Vue normale

(Anzin) Entre nouvelle enveloppe et fresque, l’école de Gaulle revisitée !

21 décembre 2025 à 11:20

Pierre-Michel Bernard : « Je félicite les équipes et les entreprises pour cette réalisation durant l’été dernier »

Après une étude thermique portée par Valenciennes Métropole, le constat était sans ambiguïtés. « Ce bâtiment public était le plus gros consommateur en énergie sur Anzin », précise le DGS. Dans cette optique, une stratégie devait se profiler pour le bien être des enfants et de l’équipe pédagogique, mais également pour les dépenses de cette collectivité publique.

Evidemment, compte tenu du coût et de l’emplacement assez stratégique de cette école, une construction neuve était exclue sans parler de la facture finale. Dans ce cadre, le choix de la pose d’une enveloppe thermique extérieure, et du remplacement de la toiture, s’est imposée rapidement. Cette rénovation s’est réalisée aussi en concertation avec les équipes pédagogiques « d’où la réalisation d’une nouvelle salle des professeur(e)s », ajoute le DGS et des enfants dont la demande portait sur une cour d’école… plus vivante, mais « sans oublier des nouveaux sanitaires totalement vétustes précédemment. »

Pierre Michel Bernard

Et tout cela en démarrant le lendemain de la fin de l’année scolaire pour un rendu la veille de la rentrée, hors quelques finitions extérieures. L’édile d’Anzin pouvait se féliciter d’un chantier sans accrocs. C’est presque rare tant les contraintes administratives sont pléthoriques sur un parc bâtimentaire français vieillissant du XXème siècle. « Je félicite les équipes et les entreprises pour cette réalisation durant l’été dernier. Ensuite, nous avons réussi à obtenir 80% de subventions sur ce projet à hauteur de 600 000 euros (Etat 300 000 € et Département 150 000 euros) », déclare Pierre-Michel Bernard. Bien sûr, la présence du Sous-Préfet de Valenciennes, du Président du Conseil départemental du Nord, mais aussi de l’inspecteur académique, soulignaient la dimension de cet envoi urbanistique avec un coût maîtrisé et réussi sur le plan du confort des usagers.

Pas seulement une rénovation…

Durant son propos, la Directrice de l’école a tenu à signaler la coexistence d’un chantier, mais également « un projet pédagogique fort. » En effet, une fresque magnifique en mémoire au Général de Gaulle s’affiche en front à rue, elle est signée d’un graffeur professionnel. « J’habite Maresches. J’ai fait mon cycle artistique à l’école Saint-Luc de Tournai et je suis devenu professionnel depuis 3 ans environ. J’interviens sur les chantiers publics comme privés », explique cet artiste de 39 ans.

Ensuite, la signature artistique ne s’arrêtait pas là, puisque les jeunes apprenants ont participé à un atelier pour décorer les murs de leur cour d’école. Clairement, ce n’est plus cet espace bitumé sans âme. Aujourd’hui, vous avez 12 classes, dont 6 de 12 élèves et 6 avec environ 25 élèves, soit 5 maternelles et 7 élémentaires, au sein de cette école de Gaulle revisitée.

Pas de doute, la pensée collective sur l’univers de l’apprentissage a fait un bond lunaire en une décennie. Dorénavant, le cadre importe autant que la qualité de l’enseignement au bénéfice d’un bien être partagé par toutes et tous. En clair, ce n’était pas mieux avant pour tordre le coup un peu à cette nostalgie démesurée.

Daniel Carlier

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Sarkozy dans "Legend" : "amour", "courage" et bullshit

21 décembre 2025 à 08:51
"Je vis, j'ai vécu, je vis et je vivrai". Ça sonne comme une chanson de Francis Cabrel, mais c'est du Sarkozy dans le texte. Invité de Guillaume Pley dans l'émission "Legend" sur YouTube, le "premier président emprisonné" a "tout donné". 1h48 de confessions sur "l'amitié", "le pardon", "l'amour", "le courage", la prison et surtout son "innocence". Oui, Sarkozy a tellement de condamnations judiciaires que même un 20h est devenu trop risqué pour lui. Alors pour la promo de son "journal d'un prisonnier", il a choisi de participer à "Legend", cet ovni médiatique qui repousse les limites de la complaisance.

(Municipales 2026) Eric Castelain, le meilleur candidat pour le Rassemblement National sur Saint-Amand-les-Eaux

21 décembre 2025 à 06:00

Eric Castelain: « Nous sommes en phase avec les grands enjeux pour Saint-Amand-les-Eaux »

Evidemment, la candidature d’Eric Castelain, élu depuis 2001 au sein de l’hémicycle local, n’est pas une surprise en soi, mais le rapprochement avec le parti de Marine Le Pen et de Jordan Bardella ne coulait pas de source. Toutefois, sa présence sur la liste de Sébastien Chenu aux dernières régionales, en 2021, constituait déjà un indice. Ensuite, l’accès à la députation, en juin 2024 de Guillaume Florquin, a changé la donne locale, une alliance pertinente était de fait plus cohérente qu’une nouvelle aventure chacun dans son couloir… à droite !

« La liste sera composée de colistières et de colistiers du RN, mais également d’autres partis (de droite), voire de la société civile », précise le candidat. Sur le fond du rapprochement politique, Eric Castelain insiste sur une convergence de vue : « Nous sommes en phase avec les grands enjeux pour Saint-Amand-les-Eaux, sécurité, logement, etc. »

« Eric Castelain a été investi par le Rassemblement National », Guillaume Florquin

Pour le député de la 20ème circonscription « très investi dans l’exercice de son mandat à l’Assemblée nationale », Eric Castelain s’imposait  : « C’est le meilleur choix pour gagner ! Il connaît très bien les dossiers locaux. On travaille ensemble, c’est dans l’esprit d’un rassemblement de tous les patriotes… même de gauche ! »

Sur le paysage politique local, 3 candidatures vont se détacher avec « 3 blocs pour une triangulaire » au 1er tour à minima. La prochaine étape, outre des campagnes de terrain dynamiques dans les semaines à venir, sera la composition des listes in fine. En effet, dans une ville à dimension humaine, la composition de l’équipe donnera plus d’infos sur les potentiels électoraux respectifs. Sur ce point, il ne faut pas se rater et éviter les erreurs de casting… ! Sur sa présence sur la liste, le député mentionne : « Je ne sais pas encore. »

En fait, le seul questionnement réel sur ce prochain scrutin à Saint-Amand-les-Eaux est qui est le favori de cette élection ? En effet, compte tenu des dernières échéances électorales en juin 2024, même sur la cité thermale, tout laisse à penser qu’il faudra que le gagnant renverse la table, rien n’est joué d’avance pour aucun des 3 postulants (connus) au fauteuil majoral. Qui sera le plus percutant, imaginatif, et convaincant, mystère, car la prime au sortant n’existera pas, sauf duel au 1er tour ce qui ne sera pas la configuration amandinoise… Le visage de la politique abimée au niveau national exaspère tellement les administrés que tout est possible. D’évidence, les édiles des deux agglo vont être bousculés sur leur gauche, comme sur leur droite, tout dépend du profil du sortant !

Néanmoins, deux certitudes tout de même sur ce scrutin, le retour à une participation importante, hors 2020, comme de coutume pour une élection très prisée par les françaises et les français. Et surtout sur la ligne de départ à Saint-Amand-les-eaux, il n’y aura pas (à ce stade) de candidat(e)s de la majorité présidentielle d’où l’indécision maximale sur cette commune… !

Daniel Carlier

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(St Amand/Manouvrier) Et Yvette le méritait bien… !

20 décembre 2025 à 10:16

(Yvette en veste verte…)

Fabien Roussel : « L’Etat a tenu sa parole ! »

Sur un global de 238 logements sur cette résidence Manouvrier, construite dans les années 60, la première phase des nouveaux habitats a été inaugurée ce vendredi 19 décembre 2025. Autour de 61 logements, individuels ou collectifs, vous avez des habitant(e)s reloger sur site dans un nouveau bâtiment neuf, parfaitement isolé, et très qualitatif, réalisé par « Habitat du Nord », un peu le bailleur social des missions difficiles sur le Valenciennois.

Cette manifestation nous emmène à rencontrer une dame de 97 ans, autonome, mobile, en pleine forme, Yvette Wacquet. « J’ai vécu presque 53 ans dans le bâtiment Gambetta. Cela a été très difficile de déménager », dit-elle très émue. Evidemment, son nouvel appartement (70 M2) bénéficie de toutes les améliorations indispensables en 2025 au niveau, thermique, phonique, et dans les espaces de vie. « Bien sûr, je suis bien mieux ici ! », acquiesce la nouvelle résidente. Stop aux factures abyssales relative à la consommation énergétique, pour un ressenti de 15 degrés, aux bruits des voisins, et à l’humidité malsaine pour la santé, ces nouveaux logements répondent aux critères essentiels d’un habitat en 2025… !

Fabien Roussel rappelle qu’il n’y a pas eu de hausse de loyer dans le cadre de ce relogement, pas la norme habituelle. Quelques anecdotes ne s’inventent pas comme le remboursement, par le bailleur social, de la caution initiale de 150 francs… contre 22 euros actuels.

La suite se construit autour de la démolition en deux nouvelles phases, des 3 blocs encore existants, mais sur une période de dix ans…

Pas ANRU, pas NPNRU, mais des partenariats engagés !

Dans les discours après cette inauguration symbolique, Fabien Roussel rappelle que pour boucler ce budget de 50 million d’euros… : « Il manquait 5 millions d’euros, j’ai réussi à les obtenir auprès de l’ancien Ministre du logement, maire de Dunkerque, et du Président de la République. Et l’Etat a tenu sa parole. » On se souvient de cette première pierre assez emblématique avec le porteur en chef de ce dossier, Alain Bocquet https://www.va-infos.fr/2024/04/15/st-amand-la-residence-paul-manouvrier-une-renaissance-programmee-sur-10-ans/

En effet, ce dossier n’a pas bénéficié du cadre de l’ANRU de Jean Louis Borloo, ni même du NPNRU de Manuel Valls. C’est pourquoi, ce projet a dû agréger les partenaires engagés. « Je vous remercie de me montrer que je me suis trompé. Je ne croyais pas à la mobilisation des politiques. La parole a été respectée pour mener à bien cette opération à tiroir. Je remercie l’Etat, La Porte du Hainaut, et Action logement », explique Franck Porier, le Président du Directoire du bailleur social Habitat du Nord.

Pour la représentante du dispositif « Action logement« , dédié aux logements des salariés, la mission de cet organisme est centrale. « En 2024, nous avons soutenu financièrement, à hauteur de 700 000 euros, 932 aides. Ensuite, nous avons investi 2,7 millions d’euros dans les projets de construction de logements. »

Concernant Pascal Jean, vice-président à l’habitat, il se félicite de l’objectif de cette réalisation : « Cette reconstruction de la ville sur la ville, sans étalement urbain, répond aux choix écologiques de la CAPH. »

Enfin, le Sous-Préfet de Valenciennes recadre la genèse de cette offre de logements en 1960. « Il faut être honnête, ces logements répondaient certainement aux critères de l’époque. Le temps a passé, le prix de l’énergie, et le choix de conserver la même emprise, de démolir les anciennes barres, et de reconstruire sur site n’est pas anodin. Cette opération immobilière a pris en compte la dimension humaine, car nous parlons d’une personne, d’une histoire, et d’une âme. »

Daniel Carlier

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Des sujets sérieux dans la bonne humeur au Conseil municipal de Saint-Amand-les-Eaux

20 décembre 2025 à 06:23

Les collectivités locales toujours dans l’attente (interminable) d’un budget de l’Etat 2026…

En propos liminaire, Fabien Roussel a brossé un bilan de cette année 2025 sur Saint-Amand-les-Eaux, 19 millions d’euros d’investissement (public+ privé) sur cette collectivité locale, un succès remarqué des Musées locaux, notamment la Maison Louise de Bettignies, une extension du club de tennis avec des courts de padel, une ville sportive avec quelques pépites comme le handball féminin, le basket résilient, et le football club de Saint-Amand visant la remontée.

Sur les sujets prégnants du moment, la mise en oeuvre de la vidéo surveillance, avec 83 caméras en ville, sera « visionnée par la Police Nationale et le SMIR (un agent de plus-2 à 3), c’est un travail collectif », commente Fabien Roussel. Après toutes les autres villes du Valenciennois, la commune de l’Amandinois passe à plus de sécurisation des personnes, des biens publics et privés. Le lancement officiel est prévu mi-janvier.

Suite au drame survenu sur le Moulin Blanc, le Conseil départemental du Nord a validé la création d’une passerelle vélo sur le fameux Pont du Moulin Blanc pour un montant de 4,2 million d’euros (2,4 millions pour le Département).

Enfin, une motion a été votée par le Conseil municipal face au projet du Budget de l’Etat. Jeudi soir, les élu(e)s locaux ne savaient pas encore que la CMP (Commission Mixte Paritaire) ne serait pas conclusive, et par suite une loi spéciale avant le 31 décembre 2025 sera activée la semaine prochaine. Toutefois, un nouveau round des négociations, avec les parlementaires, est programmé en janvier dans une perspective très hypothétique d’un vote sur un budget 2026. « A ce stade, l’impact à la baisse sur notre budget serait de 2 millions d’euros, c’est énorme », tance Sylvie Wiart, l’adjointe aux finances.

Pour sa part, Eric Renaud rapproche cette réduction potentielle avec les choix de « La Porte du. Hainaut où, lundi 15 décembre, la majorité communautaire a validé un projet à 16 millions d’euros sur Wallers afin de compenser un autre à 18 millions d’euros sur Raismes. »

Nouveau fournisseur d’électricité

Le Groupe EDF a remporté le marché public de l’énergie et remplace, à compter du 01 janvier 2026 pour 2 ans, Total Energies. « Le lien entre ENEDIS et Total Energies n’était pas très simple. Nous espérons que cela se passera mieux entre EDF et ENEDIS », commente Patrick Dufour, l’adjoint aux travaux.

En marge de cette délibération, Fabien Roussel rappelle qu’il y a peu… : « Nous avions 2 fournisseurs contre 45 aujourd’hui. Sur l’électricité, l’appel d’offre est une loterie, le prix remis dépend du cours du marché européen de l’énergie le jour même ! »

Le foncier en question

Pendant des années, la majorité municipale de Saint-Amand-les-Eaux a fait le choix de multiplier les préemptions afin de bénéficier d’un foncier pour des projets futurs. La problématique est la sortie avec un projet concret ou pas… !

Chemin faisant en 2025, les ventes de fonciers ici et là font apparaître des moins values importantes. « Sur ces deux ventes (rue du Wacq, vous vendez à 50% et 42% en moins par rapport à l’achat initial. Je pourrai multiplier ces exemples par dizaines et dizaines… ! », déclare Eric Castelain.

L’édile justifie un choix ancien par la nécessité d’un stock : « Il faut du foncier pour transformer sa ville. Certes, il y a eu une politique d’acquisition forte, mais c’était une autre époque. » Franc De Neve poursuit : « Derrière une emprise foncière, vous avez un projet évolutif. Les choses peuvent changer. Pour autant, je suis certain que la balance globale est favorable à l’intérêt des Amandinois. » Eric Castelain répond tout de go « vous avez tort, car il y a une véritable différence entre un achat avec un véritable projet et du coup par coup sans vision globale ! »

Le projet « M »

Le projet d’un espace de loisirs XXL, « M », sur la cité thermale occupe tous les esprits. Evidemment, dans un monde parfait, tout roule, mais les difficultés pour la conduite de ce projet majuscule sont présentes. C’est pourquoi, un projet de bail sur 20 ans a été trouvé afin de maintenir ce dossier dans l’enveloppe financière initiale.

« Cela permet de rester dans l’enveloppe financière de Mme Masson. On se bat comme des chiens afin de trouver des solutions. Je remercie le suivi de l’Etat, de la région, et de l’EPF (Etablissement Public Foncier) », commente l’édile.

Daniel Carlier

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Fabriquer la menace russe

19 décembre 2025 à 14:22
Les dirigeants européens croient-ils sincèrement que les chars russes défileront bientôt à Varsovie ou à Berlin ? Ou leur ébriété guerrière vise-t-elle surtout à légitimer une politique qu'ils présentent comme la seule possible mais dont ils savent l'impopularité : l'austérité pour le peuple, (…) / Médias, Presse, Désinformation, Russie, Europe, Conflit russo-ukrainien 2022-

Débat intense sur les orientations budgétaires 2026 au SIAVED

19 décembre 2025 à 06:24

Charles Lemoine : « Le prochain exécutif du SIAVED devra définir sa stratégie… pour les 30/40 prochaines années »

En propos liminaire, le président du SIAVED précise que le Bureau a choisi de prolonger le contrat d’exploitation du CVE de Douchy-les-Mines d’une année supplémentaire, mais surtout de déclarer sans suite le marché public en cours relatif à l’exploitation de ce CVE.

« C’est une première depuis que je suis au SIAVED. Jamais, je n’avais vu une différence de 10 millions d’euros entre le dernier des tour des négociations et l’offre finale », commente Charles Lemoine. En effet, PAPREC, le prestataire en charge de l’exploitation du CVE sur Douchy, était la seule entreprise à répondre à ce marché public. Parfois, on peste contre la concurrence avec ses dérives, mais en l’espèce l’absence de concurrence amène directement à ce genre de position dominante, à méditer !

« C’est pourquoi, nous avons déclaré sans suite ce marché public. A ce effet et afin d’assurer la continuité de ce service, nous avons demandé à PAPREC un avenant afin de prolonger son exploitation durant l’année 2026. Les prix remis sont conformes au marché actuel, le Bureau du SIAVED a donc validé cet avenant pour une année », commente Charles Lemoine.

« Nous supportons mieux qu’avant (avec 7 EPCI) les investissements lourds », Arnaud Decagny

Le vice-président en charge des finances a présenté un ROB suspendu au vote, ou pas, du budget de l’Etat 2026. Rarement, compte tenu du contenu de celui-ci, les incertitudes budgétaires ont été aussi prégnantes. Oui, le mot prospective n’a jamais pris autant de relief à l’aulne de la nouvelle année.

Les directions

Face à ces questions, on peut valider quelques pistes lisibles et notamment la hausse majuscule de la taxe TGAP (La taxe générale sur les activités polluantes). Toutefois, la cible privilégiée du Gouvernement (et des parlementaires) demeure l’enfouissement. Dans cette optique, la ligne d’horizon d’un zéro enfouissement des déchets durant ce mandat 2026/2032-2033 constitue un objectif à atteindre réaliste et indispensable.

Le sujet de la TVA est intéressant, car le projet de budget serait d’unifier la TVA à 5,5%, et plus 10% sur deux taxes, sur la collecte et le traitement des déchets. Et en lien direct, le fameux FCTVA (Remboursement de la TVA dépensée par les collectivités publiques) serait en discussion. « Le report d’une année du FCTVA, ou de sa suppression, serait terrible pour les budgets des collectivités publiques », souligne Arnaud Decagny.

Les CVE

Bien sûr, le gros morceau est parfaitement identifié, car les travaux et l’entretien des trois CVE (Centre de Valorisation Energétique) sur Maubeuge, Saint-Saulve et Douchy-les-Mines constituent le coût principal pour cette collectivité publique. Validés dès 2024 et l’émergence du nouveau périmètre du SIAVED, les travaux sur le CVE de Maubeuge pour un coût de 50 millions d’euros sont déjà dans les tuyaux.

C’est l’occasion de rappeler la première vertu de ce rapprochement communautaires entre 7 EPCI dans le sud du département. « Nous supportons mieux qu’avant (avec 7 EPCI) les investissements lourds, car nous bénéficions de la solidarité budgétaire des autres intercommunalités », déclare Arnaud Decagny. Tout simplement, la puissance publique ne peut plus avancer en solo, mais se doit de fédérer les acteurs publics tout en conservant une certaine agilité opérationnelle.

Si le site de Saint-Saulve a déjà réalisé ses investissements lourds, le site de Douchy-les-Mines est à la croisée des chemins. « Le prochain exécutif du SIAVED (d’ici juin/septembre 2026) devra définir sa stratégie… pour les 30/40 prochaines années. Il faudra choisir la prochaine maquette, en terme d’investissement, de 50 millions d’euros à 150 millions d’euros selon le choix des travaux sur Douchy. Pour une fois, le calendrier politique est favorable », précise le Président du SIAVED.

Inutile de dire que les discussions seront intenses, comme elles le sont déjà pour la prochaine contribution des collectivités territoriales membres. « Quelle est la projection budgétaire relative à la contribution des EPCI en 2026 ? », demande Jean-Pierre Mazingue, le président de la Communauté de Communes du Pays de Mormal. « Nous cherchons toujours à minimiser les participations des agglo, mais nous attendons le vote du budget de l’Etat (ou pas) ! », répond tout de go Charles Lemoine.

Les points intangibles et les réactions

Plusieurs données centrales vont dominer les axes de réflexions. Premièrement, la baisse du prix de rachat de l’électricité dans les CVE. Par exemple, pour le site de Saint-Saulve, la nouvelle tarification du rachat de l’électricité produite fait baisser de huit millions d’euros les recettes de fonctionnement.

Ensuite, toutes les politiques de prévention, des bons eco-gestes…, vont petit à petit réduire le volume des déchets et par suite le financement d’une EPCI comme le SIAVED. Dans cette optique d’un étau à l’horizon, le Président rappelle l’importance de trouver des clients extérieurs (aux 7 membres) afin de traiter leurs déchets. David Bustin, vice président communautaire de la CAVM, ne rate pas le coche en soulignant le traitement discrétionnaire indispensable des membres du SIAVED, sinon « on s’en va tous du SIAVED et on devient client… ! » Effectivement, les premiers arrivés sont les mieux servis, c’est une politique de bon sens. Ensuite, les marchés de niche ne sont pas non plus à négliger comme la DASRI (Déchet hospitalier) avec très peu d’acteurs sur ce segment.

Pour l’ancien Président d’Ecovalor, Philippe Baudrin, le temps des dossiers sous le tapis est révolu. « On ne doit rien cacher, rien se refuser, et lancer les évolutions nécessaires. »

Autre sujet pertinent, Jean-Francois Delattre, vice-président aux finances de la CAPH, rappelle qu’il était « contre le Relamping (travaux de rénovation à 10 ans). Nous ne devons pas faire un emprunt avec une durée supérieure à la durée de vie des équipements. » Et nous avons un magnifique exemple avec le syndicat des transports du Valenciennois dans la panade financière… https://www.va-infos.fr/2025/12/17/simouv-recherche-budget-desesperement-pour-le-remplacement-des-rames-2006-du-tramway/

Une autre réflexion d’un élu communautaire pense au grand public et à sa compréhension de toutes ces taxes. « J’entends des réflexions sur le terrain sur le consentement au tri. Je fais mon tri, mais je paye toujours plus. Le citoyen ne comprend plus ! »

Enfin, Anne-Lise Dufour, maire de Denain, rappelle aussi un besoin « d’une collecte plus fréquente des déchets réclamés par les habitants et donc un service plus cher au final. »

D’évidence, les EPCI devront mieux communiquer sur la gestion des eaux usées et sur la potabilité de l’eau à l’instar de la gestion des déchets, traitement, collecte, etc., car in fine il vont continuer à payer plus cher un Droit à profiter de ces services publics et plus un dû sans retour. Oui, la hausse des coûts liés aux normes environnementales, le mode de gestion de plus en plus affiné, les multiples filières des déchets et de leur recyclage… exigent un investissement très lourd ! « Rien ne se perd, tout se transforme »… en euros constants !

Daniel Carlier

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Le challenge « Méth’Agri Camp » récompense le lycée agricole d’Airon (Oise)

19 décembre 2025 à 06:07

Au sein de ce magnifique écrin « Art déco », a deux pas du Beffroi de Béthune, les 7 équipes des établissements scolaires des Hauts de France ont pendant quelques minutes brosser la fiche d’identité d’un projet structurant en faveur du développement de la méthanisation. Les participants sont : le Lycée agricole de la Thiérache (Aisne), de l’institut d’Anchin (Nord), du Lycée des sciences de la terre  et du vivant (Hazebrouck Nord), Lycée agricole de l’Oise à Airon, Campus agro-environnemental de Tilloy-les-Mofflaines (Pas de Calais), Lycée Sainte-Marie sur Aire-sur-la-Lys (Pas de Calais), institut le Paraclet sur Cottenchy (Somme), et sans oublier la participation exceptionnelle (hors concours) des étudiants de l’institut de Genech (59).

Philippe Vasseur

Au chevet de cette présentation magistrale, un jury de haute qualité était composé de professionnels aguerris comme l’ancien Ministre de l’Agriculture, Philippe Vasseur. Trois axes ont guidé ce jury à trancher, entre les participants à cette compétition amicale, afin de récompenser la meilleure idée pour le soutien, la poursuite, voire l’installation d’une unité de méthanisation agricole destinée à la production de gaz vert : l’originalité, la qualité du concept proposé et sa présentation, sa faisabilité dans la mise en oeuvre et son acceptabilité par la diversité des partenaires, et surtout son utilité dans la trajectoire d’une transition écologique assumée depuis REV3.

Evidemment, le maître des résultats était l’ancien Ministre de l’Agriculture avec un podium comme suit : 3ème, Lycée agricole de la Thiérache, 2ème Campus agro-environnemental de Tilloy-les-Mofflaines et 1er le Lycée agricole de l’Oise à Airon. A cet effet, un chèque de 2 500 euros a été remis aux gagnants par GRDF « pour la mise en oeuvre d’un projet RSE au sein de votre établissement scolaire », déclare Didier Cousin, le Directeur Territorial Hauts de France GRDF.

Daniel Carlier

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"Une carte de presse forte est une carte de presse qui nous protège"

18 décembre 2025 à 12:01
Depuis plusieurs années, L'Association des Journalistes Antiracistes et Racisé·e·s (AJAR) oeuvre pour que la Commission de la Carte d'Identité des Journalistes Professionnels (CCIJP) supprime l’une de ses règles qui oblige les femmes qui portent un foulard à se dévoiler sur leurs photos de carte de presse. Début décembre, la Défenseure des droits a mentionné dans un rapport qu’elle considérait, elle aussi, cette mesure comme discriminatoire. Entretien avec l'AJAR afin de comprendre ce que cette "règle" - qui peut sembler anodine en apparence - raconte de notre profession.

Marie-Amélie Le Fur : « Vers une pratique plus large du sport handicap »

18 décembre 2025 à 06:21

Marie-Amélie Le Fur : « L’orthopédiste est le roi des bidouilleurs »

Si vous connaissez l’Université Polytechnique Hauts de France, et Philippe Budlo, délégué pour une université durable et inclusive, à la manoeuvre pour organiser cette journée, vous n’avez peut-être pas une connaissance affutée sur « L’Académie des Technologies » ! Cet organe est composé de plusieurs centaines

Paul Friedel

de professionnels de la technologie, scientifiques, industriels, chercheurs, spécialistes de l’économie, des sciences humaines et des sciences de l’éducation touchant aux technologies. Elle émet des avis indépendants et propose de fait du contenu de réflexion pour tous. « Nous ne sommes pas des fous de technologie, mais elle peut contribuer au projet raisonné, réfléchi, et partagé », commente dans son propos conclusif, Paul Friedel, le délégué général de l’Académie des Technologies.

L’idée de cette journée était de faire un brainstorming géant sur la technologie et ses avancées, ses limites également, et le sport handicap.

« Nous avons replacé le sportif handicapé au centre du jeu, personne ne connaît mieux que lui son besoin », Marie-Amélie Le Fur

Effectivement, cette olympiade jusqu’au J.O et Paralympique de Paris 2024 a été porteuse pour la recherche et l’innovation en terme de matériel. Des avancées sur la composition (carbone), la technologie associée, l’innovation in fine, sont parfois le fruit uniquement d’une idée géniale. Tout cela pousse la championne paralympique à entrevoir la lumière : « Cette technologie doit aboutir à un ruissellement vers une pratique plus large du sport handicap. » L’objectif est limpide. Il faut dépasser la niche technologique, un marché minimaliste, pour développer plus massivement des matériaux au bénéfice de milliers de sportifs et sportives en situation de handicap.

Pour cela, quel que soit la qualité du médecin sportif, expert de tout niveau, la personne idoine est connue. « Nous avons replacé le sportif handicapé au centre du jeu, personne ne connaît mieux que lui son besoin ! Le docteur doit écouter son patient. L’enjeu est le parasport au quotidien », clame Marie-Amélie Le Fur. Pour ceux qui connaissent le milieu, ce propos dix ans en arrière est presque révolutionnaire, disruptif pour être à la mode.

Voilà la ligne d’arrivée, celle d’un matériel en constante évolution à disposition du milieu ordinaire. Toute la journée, des exemples bluffants d’avancées technologiques ont émaillé les débats même si « l’orthopédiste est le roi des bidouilleurs », ironise Marie-Amélie Le Fur. Il ne faut pas se mentir, nous sommes à des années lumière de la production de masse.

Une vis manquante et le trou noir…

Cet échange XXL a mis en lumière le génie des professionnels et enseignants chercheurs. A ce titre l’impression en 3D devient une aide technique indispensable à ce stade. Néanmoins, une championne paralympique en aviron, à Tokyo en 2021, explique avoir vu plus de 20 fois un fabricant pour une orthèse de compétition. « En septembre, j’ai réussi mon challenge de courir un semi-marathon. Dans le dernier kilomètre, une petite vis s’est détachée de celle-ci. Aujourd’hui, plus aucun fabricant ne veut la remplacer ! Je ne peux plus poursuivre ma carrière sportive ! », commente Erika Sauzeau.

Voilà, on touche du doigt la problématique. Les innovations sortent d’un Fablab, ou d’un fabricant, sur mesure. Ensuite, les avancées sur un matériel existent de fait sans cadre juridique. « D’ailleurs, nous observons que toutes les évolutions sur un fauteuil, pour le confort voire une meilleure utilisation de celui-ci, sont refusées systématiquement par le constructeur. On s’adapte et les familles signent des décharges, elles comprennent la situation », explique Oriane Lopez, médecin de Médecine Physique et de Réadaptation.

D’ailleurs, un intervenant souligne « qu’une réglementation pourrait assécher l’innovation. » Alors, comment fait-on ? Dans un monde corseté par la norme, où le plus petit usage est réglementé, piloté par la peur de l’échec, de l’accident, sans se soucier du mieux-être de la personne en situation de handicap. C’est un peu la théorie de la personne sur le bord d’un cours d’eau et voyant une personne en train de se noyer, elle regarde d’abord un panneau « baignade interdite » avant de lui jeter une bouée… Concrètement, personne ne veut prendre la responsabilité de !

A la recherche du modèle économique

Effectivement, Paul Friedel n’hésite pas à mettre le sujet au milieu de la table. La R&D sur un matériel performant au service du sport handicap doit trouver, auprès de la sphère publique et privée, des solutions de financement. « Nous devons baisser les coûts de production. » La mobilité dépend de cette faculté à produire mieux et plus massivement. Comme diraient certains « en France, on adore l’innovation, mais personne ne veut la financer ! ».

Pour autant, vous avez des avancées notables avec par exemple la MDPH prenant en charge à 75% les orthèses, après visite d’un médecin expert etc. Ensuite, très médiatisée depuis le 01 décembre 2025, la prise en charge à 100% des fauteuils électriques et pour la première fois « le fauteuil sportif après une visite avec un médecin expert et un ergothérapeute », explique Oriane Lopez.

Ça bouge et c’est dans cette direction croisée de la prise en charge publique et de la recherche/ conception de nouveau matériaux, que le monde du handicap doit avancer. Toutefois, la parole commune de cette journée est surtout de ne pas supprimer « la légèreté de l’innovation », parfois stupéfiante de simplicité, voire de l’astuce à l’usage tout simplement.

Au bout du bout, Marie-Amélie Le Fur résume la finalité de ces avancées technologiques : « Nous parlons du bien-être et du bien vieillir des personnes en situation de handicap. »

Daniel Carlier

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Du parc à thème le Puy du Fou, créé par M. Philippe de Villiers, au spectacle « Murmures de la cité » de Moulins, financé par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin, l'extrême droite diffuse une vision conservatrice de l'histoire, avec l'appui de médias tels que CNews. Les pouvoirs publics et la (…) / France, Histoire, Politique, Démocratie

Même les Américains se lassent d'Israël

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L'adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies, le 17 novembre dernier, d'un plan américain pour Gaza très favorable à Israël représente un succès diplomatique pour ce pays. Mais, simultanément, la cause israélienne devient de plus en plus impopulaire aux États-Unis, malgré la puissance (…) / États-Unis, Groupe de pression, Israël
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