 hectares visés, mais 34 hectares sur la globalité du projet de 16 millions d’euros.
De la ruche au grand public
Evidemment, le Président de La Porte du Hainaut se réjouit de cette ambition architecturale. Ce site minier ne sera plus uniquement un siège politique, sans oublier des espaces événementiels, mais un lieu de promenade où le grand public pourra cheminer naturellement au pied leur « Tour Eiffel » locale. Le calendrier s’étale comme suit, début des travaux potentiels mi 2027 pour une fin de chantier fin 2028.
L’autre nouvelle époustouflante est l’arrivée d’une entreprise de portée mondiale, DATA 4, sur la Zone Industrielle « Les Soufflantes » sur la commune d’Escaudain. A un kilomètre du site les « Pierres Blanches » sur Denain, l’accès à l’autoroute, cet espace économique va accueillir un bâtimentaire XXL. Le domaine d’activité se positionne sur le développement de l’IA, mais pas seulement sur le stockage de données, mais également via la formation, la Recherche & Développement, voire un campus et plus simplement la naissance des métiers de demain. Nous le savons tous, à minima 50% des métiers actuels n’existeront plus en 2050… ! L’IA sera incontestablement, que le redoutions ou pas, la révolution de demain dans notre quotidien.
Les réactions politiques…
« La Porte du Hainaut a candidaté dans le cadre des sites clé en main, France 2030, et nous avons été retenus. Nous avons été crédibles comme agglo. Après Toyota (ou Action) sur Valenciennes Métropole, Safran et Lesaffre sur La Porte du Hainaut, DATA 4 arrive avec un enjeu écologique aussi. Je remercie le Préfet du Nord et le Président de la Région Hauts de France pour leur soutien sur ce dossier économique », commente le Président de la CAPH.
Pour la vice-présidente au développement économique, Anne-Lise Dufour, l’information est formidable : « C’est une très bonne nouvelle pour notre territoire ! La meurtrissure de la fermeture d’Usinor se referme. De plus, ce n’est pas une seulement une boîte de stockage, mais pourvoyeur d’emplois. En effet, dans leur installation, DATA 4 va aussi transformer le site « France Télécom » (derrière l’hôtel de ville de Denain) en espace de formations. »
Bien sûr, l’édile d’Escaudain, Bruno Saligot, est dithyrambique sur le sujet : « On nous a pris au sérieux dans une compétition mondiale. Notre travail, discret, a porté ses fruits et donne un avenir à nos jeunes. Cela va booster l’économie du Denaisis, de l’agglo, et au delà. Sur le volet écologique, la chaleur fatale sera récupérable et en capacité de chauffer les communes voisines, Lourches, Roeulx, et Escaudain. On va réduire de fait notre consommation énergétique (fossile). Enfin, ce site sera également économe en eau avec une consommation correspondant à la consommation de 40 logements. »
Le maire de Saint-Amand-les-Eaux n’est pas en reste et félicite les porteurs, et les équipes de la CAPH, pour cette implantation porteuse d’avenir. « L’IA est une filière d’avenir ! Cela fait partie de la souveraineté de notre pays. Pour autant, il ne faut pas oublier l’industrie existante, et maintenir une vigilance sur le ferroviaire et l’automobile », déclare-t-il. Aymeric Robin reprend la balle au bond « j’ai appris durant ce mandat communautaire que le développement économique est un combat pour l’industrie existante comme les projets d’avenir. »
Pour sa part, Jean-Michel Michalak, le conseiller régional et vice-président en charge du numérique, apporte une précision technique importante : « Le Conseil régional a décompté cette implantation à l’échelon régional, donc sur le compte foncier de la région et pas sur celui de La Porte du Hainaut. » Concrètement, cette arrivée économique ne va pas grever le foncier disponible pour d’autres dossiers sur ce territoire.
De la même manière, David Audin, élu ville de Denain, se dit « fier pour notre territoire. Nous sommes respectés comme agglo ! ». Dans la foulée, Ludovic Zientek, rejoint l’élu amandinois « il faut surveiller nos atouts existants comme les nouveaux. »
Enfin, une voix dissonante avec Catherine Mercier, élue d’opposition dans la commune d’Escaudain, tempère cette enthousiasme général : « Je ne suis pas contre le développement économique, mais je souhaite le maintien d’une zone verte sur ce lieu de mémoire (industrielle). J’ai eu des retours par de nombreux Escaudinois. Un DATA center est un gouffre énergétique et très consommateur en eau. » Elle s’insurge aussi par l’information diffusée par la presse avant la population locale. Aymeric Robin répond tout de go : « Nous étions dans un process de confidentialité totale. Le maire n’avait pas le doit de communiquer sur ce dossier économique. » La fameux « sous embargo » bien connu !
Daniel Carlier
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En propos liminaire, Pascal Durieux (germanophone) revient du Marché de Noël de la ville de Düren le week-end dernier, la ville allemande jumelée à Valenciennes. « J’ai relancé ce jumelage éteint depuis 10 ans à travers le carnaval de Düren en février 2025. L’association Val en Liesse était invitée à des manifestations en septembre dernier, puis moi à titre personnel au marché de Noël dans le cadre de la réélection du maire de Düren. Nous avons des liens d’amitiés avec l’édile actuel. » Rien n’est anodin dans une campagne municipale… !
« Nous sommes un collectif sans étiquettes, ni de droite, ni de gauche, et sans les extrêmes », Pascal Durieux
A travers les différentes publications de presse, une porosité présumée entre la liste du Rassemblement National et celle en cours de construction de Pascal Durieux pouvait être supposée. Au delà de sa réponse, le profil d’une autorité (en retraite) dans les douanes sur le Valenciennois constitue, sans surprise, un profil bankable pour un parti radical de droite…, presque logique ! A cette supposition, Pascal Durieux tient à répondre sans ambiguïtés : « Oui, j’ai rencontré Tanneguy Adriencense plusieurs fois, notamment aux Folies de Binbin. Ensuite, nous avons pris un café le 31 octobre où ce dernier m’a proposé de figurer sur sa liste (sans place prédéterminée). De même, le sénateur Hochart m’a indiqué que j’avais très peu de chance de réussite, pas d’expérience… Mais pourquoi, si je n’ai aucune chance, me tenir ce discours ? », mentionne Pascal Durieux. Il ajoute : « J’ai refusé un dîner avec le candidat et de venir dans un local de campagne du RN. Nous sommes un collectif sans étiquettes, ni de droite, ni de gauche, et sans les extrêmes. »
« Il n’y a pas deux listes, mais une seule », Pascal Durieux
Ensuite concernant la rupture entre trois membres sur la photo de famille le jour de la déclaration de candidature (Thomas Cacheux, Paul de Zorzi, et Isabelle Desoil) et lui même, tout s’explique en trois actes.
« A la base, Didier Legrand m’a soutenu et m’a présenté aux membres de l’association AREAH. C’était au retour des vacances d’été », explique Pascal Durieux. Chemin faisant, le lien se construit et une dynamique s’installe, mandataire financier, local de campagne, et candidature officielle. Tout semble glisser vers une campagne de terrain, et sur tous les supports de communication, assez classique sauf que…
Pour autant, peu à peu et au détour d’une charte proposée par Thomas Cacheux et Paul de Zorzi, « deux jeunes très compétents et très dynamiques », souligne Pascal Durieux, le fossé se creuse. En effet, fort d’un programme, très abouti, élaboré par les deux membres de l’association AREAH, la dissension débute autour d’une proposition de charte. « Elle n’a pas été coconstruite. J’avais l’impression qu’il y avait deux listes et pas une seule. Il ne peut y avoir deux listes en une. C’est moi qui m’engage financièrement ! Nous sommes un collectif sans étiquettes, ni de droite, ni de gauche, et sans les extrêmes ! » En clair, Pascal Durieux fustige la méthode plutôt que le contenu de la charte « où nous sommes d’accord. »
Enfin, la rupture est définitive dès lors qu’un ultimatum est assorti à la signature de cette charte proposée par Thomas Cacheux et Paul de Zorzi. Dans la foulée, on connaît la suite, Thomas Cacheux, Paul de Zorzi, et Isabelle Desoil quittent cette liste, voire d’autres colistiers et colistières à déterminer. « L’idée reçue voulant que ces retraits marquent la fin de ma liste est totalement fausse. L’équipe est là, cette équipe est en(re) construction. Je n’ai aucun doute sur le rassemblement d’une liste complète (43/+ 2) dans les délais impartis », commente Pascal Durieux.
« C’est l’entourage (sur la liste) de Pascal Durieux qui pose des questions », Thomas Cacheux
La réponse de Thomas Cacheux sur la genèse de cette discorde est assez simple, la perte de confiance. « Au fil des réunions, il y a eu des changements de position à tel point qu’à la question-que ferions-nous en cas de second tour (si 3ème ou plus) ?-, la réponse n’a pas été un front républicain naturel, mais- je sais pas, mais la décision fera l’objet d’un consensus majoritaire-. » En résumé, l’agrégation de nouveaux membres à l’équipe n’intègre pas les valeurs souhaitées par les membres de l’association AREAH. « Nous n’avons aucun problème avec Pascal Durieux, mais c’est l’entourage (sur la liste) de Pascal Durieux qui pose des questions ! Pascal est trop malléable », assène Thomas Cacheux.
Sur le programme proposé, il dément fermement : « C’était une base de travail. On pouvait le fluidifier, mais surtout, il n’était pas définitif ! »
Voilà, cette histoire commune et éphémère s’achève là, mais dans un calendrier où tout reste possible, car une « réflexion est toujours là. Nous continuons à vouloir être acteur et sûr de notre engagement ! », conclut Thomas Cacheux.
Daniel Carlier
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48 ans, policier de son état, marié et père de trois enfants, il est engagé politiquement dans le mouvement politique, La France Insoumise, sur Denain. A cet effet, le candidat sur Wavrechain-sous-Denain précise qu’il respectera son mandat denaisien jusqu’au bout et assistera au dernier conseil de Denain, ce vendredi 19 décembre. Sur cette nouvelle commune d’adoption, le collectif « Donnons ensemble » n’est pas construit autour de cette ligne politique radicale : « C’est une liste citoyenne sans étiquette et ouverte. Il y a différentes tendances au sein de cette équipe, une grande diversité des profils, mais nous restons apolitiques », précise-t-il.
Arrivé sur la commune il y a 18 mois, il veut « redonner vie à ce village autour de trois axes, la jeunesse, les actifs et nos aînés. » Quelques axes forts sont déjà sur la table comme une « cantine scolaire pour les enfants en maternelle. Actuellement, il n’y a pas une offre pour ces enfants, uniquement pour les élèves de l’école élémentaire. C’est une attente forte des parents. Toujours pour les familles, nous souhaitons créer une MAM (Maison d’Assistants Maternels) et une micro-crèche », poursuit Ludovic Tonneau. Concernant la solution trouvée pour cette cantine scolaire, elle sera dévoilée ultérieurement, mais « elle est parfaitement budgétée. »
Après les plus jeunes, l’attention se porte également sur les anciens et les personnes en situation de handicap à travers des propositions « d’un service de livraison de panier de saison. Ensuite, nous avons un marché couvert et nous voulons le relancer. »
Ensuite, le fameux parc communal d’environ 5 hectares demeure un atout vert terriblement envié par les villes voisines. Dans ce denier, une colistière, éducatrice canine professionnelle depuis 30 ans, suggère la création d’un club canin dans celui-ci, un apprentissage pour gérer et comprendre un chien, du sport canin, et un accompagnement personnalisé afin de pouvoir évoluer sans danger avec un chien, éviter les abandons, etc.
Autour de ses colistières et colistiers, Luc Tonneau a voulu passer aussi un message en interne de la collectivité locale : « Nous voulons plus de considérations pour les agents territoriaux, plus d’échanges avec eux. »
A suivre cette candidature au sein de cette commune rurale de Wavrechain-sous-Denain où l’ancien maire, invisible depuis 5 ans, Jean-François Burette, s’est déclaré, Jacques Delcroix, l’édile actuel, n’a pas encore annoncé la sienne, même si la situation devrait s’éclaircir sous peu. Ce scrutin est bien indécis comme dans de nombreuses collectivités locales du Valenciennois.
Daniel Carlier
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