On s’était moqué de Volkswagen sur l’électrique mais ses ventes n’ont plus rien de ridicule




Les juifs de France vont-ils bientôt être, de fait, assimilés à des citoyens israéliens ? Va-t-on risquer de se voir accuser d’antisémitisme pour avoir critiqué la politique de l’État d’Israël, tel ou tel de ses dirigeants ? L’expression de solidarité avec un peuple martyr, spolié, pourra-t-elle être assimilée à une apologie du terrorisme ? Ces trois questions semblent surréalistes. Pourtant, la proposition de loi n° 575 déposée le mardi 19 novembre 2024 sur le bureau de l’Assemblée nationale, et qui vient en débat en commission des lois, y répond avec aplomb par un « oui » triplement inquiétant.
La proposition de loi n’hésite pas à cet égard à étendre encore les incriminations d’apologie du terrorisme (déjà sortie de la loi de 1881 sur la liberté de la presse) ou de « négationnisme », au mépris du principe de légalité qui impose une définition claire et précise pour éviter l’arbitraire.


Le coup d’État au Venezuela, les déclarations peu amènes à l’endroit de l’Union européenne, les piques adressées à Emmanuel Macron ou encore la volonté d’annexer le Groenland : depuis plusieurs semaines, le président des États-Unis enchaîne les provocations: serait-il en voie de “trumpisation”? C’est la question que se posent de nombreux supporters de l’homme d’affaires qui craignent même une dérive autoritaire de sa part. Pour Jenna, supportrice de la première heure, « c’est incompréhensible de voir un homme politique autrefois si modéré verser dans la démesure. » Puis d’ajouter: « Où sont passés ses discours remplis de nuances ? Je ne le reconnais plus ! Il est incontrôlable, on dirait un clone de Joe Biden. »
Plusieurs précédents
Ce changement brutal d’attitude est-il si étonnant que cela ? Chez les hommes politiques de premier plan, c’est loin d’être rare. On se souvient par exemple de l’incroyable coup de sang du placide François Hollande qui avait invectivé les djihadistes au lendemain du Bataclan en déclarant : « Maintenant, ça suffit, je préviens les terroristes que j’en ai plus qu’assez ! » Pour le géopolitologue Vincent Barnot, Il est fréquent de voir de tels revirements chez les personnalités exposées médiatiquement : « On oublie souvent que c’est Hitler lui-même qui a mis fin d’un seul coup à la Seconde Guerre Mondiale », rappelle-t-il.
La crainte des supporters de Trump n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle des fans de Poutine qui s’inquiétaient à tort, au moment de l’invasion de l’Ukraine, d’une possible “poutinisation” du président russe.
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“Desperate for books, NVIDIA contacted Anna’s Archive—the largest and most brazen of the remaining shadow libraries—about acquiring its millions of pirated materials and ‘including Anna’s Archive in pre-training data for our LLMs’,” the complaint notes.
[...]
According to the complaint, Anna’s Archive then warned Nvidia that its library was illegally acquired and maintained. Because the site previously wasted time on other AI companies, the pirate library asked NVIDIA executives if they had internal permission to move forward.This permission was allegedly granted within a week, after which Anna’s Archive provided the chip giant with access to its pirated books.
Les 53 milliardaires français sont désormais plus riches que plus de 32 millions de personnes réunies,
soit près de la moitié de la population, assure l’ONG, tandis que le taux de pauvreté en France atteint un niveau record : 15,4% de la population.
Après avoir déposé un amendement le 6 janvier visant à supprimer les subventions du festival “Les Trans Musicales” accusé d’être un “festival d’artistes transgenres”, le député RN Matthias Renault a récidivé en déposant ce jeudi 15 janvier une nouvelle proposition visant à supprimer purement et simplement le café Arabica. “Le fait qu’on puisse désormais trouver du café “Arabica” en France est bien la preuve que le Grand Remplacement existe.” a déclaré le député RN au micro de l’Assemblée. “Dans un contexte budgétaire instable, il est impensable de continuer à produire sur notre sol du café dont les grains sont certainement torréfiés par des islamo-racailles, et en plus pour faire du café noir !” a-t-il ajouté, sous les huées des autres partis et les applaudissements des Républicains.
Une mesure polémique qui a vivement fait réagir sur les réseaux sociaux. “Il est grand temps de remplacer l’Arabica par du Aryenica #GrainRemplacement” commente @TontonDolfo sur X. Même son de cloche du côté de la bloggeuse @NosAncêtresLesGaulois : “Je ne sais pas quoi en penser : en tant que suprémaciste blanche, je ne bois que du white spirit”. Le cofondateur de SOS Racisme Julien Draye est quant à lui monté au créneau sur sa page Facebook en dénonçant une “cabale grotesque et réactionnaire contre des grains de café délicieux et bienveillants sur la seule base de leur couleur et de leur origine”.
Notons que ce n’est pas la seule proposition de ce genre déposée par le RN puisqu’en 2022, le député Stéphane Rambaud avait déjà proposé de faire supprimer définitivement la marque de lessive “Omo”.
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La nouvelle est tombée hier soir et elle fait boum boum boum dans le monde feutré de la tech... En effet, Pékin a officiellement demandé aux entreprises chinoises de mettre à la porte les logiciels de cybersécurité américains et israéliens.
C'était prévisible et quand j'ai lu ça, je me suis dit, tant mieux pour eux !
Concrètement, cette annonce, ça veut dire que des géants comme Broadcom, VMware, Palo Alto Networks, Fortinet ou encore l'israélien Check Point sont désormais persona non grata dans les systèmes d'information de l'Empire du Milieu.
La raison officielle, c'est la sécurité nationale comme d'hab. Mais aussi parce que la Chine en a marre de dépendre de technologies qu'elle ne contrôle pas (et qui pourraient bien cacher deux-trois mouchards de la NSA, on ne sait jamais ^^).
Alors vous allez me dire "Oulala, les méchants chinois qui se ferment au monde". Sauf que non... en réalité, ils appliquent juste une stratégie de souveraineté technologique sans concession. Et en remplaçant le matos étranager par du matos local, ils commencent le grand ménage.
Et pendant ce temps là en Europe, on continue d'installer joyeusement des boîtes noires américaines au cœur de nos infrastructures critiques, en priant très fort pour que l'Oncle Sam soit gentil avec nous. Yoohoo !
J'en parlais déjà à l'époque de l'affaire Snowden ou plus récemment avec les backdoors découvertes un peu partout mais la dépendance technologique, c'est évidemment un risque de sécurité béant. Pire, si demain Washington décide de "couper le robinet" ou d'exploiter une porte dérobée, on est, passez-moi l'expression, dans la merde.
La Chine l'a compris et investit donc massivement dans ses propres solutions, comme avec l'architecture RISC-V pour s'affranchir d'Intel et AMD. C'est une démarche cohérente et c'est même assez fendard quand on connaît l'histoire des groupes comme APT1 qui ont pillé la propriété intellectuelle occidentale pendant des années.
Maintenant qu'ils ont un bon niveau, ils ferment la porte...
Du coup, sa fé réchéflir car est-ce qu'on ne devrait pas, nous aussi, arrêter de faire les vierges effarouchées et commencer à construire sérieusement notre autonomie ? Il parait que c'est en cours... moi j'attends de voir.
Bref, la Chine avance ses pions et sécurise son périmètre et nous, baaah, j'sais pas... On remue nos petits bras en l'air en disant des choses au pif.

C’est l’air solennel et la mine fermée qu’Emmanuel Macron a pris la parole au JT de 20h, hier soir, pour annoncer la dissolution de l’Assemblée nationale. En cause : le goûter de l’Élysée de la veille, pendant lequel le Président a partagé une galette des rois avec le gouvernement. “D’habitude, il n’y a pas de fève dans la galette, parce que symboliquement il ne peut pas y avoir de roi à l’Élysée, explique un ministre qui a souhaité garder l’anonymat. Mais exceptionnellement, pour remonter le moral du Président après une année très difficile, le pâtissier a accepté de glisser une petite fève à l’effigie de Kylian Mbappé”.
Emmanuel Macron avait pourtant usé des meilleures ruses, éprouvées par tous les enfants de 6 ans, pour dénicher la fève : regarder sous la galette, repérer les bosses dans le gâteau pour deviner où se trouvait le Précieux, choisir la plus grosse part : peine perdue. C’est finalement Sébastien Lecornu qui a déniché la statuette tant convoitée et coiffé la couronne en carton doré. “Il a essayé de paraître heureux pour moi, en bon chef du gouvernement, mais on voyait bien que le cœur n’y était pas, explique le Premier ministre. Il a ensuite accusé la galette de jouer le jeu des extrêmes et de s’opposer aux partis qui défendent l’Europe, avant de courir s’enfermer dans son bureau”.
Après un exil de près de 5h, pendant lequel des bruits de meubles fracassés et des hurlements de bête ont pu être perçus à travers la porte, le Président est finalement sorti de son mutisme pour annoncer la dissolution de l’Assemblée nationale. Les Françaises et les Français sont donc appelés aux urnes pour élire de nouveaux députés et décapiter Sébastien Lecornu sur la place publique, comme le veut la tradition française.
Photo : Image by jacqueline macou from Pixabay
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La Commission européenne a lancé un appel à commentaires pour une nouvelle initiative stratégique intitulée « Vers des écosystèmes numériques ouverts européens », dont l’adoption est prévue au premier trimestre 2026. Motivée par les objectifs essentiels de souveraineté technologique et de cybersécurité, cette initiative vise à réduire la dépendance de l’Union européenne vis-à-vis des infrastructures numériques non européennes en renforçant le secteur open source européen. S’appuyant sur la stratégie 2020-2023 en matière de logiciels open source et complétant la future loi sur le développement du cloud et de l’IA, cette feuille de route vise à identifier les obstacles à l’adoption, à soutenir le développement des communautés et des start-ups open source, et à garantir que les technologies ouvertes dans des secteurs critiques tels que l’IA, le cloud et les applications industrielles soient développées et régies dans un cadre européen sûr, compétitif et transparent.
L’appel à commentaires suscite un certain enthousiasme de la communauté Open Source, avec 334 réponses moins d’une semaine après son ouverture. Cf. ces statistiques.
Continuez la lecture pour le détail des questions posées, quelques éléments de contexte et quelques éléments de réponses possible.
On peut identifier dans l’appel à commentaires une dizaine de questions, divisées en questions explicites (posées spécifiquement aux parties prenantes dans la consultation) et questions implicites (les problèmes sous-jacents que l’initiative cherche à résoudre).
Ces questions sont répertoriées directement aux pages 3 et 4 afin que les parties prenantes puissent y répondre :
Voici les questions fondamentales qui motivent la nécessité de cette initiative pour la Commission, que l’on retrouve tout au long du contexte politique et de la définition du problème (pages 1-2) :
Comme indiqué en intro, cette consultation a pour but (entre autres) de réviser la Stratégie Open Source 2020-2023 de la Commission européenne. Voici une analyse rapide de son bilan.
Cette stratégie se définissait par son slogan "Think Open". Le point clef, qu’on lui a reproché à son époque, est qu’elle était principalement une stratégie de transformation interne et culturelle (comment la Commission gère son informatique), plutôt qu’une stratégie de politique industrielle (comment l’Europe construit sa filière).
La stratégie 2020-2023 a été une étape culturelle nécessaire mais insuffisante.
Nous appelons donc à ce que la nouvelle initiative (2026) opère ce basculement : passer de l’Open Source comme « bonne pratique administrative » à l’Open Source comme « arme de souveraineté industrielle ».
La Feuille de route thématique « La voie du logiciel libre vers la souveraineté numérique et la compétitivité de l’Union européenne » rédigée par un groupe d’experts (dont je (NdM: Stefane Fermigier) faisais partie) de l’Alliance européenne pour les données industrielles, l’Edge et le Cloud, et publiée par la Commission en juillet 2025 fournit un certain nombre d’éléments de réponses aux questions ci-dessus. Avec 70 propositions il y a évidemment de quoi « faire son marché ». Voici quelques éléments de réponse possibles extraits du document.
Forces :
Faiblesses :
Principaux obstacles :
(i) À l’adoption et à la maintenance :
(ii) Vers des contributions durables :
Le document identifie la valeur ajoutée dans plusieurs dimensions, en se concentrant principalement sur la souveraineté numérique, la sécurité, la résilience économique et la durabilité.
Exemples concrets et facteurs :
La feuille de route propose des actions (70 au total) réparties en cinq piliers afin de soutenir le secteur et de contribuer à la souveraineté et à la cybersécurité, notamment :
1. Développement technologique :
2. Développement des compétences :
3. Pratiques d’approvisionnement :
4. Croissance et investissement :
5. Gouvernance :
La feuille de route donne explicitement la priorité aux technologies Cloud, Edge et Internet des objets (IoT).
Pourquoi ces technologies sont-elles prioritaires ?
NB: d’autres domaines prioritaires peuvent également être mis en avant, en dehors de la feuille de route, notamment le collaboratif (bureautique).
Le document identifie les secteurs suivants dans lesquels l’open source peut stimuler la compétitivité et la résilience (p. 50-53) :
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