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Reçu aujourd’hui — 30 août 2025

Les actions de la crypto-monnaie montent en flèche de 400 % après un accord majeur avec Nvidia

30 août 2025 à 16:32

Le 29 août, les actions de Iren (IREN), une entreprise spécialisée dans l’IA, le cloud et les centres de données, ont grimpé de près de 15 % après l’annonce qu’elle a obtenu le statut de « partenaire privilégié » avec Nvidia. Cette distinction est considérée comme un soutien significatif, positionnant Iren comme un collaborateur crucial au sein […]

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Reçu hier — 29 août 2025

Les deux destins de la cryptomonnaie

Qu'elles soient intérieures ou internationales, les tensions politiques trouvent dans la monnaie un point de cristallisation. Dans le contexte de leur affrontement, Washington et Pékin tracent deux voies distinctes pour le développement des nouvelles technologies de paiement. Les deux géants (...) / Monnaie, États-Unis, Technologie, Banque, Chine - 2025/09
Reçu avant avant-hier

Quand une immense opération cybercriminelle cible Jungkook, membre du groupe de K-Pop BTS

26 août 2025 à 16:15

Les autorités sud-coréennes ont annoncé avoir procédé à l'extradition d'un ressortissant chinois basé en Thaïlande. L'homme de 34 ans sera jugé pour avoir commandité une vaste campagne de hacking financier. Ses cibles de prédilections ? Des célébrités sud-coréennes, dont le membre du groupe de k-pop BTS, Jungkook.

« Quitter le groupe investissements ? », tout comprendre sur les nouveaux outils de sécurité WhatsApp

25 août 2025 à 09:32

Depuis plusieurs jours, WhatAapp dévoile, à travers un message destiné à ses utilisateurs, de nouvelles fonctionnalités pour ne pas tomber dans les pièges de « groupes que vous ne connaissez pas ». Ces nouveaux outils répondent à un réel besoin de sécurisation de la plateforme aux 3 milliards d'utilisateurs mensuels.

Monero victime d’une attaque 51 % : Kraken suspend les dépôts

20 août 2025 à 08:00

Le réseau Monero (XMR), célèbre cryptomonnaie axée sur la confidentialité, traverse une période de turbulence. L’exchange américain Kraken a annoncé la suspension temporaire des dépôts après qu’un pool de minage, Qubic, a pris le contrôle de plus de 50 % de la puissance de calcul du réseau. Cet épisode relance le débat sur la sécurité des blockchains de taille moyenne et la résilience des cryptomonnaies dites « anonymes ».

Kraken gèle les dépôts de Monero

Dans la nuit du 15 au 16 août 2025, la plateforme Kraken a décidé de bloquer temporairement les dépôts en XMR. En cause : une attaque dite « 51 % », situation où un acteur ou un groupe parvient à contrôler plus de la moitié de la puissance de calcul du réseau.

Ce scénario redouté permet de réorganiser la chaîne de blocs, de retarder la validation de certaines transactions et, dans les cas les plus graves, d’exécuter des attaques en double dépense. Dans le cas de Monero, Qubic — un pool de minage jusqu’alors relativement confidentiel — a soudainement concentré une puissance de calcul colossale, déclenchant une prise de contrôle temporaire.

Bien que la suspension décidée par Kraken ne concerne que les dépôts (et non les retraits), cette mesure préventive reflète l’inquiétude croissante de la communauté face à la centralisation du hashrate.

Qu’est-ce que Monero et pourquoi séduit-il autant ?

Lancé en 2014, Monero (XMR) est une cryptomonnaie conçue pour garantir la confidentialité totale des transactions. Contrairement à Bitcoin ou Ethereum, où chaque transfert est traçable publiquement, Monero masque par défaut :

  • Les montants échangés grâce aux RingCT (Ring Confidential Transactions).
  • L’identité des expéditeurs et des destinataires via des adresses furtives.
  • La provenance des fonds avec les signatures en anneau, qui brouillent les pistes en mélangeant plusieurs signatures.

Cette approche a fait de Monero la monnaie de prédilection pour les utilisateurs soucieux de leur vie privée. Les défenseurs du projet mettent en avant :

  • Une confidentialité par défaut inégalée dans l’écosystème crypto.
  • Une résistance aux ASICs via l’algorithme RandomX, favorisant un minage plus décentralisé.
  • Une fongibilité parfaite : chaque XMR est interchangeable, puisqu’il est impossible de remonter à son historique.

Cependant, cette confidentialité extrême a aussi un revers. Monero est souvent associé :

  • Aux transactions sur le darknet.
  • Au blanchiment d’argent et aux ransomwares, qui privilégient XMR pour son opacité.
  • Aux pressions réglementaires, certaines plateformes refusant désormais de lister Monero pour éviter des sanctions liées aux normes anti-blanchiment (AML/CFT).

Ainsi, Monero incarne à la fois l’utopie de la vie privée financière et le cauchemar des régulateurs.

Les risques d’une attaque 51 %

L’incident survenu mi-août n’est pas le premier du genre dans l’univers des cryptomonnaies. Plusieurs réseaux Proof-of-Work de taille moyenne, comme Ethereum Classic ou Bitcoin Gold, ont déjà subi des attaques similaires. Mais pour Monero, qui se veut une référence en matière de sécurité et de confidentialité, le choc est symboliquement fort.

Un attaquant qui détient plus de 50 % de la puissance de calcul peut :

  • Retarder ou censurer des transactions.
  • Réorganiser la blockchain pour créer des versions alternatives.
  • Tenter des doubles dépenses, compromettant la confiance dans le réseau.

Pour l’instant, aucune perte majeure n’a été signalée. Mais l’événement met en lumière la fragilité d’un système qui repose sur un équilibre délicat entre la décentralisation du minage et la puissance des pools.

Une communauté mobilisée et un prix résilient

Malgré l’attaque, Monero a montré une étonnante résilience. Son cours, après une légère chute initiale, a rapidement retrouvé de la vigueur. Cette robustesse s’explique par :

  • La confiance de sa communauté très attachée à l’idéologie de la vie privée.
  • L’évolution du protocole, avec des mises à jour comme Seraphis, censées renforcer l’efficacité et la sécurité.
  • La demande croissante pour des solutions financières réellement confidentielles, à l’heure où la surveillance numérique et la régulation financière s’intensifient.

Certains analystes estiment même que cette attaque pourrait pousser les développeurs à accélérer leurs travaux sur la décentralisation accrue du minage et sur de nouveaux mécanismes de sécurité.

Conclusion : entre fragilité technique et force idéologique

L’attaque 51 % subie par Monero rappelle que même les cryptomonnaies les plus réputées pour leur robustesse ne sont pas invulnérables. Elle met en lumière un paradoxe : d’un côté, Monero demeure la référence en matière de confidentialité ; de l’autre, il reste exposé aux faiblesses structurelles du Proof-of-Work.

Cette tension pourrait bien façonner l’avenir du projet. Une chose est certaine : tant que la demande pour une monnaie numérique véritablement privée persistera, Monero restera au cœur des débats — entre innovation technologique, résistance communautaire et pressions réglementaires.

Sources

Cet article original intitulé Monero victime d’une attaque 51 % : Kraken suspend les dépôts a été publié la première sur SysKB.

Solana, paquets malveillants, infostealers… Des développeurs crypto russes ont-ils été piégés par des Américains ?

19 août 2025 à 10:16

Dans une étude publiée le 16 août 2025, Paul McCarty, chercheur pour la société américaine Safety, dévoile les résultats de son enquête sur des paquets de développement malveillants ciblant les développeurs de l’écosystème Solana. Fait notable, la plupart des victimes identifiées sont russes, tandis que les serveurs ayant orchestré l’attaque ont été localisés aux États-Unis.

EDF cède 64% d’Exaion à un fonds américain : une vente qui interroge la souveraineté française

18 août 2025 à 14:14

EDF a officialisé la vente de 64 % de sa filiale Exaion à l’américain MARA Holdings pour un montant de 168 millions de dollars. Exaion, spécialisée dans la blockchain et les services Web3 bas carbone, représentait une vitrine technologique française.
Cette opération, qui réduit EDF à un rôle d’actionnaire minoritaire, surprend à un moment où la France met en avant la nécessité de renforcer sa souveraineté numérique et énergétique.

Exaion, une pépite française issue d’EDF

Fondée en 2020 par EDF, Exaion avait pour mission de développer des solutions blockchain respectueuses de l’environnement. Là où la plupart des acteurs du Web3 étaient critiqués pour leur empreinte carbone, Exaion avait trouvé une voie originale : utiliser l’électricité d’EDF pour proposer des services blockchain à faible impact environnemental.
En quelques années, la société avait su séduire des clients prestigieux dans la finance, la culture et les technologies, se plaçant comme un acteur clé du Web3 européen.

Pour EDF, Exaion incarnait une diversification réussie. Alors que le groupe est traditionnellement centré sur la production d’électricité et le nucléaire, il avait su donner naissance à une filiale capable de s’imposer sur un marché en pleine expansion. C’est justement ce qui rend la cession d’une telle pépite à un fonds américain d’autant plus incompréhensible pour de nombreux observateurs.

Une vente justifiée par les besoins financiers d’EDF

La direction d’EDF justifie la vente par la nécessité de dégager des ressources financières. Avec le lancement de nouveaux réacteurs nucléaires en France et les investissements massifs nécessaires à la modernisation du parc existant, le groupe fait face à une équation budgétaire complexe.
Les 168 millions de dollars de cette cession permettent donc de renforcer la trésorerie, mais au prix d’un abandon partiel de contrôle sur un actif stratégique.

Cette logique court-termiste inquiète. Car si l’apport financier est réel, il reste marginal au regard des dizaines de milliards d’euros dont EDF a besoin pour ses projets nucléaires. En revanche, la perte de contrôle sur Exaion pourrait avoir des conséquences lourdes sur le long terme, notamment en matière de souveraineté numérique.

Un paradoxe de souveraineté : quand « Choose France » ouvre la porte aux Américains

Le plus surprenant est sans doute que l’acquéreur, MARA Holdings, a été présenté dans le cadre de l’initiative gouvernementale Choose France, censée attirer des investissements étrangers pour renforcer l’économie nationale.
Dans ce cas précis, le dispositif a conduit à un résultat paradoxal : EDF, entreprise publique, cède une part majoritaire d’une filiale stratégique à un acteur américain… au nom de l’attractivité économique française.

Cette situation illustre une tension profonde : la France veut attirer des capitaux étrangers, mais risque dans le même temps de perdre le contrôle de ses pépites technologiques. Le cas Exaion résonne avec d’autres dossiers, comme la cession de Photonis ou la dépendance croissante aux GAFAM pour les services cloud.

EDF aurait-il pu valoriser autrement Exaion ?

De nombreux experts estiment qu’EDF n’a pas exploré toutes les pistes avant de céder Exaion. L’une des critiques les plus récurrentes concerne l’absence de stratégie autour du minage et de l’exploitation des surplus électriques.

EDF produit régulièrement plus d’électricité que la demande, notamment lors des périodes de forte disponibilité nucléaire ou hydraulique. Ces excédents pourraient être valorisés en alimentant des fermes de calcul intensif, permettant à Exaion de se développer sur un marché particulièrement porteur.

Plutôt que de vendre sa filiale, EDF aurait pu miser sur cette synergie pour faire d’Exaion un acteur incontournable du Web3 et du calcul distribué en Europe. Une telle stratégie aurait renforcé la souveraineté énergétique et numérique française tout en générant de nouvelles sources de revenus.

Un symbole d’une Europe technologique à la traîne ?

Au-delà du cas EDF, cette vente pose une question plus large : pourquoi l’Europe peine-t-elle à transformer ses innovations en champions mondiaux ?
Alors que les États-Unis et la Chine investissent massivement dans les technologies de rupture, l’Europe semble prisonnière d’une logique de cession de ses meilleures pépites aux investisseurs étrangers.
Le cas Exaion s’ajoute à une longue liste d’entreprises stratégiques passées sous pavillon américain. Chaque fois, la même question ressurgit : la France est-elle condamnée à rester un laboratoire d’innovations vendues à d’autres ?

Perspectives : un choix réversible ?

EDF conserve 36 % du capital d’Exaion, ce qui lui permet de rester impliqué dans son développement. Théoriquement, rien n’empêche un retour ultérieur à une participation majoritaire si les conditions s’y prêtent.
Mais dans les faits, l’entrée d’un acteur financier américain change durablement la gouvernance et l’orientation stratégique de la société. Le risque est donc bien réel que la France ait perdu un levier précieux dans le Web3.

À l’heure où la souveraineté énergétique et numérique est présentée comme une priorité nationale, la vente d’Exaion apparaît comme un contre-exemple frappant. Elle illustre la difficulté de concilier besoins financiers immédiats et stratégie industrielle de long terme.

Sources

Cet article original intitulé EDF cède 64% d’Exaion à un fonds américain : une vente qui interroge la souveraineté française a été publié la première sur SysKB.

Les États-Unis saisissent 28 millions de dollars en cryptomonnaies volées : un coup de semonce pour les opérateurs de ransomwares

Par :Max
18 août 2025 à 09:42

Les États-Unis viennent de réussir une saisie de 28 millions de dollars en cryptomonnaies volées par un pirate lié à un ransomware. Une opération menée par le Département de la Justice qui illustre la montée en puissance des autorités dans la lutte contre la cybercriminalité. Au-delà de l’aspect spectaculaire, ce coup porté à l’écosystème cybercriminel révèle de nouvelles tendances dans la lutte contre les ransomwares.

Un pirate identifié grâce au traçage blockchain

Selon le communiqué officiel, le pirate visé avait amassé des millions de dollars en cryptomonnaies après plusieurs attaques par ransomware. Comme de nombreux cybercriminels, il avait recours à des mixers et à des plateformes d’échange de cryptomonnaies pour tenter de dissimuler l’origine des fonds.

Or, contrairement à l’idée largement répandue, les transactions blockchain, même pseudonymes, laissent une empreinte publique indélébile. Les enquêteurs américains, épaulés par des experts en forensic blockchain, ont ainsi pu reconstituer les flux financiers et remonter jusqu’aux adresses associées aux paiements de rançons. Une fois les fonds identifiés, les autorités ont procédé à leur gel et à leur saisie effective.

La cryptomonnaie, talon d’Achille du ransomware

Les ransomwares prospèrent depuis plus d’une décennie en raison d’un modèle économique simple : chiffrer les données critiques d’une victime et exiger un paiement en cryptomonnaie, généralement en Bitcoin ou en Monero.

  • Bitcoin reste le choix numéro un pour la majorité des rançons, en raison de sa liquidité et de son adoption mondiale.
  • Monero, plus confidentiel, est prisé pour son haut niveau d’anonymat, mais reste moins accessible aux victimes non averties.

Cette dépendance aux cryptomonnaies constitue aussi une faiblesse structurelle pour les cybercriminels. Les blockchains publiques permettent, avec les bons outils, de suivre les flux financiers, d’identifier des schémas de blanchiment et de localiser des portefeuilles suspects.

L’opération américaine démontre que les cybercriminels, même en multipliant les étapes d’obfuscation, ne sont pas à l’abri d’une enquête de grande ampleur.

Une montée en puissance des capacités d’investigation

La saisie de 28 millions de dollars ne s’explique pas uniquement par la chance ou une erreur du pirate. Elle résulte d’une coopération entre agences fédérales (FBI, IRS, US Secret Service) et de l’adoption d’outils de plus en plus sophistiqués pour l’analyse blockchain.

Des entreprises spécialisées comme Chainalysis, Elliptic ou TRM Labs fournissent des solutions capables de :

  • Cartographier les transactions liées à des adresses illicites.
  • Identifier les passerelles entre les portefeuilles criminels et les plateformes d’échange légitimes.
  • Attribuer des clusters d’adresses à des groupes de ransomwares connus (ex. LockBit, BlackCat, Conti).

Ces technologies donnent désormais aux autorités un avantage significatif, rendant de plus en plus difficile le blanchiment discret de fonds massifs issus de ransomwares.

Un message de dissuasion à l’écosystème cybercriminel

En communiquant largement sur cette opération, le Département de la Justice américain envoie un signal clair aux acteurs de la cybercriminalité :
aucune transaction n’est réellement à l’abri de l’investigation, et les profits générés par les ransomwares peuvent être confisqués à tout moment.

Cela a plusieurs implications :

  • Réduction de l’attrait financier : si les rançons deviennent de plus en plus difficiles à monétiser, certains acteurs pourraient se détourner de ce modèle.
  • Pression sur les intermédiaires : les plateformes d’échange, y compris celles situées hors des États-Unis, sont désormais dans le viseur si elles facilitent le blanchiment.
  • Internationalisation des enquêtes : la coopération entre pays s’intensifie pour cibler les infrastructures financières des cybercriminels.

Quelles perspectives pour la lutte contre les ransomwares ?

Cette saisie record de 28 millions de dollars ne signe évidemment pas la fin des ransomwares. Les cybercriminels innovent constamment, que ce soit en utilisant des cryptos plus anonymes, en exigeant des paiements fractionnés ou en exploitant des services de DeFi (finance décentralisée).

Cependant, la tendance est claire : les États-Unis, suivis par l’Europe, investissent massivement dans les capacités de cybertraçage financier. À moyen terme, il est probable que :

  • Les pirates soient contraints d’utiliser des canaux plus risqués, réduisant leur marge de manœuvre.
  • Les victimes soient davantage dissuadées de payer, sachant que les autorités surveillent étroitement les flux financiers.
  • Les ransomwares évoluent vers des formes hybrides, combinant vol de données, extorsion et menaces publiques, pour diversifier leurs revenus.

En somme, si les ransomwares restent une menace critique, l’opération américaine prouve qu’un rapport de force technologique est en train de basculer. Les blockchains, longtemps perçues comme un bouclier pour les criminels, pourraient devenir leur plus grande vulnérabilité.

Sources

Cet article original intitulé Les États-Unis saisissent 28 millions de dollars en cryptomonnaies volées : un coup de semonce pour les opérateurs de ransomwares a été publié la première sur SysKB.

Lazarus Group - Les hackers secrets de Corée du Nord

Par :Korben
30 juin 2025 à 11:37

Cet article fait partie de ma série de l’été spécial hackers. Bonne lecture !

Bon, accrochez-vous bien parce que l’histoire que je vais vous raconter aujourd’hui dépasse tout ce que vous avez vu dans les films de hackers. Imaginez Ocean’s Eleven rencontrant Ghost in the Shell dans un épisode de Black Mirror écrit par Tom Clancy. C’est exactement ce que représente le groupe Lazarus, l’équipe de cybercriminels nord-coréens qui transforme Internet en leur Squid Game personnel depuis plus de 15 ans.

Multiplier les Ledger : stratégie de parano ou bon sens ?

27 juin 2025 à 10:44

On me demande souvent : « Est-ce vraiment utile d’avoir plusieurs Ledger ? »

Et je comprends la question. Pour beaucoup, posséder une seule Ledger, c’est déjà un grand pas vers une meilleure sécurité. Alors pourquoi en avoir deux, voire plus ? Est-ce vraiment utile ?

Pour ma part, je n’en ai qu’une. Une vieille Ledger Nano S, toujours fidèle au poste, que j’utilise depuis mes débuts dans les cryptos. Et jusqu’à présent, elle me suffit. Mais à force de discuter avec des utilisateurs plus avancés ou des professionnels du secteur, j’ai réalisé qu’il existe de bonnes raisons d’en posséder plusieurs.

Voici les principaux arguments que j’ai retenus :

  1. Sauvegarde matérielle : avoir un deuxième Ledger configuré avec la même phrase de récupération permet de retrouver instantanément l’accès aux fonds si le premier appareil est perdu ou cassé. Ce n’est pas obligatoire, mais ça peut éviter du stress inutile.
  2. Organisation : certains préfèrent dissocier leurs portefeuilles long terme (qu’ils ne touchent presque jamais) de ceux utilisés pour leurs activités plus fréquentes (DeFi, NFT, etc.). Moins de risque d’erreur, et une meilleure visibilité.
  3. Expérimentation sécurisée : d’autres réservent un appareil aux tests de nouveaux protocoles, de dApps peu connues ou de blockchains alternatives. Si quelque chose tourne mal, leurs actifs principaux sont ailleurs, en sécurité.
  4. Multisig ou travail collaboratif : dans certains cas, pour des projets à plusieurs ou des portefeuilles multisignatures, plusieurs appareils permettent de signer de manière séparée et de respecter des rôles distincts.
  5. Voyage / mobilité : un Ledger peut rester au domicile, pendant qu’un autre accompagne l’utilisateur lors de déplacements, en cas de besoin urgent de transaction. Cela limite l’exposition des fonds principaux.

Mais soyons clairs : avoir une seule Ledger n’est pas une faille de sécurité. Le plus important, c’est ta seed phrase (la fameuse phrase de récupération de 24 mots). Tant que tu la conserves en lieu sûr, tu peux régénérer ton portefeuille sur n’importe quelle autre Ledger, voire un autre portefeuille compatible.

Donc si tu es un utilisateur particulier, avec quelques cryptos que tu veux simplement conserver en sécurité, une seule Ledger bien utilisée et bien sauvegardée suffit largement.

D’ailleurs, cette réflexion rejoint la polémique actuelle autour de la fin de support annoncée pour la Ledger Nano S. Beaucoup s’inquiètent de ne plus pouvoir utiliser leur appareil, mais il faut relativiser : pour un usage minimaliste, cela n’a rien de catastrophique. À titre personnel, j’accumule uniquement du Bitcoin et de l’Éther. Je ne vends jamais, je ne fais pas de trading actif, et je ne connecte pratiquement jamais ma clé. Une ou deux fois par an tout au plus, par curiosité.

Il est bon de rappeler qu’on n’a pas besoin de connecter sa Ledger pour recevoir des cryptos. Il suffit de connaître sa clé publique. On ne connecte la Ledger que lorsqu’on souhaite signer une transaction sortante, ou ajouter un nouveau portefeuille.

Donc pour ceux qui, comme moi, ont une utilisation restreinte centrée sur l’investissement long terme, la fin du support de la Nano S n’est pas un frein. Elle reste fonctionnelle et suffisante tant qu’on reste maître de sa seed phrase.

Les usages multiples répondent à des besoins plus spécifiques ou à des niveaux d’exigence élevés en sécurité et organisation. Ce n’est pas une norme à suivre, juste une possibilité à envisager si tes activités crypto deviennent plus complexes.

Si vous êtes intéressé pour acheter une clé LEdger, ce qui est une très bonne idée, vous pouvez passer par mon lien affilié pour acheter votre Ledger directement sur le site officiel de la marque.

Cet article original intitulé Multiplier les Ledger : stratégie de parano ou bon sens ? a été publié la première sur SysKB.

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