ChatGPT occupe une place notable. Le chatbot d'OpenAI excelle pour des tâches parfois chronophages et permet de gagner beaucoup de temps. Mais il n'est pas la seule IA générative performante — une bonne nouvelle, puisque ChatGPT n'est pas infaillible. En cas de panne, il existe des alternatives à ChatGPT à considérer. Voici les meilleures.
Le partenaire de Duncan dans A Knight of the Seven Kingdoms ne se nomme pas vraiment l'Œuf. Il s'agit d'un surnom, qui contient un secret sur sa véritable identité. Et la V.O. donne une bonne piste.
Depuis 2024–2025, le paysage des robots-tondeuses a nettement évolué : l’offre s’est démocratisée, les promesses se sont standardisées, et l’on voit arriver des modèles conçus pour s’installer vite et fonctionner au quotidien, y compris sur des terrains de taille « modeste ».
Aujourd’hui, presque tous les jardins peuvent profiter des limites virtuelles tracées depuis le smartphone, cartographie automatique, zones de tonte paramétrables, et retour à la base sans se perdre. Cela dit, choisir un robot pour moins de 500 m² n’a rien d’anodin, car cette surface met en lumière ce que les fiches techniques disent rarement : la capacité à gérer les passages étroits, la précision le long des bordures, la stabilité de la navigation quand le jardin est un peu encombré, et surtout la qualité de l’expérience d’installation (placement de la base, première cartographie, réglages des zones et des exclusions).
Pour vous y retrouver plus facilement, nous avons établi un top 5 des meilleurs robots-tondeuses disponibles en France, spécifiquement pensés pour les jardins de moins de 500 m². Nous avons privilégié des modèles récents, bien notés et cohérents en rapport qualité/prix. La sélection (du moins cher au plus onéreux) s’appuie en grande partie sur nos essais en conditions réelles, complétés par un croisement avec les retours d’utilisateurs et comparatifs les plus sérieux afin de refléter au mieux l’état actuel du marché.
Segway Navimow i105E : le sans-fil grand public simple à prendre en main
Si votre priorité, c’est d’oublier le fil périphérique sans monter à 2000 €, le Segway Navimow i105E coche énormément de cases. On le trouve généralement entre ~850 et 1000 € selon les promos, promettant une tonte “wire-free” précise grâce à l’EFLS 2.0 (positionnement + vision) et à la caméra VisionFence pour éviter les obstacles. Le tout avec une vraie orientation “petits jardins” (500 m² recommandés).
À l’usage, l’installation est plutôt bien pensée : station + petite antenne RTK, guidage via l’app, création de zones et planification par créneaux. Le robot tond méthodiquement par rangées, et il est aussi l’un des plus discrets de sa catégorie (Segway annonce 58 dB, certains tests mesurent même moins). Niveau matériel, on est sur 18 cm de largeur de coupe, 3 lames, hauteur 20–60 mm et une protection IP66 pratique pour le nettoyage au jet doux.
Les compromis existent, et ils sont importants à connaître : d’abord, la finition des bordures. Le plateau étant assez centré, il peut rester une dizaine de centimètres non tondus le long d’un mur (donc coupe-bordure à prévoir). Ensuite, la hauteur de coupe est manuelle, l’autonomie reste modeste sur le papier (~60 min pour ~90 min de charge), et la tonte n’est pas toujours “parfaitement” régulière selon les terrains (quelques bandes oubliées possibles). Enfin, l’antivol “complet” (alertes/GPS) passe par un module 4G Access+ en option.
Caractéristique Techniques
Surface de tonte recommandée
500 m² (max 600 m²)
Hauteur / largeur de coupe
20–60 mm / 18 cm
Capacité de franchissement de pente
30% (≈17°)
Système de navigation
RTK + Vision (EFLS 2.0 + VisionFence)
Temps de tonte par charge
60 min
Temps de charge
90 min
Niveau sonore
58 dB
Étanchéité du robot
IP66
Mammotion Yuka Mini 500 : le meilleur rapport qualité/prix
Le Mammotion Yuka Mini 500impressionne avec des fonctions haut de gamme tout en affichant un tarif contenu. Selon les offres, on le croise dès ~899 €, avec une formule de localisation flexible (RTK classique, NetRTK via 4G, ou les deux) et une caméra épaulée par un éclairage LED pour mieux anticiper les obstacles.
Il propose une tonte propre et régulière : disque de 19 cm à cinq lames, hauteur de coupe 25 à 60 mm, et une approche plutôt “douce” qui limite les manœuvres brutales sur pelouse plate. L’autonomie annoncée tourne autour de 55 min (≈ 150 m² par charge) pour 90 min de recharge, ce qui suffit largement pour une routine d’entretien sur ~500 m² (et parfois davantage selon la configuration).
En contrepartie, il faut accepter ses limites : bordures perfectibles (souvent 20 à 40 cm non tondus), et une aisance en pente qui baisse vite au-delà d’environ 30 %. Côté appli, certaines fonctions manquent encore à l’appel (retouches de carte perfectibles, impossibilité de lancer une zone précise), et le NetRTK devient payant après un an (≈ 50 €/an). Malgré tout, sa garantie 3 ans et sa précision globale en font l’un des meilleurs rapports qualité/prix pour un jardin “simple” de moins de 500 m².
Caractéristique Techniques
Surface de tonte recommandée
500 m²
Hauteur / largeur de coupe
20–60 mm / 19
Capacité de franchissement de pente
45% (≈24°)
Système de navigation
GNSS-RTK + Vision (UltraSense AI)
Temps de tonte par charge
55 min
Temps de charge
90 min
Niveau sonore
62 dB
Étanchéité du robot
IPX6
MOVA 600 : le LiDAR 3D UltraView pour cartographier vite et tondre “propre”
Le MOVA 600 se positionne comme une alternative “nouvelle génération” aux robots à câble, avec une promesse simple : installation sans fil et délimitations virtuelles dans l’app, sans station RTK à installer. La marque MOVA met en avant une cartographie et une navigation basées sur la détection environnementale UltraView™ et un LiDAR 3D, avec gestion multi-zones et double carte pour les jardins en plusieurs sections.
Côté fiche technique, on est sur un robot prévu pour des pelouses jusqu’à 600 m², avec une hauteur de coupe 20 à 60 mm, une largeur de coupe 20 cm, un niveau sonore annoncé autour de 59 dB et une capacité de pente donnée à 45 % (24°) selon la documentation distributeur et le manuel.
Enfin, sur l’endurance, c’est là que les sources divergent selon “conditions réelles” : en test, on retrouve plutôt ~45 à 50 minutes de tonte par charge, avec un retour à la base vers 15 % et reprise vers 95 %. Pour la recharge, plusieurs documents évoquent ~90 minutes (brochure distributeur), quand le manuel mentionne 100 minutes (et précise aussi la compatibilité avec des chargeurs 1,5 A / 3 A, ce qui peut expliquer des écarts selon versions/chargeur).
Caractéristique Techniques
Surface de tonte recommandée
600m²
Hauteur / largeur de coupe
2–6cm/20cm
Capacité de franchissement de pente
45 %/24°
Système de navigation
UltraView(3D LiDAR)
Temps de tonte par charge
90 minutes
Temps de charge
100 minutes
Niveau sonore
60 dB
Étanchéité du robot
IPX6
WORX Landroid Vision WR205E pour l’entretien des jardins moyens
On voit souvent le WORX Landroid Vision WR205E autour de 549 € sur Amazon, quand la marque affiche 1 099 € en prix catalogue. Sa promesse tient en une phrase : caméra + IA pour reconnaître la pelouse, rester dedans, et éviter les obstacles en temps réel (Worx annonce une réaction en 0,05 s) avec des mises à jour OTA via Wi-Fi.
Sur le plan purement “tonte”, le WR205E reste pragmatique : largeur de coupe 18 cm, hauteur 30–60 mm, 3 lames, réglage manuel, et une tolérance annoncée à 30 % de pente. C’est aussi un modèle plutôt discret sur le papier (59 dB) et IPX5 pour le rinçage au tuyau. La navigation s’appuie sur la vision (caméra) et, si besoin, Worx prévoit des “garde-fous” simples : bande magnétique pour séparer une zone (ou éviter qu’il aille chez le voisin) et recommandations de garder les frontières gazon / non-gazon propres pour que la reconnaissance reste fiable.
Enfin, Worx met en avant la batterie PowerShare 20V 2Ah (amovible, commune à l’écosystème). En pratique, on trouve des chiffres cohérents mais plutôt “terrain” : sur Amazon, un retour utilisateur évoque 60 à 90 min pour recharger la 2Ah et 1h20 à 1h30 de tonte par cycle ; de son côté, la documentation Vision indique ~80 min de charge (valeur “approx.”) pour une batterie 2Ah / chargeur 1,5 A. Ça donne un robot fait pour entretenir régulièrement une pelouse de taille moyenne, plus que pour “raser” un jardin haut en un seul passage.
Caractéristique Techniques
Surface de tonte recommandée
550 m²
Hauteur / largeur de coupe
30-60 mm/18 cm
Capacité de franchissement de pente
30%
Système de navigation
Navigation par caméra 4k et ia adaptative
Temps de tonte par charge
90 minutes
Temps de charge
120 minutes
Niveau sonore
59 dB
Étanchéité du robot
IPX5
Mammotion Luba Mini AWD 800 : le 4×4 compact pour petits jardins difficiles
Pour un jardin de moins de 500 m², le Mammotion Luba mini AWD peut sembler “trop” sur le papier… et pourtant, il a un profil très clair : c’est le robot à choisir quand la pelouse est petite mais pénible. Terrain en pente, sol un peu bosselé, passages étroits, zones morcelées, coins humides où ça patine : ici, Mammotion combine une navigation iNavi (NetRTK + vision) avec un châssis 4 roues motrices de 15 kg, taillé pour garder le cap là où beaucoup de modèles plus légers finissent par se bloquer.
Le robot est doté d’un plateau flottant 20 cm avec 6 lames, hauteur 20–65 mm, trajectoires nettes et bords bien suivis (très bon comportement dans les couloirs et le long des limites). Et sur une petite surface, son “rendement” n’est plus un sujet : il peut gérer environ 250 m² par charge (jusqu’à 120 min), donc un jardin < 500 m² est généralement plié en un ou deux cycles, sans avoir à surveiller.
Les compromis, en revanche, doivent être assumés. D’abord le prix, nettement plus élevé qu’un modèle orienté “terrain facile”. Ensuite, l’installation demande un peu plus de soin qu’un pur “plug-and-play” : une antenne RTK est fournie et son placement peut compter selon votre exposition au ciel, même si la partie vision aide beaucoup au quotidien. Enfin, la tonte de bordure reste dans la norme des plateaux centraux : comptez souvent 10 cm non tondus contre un mur, avec un petit passage de coupe-bordure de temps en temps. On note aussi une appli très complète mais dense, une détection des tout petits obstacles perfectible, et un antivol assez minimaliste (pas de code PIN/sirène).
Caractéristique Techniques
Surface de tonte recommandée
800 m² (max 1 000 m²)
Hauteur / largeur de coupe
20–65 mm / 20 cm
Capacité de franchissement de pente
jusqu’à 38,6° (≈80%)
Système de navigation
NetRTK + Vision (iNavi™ Service)
Temps de tonte par charge
120 min (≈250 m²/charge)
Temps de charge
160 min
Niveau sonore
55 dB
Étanchéité du robot
IPX6
Ces cinq robots-tondeuses ont été sélectionnés pour répondre aux situations les plus courantes en jardin de moins de 500 m² : petites pelouses urbaines, passages étroits, bordures nombreuses, terrains plus ou moins irréguliers, et besoins très différents selon que vous cherchez avant tout la simplicité, la finition de coupe ou la capacité à gérer des zones complexes. Le “meilleur” modèle n’est donc pas forcément le plus cher, mais celui qui colle le mieux à votre surface réelle, à la configuration du terrain (pentes, arbres, recoins) et à votre tolérance aux réglages dans l’application.
Ce top n’a rien de figé. Le marché des robots-tondeuses évolue et se diversifie à grande vitesse, avec de nouvelles références et des mises à jour logicielles annoncées tout au long de 2026. Nous continuerons à tester les modèles les plus intéressants en conditions réelles et à ajuster ce classement en conséquence. Pensez à ajouter cette page à vos favoris et à la consulter avant achat : vous y retrouverez régulièrement des retours d’expérience, des mises à jour et de nouveaux candidats potentiels pour votre pelouse.
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Le Sunseeker S4 s’est fait remarquer au CES 2026 à Las Vegas et, surtout, il a été distingué “Honoree” aux CES Innovation Awards 2026. Plus de câble périmétrique, finie l’antenne externe, le robot est porté par une perception “AllSense™ 3D” mêlant LiDAR 360° et caméra IA.
Derrière cette annonce, on sent bien l’air du temps : sur les robots-tondeuses “wire-free”, la compétition se déplace vers les capteurs, la fusion de données, les algorithmes, ou encore la puissance de calcul. Sunseeker pousse clairement cet angle avec un onboarding “Drop to Go”, une mémoire double carte pour gérer plusieurs zones, et toute une panoplie de fonctions pensées pour les jardins scabreux (bordures irrégulières, passages, relief).
À cet égard, Sunseeker met en avant des métriques très concrètes : 210 000 points par seconde traités par la pile de perception et ~0,125 s entre ce que le robot “voit” et ce qu’il décide. Des chiffres qui peuvent sembler abstraits, mais qui se veulent annonciateurs d’une navigation plus sûre, des évitements plus propres, et une tonte plus fine.
Traduction terrain des chiffres avancés par Sunseeker
Sunseeker met en avant trois chiffres qui résument sa philosophie : voir beaucoup, décider vite et avoir assez de puissance pour faire tourner l’ensemble. Nous allons essayer de vous résumer en quoi ils permettent de se figurer la manière dont le S4 ambitionne de se repérer, d’éviter les obstacles et de garder une trajectoire propre, quelle que soit la topographie du jardin !
210 000 points par seconde : une vision de plus en plus nette
Quand Sunseeker annonce 210 000 points par seconde, il ne parle pas de “vitesse de tonte”, mais de perception. Le LiDAR du S4 balaie l’environnement et génère en continu un nuage de points (point cloud) : une sorte de “maquette 3D” du jardin, construite point par point. Plus le débit est élevé, plus le robot peut, en théorie, décrire finement ce qu’il a devant lui : un pied de parasol, un ballon, une bordure irrégulière, un massif qui dépasse, voire un petit objet posé dans l’herbe. L’intérêt, c’est que la navigation ne repose pas seulement sur “je vais tout droit jusqu’à heurter quelque chose”, mais sur une lecture active de l’espace, avec des volumes et des distances.
Mais attention : beaucoup de points ne garantissent pas une bonne compréhension. Un nuage de points peut être riche… et pourtant difficile à exploiter si le signal est bruité, si les surfaces sont compliquées (herbe haute, haies, zones très texturées) ou si les algorithmes filtrent mal l’information. En clair, la quantité de données est une base : ce qui compte ensuite, c’est la capacité du robot à transformer cette nuée de points en décisions propres, répétables, et surtout utiles pendant la tonte.
Nota Bene : avec 210 000 points/s, le Sunseeker S4 se place dans le même ordre de grandeur qu’un LiDAR 3D “robotique” classique (ex. Velodyne VLP-16 autour de 300 000 points/s). En revanche, il reste loin des LiDAR industriels haut de gamme comme l’Ouster OS1, capables de monter à plusieurs millions de points/s.
0,125 s : la chaîne “perception → décision”
Le deuxième chiffre, 0,125 seconde, vise à quantifier le temps entre “le robot voit quelque chose” et “il agit”. C’est la latence perception→décision : détecter un obstacle, interpréter la situation, choisir une trajectoire, puis commencer à corriger la route. Dit comme ça, 0,125 s paraît abstrait… mais l’idée est simple : plus c’est court, plus le robot peut être réactif. Sur un robot-tondeuse, cette réactivité peut se traduire par des évitements plus doux, moins d’à-coups, et potentiellement moins de contacts avec les objets (ou moins de frottements répétés contre les bordures).
On est sorti de la DA « voiture de sport » que l’on avait vu sur le Sunseeker Elite X5
Là encore, il faut garder une nuance importante : une latence annoncée dans un contexte “démo” n’est pas toujours celle d’un jardin réel. La charge de calcul peut varier selon la densité d’obstacles, la vitesse, la complexité de la scène (ombre/lumière pour la caméra) ou la nécessité de recalculer une trajectoire dans un passage étroit. Autrement dit, 0,125 s donne un cap, mais c’est en conditions quotidiennes qu’on verra si le S4 garde cette fluidité lorsqu’il doit vraiment improviser.
Nota Bene : 0,125 s, cela correspond à une boucle perception→décision qui tourne à environ 8 fois par seconde, ce qui équivaut à 7–8 images à 60 fps. Et c’est d’autant plus parlant que la réaction visuelle moyenne d’un humain à un stimulus se situe souvent autour de 180–200 ms !
10 TOPS : la puissance IA, oui… mais pour quoi faire ?
Le troisième chiffre, 10 TOPS, concerne la “force” du cerveau embarqué. TOPS veut dire Tera Operations Per Second : une façon d’exprimer la capacité de calcul pour des tâches typiquement associées à l’IA (réseaux de neurones, traitement d’images, fusion capteurs…). Dans le cas du S4, cette puissance sert surtout à rendre crédible la promesse LiDAR + caméra : analyser ce que la caméra voit, croiser avec le relief mesuré par le LiDAR, reconnaître certains obstacles, et décider d’une action cohérente sans hésitation.
Mais comme pour le reste, le chiffre ne dit pas tout : 10 TOPS ne nous dit ni quel modèle d’IA est utilisé, ni comment il est optimisé, ni ce qui tourne en permanence ou seulement dans certains cas. Deux robots peuvent afficher une puissance similaire et offrir des résultats très différents, simplement parce que l’un a une meilleure fusion capteurs, une meilleure logique d’évitement, ou une stratégie plus intelligente de recalcul des trajectoires. En somme, le TOPS est un indice de potentiel, pas une garantie de performance.
Et le reste ? Quelques spécifications, mais c’est encore assez flou…
Caractéristique Techniques
Sunseeker S4
Surface
1 000 m²
Batterie
NC
Navigation
Capteurs + IA : LiDAR 3D + caméra IA (AllSense™)
Déploiement
“Drop & Go” (environ 3 min), sans câble ni RTK
Gestion herbe
Mulching
Bruit
≤60 dB
Pente
22° / 42%
Disque
18 cm
Hauteur de coupe
20 à 60 mm
Connectivité
NC
Indice d’étanchéité
IPX6
Garantie
2 ans
Pour l’heure, il nous manque encore quelques infos clés que nous ne manquerons pas de mettre à jour aussi tôt que possible. D’abord, la batterie : capacité, temps de charge et surface réellement tondue par cycle, notamment sur herbe haute ou en pente. Ensuite, la coupe : stratégie de couverture (bandes, passages bordures) et qualité de finition le long des limites. Côté navigation, on attend de voir la fiabilité du “sans RTK” sous les arbres, près des haies et dans les zones compliquées, ainsi que la gestion multi-zones (couloirs, no-go, reprise après interruption). Enfin, l’app et la connectivité devront être à la hauteur (planning, suivi, sécurité), tout comme le bruit mesuré et l’entretien (lames, nettoyage, coûts). On vérifiera aussi l’évitement des petits objets (jouets, tuyau) et l’intérêt des accessoires comme le module 4G.
Prix et disponibilité : ce que l’on sait
À ce stade, Sunseeker ne communique pas encore un prix public clair sur ses pages officielles, et la rubrique “Where to Buy” affiche même un message indiquant que le produit n’est pas disponible pour le moment (au moins sur certaines sélections).
En parallèle, plusieurs sources parlent déjà de tarifs et de calendrier, mais c’est encore difficile d’y voir clair. Notebookcheck évoque un préachat aux États-Unis à 1 599 $, avec des livraisons annoncées autour du 10 mars via un listing marchand. De son côté, Tom’s Guide avance 1 299 $ et une disponibilité au T2 2026. Quoi qu’il en soit, le prix officiel n’a pas encore été annoncé et il semblerait que le lancement serait d’abord US, l’Europe suivant plus tard.
À l’heure où nous écrivons (23 janvier 2026), la disponibilité varie selon les pays et les canaux, et ces informations peuvent évoluer très vite.Nous vous tiendrons au courant dès que possible et, dans le meilleur des cas, peut-être à l’issu d’un test !
La série d'animation Maul – Shadow Lord arrive prochainement en streaming sur Disney+. Et ce qu'elle va proposer au public ressemble assez étrangement à certaines idées que George Lucas, le créateur de Star Wars, avait pour une nouvelle trilogie après Le Retour du Jedi.
Fin de partie pour les données Spotify sur Anna’s Archive ? L'alliance des labels et de la plateforme de streaming a obtenu la saisie du domaine .org et poussé le site à masquer ses 300 téraoctets de musique. Retour sur une contre-attaque judiciaire éclair.
« On voulait juste un truc pour aspirer vite fait sous la table… et on se retrouveà comparer des capteurs laser, des moteurs numériques et des applisconnectées. » Bienvenue dans le monde merveilleux et un peu surréaliste desaspirateurs balais…
Le balai est mort, vive l’aspirateur-balai !
Autrefois relégués au rang de gadgets, les aspirateurs balais sont en train de remplacer, doucement mais sûrement, les vieux traîneaux à fil dans bien des foyers. Rien qu’en France, les ventes explosent : +35 % en valeur depuis 2017. Et quand Dyson annonce officiellement l’abandon du traîneau pour ne faire que du balai, ce n’est pas une lubie ; c’est un tournant de marché.
Bref, ce n’est plus un outil d’appoint, c’est le nouveau standard. Léger, rechargeable, maniable, parfois même connecté… l’aspirateur balai combine puissance, autonomie, et ergonomie. Mais dans cette jungle de tubes chromés, entre les géants de la tech, les outsiders chinois dopés aux specs, et les marques historiques qui jouent la carte de la fiabilité, comment savoir qui mérite vraiment sa place dans votre placard ?
Spoiler : il n’y a pas UNE réponse. Mais il y a des repères.
Ce que veulent les Français : puissance autonomie… et un peu de style
Pourquoi l’aspirateur balai cartonne-t-il autant ? Parce qu’il coche les cases du ménage moderne : puissant, léger, sans fil, et pas moche à regarder. Les moteurs numériques sont de plus en plus costauds, les batteries lithium tiennent enfin plus de 40 minutes, et les petits “gadgets” d’hier sont devenus des indispensables : tube flexible, écran LCD, laser vert pour chasser la poussière invisible…
Mais la réponse est également à aller chercher du côté des modes de vie. Moins de surface à nettoyer, plus de passages rapides et réguliers, besoin de flexibilité… Le balai sans fil colle parfaitement au quotidien des Français. Conséquemment, le marché est devenu ultra concurrentiel entre les marques historiques d’électroménager, les géants asiatiques et les nouveaux venus américains qui s’affrontent dans nos salons… Voici donc un vrai top des marques selon deux segments d’ADN : la performance brute pour les passionnés de flagships, et la fiabilité à toute épreuve pour les investisseurs prudents !
Innovation & performance d’aspiration : ces 4 marques visent le progrès !
Dans cette catégorie, on retient d’abord les marques qui tirent le marché vers le haut sur le cœur du métier “aspiration” : puissance utile, efficacité réelle sur sols durs et tapis, gestion des poussières fines, et constance des résultats dans les tests. Le classement privilégie aussi la dynamique d’innovation récente (nouveaux moteurs, capteurs, têtes/brosses, ergonomie, stations), la visibilité sur les grands événements (IFA, CES…), et l’existence d’au moins un flagship très bien noté et fortement diffusé. La fiabilité reste un prérequis, mais ici la performance prime.
Dyson (Royaume-Uni) : le patron du segment premium
Temps forts 2025–début 2026 (balai) : lancement V16 Piston Animal, refresh V8 Cyclone (2025), arrivée du PencilVac, et stations auto-vidage annoncées pour 2026
Année de création : 1991
Siège social : Singapour (HQ groupe) ; centre R&D historique à Malmesbury (R.-U.)
Chez Dyson, on ne fait pas juste des aspirateurs : on résout des problèmes que les autres ignorent. C’est ce que martèlent les ingénieurs du pôle R&D de Malmesbury. Et sur le segment balai, la recette reste la même : moteur Hyperdymium™, lecture “scientifique” de la poussière (capteurs + écran), filtration très haut niveau, et la fameuse illumination des poussières fines sur sols durs. Le Gen5detect Absolute continue d’incarner cette philosophie “aspiration d’abord”, et reste une référence très souvent citée comme étalon de performance.
Mais l’actualité de ces derniers mois montre aussi un Dyson qui renouvelle sa vitrine. À la rentrée 2025, la marque a dégainé le Dyson V16 Piston Animal : nouvelle brosse conique anti-emmêlement, compactage de poussière, et une montée en puissance annoncée (jusqu’à 315 AW). Dans les tests, le constat est plus nuancé : l’appareil reste très haut de gamme, mais plusieurs essais soulignent que sa nouvelle tête peut pénaliser l’efficacité sur certains débris (notamment en bordures), au point que le Gen5detect conserve parfois l’avantage en performance pure.
Le credo Dyson : “si vous devez avoir un seul aspirateur balai, autant qu’il ressemble à un objet Apple sous stéroïdes”.
Oui, les prix piquent (souvent 600 à 800 € selon les modèles). Oui, le SAV peut encore progresser. Mais pour beaucoup, Dyson reste la valeur étalon du balai sans fil, celle qui fixe le tempo technologique du secteur.
En 2025, Dyson veut accélérait sur l’hybride sec/humide, avec le Dyson Wash G1 et le V15s Detect Submarine™,tout en gardant une longueur d’avance sur la puissance, l’autonomie et l’expérience utilisateur. En 2026, le cap reste le même. Sur le marché, Dyson continue d’imprimer le tempo technologique, tout en modernisant ses piliers et en faisant évoluer l’expérience d’usage (anti-emmêlement, compactage, stations/auto-vidage annoncées). La contrepartie, relevée par plusieurs essais récents, c’est que certaines nouveautés très “concept” peuvent impliquer des compromis discutés sur l’efficacité réelle selon les situations. Quoi qu’il en soit, la marque continue d’afficher l’ambition de redéfinir entièrement le ménage domestique d’ici 2030 grâce à ses technologies de rupture. Rien que ça.
Samsung : la “Clean Station” qui habille votre intérieur
CA (monde) :KRW 300,9 Tn (Samsung Electronics, FY 2024 – toutes catégories) CA (France) : NC Taux de retour : NC Flagship (sec) 2025–2026 :Bespoke AI Jet Ultra (VS90F40…) + gamme Jet (Jet 95/85…) Année de création :1969 (Samsung Electronics) Siège social : Suwon (Corée du Sud) Particularité : station Clean Station 2.0 (vidage + charge), IA (AI Cleaning Mode 2.0), souvent double batterie sur les packs premium
Samsung est arrivé dans le secteur pour construire une proposition très concrète : aspiration musclée + entretien quasi automatique. Avec la Clean Station, le bac se vide tout seul, de façon plus hygiénique, et l’aspirateur se retrouve prêt à repartir sans manipulations pénibles.
L’autre signature, c’est l’IA “utile” : le AI Cleaning Mode 2.0 ajuste la puissance et la vitesse de brosse selon la charge et le type de sol, pour optimiser l’équilibre efficacité/autonomie. Sur le Bespoke AI Jet Ultra, Samsung pousse aussi très fort la fiche technique (jusqu’à 400 W / 400 AW selon les communications) et une filtration haut niveau.
Et surtout, la marque a un argument rare en 2026 : la fiabilité mesurée. Sur la famille “aspirateur balai”, le Baromètre SAV Fnac Darty 2025 place Samsung n°1 (score de durabilité 105/200), avec 10 ans de disponibilité de pièces indiqués dans l’outil.
En 2026, Samsung joue donc une partition très claire : le balai premium “zéro friction”. La marque continue de pousser ses flagships à station, valorise une IA orientée résultats (pas seulement gadget), et capitalise sur une réputation de durabilité qui pèse lourd dans un segment où batteries et brosses font souvent la loi. Ajoutez une vraie présence “innovation” (jusqu’aux distinctions CES sur la gamme Bespoke Jet AI 400W), et on tient l’un des acteurs les plus investis — et les plus rassurants — du marché.
Shark (USA) : America is back
CA (monde) : 5,53 Mds $ (SharkNinja, ventes nettes 2024 – toutes catégories) ; 2025 : le groupe a relevé sa guidance avec une croissance attendue de +15 à +15,5 %
CA (France) : NC
Taux de retour : NC
Top ventes 2024 : Shark IZ300EUT, Stratos Anti Hair Wrap, WandVac System
Temps forts 2025–2026 : PowerDetect Clean & Empty (IP3251EUT), Detect Clean/Pro, montée en puissance des modèles à station et des fonctions de détection automatique
Année de création : 1994 (Shark), 2021 (lancement France)
Shark, c’est le petit malin venu d’outre-Atlantique. Longtemps absent du radar européen, la marque s’est installée dans les comparatifs avec une promesse très lisible : faire “vrai” au quotidien, avec des idées concrètes qui évitent les irritants (cheveux dans la brosse, meubles bas, entretien pénible), et une politique de prix souvent plus agressive que les références ultra-premium.
Leur innovation phare ? Le manche pliable “Flexology”, qui permet de passer sous les meubles sans se plier en quatre. Ajoutez à ça des brosses anti-emmêlement (bye bye les nids de cheveux), une filtration sérieuse et, de plus en plus, des versions avec stations auto-vidage (jusqu’à plusieurs semaines de poussière stockée selon les modèles).
La vraie actualité récente, c’est surtout la consolidation de la gamme “intelligente” autour de PowerDetect. La presse spécialisée française a beaucoup relayé l’arrivée du PowerDetect IP3251EUT, présenté comme le modèle sans fil Shark le plus ambitieux à date, avec un discours axé sur le moteur, l’efficacité multi-sols et l’automatisation (détection saleté / bords / type de sol). Et dans les tests, l’aspiration est régulièrement décrite comme très proche du sans-faute, ce qui explique son statut de nouveau porte-étendard.
En 2026, Shark veut démocratiser le “haut niveau” sans le prix du luxe. La marque pousse des flagships centrés sur la performance réelle (notamment PowerDetect) tout en généralisant ce qui fait sa différence : automatisation utile, anti-cheveux, manche flexible, et expérience “low maintenance” via les stations de vidage. L’objectif, déjà quasiment accompli en Europe, est d’être une référence du milieu/haut de gamme pragmatique, là où chaque innovation doit se voir et se sentir dès le premier passage.
Rowenta (Groupe SEB) : l’alternative rationnelle (et chauvine)
CA France (aspirateurs balais) : env. 125 M€ (2024)
Unités vendues (France) : 585 000 pièces
Taux de retour : non communiqué, amélioration continue annoncée
Top ventes 2024 : X-Force Flex 15.60, 14.60, 13.60
Temps forts 2025–2026 : montée en gamme X-Force Flex 14.80, accélération du made in France à Vernon, et rappel sécurité 2025 sur certaines batteries 14.60/15.60
Année de création : 1909 (Rowenta), balais sans fil depuis les années 2010
Siège social : Écully, France (Groupe SEB)
Particularité : Production française en développement à Vernon et réparabilité 15 ans
La marque du groupe SEB s’est donnée pour mission de développer des aspirateurs balais puissants, polyvalents et bien équipés avec un bon rapport qualité-prix. Sur ses modèles, on retrouve des fonctionnalités bien pensées : brosse LED, écran, tube flexible (le fameux Flex), autonomie musclée, modes auto, puissance jusqu’à 230 AW sur les modèles haut de gamme.
Mais là où Rowenta marque vraiment des points, c’est sur la logique “durable” qui se voit : disponibilité des pièces, réseau de réparateurs, et réparabilité mise en avant. La marque revendique un engagement 15 ans sur la disponibilité des pièces (pour les produits éligibles), et cela colle avec les indicateurs terrain : dans le Baromètre SAV Fnac Darty 2025 (famille “aspirateur balai”), Rowenta se classe n°2 en durabilité (score 94/200) avec 15 ans de disponibilité de pièces indiqués.
Et puis il y a le vrai sujet “made in France”. Depuis Vernon, Rowenta ne se contente plus de l’affichage : la production locale est désormais associée à des modèles concrets, du X-Force Flex 13.60 (présenté comme le premier balai fabriqué sur le site) au X-Force Flex 14.80, annoncé comme un premium “fabriqué en France” et poussé jusqu’à 240 AW. Côté ventes, la marque a écoulé 585 000 aspirateurs balais en France en 2024, pour environ 125 millions d’euros. Un joli score, tiré par le trio gagnant : le X-Force Flex 15.60, le 14.60, et le 13.60.
Nota Bene : à l’automne 2025, Rowenta a lancé un retrait-rappel volontaire sur certaines références X-Force Flex 14.60 et 15.60 pour un risque d’échauffement/incident thermique de batterie, avec consigne d’arrêt d’usage et prise en charge.
Pour la suite ? En 2026, Rowenta joue sur deux tableaux : continuer de muscler la gamme (14.80 en vitrine, Flex et modes auto au centre), tout en renforçant ce qui fait sa différence en France (réparabilité, pièces, production locale), et en sécurisant l’exécution industrielle après l’épisode du rappel.
Fiabilité d’abord : les 4 marques les plus sûres en 2026
Ici, la priorité n’est pas de battre des records de puissance, mais de choisir des marques qui offrent le meilleur niveau de confiance sur la durée. Le classement s’appuie sur des indicateurs concrets de durabilité et de réparabilité, la disponibilité des pièces détachées, la qualité perçue du SAV et la régularité de fabrication d’une génération à l’autre. On retient uniquement des marques capables d’aligner au moins un flagship bien noté et bien vendu, tout en proposant une gamme cohérente à différents budgets. L’innovation compte aussi, mais surtout lorsqu’elle sert la robustesse et l’entretien.
CA (monde) : +90 Mds € (Bosch Group, 2024 – toutes divisions) ; préliminaire 2025 ~91 Mds € (annonce officielle attendue fin janvier 2026)
CA (aspirateurs balais) : NC
Taux de retour : non communiqué, réputé très faible
Top ventes 2024 : Unlimited Serie 8, Serie 6 ProHygienic, Flexxo Serie 4
Temps forts 2025–2026 (balai) : montée en avant de la techno MicroClean (Unlimited 10), et mise en scène CES 2026 des Unlimited 9 & 10
Année de création : 1886
Siège social : Stuttgart, Allemagne
Particularité : batterie amovible compatible avec l’écosystème Power for All 18V (et l’alliance 18V multi-marques)
Chez Bosch, pas de laser flashy, pas de marketing “wow” à chaque phrase. Ici, on préfère la robustesse à l’ostentatoire. Côté design, on reste sur du sobre, du fonctionnel — même si la nouvelle génération assume davantage l’info visuelle (MicroClean et ses indicateurs) quand cela sert le résultat. L’aspirateur balai version Bosch, c’est le compagnon fiable qui vous suit pendant des années.
Leur truc à eux : l’aspirateur qui ne vous lâchera pas en 18 mois.
Avec sa gamme Unlimited, la marque allemande mise sur des moteurs solides, des filtres lavables, une autonomie correcte, et surtout une batterie amovible : un vrai atout quand on veut doubler l’autonomie… ou mutualiser ses batteries avec d’autres appareils compatibles 18V Power for All.
Et depuis 2025–début 2026, Bosch montre aussi qu’elle sait jouer la carte “innovation utile”. Sur l’Unlimited 10, la marque pousse la technologie MicroClean (capteur + brosse dédiée) avec un discours orienté poussières fines et “propreté au-delà du visible”. Au CES 2026, Bosch a même mis en scène les Unlimited 9 et 10 comme ses nouveaux porte-étendards premium (notamment via un anneau LED indiquant quand la zone est considérée comme propre).
Enfin, Bosch (et plus largement l’écosystème BSH) travaille aussi son volet “impact” : réduction des émissions sur certains matériaux et logique plus circulaire à l’échelle groupe.
CA (monde) : SEK 136,15 Mds (2024 – Electrolux Group, toutes divisions), soit environ 12 Md€
CA (aspirateurs balais) : NC
Taux de retour : NC
Top ventes 2024 : Pure Q9, Ergorapido, Well Q7
Temps forts 2025–2026 : nouvelle génération Ultimate 800 / station All-in-1, et vitrine AEG 9000 Cordless Cleaner
Année de création : 1919
Siège social : Stockholm, Suède
Particularité : aspiration plutôt discrète, design “pose libre” (selon modèles), et de plus en plus station de maintenance (auto-vidage + charge) sur les séries premium
La marque suédoise ne court pas après les records de puissance ni les écrans tape-à-l’œil. À la place, elle cultive une expérience de nettoyage douce, élégante, et sans prise de tête. Ses modèles emblématiques (Pure Q9, Ergorapido, Well Q7) ont construit cette réputation avec des choix très “usage” : design épuré, niveau sonore mesuré, format 2-en-1 avec aspirateur à main intégré, et une prise en main pensée pour rester agréable au quotidien.
Pas de laser, pas d’appli connectée ; Electrolux insiste aussi sur la protection des sols délicats (parquet, carrelage sensible), avec des brosses plus douces et une approche équilibrée du flux d’air. Une philosophie “nordique chic” qui parle aux foyers où la discrétion compte autant que l’aspiration.
La nouveauté marquante sur la période récente, c’est que cette sobriété s’accompagne désormais d’un vrai pas en avant côté expérience premium : les séries type Electrolux 800 / UltimateHome 800 sont de plus en plus souvent associées à une station All-in-1 qui charge et peut auto-vider le bac dans un sac (logique “zéro contact” avec la poussière), une formule saluée dans plusieurs tests récents.
En 2026, Electrolux (et sa vitrine premium AEG) renforce sa place sur le segment “premium européen” : pas en jouant la surenchère technologique, mais en poussant des innovations concrètes qui simplifient vraiment l’entretien (stations, anti-emmêlement, LED 360°) et en soignant le design d’intégration. Une marque moins “omnivore” que les géants ultra-médiatisés, mais qui continue de séduire ceux qui veulent un balai sans fil raffiné, confortable… et de plus en plus autonome à vivre.
Particularité : configuration modulaire 3-en-1, finition premium, filtration HEPA (selon versions) + politique de service et pièces sur la durée
Chez Miele, on construit pour durer. Depuis plus de 120 ans, la marque allemande cultive un positionnement premium fondé sur trois piliers : qualité, fiabilité, longévité. Et si le segment des aspirateurs balais s’est modernisé à vitesse grand V, Miele y arrive avec ses propres codes : moins de surenchère “gadget”, plus de conception sérieuse, de filtration soignée et de suivi sur la durée. La marque rappelle d’ailleurs régulièrement qu’elle teste une grande partie de ses gammes domestiques selon des protocoles équivalents à 20 ans d’utilisation (une promesse de méthode, pas une garantie individuelle).
Sur le marché du balai sans fil, la réponse de Miele s’appelle Triflex HX2 : un ovni dans le bon sens du terme. Son design 3-en-1 permet de placer le bloc moteur en haut (plus léger en main), en bas (plus stable et efficace sur grandes surfaces), ou en mode compact/à main. Les versions haut de gamme mettent en avant une filtration très poussée (jusqu’à 99,999 % annoncés avec filtre HEPA sur certains modèles) et une autonomie qui peut grimper en pratique via batterie(s) additionnelle(s) selon les packs.
Si vous cherchez l’équivalent électroménager d’une Mercedes Classe S…
Là où Miele fait surtout la différence, c’est sur l’écosystème “après achat”. Sur sa page Triflex HX2, la marque met noir sur blanc l’existence d’un réseau de partenaires SAV et annonce des pièces disponibles au moins 10 ans et jusqu’à 15 ans après la fin de production d’une série — un discours cohérent avec son ADN “long terme”.
En 2026, Miele reste une marque à part : moins omniprésente en grande distribution, plus souvent choisie pour sa tranquillité d’esprit et sa finition premium. Elle n’a pas forcément la frénésie de nouveautés des géants du secteur, mais pour qui veut un balai sans fil pensé comme un appareil durable le Triflex conserve une place de “valeur sûre allemande”.
Hoover (Haier Europe) : le milieu de gamme durable
CA (monde) :RMB 285,981 Mds (Haier Smart Home, 2024) CA (France) : NC Taux de retour : NC Références phares (sec) mises en avant 2024–2025 : HF9 (Anti-Twist), HF2 Ultra Compact (compactage), HF1 Plus Année de création :1908 (origine de la marque Hoover) Siège (Europe / Haier) : Brugherio, Italie Particularité : ADN “pratique et accessible” : park&go / position parking, anti-emmêlement, et innovations d’usage (ex. compactage sur HF2) plutôt que surenchère d’écrans.
Hoover a un positionnement assez facile à résumer : des aspirateurs-balais sans fil simples, pensés pour servir. La marque ne vise pas systématiquement le sommet des benchs “puissance pure”, mais elle compense souvent par des idées concrètes : une ergonomie facile, des brosses anti-emmêlement, une position parking, et des formats plus légers. Sur la période récente, Hoover a aussi tenté une approche maline avec le HF2 : un balai compact qui mise sur un système de compactage des poussières pour garder un gabarit fin sans vider toutes les cinq minutes.
Là où Hoover devient vraiment intéressant pour un classement “fiabilité d’abord”, c’est que l’intuition “marque moyenne gamme = incertitude” est contredite par un indicateur terrain : dans le Baromètre SAV Fnac Darty 2025 (famille aspirateur balai), Hoover est n°3 du podium, avec un score de durabilité de 87/200 et une disponibilité des pièces annoncée à 13 ans.
Enfin, Hoover profite aussi du poids de son groupe en Europe : à l’IFA 2025, Haier Europe met en avant une vision “ecosystem” où Candy, Hoover et Haier sont explicitement cités, signe d’une présence active sur les grands rendez-vous. En 2026, Hoover coche donc une case rare : une marque généralement accessible, plutôt astucieuse sur l’usage, et qui remonte avec de vrais signaux de durabilité mesurée en France.
Bonus : Xiaomi, Dreame, Tineco (Chine) : les snipers du rapport qualité-prix
Ils arrivent vite, et ils visent souvent juste, les fabricants chinois. À commencer par Dreame (2017), membre de l’“écosystème Xiaomi”, qui aime bousculer les codes du premium… sans le prix du premium. Aujourd’hui, on n’est plus du tout sur “180 AW” : la marque assume des fiches techniques très musclées, avec des balais comme le Z30 annoncé à 310 AW (et vendu en France autour de 359 € sur le site officiel), ou le V20 Pro qui revendique une vraie montée en gamme “pratique” (travail sur le bord-à-bord, capteur de saleté, tube flexible selon versions) et dont les tests récents soulignent le rapport perf/prix. Reste un point à garder à l’œil : le suivi SAV et la fiabilité à long terme, qui progressent mais n’ont pas encore l’historique “béton” des marques européennes les plus établies.
En 2025, Dreame a confirmé ses ambitions “haut de gamme accessible” à l’IFA avec les V30 et V20 Pro (prix publics annoncés, sortie fin septembre), une manière de dire clairement : “oui, on veut jouer dans la cour des grands… à tarif agressif”.
Si vous aimez les deals, les specs et les applis, regardez vers l’Est.
Son cousin Tineco ne vend pas juste des aspirateurs-balais : il conçoit des assistants de nettoyage “smart”, bourrés de capteurs, avec une logique R&D très “data”. Son capteur iLoop™ ajuste l’aspiration automatiquement selon la saleté détectée, et son PURE ONE Station 5 pousse l’idée plus loin avec une base de maintenance (vidage automatique + nettoyage du chemin d’air/filtre selon les versions), une approche inspirée du confort des robots. À noter : Tineco communique aussi massivement sur le wet & dry (laveurs), et revendique plus de 5 millions d’unités vendues sur une année (données citées autour d’une reconnaissance Euromonitor sur cette catégorie) — preuve d’un vrai volume, même si ce n’est pas un indicateur direct de fiabilité sur le long terme pour les balais “sec”.
Enfin, Xiaomi reste l’électron libre : parfois surprenant, souvent inventif, et toujours offensif sur le prix. Le retour récent de la série G20 illustre bien la recette : le G20 Max est annoncé à 180 AW, avec une autonomie maximale affichée à 60 min, et un prix France autour de 249,99 € sur le site officiel.
Moins “premium” dans le ressenti que Dreame/Tineco, et moins riche en automatisations (pas de station “à la Samsung/Shark” côté balais), mais un choix cohérent pour les budgets serrés et les surfaces modestes : efficace, simple, et généralement bien équipé.
Et alors, on choisit quoi ?
Comme toujours, tout dépend de vos priorités :
Votre profil
Ce qu’il vous faut
Les marques à regarder
Technophile exigeant
Puissance, capteurs, design, IA
Dyson, Dreame, Tineco
Pratique au quotidien
Flexibilité, bons accessoires, rapport équipement/prix
Rowenta, Shark
Ménage à long terme
Robustesse, autonomie, finition solide
Miele, Bosch
Petit budget efficace
L’essentiel sans se ruiner
Xiaomi, Hoover
Foyer sensible / allergique
Filtration HEPA, nettoyage en profondeur
Miele, Dyson, Philips
Et surtout, ne vous fiez pas qu’aux pubs ou aux étoiles Amazon. Allez tester en magasin, lisez des comparatifs sérieux, et pensez à vos vrais besoins. Ce n’est pas un trophée à exposer, c’est un outil que vous utiliserez trois fois par semaine.
En résumé : le bon balai, c’est celui qui vous suit partout, selon vos conditions matérielles d’existence !
Le marché est vaste, les marques redoublent d’ingéniosité… et vous avez désormais les clés pour choisir. Il n’y a pas de meilleur modèle universel, mais il y a sûrement un aspirateur balai fait pour votre maison, votre dos et votre emploi du temps. Et entre nous, ce sera toujours mieux qu’un vieux traîneau bruyant qui cogne dans les murs !
Profitez des vidéos et de la musique que vous aimez, mettez en ligne des contenus originaux, et partagez-les avec vos amis, vos proches et le monde entier.
Le “wire-free” a clairement progressé : RTK, vision, parfois LiDAR… Les robots tondeuses savent désormais se repérer au centimètre près et éviter la plupart des obstacles. Mais il suffit d’un trou, d’une zone humide ou de racines affleurantes pour planter le robot, en attente d’un sauvetage humain…
Au CES 2026, LOPKIN met justement le doigt là où ça fait mal. Plutôt que d’empiler les capteurs, la marque propose une idée simple : rendre la tondeuse capable de se sortir d’affaire toute seule, avec une logique de “tolérance aux erreurs” pensée pour les terrains imparfaits.
Derrière cette annonce, c’est peut-être le prochain vrai match du marché : le “fail-safe”. Autrement dit, non pas éviter toute erreur, mais réduire au maximum les interventions, et rapprocher enfin la promesse du robot de la réalité.
Vous le voyez ce jardin merveilleux où peuvent gambader vos enfants sur leurs petites jambes parfaitement adaptées aux aspérités du terrain ? Celui avec une ornière qui se creuse après une averse, un bas de pente où ça patine, une bordure un peu trop haute, une zone humide qui colle aux roues, une taupinière fraîche, un jouet oublié, ou ce petit obstacle “ridicule” qui suffit à immobiliser la machine ? Pour le robot-tondeuse, eh bien c’est un cauchemar ! Et la question qui se pose inévitablement chez les ingénieurs (prions pour leur sommeil perturbé !) est de savoir quoi faire quand ça tourne mal. Et la contrainte principale, est la suivante : déranger l’utilisateur le moins possible.
D’autant que ces incidents sont plus fréquents qu’on ne l’imagine. Un terrain n’est jamais figé : la météo tasse, ramollit, gonfle ou creuse ; l’herbe pousse différemment selon la saison ; l’usure modifie l’adhérence ; les feuilles, la boue et les racines changent la donne d’une semaine à l’autre. En conséquence, même une navigation très avancée peut se retrouver piégée par des cas limites que personne n’avait “cartographiés”.
C’est là que l’on va recourir au fail-safe, à savoir la capacité d’un robot à continuer ou à se remettre en état après un incident, sans intervention humaine. Et cette bataille se joue sur trois fronts :
le logiciel (stratégies de sortie, recalcul, zones interdites dynamiques) ;
les capteurs (vision, LiDAR, IMU, capteurs de traction pour détecter la perte d’adhérence) ;
la mécanique (traction, roues, châssis, suspension… )
…et, désormais, des systèmes d’auto-récupération capables de dégager le robot physiquement !
LOPKIN et la tondeuse qui “se déplante” toute seule
Sur la E Series, LOPKIN ajoute une idée presque évidente… et pourtant rarissime sur une tondeuse : des bras robotisés intégrés ! Quand la machine détecte qu’elle n’avance plus (patinage, blocage, enlisement), elle passe en mode récupération : les bras se déploient, cherchent un point d’appui, puis “poussent” le châssis pour le sortir de sa position critique. Une fois dégagée, la tondeuse replie ses bras et reprend la tonte. La marque évoque des capacités de franchissement assez ambitieuses, avec des creux pouvant atteindre environ 15 cm et des obstacles de l’ordre de 8 cm (données annoncées).
Il est certain que, quand le RTK, la vision ou le LiDAR échouent à éviter les problèmes, quand l’adhérence disparaît et que la tondeuse s’immobilise en râclant la terre avec ses roues crantées, il n’y a plus grand-chose à “recalculer” : il faut se sortir physiquement de la situation. Si cette idée audacieuse fonctionne en conditions réelles, l’intérêt est immédiat : moins d’aller-retours dans le jardin, moins de notifications “au secours”, et une autonomie qui se mesure enfin au nombre d’interventions humaines évitées.
Ça ne va jamais marcher… Ou bien si ?
Sur le papier, l’idée est brillante. Mais un système d’auto-récupération, c’est aussi plus de mécanique, donc plus de contraintes. Il faudra voir comment ces bras encaissent la réalité : boue, herbe humide, projections, nettoyage, et usure à répétition. Même question côté SAV : disponibilité des pièces, simplicité d’entretien, et coût des réparations si un élément mobile fatigue plus vite que prévu.
Deuxième point sensible : la sécurité. Des bras en mouvement, près du sol, dans un jardin où passent des enfants ou des animaux, imposent une gestion impeccable des obstacles, des capteurs de présence, et des arrêts d’urgence fiables. Enfin, comme toujours au CES, il reste l’écart entre démonstration et marché : prix, calendrier, distribution, et surtout support concret en France.
Ce qu’il conviendra de tester en priorité
le robot se dégage-t-il vraiment d’un creux, d’une bordure, d’un terrain humide ? En combien de tentatives ?
quel impact sur la pelouse : traces, arrachements, stabilité lors de la manœuvre ?
quel comportement en bordures de pente : évite-t-il la “re-chute” ?
quid du nettoyage et de la maintenance des bras : résistance à la boue, accès, pièces exposées ?
quelles conséquences sur l’appli et des alertes : moins de notifications… ou juste d’autres notifications ?
En somme, le “wire-free” a ouvert la voie, mais le vrai match 2026, pourrait être la tolérance aux erreurs : un robot autonome doit savoir gérer l’imprévu quand il ne peut l’éviter. Présentée au CES 2026 à Las Vegas, la LOPKIN E Series illustre ce virage avec son approche “auto-récupération”. Reste à voir la suite, car ni le prix ni la disponibilité de la gamme complète n’ont été annoncés à l’heure actuelle et rien n’est encore confirmé pour la France.
Et vous ? Pourriez-vous faire confiance à un robot-tondeuse qui fait des pompes dans la gadoue ? Faites-vous partie de ceux qui pensent que la mobilité robotique devra, à terme, s’affranchir de la roue ? Dites-nous tout en commentaires !
Début 2026 : une bataille impitoyable fait rage dans le haut de gamme des aspirateurs-robots : toujours plus d’autonomie et d’efficacité, des fonctionnalités à tire-larigot, avec une autonomie pouvant couvrir les domiciles les plus spacieux. Le Narwal Flow fait-il partie des modèles qui tirent l’innovation vers le haut ?
Narwal n’est pas un dinosaure du secteur : la marque est née à Shenzhen en 2016 par Junbin Zhang. En premier lieu, sa réputation se construit sur des machines “mop-first”. Le Narwal T10 a ainsi marqué les esprits après une campagne de crowdfunding lancée en avril 2019, se positionnant très tôt sur l’automatisation du nettoyage humide (et pas seulement sur l’aspiration).
Le Flow, lui, incarne la bascule “flagship” de Narwal : présenté au CES le 7 janvier 2025, il a été lancé en France début septembre 2025. Le modèle est donc arrivé au moment exact où le marché premium s’est emballé… et où les concurrents ont arrêté de plaisanter. Outre une fiche technique en béton armé que nous ne manquerons pas de détailler, nous allons de ce pas lui faire goûter à la triple formule parquet, carrelage et tapis, afin d’éprouver l’efficacité et la précision de nettoyage qu’il promet sur la feuille de match. Nous analyserons également la station, les accessoires et les consommables, afin de nous faire une idée exacte de son rapport qualité/prix !
Caractéristique Techniques
Narwal Flow
Dimensions
Robot : 351,2 × 363,5 × 95 mm Station d’accueil : 430 × 402 × 461 mm
Avec 22 000 Pa, le Narwal Flow se place au-dessus du Deebot X11 (19 500 Pa), mais reste nettement derrière le Mova Z60 et ses 28 000 Pa sur le papier. Côté endurance, en revanche, le Flow est très bien armé : 3 h 50 annoncées, là où le X11 tourne plutôt autour des ~200 minutes selon certains retours, même s’il compense avec sa logique de recharge express pendant les pauses lavage (PowerBoost). Autre bon signal pour les grandes surfaces : la station Narwal embarque de gros volumes (5,0 L propre / 4,7 L usée), plus généreux que ceux relevés sur l’OmniCyclone (3,2 L / 2,7 L).
La carton a un peu été cabossé à la livraison. Spoiler : l’intérieur est intact !
Le petit point qui fait tiquer, en revanche, c’est la capacité du sac : 2,5 L sur le Flow, quand le Z60 annonce 3,2 L (dans ta fiche), et quand le X11 joue la carte du sans sac (moins de consommables, mais avec un bac cyclonique à gérer). Enfin, sur la mobilité et les tapis, le Flow annonce 4 cm de franchissement et 12 mm de levage du module de lavage (attention aux tapis très épais !).
Unboxing du Narwal Flow : quelques accessoires inclus
le robot Narwal Flow
la station auto-nettoyante
le cordon d’alimentation
2 brosses latérales
1 filtre de rechange (bac à poussière)
2 bacs d’insertion (dont 1 de rechange)
2 sacs à poussière (station)
Nettoyant sols (200 ml)
Manuel d’utilisation
Guide de démarrage rapide
Quelques accessoires de remplacement ont été prévus dans le pack initial.
L’équipement proposé n’est pas aussi fourni que ce que l’on trouve chez la marque Mova, mais un peu plus riche que le Deebot X11 OmniCyclone, qui n’incluait même pas le détergent.
Design : blanc et prune du plus bel effet !
Le Narwal Flow se drape de blanc, que réhaussent quelques accents argentés, ce qui n’est pas une première de la marque. Les volumes de la station sont tout en rondeurs, dont la profondeur cache presque entièrement le robot lorsqu’il rentre au bercail, pour un effet plus « rangé ». En revanche, on n’est pas sur une grande volonté de compacité ; il faudra prévoir un peu de place pour caser l’ensemble en largeur !
Les Saiyans ne sont pas le coeur de cible de Narwal…Le capot s’ouvre sans forcer.
Le robot n’a pas de dôme LiDAR, et sa hauteur de 95 mm est assez permissive pour passer sous les meubles bas. La façade embarque deux caméras RGB utilisées pour l’évitement d’obstacles. Sous le châssis, on retrouve une serpillière “à chenille” alimentée par 16 buses, avec eau chaude à 45 °C ; sa pression est annoncée à 12 N, afin de racler l’eau sale récupérée dans un petit réservoir interne. Côté aspiration, Narwal met en avant le DualFlow anti-emmêlement : brosse principale flottante et brosses latérales anti-enchevêtrement. Les roues crantées franchiront aisément les obstacles de 4 cm maximum, ce qui est dans l’air du temps pour les robots premium.
Le blanc, c’est risqué, mais le matériau n’est pas si salissant.La serpillère est relativement large. Prometteur !
Enfin, la station auto-nettoyante reprend les ingrédients d’une recette qui fonctionne très bien : derrière un grand capot (gris sur l’avant) vous avez un sac à poussière de 2,5 L donné pour 120 jours. Juste au-dessous, le plateau auto-nettoyant doit permettre un lavage à 80°C et un séchage à 45°C. On l’a vu, les deux bacs d’eau accessibles par le dessus ont une contenance confortable (5L et 4,7L) et sont munis de poignées. Contrairement à certaines solutions comme Mova Z60 Ultra Roller Complete ou Ecovacs Deebot X11 OmniCyclone, il n’existe pas de module dédié à la solution nettoyante. Celle-ci doit être ajoutée directement dans le réservoir d’eau propre.
Nota Bene : Narwal décline une station compacte (et/ou un module d’échange d’eau automatique), pensée pour un raccordement arrivée/évacuation, avec un réservoir de détergent 480 ml sur cette variante.
Installation : simple comme bonjour
La station se branche sur secteur avec un câble d’alimentation de 1,5 m : en clair, mieux vaut prévoir une prise à portée. Narwal recommande aussi de réserver autour de la base une “zone de manœuvre” assez stricte : comptez 45 cm pour la stationet45 cm dégagés juste devant pour que le robot entre/sorte sans accrocher, avec une largeur libre de 45 cm au niveau de ce couloir.
En hauteur, la marque conseille 50 cm au total, et même 25 cm au-dessus pour pouvoir ouvrir le couvercle sans se battre avec une étagère. Dernier réflexe important au déballage : enlever les éléments de maintien/transport (le manuel parle d’un scellé/adhésif guide sur le capot et de matériaux de calage à retirer), puis placer le robot sur sa charge. Quelques notes de musique se feront entendre.
Connectivité : appairage et mise en route
Une fois l’appli installée, la configuration est plutôt classique, avec quelques points à connaître :
Installez l’app Narwal Freo (iOS/Android), puis créez un compte ou connectez-vous ;
Dans l’app, touchez “+” (en haut à droite), sélectionnez votre type d’appareil et suivez l’assistant ;
Mettez le robot en mode appairage : le manuel indique d’utiliser le bouton “Call/Retour base” ;
Choisissez votre réseau Wi-Fi : le Flow est compatible 2,4 GHz et 5 GHz ! ;
Une fois le robot ajouté, vérifiez les mises à jour : commencez par l’app elle-même (App Store/Play Store), puis lancez la mise à jour firmware via les réglages de l’app.
Nota Bene : si la connexion échoue, Narwal recommande les basiques qui marchent souvent : rapprocher le robot/routeur, redémarrer la box, et retenter (ne pas hésiter à refaire une seconde configuration).
Application : conviviale jusqu’à un certain point
Pour un usage assez simple, l’application est assez facile à prendre en main. Elle reprend la DA blanche et prune de l’appareil et offre plusieurs raccourcis dès la page d’accueil (les 5 modes de nettoyage, le mode « par pièce/zone », l’édition de la carte, le mode caméra, le mode navigation, les paramètres de la station, la programmation et l’historique de tâches). Ensuite, il vous faudra fouiller un peu plus pour aller puiser dans les autres fonctionnalités.
On en est encore à un niveau de maturité où toutes les interfaces se ressemblent beaucoup, hormis le code couleur (et encore !)…
Au total, l’appli se dote des modules suivants :
cartographie (jusqu’à 4 cartes)
5 modes de nettoyage (aspi, serpi, aspi+serpi, aspi/serpi, freo)
nettoyage par pièce/zone
nettoyage/navigation programmée
historique de nettoyage/navigation
un mode caméra (navigation seule)
paramètrage de la station
gestion des accessoires
partage avec un autre utilisateur
localisation du robot (signal sonore)
mise à jour automatique du firmware
mode Freo
paramétrage de la serpillère
paramétrage des tapis
mode « ne pas déranger »
mode haute altitude (> 2000 m)
verrouillage enfant
mode extinction automatique
mode « animaux de compagnie » (chat, chien ou les deux)
degré de sensibilité de l’évitement des obstacles par IA
commandes via l’assistant vocal intégré (Nawa)
commandes vocales GG Home ou Alexa
En quelques minutes, on parvient à effectuer les paramètres généraux, valables sur le long terme (cartographie, mode animaux ou non, mode ne pas déranger, IA des obstacles, gestion des tapis, etc.). Nous commenterons certaines fonctionnalités en temps voulu.
Nota Bene : le mode « haute altitude » sert à compenser la baisse de densité de l’air lorsque l’on utilise le robot en montagne. Cela peut augmenter le bruit et réduire l’autonomie.
Enfin on passera sur quelques petites erreurs de traduction française : « serpillage », « aspiration superbe »…
Cartographie : rapide et complète
Pour environ 65 m² de surface nettoyable, le robot a mis 9 minutes pour sortir une première version de la map. Quelques pièces ont été correctement identifiées ; d’autres ont été fusionnées à tort ou mal nommées. D’autre part, si le type de sol est bien reconnu, il peut manquer un meuble ou un morceau de tapis sur la carte.
La carte 3D commencerait presque à être crédible !
En conséquence, on est vite tenté de passer par l’édition de la carte, laquelle comporte des manipulations générales et avancées comme :
la séparation/fusion de pièces
le renommage de pièces
un gestionnaire de meubles
la correction du matériau au sol
la gestion des tapis
les zones interdites
les zones de nettoyage pour animaux
une mention « pièce très sale »
ajout d’un étage/limite de franchissement
pivoter la map
Comme pour tous les flagships de cette génération, la carte est dynamique : elle suit la progression du robot, montre le tracé de son parcours. Elle peut également ajouter des éléments au fil de l’eau, avec des pictos représentant des câbles, des chaussures, du tissu, et même des déjections animales !
La navigation du Narwal Flow repose sur une architecture hybride assez classique en haut de gamme : LiDAR pour la cartographie + vision pour l’évitement d’obstacles. La particularité, c’est l’intégration du LiDAR : il n’est pas posé en tourelle sur le dessus, mais semi-internalisé à l’arrière, ce qui permet un robot plus bas… au prix d’un compromis potentiel, puisque ce module ne “voit” qu’environ 180° à un instant donné, là où un LiDAR en dôme couvre généralement 360°. Pour les objets du quotidien, Narwal ajoute deux caméras RGB et une puce IA capables d’identifier et d’éviter plus de 200 types d’obstacles.
Nota Bene : Narwal annonce une compatibilité Matter (via mise à jour), un standard domotique devant faciliter l’intégration d’appareils de marques différentes dans un même écosystème. Cela doit permettre de simplifier les automatisations et l’usage avec les grandes plateformes (Apple, Google, Amazon, SmartThings) sans passerelle propriétaire.
Comportement sur le terrain : balèze en course d’obstacle !
Sur 59 m² de surface, le Narwal Flow a présenté une navigation globalement très maîtrisée, avec une progression pièce par pièce et un motif en S dans le sens de la longueur. Il a bouclé les zones nettoyabes de l’appartement en 1 h 04 (parquet + carrelage + tapis), sans errances inutiles ni retours intempestifs : on a relevé environ deux passages sur une même zone en une heure, ce qui reste cohérent avec notre réglage de lavage des serpillières tous les 20 m². La re-localisation, le retour à la base et le docking se sont montrés stables, et surtout, on n’a pas observé de blocage : le robot ne s’est pas coincé, franchit correctement les petits seuils et s’en sort très bien dans les passages étroits.
On applaudit volontiers l’évitement d’obstacles, qui est clairement un point fort. Dans le couloir, volontairement “piégé” avec une chaussette, un chargeur filaire, un nounours et une patache, il évite tout avec assurance, au pire en frôlant légèrement certains objets, sans les embarquer ni s’emmêler. Dans le salon, il passe sans difficulté entre les pieds de chaise et contourne proprement un étendoir à linge, signe d’une bonne lecture des volumes et d’une trajectoire bien optimisée dans les zones semi-encombrées. Autre bon point : il exploite son éclairage intégré quand la luminosité baisse, ce qui limite les hésitations et conserve une navigation fluide
Certes, il peut hésiter quelques secondes dans les zones très chargées (un pied de table à droite, un meuble à gauche, le bord tapis épais à gérer, etc.) sans que cela dégénère trop : on sent surtout une prudence de calcul, avec quelques micro-ajustements. Il est aussi capable de franchir des reliefs de 4 cm !
Nota Bene : par défaut, le robot va vouloir éviter les tapis, plutôt que les nettoyer, ce qui peut poser problème de fluidité dans la navigation. Il faudra passer par l’édition de la carte pour reconfigurer le traitement de ce type de sol.
Enfin, on a relevé un comportement atypique : avec l’évitement d’obstacles intelligent (et non “sécurité”), il peut encore taper dans des pieds humains si l’on se place sur sa trajectoire, alors qu’il sait très bien éviter des fils au sol ou des objets posés. Ce n’est pas dangereux, mais c’est à garder en tête dans une maison très vivante. Dernier détail : dans nos toilettes très étroites,sa largeur l’empêche de nettoyer correctement les côtés de la cuvette, comme beaucoup d’autres avant lui, du reste.
Caméra et surveillance : l’incontournable de cette génération
L’application propose aussi un mode de surveillance qui permet d’utiliser la caméra du robot pour jeter un œil à la maison, avec la possibilité de conserver des images et des enregistrements. Sur le papier, c’est un vrai plus pour ceux qui veulent un contrôle ponctuel à distance (un bruit suspect, un animal à vérifier, un oubli…), surtout que la qualité d’image s’est montrée très correcte lors de nos manipulations.
Ce que l’on voit à travers l’interface.
En complément, on trouve un mode caméra téléguidé : on pilote le robot manuellement, et on peut même aspirer et changer le mode d’aspiration pendant la conduite. Dans les faits, l’expérience est plus mitigée : il y a un léger lag, et la visibilité à l’écran ne permet pas toujours de bien anticiper ce que l’on fait (angle, repères, précision), ce qui cantonne ce mode à un usage plutôt gadget qu’à une vraie “conduite” efficace au quotidien.
Ce qu’on obtient comme cliché sur la même image.
Nota Bene : sa politique de confidentialité, Narwal indique ne pas collecter automatiquement vos photos et vidéos sans consentement. Néanmoins, en utilisant des fonctions image/vidéo (ex. “live photos”) ou en sollicitant le support, vous pouvez téléverser des contenus que l’entreprise peut collecter et stocker (avec une recommandation explicite d’obtenir l’accord des personnes potentiellement concernées).
Aspiration : très bon sur tapis (sauf les gros grains de café)
Sur sol dur, le Narwal Freo Flow s’en sort très bien sur notre protocole “grosses particules” (50 g de grains de café + 50 g de riz répartis sur environ 2 m²). En mode personnalisé (3 passages, puissance max, nettoyage méticuleux, trajectoires en allers-retours resserrés), il atteint 98 % de collecte. La contrepartie, c’est le temps : il lui faut plus de 6 minutes pour venir à bout de la zone. On est clairement sur une approche “je repasse jusqu’à ce que ce soit propre”, plutôt que sur un passage unique très agressif.
Nota Bene : on peut modifier la puissance d’aspiration en plein milieu d’un cycle.
Dans les coins, le bilan est un cran en dessous, mais reste solide : environ 85 % de réussite. On observe un peu de projection (certaines particules sont poussées sur le côté), mais le robot a un comportement assez malin : il ne se contente pas de “viser” la zone, il effectue aussi un petit tour périphérique juste après, ce qui lui permet de récupérer une partie de ce qu’il a involontairement déplacé. Sur cette séquence, le nettoyage prend environ 3 min 40, avec un résultat globalement satisfaisant pour ce type de scénario.
Sur tapis à poils ras, le Freo Flow gagne en efficacité sur les poussières fines, surtout en activant l’aspiration “vortex” (toujours en aspiration seule). Avec le même mix de grains, on obtient 90 % de réussite, et surtout une récupération visible de poussières en plus des grosses particules, ce qui est un bon point.
En revanche, la bordure du tapis devient un piège : quand des grains sont projetés sur les côtés, la limite (relief/arrête) gêne leur reprise et le robot peine à les “rechercher” efficacement. À noter aussi une logique très prudente : il peut mettre près de 10 minutes sur une petite zone, car il accepte de repasser plusieurs fois pour améliorer le résultat.
Le test des cheveux sur tapis est plus nuancé, mais reste globalement encourageant. Avec une belle poignée de cheveux longs et mi-longs, en mode Freo, le robot atteint environ 90 % en 5 min 30 avec un seul passage. Un second passage, après avoir vidé le bac, permet de finaliser proprement. En revanche, si une partie de la matière part bien dans le bac à poussière, nous avons aussi retrouvé une grosse boule de cheveux emmêlés autour de la brosse. Concrètement, pour quelques cheveux et poils “du quotidien” (chute normale, petits apports ponctuels), il fait complètement le travail. Mais dès qu’on passe sur des volumes plus conséquents (gros brossage du chien, environnement type salon de coiffure) la brosse risque de se charger très vite.
Miom, miom, j’ai avalé Barbie !
On retient donc une bonne capacité de ramassage en conditions domestiques, mais une tolérance limitée aux gros apports de fibres longues.
Lavage : plutôt brillant !
Le Freo Flow a surtout brillé par son intelligence de gestion des saletés humides. Nous avons versé environ 10 cl de marc de café mélangé à de la liqueur au milieu de la cuisine (carrelage), avec une seconde zone volontairement placée le long d’une plinthe. Réglages : serpillère en humidité élevée, trois passages, mode méticuleux. Le robot a immédiatement identifié la plus grosse flaque et l’a contournée, comme s’il la classait d’office dans la catégorie “à éviter” (vomi/déjection). Résultat : il ne l’a pas étalée, et s’est concentré sur le reste de la pièce, y compris la tache en bordure.
Sur ce premier passage, le nettoyage est très solide : environ 95 % de réussite, avec seulement une fine ligne d’environ 1 cm sur le côté et une petite marque résiduelle liée au relief d’un carreau mal posé.
On note aussi un point de logique de trajectoire : lorsqu’il fait les bords, il a tendance à suivre la même ligne à chaque fois. Dans notre cas, un passage “dans l’autre sens” aurait sans doute permis d’effacer la micro-trace laissée par l’irrégularité du carrelage. En revanche, il faut l’accepter : en mode “pièce”, il a terminé son cycle en une vingtaine de minutes sans jamais “oser” aller traiter le gros amas central.
C’est là que le nettoyage de zone devient un excellent complément. En ciblant une zone d’environ 2 m² pile sur la flaque principale (laquelle apparaît en gros sur la carte !), le robot a quasiment tout récupéré en 6 minutes, sans laisser de voile brun ni de traces d’étalement. Néanmoins, il restait tout de même une unique ligne de particules sèches de marc, comme si une frange de grains avait échappé au passage du rouleau.
Même constat (et même mieux) sur une tache sèche de sauce aigre-douce, cette fois sur 1 m², humidité maximum, méticuleux et x3 : le Freo Flow s’est arrêté sur la tache, a insisté, puis a repassé exactement comme on l’attend d’un robot “qui comprend” qu’il a quelque chose à corriger. On s’attendait à un résultat partiel ; on a eu un 100 % très net en environ 5 minutes.
Dernier point marquant : après ces séquences, le sol était sec en une minute chrono, preuve d’un bon contrôle de l’humidification et d’un rouleau qui n’inonde pas inutilement le carrelage. En revanche, au vu de ce qu’on lui a fait subir (liqueur, sauce sucrée), on sentait une légère sensation collante résiduelle : ce n’est pas un échec du robot, plutôt la conséquence logique d’un mélange très chargé. Un nettoyage de fond en mode Freo, après vidange du bac d’eau sale (à moitié plein) et ajout d’eau claire (réservoir presque aux deux tiers vide), a suffi à remettre tout le monde d’accord.
Bruit : dans la norme (tranche basse)
Côté bruit, le Narwal Freo Flow reste dans une zone très supportable, sans chercher à battre des records de discrétion. En aspiration seule, on mesure, à 1 mètre de distance, 60 dB en mode silencieux, 62 dB en puissance moyenne et 66 dB en mode fort : ce sont des niveaux présents, mais loin d’être envahissants au quotidien, y compris quand le robot enchaîne plusieurs cycles. En revanche, dès qu’on passe sur les modes “musclés”, le profil sonore change nettement : 75 dB en surpuissant, et jusqu’à 80 dB en mode vortex sur tapis, où l’on sent clairement l’effort supplémentaire.
Même ordre de grandeur pour l’aspiration de la station, à 77 dB en mode silencieux et 80 dB en mode puissant : c’est ponctuel et assez bruyant sur le moment, mais comme l’opération ne dure pas longtemps, ça reste facile à vivre. Dans les faits, on peut continuer à écouter de la musique tant qu’on n’est pas dans la même pièce, et on n’a jamais eu cette sensation de “robot insupportable” que l’on coupe au bout de dix minutes.
Autonomie, recharge
Narwal met en avant une grosse batterie (6400 mAh) et communique sur une autonomie pouvant atteindre 230 min. Évidemment, ces chiffres varient beaucoup selon le nombre de passages, le niveau d’humidité, la présence de tapis et l’option “nettoyage méticuleux”. Et pour preuve : en mode Freo, sur notre surface nettoyable de 59 m², le Narwal Freo Flow a bouclé le cycle en 1 h 04 en consommant 39 % de batterie. Si l’on extrapole bêtement, cela donnerait un potentiel théorique d’environ 164 minutes et de 150 m² par charge.
À noter justement ce comportement de batterie basse : en dessous de 30 %, même si on lui commande un cycle, il refuse de repartir. En revanche, s’il est déjà en nettoyage, il peut descendre sous 25 %. Dans nos essais, néanmoins, nous n’avons pas réussi à déterminer à quel seuil il s’arrête complètement.
Nota Bene : contrairement à l’Ecovacs Deebot X11, nous n’avons pas trouvé de mode « charge rapide » dans les paramètres.
Entretien : il faudra quand même surveiller un peu…
Comme pour ses concurrents principaux, le Narwal Flow prévoit des fonctionnalités et des paramètres dédiés à la station :
collecte de poussière à la demande
désinfection du bac à poussières
séchage de la serpillère
gestion des accessoires
lavage du patin de la serpillère à la demande
suivi du sac à poussière
contrôle bactérien automatique du bac/sac à poussières
intensité de séchage (silencieux, puissant, intelligent)
fréquence de dépoussiérage (systématique ou intelligent)
mode de collecte de poussière (silencieux ou puissant)
fréquence de lavage de la serpillère (tous les 15,20 ou 30 m² ou mode intelligent)
mode de nettoyage par défaut sur le bouton de la station de base
Concernant la collecte de poussière, Narwal essaye d’innover. En effet, la station peut refuser de lancer la collecte si elle détecte que le bac est un peu humide : elle va d’abord le sécher pour éviter les colmatages. Mais dans les faits, cela peut conduire à un scénario moins agréable : malgré le mode collecte “intelligente”, on s’est retrouvés avec de gros moutons ou des boules de cheveux dans le bac, au point de gêner l’aspiration. Et surtout, le Freo Flow ne semble pas interrompre automatiquement sa session lorsqu’il est saturé pour aller se vider : on peut donc se retrouver à surveiller l’état du bac lors des sessions “cheveux + tapis”, là où certains concurrents misent davantage sur une stratégie de vidage plus proactive.
Quant au lavage, la station du Freo Flow est plutôt rassurante, à condition d’ajuster correctement la fréquence de lavage du patin/rouleau. En routine, un lavage tous les 30 m² suffit largement pour garder de bonnes performances, mais dès qu’on passe sur des sols plus chargés ou des nettoyages “accident” (sucre, café, gras…), on conseille de descendre à 15 m² ou de laisser le mode intelligent gérer. Les bacs d’eau sont étanches et équipés d’une poignée et de clapets ; leur manipulation est simple et propre. Et surtout, le bac d’eau sale retient bien les odeurs : en usage normal, on n’a pas eu cette sensation de “station qui tourne” au bout de quelques jours. Il y a malgré tout un point à surveiller : le film gras qui finit par se déposer au fond du bac sale. Un rinçage rapide régulier évite que ça s’installe et que l’eau sale “colle” aux parois.
« Il m’a pris pour une cafetière ou c’est comment ? »
Le module de lavage s’encrasse aussi moins que sur d’autres robots que nous avons testés sur du marc de café, mais il ne faut pas s’illusionner : après un gros nettoyage bien salissant, il faudra nettoyer la zone de lavage (grille, recoins, éventuels dépôts), sinon l’entretien automatique de la serpillère perd en efficacité. Dans des conditions normales, en revanche, c’est impressionnant : la serpillère est sèche, ne colle pas et ne sent rien du tout !
En 30 secondes, tout est démonté, prêt à rincer !
Enfin, l’application donne une estimation d’usure des composants, mais en cas de baisse d’aspiration, les réflexes restent classiques : vérifier le filtre, le bac à poussière possiblement saturé, ou un objet/amas coincé dans la brosse. L’ensemble est facile à démonter et lavable à l’eau claire, et un simple coup de chiffon doux de temps en temps sur les capteurs et les contacts de charge suffit. En somme, avec une saleté modérée, l’entretien manuel reste léger (on s’occupe surtout des bacs d’eau). En revanche, après un vieux tapis poussiéreux ou une semaine de poils et de cheveux, mieux vaut contrôler brosse et bac : sinon, on repère vite un manque d’aspiration et parfois un bruit mécanique désagréable, signe que quelque chose force.
Pack 2 sacs à poussièreà 17,99 € (120 jours”, remplacement conseillé ~tous les 3 mois) ;
Pack 2 brosse latérale anti-emmêlement à 13,99 €
Serpillière rouleau de lavageà 17,99 €
Pack 2 filtres remplaçables à 11,99 €
Nettoyant sols “Flow” à 19,99 € (flacon 930 ml).
pack 2 bacs à poussière à 11,99 €
On trouve également un pack complet d’accessoires complet à 219,99 € contenant :
2 Track Mop ;
2 filtres jetables ;
2×2 brosses latérales EdgeReach ;
1 brosse rouleau anti-enchevêtrement ;
3 sacs station ;
1 réservoir jetable pour sac ;
2 filtres HEPA ;
2 fioles de détergents
Hélas, ce n’est pas forcément intéressant, financièrement parlant, puisque la somme du prix de chaque composant est de 184,90 €. Certes, il n’est pas interdit de croire que tout se faire livrer d’un coup économiser des frais de port et un peu de charge mentale… ce qui est certain, c’est qu’il ne s’agit pas là d’un pack promotionnel !
Quoi qu’il en soit, comptez environ 140 €/an (580 € tous les 5 ans) pour un usage modéré de l’appareil, et environ 250 €/an (1170 € tous les 5 ans) si vous suivez scrupuleusement les recommandations de la marque quant au remplacement des consommables.
Position sur le marché : il clôture très bien cette génération !
À l’échelle du trio premium que nous avons en tête (Ecovacs, Mova, Roborock), le Narwal Flow se retrouve dans une position assez intéressante : c’est un “flagship” très solide sur le lavage et la navigation, mais dont le prix constaté le rend nettement plus compétitif qu’on ne l’imagine en lisant la fiche produit. On le croise régulièrement autour de 849 € en période de promos, ce qui le place mécaniquement sous des références comme le Deebot X11 OmniCyclone et le Mova Z60 Ultra Roller Complete dans les grilles de prix “réelles”.
Là où le Flow se distingue le plus, c’est sur la serpillière : Narwal reste fidèle à son ADN “mop-first”, avec un nettoyage humide précis, propre et très bien géré sur les incidents (à condition d’accepter sa logique d’évitement des grosses flaques, parfois à finir en nettoyage de zone). En face, l’Ecovacs X11 pousse lui aussi très loin la philosophie du rouleau avec injection continue et un rouleau annoncé à 200 tr/min, conçu pour frotter et se rincer en permanence. Le Mova Z60, de son côté, joue la carte d’un rouleau rincé en continu (HydroForce) et d’une stratégie “tapis” plus cadrée (AutoShield, relevage), avec un ensemble très démonstratif sur le papier. Roborock, enfin, adopte une approche différente : le S8 MaxV Ultra mise sur la serpillère sonique (jusqu’à 4 000 vibrations/min) et un levage jusqu’à 20 mm, très polyvalent, mais pas exactement la même école que les systèmes à rouleau “toujours propre”.
En aspiration, le Flow est bien placé (22 000 Pa annoncés), au-dessus de l’X11 (19 500 Pa) et derrière le Z60 (28 000 Pa). Dans nos mesures terrain, il se comporte davantage comme un robot “finisseur” (il repasse, il sécurise le résultat) que comme un bulldozer qui arrache tout en un seul passage. Et sur la navigation / évitement d’obstacles, il se situe clairement dans le haut du panier.
La contrepartie, c’est que le Flow est excellent… mais pas forcément le plus “automatique” au sens strict. Sa logique d’évitement des grosses flaques peut obliger à reprendre en zone, la collecte de poussière peut se montrer trop prudente dans certains scénarios (au risque de laisser le bac se charger), et ce refus de repartir sous 30 % est une contrainte à garder en tête sur les grandes maisons. Au final, il peut convenir à à peu près tous les foyers (tapis, animaux, surfaces moyennes à grandes), mais plutôt à condition d’être un utilisateur averti : quelqu’un qui sait alterner intelligemment entre Freo, la personnalisation et les fonctions annexes. Dans ce cadre, et au vu des performances en lavage et en navigation, son rapport qualité/prix reste particulièrement solide.
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