Vue normale

« Uber a fraudé la loi en dissimulant l’emploi des chauffeurs » : l’Urssaf réclame 1,7 milliard d’euros au géant américain

2 février 2026 à 10:55
Uber Application Logo Min

Chargé de la collecte des cotisations sociales en France, l’Urssaf réclame 1,7 milliard d’euros à Uber. Le géant américain est accusé d'avoir violé la loi en manipulant sciemment le statut de ses chauffeurs.

Face au « scandale ICE », Capgemini veut vendre sa filiale CGS

2 février 2026 à 10:47

6 jours pour réagir face au « scandale ICE », c’est le temps qu’il a fallu à Capgemini. Et d’annoncer sa décision de vendre sa filiale américaine qui a signé et exécuté le contrat avec l’agence fédérale américaine. Selon le syndicat CFTC, elle a été adopté à l’issue d’un conseil d’administration exceptionnel convoqué durant le week-end.

Le 25 janvier, Aiman Ezzat, son directeur général  avait choisi son compte LinkedIn pour expliquer que le groupe qu’il dirige n’avait quasiment aucun pouvoir de contrôle sur cette filiale américaine ( ce n’est pas la seule) baptisée Capgemini Government Solutions (CGS).

Exit donc toute responsabilité sur la signature du contrat avec l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) pour un montant de 4,8 millions $. Son objet clairement indiqué dans les documents officiels publiés par l’agence fédérale américaine des achats, consistait à fournir des « services de recherche de personnes (skip tracing) pour les opérations d’exécution et d’expulsion ».

Un contrat interdit par la Charte éthique

La révélation avait provoqué de vives critiques émanant de ministres et de responsables politiques mais aussi des syndicats maison. Le 29 janvier, la CGT a ainsi lancé une pétition  » Exigeons la fin de la collaboration entre Capgemi et l’ICE » qui a déjà reçue plus de cinq mille signatures.

Le 1er février, c’est finalement un communiqué officiel de quatre lignes, le seul depuis le début de l’affaire, qui annonce :

« Capgemini a estimé que les contraintes légales habituelles imposées aux Etats-Unis pour contracter avec des entités fédérales menant des activités classifiées ne permettaient pas au Groupe d’exercer un contrôle approprié sur certains aspects des opérations de cette filiale, afin d’assurer un alignement avec les objectifs du Groupe. Le processus de cession de cette entité, qui représente 0,4% du chiffre d’affaires estimé du Groupe en 2025 (moins de 2% de son chiffre d’affaires aux Etats-Unis), sera initié immédiatement. » Aucune date et aucune valorisation de la vente n’est évoqué.

Pas de regret exprimé non plus sur la dimension éthique de l’affaire. Pourtant, la CFTC est formelle : « La charte étique du groupe interdit ce genre de prestation attentatoire à la liberté et aux droits des personnes. Normalement, si les acteurs de cette affaire avaient respecté cette charte, ils n’auraient pas répondu à cet appel d’offre, ni signé le contrat.».

 

 

 

 

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Fnac Darty change de mains pour éviter la menace chinoise

Par : Olivier
31 janvier 2026 à 16:00
Fnac Darty

Daniel Kretinsky veut maintenant s'emparer de Fnac Darty au complet, alors que le milliardaire tchèque est déjà premier actionnaire principal de l'entreprise. Il a lancé une offre publique d’achat pour prendre le contrôle du groupe, sans le retirer de la Bourse. Une opération bien accueillie en interne, mais suivie de très près par l’État.

Beyond Meat a échoué sur la fausse viande, son dernier espoir est un soda protéiné

31 janvier 2026 à 15:13
Beyond Meat Boisson Proteines

Il y a cinq ans, Beyond Meat incarnait la révolution alimentaire : imaginez un monde où les steaks végétaux remplaceraient peu à peu la viande animale. Son introduction en Bourse en 2019 avait même déclenché une frénésie spéculative rarement observée pour une entreprise agroalimentaire. Aujourd'hui, l'entreprise californienne abandonne doucement ce rêve pour vendre... des canettes de soda protéiné. Un aveu d'échec ?

La responsable du vaccin Moderna contre le COVID-19 s’en va : que va devenir la biotech ?

30 janvier 2026 à 16:08
Moderna biotech vaccin

C’est une page qui se tourne pour la biotech américaine, dont le vaccin à base d’ARNm, Spikevax, a été distribué à plus d’un milliard de doses dans le monde. La directrice médicale Jacqueline Miller va quitter ses fonctions, annonce Moderna ce vendredi. Voici comment l’entreprise va évoluer.

Bato.to c'est fini - Le roi du scan manga coulé par la police

Par : Korben
30 janvier 2026 à 12:11

Yop les amis !

Mauvaise nouvelle pour les amateurs de lecture japonaises qui avaient leurs petites habitudes sur Bato.to. Le site, véritable institution du scantrad manga, a été mis hors ligne et cette fois, c'est pas une simple maintenance qui a mal tourné ou un serveur qui a pris feu (quoi que, ça arrive plus souvent qu'on ne le pense ^^).

Non, c'est la CODA (Content Overseas Distribution Association), c'est à dire l'organisme japonais de lutte contre le piratage, qui en collaboration avec les autorités chinoises, ont fait arrêter l'opérateur du site fin novembre. Le gars a admis opérer non seulement Bato.to mais aussi une soixantaine de sites liés comme xbato.com ou mangapark.io.

Honnêtement, impossible de se connecter ce matin, c'est le désert total. Apparemment, la base de données a été saisie et les serveurs sont aux fraises.

Du coup, c'est tout un empire qui s'effondre. Pour vous donner une idée de l'ampleur du truc, Bato.to c'était 350 millions de visites cumulées sur l'ensemble du réseau rien que pour le mois de mai 2025. Et niveau thunes, ça brassait pas mal puisque les revenus publicitaires montaient jusqu'à 400 000 yuans par mois lors des pics d'audience, soit environ 57 000 dollars. Ça commence à faire une belle somme pour de la scanlation illégale, surtout quand on sait que la plupart des traducteurs font ça pour la gloire (ou pour le kiff).

Perso, je trouve ça super moche de voir disparaître des archives communautaires aussi énormes parce que même si c'était pas "légal" c'était quand même un peu le temple du scan manga où l'on trouvait des pépites introuvables ailleurs, même si la qualité variait selon les équipes. Mais bon, faut pas se leurrer, quand y'a autant d'oseille en jeu, c'était inévitable...

Si vous êtes en manque de lecture, sachez que l'offre légale a quand même méga bougé. Avant c'était la galère absolue, mais maintenant on a des trucs comme Manga Plus (qui appartient à la Shueisha , donc c'est la source directe) ou Mangas.io . C'est quand même plus propre pour soutenir les mangakas qui triment sur leurs planches, sauf si vous lisez des trucs hyper obscurs qui n'arriveront jamais chez nous, là c'est plus compliqué...

D'ailleurs, pour ceux qui galèrent avec les chapitres qui sortent uniquement en japonais, y'a des outils incroyables maintenant. J'avais testé Manga Net sur Android et plus récemment Koharu, un traducteur de mangas par IA codé en Rust et franchement, ça automatise une grande partie du boulot de nettoyage et de trad. C'est peut-être ça l'avenir du scantrad finalement... des outils persos pour lire ce qu'on veut localement sans dépendre de gros sites qui finissent par se faire chopper.

Bref, une page se tourne. L'opérateur a été libéré sous caution en attendant la suite de la procédure, mais ne comptez pas trop sur un retour du site de sitôt. Va falloir trouver une autre crémerie ou, folie suprême, commencer à acheter vos tomes préférés.

Ahahaha !

Source

« Trop stratégiques » : la France bloque l’importante vente des antennes Eutelsat

30 janvier 2026 à 12:32
Eutelsat Antennes Terrestres France Cession

Le ministre des Finances, Roland Lescure, a annoncé avoir bloqué en début de semaine une importante transaction entre Eutelsat et le fonds suédois EQT Partners. La France possède 30 % de l’opérateur de satellites commerciaux basé à Paris, et seul prétendant à concurrencer Starlink en Europe. Cette cession lui aurait permis de faire des économies, et générer 550 millions d'euros.

Perplexity se laisse séduire par Microsoft Foundry…sans lâcher AWS

30 janvier 2026 à 11:44

Perplexity s’offre les services du cloud Azure de Microsoft pour déployer des modèles d’IA via le service Foundry, incluant notamment ceux développés par OpenAI, Anthropic et xAI, selon des sources citées par Bloomberg.

Son montant :  750 millions $ sur trois ans.

« Nous sommes ravis de nous associer à Microsoft pour accéder aux modèles de pointe de X, OpenAI et Anthropic », a déclaré Perplexity en précisant que ce nouveau contrat ne s’accompagne d’aucun transfert de dépenses depuis Amazon Web Services, son principal fournisseur cloud historique.

« AWS reste le fournisseur d’infrastructure cloud privilégié de Perplexity, et nous sommes impatients d’annoncer des extensions de ce partenariat dans les semaines à venir », a ajouté le porte-parole.

Cette diversification illustre une tendance forte de l’approche  « multicloud » qui s’est accélérée avec l’avènement de l’IA.

Des relations complexes avec Amazon

Perplexity avait jusqu’ici construit l’essentiel de son activité sur AWS, utilisant le service Bedrock  pour accéder aux modèles Anthropic qui alimentent son moteur de recherche.

Aravind Srinivas, le directeur général de Perplexity, est un habitué des conférences AWS qui  présentait volontiers Perplexity comme l’un de ses clients IA de référence.

Les relations se sont toutefois tendues ces derniers mois. En novembre, Amazon a poursuivi Perplexity en justice pour tenter d’empêcher la start-up de permettre aux consommateurs d’utiliser ses outils d’IA pour faire leurs achats sur la marketplace du géant du commerce en ligne. Perplexity a riposté en qualifiant Amazon d’intimidateur, dénonçant des actions constituant « une menace pour le choix des utilisateurs ». Srinivas avait alors révélé avoir pris des « centaines de millions » d’engagements auprès d’AWS.

Microsoft muscle son offre IA

Pour Microsoft, cet accord renforce sa stratégie visant à positionner Azure comme la plateforme de référence pour développer des applications d’IA et déployer des modèles de multiples fournisseurs. Le groupe propose depuis longtemps les modèles de son partenaire OpenAI et a conclu un accord similaire avec Anthropic en novembre.

« Nos clients s’attendent à utiliser plusieurs modèles dans le cadre de n’importe quelle charge de travail », a déclaré le PDG Satya Nadella lors d’une conférence téléphonique sur les résultats cette semaine. « Et nous offrons la plus large sélection de modèles de tous les hyperscalers. »

Plus de 1 500 clients Microsoft Foundry ont déjà utilisé à la fois les modèles OpenAI et Anthropic, a précisé le PDG Satya Nadella lors d’une conférence téléphonique sur les résultats financcette semaine indiquant que le nombre de clients dépensant plus d’un million de dollars par trimestre sur Foundry a progressé de près de 80% au cours du trimestre clos en décembre.

Perplexity compte parmi les start-ups d’IA les mieux valorisées, mais fait face à une rude concurrence de Google et OpenAI dans son ambition de révolutionner la recherche d’informations en ligne. Contrairement à OpenAI et Anthropic, qui ont récemment multiplié les accords d’infrastructure, elle n’a pas levé autant de capitaux que ses concurrents.

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Fusion de SpaceX et xAI : Elon Musk informe les investisseurs, l’annonce approche

2 février 2026 à 12:46
Spacex Fusion Xai

Et si Elon Musk regroupait ses entreprises ? Un scénario plus que plausible qui pourrait faire de l’entrepreneur le premier trillionnaire de l’histoire. Des pourparlers seraient en cours alors que SpaceX doit entrer en Bourse d'ici juin.

Google – Wiz : les cloud providers européens crient au cheval de Troie

30 janvier 2026 à 08:26

Attention, Wiz pourrait servir de cheval de Troie à Google.

La Commission européenne est d’autant plus alertée à ce sujet depuis qu’elle a commencé à examiner le projet d’acquisition. C’était début janvier. Au plus tard le 10 février, on saura si elle donne son feu vert ou si elle ouvre une enquête approfondie.

L’argument du « cheval de Troie » se résume ainsi : les solutions de Wiz donneraient à Google une visibilité sur l’usage des clouds concurrents. Et donc des informations potentiellement précieuses pour adapter son offre. Une situation similaire à celle d’Amazon vis-à-vis des vendeurs tiers sur sa marketplace.

À cet argument, le CISPE (Cloud Infrastructure Service Providers in Europe) en ajoute un autre : le risque de remise en cause de la neutralité de Wiz. Certes, Google a promis de la maintenir. Mais, à en croire le lobby des CSP européens, il aura la capacité – et l’intérêt – d’instaurer des conditions de licence plus favorables sur son propre cloud.

Le CISPE dit s’inquiéter d’autant plus que les services cloud n’entrent pour le moment pas dans le champ du DMA. Il invite Bruxelles à ne pas « répéter les erreurs commises » dans le dossier Broadcom-VMware.

Les États-Unis ont déjà validé

À 32 Md$, cette acquisition serait la plus chère que Google ait jamais réalisée, devant celles de Motorola Mobility (12,5 Md$ en 2012) et de Mandiant (5,4 Md$ en 2022). Elle suscite aussi des craintes de vente liée. Et plus globalement d’autopréférence : Wiz pourrait ne plus développer de solutions allant contre les intérêts commerciaux de Google.

Les autorités américaines ont déjà donné leur blanc-seing, en octobre 2025. Les conditions étaient semble-t-il plus favorables que l’année précédente, où Wiz avait d’ailleurs refusé une première offre de Google à 23 Md$. L’obstacle antitrust aurait joué, a fortiori à l’heure où Google était encore sous la menace d’un démantèlement.

Parmi les derniers grands projets M&A tech que l’UE n’a pas validés, il y a le rapprochement entre Adobe et Figma. Annoncé à 20 Md$, il fut abandonné fin 2023. Quelques semaines plus tard, Amazon avait renoncé à s’emparer d’iRobot, pour des raisons similaires.

Illustration générée par IA

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« 3 000 milliards de dollars de perdus en 30 minutes » : l’or connaît un krach massif

30 janvier 2026 à 07:48
Or

Les métaux précieux ont été en forte baisse jeudi 30 janvier. La chute du cours de l'or a été spectaculaire, après une hausse et un record historique à près de 5 600 dollars l'once. Voici ce qu'il s'est passé.

L’IA devient un élément codifiant du conseil en technologies

29 janvier 2026 à 16:28

ARC chez Bain, RegExplorer chez Deloitte, Topaz chez Infosys… Autant d’emblèmes de la codification des services de conseil en des plates-formes alimentées par IA.

Cette tendance, Gartner la souligne dans le premier Magic Quadrant qu’il dédie à ce marché, abordé sous l’angle de la transformation technologique.

L’IA concourt à une autre évolution : elle favorise les modèles commerciaux axés sur les résultats. Elle aligne en quelque sorte le conseil en technologies sur le conseil en stratégie d’affaires, où la séparation entre engagements et résultats est traditionnellement moins marquée.
Dans la pratique, cependant, T&M et prix fixe dominent encore largement. Chez les fournisseurs classés dans ce Magic Quadrant, seulement 10 % des deals se structurent en partage de valeur. L’option est, il est vrai, sélective, dépendant notamment de la maturité du client, de la qualité de son patrimoine data et de la clarté des processus de gouvernance.

17 fournisseurs, 4 « leaders »

L’axe « exécution » du Magic Quadrant reflète la capacité des fournisseurs à répondre effectivement à la demande (qualité des produits/services, tarification, expérience client…).Gartner les positionne ainsi :

Rang Fournisseur
1 Accenture
2 Deloitte
3 McKinsey & Company
4 BCG
5 IBM
6 Infosys
7 Bain & Company
8 EY
9 PwC
10 Capgemini
11 TCS
12 Publicis Sapient
13 Wipro
14 HCLTech
15 NTT DATA
16 DXC Technology
17 VML

Sur l’axe « vision », qui couvre les stratégies (commerciale, marketing, sectorielle, géographique…) :

Rang Fournisseur
1 Deloitte
2 BCG
3 Accenture
4 Bain & Company
5 McKinsey & Company
6 PwC
7 EY
8 IBM
9 HCLTech
10 Capgemini
11 Infosys
12 VML
13 NTT DATA
14 Wipro
15 Publicis Sapient
16 DXC Technology
17 TCS

L’IA comble des manques… plus ou moins partiellement

Quatre fournisseurs se trouvent dans le carré des « leaders » : Accenture, BCG, Deloitte et McKinsey & Company. Côté français, Capgemini et Publicis Sapient sont dans celui des « acteurs de niche ». Alten a quant à lui droit à une « mention honorable ».

Gartner évoque l’IA dans une de ses remarques à propos d’Accenture. Celle-ci est négative : à mesure que le portefeuille de propriété intellectuelle et d’outils d’IA intégré aux services de conseil prend du volume, il devient difficile d’en tirer pleinement la valeur.

Concernant BCG, l’IA est au contraire évoquée dans un point positif : elle est au cœur d’un écosystème intégré pour la planification de scénarios et l’anticipation du changement.

Chez Deloitte, il y a à la fois du positif et du négatif teintés d’IA.
Gartner apprécie qu’elle soit mobilisée pour enrichir la propriété intellectuelle sectorielle. Le cabinet américain salue aussi la stratégie agile d’acquisitions que Deloitte déploie pour récupérer des capacités ciblées dans ce domaine. Il appelle néanmoins à la vigilance sur l’exploitation de l’IA pour le delivery : on s’assurera d’un usage responsable.

Entre autres remarques positives impliquant l’IA :

  • L’investissement significatif d’EY pour la mise à l’échelle et le développement de workflows
  • La philosophie « AI-first » d’Infosys, illustrée avec la plate-forme Topaz
  • La codification de l’expertise sectorielle chez McKinsey (et l’anticipation tendances sectorielles et risques géopolitiques)
  • L’accélération du delivery chez Publicis Sapiens

Côté négatif :

  • Le manque d’outils IA chez HCLTech pour le suivi du marché sur l’aspect product engineering
  • La couverture métier encore restreinte chez VML (marketing et commerce, essentiellement), même si l’IA ouvre des portes
  • Un suivi de marché encore nettement fondé sur le feedback client et sur des outils traditionnels chez Wipro, en dépit d’améliorations à base d’IA

Illustration © monsitj – Adobe Stock

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Comac : l’avion chinois rival de Boeing et Airbus a complètement raté son objectif

29 janvier 2026 à 14:10
Comac C919 Europe

L’année 2025 ressemble à 2024 pour l’avionneur chinois. Comac n’arrive pas à augmenter la cadence pour satisfaire ses clients, alors que seuls 13 avions ont été livrés au cours de ces douze derniers mois.

Puces DRAM : la pénurie s’aggrave, les smartphones et PC en première ligne

29 janvier 2026 à 11:21

Le marché des semi-conducteurs traverse une nouvelle zone de turbulences. Samsung Electronics et SK Hynix, qui se partagent les deux tiers du marché mondial des puces DRAM, ont lancé un avertissement sans précédent : les fabricants d’ordinateurs et de smartphones vont manquer de composants essentiels. En cause, la priorité donnée aux puces destinées aux serveurs d’IA, bien plus rémunératrices.

« Les clients des secteurs PC et mobile rencontrent des difficultés pour s’approvisionner en mémoire », a reconnu Park Joon Deok, responsable du marketing DRAM chez SK Hynix, lors d’un échange avec un analyste.

La course effrénée à l’infrastructure d’intelligence artificielle oblige les fabricants à réorienter leurs capacités de production vers la mémoire à large bande passante (HBM), réduisant mécaniquement l’offre de puces DRAM classiques.

Cette tension s’explique également par la prudence des industriels. Échaudés par une expansion trop agressive après le supercycle de 2017, ils rechignent aujourd’hui à investir dans de nouvelles lignes de production. Samsung a d’ailleurs confirmé que cette expansion resterait limitée en 2026 et 2027.

La face cachée du boom de l’IA

Les conséquences se font déjà sentir. Face à l’envolée des prix, certains fabricants ajustent leurs volumes d’achat ou reconsidèrent les spécifications techniques de leurs produits d’entrée de gamme.

Les prévisions de marché s’assombrissent : IDC et Counterpoint anticipent désormais une contraction d’au moins 2% des ventes mondiales de smartphones en 2026, là où ils prévoyaient auparavant une croissance. Côté PC, le repli pourrait atteindre 4,9% cette année, après une progression de 8,1% en 2025.

Samsung, numéro deux mondial des smartphones, n’est pas épargné. Son bénéfice dans la division mobile a chuté de 10% au quatrième trimestre.

La bataille du HBM fait rage

En coulisse, une guerre commerciale féroce oppose les deux géants coréens sur le segment stratégique des puces HBM, essentielles à la construction des processeurs d’IA. SK Hynix, fournisseur privilégié de Nvidia, domine largement avec 61% de parts de marché, contre seulement 19% pour Samsung et 20% pour l’américain Micron.

Samsung entend bien combler son retard et promet de poursuivre la montée en puissance de sa production dédiée à l’IA. De son côté, SK Hynix s’engage à maintenir sa position « écrasante » sur les puces HBM4 de nouvelle génération. Une bataille qui risque d’aggraver encore la pénurie touchant les produits grand public.

Apple a indiqué que la hausse des prix des puces mémoire commence à peser sur sa rentabilité ce trimestre. « Nous constatons une hausse significative continue des prix de la mémoire sur le marché », a souligné Tim Cook, son PDG , ce jeudi lors d’une conférence téléphonique, interrogé sur l’impact de cette pénurie sur ses plans de production annuels.

 

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Microsoft 365 Copilot atteint 15 millions d’utilisateurs

29 janvier 2026 à 10:48

Satya Nadella, le CEO de Microsoft, a révélé pour la première fois que M365 Copilot compte 15 millions d’utilisateurs annuels. Ce volume exclut les fonctions de chat Copilot plus limitées, accessibles sans licence complète. La base d’utilisateurs exposée à l’IA Microsoft est donc plus large.

Adoption en entreprise : profondeur vs couverture

Le service coûte 30 $ par mois et par utilisateur (28 € en France pour l’offre « Grande entreprise »). Ce tarif s’ajoute aux licences Microsoft 365 existantes. Si le taux d’activation reste élevé sur l’année, Microsoft peut générer plusieurs milliards de dollars de revenus récurrents. L’éditeur présente Copilot comme une brique stratégique pour rentabiliser ses investissements massifs dans l’IA. Ces dépenses d’infrastructure visent à soutenir ses propres produits sur le long terme.

Microsoft souligne une forte pénétration de Copilot dans les grandes entreprises. Près de 70% des sociétés du Fortune 500 l’utilisent déjà ou ont lancé des déploiements. Cependant, plusieurs analyses nuancent ce constat. L’usage effectif reste souvent concentré sur des groupes pilotes. Les fonctionnalités IA demeurent parfois sous-exploitées par rapport au parc de licences acheté.

Microsoft généralise Copilot dans GitHub, Power Platform, Azure OpenAI et LinkedIn. L’éditeur crée ainsi un continuum d’assistants IA, du développeur au décideur métier.

Autre chiffre communiqué. la croissannce de GitHub Copilot auprès des développeurs. Les abonnements Copilot Pro+ pour développeurs individuels ont bondi de 77 % en un trimestre. La plateforme comptabilise désormais plus de 4,7 millions d’abonnés payants à Copilot, soit une croissance de 75 % sur un an.

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Snap fait de la place pour ses futures lunettes Specs

Par : Olivier
29 janvier 2026 à 08:29
Spectacles Snap

Avant de mettre ses lunettes de réalité augmentée sur tous les nez, Snap range son projet dans une boîte à part. Avec Specs Inc., le groupe espère gagner en clarté, en souplesse et en crédibilité, au moment où les lunettes dopées à l’IA attirent toutes les convoitises.

NVIDIA négociait avec Anna's Archive pour entraîner ses IA... et les emails ont fuité

Par : Korben
28 janvier 2026 à 22:21

Bon, celle-là elle est gratinée. NVIDIA, le géant des GPU, a directement contacté Anna's Archive pour accéder à environ 500 To de livres piratés. Contacté, négocié, payé. Comme ça, tranquillou.

C'est une class action (dossier n°1:26-cv-00002 au tribunal fédéral de New York, pour ceux qui veulent aller checker) qui a fait fuiter ces fameux emails internes. En gros, un membre de l'équipe "data strategy" de NVIDIA a négocié un accès haute vitesse aux collections piratées de la bibliothèque. Et le plus beau dans l'histoire c'est qu'Anna's Archive les a PRÉVENUS que les données étaient illégales. Genre, texto : "Vous avez une autorisation interne pour ça ?"

La réponse est arrivée en moins d'une semaine. Feu vert. Sauf que bon, quand on lit ça avec du recul, c'est quand même sacrément culotté.

Le contexte, c'était surtout la pression de livrer pour la GTC 2023 (la Developer Conference de NVIDIA). Fallait nourrir les modèles d'IA coûte que coûte, et le dataset Books3 (196 000 bouquins issus de Bibliotik), plus LibGen, Sci-Hub, Z-Library... ça faisait un buffet de 500 To et de leur côté Anna's Archive facturait des dizaines de milliers de dollars pour l'accès rapide.

Sérieux, j'aurais aimé voir la tête du service juridique de NVIDIA en lisant cet email...

En parallèle, Anna's Archive se prend un procès complètement délirant puisque Spotify, Universal Music, Warner et Sony réclament 13 000 milliards de dollars (13 TRILLIONS, soit à peu près le PIB de la Chine). C'est en lien avec leur backup de 300 To de Spotify dont je vous avais parlé ici. Le juge Rakoff a émis une injonction mondiale le 20 janvier, ce qui a fait tomber plusieurs domaines du site .

NVIDIA plaide le "fair use" évidemment. Mouais. On verra bien ce qu'en pensera le juge, mais quand les emails prouvent qu'on t'a prévenu que c'était illégal et que t'as quand même dit "go"... c'est pas ouf comme défense.

En attendant, entre le procès Spotify et ces emails, Anna's Archive est devenue l'ennemi public numéro un de toute l'industrie du contenu sur le web.

Affaire à suivre !

Source

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