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Discovery of a big void in Khufu’s Pyramid by observation of cosmic-ray muons | Nature

26 mars 2025 à 20:52

La Grande Pyramide, ou Pyramide de Khéops, a été construite sur le plateau de Gizeh, en Égypte, au cours de la quatrième dynastie, par le pharaon Khéops1, qui a régné de 2509 à 2483 avant Jésus-Christ. Bien qu'il s'agisse de l'un des monuments les plus anciens et les plus grands de la planète, il n'existe pas de consensus sur la manière dont il a été construit2,3. Pour mieux comprendre sa structure interne, nous avons imagé la pyramide à l'aide de muons, des sous-produits des rayons cosmiques qui ne sont que partiellement absorbés par la pierre4,5,6.

La radiographie par muons cosmiques qui en résulte nous permet de visualiser les vides connus et inconnus de la pyramide de manière non invasive. Nous rapportons ici la découverte d'un grand vide (avec une section transversale similaire à celle de la Grande Galerie et une longueur minimale de 30 mètres) situé au-dessus de la Grande Galerie. Il s'agit de la première structure intérieure majeure découverte dans la Grande Pyramide depuis le XIXe siècle1.

Le vide, baptisé ScanPyramids' Big Void, a d'abord été observé avec des films à émulsion nucléaire7,8,9 installés dans la chambre de la Reine, puis confirmé avec des hodoscopes à scintillateur10,11 installés dans la même chambre et enfin re-confirmé avec des détecteurs de gaz12 à l'extérieur de la pyramide. Ce grand vide a donc été détecté avec une grande confiance par trois technologies différentes de détection des muons et trois analyses indépendantes. Ces résultats constituent une avancée pour la compréhension de la structure interne de la pyramide de Khéops. Bien qu'il n'y ait actuellement aucune information sur la fonction de ce vide, ces résultats montrent comment la physique des particules moderne peut apporter un nouvel éclairage sur le patrimoine archéologique mondial.


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Surveillance des télécommunications et entreprises obligées de collaborer : ouverture d’une consultation

25 mars 2025 à 08:43

Surveillance des télécommunications et entreprises obligées de collaborer : ouverture d’une consultation

Berne, 29.01.2025 - Le 29 janvier 2025, le Conseil fédéral a ouvert une consultation sur une révision partielle de deux ordonnances d’exécution de la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication (OSCPT et OME-SCPT). L’ordonnance sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication (OSCPT) inclut désormais des définitions claires des différentes catégories de personnes obligées de collaborer. Des précisions sont aussi apportées concernant la suppression des chiffrements, étant entendu qu’il ne s’agit explicitement pas des chiffrements de bout en bout tels que ceux qui sont opérés, par exemple, par les services de messagerie.

La surveillance des télécommunications ne peut fonctionner sans la collaboration des entreprises de la branche. La loi sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication (LSCPT) prévoit différentes obligations selon le type de services que les entreprises proposent et elle classe les personnes obligées de collaborer dans différentes catégories. La compétence d'imposer des obligations supplémentaires ou d'accorder des dispenses pour certaines d'entre elles revient au Conseil fédéral, qui fixe les critères à ces fins.

L'ordonnance sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication (OSCPT) classe les fournisseurs de services de télécommunication (FST) dans deux sous-catégories : les FST ayant des obligations complètes et les FST ayant des obligations restreintes. Les fournisseurs de services de communication dérivés (FSCD), quant à eux, sont désormais rangés dans trois sous-catégories, selon le niveau de leurs obligations, qui peuvent être minimales, restreintes ou complètes. Ces distinctions doivent permettre une gradation plus équilibrée des obligations et un rapprochement entre les FST et les FSCD de taille et d'importance économique comparables. Un FSCD ayant des obligations complètes doit réaliser au moins cent millions de francs de chiffre d'affaires et/ou avoir plus d'un million d'utilisateurs.
Nouveaux types de renseignements - suppression des chiffrements

Trois types de renseignements et deux types de surveillance sont par ailleurs créés à la faveur de cette révision. L'objectif est d'une part de standardiser certains renseignements et surveillances rétroactives servant à l'identification d'utilisateurs et qui étaient jusqu'ici traités comme des cas spéciaux et, d'autre part, de créer la possibilité de ne surveiller qu'une partie des données de contenus lors de surveillances en temps réel.

Un nouveau type de renseignements permet la constitution d'intersections des résultats de l'identification des utilisateurs de deux connexions internet ou davantage. Les autres concernent la livraison d'indications sur le dernier accès à un service de courrier électronique ou à un autre service de télécommunication ou service de communication dérivé.

Un nouveau type de surveillance a pour objet la surveillance en temps réel de données secondaires et du contenu tronqué de services d'accès au réseau, tandis qu'un autre est prévu pour la surveillance rétroactive aux fins de l'identification des utilisateurs de connexions à l'internet.

L'OSCPT précise par ailleurs l'obligation légale pour les fournisseurs de supprimer les chiffrements qu'ils ont opérés. Cette obligation concerne tous les fournisseurs (FST et FSCD) ayant des obligations restreintes ou complètes. Les chiffrements de bout en bout - par exemple dans les services de messagerie - ne sont explicitement pas concernés.

Certaines dispositions de l'ordonnance du DFJP sur la mise en œuvre de la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication (OME-SCPT) doivent également être modifiées. Les délais de traitement doivent ainsi être adaptés pour prendre en compte les nouveaux types de renseignements dans l'OSCPT. Pour le reste, les modifications sont d'ordre rédactionnel.

La consultation dure jusqu'au 6 mai 2025.

Adresse pour l'envoi de questions

Jean-Louis Biberstein (responsable suppléant Service SCPT, responsable Droit et contrôle de gestion)
Service Surveillance de la correspondance par poste et télécommunication
T +41 58 462 26 27
jean-louis.biberstein@isc-ejpd.admin.ch

https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/91536.pdf
https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/91537.pdf
https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/91539.pdf


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La Chancellerie fédérale dépose une troisième plainte pour falsification de signatures - rts.ch - Suisse

25 mars 2025 à 08:18

La Chancellerie fédérale dépose une troisième plainte pénale pour falsification de signatures, concernant environ 21'000 paraphes suspects sur cinq initiatives populaires.
Ce nouveau rebondissement s'inscrit dans un scandale plus large de pratiques abusives dans la récolte de signatures, révélé à l'automne dernier.
Les contrôles lors du dépouillement des signatures ont été renforcés et un système de surveillance approfondi a été mis en place avec les cantons et communes.
Le Conseil fédéral et le Conseil des États envisagent des tests pour permettre une récolte numérique des signatures, comme alternative à l'interdiction de la collecte rémunérée.


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[2007.05326] Monitoring of Critical Infrastructures by Micro-Motion Estimation: the Mosul Dam Destabilization

24 mars 2025 à 22:24

Dans cet article, les auteurs proposent une nouvelle procédure pour fournir un outil de surveillance des infrastructures critiques.

En particulier, grâce à l'analyse des données satellitaires COSMO-SkyMed, une étude détaillée et actualisée est fournie pour surveiller l'accélération du processus de déstabilisation du barrage de Mossoul, qui représente la plus grande installation hydraulique d'Irak et qui est situé sur le fleuve Tigre.

Le potentiel destructeur de la vague qui serait générée en cas de destruction du barrage pourrait avoir de graves conséquences. Si le souci des vies humaines passe avant tout, celui de la protection du patrimoine culturel n'est pas négligeable, puisque plusieurs sites archéologiques sont situés autour du barrage de Mossoul.

La procédure proposée est une évaluation modale approfondie basée sur l'estimation des micro-mouvements, par le biais d'un suivi des sous-aptitudes Doppler et d'une analyse multi-chromatique (MCA).

La méthode est basée initialement sur l'interférométrie à diffuseurs persistants (PSI), qui est également discutée à des fins d'exhaustivité et de validation. L'analyse modale a détecté la présence de plusieurs zones de résonance qui pourraient signifier la présence de fissures, et les résultats ont montré que le barrage est encore fortement déstabilisé.

De plus, le barrage semble être divisé en deux parties : la partie nord accélère rapidement tandis que la partie sud décélère et une fissure principale a été trouvée dans cette jonction nord-sud. Les vitesses estimées par la technique PS-InSAR sont en bon accord avec les mesures GNSS in-situ, ce qui se traduit par un coefficient de corrélation très élevé et montre l'efficacité de la procédure proposée.

https://arxiv.org/pdf/2007.05326


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Gains d’efficacité: un moyen d’augmenter les salaires et le temps libre – La Vie économique

22 mars 2025 à 23:54

La croissance de la productivité de ces dernières décennies a permis une augmentation des salaires et une réduction du temps de travail de la population active. En parallèle, le temps passé à la retraite s’est considérablement allongé.

Depuis 1950, la productivité de l’économie suisse a progressé d’environ 1,9% par an. Une plus grande efficacité dans la production des biens et des services a permis de générer davantage de richesse et d’avoir ainsi «un plus gros gâteau à partager». Dans le cadre d’un modèle économique durable, qui repose sur une certaine équité sociale, la population active devrait aussi profiter, à terme, de ces gains de prospérité. Dans les faits, c’est généralement une augmentation du salaire qui le lui permet, mais il existe une autre possibilité, bien qu’elle soit souvent ignorée: la réduction du temps de travail.

Quelle a été l’évolution à long terme du travail, du temps libre et de la productivité en Suisse? Dans quelle mesure les gains de prospérité se traduisent-ils aussi par une diminution du temps de travail, et comment celle-ci est-elle mise à profit par les ménages qui en bénéficient? Dans le cadre de son programme de recherche sectorielle 2023/2024, le Secrétariat d’État à l’économie (Seco) a chargé la société de conseil bâloise BSS d’étudier ces questions, en collaboration avec le Centre de recherches conjoncturelles de l’EPF Zurich (KOF) et l’Université de Saint-Gall (voir encadré).[1]

Une productivité multipliée par quatre depuis 1950

Entre 1950 et 2022, la productivité du travail – soit le produit intérieur brut réel par heure travaillée – a augmenté d’environ 300% en Suisse (voir illustration 1), selon les données de l’Office fédéral de la statistique (OFS) et celles d’un projet de recherche mené par Michael Siegenthaler soutenu par le Fonds national[2]. Concrètement, ce gain de productivité signifie qu’à durée de travail égale, on peut aujourd’hui générer un PIB quatre fois plus élevé qu’en 1950, ce qui se reflète aussi dans la paie des employés: les analyses réalisées montrent que leur salaire, calculé sur la base de leur rémunération horaire réelle[3], a même augmenté de 400% au cours de la période concernée, leur part dans le PIB («part des salaires») étant passée de 45% à 56% entre 1950 et 2022.

Durant cette même période, le temps de travail annuel par actif occupé a diminué de 37%. Au fil des ans, la croissance de la productivité a donc entraîné à la fois une augmentation des salaires et une réduction de la durée du travail. Même si la progression des salaires a été nettement plus marquée, le gain de temps libre résultant de la diminution du temps de travail n’en reste pas moins significatif.


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Les émissions dues aux formes. Entretien avec Jacques Ravatin - 3e millénaire - Spiritualité - Connaissance de soi - Non-dualité - Méditation

22 mars 2025 à 23:39

Jacques Ravatin nous a quitté en Mars 2011. C’est par cet entretien de 1978 – ci-dessous – que nous l’avons découvert. Il était la continuation et la synthèse d’une longue lignée de chercheurs et de scientifiques d’avant-garde qui, à la fois, pratiquement et théoriquement étudiaient les liens du visible et de l’invisible, de leurs implications et de la possibilité de changer de conscience. Son œuvre reste relativement méconnu et il est dommage que plusieurs farfelus s’en inspirent. Ravatin continua ses travaux avec sa fondation Ark’all et publia de nombreuses études, parfois sous le pseudonyme de Vladimir Rosgnilk. Ses thèses restent à être vérifier par une communauté plus large de chercheurs…

(Revue Psi International. No 7. Octobre-Novembre-Décembre 1978)

Une nouvelle approche de l’Univers… Un reportage de Joël André

Si les mathématiques, l’architecture et l’esthétique apportent d’innombrables données descriptives et analytiques concernant les Formes, aucune science actuelle ne semble pourtant poser le problème fondamental : « Que sont les Formes ? ». Et surtout : « Que font les Formes ? ».

Dès 1930, André de Bélizal et les ingénieurs Chaumery et Morel abordaient néanmoins la question et aboutissaient, dans une sorte de tentative de conciliation entre la radiesthésie et l’électromagnétisme, à la notion d’Ondes de Forme.

Une seconde génération de chercheurs, entre autres l’archéologue Enel, puis Jean de la Foye et Roger de Lafforest, reprenaient les résultats des pionniers et accumulaient les vérifications expérimentales. On ignorait toujours la nature exacte de ces « Ondes de Forme », mais l’influence de ces mystérieuses émanations sur le végétal et le vivant pouvait être reproduite à partir d’émetteurs artificiels, décelée par des détecteurs et utilisée à des fins précises.

L’entretien qui va suivre évoque, bien entendu, ces étapes préliminaires sans lesquelles les recherches actuelles resteraient incompréhensibles. Sans s’y attarder, toutefois, et ceci pour deux raisons.

Il n’est pas souhaitable de donner trop de précisions pratiques sur les dispositifs expérimentaux utilisés dans ce domaine. Leur simplicité apparente dissimule des potentialités redoutables que le débutant enthousiaste (comme parfois le chercheur confirmé) risque de découvrir à ses dépens et… à ceux des autres !

Mais surtout, les travaux menés actuellement par le Groupe ARK’ALL constituent une sorte de révolution par rapport au passé. On ne parle plus d’Ondes de Forme mais d’Émissions dues aux Formes. Pourquoi ? Parce que l’on n’a pas à faire à des ondes, ni celles du spectre électromagnétique, ni celles de tout autre système vibratoire connu. En bref : les Émissions dues aux Formes n’appartiennent pas à notre Univers physique…

On trouvera bien d’autres propos « insoutenables » tout au long de cet entretien avec Jacques Ravatin. Les Initiés de l’Antiquité conversaient-ils avec les Dieux ? L’alphabet hébreu recèle-t-il l’état latent de toute réalité ? Les Pyramides, les statues de l’île de Pâques et les Cathédrales sont-elles autant de gigantesques Émetteurs ? Et par-là même des véhicules vers ce que le diagramme relativiste du Temps désigne comme « Ailleurs » ? Encore s’agirait-il d’un Ailleurs… autre que celui des physiciens. Notre univers physique ne serait qu’une restriction de l’univers réel, du Global.

On ne saurait rester insensible aux propos de Jacques Ravatin en tant qu’ils concernent les aspects les plus fondamentaux de. la connaissance. Et des questions plus immédiates telles que l’habitat, l’environnement, la médecine et la technologie du Futur. Même sur ces thèmes de civilisation, on verra que les formulations défient toutes nos habitudes de pensée.

Mais alors, fallait-il publier ces propos, ou encore n’était-il pas trop tôt pour le faire ?

De deux choses l’une : ou bien les affirmations de Jacques Ravatin sont exactes et les recherches de son groupe sont en passe de révolutionner la science actuelle. Il serait alors impardonnable de faire obstacle à leur diffusion et à leur libre appréciation par tous. Ou bien elles relèvent d’un enthousiasme exagéré et d’un manque total de prudence scientifique, auquel cas, selon la formule consacrée, elles n’engagent que leur auteur, sa bonne foi et ses compétences universitaires.

Dans un cas comme dans l’autre, Jacques Ravatin nous a paru capable de prendre ses responsabilités. Sa carrière universitaire (après un doctorat en physique mathématique, il enseigne aujourd’hui cette discipline à l’Université d’Amiens) ne le laisse pas sans répondant sur le plan polémique. Sa pratique expérimentale (il fut également ingénieur-chimiste au C.N.R.S.) laisse espérer qu’il a su garder les yeux ouverts lors de ses investigations. L’assurance avec laquelle il se propose d’opérer les principales transformations physico-chimiques connues par des voies entièrement ignorées de nos laboratoires serait insensée si elle ne reposait sur un acquis vérifiable. Les thèses et brevets se multiplient d’ailleurs autour des travaux du Groupe Ark’All et l’industrie privée leur accorde déjà un soutien non négligeable.

Mais supposons que les propos qui vont suivre ne relèvent que d’extrapolations sans fondement ou encore d’observations réelles mais hâtivement généralisées, bref d’un abus d’interprétation. Il n’en serait pas moins nécessaire de les lire et de les relire. Einstein ne disait-il pas avoir recueilli certaines idées majeures de ses théories à la lecture… d’ouvrages de science-fiction !


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Below The Giza Pyramid Plateau—New Radar Discoveries Will Shock The World. – @ReadMultiplex

22 mars 2025 à 19:59

En mars 2025, après un traitement intensif des données à l'aide de méthodes traditionnelles et d'une IA avancée, l'équipe avait dressé ce qu'elle affirme être une carte détaillée d'un vaste complexe souterrain s'étendant sur le plateau de Gizeh. En résumé, une combinaison avancée d'interférométrie radar, d'analyse des vibrations Doppler et de tomographie sismique a permis à Malanga, Biondi et à leurs collègues d'accomplir ce qui était auparavant considéré comme impossible, à savoir l'imagerie d'un vaste réseau de structures situées à près d'un demi-mille sous un site archéologique, le tout à partir d'observations par satellite.

Vidéo conférence de presse:
https://x.com/BrianRoemmele/status/1903469276050469093?t=NBf4cp-U0DB7G-zBBii2aQ

Le 16 mars 2025, une équipe interdisciplinaire de chercheurs a annoncé une découverte révolutionnaire sous le plateau égyptien de Gizeh : un vaste complexe de chambres et de puits souterrains s'étendant sur près de deux kilomètres sous les célèbres pyramides. L'équipe, composée du professeur Corrado Malanga, du docteur Filippo Biondi et du docteur Armando Mei, a utilisé une technologie avancée d'imagerie radar pour "voir" près de 3 km sous terre sans excavation. Dans le communiqué de presse, Malanga, Biondi et Mei dévoilent des scans radar 3D à haute résolution qui montreraient plusieurs niveaux de structures inconnues cachées dans les profondeurs des grandes pyramides. Ces découvertes pourraient révolutionner notre compréhension de l'ingénierie de l'Égypte ancienne et donner du crédit aux vieilles légendes de chambres cachées à Gizeh.


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Plan de relance pour l’Europe - Commission européenne

21 mars 2025 à 18:08

NextGenerationEU: bien plus qu’un plan de relance. Il s’agit d’une occasion unique de sortir plus forts de la pandémie, de transformer nos économies et de créer des possibilités et des emplois pour l’Europe dans laquelle nous voulons vivre. Nous avons tout ce qui est nécessaire pour y parvenir.

Nous avons la vision, nous avons le plan et nous avons convenu d’investir 806,9 milliards d’euros ensemble*.

Il est temps à présent de se mettre au travail pour rendre l’Europe plus verte, plus numérique et plus résiliente.

*Ce chiffre est en prix courants. Il s’élève à 750 milliards d’euros aux prix de 2018.


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Origines du Covid : pourquoi l’OMS n’exclut plus l’hypothèse d’une fuite de laboratoire ? | France Culture

21 mars 2025 à 08:04

Beaucoup d’interrogations demeurent sur les origines du SARS-CoV-2, deux ans et demi après le début de la pandémie. Les experts de l'OMS viennent de remettre un nouveau rapport : ils estiment que toutes les hypothèses doivent être étudiées, y compris celle d'une fuite d'un laboratoire.

Avec Étienne Decroly, virologue spécialiste du VIH. Directeur de recherche au CNRS dans le laboratoire Architecture et Fonction des Macromolécules Biologiques (AFMB) de l’Université d’Aix-Marseille

L’origine du SARS-CoV-2 reste une énigme. Deux ans et demi après le début de la pandémie, l’OMS a rendu il y a quelques jours un nouveau rapport, dans lequel l'hypothèse d'un accident de laboratoire n’est plus exclue. Selon les experts, cette piste nécessite "des investigations supplémentaires". Dans le même temps, l’influent économiste américain Jeffrey Sachs a demandé une enquête approfondie sur l’origine du virus, aux Etats-Unis et non en Chine. Pourquoi ? En un mot, toutes les hypothèses doivent encore être mises sur la table.

Guillaume Erner reçoit Etienne Decroly, virologue, directeur de recherche au CNRS dans le laboratoire Architecture et Fonction des Macromolécules Biologiques (AFMB) de l’Université d’Aix-Marseille.

Vous pouvez écouter l'interview en intégralité en cliquant sur le player en haut à gauche de cette page.
Le parent du virus, encore introuvable aujourd’hui

Etienne Decroly explique que ce dont on est certain aujourd'hui sur l'origine du Sars cov 2, c'est que : "il y a des virus cousins éloignés qui circulent dans les populations de chauves souris, en particulier en Chine, dans les provinces au Sud de la ville Wuhan. Par contre, ces virus sont génétiquement assez éloignés du SarsCov2 et ne sont pas les parents directs". Le réservoir, la famille de virus, est clairement identifié, par contre "ce qui nous manque, ce sont les éléments qui sous-tendent la transmission et l'évolution de ces virus du réservoir jusque dans les populations humaines".

Le parent du virus existe mais où existe-t-il et quelles sont les chaînes de transmission ? Etienne Decroly rappelle qu’il n’a toujours pas été trouvé. “La question c’est de savoir où il existe et quelles sont les chaînes de transmission qui ont conduit le parent à se retrouver dans une population humaine. L'hypothèse préliminaire était que c'était une zoonose (on sait que les franchissements de barrière d'espèces se font par des hôtes intermédiaires en général) et que le virus, de proche en proche s'adapte pour devenir infectieux dans une nouvelle espèce. Donc ce qu'on s'attend à retrouver dans un virus d'origine naturelle c'est, quelque part, dans un hôte intermédiaire, un virus qui est le virus qui a généré l'épidémie."

Or plus de deux ans après, malgré un échantillonnage très important, ce virus (parent) n'a pas été trouvé à ce jour. Etienne Decroly revient sur l'hypothèse un temps avancée du pangolin : "Le pangolin a été exclu il y a plus d'un an et demi mais c'est un hôte du type pangolin qu'on cherche pour trouver ce virus parent, dans un animal, par exemple, vendu sur le marché de Wuhan... on cherche un virus génétiquement très proche du Sars cov 2 et malheureusement, il y a eu plus de 120 000 échantillons prélevés pour essayer de trouver ce progéniteur, ce parent de l'épidémie et aujourd'hui, ces échantillonnages n'ont pas abouti à trouver le virus à l'origine de l'épidémie."
La possibilité d’un accident de laboratoire ne peut être totalement exclue

Dans son nouveau rapport, l'OMS explique qu'il faut aussi étudier cette hypothèse - au même titre que les autres. Pourquoi ?

Etienne Decroly indique que les laboratoires de la ville de Wuhan travaillent sur les coronavirus afin de comprendre les mécanismes de franchissement de la barrière des espèces. “Leur travail consistait à collecter dans la nature des virus naturels de manière à les séquencer, parfois d’arriver à les cultiver et éventuellement les étudier dans des systèmes cellulaires ou dans des animaux modèles. Ceci est fait pour comprendre comment ces virus sont capables de franchir la barrière d’espèces et donc capables de devenir infectieux dans une autre espèce, comme l'espèce humaine."

Selon Etienne Decroly, l'hypothèse de l'origine du virus provenant d'un laboratoire suppose un possible accident lors d'une de ces expériences. "Un expérimentateur aurait pu être infecté ou des effluents du laboratoires auraient pu être contaminés par ce virus, avec un retour accidentel dans les populations humaines à partir du laboratoire."

"Des accidents de laboratoires existent, ils sont rares, mais se sont déjà produits et des accidents ont déjà été répertoriés", rappelle Etienne Decroly.
L’hypothèse de l’économiste Jeffrey Sachs

Etienne Decroly revient sur l'hypothèse avancée par Jeffrey Sachs. L'économiste américain a rappelé ceci, comme le raconte Etienne Decroly : "Une association caritative appelée EcoHealth Alliance financée en grande partie par le gouvernement américain, avait pour objectif de mener des expériences de collectes de virus et des expériences pour comprendre le franchissement de la barrière d'espèces. Cette association a été financée par l'Etat américain pour réaliser des expériences en partie aux Etats-Unis et en partie dans différents laboratoires du monde, dont celui de Wuhan. L’hypothèse est que certains des travaux financés par cette association auraient pu éventuellement conduire à la collecte d’échantillons en Chine. Ce qui aurait pu conduire par exemple à l’émergence du SARS-CoV-2 ou à des expériences sur ces virus qui ont été faites, peut-être certaines aux Etats-Unis, mais principalement en Chine. Ces expériences auraient pu conduire à l’obtention dans un laboratoire du virus parent de l’épidémie.”


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Le business très lucratif de Conspiracy Watch - Rechecking Media

20 mars 2025 à 14:45

Le média fondé par Rudy Reichstadt s’attache depuis une dizaine d’années à épingler les « conspirationnistes » sur son site internet. Mais que cache cette ambition de vouloir ficher toutes sortes de personnalités au motif d’une expertise pseudo-scientifique autoproclamée ? Entre subventions publiques injustifiées et propagande macroniste, Rechecking a mené l’enquête.
Par Amélie Ismaïli

Nos amis de Tocsin ont été contactés par Conspiracy Watch pour leur poser des questions sur leur financement et leur ligne éditoriale prétendument « d’extrême-droite ». C’est un vrai progrès de la part de nos complotologues qui jusqu’ici, ne faisaient jamais l’effort d’aller chercher le contradictoire pour composer leurs articles incendiaires. Informée par Clémence Houdiakova (rédactrice en chef de Tocsin) de cette étonnante précaution, nous en avons profité pour envoyer nous-même une série de questions en espérant qu’elles puissent nous aider à comprendre leurs méthodes éditoriales et leurs moyens de financement. Hélas, le journaliste Victor Mottin, contributeur du média anti-complotiste, n’a pas souhaité faire preuve de réciprocité. Si nos questions resteront donc sans réponse, notre enquête démontre que Conspiracy Watch prend souvent quelques arrangements avec la vérité.

  1. Une influence disproportionnée au prétexte d’une « expertise » pseudo-scientifique

À lire nos médias de grands chemins où il intervient souvent, « l’expertise » de Rudy Reichstadt pour lutter contre le « fléau » du « complotisme » ne ferait aucun doute. Lui-même s’est félicité devant le Sénat que son association bénéficie d’une légitimité « unanimement reconnue pour le sérieux de son action et la solidité de son travail ». Rudy Reichstadt n’a pourtant aucune qualification pour prétendre à cette autorité. Son expérience se limite à un diplôme de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, ainsi qu’une modeste carrière à la Mairie de Paris. D’autant que le thème dont il se dit « expert » n’existe pas en tant que discipline académique et suscite plutôt des réserves parmi les chercheurs. Le politologue Julien Giry, spécialiste des phénomènes de fausses rumeurs en ligne et maître de conférences à l’Université de Tours, estime que les « complotologues » médiatiques comme Rudy Reichstadt ont « confisqué l’expertise avec un discours de catastrophisation fondé sur du prêt-à-penser, sans aucune base empirique, alors que leurs positions sont marginales dans le champ universitaire » (Marianne, 2021). Les chercheurs Coralie Le Caroff et Mathieu Foulot soulignent que « la littérature scientifique concernant le complotisme est assez limitée et ne permet pas d’accéder aux modalités concrètes de production et de réception des discours conspirationnistes », se révélant « rapidement (…) une catégorie fourre-tout » (1). Même du côté des scientifiques partisans de la lutte contre le « complotisme », à l’instar de Sébastien Dieguez et Sylvain Delouvée, on admet qu’on « ne sait pas exactement en quoi il consiste, ce que peut bien être sa “structure monologique” (…). Il n’existe pas à ce jour de “théorie” psychologique définitive et consensuelle du complotiste » (2).

Autrement dit, « l’expertise » dont se réclame Rudy Reichstadt a tous les aspects d’une pseudo-science, c’est-à-dire une doctrine utilisée comme argument d’autorité sans reposer sur aucun critère de scientificité. Chose assez ironique pour quelqu’un qui se dit être un disciple de Karl Popper. D’ailleurs, lorsque Conspiracy Watch s’est exercé à produire un sondage pour la Fondation Jean-Jaurès, sondage qui affirmait que « huit Français sur dix [seraient] complotistes », même la presse n’a pas pu ignorer les énormes biais méthodologiques ayant permis d’arriver à ce résultat délirant. Et pour cause : beaucoup de sondés ne connaissaient même pas la « théorie » sur laquelle on leur a demandé de se prononcer !

Conférence de Rudy Reichstadft au Conservatoire des Arts et Métiers (CNAM), Paris, 29 octobre 2019.

Mais l’avantage de s’autoproclamer « expert » d’une discipline qu’on invente, c’est de s’offrir les garanties d’en avoir le monopole. Un monopole qui a permis à Rudy Reichstadt d’être très souvent sollicité au sommet de l’Etat. Comme l’a rapporté le journaliste Laurent Dauré pour Blast, Rudy Reichstadt apparait comme « conseiller » dans pas moins d’une dizaine d’institutions publiques (Service d’information du gouvernement (SIG), le ministère de l’Éducation nationale, le ministère de l’Intérieur, Conseil national du numérique, la Miviludes, la Dilcrah, le Cnam…). Outre sa participation au rapport de la Commission Bronner sur les « Lumières à l’ère numérique » rédigé à la demande du Président Macron, il prodigue également depuis 2020 des formations auprès des agents de l’Unité de contre-discours républicain (UCDR) intégrée au SG-CIPDR (Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, à l’origine de l’appel à projet « Fonds Marianne ») et fait partie des membres de l’Observatoire de la haine en ligne de l’ARCOM. On sait aussi que Conspiracy Watch intervient dans les politiques de régulation directement auprès des plateformes des réseaux sociaux. En 2019, la directrice des affaires publiques de Twitter France (avant le rachat d’Elon Musk) témoignait devant une commission d’enquête à l’Assemblée Nationale que ses équipes travaillaient « avec des associations comme celle de Rudy Reichstadt », leur faisant bénéficier en échange de « publicité à titre gracieux ». Même témoignage de la part du Directeur de Tik Tok France, qui reconnait lors d’une réunion de débat public que Conspiracy Watch les aide à « débusquer les conspirations et supprimer les contenus afférents ». Au vue de la manière très subjective qu’ont nos complotologues pour désigner un « discours conspirationniste », marquée d’un biais politique manifeste (nous le verrons plus loin), on ne peut écarter qu’une telle influence ait pu conduire à la censure d’opinions diffusées en ligne qui n’avaient strictement rien d’illégales.

  1. Une perfusion d’argent public pour des motifs parfois inexistant

Mais cette influence, au-delà d’être problématique, semble aussi être un formidable moyen de profiter des largesses de l’État et de ses deniers publics. D’après les données disponibles jusqu’en 2022 sur le site budget.gouv.fr (3), l’Observatoire du conspirationnisme perçoit une diversité de subventions annuelles pour des motifs qui suscitent l’interrogation. 30 000 euros leur sont versés chaque année depuis 2017 par la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) pour la production de leur émission sur YouTube « Les Déconspirateurs », dont l’audience dépasse rarement quelques milliers de vues. Le SG-CIPDR participe aussi au financement de Conspiracy Watch à hauteur de 30 000 euros en moyenne dès 2019, subvention qui sera doublée à l’occasion du Fonds Marianne pour s’élever à plus de 60 000 euros versés tous les ans depuis 2021. L’association a également reçu à au moins deux reprises (2019 et 2021) une subvention de 20 000 euros au titre des « politiques d’EAC » (Éducation artistique et culturelle) pilotées par le ministère de la Culture.

Plus étrange encore, Conspiracy Watch a bénéficié de subventions de 15 000 € en 2020, de 30 000 € en 2021 et en 2022 (soit un total de 75 000 €), toutes versées au seul motif d’« accompagner l’organisation d’un concours international de dessin de presse contre le conspirationnisme et le négationnisme ». Problème : si un tel concours semble avoir été organisé en 2020, on n’en retrouve pas la moindre trace les deux années suivantes, alors que la dotation versée ces années-là a été le double du montant initial. D’autant plus que les lauréats de cet unique concours en 2020 ont reçu des prix pour un montant total de 7 000 €, remis discrètement lors d’un événement à huis clos dans le contexte des restrictions sanitaires.

A ces subventions régulières s’ajoutent une panoplie de « prestations » facturées par l’association et d’autres « soutiens » à des projets sur lesquels nous n’aurons aucun détail, pour des montants qui varient entre 400 et 4700 euros. Au total, si on s’appuie sur les dernières données disponibles pour l’année 2022, l’association de Rudy Reichstadt bénéficie d’au moins 130 000 euros chaque année de financement public, dans la plus totale opacité. Une somme légèrement supérieure à ce que Rudy Reichstadt déclarait lors de la commission d’enquête du Sénat sur le Fonds Marianne : devant les rapporteurs, il assurait ainsi que la part de financement public se limitait à 50% du budget général de l’association, budget qu’il évalue à « 230 000 euros environ ». Or 130 000 sur 230 000, c’est un peu plus que la moitié. À moins que le budget général de Conspiracy Watch soit plus important que l’estimation donnée… Il faut dire que ce ne serait pas la première fois que Rudy Reichstadt mente sur les financements qu’il reçoit du contribuable. En 2019, dans une intervention sur Europe 1, un présentateur radio lui demandait sur un ton d’humour s’il « n’était pas payé par le gouvernement pour affirmer que les français adhèrent de plus en plus aux théories complotistes » ; réponse de l’intéressé : « il est pas sûr que ce soit dans l’intérêt du gouvernement d’abord… et ensuite c’est pas le cas ». On imagine pourtant très bien l’intérêt qu’aurait le gouvernement à financer un média qui discrédite ses opposants politiques (comme Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen) en prenant la défense du Président.

Mais surtout, jusqu’en 2022, la page « Soutenez-nous » de Conspiracy Watch présentait faussement ne bénéficier « d’aucune subvention de l’Etat ». Un mensonge grossier démontré par notre confrère Greg Tabibian, qui a contraint la rédaction à modifier cette page pour intégrer un paragraphe qui fait la part belle aux circonvolutions : « si l’association éditrice de Conspiracy Watch bénéficie de co-financements publics sur certaines actions revêtant une dimension d’intérêt général […] elle ne bénéficie pas de co-financement concernant l’essentiel de son fonctionnement courant ou son activité de service de presse en ligne […]. Ces aides financières ne sont en outre sollicitées qu’au cas par cas et sans garantie de régularité dans le temps ». On serait bien curieux de connaître quelles sont précisément ces « actions » pour lesquelles Conspiracy Watch bénéficie de ces aides financières qui sont pour l’essentiel renouvelées chaque année.

Archive de la page de « Soutien » de Conspiracy Watch avant modification.

  1. Une impunité surprenante dans le scandale du « Fonds Marianne ».

Le plus étonnant reste qu’en dépit de toutes ces subventions injustifiées au prétexte d’une « expertise » plus que contestable, Conspiracy Watch semble être totalement épargné d’une quelconque remise en cause par les autorités. Le scandale du Fonds Marianne en est probablement l’exemple le plus criant. En effet, ni la presse, ni les rapports menés par la Commission d’enquête du Sénat et l’Inspection générale de l’administration n’ont émis de charges explicites contre l’association de Rudy Reichstadt. Ce que ce dernier répète allègrement dès qu’il s’agit de questionner son rôle dans cette affaire. Pourtant, ce blanc-seing mériterait de soulever quelques doutes. En effet, comme nous l’avions montré dans notre précédente enquête, les principaux contributeurs de Conspiracy Watch (Rudy Reichstadt, Tristan Mendès France et Valérie Igounet) interviennent dans les contenus produits par au moins trois autres bénéficiaires du Fonds Marianne : la LICRA (95 000 € du Fonds Marianne), 2P2L (20 000 €) et SPICEE (70 000 €). En supposant que ces prestations aient été payées avec l’argent perçu par chacune de ces autres associations lauréates, la part du budget issu du Fonds Marianne dont a bénéficié Rudy Reichstadt et ses associés serait donc bien supérieure aux 60 000 € annoncés pour Conspiracy Watch. De plus, d’autres bénéficiaires ont également fait la promotion du média dans leurs propres contenus, à l’instar de Fraternité Générale, Génération Numérique et Bibliothèques Sans Frontières. Enfin, l’Institute for Strategic Dialogue (80 000€ du Fonds Marianne) figurait comme co-financeur du projet « Ripost », porté par Rudy Reichstadt et Tristan Mendès France, un an avant d’avoir été sélectionné dans l’appel à projets du Fonds Marianne. Un partenariat tellement solide que Sacha Morinière, analyste pour ce think tank qui s’avère être un énième représentant du soft power américain, est devenue rédactrice permanente pour la version anglophone de Conspiracy Watch. Ainsi, si l’on additionne les subventions versées à des organismes collaborant de manière avérée avec Rudy Reichstadt, on arrive à un total de 325 000 € de projets financés par le Fonds Marianne. Et ce, alors même que Conspiracy Watch n’a publié aucun contenu original qui traite du thème du radicalisme islamique à l’origine de l’assassinat barbare de Samuel Paty.

Page de présentation du projet « SAPIO » porté par la LICRA, financé par le Fonds Marianne pour 95000€.

Et ce n’est pas tout. Il est très surprenant que Conspiracy Watch n’ait nullement été inquiété par les accusations entourant le Fonds Marianne sur le financement de contenu politique qui critique des opposants à Emmanuel Macron en période électorale, accusation portée spécifiquement par Mediapart contre l’association Reconstruire le commun.

Or pour ce qui concerne Reconstruire le commun, cette accusation se révèlera pour partie mensongère : aucun contenu critiquant des personnalités politiques n’a été publié par cette association pendant la période des élections présidentielles, contrairement aux allégations de Mediapart. Allégations d’autant plus fallacieuses que l’administration du CIPDR lui avait reproché, non pas d’avoir publié des « contenus à l’encontre d’opposants d’Emmanuel Macron », mais au contraire d’avoir diffusé des critiques particulièrement acerbes envers des membres du Gouvernement (qualifié « d’autoritaire », de « parti unique » ou « d’extrême-centre ») notamment une vidéo qui fustige la politique sanitaire d’Emmanuel Macron, ou encore une tirade humoristique dans laquelle Olivier Véran est comparé à « la poupée de Jeff Panacloc [qui n’a pas] de volonté propre ni l’initiative de ses paroles ». Le journal de Edwy Plenel a donc ouvertement menti en prétendant que ces contenus ont « égratigné à peine le chef de l’Etat ».

Mais a contrario, cette accusation aurait été parfaitement justifiée dans le cas de Conspiracy Watch. Le média « anti-complotiste » a publié de nombreux contenus critiquant des adversaires d’Emmanuel Macron tout en prenant la défense du Président pendant la période éléctorale, présidentielle et législative. Dans une vidéo des Déconspirateurs datant du 27 mars 2022 (deux semaines avant le scrutin présidentielle), le complotologue s’insurgeait d’un soi-disant « procès en illégitimité » fait à Emmanuel Macron par plusieurs candidats, phénomène qu’il qualifie « d’inquiétant » car le président serait selon lui « le mieux élu de toute la cinquième république ». Le même jour, un sondage de Conspiracy Watch présentait que les « complotistes » seraient « surreprésentés chez les sympathisants de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon ». Le 3 avril (soit une semaine avant le premier tour des présidentielles), une édition de Conspiracy News présente l’affaire McKinsey comme une « fausse » affaire instrumentalisée par des « complotistes » car le cabinet serait, selon eux, le « coupable idéal […] des ennemis de la démocratie occidentale ». Le 5 avril 2022 encore, à cinq jours du scrutin, Conspiracy Watch publie un article affirmant que les « amis russes » de Jean-Luc Mélenchon se seraient « compromis, à des degrés divers, avec la rhétorique nationaliste et complotiste du Kremlin », faisant soupçonner le candidat de la France Insoumise d’être un sympathisant du régime de Vladimir Poutine. Enfin le 14 juin 2022, entre les deux tours des élections législatives, Conspiracy Watch publie un long article qui associe plusieurs députés du RN et de la NUPES, dont certains sont encore dans la course électorale, à des figures complotistes, antisémites, voire négationnistes. Sous le titre « Législatives 2022 : ces députés auxquels vous avez échappé… et les autres ! », ce pamphlet est une véritable croisade contre les principaux partis de l’opposition au parti présidentiel, sans émettre la moindre critique envers un candidat LREM.

Ces contenus contrastent pourtant fortement avec ceux publiés par Reconstruire le commun à la même période, qui leur a valu d’être la cible de la presse et de l’enquête de la Commission sénatoriale. Le mensonge du journal d’investigation est d’autant moins pardonnable qu’à l’époque de la campagne présidentielle de 2017, Conspiracy Watch avait lancé une lourde charge contre Mediapart pour avoir produit une vidéo « aux relents complotistes » qui « entonnait les sirènes de la démagogie populiste la plus crasse » en critiquant Emmanuel Macron !

Si commme les journalistes l’affirmaient , « utiliser des moyens publics pour influencer le résultat d’un scrutin est, en théorie, rigoureusement interdit »comment expliquer qu’ils aient pu ignorer les contenus davantage problématiques d’une autre association qui les avait rudement attaqués, en ayant eu accès à la liste de l’ensemble des lauréats du Fonds Marianne ? Pourquoi calomnier Reconstruire le commun quand il n’était pas nécessaire de mentir dans le cas de Conspiracy Watch ? Se pourrait-il qu’il y ait eu une « consigne » pour n’enquêter que sur deux bénéficiaires, protégeant Monsieur Reichstadt de toute polémique en lien avec ses services rendus au sommet de l’État ? On se doute qu’une telle question sera aussitôt qualifiée de « complotiste » à défaut d’en obtenir une réponse.

  1. Une mission de propagande politique au service d’Emmanuel Macron.

Ces exemples de contenus produits par Conspiracy Watch pendant la campagne électorale sont cependant loin d’être les seuls à refléter un biais partisan manifeste envers Emmanuel Macron. Rudy Reichstadt d’ailleurs, ne s’en cache pas vraiment : il a voté pour lui aux deux dernières présidentielles. Au point qu’on en vient à se demander si la dénonciation de « complotisme » n’aurait pas d’abord pour but de dénigrer les opinions qui s’opposent à la politique du gouvernement. C’est manifestement le seul trait commun aux personnalités dénoncées sur son blog. En dehors des partis du centre Macron-compatible, tout le spectre politique y passe : de Jean-Luc Mélenchon aux leaders du Rassemblement National, des Gilets Jaunes aux souverainistes (Florian Philippot, François Asselineau, ou encore Georges Kuzmanovic), de Usul à Fdesouche en passant par Aude Lancelin… Il n’est pas bien difficile d’en conclure que le « complotisme » réside avant-tout dans la contestation du pouvoir en place.

Ainsi, les personnes qui soupçonnent la corruption au sein de l’exécutif se retrouvent disqualifiées au même titre que les antisémites. Rudy Reichstadt l’assume : il considère qu’il n’y a pas de « bon complotisme » car « les théories du complot qui mettent en accusation les puissants, les multinationales, les services secrets, ect » relèveraient du même « glissement » que les croyances « platistes », « racistes ou antisémites » (Conférence au CNAM). Pourtant, le complotologue se révèle pour le moins indulgent lorsqu’une théorie du complot émana directement du chef de l’État : dans l’affaire Benalla, Emmanuel Macron avait en effet accusé ses opposants d’avoir organisé un « coup monté » contre lui sans la moindre preuve, ce que Rudy Reichstadt estima être une « hypothèse moins absurde que d’autres ». Une indulgence qu’il ne réserve curieusement pas à ses opposants, comme lorsque Jean-Luc Mélenchon qualifiait « d’opération de police politique » la perquisition de son domicile en 2018 ; là, Conspiracy Watch n’hésitait pas à parler d’ « accusations aventureuses nimbées de complotisme ». Je m’étonne aussi personnellement que l’utilisation de la formule « Etat profond » dans certains de mes tweets passés ait pu faire de moi une « figure montante de la complosphère » selon le blog de Rudy Reichstadt, quand la même formule prononcée par le chef de l’Etat ne fasse l’objet d’aucune mention sur Conspiracy Watch…

Ce parti-pris manifeste n’est toutefois pas sans risque. Le fait que le Ministère de l’intérieur se mette à recruter des « responsables complotisme » témoigne de l’influence grandissante de Rudy Reichstadt sur les politiques publiques. De quoi inquiéter que ce qu’il désigne comme une « menace » ne finisse par convaincre de prendre des mesures contre des opinions qui ont pourtant pleinement leur place dans un débat démocratique.

  1. Mensonges, contradictions et victimisation

Tous ces éléments sont de nature à contredire la promesse de Conspiracy Watch de travailler dans un « esprit de totale indépendance » qui ferait toujours preuve de « rigueur, délicatesse et sens de la nuance ». Pour la « rigueur » scientifique, on repassera, tant Rudy Reichstadt peine à définir le « conspirationnisme » sans se noyer dans ses propres contradictions. Lorsque, dans un séminaire de la Règle du Jeu en 2012, on lui demande ce qui distingue un discours « conspirationniste » d’une saine « vigilance citoyenne », le complotologue répondait que c’est une « question de méthode » qui consiste à « toujours se poser la question de la vraisemblance de ce qu’on nous propose ». Or quelques années plus tard sur France Inter, il dit tout l’inverse : « il n’y a pas de lien entre la vérité et le fait qu’une information soit convaincante » expliquait-il pour interpréter le « succès » du « complotisme » .

Le principe de vérité ne semble toutefois pas davantage guider la ligne éditoriale de Conspiracy Watch. En mars 2020, le média avait fait grand bruit en publiant un autre de leur sondage qui alléguait qu’un quart des Français « pensent (à tort) que le Covid-19 est provoqué par un virus fabriqué en laboratoire, soit intentionnellement, soit accidentellement », les deux thèses (intentionnelle ou accidentelle) étant alors indifféremment qualifiées sur le site de « théorie du complot » infondée. Tous les fact-checkers, notamment Julien Pain, avaient relayé cette statistique sur ce qui était alors présenté comme une « fausse information ». Evidemment, il était aussi question de montrer que ce sont les partisans des « extrêmes » (RN et LFI) qui seraient les plus sensibles à cette thèse – ou plutôt « cette croyance complotiste » comme le prétendait Conspiracy Watch. Mais voilà qu’au bout d’un certains temps, cette hypothèse est finalement prise au sérieux par la communauté scientifique, y compris l’OMS. Loin de s’excuser d’avoir jeté le discrédit sur une opinion tout à fait recevable, Rudy Reichstadt plonge de nouveau dans le mensonge avec une bonne dose de mauvaise foi : « l’idée que le Covid-19 aurait été le fruit d’expériences de gains de fonction menées en laboratoire sur un coronavirus naturel et s’en serait échappé accidentellement ne me paraît ni complotiste ni absurde » déclara-t-il en 2021, en contradiction complète avec le sondage auquel il avait participé 1 an plus tôt.

Reste qu’en disant tout et son contraire sur ce qui conviendrait de ranger derrière le mot « complotisme », Rudy Reichstadt échoue à démontrer une quelconque « autorité » qui justifierait son influence au sein de l’État, pas plus que n’est justifié tous ces financements publics en pleine crise budgétaire. Contre ceux qui s’indignent de son entreprise de fichage politique fondée sur un parti-pris évident et une scientificité absente, le fondateur de Conspiracy Watch ne semble avoir d’autre réponse qu’un discours de victimisation. Il en d’ailleurs consacré un livre (4) et se plaint du « harcèlement » qu’il dit subir à chaque fois qu’il lui en est donné l’occasion de parler dans les médias, c’est à dire très souvent. La moindre critique fondée sur des faits lui provoque une réaction outrée comme si elle participait d’une menace de mort. Il reprocha même à Check-news d’avoir osé respecter la Charte de Munich (chose assez rare pour être soulignée) en corroborant certains éléments qui suscitent l’interrogation sur son rôle dans l’affaire du Fonds Marianne. En s’abstenant de répondre à la question de savoir s’il en aurait « indument bénéficié », les fact-checkers de Libération se voient reprocher d’avoir donné raison à « des gens qui rêvent littéralement de danser sur [sa] tombe », rien de moins.

Finalement, on serait tenté de croire que le statut de victime « d’un lynchage ignoble » figure un joker bien pratique quand on préfère éviter de répondre aux questions qui dérangent.


(1) C. Le Caroff, M. Foulot, « L’adhésion au « complotisme » saisie à partir du commentaire sur Facebook », Question de communication, 35, 2019. -> https://doi.org/10.4000/questionsdecommunication.19405

(2) Sébastien Dieguez, Sylvain Delouvée, Le complotisme. Cognition, culture société, Bruxelles, Mardaga, 2021, pages 184 et 244.

(3) Les données sont issues des dossiers « Jaunes Budgétaire » / « Effort financier de l’Etat en faveur des associations » (exercice 2020, 2021, 2022 et 2023)

(4) Rudy Reichstadt, Au coeur du complot, Grasset, 2023.

*Mise à jour au 13.03.2025 : modification du texte de la 3ème section (contenus de Reconstruire le commun / contenus de Conspiracy Watch), modifications de la mise en page, ajout de caractères gras, ajouts et modifications d’image (+légende), correction stylistique.


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Testatika

19 mars 2025 à 17:42

Testatika
Le ML suisse Testatika/Testatica

Testatika

Remarque : Cet article sur l'étonnante technologie Testatika (parfois orthographiée Testatica) n'est qu'un exemple des nouvelles technologies énergétiques prometteuses qui sont actuellement sous pression. Pour un excellent résumé de deux pages sur l'histoire et l'espoir des nouvelles sources d'énergie, cliquez ici .

Cette machine Testatika a été construite il y a environ 15 ans dans une commune près de Berne en Suisse nommée Methernitha et pourrait avoir les réponses à nos besoins énergétiques.

Malheureusement, les membres de la communauté ont exprimé le désir de garder les détails de l'appareil secrets pour le grand public, car ils pensent qu'il pourrait être utilisé par les autorités militaires pour nuire à l'humanité.

Bien que les visiteurs aient été les bienvenus, la plupart ont été déçus par le fait que la communauté ne présente plus l’appareil au public.

Le peu que l’on sait est présenté ici.

J'ai une vidéo en version PAL montrant cet appareil en fonctionnement. Plus d'informations sur notre encyclopédie gratuite de l'énergie disponible via le lien « Gratuit » : Gratuité et autres merveilles

L'unité Testatika est démarrée manuellement en faisant tourner les deux disques en sens inverse et continue de se déplacer sans intervention supplémentaire.

Cet appareil ne comporte que deux pièces mobiles : les bagues de roulement au centre du disque.

Les disques sont en plastique transparent et sont posés à plat sur une série de cinquante sections en acier ou en aluminium de type lame, régulièrement espacées autour de la partie centrale de chaque disque.

La vitesse de rotation des disques est d'environ 50 à 60 tr/min, limitée par les impulsions magnétiques de la section magnétique sur la jante.

Ceux qui ont vu cette centrale électrique en fonctionnement savent qu'une énergie exploitable est extraite de l'environnement et qu'une partie est utilisée pour faire fonctionner la machine.

Ce système énergétique repose sur le générateur électrostatique Wimhurst automoteur pour la haute tension. Les membres de cette communauté ont trouvé un moyen d'extraire, d'amplifier et de convertir cette énergie en énergie puissante et utile.

Le convertisseur Swiss M/L est basé sur une machine électrostatique Wimhurst modifiée.


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