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Reçu aujourd’hui — 5 janvier 2026

Star Wars Racer Revenge - Le jeu obscur devenu le Graal des hackers PS5

Par :Korben
5 janvier 2026 à 16:34

Un jeu de course Star Wars sorti en 2002 vaut aujourd'hui plus de 400 dollars sur eBay. Pas parce qu'il est devenu culte... mais parce qu'il permet de déverrouiller les PS5.

Vous allez voir, l'histoire est dingue ! Star Wars Racer Revenge , un titre obscur de l'ère PS2, cachait depuis plus de 20 ans une vulnérabilité dans son code. Et cette faille vient d'être exploitée pour extraire les clés ROM de la PlayStation 5 , c'est à dire le Saint-Graal des hackers de consoles dont je vous parlais y'a 5 jours...

L'édition PS4 de Limited Run Games - 8 500 exemplaires seulement ( Source )

Le chercheur en sécurité Gezine a balancé la nouvelle sur Twitter le 31 décembre dernier, du coup, le prix des copies physiques de la version PS4 (éditée par Limited Run Games en 2019 à seulement 8 500 exemplaires) est passé de 20 dollars à plus de 400 dollars en quelques heures. Une hausse de 1900% ! Y'a des gens qui ont fait une sacrée affaire ce jour-là...

L'exploit utilise la technique " mast1core " et cible le firmware 12.00 de la console. En gros, le menu "Hall of Fame" du jeu contient une faille qui permet d'injecter du code et comme Sony n'a jamais pensé à patcher un vieux jeu de podracing de l'époque de la préquelle, eh bien... la porte est restée grande ouverte pendant deux décennies.

Le truc vraiment flippant pour Sony, c'est que les clés bootrom extraites sont au niveau le plus fondamental du système. On ne parle pas d'une faille logicielle qu'une mise à jour peut corriger. Non, ces clés sont gravées pour toujours dans le silicium, donc c'est impossible à patcher ! Sony peut toujours sortir des firmwares pour compliquer la tâche, mais le mal est fait.

Pour ceux qui espéraient chopper une copie, c'est un peu tard par contre. Les exemplaires physiques s'arrachent sur eBay entre 230 et 500 dollars. Perso, j'aurais jamais imaginé qu'un jeu Star Wars médiocre deviendrait un jour un outil de hacking aussi précieux. D'ailleurs, si vous l'avez chez vous, c'est peut-être le moment de le revendre ^^.

Et le plus marrant dans tout ça c'est Limited Run Games avait produit ce jeu en petite quantité justement parce que personne n'en voulait vraiment.

Et dire qu'aujourd'hui, chaque copie est devenue une clé magique pour faire tourner du homebrew sur la dernière console de Sony...

Source

Telegram héberge le plus grand marché noir de l'histoire (et tout le monde s'en fou)

Par :Korben
5 janvier 2026 à 16:15

Vous vous souvenez du dark web , ce truc mystérieux qui fait flipper les politiques, les journalistes et votre belle-maman avec Tor, les .onion et tout le folklore ? Hé bien figurez-vous qu'une bonne partie du crime en ligne s'est déplacée ailleurs. Maintenant en 2026, pour monter le plus grand marché illicite en ligne jamais mesuré, y'a plus besoin de toute cette sophistication technique.

Y'a juste à aller sur Telegram, une simple app de messagerie, et hop, c'est parti.

La firme d'analyse crypto Elliptic vient en effet de publier des chiffres qui donnent le tournis. Huione Guarantee, une plateforme de "garantie" pour arnaqueurs sinophones hébergée sur Telegram, a brassé 27 milliards de dollars de transactions entre 2021 et 2025. Vingt-sept milliards les gars !

Pour vous donner une idée, AlphaBay , le célèbre marché noir du dark web démantelé par les autorités en 2017 et considéré comme dix fois plus gros que Silk Road , n'avait fait "que" 1 milliard en un peu plus de deux ans. Hydra, le mastodonte russe qui a terrorisé les autorités pendant environ six ans, culminait quand à lui à 5 milliards.

Hé bien Huione les a atomisés en opérant... en plein jour sur une app grand public.

Chute brutale des volumes Huione après le ban Telegram du 13 mai 2025 ( Source Elliptic )

Finalement, le 13 mai 2025, Telegram a fini par bannir Huione Guarantee. Victoire ? Pas vraiment. Car deux marchés concurrents ont immédiatement pris le relais : Tudou Guarantee et Xinbi Guarantee.

Et là, le magie-magie, on découvre que Huione détient 30% des parts de Tudou. Autant dire qu'ils ont juste changé d'enseigne...

Et aujourd'hui, ces deux plateformes traitent environ 2 milliards de dollars par mois en blanchiment d'argent, vente de données volées, faux sites d'investissement, outils de deepfake et autres joyeusetés. Elliptic surveille actuellement plus de 30 marchés de ce type sur Telegram et c'est pas triste...

Tudou prend le relais : explosion des volumes après la fermeture de Huione ( Source Elliptic )

Et tout ça sert à quoi ?

Principalement aux arnaques dites "pig butchering" (littéralement "boucherie de cochon"), ces escroqueries sentimentalo-crypto où l'arnaqueur vous "engraisse" patiemment avant de vous plumer. Le FBI estime que ces arnaques siphonnent près de 10 milliards de dollars par an aux victimes américaines.

Juste aux États-Unis, hein. Mais nous aussi on en reçoit tous les jours...

Et derrière ces arnaques, on trouve malheureusement des centres au Cambodge, au Myanmar et au Laos où des milliers de personnes sont forcées de travailler sous la menace. C'est ça l'envers cauchemardesque de ces chiffres astronomiques.

Ce qui me sidère, c'est que pendant des années, on nous a vendu le dark web comme l'eldorado intraçable des criminels, avec Tor, le chiffrement bout en bout, les protocoles anonymes... Et au final, le plus grand marché illicite de tous les temps opère sur une app que votre grand-mère pourrait installer. Les seules compétences requises c'est juste de parler chinois et d'être assez teigneux pour recréer un channel quand on se fait bannir.

Tom Robinson, cofondateur d'Elliptic, explique que c'est tout simplement "le plus grand marché illicite en ligne à avoir jamais existé". Plus grand que Silk Road, AlphaBay et Hydra réunis, tout ça OKLM sur Telegram.

On se demande ce que fout Pavel Durov... hmm...

En tout cas, ça montre que la sophistication technique n'est pas le facteur limitant du crime en ligne. Par contre, on est visiblement loin d'avoir résolu le problème. Quand Telegram en bannit un, y'en a deux autres qui poussent. C'est sans fin !

Bref, la prochaine fois qu'on vous parle du "dark web" comme de la grande menace, vous pourrez sourire car le vrai game se joue sur des apps qu'on trouve en libre accès sur l'App Store.

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Meshtastic - Le réseau mesh radio qui fonctionne même quand tout s'effondre

Par :Korben
5 janvier 2026 à 14:06

Vous vous souvenez de Byzantium , ce projet de réseau mesh sur Raspberry Pi pour communiquer quand tout est coupé ? Bah y'a mieux maintenant. Et ça coûte 25 balles.

Meshtastic , c'est un protocole open source qui transforme de petits modules radio LoRa en nœuds d'un réseau maillé complètement décentralisé. Pas besoin d'internet ni de carte SIM. Et la licence radio, on s'en balec'. Ce sont juste des ondes qui rebondissent de relais en relais pour faire passer vos messages chiffrés.

Du coup, comment ça marche ?

Hé bien d'abord vous achetez un petit boîtier sur Amazon (entre 25 et 40 dollars, ou même 10 si vous êtes patient avec la livraison depuis la Chine). Vous installez l'app sur votre smartphone, vous connectez le module en Bluetooth, et hop, vous pouvez envoyer des messages à n'importe qui dans le réseau. Plus y'a de nœuds, plus la portée augmente puisque chaque appareil relaie les communications aux autres.

Et là, vous allez me dire "ouais mais c'est un gadget de survivaliste parano". Sauf que non. L'ouragan Helene qui a ravagé la Caroline du Nord a prouvé que c'était loin d'être un délire. Quand les antennes relais sont tombées, quand internet a disparu, les gens équipés de ces petits modules radio ont pu continuer à communiquer, à demander de l'aide, à coordonner les secours. Bref, le genre de truc qui peut sauver des vies.

Du coup, y'a toute une communauté de bricoleurs qui s'est mise à fabriquer des nœuds DIY pour mailler leur quartier. Y'en a même qui ont transformé une lampe solaire de jardin en relais autonome. Vous savez, les machins à 3 euros chez Action. Bah vous virez la LED, vous collez un module LoRa alimenté par le petit panneau solaire, et vous avez un répéteur qui coûte 30-40 dollars et qui fonctionne tout seul. Certains ont même monté des répéteurs communautaires sur des points en hauteur avec des panneaux solaires plus costauds pour environ 100 dollars.

Le T-Echo de Lilygo, un module compact avec écran e-ink ( Source )

Pour ceux qui veulent un truc plus fini, y'a également le Lillygo T-Echo avec son écran e-ink qui affiche les messages même en plein soleil. Et si vous voulez taper sans téléphone, le T-Deck a carrément un petit clavier intégré.

Le T-Deck avec son clavier intégré, pour les vrais ( Source )

Perso, ce qui me plaît dans ce protocole, c'est qu'il remet la communication entre les mains des gens. Pas de serveur central, pas d'entreprise qui peut couper le robinet, pas de gouvernement qui peut tracer vos échanges. C'est le genre d'infrastructure que les pionniers d'internet auraient adoré. Un réseau qui appartient à ceux qui le construisent, nœud par nœud.

Alors est-ce que ça va remplacer votre forfait mobile ?

Bah non mais quand la prochaine tempête aura mis à terre les infrastructures de votre coin, vous serez peut-être content d'avoir un petit boîtier LoRa chargé dans un tiroir.

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Les contrôles parentaux sont-ils une arnaque conçue pour vous épuiser ?

Par :Korben
5 janvier 2026 à 13:15

Vous voulez protéger vos enfants sur internet ? Cool. Préparez-vous à configurer 17 paramètres sur la Nintendo Switch, 29 réglages différents pour Minecraft (sur un site web séparé, évidemment), et à lire 572 articles de blog pour comprendre comment fonctionne le téléphone "sécurisé" que vous venez d'acheter.

Bienvenue dans le monde merveilleux de la protection parentale.

Un développeur américain, Chris Ferdinandi, vient de publier un constat qui résume parfaitement la situation . Il raconte comment son fils s'est retrouvé ajouté à un groupe de discussion GroupMe par un parfait inconnu, sans aucune vérification. L'application avait été installée via le compte familial, donc techniquement "approuvée". Sauf que le gamin de 12 ans pouvait maintenant recevoir des messages de n'importe qui sur la planète.

Et là, vous vous dites "ah mais y'a forcément un paramètre pour ça". Oui. Quelque part bien planqué dans un sous-menu. D'une autre application évidemment, sinon, ce serait trop facile. Et c'est accessible uniquement depuis le navigateur web du téléphone de l'enfant. Ou le vôtre. Ou les deux. Bonne chance pour le découvrir !

Et ce que dit Chris dans son article, c'est que ce n'est pas un accident de conception. C'est un choix délibéré.

La FTC américaine (l'équivalent de notre DGCCRF) a commencé à taper du poing sur la table. Par exemple, Epic Games a dû cracher 520 millions de dollars fin 2022 pour un combo COPPA + dark patterns dans Fortnite (dont 245 millions rien que pour les dark patterns).

Y'a aussi Disney qui a pris 10 millions d'amende pour violation de la vie privée des enfants. Et plusieurs États américains comme le Connecticut, le Montana et le Nebraska ont adopté des lois spécifiques pour interdire ces manipulations qui ciblent les mineurs. Même l'Union européenne s'y met avec le Digital Services Act qui impose de nouvelles obligations.

Mais pendant que les régulateurs jouent au chat et à la souris avec les géants de la tech, les parents sont coincés avec des systèmes de protection de la vie privée des enfants qui ressemblent à des usines à gaz soviétiques.

Prenez l'app Temps d’Écran d'Apple. Sur le papier, c'est génial mais en pratique, des experts en sécurité et sites spécialisés ont documenté au moins une demi-douzaine de méthodes de contournement bien connues. Votre gamin peut changer le fuseau horaire de l'appareil pour gagner quelques heures. Il peut utiliser Siri pour ouvrir des applications bloquées. Les widgets iMessage permettent d'accéder à du contenu normalement restreint. Et le grand classique : la réinitialisation d'usine qui efface toutes les restrictions d'un coup.

Sans parler des navigateurs intégrés dans les applications qui permettent de surfer même quand Safari est désactivé.

YouTube Kids, c'est encore mieux puisque Google nous promet un environnement "sûr et adapté". Sauf que des chercheurs ont retrouvé des vidéos violentes, des contenus à caractère sexuel, et des publicités manipulatrices qui passaient à travers les filtres.

L'algorithme, conçu pour maximiser le temps d'écran (et donc les revenus publicitaires), recommande parfois du contenu problématique sous prétexte qu'il "ressemble" à ce que l'enfant aime regarder (au hasard : des nichons ^^).

Et là, accrochez-vous.

Car des études scientifiques récentes commencent à montrer que les restrictions numériques strictes peuvent être... contre-productives . Des recherches publiées dans des revues de psychologie ont trouvé que les enfants soumis à des contrôles parentaux stricts développaient en fait PLUS de comportements à risque en ligne. Alors pourquoi Jamy ? Hé bien Fred, parce que le système repose sur la méfiance plutôt que l'éducation. Les gamins apprennent ainsi à contourner plutôt qu'à comprendre et le jour où ils ont enfin un accès libre (parce que oui, ce jour arrive forcément), ils n'ont aucune compétence pour naviguer de manière responsable.

C'est le paradoxe ultime ! On essaie de protéger nos enfants avec des outils qui les rendent potentiellement plus vulnérables.

Je pense que le vrai problème après, c'est qu'on a vendu aux parents l'idée que la technologie pouvait remplacer l'éducation. "Installez cette application et dormez tranquille." Sauf que ça ne marche pas comme ça. Gabb , un fabricant de téléphones "sécurisés" pour enfants, propose des centaines d'articles de blog et un peu moins d'un millier d'applications pré-approuvées. C'est du délire ! Aucun parent n'a le temps de lire tout ça en plus de son boulot, de la gestion du quotidien et des devoirs de maths du petit dernier.

Le système est donc conçu pour échouer. Ou plutôt, il est conçu pour que vous achetiez le prochain gadget "encore plus sécurisé", le prochain abonnement premium "avec surveillance avancée", ou la prochaine application "approuvée par des experts". C'est un business model, pas une solution éducative.

Ce qui fonctionne vraiment, d'après les études ? La communication.

Hé oui, il faut se retrousser les manches et expliquer pourquoi certains contenus sont problématiques plutôt que simplement les bloquer. Être présent quand le gamin découvre internet plutôt que déléguer à un algorithme. C'est moins sexy qu'un logiciel à 9,99€ par mois, mais c'est tellement plus efficace !

Bref, si vous voulez vraiment protéger vos enfants en ligne, la première étape c'est peut-être d'arrêter de croire que les outils de surveillance vont faire le taf à votre place. Car maintenant, on le sait, ils sont conçus pour vous donner l'illusion du contrôle, générer du fric et surtout pas pour éduquer.

Et ça, aucune mise à jour logicielle ne va le changer.

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Seanime - Le media server qui comprend vraiment les otakus

Par :Korben
5 janvier 2026 à 12:58

Vous en avez marre de configurer Plex pendant 3 heures pour qu'il reconnaisse enfin que "Shingeki no Kyojin S4 Part 2 Final" c'est bien "L'Attaque des Titans" ? Et même Jellyfin ou Kyoo galèrent avec les noms de fichiers japonais ? Alors laissez-moi vous présenter Seanime , un media server qui parle couramment le weeb .

L'outil est développé en Go et TypeScript par 5rahim, et contrairement aux mastodontes généralistes, lui se concentre sur une seule mission : streamer vos séries japonaises et lire vos mangas sans prise de tête. Le truc cool, c'est qu'il s'intègre directement avec AniList . Du coup, tout ce que vous regardez se synchronise automatiquement avec votre profil. Plus besoin de faire le tracking à la main comme un sauvage.

Côté acquisition de contenu, la bestiole gère les clients torrent (qBittorrent, Transmission) mais aussi les seedbox comme TorBox ou Real-Debrid. Vous cherchez un épisode, il fouille les trackers, lance le téléchargement, et hop, c'est dans votre bibliothèque. Le tout avec un scanner intelligent qui comprend les noms de fichiers même quand ils ressemblent à du code Morse.

Et pour les puristes du manga, un lecteur intégré permet de dévorer vos chapitres directement depuis l'interface. Et si vous avez des potes otakus, les watch parties permettent de mater ensemble à distance avec synchronisation de la lecture. De quoi organiser des soirées visionnage sans être dans la même pièce, ce qui est pratique parce que vos potes sentent tous des dessous de bras.

Perso, ce qui me plaît bien dans ce projet, c'est qu'il assume son positionnement. Au lieu de faire un énième clone de Plex/Jellyfin qui fait tout moyennement, Seanime fait un seul truc mais le fait bien : Gérer le contenu japonais.

Le transcodage FFmpeg est là pour les appareils capricieux, le mode hors-ligne permet de télécharger sur mobile, et un système d'extensions JavaScript laisse la communauté ajouter des fonctionnalités.

L'installation propose aussi Seanime Denshi , une app desktop complète avec serveur embarqué, ou simplement le mode serveur web pour ceux qui préfèrent accéder via navigateur. Ça tourne sur Windows, macOS et Linux et le projet est open source sous GPL-3.0.

Voilà, si vous êtes du genre à avoir une collection d'animes qui ferait rougir un data center, c'est peut-être le compagnon qu'il vous faut !

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Dittytoy transforme votre navigateur en studio de musique qui se code

Par :Korben
5 janvier 2026 à 12:04

Est-ce que vous avez déjà rêvé de composer de la musique comme on code un programme ? Genre, écrire une boucle for et qu'elle génère un beat au lieu d'afficher des nombres dans la console ?

Hé bien, c'est exactement ce que propose Dittytoy . Et le truc de fou, c'est que ça tourne directement dans votre navigateur. Une simple URL et hop, vous voilà compositeur.

Vous allez sur le site, vous tapez du code JavaScript dans un éditeur, vous cliquez sur "Compile", et votre navigateur se transformera alors en synthétiseur. La plateforme utilise la Web Audio API pour générer le son en temps réel, ce qui donne des possibilités assez dingues côté créativité sonore.

Dittytoy repose sur 4 briques de base. D'abord les synthés qui génèrent le son brut via des fonctions mathématiques (sinus, carrée, triangle...). Ensuite les boucles qui répètent des patterns avec des commandes play() et sleep(). Puis les enveloppes pour contrôler l'attaque et le decay des notes. Et enfin les filtres pour sculpter le son avec des passe-bas, passe-haut et compagnie.

La syntaxe est inspirée de Sonic Pi , le fameux outil de programmation musicale utilisé dans les écoles pour apprendre le code aux gamins. Si vous avez déjà joué avec, vous serez en terrain connu. Sinon, la documentation est plutôt bien foutue avec des exemples qui fonctionnent direct.

Niveau fonctionnalités, y'a également de quoi faire. Plus de 70 gammes intégrées (majeure, mineure, pentatonique...), 50 types d'accords, et même un système d'entrées qui permet de créer des sliders pour tweaker les paramètres en temps réel. Vous pouvez aussi exporter vos créations en MP3, ce qui est quand même pratique pour les partager.

Perso, ce qui me plaît dans ce genre d'outils, c'est qu'ils démocratisent la création musicale pour les gens qui ont le cerveau câblé "code" plutôt que "solfège". Vous savez, ceux qui comprennent mieux un Math.sin(phase * 2 * Math.PI) qu'une portée avec des croches dessus.

Et puis y'a un côté hypnotique à voir son code se transformer en musique surtout avec leur visualiseur.

C'est un peu comme le Chipophone , mais version navigateur et sans avoir à recycler un vieil orgue.

Le créateur, Reinder Nijhoff, a même sorti un package npm pour les développeurs qui voudraient intégrer le moteur dans leurs propres projets.

C'est gratuit, le package npm est sous licence MIT, et les créations partagées sur la plateforme sont sous CC BY-NC-SA par défaut. De quoi vous la jouer compositeur de chiptune entre deux commits.

Bon, évidemment ça ne remplacera pas Ableton pour produire un album. Mais pour s'amuser, apprendre les bases de la synthèse sonore, ou juste épater vos collègues à la pause café en générant un beat avec 10 lignes de code, ça fait largement le taf.

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Log Voyager - L'analyseur de logs massifs qui tourne dans votre navigateur

Par :Korben
5 janvier 2026 à 11:55

Bon, si vous êtes dev ou admin sys, vous connaissez forcément ce moment de solitude. Celui où VS Code se fige pendant 3 minutes parce que vous avez eu l'audace d'ouvrir un fichier de logs de 2 Go. Ou pire, Notepad qui vous affiche un joli message d'erreur en guise de bienvenue.

Bref, la galère classique du lundi matin.

Heureusement, je viens de tomber sur Log Voyager , un outil open source qui analyse des fichiers de logs massifs... directement dans votre navigateur Chrome ou Firefox sans faire exploser votre RAM.

Log Voyager en action - navigation fluide dans un fichier de logs massif ( Source )

Son secret ?

Toniglandil bien sûr ! Non, je plaisante ! En fait ce truc utilise la File Slicing API pour lire vos fichiers par petits bouts de 50 Ko. C'est comme du streaming, sauf que c'est pour vos logs. Du coup, que votre fichier fasse 500 Mo ou 10 Go, seul le chunk visible est chargé en RAM. C'est chouette non ?

D'ailleurs, par conception ("by design" comme disent les titi consultants), toute l'analyse se fait côté client dans votre navigateur. Vous pouvez vérifier dans le code source sur GitHub : aucune requête réseau pour vos fichiers. Du coup, ça fonctionne même hors connexion et pour ceux qui bossent avec des logs contenant des données sensibles (genre des infos clients ou des tokens), c'est plutôt rassurant.

Côté fonctionnalités, y'a aussi de quoi faire. Le scroll infini permet de naviguer dans des fichiers énormes sans que le navigateur ne bronche. Il y a un système de filtrage par regex pour trouver exactement ce que vous cherchez, un prettifier JSON intégré qui formate automatiquement les lignes JSON dans vos logs (super pratique quand vous avez du JSON imbriqué partout), et un système de bookmarks avec position en octets pour retrouver facilement un endroit précis dans le fichier.

Pour l'installer, soit vous passez par Docker. Notez que j'ai du nettoyer un peu le Dockerfile car y'a des choses mal comitée dedans... Breeeef...

git clone https://github.com/hsr88/log-voyager.git
cd log-voyager
docker build -t log-voyager .
docker run -d -p 8080:80 log-voyager

Et hop, vous accédez à http://localhost:8080. Sinon, pour bidouiller en local avec npm :

git clone https://github.com/hsr88/log-voyager.git
cd log-voyager
npm install && npm run dev

L'outil est développé en React et TypeScript par hsr88, avec Vite et Tailwind CSS pour le front et c'est gratuit et open source, comme il se doit !

Perso, ça m'aurait évité pas mal de galères sur certains projets où les logs de prod faisaient plusieurs Go. Mais maintenant vous savez que ça existe et au lieu de faire du grep dans le terminal en croisant les doigts, là vous avez une vraie interface pour explorer tout ça proprement.

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Orla - L'outil CLI qui transforme votre terminal en assistant IA local

Par :Korben
5 janvier 2026 à 11:38

Ce qui est super relou avec les assistants IA en ligne, c'est qu'on doit leur faire confiance avec nos données. On tape une question, ça part dans le cloud, et on espère que personne ne stocke nos conversations sur la recette secrète du cassoulet de mémé.

Bah ça, c'est fini les amis !

Car Orla est là et c'est un outil en ligne de commande qui fait tourner des agents directement sur votre machine via Ollama . Pas de cloud, pas d'abonnement, pas de données qui partent on ne sait où. Juste votre CPU (ou GPU) qui bosse en local.

Orla - Dead-simple local AI agents ( Source )

Petit fun fact, en cherchant des infos pour écrire cet article, j'ai découvert que "Orla", ça voulait dire " prépuce " en hébreu... Hé ouais, je sais pas si le dev a capté ou pas mais fallait le préciser ^^.

L'installation sous macOS c'est :

brew install --cask dorcha-inc/orla/orla

Sous Linux ou si vous préférez le script :

curl -sSL https://raw.githubusercontent.com/dorcha-inc/orla/main/install.sh | bash

Et hop, c'est prêt.

Du coup, une fois installé, vous lancez votre première requête comme ça :

orla agent "Explique-moi les design patterns en Go"

Bref, deux mots et votre terminal se transforme en prof particulier. Mais là où ça devient vraiment sympa, c'est avec les pipes Unix. Vous pouvez balancer n'importe quoi à Orla :

cat mon_code.go | orla agent "Trouve les bugs potentiels"
git diff | orla agent "Rédige un message de commit"

Perso, c'est ce genre de trucs qui me fait kiffer car on retrouve la philosophie Unix avec des petits outils qui font une chose et qui la font bien, et surtout qu'on peut chaîner à l'infini.

Orla en action - simple et efficace ( Source )

Et le truc qui tue, c'est le mode serveur MCP. Vous lancez orla serve et paf, votre assistant local devient compatible avec Claude Desktop, Cursor, et tous les outils qui supportent le protocole MCP. C'est comme si vous aviez votre propre backend IA prêt à servir n'importe quelle interface.

Côté modèles, Orla supporte tout ce que propose Ollama : Llama, Mistral, Qwen, DeepSeek... Vous choisissez avec --model et c'est parti. Par défaut c'est qwen3, mais rien ne vous empêche de tester les modèles spécialisés code comme qwen3-coder.

Le projet embarque aussi un système de registre d'outils. Un orla tool install fs et hop, votre assistant peut lire et écrire des fichiers. Et comme vous pouvez créer vos propres outils, vous pouvez comme ça, ajouter des capacités modulaires à activer selon vos besoins.

Ce qui me plaît vraiment avec Orla, c'est donc cette philosophie où l'IA reste un outil que vous possédez, et pas un service que vous louez. Le projet est encore jeune bien sûr, mais activement maintenu et tourne sur macOS, Linux et Windows.

Mais si vous cherchez un moyen simple de bricoler avec des agents IA sans passer par les GAFAM, Orla c'est à tester !

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TouchHLE - L'émulateur iPhone qui a compris qu'il ne fallait pas tout émuler

Par :Korben
5 janvier 2026 à 08:11

Après Wine, après Dolphin, après tous ces émulateurs qui se cassent le cerveau à reproduire le moindre transistor d'une console... voici TouchHLE !

Et celui-là, il a compris un truc que beaucoup oublient qui est que pour faire tourner des vieux jeux iPhone de 2008-2011, y'a pas besoin de recréer un iPhone complet dans votre PC.

Faut juste que les apps croient qu'elles tournent sur iOS. Du coup, le projet c'est de réimplémenter les frameworks Apple (UIKit, OpenGL ES, OpenAL) en natif, et seul le binaire ARM de l'app est émulé via dynarmic. Le reste, c'est du code Rust qui fait le boulot directement sur votre machine.

Bref, c'est de l'émulation "haut niveau" (HLE pour High-Level Emulation), l'approche opposée à QEMU qui simule chaque instruction du processeur. C'est la même philosophie que Dolphin pour la GameCube ou Wine pour Windows. Plus léger, plus rapide, mais ça demande de connaître intimement chaque fonction que les apps appellent.

Le logo TouchHLE : un engrenage Rust avec le bouton Home de l'iPhone, tout un symbole ( Source )

Et le résultat c'est que sur les 667 apps testées dans leur base de compatibilité , 153 fonctionnent parfaitement et 101 sont jouables avec des bugs mineurs. Je vous parle de pépites du gaming portable comme Super Monkey Ball, Doom, Sonic, Tetris, Pac-Man, Angry Birds ou Cut the Rope. De quoi croquer les madeleines de votre jeunesse iOS première génération.

Super Monkey Ball qui tourne dans TouchHLE, nostalgie de 2008 ( Source )

Le projet a été lancé en décembre 2022 par Hikari_no_yume, en mode "projet passion à plein temps". Et depuis la release publique de février 2023, c'est devenu un effort communautaire avec une quarantaine de contributeurs. Et ça tourne sur Windows, macOS et même Android.

Alors oui, ça ne fait pas tourner les apps modernes 64-bit, la FAQ est claire là-dessus. Le codebase est conçu pour le 32-bit de l'époque iPhone OS 2.x et 3.0, et l'équipe assume : les jeux post-iOS 7 avec leurs modèles freemium, c'est pas leur combat. Eux, ils préservent les classiques d'avant que le mobile gaming devienne un casino déguisé.

D'ailleurs, si la récente ouverture d'Apple aux émulateurs sur l'App Store vous a donné des idées, sachez que TouchHLE ne peut pas tourner sur iOS lui-même... il a besoin de compilation JIT, et Apple bloque ça sur sa propre plateforme. Hop, on reste donc sur PC ou Android.

Pour l'installer, c'est dispo sur GitHub avec des releases pour Windows, macOS et Android. Il vous faudra vos propres fichiers .ipa (les apps iPhone de l'époque), le projet ne fournit rien pour des raisons légales évidentes. Mais si vous avez gardé des backups iTunes d'il y a 15 ans... c'est le moment de les ressortir.

Perso, je trouve l'approche pas con. Plutôt que de s'acharner à reproduire le hardware Apple bit par bit (ce qui serait un cauchemar légal et technique), ils ont choisi la voie pragmatique : faire croire aux apps qu'elles sont chez elles, sans jamais toucher au code d'Apple. Et ça c'est malin !

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Windows ouvre ses portes aux agents IA, et c'est pas sans risques

Par :Korben
5 janvier 2026 à 08:05

Microsoft vient de faire un truc qui va faire jacter tous vos sites tech au moins pour la semaine ! En effet, la firme de Redmond ouvre Windows aux agents IA autonomes, ces assistants capables d'agir sur votre système sans que vous ayez à cliquer sur chaque bouton. Ahaha, j'adore ! Et là, forcément vous me connaissez, niveau sécu, ça soulève quelques questions.

Ce framework s'appelle Agent Launchers et il débarque dans Windows Insider Preview. L'idée c'est de permettre à des assistants logiciels de s'enregistrer auprès de l'OS pour interagir avec vos fichiers et vos apps dans un environnement isolé. Kevin Scott, le CTO de Microsoft, compare ça à Windows 3.0 qui avait fait de l'OS la plateforme incontournable pour les devs. Sauf qu'aujourd'hui, on parle pas de Word ou Excel, on parle de trucs qui prennent des décisions à votre place. Oui comme votre mère.

Les paramètres Windows AI Components - c'est là que ça se passe ( Source )

Mais rassurez-vous les mécréants, Microsoft a quand même prévu des garde-fous. En effet, les agents tournent dans un Agent Workspace isolé, avec leur propre compte utilisateur Windows dédié. Ils ne peuvent pas dépasser vos permissions, et par défaut, ils n'ont accès qu'à 6 dossiers : Documents, Téléchargements, Bureau, Musique, Images et Vidéos. De plus, le système est désactivé par défaut et il faut un admin pour l'activer. Voilà, les 3 loi d'Asimov version krosoft sont donc la non-répudiation (les actions sont loggées), la confidentialité (isolation des données), et l'autorisation (permissions explicites).

Le message d'avertissement quand vous activez les fonctionnalités agentiques - Microsoft prévient que c'est pas encore au point ( Source )

Sauf que voilà. Y'a un gros éléphant dans la pièce qui s'appelle XPIA, pour Cross-Prompt Injection Attack. Si vous avez suivi l'affaire EchoLeak sur Microsoft 365 Copilot, vous savez de quoi je parle. Le principe c'est qu'un contenu malveillant planqué dans un fichier ou une page web peut détourner les instructions de l'IA. L'agent croit alors exécuter une tâche légitime alors qu'il balance vos données à un serveur pirate. Et le pire c'est que Microsoft reconnaît le risque noir sur blanc dans sa propre documentation.

Le problème fondamental c'est ce que les chercheurs appellent la LLM Scope Violation : l'IA traite les données de confiance et les données potentiellement hostiles dans le même "cerveau", sans vraiment faire la différence. C'est comme si votre assistant faisait aveuglément tout ce qu'il lit, que ça vienne de vous ou d'un spam. Et ça, c'est un défaut architectural qui touche tous les systèmes agentiques basés sur des LLM, et pas juste ceux de Microsoft.

D'ailleurs, si vous vous demandez pourquoi Microsoft prend ce risque énorme, c'est simple la réponse est dans les chiffres. En fait, les revenus de Windows stagnent tandis qu'Azure a explosé à plus de 75 milliards de dollars par an. La stratégie c'est donc de transformer Windows en hub pour les agents, et de le faire devenir la plateforme incontournable de l'ère IA, exactement comme ils l'avaient fait avec les applications traditionnelles dans les années 90.

Alors pour l'instant, c'est réservé aux Windows Insiders dans le canal Dev et les testeurs sont explicitement prévenus que les protections XPIA ne sont "pas parfaites" et qu'il faut surveiller ce que font les agents. Bref, c'est de la beta assumé mais vu comment l'IA peut déjà introduire des vulnérabilités dans le code, imaginez ce que ça peut donner avec un agent qui a accès à votre système de fichiers.

Les entreprises qui veulent déployer ça vont donc devoir sérieusement revoir leurs politiques de sécurité. Audit des données accessibles, monitoring des actions des agents, sensibilisation des équipes... L'IA autonome, c'est plus un gadget de productivité, c'est un vecteur d'attaque potentiel qu'il va falloir commencer à traiter comme tel.

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Super Mario 64 tourne maintenant sur PlayStation 1 et c'est un sacré bordel technique !

Par :Korben
5 janvier 2026 à 08:00

La guerre des consoles des années 90, c'est terminé depuis longtemps... Enfin, c'est ce qu'on croyait ! Car un moddeur du nom de Malucard vient de raviver les braises en portant Super Mario 64 sur... PlayStation 1. Oui, le jeu phare de la N64 qui tourne nativement sur la console de Sony... À l'époque de ma jeunesse aux temps jadis, ça aurait fait scandale ^^

Le projet s'appelle SM64-PSX et c'est basé sur le fameux travail de décompilation de Super Mario 64 qui circule depuis quelques temps. Sauf que là, au lieu de simplement recompiler le code pour PC, Malucard l'a adapté pour qu'il tourne sur le hardware de la PS1. Et c'était pas gagné d'avance.

Car les deux consoles sont très différentes niveau architecture. Du coup, il a fallu réécrire tout un tas de trucs : conversion en mathématiques à virgule fixe au lieu de flottants, compilation just-in-time des listes d'affichage dans un format custom, compression des animations (de 580 Ko à 190 Ko stockés directement en VRAM), quantification des textures en 4 bits... Bref, du bricolage de haut niveau pour faire rentrer un jeu N64 dans une PS1.

Mais c'est jouable, même si faut pas s'attendre à du miracle non plus. Y'a des arbres qui flottent dans le vide à cause des conversions mathématiques, certaines animations font crasher le jeu, la caméra est aux fraises dans pas mal de niveaux, et le menu pause ne fonctionne pas. Mais bon, voir Mario sauter dans le château de Peach sur une PlayStation, ça a quand même de la gueule !

Et le plus marrant dans l'histoire, c'est que cette initiative a provoqué une riposte de l'autre camp. Des fans de Spyro the Dragon ont lancé un projet miroir pour porter le jeu d'Insomniac... sur N64 ! La guerre des consoles continue donc, mais cette fois-ci ce sont les fans qui s'en chargent.

Voilà, si vous voulez tester, le code source est dispo sur GitHub . Il vous faudra une ROM originale de Super Mario 64 version US et quelques outils de compilation. Le build génère un fichier ISO et CUE prêt à être gravé ou émulé. Le projet supporte même les manettes DualShock avec les vibrations !

Merci à Lorenper pour l'info !

Le robot Unitree H2 fait du kickboxing et ça fait flipper

Par :Korben
5 janvier 2026 à 07:55

Non mais vous avez vu ça ? On dirait un extrait de iRobot, sauf que c'est pas du cinéma.

Unitree, les mêmes tarés qui nous avaient sorti le G1 à 16 000$ (celui qui peut se plier comme un contorsionniste), viennent de lâcher une vidéo de leur nouveau bébé, le H2, en train de faire du kickboxing. Et quand je dis kickboxing, c'est pas une métaphore. Le bestiau balance des coups de pied latéraux, des pirouettes, des frappes au genou... Bref, tout l'arsenal du parfait combattant de MMA, mais en version 1m82 et 70 kilos de métal.

Le H2 qui fait le beau - enfin, le flippant ( Source )

Et le truc qui fait vraiment flipper, c'est la démo de combat car Unitree a fait aussi affronter son H2 contre le G1, le petit frère moins costaud. Résultat, un coup de genou du H2 a littéralement soulevé le G1 du sol. 360 N·m de couple dans les articulations des jambes, c'est énorme. Pour vous donner une idée, c'est le genre de force qui peut soulever un autre robot du sol, comme on l'a vu dans leur démo.

Et je vous raconte pas les specs de malade : 31 degrés de liberté, 7 articulations par bras, 6 par jambe, et une capacité de charge de 15 kilos. L'engin peut porter des trucs lourds tout en gardant l'équilibre sur une jambe. Et côté cerveau, la version EDU peut embarquer un processeur NVIDIA Jetson AGX Thor qui développe 2070 TOPS. Pour les non-initiés, c'est la puissance de calcul qu'il faut pour faire tourner des modèles d'IA en temps réel.

Les articulations qui font mal - 360 N·m de couple, ça rigole pas ( Source )

Comme je vous le disais pour le G1 , Unitree joue dans une autre cour niveau tarif. Le H2 est affiché à 29 900$, soit presque deux fois le prix du G1, mais on est loin des centaines de milliers de dollars que coûte un Atlas de Boston Dynamics. Et là où Boston Dynamics cible l'industrie , Unitree semble vouloir créer une armée de robots polyvalents. Pour quoi faire ? Bonne question.

Quand je vois ce robot capable de me mettre un high kick dans la tronche avec la précision d'un champion de taekwondo, je me dis qu'on est peut-être en train de fabriquer nos propres cauchemars. Les ingénieurs d'Unitree ont clairement des compétences de fou, mais parfois je me demande s'ils ont regardé Terminator. Ou Black Mirror. Ou n'importe quel film de SF des 40 dernières années.

Bon, après je me rassure comme je peux en me disant que l'autonomie est d'environ 3 heures donc ils n'iront pas très loin... Et puis après tout, c'est juste une démo impressionnante pour vendre du matos. Pas vrai ? Pas vrai ??

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Une usine en LEGO qui fabrique ses voitures toute seule

Par :Korben
5 janvier 2026 à 05:51

Après les robots qui font le petit-déj , après les machines à pâte à modeler , voici l'usine qui fabrique des voitures. Et pas n'importe quelles voitures... des petites tutures en briques que vous pouvez regarder s'assembler toutes seules pendant des heures.

Banana Gear Studios vient de sortir la version 2.0 de sa ligne d'assemblage automatisée, et c'est du next level. Le concept ? Un bras robotique qui attrape les pièces une par une sur des palettes, les transporte jusqu'à la zone d'assemblage, et les clipse avec la bonne pression. Et le truc de malade, c'est que la machine peut enchaîner 3 véhicules différents à la suite sans broncher.

Chaque voiture est composée de 7 sections : le châssis, les roues avant, les roues arrière, le moteur, la carrosserie avant, la carrosserie arrière et le pare-brise. Bref, tout ce qu'il faut pour avoir un petit bolide à la fin. Le système gère plus d'une centaine d'opérations par véhicule, avec un taux de réussite d'environ 97%. Pas mal pour des engrenages Technic et quelques moteurs Mindstorms.

Du coup, comment ça marche ?

Hé bien le bras se déplace sur 3 axes (avant-arrière, gauche-droite, haut-bas) grâce à un système de crémaillères et de chaînes. Pour éviter le fameux problème de backlash (le jeu dans les engrenages qui fait perdre en précision), le créateur a dû ruser avec des mécanismes de tension et un système d'alignement qu'il appelle le "wiggle". En gros, avant de poser une pièce, le bras fait une petite danse pour s'assurer que tout est bien en place. Hop, la pièce se clipse, et on passe à la suivante.

Le plus impressionnant je trouve, c'est le système de palettes. Chaque couleur de voiture a sa propre palette avec toutes les pièces rangées dans le bon ordre. Quand une voiture est terminée, la palette vide s'éjecte et la suivante prend sa place automatiquement. C'est exactement comme dans une vraie usine automobile, mais en miniature et avec des briques colorées.

Une fois encore, ce genre de projet montre bien pourquoi les petites briques danoises ont dépassé le stade du simple jouet depuis longtemps. Entre les mains des makers, elles deviennent de véritables outils de prototypage et je trouve que regarder cette machine bosser, c'est presque méditatif.

Alors oui, ça ne sert à rien mais parfois, le "à quoi ça sert ?" n'est pas la bonne question. La bonne question c'est : "Est-ce que c'est cool ?". Et là, la réponse est clairement oui.

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Reçu hier — 4 janvier 2026

Arc Raiders sépare enfin les psychopathes des petits nouveaux

Par :Korben
4 janvier 2026 à 18:38

Je me suis fait offrir Arc Raiders pour Noël et je vous avoue que je ne comprends rien. En deux-trois parties, j'ai eu le temps de me faire démonter par des joueurs qui avaient visiblement passé leur réveillon à farmer du loot pendant que moi je cherchais encore comment ouvrir mon inventaire. Bref, super ambiance.

Arc Raiders, l'extraction shooter d'Embark Studios

Du coup, quand je suis tombé sur cette actu, ça m'a un peu rassuré. Embark Studios vient en effet de confirmer ce que la communauté soupçonnait depuis un moment : le jeu utilise bien un système de matchmaking basé sur l'agressivité. En gros, si vous êtes du genre à tirer sur tout ce qui bouge, vous serez matchés avec d'autres psychopathes du PvP. Et si comme moi vous préférez looter tranquillou sans vous faire exploser la tronche toutes les deux minutes, vous croiserez des joueurs plus... pacifiques.

Patrick Söderlund, le CEO d'Embark Studios, a expliqué le truc dans une interview avec Games Beat que voici :

Et d'après ce qu'il raconte, la hiérarchie du matchmaking fonctionne comme ça : d'abord le skill (votre niveau de jeu), ensuite le type de groupe (solo, duo ou trio), et enfin votre tendance PvP ou PvE. Le système analyse si vous êtes plutôt du genre à éviter les conflits ou à foncer dans le tas, puis vous met avec des joueurs au comportement similaire.

Bon, Söderlund a quand même précisé que "ce n'est pas une science exacte". Genre, si vous ne faites que riposter quand on vous attaque, est-ce que le système vous considère comme agressif ? Parce que techniquement, vous avez quand même buté quelqu'un...

En tout cas, ça fait plaisir d'avoir enfin une confirmation officielle ! Les joueurs présents sur Reddit vont enfin pouvoir arrêter de se disputer à ce sujet !

Du loot, des robots géants, et les autres joueurs... tout un programme !

Et pour ceux qui débarquent comme moi, sachez que les extraction shooters c'est un genre où vous débarquez sur une map, vous ramassez du stuff, et vous essayez de vous extraire sans tout perdre. Sauf que contrairement à un jeu de survie classique, les autres joueurs peuvent vous tomber dessus à tout moment. D'où l'importance d'un bon matchmaking pour limiter les chances que les débutants se fassent massacrer par des vétérans.

Bref, je vais peut-être pouvoir retourner sur Arc Raiders sans me faire one-shot dans les 30 premières secondes. Enfin, en théorie, parce qu'en pratique je suis quand même nul à chier, il va falloir que je me tape quelques tutos pour comprendre de quoi il en retourne ^^.

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Unminus - De la musique gratuite pour vos projets (même commerciaux)

Par :Korben
4 janvier 2026 à 16:57

Si vous cherchez de la musique pour vos vidéos YouTube, vos podcasts ou même vos apps, vous savez que c'est souvent la galère. Soit vous payez des royalties à n'en plus finir, soit vous vous tapez des morceaux sous licence tellement restrictive que vous ne savez même plus ce que vous avez le droit de faire avec !

Hé bien ça tombe bien car je suis tombé sur Unminus et vous allez voir, c'est pas mal.

Il s'agit d'un site qui propose de la musique gratuite pour la plupart des usages, y compris commerciaux. Pas de pub qui vous explose la tronche, pas de conditions tordues, mais juste du son que vous pouvez télécharger et utiliser dans le cadre de leur licence ! C'est le modèle Unsplash appliqué à la musique, avec le slogan "No Rules. No Ads. Yes Artists."

Pour faire votre sélection, vous pouvez filtrer par humeur : Calm, Happy, Cool, Motivation, Sad, Bizarre, Aggressive...etc. Chaque piste affiche le BPM, le genre et même si c'est instrumental ou pas. Pratique quand vous cherchez un morceau précis pour caler sous votre intro de podcast ou une scène de votre court métrage.

Au niveau de la licence, ce n'est pas du CC0 comme on pourrait le croire. En réalité, Unminus a sa propre licence qui autorise l'usage commercial et non-commercial, les modifications (vous pouvez chanter dessus, découper, allonger, compresser...etc.), et même monétiser vos vidéos YouTube. Par contre, impossible de revendre la musique telle quelle ou de créer un service concurrent style "Unminus 2.0".

Bref, c'est généreux mais pas non plus l'anarchie.

L'attribution n'est pas obligatoire, mais appréciée et si vous voulez donner un coup de pouce aux artistes, vous pouvez backlinker vers Unminus ou leurs réseaux sociaux. D'ailleurs, le modèle économique repose sur Patreon pour la rémunération des créateurs, ce qui est assez cohérent avec la philo "Yes Artists". C'est fait en Allemagne, hébergé sur SoundCloud pour l'audio, et ça tourne sous Webflow.

Petit bonus, si vous uploadez une vidéo YouTube avec une piste Unminus et que vous vous prenez une réclamation Content ID (ça arrive), le service vous fournit un identifiant de whitelisting pour faciliter la résolution. Enfin, pour ceux qui veulent la qualité maximum, il y a une option pour télécharger en WAV à partir de 5 balles, mais le format gratuit suffit largement pour 99% des usages.

Bref, si vous êtes créateur de contenu et que vous en avez marre de jongler avec les droits d'auteur, Unminus peut clairement vous dépanner. Y'a pas des millions de morceaux, mais c'est propre, gratuit et sans prise de tête. Si vous cherchez d'autres alternatives, j'avais aussi parlé de CChound qui agrège des morceaux Creative Commons, ou vous pouvez consulter ma compilation de ressources de musique libre ici.

Merci à Lorenper pour le tip et bonne écoute à tous !

Remplacez Tux par n'importe quel logo sur le boot de votre Linux

Par :Korben
4 janvier 2026 à 15:52

Vous avez déjà rêvé de virer le petit Tux qui s'affiche au démarrage de votre machine Linux pour le remplacer par un truc plus perso ?

Bon OK, sur les distros modernes avec Plymouth ou un bootsplash, on ne le voit plus trop ce logo du kernel... mais si vous bootez en mode console framebuffer, il est bien là ! Petite précision quand même, le logo du kernel ne s’affiche pas magiquement dès qu’on est en "console framebuffer". En fait, pour que ça marche, il faut à la fois que le support de la console framebuffer soit activé dans le kernel (CONFIG_FB_CONSOLE=y) et qu’un framebuffer soit réellement disponible au moment du boot.

Sur les machines modernes, ça passe souvent par simpledrm + KMS, ce qui fonctionne très bien dans la majorité des cas. Mais selon le GPU et le firmware, il arrive encore que l’écran reste noir jusqu’au passage en userspace, même sans Plymouth. Le** logo peut s’afficher**, mais ce n’est pas garanti à 100 % sur toutes les configs.

Bref, c'était possible avant mais fallait se farcir pas mal de bidouille dans les sources du kernel, et c'était pas franchement user-friendly.

Hé bien bonne nouvelle, Vincent Mailhol vient de proposer un patch qui simplifie tout ça !

Du coup, avec ce nouveau patch pour un prochain kernel, vous pouvez spécifier directement le chemin de votre logo personnalisé dans la configuration Kconfig. Fini les bidouilles dans les Makefiles et les sources, y'a maintenant trois options toutes propres : une pour le logo monochrome (format PBM), une pour la version 16 couleurs (PPM), et une pour la version 224 couleurs (PPM aussi). Et c'est à la compilation, que l'outil pnmtologo convertit votre image en code C qui est ensuite directement intégré au kernel. Et ensuite, c'est le framebuffer qui l'affiche au boot comme d'hab.

Et là je me suis dit que ça serait cool de vous proposer mon logo Korben tout prêt, histoire que vous puissiez tester direct. Du coup je vous ai préparé le fichier logo_linux_clut224.ppm au bon format (PPM ASCII 224 couleurs), vous n'avez plus qu'à le télécharger et suivre le tuto ci-dessous.

Télécharger le logo Korben pour le boot Linux

Ce qu'il vous faut !

Bon alors avant de vous lancer, vérifiez que vous avez les sources du dernier kernel Linux, les outils netpbm pour la conversion d'image, et les trucs de compilation habituels (gcc, make...etc.). Hop, une fois que c'est bon, on peut attaquer.

L'installation rapide (une fois le patch intégré)

Avec le nouveau patch (une fois qu'il sera mergé dans le kernel), c'est devenu hyper simple. Dans menuconfig ou xconfig, allez dans :

Device Drivers -> Graphics Support -> Bootup logo
 -> Standard 224-color Linux logo file: /chemin/vers/logo_linux_clut224.ppm

Voilà, vous spécifiez le chemin et c'est réglé. Mais si vous êtes sur un kernel plus ancien, faudra passer par la méthode classique.

La méthode classique (testée sur les kernels 5.x/6.x)

Commencez par installer les dépendances. Sous Debian/Ubuntu :

sudo apt install netpbm build-essential libncurses-dev bison flex libssl-dev libelf-dev

Sous Fedora/RHEL (téléchargez les vraies sources kernel depuis kernel.org) :

sudo dnf install netpbm-progs ncurses-devel elfutils-libelf-devel openssl-devel bc bison flex

Et sous Arch :

sudo pacman -S netpbm base-devel

Ensuite, récupérez les sources du kernel. Soit vous chopez celles de votre version actuelle avec apt source linux-image-$(uname -r), soit vous téléchargez la dernière sur kernel.org. Une fois décompressées, copiez le logo Korben à la place du logo par défaut. Sachez quand même que remplacer directement les fichiers dans drivers/video/logo/ fonctionne très bien pour un test perso, mais ce n’est clairement pas une méthode propre sur le long terme.

Ça complique les mises à jour, ça casse la reproductibilité du build, et c’est totalement inacceptable dans un contexte de packaging distro.

Mais bon, pour bidouiller chez soi, comme on est en train de le faire là, aucun souci. Mais pour un usage propre ou maintenable, mieux vaut éviter… et justement, le fameux patch dont je parlais plus haut va dans ce sens !!

cp /chemin/vers/logo_linux_clut224.ppm drivers/video/logo/logo_linux_clut224.ppm

Maintenant on configure le kernel. Copiez d'abord votre config actuelle avec cp /boot/config-$(uname -r) .config puis lancez make menuconfig. Naviguez vers :

Device Drivers --->
 Graphics support --->
 [*] Bootup logo --->
 [*] Standard 224-color Linux logo
 Console display driver support --->
 [*] Framebuffer Console support

Assurez-vous que ces options sont cochées avec * (ce sont des booléens, pas des modules).

Ensuite, y'a plus qu'à compiler. Adaptez le -j selon votre nombre de coeurs :

make -j$(nproc)
sudo make modules_install
sudo make install

Sur Debian/Ubuntu, lancez

sudo update-grub

Sur Fedora, c'est

sudo grub2-mkconfig -o /boot/grub2/grub.cfg

Et si votre distro utilise un initramfs, pensez à le régénérer aussi (sudo update-initramfs -u ou équivalent).

Et hop, redémarrez et admirez votre nouveau logo au boot !

Créez votre propre logo

Si vous voulez utiliser une autre image que mon logo Korben, voici comment la convertir au bon format :

sudo apt install imagemagick netpbm
convert mon_logo.png -background white -flatten -colors 224 temp.png
pngtopnm temp.png | ppmquant 224 | pnmtoplainpnm > logo_linux_clut224.ppm
rm temp.png

Le kernel attend un format PPM ASCII (P3) avec maximum 224 couleurs. Pour la taille, pas de contrainte stricte mais entre 80x80 et 200x200 pixels c'est l'idéal. À noter aussi que cette histoire de taille "idéale" reste surtout une recommandation et pas une règle imposée par le kernel car techniquement, Linux ne fixe aucune dimension maximale ou minimale pour le logo. L’image est simplement centrée à l’écran, sans mise à l’échelle.

Là je me suis loupé !

Du coup, un logo trop grand ne sera pas redimensionné mais sera juste rogné ou visuellement dégueu selon la résolution du framebuffer.

Les tailles autour de 80×80 à 200×200 pixels donnent en général le meilleur rendu, mais c’est avant tout du bon sens. Et évitez les dégradés trop complexes vu la limite de couleurs.

Et si ça marche pas ?

Sur les kernels récents (6.x et plus), sachez que simpledrm joue un rôle clé dans l’affichage du logo. En effet, sur beaucoup de machines modernes, il a pris le relais des anciens framebuffer comme efifb et permet d’avoir un affichage très tôt au boot, avant même le lancement de l’userspace.

Donc si le logo ne s’affiche pas alors que tout semble correctement configuré, le problème vient parfois simplement du fait que le framebuffer n’est pas encore actif à ce stade du démarrage, selon le GPU, le firmware ou la façon dont le driver est initialisé.

Autre cause fréquente, Plymouth (ou un autre bootsplash) qui masque tout simplement le logo du kernel. Pour vérifier, vous pouvez désactiver Plymouth temporairement en ajoutant plymouth.enable=0 aux paramètres kernel dans GRUB.

Rnfin, si vous utilisez un driver graphique KMS moderne (ce qui est le cas de la majorité des systèmes actuels), le logo devrait alors s’afficher pendant les toutes premières secondes du boot. En cas d’écran noir persistant, un test ponctuel avec nomodeset peut aider à diagnostiquer le problème, mais ce n’est pas une solution à utiliser systématiquement sur les machines récentes.

Et, pour les problèmes de couleurs bizarres, assurez-vous que votre fichier est bien en format P3 (ASCII) et pas P6 (binaire), quitte à relancer la conversion avec pnmtoplainpnm.

Dernière précision qui évite pas mal de confusions et après j'arrête de vous en faire des tartines, ce logo de boot est directement intégré au kernel, et pas à l’initramfs. Autrement dit, régénérer l’initramfs avec update-initramfs ou équivalent n’a aucun impact sur le logo du kernel. Donc si vous changez le logo, c’est bien le kernel lui-même qu’il faut recompiler et réinstaller.

Bref, perso, je trouve ça super cool qu'on puisse enfin personnaliser ce logo sans se prendre la tête. Ça fait un peu geek old-school c'est vrai, mais y'a un petit côté frime à avoir son propre logo au démarrage de sa bécane, que j'aime bien ^^.

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Le logo Gemini oublié dans un trailer Bollywood - La polémique IA la plus ridicule de 2026 (et ça ne fait que commencer)

Par :Korben
4 janvier 2026 à 09:46

Vous êtes assis ? Parce que là, on touche le fond du fond du fond des polémiques stupides. Car oui, Internet vient encore de découvrir que l'intelligence artificielle existe... et visiblement, c'est un choc pour pas mal de monde.

Le trailer de Jana Nayagan, le prochain film de la superstar tamoule Vijay, est sorti ce weekend. Et à 23 secondes après le début, pendant une scène où quelqu'un arme un fusil à pompe, les internautes aux yeux de lynx ont repéré un truc : le logo de Google Gemini. Vous savez, la petite étoile à quatre branches. Bref, visiblement quelqu'un aurait utilisé l'IA pour retoucher une image et oublié d'enlever le watermark. C'est con avec mon outil que j'ai développé spécialement pour l'occasion, ça leur aurait pris deux secondes...

Du coup, Twitter s'est enflammé : "C'est du foutage de gueule. Faut pas que ça devienne normal, l'IA n'a rien à foutre dans les films… et nia nia nia"... Oui des gens sont CHOQUÉS qu'une équipe de production utilise des outils numériques pour créer des images.

Et là, perso, j'ai une question toute bête... Est ce que les gens sont aussi scandalisés quand un graphiste utilise Photoshop ou qu'un musicien utilise un DAW pour composer ? Parce que bon, ça fait 30 ans que le cinéma use et abuse des effets spéciaux numériques, des fonds verts, des retouches en post-prod. Mais là, c'est de l'IA, donc faut croire que c'est une insulte à l'art.

Le plus drôle dans l'histoire c'est que l'équipe du film a réagi au quart de tour. Quand le Hindustan Times a vérifié le trailer dimanche matin, hop, le logo avait disparu. Supprimé comme si de rien n'était. Sauf que le mal était fait, les captures d'écran circulaient déjà partout. Et d'ailleurs, il ne l'ont pas enlevé de la version dispo sur Youtube :

D'ailleurs, petit complot perso que je me suis fait tout seul dans ma tête : Et si c'était fait exprès ? Parce que là, un film tamoul qui aurait eu du mal à faire parler de lui en Occident se retrouve dans les médias tech un peu partout. Buzz gratuit à fond la caisse. Alors marketing de génie ou erreur de stagiaire ? Vous le saurez au prochain épisode.... Toudoum !

Bref, Jana Nayagan sort le 9 janvier en Inde et accessoirement, c'est le 69e et dernier film de Vijay avant qu'il se consacre pleinement à sa carrière politique (il a lancé son parti en 2024 le garçon). Mais tout ça, personne n'en parle. Non, ce qui compte, c'est un petit logo visible une fraction de seconde.

On vit vraiment une époque formidable et moi ça me permet d'alimenter mon site avec ce genre de conneries qui me font bien rire ^^ !

Source

Serflings - Le remake de The Settlers 1 qui va vous replonger en 1993

Par :Korben
4 janvier 2026 à 08:00

Vous vous souvenez de The Settlers sur Amiga, ce jeu où vous passiez des heures à regarder vos petits bonhommes transporter du bois, de la pierre et du blé sur des chemins tortueux pendant que votre économie tournait toute seule comme une machine bien huilée ? Ouais, ce jeu-là. Celui qui a ruiné vos week-ends en 1993.

Eh bien un développeur du nom de nicymike a décidé de recréer tout ça from scratch. Serflings , c'est donc un remake complet de The Settlers 1 (aussi connu sous le nom de Serf City: Life is Feudal) codé entièrement en Java. Et quand je dis complet, c'est vraiment complet puisqu'on y retrouve toutes les missions originales avec leurs mots de passe, le mode multijoueur en 1 contre 1 en LAN, et même le support des sauvegardes du jeu original.

Serflings en action ( Source )

Le projet est en développement actif depuis un moment et la version 2.2.0 est sortie fin novembre 2025. Parmi les features qui font plaisir il y a le support des hautes résolutions avec zoom (fini le 320×200 qui pique les yeux), un système de construction de routes intelligent avec preview en temps réel, et la possibilité de jouer sur Windows, macOS ou Linux.

Bon, un truc à savoir quand même, vous aurez besoin des fichiers graphiques originaux pour faire tourner le bouzin, à savoir les fameux SPAE.PA (version anglaise) ou SPAD.PA (version allemande).

C'est parce que les assets appartiennent toujours à Ubisoft, donc nicymike ne peut pas les distribuer avec son remake. Donc si vous avez encore vos disquettes Amiga qui traînent quelque part, c'est le moment de ressortir l'émulateur, sinon, The Settlers History Edition est toujours dispo sur Ubisoft Connect. Y'a pas de petits profits...

Ce que j'aime bien dans ce projet, c'est qu'il ne cherche pas à refaire la roue. C'est vraiment le même gameplay de gestion logistique qui faisait le charme de l'original. Vous construisez des routes, vous placez vos bâtiments, vous optimisez vos flux de ressources, et vous regardez vos petits sujets courir dans tous les sens comme des fourmis sous coke, pendant que votre royaume s'étend. Et 30 ans plus tard, c'est toujours aussi addictif.

Pour ceux qui veulent tester, il vous faudra Java 17 minimum (pour la version 2.x). Vous téléchargez le JAR, vous balancez vos fichiers graphiques dans le bon dossier, et hop c'est parti pour des heures de nostalgie.

Voilà, si vous avez la nostalgie des jeux de gestion des années 90 où on prenait le temps de construire quelque chose de beau au lieu de rusher des objectifs, Serflings mérite clairement le détour.

Jailbreaker son Echo Show pour virer les pubs Amazon et installer Android

Par :Korben
4 janvier 2026 à 00:06

Avez-vous un Echo Show qui traîne dans un coin ? Mais si, vous savez, cet écran connecté d'Amazon qui s'est mis à afficher des pubs sur l'écran d'accueil depuis peu. Le genre de truc qui rend dingue 🤪.

Et bien bonne nouvelle puisqu'un développeur nommé Roger Ortiz a trouvé comment libérer ces petites bêtes. Du coup, grâce à ce merveilleux jeune homme, vous pouvez maintenant virer Fire OS, installer LineageOS 18.1 , et faire ce que vous voulez de votre appareil. Hop, plus de pubs, plus de flicage Amazon, juste du bon vieux Android AOSP.

L'Echo Show 8 libéré de Fire OS - enfin un écran connecté qui vous appartient ( Source )

Ce qui a énervé tout le monde de ce que j'ai compris, c'est qu'Amazon a progressivement ajouté des pubs sur ces appareils après leur achat. C'est totalement le genre de pratique qui donne envie de les passer par la fenêtre. Pour le moment, ça fonctionne sur les modèles 2019 comme l'Echo Show 5 (nom de code "checkers") et l'Echo Show 8 (nom de code "crown") car l'exploit cible une faille dans les puces MediaTek de ces appareils. Les versions plus récentes par contre, utilisent un autre processeur, donc pas de chance pour eux.

Le processus de jailbreak se déroule en plusieurs étapes. D'abord, il faut passer l'Echo en mode fastboot en maintenant les trois boutons du dessus au démarrage. Ensuite, on flashe TWRP (le recovery custom bien connu des bidouilleurs Android), on wipe le système, et on installe LineageOS via ADB. Y'a même un package Google Apps optionnel si vous voulez le Play Store.

Attention quand même, le développeur prévient que toute interruption après les 10 premières secondes du flash peut bricker définitivement l'appareil. Donc on ne débranche rien, on ne panique pas, et on attend gentiment les 5 minutes que ça prend.

Une fois Android installé, qu'est-ce qu'on peut en faire ? Déjà, Spotify et Apple Music en versions complètes (pas les versions bridées d'Alexa). Mais le plus intéressant, c'est d'utiliser Home Assistant pour contrôler votre domotique en local. Moins de latence, moins de dépendance aux serveurs Amazon.

Home Assistant qui tourne sur un Echo Show 8 - la domotique locale, sans le cloud ( Source )

D'ailleurs, il y a aussi Music Assistant qui transforme l'Echo en player multiroom compatible Spotify, Apple Music et fichiers locaux, si ça vous chauffe.

Côté specs, faut pas s'attendre à des miracles : 1 Go de RAM et à peine 5,5 Go de stockage. Ça tourne, mais Balatro à 3 FPS c'est compliqué. Par contre, pour de la musique et de la domotique par contre, c'est nickel.

Petit bémol aussi, la caméra ne fonctionne pas encore sous LineageOS, et sur l'Echo Show 5, et le son est limité à un seul haut-parleur pour l'instant. Mais franchement, pour un appareil qu'Amazon a décidé de pourrir avec des pubs, c'est un moindre mal.

Voilà, si ça vous branche de détruire votre Amazon Echo Show ^^, tous les outils et les guides complets sont dispo sur XDA ici ou encore ici ! Et magie magie, votre Echo redeviendra en un claquement de doigts, un appareil qui vous appartient vraiment.

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D'où vient le fameux "Hello World" ?

Par :Korben
3 janvier 2026 à 23:26

Vous avez déjà écrit un programme qui affiche ces deux mots magiques ?

HELLO WORLD

Évidemment que oui. Tout le monde est passé par là car c'est le rite initiatique universel de la programmation, le premier truc qu'on tape quand on découvre un nouveau langage.

Mais est-ce que vous vous êtes déjà demandé d'où venait cette tradition bizarre de saluer le monde avant de faire quoi que ce soit d'utile ?

Hé bien ça remonte au début des années 70, aux Bell Labs. Brian Kernighan, chercheur canadien qui bossait aux côtés de Dennis Ritchie (le créateur du C) et Ken Thompson, devait rédiger un tutoriel pour le langage B. Le document s'appelait "A Tutorial Introduction to the Language B", et c'est là-dedans que la fameuse phrase apparaît pour la première fois dans un document technique.

Le Hello World original de 1978, imprimé sur papier d'imprimante matricielle ( Source )

Alors pourquoi ces mots-là et pas autre chose ?

Hé bien Kernighan lui-même a raconté l'anecdote dans une interview pour Forbes India. Il avoue que sa mémoire est un peu floue, mais il se souvient d'un dessin animé avec un poussin qui sortait de son œuf en lançant au monde ce premier message. L'image lui était restée en tête et quand il a dû trouver un exemple à afficher, c'est sorti tout seul.

Marrant non, qu'un des rituels les plus universels de l'informatique mondiale vienne d'un gag de dessin animé avec un poussin. C'est peut-être Calimero, qui sait ?

Ce premier exemple dans le bouquin n'a pas explosé par contre... Suite à cela, il y a eu un autre tutoriel en 1974 (pour le C cette fois), mais c'est vraiment en 1978 avec la publication du livre "The C Programming Language" co-écrit par Kernighan et Ritchie (le fameux K&R que tous les vieux de la vieille connaissent) que c'est devenu LA référence absolue. Ce bouquin a tellement marqué l'histoire que son premier exemple de code est devenu une tradition planétaire.

Voilà, l'anecdote est chouette et je trouve ça génial qu'un truc aussi naze datant des années 70 soit devenu un symbole universel plus de 50 ans après, et cela peu importe le langage !

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