Médecine, climat, espace, vague géante : l’actualité et les découvertes qui ont secoué la planète cette semaine



L’année 2025 a marqué un tournant décisif dans l’adoption de l’intelligence artificielle en entreprise. Selon » l’étude annuelle de la transformation des organisations » du cabinet Lecko, nous assistons au passage de l’expérimentation à l’intégration structurelle de l’IA dans le flux de travail quotidien. Mais cette transformation s’accompagne de défis majeurs et de paradoxes qui obligent les organisations à repenser profondément leurs modes de fonctionnement.
Les organisations ne peuvent plus se contenter de « choisir une IA ». Elles doivent désormais concevoir une architecture IA cohérente, capable d’articuler des modèles spécialisés comme Claude, GPT ou Mistral, des couches d’orchestration et des connecteurs de données basés sur le RAG (Retrieval Augmented Generation) pour garantir la fiabilité des réponses.
Cette évolution traduit une maturité nouvelle : l’IA ne se déploie plus au coup par coup, mais s’inscrit dans une stratégie d’ensemble.
Lecko e met en lumière le passage de l’IA générative simple à l’IA agentique, une évolution majeure qui transforme radicalement les processus métiers. Contrairement aux outils d’assistance classiques, un agent IA est capable d’exécuter des tâches de manière autonome, comme planifier une réunion ou traiter un processus RH, en interagissant directement avec l’environnement de travail.
Cette autonomie repose sur trois caractéristiques essentielles : la capacité d’analyse de situations complexes, l’élaboration de stratégies et l’interaction directe avec les outils existants comme les CRM, ERP ou agendas. L’IA agentique vise la substitution complète de tâches, et non plus seulement leur amélioration ou leur facilitation.
L’IA s’intègre désormais au cœur des processus spécifiques de chaque département.
Dans les ressources humaines, des solutions comme Workday Illuminate déploient des agents spécialisés pour automatiser le recrutement ou rédiger des contrats. ServiceNow Now Assist automatise le résumé d’incidents et la génération de workflows pour les équipes IT. Les équipes commerciales bénéficient d’agents capables de qualifier des leads ou de préparer des devis de manière autonome.
En 2026, la valeur se déplace vers des plateformes agentiques capables d’orchestrer plusieurs agents simultanément. Les éditeurs comme Jalios, Jamespot, LumApps ou Microsoft proposent des studios « low-code » permettant aux métiers de fabriquer leurs propres agents sur mesure. Des « méta-agents » ou concierges IA dirigent les requêtes vers l’agent le plus pertinent, interrogeant simultanément différentes bases de données.
Selon Gartner, en 2028, 15 % des décisions professionnelles quotidiennes seront prises de manière autonome par des agents IA. Cette perspective souligne l’ampleur de la transformation en cours.
L’un des enseignements les plus importants de l’étude concerne ce que Lecko appelle le « paradoxe de la productivité ». Contrairement aux attentes, l’IA n’améliore pas automatiquement les rythmes de travail. Pour obtenir un gain réel, il faut viser les tâches de substitution, où l’IA remplace effectivement une action humaine, plutôt que les tâches de confort ou de renfort.
Si les gains de temps promis par l’IA ne sont pas utilisés pour substituer des tâches récurrentes, ils restent invisibles au niveau de l’organisation et peuvent même entretenir l’hyperconnexion. L’IA agit ainsi comme un révélateur : elle ne peut transformer les processus que si le patrimoine documentaire est sain et bien structuré. Elle devient inefficace si les règles métiers sont floues ou les données mal organisées.
Le bruit organisationnel, défini comme le surplus de sollicitations numériques non filtrées et non priorisées qui fragmentent l’attention, est l’un des fléaux de l’environnement de travail moderne. L’IA agentique offre plusieurs leviers pour le combattre.
Des systèmes comme l’Assistant Teamwork de Jamespot proposent des résumés intelligents de notifications et une priorisation des messages. Des outils comme Staffbase ou Sociabble utilisent l’IA pour segmenter les audiences et personnaliser les flux, évitant de diffuser des informations non pertinentes aux collaborateurs terrain.
L’émergence de méta-agents orchestrateurs permet de router les requêtes vers le bon agent spécialisé, évitant les allers-retours inutiles dans le système d’information. Des plateformes comme LumApps avec son Agent Hub ou Elium centralisent les connaissances pour répondre en langage naturel, réduisant le bruit lié aux recherches infructueuses.
L’écosystème agentique gagne également en attractivité en proposant des innovations comme le « zéro fichier » ou la structuration des connaissances, ce qui réduit structurellement la place centrale de l’email, premier vecteur de pollution informationnelle en entreprise.
L’IA peut contribuer à limiter l’inefficacité des réunions, mais avec des nuances importantes. Les outils actuels comme Copilot, Leexi ou Fireflies excellent dans la transcription, la génération de comptes-rendus et l’extraction de plans d’actions. En fournissant des synthèses préalables, l’IA permet de raccourcir les réunions et de limiter le nombre de participants nécessaires.
Cependant, l’étude souligne une limite technique majeure : la réunion hybride est particulièrement difficile à traiter pour l’IA, qui peine à identifier correctement les personnes présentes physiquement par rapport à celles en ligne.
De plus, l’IA agit comme un miroir de l’efficacité organisationnelle. Une réunion mal structurée ou sans animateur produira une synthèse médiocre. Le déploiement de l’outil seul ne suffit pas à améliorer les rythmes de travail ; il doit s’accompagner d’un questionnement sur la nécessité même de la réunion.
L’étude alerte sur plusieurs risques significatifs.
Paradoxalement, l’IA peut aggraver la pollution informationnelle si elle n’est pas accompagnée d’une transformation des pratiques. La facilité de production peut saturer davantage l’environnement numérique, créant un effet « tapis roulant » où une part croissante des contenus est générée automatiquement sans forcément apporter de valeur ajoutée.
Le phénomène du « Shadow AI » est également préoccupant : environ 49 % des utilisateurs en entreprise ont recours à l’IA sans en informer leur hiérarchie, ce qui contribue à fragmenter la Digital Workplace et complique la maîtrise des flux d’informations.
Des études alertent également sur une baisse des capacités cognitives et mémorielles des utilisateurs. La présence d’une IA peut encourager les participants à être moins attentifs, comptant sur le résumé automatique pour rattraper ce qu’ils ont manqué, un effet qualifié « d’endormissement au volant ».
Enfin, l’impact environnemental est colossal : la consommation d’électricité des data centers pourrait doubler d’ici 2026, soulevant des questions urgentes sur la soutenabilité de cette révolution technologique.
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Si la souveraineté numérique mobilise les décideurs politiques, l’enjeu n’est pas aussi partagé par les agents publics.
Selon une enquête Ipsos réalisée pour le cabinet Lecko, seuls 12% des agents publics interrogés attendent explicitement que leur administration privilégie la souveraineté dans l’évolution de leurs outils numériques de travail.
Pour l’écrasante majorité d’entre eux (88%), d’autres critères priment largement sur les considérations de souveraineté. Leur priorité numéro : l’efficacité des outils au quotidien. Qu’ils soient français, européens ou américains, les agents attendent des solutions qui fonctionnent, répondent à leurs besoins réels et leur permettent d’ accomplir leurs missions dans de bonnes conditions.
Cette position pragmatique se manifeste d’ailleurs par un phénomène révélateur : 60% des répondants reconnaissent avoir recours au « Shadow IT », c’est-à-dire à l’utilisation d’applications non validées par leur direction informatique. Une forme de vote avec les pieds qui prouve que les solutions officielles – qu’elles soient souveraines ou non – ne répondent pas toujours aux attentes du terrain.
Ce faible niveau d’attente vis-à-vis de la souveraineté interroge à plusieurs niveaux. D’abord sur la maturité du sujet côté utilisateurs : le concept de souveraineté numérique, bien que globalement compris, ne résonne pas comme une urgence dans le quotidien professionnel. Les menaces juridiques liées à l’extra-territorialité des lois américaines, les risques pesant sur la confidentialité des données ou les enjeux d’indépendance technologique restent perçus comme des préoccupations lointaines, déconnectées des réalités opérationnelles.
Mais ce désintérêt questionne aussi la capacité des organisations publiques à porter une vision alternative crédible. Comment convaincre les agents d’adhérer à un projet de souveraineté si les solutions proposées n’offrent pas une expérience utilisateur équivalente ou supérieure à celle des géants américains ? Quelques pionniers dans le désert
Malgré ce contexte peu favorable, quelques collectivités tentent l’aventure. La Région Occitanie, la Ville de Marseille, Chamonix, Grenoble ou Lyon abandonnent progressivement les suites logicielles américaines au profit de solutions libres et open source. Ces initiatives restent toutefois marginales dans un paysage largement dominé par Microsoft, qui équipe 75% des organisations de plus de 250 collaborateurs.
Ces expériences pionnières, pour louables qu’elles soient, buttent sur les mêmes obstacles : la résistance au changement, les questions de compatibilité, et surtout le décalage entre l’ambition politique affichée et l’adhésion réelle des utilisateurs finaux.
Pour que la souveraineté numérique devienne une réalité dans les administrations françaises, trois défis majeurs doivent être relevés. D’abord, réconcilier les ambitions stratégiques des décideurs avec les attentes pragmatiques des agents. Ensuite, proposer des solutions souveraines qui ne soient pas perçues comme un sacrifice en termes d’efficacité ou d’ergonomie. Enfin, investir massivement dans la formation et l’accompagnement au changement pour faire comprendre les enjeux de long terme.
Sans adhésion du terrain, les projets de souveraineté risquent de rester au stade de l’intention politique, incapables de se traduire en transformation concrète des pratiques.
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À quelques mois de la possible entrée en Bourse de SpaceX, qui pourrait atomiser tous les records à Wall Street, Elon Musk envisagerait de fusionner son entreprise spatiale avec xAI, qui détient notamment son intelligence artificielle Grok et le réseau social X. Une autre hypothèse sur la table est une fusion avec Tesla, déjà en Bourse. Le but : maximiser la valorisation de ses entités.
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La fusée SLS doit subir quelques tests cruciaux avant son départ pour la mission Artémis II, mais les conditions météo semblent perturber leur déroulement. Ce qui pourrait retarder le départ actuellement prévu dans la nuit du 6 au 7 février 2026.
L’empire Musk avance par blocs qui s’emboîtent. Selon Reuters, SpaceX et xAI seraient en discussions pour fusionner, un mouvement qui interviendrait alors que SpaceX prépare une introduction en Bourse potentielle dès mi-juin 2026. Derrière la manœuvre : une ambition industrielle (des data centers dans l’espace)… et une équation politique explosive, avec Grok déjà sous pression réglementaire en […]
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Android et ChromeOS fusionnés, qu’est-ce que ça peut donner ?
Sous le nom de code Aluminium, Google a entrepris la démarche, avec les Chromebooks en première ligne. Pour le moment, il n’en a pas fourni d’aperçu… sinon dans un rapport de bug qui fut brièvement accessible au public. Assez pour qu’on en extraie deux captures d’écran vidéo. Elles laissent entrevoir une UI proche de ce qu’est actuellement Chrome OS. Avec toutefois quelques différences :
Autre particularité : la mise à jour de Chrome se fait depuis l’application Play Store, sans fermeture du navigateur.
Le numéro de build inclut l’identifiant ALOS, probablement pour « Aluminium OS ». Une référence à Android 16 apparaît sur la page de version de Chrome.
L’appareil est un Chromebook de 2022, qu’on ne trouve plus à la vente neuf : le HP Elite Dragonfly 13.5. Ce convertible tactile fut livré avec une sélection de processeurs Intel Core de 12e génération et au minimum 8 Go de RAM. Soit exactement le palier de specs pour bénéficier du sceau Chromebook Plus.
De là à supposer qu’Aluminium soit réservé aux Chromebook Plus, il n’y a qu’un pas… que la rumeur a déjà franchi.
Pour ce qui est du hardware à venir, on a vu émerger, dans les dépôts Chromium, les références Sapphire et Ruby.
Sapphire pourrait être une tablette haut de gamme en MediaTek Kompanio Ultra, avec barre LED, stylet et capteur d’empreintes. Ruby, un laptop lui aussi haut de gamme, en Panther Lake (plate-forme des Core Ultra série 3).
Pour l’un et l’autre, il existe des commits signés d’adresses en @lcfc, attribuables à du personnel d’une filiale de Lenovo fabricante d’ordinateurs portables. Surtout, le logo de l’entreprise chinoise a été ajouté dans la configuration de leurs écrans de démarrage respectifs (ici pour Sapphire, là pour Ruby).
L’offre d’emploi qui avait permis de découvrir le nom de code Aluminium en novembre dernier ne fermait pas la porte à des appareils en entrée et milieu de gamme. Ni à des PC de bureau, en plus des clamshells, des détachables et des tablettes. On y apprenait par ailleurs que l’IA serait au cœur du système. L’expérimentation Disco, ouverte aux utilisateurs de 18 ans et plus aux États-Unis, pourrait en être une avant-première. Il s’agit d’un navigateur où Gemini crée des applications « GenTabs » ancrées sur le contenu des onglets ouverts.
Google a assuré qu’il n’abandonnerait en tout cas pas ChromeOS. Les fenêtres de support des appareils existants resteront en tout cas valables. Pour autant, on ne nous détaille pas quel sera le niveau de ce support.
Le rapprochement de ChromeOS et d’Android avait démarré par l’unification des piles Bluetooth en 2024. L’intégration du mode desktop sous sa forme actuelle s’est faite en parallèle. Fin 2024, le fenêtrage du bureau était arrivé sur les tablettes. Avec Android 16, Google a poussé des fonctionnalités de gestion des écrans externes.
Dans le même esprit de convergence, des travaux sont en cours sur une version de Chrome pour Android gérant les extensions.
Illustration principale générée par IA
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Les admins de parcs Windows 11 auront peut-être bientôt une méthode « officielle » pour désinstaller l’application Microsoft Copilot.
La dernière build (26220.7535) publiée sur les canaux dev et bêta inclut en tout cas une GPO RemoveMicrosoftCopilotApp.
Elle ne s’applique qu’à trois conditions.
Premièrement, que Microsoft 365 Copilot et Microsoft Copilot soient tous deux installés.
Deuxièmement, que l’application Microsoft Copilot n’ait pas été installée par l’utilisateur.
Troisièmement, que cette même application n’ait pas été lancée sur les 28 derniers jours.
L’utilisateur garde la possibilité de réinstaller Microsoft Copilot.
Une autre nouveauté de la build 26220.7535 concerne Copilot. Plus précisément, son usage avec le Narrateur pour décrire des images.
Cette possibilité fut introduite l’an dernier sur les PC Copilot+, à base d’IA locale. Presser la touche Narrateur + Ctrl + S décrit l’image sélectionnée ; Narrateur + Ctrl + D décrit tout l’écran.
Les autres PC Windows 11 y ont désormais accès… moyennant une connexion Internet (utilisation de modèles distants). Une fonctionnalité que Microsoft juge suffisamment sensible pour ne pas la proposer, en l’état, dans l’Espace économique européen.
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