Vue normale

Voitures électriques : quelles sont les plus endurantes en conditions hivernales extrêmes ?

Le froid impacte le fonctionnement des véhicules électriques. Pour en mesurer les effets réels sur l’autonomie et la recharge des voitures, la Fédération Automobile Norvégienne (NAF) a organisé un test de performances dans les conditions extrêmes des routes nordiques. De quoi jeter un léger froid sur les promesses des constructeurs.

Une comète fraîchement repérée promet un spectacle céleste en avril

6 février 2026 à 19:00

La communauté astronomique s’emballe pour C/2026 A1 (MAPS), détectée le 13 janvier par quatre amateurs utilisant un télescope télécommandé dans le désert d’Atacama. Cet astre appartient aux comètes rasantes de Kreutz, famille incluant les objets les plus éblouissants jamais observés. Son orbite extrêmement allongée la propulse vers un rendez-vous brûlant avec le Soleil début avril, ... Lire plus

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Le Renault Symbioz, la coqueluche des SUV urbains rencontre un rival de poids : le Citroën C3 Aircross 

Renault n’en finit pas d’étendre sa gamme de SUV pourtant déjà bien garnie. Le losange a récemment ajouté le Symbioz à son catalogue et le succès a été immédiat. Aujourd’hui, il affronte l’un de ses principaux rivaux, le Citroën C3 Aircross.

Google – Wiz : les cloud providers européens crient au cheval de Troie

30 janvier 2026 à 08:26

Attention, Wiz pourrait servir de cheval de Troie à Google.

La Commission européenne est d’autant plus alertée à ce sujet depuis qu’elle a commencé à examiner le projet d’acquisition. C’était début janvier. Au plus tard le 10 février, on saura si elle donne son feu vert ou si elle ouvre une enquête approfondie.

L’argument du « cheval de Troie » se résume ainsi : les solutions de Wiz donneraient à Google une visibilité sur l’usage des clouds concurrents. Et donc des informations potentiellement précieuses pour adapter son offre. Une situation similaire à celle d’Amazon vis-à-vis des vendeurs tiers sur sa marketplace.

À cet argument, le CISPE (Cloud Infrastructure Service Providers in Europe) en ajoute un autre : le risque de remise en cause de la neutralité de Wiz. Certes, Google a promis de la maintenir. Mais, à en croire le lobby des CSP européens, il aura la capacité – et l’intérêt – d’instaurer des conditions de licence plus favorables sur son propre cloud.

Le CISPE dit s’inquiéter d’autant plus que les services cloud n’entrent pour le moment pas dans le champ du DMA. Il invite Bruxelles à ne pas « répéter les erreurs commises » dans le dossier Broadcom-VMware.

Les États-Unis ont déjà validé

À 32 Md$, cette acquisition serait la plus chère que Google ait jamais réalisée, devant celles de Motorola Mobility (12,5 Md$ en 2012) et de Mandiant (5,4 Md$ en 2022). Elle suscite aussi des craintes de vente liée. Et plus globalement d’autopréférence : Wiz pourrait ne plus développer de solutions allant contre les intérêts commerciaux de Google.

Les autorités américaines ont déjà donné leur blanc-seing, en octobre 2025. Les conditions étaient semble-t-il plus favorables que l’année précédente, où Wiz avait d’ailleurs refusé une première offre de Google à 23 Md$. L’obstacle antitrust aurait joué, a fortiori à l’heure où Google était encore sous la menace d’un démantèlement.

Parmi les derniers grands projets M&A tech que l’UE n’a pas validés, il y a le rapprochement entre Adobe et Figma. Annoncé à 20 Md$, il fut abandonné fin 2023. Quelques semaines plus tard, Amazon avait renoncé à s’emparer d’iRobot, pour des raisons similaires.

Illustration générée par IA

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Marie-Thérèse Hourez/Christian Chatelain, un binôme indépendant et de gauche à Marly

29 janvier 2026 à 06:17

Une élection « très ouverte sur Marly ! »

Evidemment, cette annonce a débuté par une explication sur les tenants et aboutissants de cette candidature de rupture à gauche dans l’opposition marlysienne. En fait, tout aurait pu s’arrêter pour Marie-Thérèse Hourez le 05 avril 2025 et un vote de la section PCF de Marly défavorable : « J’ai failli tout laisser tomber, mais je me suis souvenue que j’aurais pu être tête de liste en 2020, mais j’ai préféré la cohésion (avec Jérome Leman). Ensuite, j’ai reçu beaucoup de témoignages qui m’ont touché afin de me remobiliser. Au final, je ne voulais pas renoncer une 2ème fois ! »

A l’endroit de Virginie Melki-Tetitni, elle rappelle « quatre bonnes années où nous avons bien travaillé ensemble. Ensuite, elle a fait de la politique politicienne pour obtenir la majorité au vote de la section PCF de Marly. Mme Tettini m’a fait très mal amicalement et politiquement. »

Concernant l’ancien maire de la commune durant le 1er confinement, Marie-Thérèse Hourez répond du tac au tac : « Un DGS est là pour appliquer les décisions du maire, il ne décide pas ! Certes, nous avons besoin de bons techniciens, mais cela ne veut pas dire qu’il serait automatiquement un bon maire. Enfin, si Jérome Leman avait la capacité de rassembler, nous ne serions pas trois listes à gauche. Je suis tout à fait légitime à me présenter ! »

La suite s’inscrit dans une rupture avec son parti de coeur : « Je ne suis plus carté au PCF, ni ailleurs, mais je conserve évidemment mes valeurs de gauche ». Pour sa part, Christian Chatelain, membre de l’opposition municipale, carté au P.S, a rejoint Marie-Thérèse Hourez pour lancer une alliance de gauche : « Marie-Thérèse est venue vers moi, nous nous connaissons de longue date. Après un temps de réflexion, j’ai décidé de rejoindre sa candidature (comme tête de liste)! », commente Christian Chatelain.

Avec une « équipe 100% renouvelée avec une grande diversité de profils, soit 33 colistières/colistiers + 2 suppléants, nous sommes libres et indépendants et soutenus financièrement par aucun parti politique. Chaque membre de la liste contribue financièrement aux frais de campagne », déclare Marie-Thérèse Hourez. « Je retrouve ma liberté, nous co-construisons notre programme sans aucune orientation dictée par un parti politique. Ensuite, une liste totalement renouvelée apporte un regard nouveau sur le programme. C’est l’année zéro, tout est à plat ! », poursuit Christian Chatelain.

Toutefois, l’expérience du tandem, plus d’autres aguerris sur cette liste, serait précieuse en cas de succès compte tenu de la difficulté de l’exercice de maire… en 2026 !

« Marly appartient aux Marlysiens », Marie-Thérèse Hourez

Bien sûr, sur le terrain, ce binôme de proximité a constaté l’amertume des administrés : « Les gens sont écoeurés par la politique nationale. On comprend très bien que beaucoup ne veulent plus s’investir dans la politique même locale ! », indique Marie-Thérèse Hourez.

C’est pourquoi, l’important est de répondre aux attentes locales et de réaliser des projets portés par les habitants. « Marly appartient aux Marlysiens », commente Marie-Thérèse Hourez.

Et les travaux !

Les deux compères analysent certains projets de Jean-Noël Verfaillie. « Très bien l’Avenue Henri Barbusse et c’est tant mieux, mais il manque des places de stationnement. C’est avant qu’il fallait réaliser ces poches de parking. De plus, vous n’avez plus de places pour accéder aux commerces. On le voit, il n’y a plus de vie sur cette avenue », tance Marie-Pierre Hourez.

Sur la Place Gabriel Péri, là également les critiques fusent : « Tant mieux, il fallait la refaire. On ne va pas tout casser pour faire des places de parking, mais nous pouvons faire des aménagements sans trop dépenses. On fait attention à l’argent public ! »

Enfin, sur le volet travaux, la rue Jean Jaurès en plein chantier, où se situe la permanence durant cette campagne municipale, n’est pas gérée, selon l’ancienne 1ère adjointe, comme il le faut : « Il fallait faire tronçon par tronçon. C’est trop lourd en continu pour les riverains, il y a un manque de concertation en amont ! »

Le social/culturel/concertation en souffrance ?

Là où la tête de liste critique le plus la gouvernance locale, c’est le champ social comme pour la jeunesse « où il n’existe plus de services dédiés, LALP, Service ado », explique-t-elle. En l’espèce, les centres sociaux gérés par l’ACSRV ont vu leur contrat revu à la hausse, sur Marly, dans les prestations à fournir pour la commune.

Sur la culture et l’événementiel, il y a concrètement un alignement négatif des planètes. En effet, la « Maison des Asso » n’est plus opérationnelle pour un problème bâtimentaire structurel, plus de salle des fêtes pour les asso, la FLAC occupe Chez Oscaar et par suite une salle en moins. « Mise à part l’historique brocante et deux animations lancées par le maire, vous n’avez plus rien sur le plan culturel à Marly, une ville de 12 000 habitants. Les gens font la fête et autres réunions de familles ailleurs », commente-t-elle. « Venez le week-end, c’est mort dans le centre-ville », poursuit Christian Chatelain.

La tête de liste constate les conséquences d’une réduction des agents communaux : « C’est une diminution drastique des effectifs de la commune. Certes, elle était nécessaire, mais pas dans ces proportions. Il y a eu beaucoup de diminution dans les services aux administrés. Par exemple, cette ville est sale. Les caniveaux sont en herbe, l’élagage des arbres n’est pas fait, etc. ! »

Ensuite, plus de démocratie participative est l’autre reproche majuscule de cette équipe. « J’ai appris le déplacement du Monument aux Morts par des riverains ! », déclare Marie-Thérèse Hourez.

« Un équipement culturel évolutif », Marie-Thérèse Hourez

Dans un tract distribué toutes boites aux lettres à la suite duquel « nous avons eu des candidatures spontanées », souligne Christian Chatelain ; l’équipe trace un chemin programmatique sur la « sécurité autre que la vidéo-verbalisation », l’action sociale du tout-petit au grand âge, la politique éducative, l’environnement et le cadre de vie, le commerce et l’artisanat, le tissu associatif, sans oublier « un tissu associatif mis à mal à travers des diminutions importantes des subventions, des associations ont cessé leur activité faute de local, voire faute de moyens ! », commente Marie-Thérèse Hourez.

Enfin, sur le volet culturel, elle dévoile partiellement un projet « pour un équipement (conséquent) culturel évolutif. D’ailleurs, nous proposerons aussi à la FLAC d’y venir, afin de libérer le site Chez Oscaar », précise-t-elle, mais aussi pour mettre fin « aux nuisances sonores dans le voisinage », ajoute Christian Chatelain.

Pour conclure sur cette élection de proximité majeure sur la ceinture valenciennoise, avec 4 listes sur la ligne de départ, cette respiration démocratique sera terriblement indécise sur Marly. « C’est une élection locale très ouverte », affirme Christian Chatelain.

Daniel Carlier

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BitTorrent ou qBittorrent : Lequel choisir?

26 janvier 2026 à 10:51

Vous cherchez un bon client torrent pour télécharger vos fichiers préférés ? Vous hésitez entre BitTorrent et qBittorrent ? Dans cet article, je vais vous aider à faire le bon choix en comparant ces deux logiciels sur plusieurs critères : facilité d’utilisation, fonctionnalités, sécurité et performance. Vous verrez que l’un d’eux a un net avantage sur l’autre !

BitTorrent vs qBittorrent : Qu’est-ce que c’est ?

BitTorrent et qBittorrent sont des clients torrent, c’est-à-dire des programmes qui vous permettent de télécharger des fichiers en utilisant le protocole BitTorrent. Ce protocole repose sur le partage de fichiers entre pairs (P2P), ce qui signifie que vous téléchargez des morceaux de fichiers provenant de différents utilisateurs qui les partagent sur le réseau. Ainsi, plus il y a de sources (ou seeders) pour un fichier, plus le téléchargement est rapide.

BitTorrent est le client torrent officiel du protocole du même nom. Il a été créé en 2001 et est l’un des plus populaires au monde. Il existe en version gratuite et en version payante (BitTorrent Pro) qui offre des fonctionnalités supplémentaires comme le streaming HD, la protection antivirus ou le VPN intégré.

qBittorrent est un client torrent open source et gratuit, sans publicité ni logiciel espion. Il a été lancé en 2006 et se veut une alternative légère et simple à BitTorrent. Il propose de nombreuses fonctionnalités comme un moteur de recherche intégré, des filtres de téléchargement avancés, un outil de création de torrent ou un filtrage IP.

BitTorrent vs qBittorrent : Facilité d’utilisation

BitTorrent a une interface plus moderne et épurée que qBittorrent, mais aussi plus chargée en publicité pour la version gratuite. Le téléchargement et l’installation sont faciles à partir du site officiel, mais il faut faire attention à décocher les offres additionnelles qui peuvent s’ajouter au logiciel.

qBittorrent a une interface plus sobre et plus proche de l’ancien client µTorrent, dont il s’inspire. Le téléchargement et l’installation sont également simples à partir du site officiel ou de GitHub, mais il faut choisir la version adaptée à son système d’exploitation. Il n’y a pas de publicité ni d’offre additionnelle.

Les deux clients torrent sont faciles à utiliser et à configurer, mais qBittorrent a l’avantage d’être plus léger et sans publicité.

BitTorrent vs qBittorrent : Fonctionnalités

BitTorrent et qBittorrent offrent tous les deux les fonctionnalités de base d’un client torrent, comme la priorisation, le téléchargement sélectif, le DHT, le PEX, le LPD ou les liens magnet. Ils prennent en charge les extensions BitTorrent comme MSE/PE pour la sécurité, UDP tracker ou µTP pour le protocole de transfert de données, NAT-PMP ou UPnP pour la configuration automatique du routeur, ou encore web seeding pour augmenter le nombre de sources.

BitTorrent propose en plus des fonctionnalités payantes comme le streaming HD, la protection antivirus ou le VPN intégré. Ces fonctionnalités peuvent être utiles pour certains utilisateurs, mais elles ne sont pas indispensables pour télécharger des torrents. De plus, il existe des solutions gratuites ou moins chères pour avoir accès à ces services.

qBittorrent propose en plus des fonctionnalités gratuites comme un moteur de recherche intégré, qui permet de trouver des torrents sans passer par un site web, des filtres de téléchargement avancés, qui permettent de trier les torrents par catégorie, état ou tracker, un outil de création de torrent, qui permet de partager ses propres fichiers sur le réseau BitTorrent, ou encore un filtrage IP, qui permet de bloquer les adresses IP suspectes ou malveillantes.

Les deux clients torrent sont complets et performants, mais qBittorrent a l’avantage d’offrir plus de fonctionnalités gratuites et utiles que BitTorrent.

BitTorrent vs qBittorrent : Sécurité

BitTorrent et qBittorrent utilisent tous les deux des méthodes de chiffrement et de vérification des blocs reconnues par l’industrie. Leur sécurité dépend surtout de la façon dont ils sont configurés par l’utilisateur. Il faut notamment activer le chiffrement du protocole BitTorrent dans les options pour éviter que votre trafic soit détecté par votre fournisseur d’accès à internet ou par des tiers malintentionnés.

BitTorrent utilise une sécurité standard qui ne peut pas être modifiée par l’utilisateur. Cela réduit les risques d’erreur humaine, mais aussi les possibilités de personnalisation. BitTorrent propose également un VPN intégré dans sa version payante, mais je vous recommande chaudement de souscrire un VPN à côté qui vous permettra beaucoup d’autres usages pour un prix moins élevé et pour l’ensemble de vos périphériques. Vous pouvez à mon article sur les meilleurs VPN pour protéger sa vie privée.

qBittorrent doit être configuré avec plus d’attention pour éviter les problèmes de sécurité. Il faut notamment choisir un niveau de chiffrement élevé dans les options et utiliser un filtrage IP efficace pour éviter les faux seeders ou les attaques DDoS. qBittorrent ne propose pas de VPN intégré, mais il est compatible avec tous les VPN du marché !

Les deux clients torrent sont sécurisés si ils sont bien configurés par l’utilisateur, mais qBittorrent offre plus de possibilités de personnalisation que BitTorrent.

BitTorrent vs qBittorrent : Performance

BitTorrent et qBittorrent ont tous les deux une bonne performance en termes de vitesse et de stabilité du téléchargement. La vitesse dépend surtout du nombre et de la qualité des sources disponibles pour un fichier donné, ainsi que du réglage du nombre maximum de connexions simultanées dans les options.

BitTorrent a une performance légèrement supérieure à qBittorrent selon certains tests, mais il consomme aussi plus de ressources système que son concurrent. BitTorrent a également tendance à ralentir le démarrage du système ou à se lancer automatiquement au démarrage sans demander l’autorisation à l’utilisateur.

qBittorrent a une performance légèrement inférieure à BitTorrent selon certains tests, mais il consomme aussi moins de ressources système que son concurrent. qBittorrent est plus respectueux du choix de l’utilisateur et ne se lance pas automatiquement au démarrage du système.

Les deux clients torrent ont une performance satisfaisante en termes de vitesse et de stabilité du téléchargement, mais qBittorrent a l’avantage d’être plus léger et moins intrusif que BitTorrent.

Conclusion

Après avoir comparé BitTorrent et qBittorrent sur plusieurs critères : facilité d’utilisation, fonctionnalités, sécurité et performance, je peux vous dire que le meilleur client torrent est sans conteste qBittorrent !

qBittorrent est gratuit, sans publicité ni logiciel espion. Il offre plus de fonctionnalités gratuites et utiles que BitTorrent. Il est plus sécurisé si il est bien configuré par l’utilisateur. Il est plus léger et moins intrusif que BitTorrent.

Si vous cherchez un bon client torrent pour télécharger vos fichiers préférés en toute simplicité et en toute sécurité, je vous conseille vivement d’opter pour qBittorrent !

Pour aller plus loin dans votre choix du meilleur client torrent gratuit, je vous invite également à consulter mon article sur les meilleurs clients Torrents gratuits qui compare plusieurs autres logiciels comme µTorrent , Deluge , Transmission ou Vuze .

Et vous ? Quel est votre client torrent préféré ? N’hésitez pas à me donner votre avis dans les commentaires !

Cet article original intitulé BitTorrent ou qBittorrent : Lequel choisir? a été publié la première sur SysKB.

Nouvelle fraude : l’Assurance Maladie détournée par hameçonnage ciblé

12 janvier 2026 à 11:16
Des fuites de données santé alimentent un hameçonnage crédible usurpant l’Assurance Maladie, analysé et décortiqué par ZATAZ....

La DGCCRF alerte sur des anomalies constatées sur des détecteurs de monoxyde de carbone

12 janvier 2026 à 08:00
Une personne teste son détecteur de monoxyde de carbone.

Ils sont censés sauver des vies… mais certains détecteurs de monoxyde de carbone peuvent surtout donner une dangereuse illusion de sécurité.

L’article La DGCCRF alerte sur des anomalies constatées sur des détecteurs de monoxyde de carbone, rédigé par Méline Kleczinski, est apparu en premier sur NeozOne.

Andreessen Horowitz franchit un nouveau cap avec 15 milliards de dollars levés

9 janvier 2026 à 17:00

Le fonds d’investissement Andreessen Horowitz (a16z) vient d’annoncer une levée colossale dépassant légèrement 15 milliards de dollars. Un montant qui représente plus de 18 % de l’ensemble du capital-risque distribué aux États-Unis durant l’année 2025, selon les déclarations de Ben Horowitz, cofondateur de la firme. Cette nouvelle injection propulse a16z au-delà de 90 milliards de ... Lire plus

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AuX sources du fun N° 1 : retrouver le fun dans les inutilitaires graphiques

Après un épisode 000 sur les logiciels inutiles et donc indispensables autour de l'ASCII art, cette dépêche entre dans la fin du XX° siècle avec les inutilitaires ayant des interfaces graphiques.

Sommaire

Introduction : poétique de l’inutile et regard de Xeyes

En ce passage vers une nouvelle année, c’est l’occasion d’inviter à de nouveaux regards, notamment à travers les inutilitaires avec interface graphique dans le domaine du libre, de la même manière que l’interface graphique a étendu leurs possibilités. Il s’agit d’une revisite de ces logiciels qui ont marqué, qui constituent les traces de l’histoire informatique et qui ouvrent à une perception renouvelée, traversés par des souffles multiples, à la fois historiques, poétiques, ludiques et philosophiques, et étendus dans le village global de 2026. Ainsi, nous les aborderons sous ces différentes modalités, à l’aune de ces différentes lumières.

Pour inviter à porter ce regard sur ces angles multiples, nous présenterons les inutilitaires graphiques dans une perspective plurielle, à la fois ludique, poétique et philosophique. En effet, ces équivalents dotés d’une interface graphique (GUI) de leurs homologues en ASCII ART, loin de toute logique de consommation, offrent un espace où le regard peut vagabonder, où l’expérience naît aussi de l’inattendu et de la contemplation. Ce changement de point de vue se manifeste notamment dans des exemples comme le petit programme Xeyes. Aussi inutile soit-il, il est installé par défaut dans la plupart des distributions : il se contente d’afficher des yeux qui suivent la souris, participant ainsi, à son échelle, au déplacement de la perception dans le logiciel libre. Il ne s’agit pas d’affirmer que Xeyes est intrinsèquement dépourvu d’usages utiles possibles, mais de le considérer ici dans une poétique du just for fun à l’instar de Linus Torvalds qui proclamait à Amsterdam que « The most important design issue… is the fact that Linux is supposed to be fun… ». Ainsi Xeyes est vu comme un objet ludique et réflexif, en outre sa page de manuel elle-même adopte un ton d’humour noir explicite : « Xeyes watches what you do and reports to the Boss. »

Bien entendu, Xeyes ne contient aucune backdoor destinée à transmettre des données à un quelconque supérieur — d’où son inutilité revendiquée (OUF). Avec le recul, on pourrait néanmoins y voir une préfiguration ironique des révélations de Snowden, infiniment plus utiles, quant à elles, pour dénoncer des pratiques bien réelles de surveillance. Là où Xeyes se contente d’en proposer une parodie, il rappelle, par le jeu et le décalage, que le logiciel libre sait aussi penser le regard et l’interface autrement que sous l’angle de l’efficacité, participant ainsi, à sa façon, à cette autre poétique. Les yeux malicieux de Xeyes ont aussi été transportés sur d'autres OS

xeyes

De cette contemplation découle également une autre réflexion. Dans son essai « Sauvons le Beau : L’esthétique à l’ère numérique », le philosopheByung-Chul Han (Pyŏng-ch’ŏl Han 한병전) regarde le monde d’aujourd’hui, saturé d’images lisses et parfaites, façonnées par un productivisme qui aplanit l’expérience personnelle. Tout est policé, séduisant, immédiatement consommable, mais dépourvu de profondeur. L’expérience esthétique se consomme comme un fruit sans chair, et le regard se laisse séduire sans se laisser transformer.

À travers Jeff Koons et le corps pornographié, il montre que l’expérience esthétique perd sa rugosité, son mystère, sa personnalisation et sa capacité à surprendre et à bouleverser. Elle devient un reflet étincelant dont l’intérieur sonne creux. Face à cet appauvrissement, Han appelle à se tourner vers l’altérité. Il invite à arracher l’individu à son narcissisme, à le détourner du miroir aux alouettes trop lisse, mais qui ne renvoie qu’une image vide. Voir l’altérité, c’est ramener le spectateur hors de lui-même, le confronter à une expérience esthétique qui change son regard, née de l’inattendu, de la divergence, de ce qui déstabilise. Dans cette rencontre, l’expérience esthétique cesse d’être un simple objet de consommation et redevient un souffle qui questionne, qui surprend et qui bouleverse.

Cette attention au surprenant trouve un écho pour le moins inattendu dans le monde du logiciel libre. Dans The Cathedral and the Bazaar, Eric S. Raymond écrit : « Every good work of software starts by scratching a developer’s personal itch. » Ainsi, chaque programme, chaque création naît d’un désir ou d’un besoin vécu, d’une singularité que l’on cherche à exprimer et à explorer. Ensuite, il ajoute également : « The next best thing to having good ideas is recognizing good ideas from your users. Sometimes the latter is better. » Parfois, ce n’est pas l’idée initiale, mais la rencontre avec ce qui vient d’ailleurs, qui enrichit et change la perception. Le logiciel libre, via la rencontre avec l’altérité et de par ses pratiques open source, amènent une approche mêlant une esthétique de la participation, qui constitue une proposition à la critique esthétique d’Han, laquelle, de manière tout à fait surprenante, s’incarne dans le processus de participation à travers le projet libre Gource, intégrant l’approche décrite par Eric S. Raymond et une esthétique du libre dans une danse poétique lumineuse sous forme de constellation spatiale globale.

Entre Xeyes et Gource s’étale une certaine diversité d’inutilitaires que nous parcourons comme une mini-rétrospective, mêlant parfois la grande histoire de l’actualité informatique avec la petite histoire des inutilitaires, souvent inattendue, encourageante, conviviale et poétique. De cette mosaïque émergeront certaines réflexions sur les inutilitaires sous forme d’abandonware, notamment à travers « le voyage de Necko et la retraite de Kodo ». Ces réflexions sont aussi l’occasion de redécouvrir des inutilitaires abandonnés à explorer, véritables parties prenantes de la grande aventure du logiciel libre, de son processus participatif en open source et de son invitation à une ouverture d’esprit et du code.

xeyes

Les décoratifs graphiques

Xjokes

MxIco

Xtacy

Cette quête de l’émerveillement et de la profondeur, au cœur du quotidien hypermoderne, nous mène aussi vers un autre temps, hors de l’aliénante productivité : celui d’un second Han, l’ermite Han Shan 寒山, sur les monts froids de la Chine des Mings. Là, dans la solitude et l’oisiveté attentive, l’expérience ne se cherche pas, elle advient. La légende dit que ses poèmes surgissaient sur les murs, les rochers, les arbres. Poète ch’an, ancêtre du zen japonais, Han Shan demeurait sous les pins, au bord d’un torrent, oublieux de lui-même, contemplant un papillon sans savoir s’il rêvait le papillon ou si le papillon le rêvait, comme chez Zhuang Zi. Puis, puis, dans un élan soudain, il grave quelques vers dans la pierre et s’en retourne en riant vers son ermitage comme tout maitre ch’an , énigmatique et joyeux.

une fois à Han Shan les dix mille affaires cessent
plus aucune pensée fugace ne s’accroche au cœur
oisif, sur un rocher j’inscris des poèmes,
accordé au flux, comme une barque sans amarre.

寒山詩

一住寒山萬事休
更無雜念掛心頭
閑書石壁題詩句
任運還同不繫舟

han shan

xjokes

Dans le logiciel libre, Xjokes se fait l’écho de cette suspension de l’utilité. Ainsi, un trou noir engloutit l’écran, des figures clignent de l’œil, l’écran peut disparaître tout entier. Comme le Boing Ball de l’Amiga ou MxIco fait tourner de simples polyèdres , ces logiciels laissent le regard vagabonder. Oisifs, ces logiciels offrent un espace où le temps semble suspendu, accordé au flux du geste, comme un souffle qui traverse l’espace simplement.

mxico

Un autre poète inconnu sous Xtacy (ecstasy) écrira lui aussi sur le même thème :

Retrouve dans ta tête
Ton âme de poète
Souviens-toi comme c´est chouette
La parfum des violettes
Un soir de pâquerettes

poesie

xtacy

Ainsi Xtacy le fera chanter avec ses couleurs changeantes, ses fractales, ses quadrilatères rebondissants et ses vagues sinusoïdales décalées, invite au vertige .


Les animaux virtuels et autres éléments virtuels de companies

gkrellm-bfm

Ce programme de monitoring dispose d'un canard qui sert… de compagnon?
Un plugin de monitoring de charge pour GKrellM, inspiré de wmfishtime et bubblemon. Il met en scène des poissons pour illustrer le trafic réseau, des bulles pour l’utilisation du processeur et un canard… pour représenter un canard.

Xteddy

Xteddy, en tant qu’inutilitaire, a eu des usages inattendus, allant bien au‑delà de sa fonction de simple peluche virtuelle de premier abord.L’auteur originel de Xteddy, Stefan Gustavson, raconte sur le site archivé :

« I created Xteddy way back in 1994 as a spare time hack for fun. The reception I got from my colleagues was so heart-warming I was encouraged to distribute him world-wide. Much to my surprise, the response was overwhelming. By now, I have received hundreds of friendly messages of appreciation from all over the world, and they keep dropping in even this long after the release. To all of you teddy bear lovers out there: thanks! »

Ce simple projet ludique, conçu pour le plaisir, a rapidement touché et fédéré une communauté internationale. Un utilisateur raconte sur le site xteddy.org :

« Ever since I found out about the Xteddy Unix program, I ran it on my workstations when I was doing my University assignments, as it helped me think. »

Pour certains utilisateurs, dont celui qui a partagé son expérience et mis a disposition le site Xteddy.org, Xteddy a eu un impact bien au‑delà du divertissement : il a servi de soutien émotionnel et d’aide à la réflexion, apportant réconfort et motivation dans des périodes marquées par l’anxiété sociale ou les troubles paniques. Touché par l’influence positive de ce logiciel, cet utilisateur a pris contact et a ensuite créé le site xteddy.org, à la fois espace de témoignage personnel et lieu de mémoire pour la communauté.

« I still get feedback at least once a year thanking me for what I’ve written here, so it > shall remain. I hope others find this interesting and helpful. »

Son engagement s’inscrit également dans une démarche plus large de contribution au logiciel libre, puisqu’il participe activement à divers projets open source, prolongeant ainsi l’esprit collaboratif et de soutien qui entoure Xteddy.
Aujourd’hui, bien que le site de l’auteur original ne soit plus accessible, l’héritage de ce programme se perpétue grâce aux nombreuses distributions

xteddy

XSnow

La neige, avec son blanc immaculé et sa douceur fragile, a inspiré le poète coréen Kim Sowol dans son célèbre poème 눈 오는 저녁 (Snowy Evening). Comme lui, certains pensent à leur amour lointain en observant la neige tomber, tandis que d’autres n’ont pas eu la chance de voir le Père Noël. Cette neige qui s’éparpille au vent mais ne fond qu’au contact des flammes rappelle la fragilité et la profondeur du cœur humain. Aujourd’hui, même ceux qui n’ont pas la chance de contempler la neige réelle peuvent retrouver cette magie grâce à XSnow, un programme qui fait tomber la neige virtuelle sur le bureau, recréant une mini ambiance hivernale dans le silence d’un monde immobile. Sous le ciel pâle, les pensées s’immobilisent, lentes et blanches, tandis que la nuit écoute le pas léger de l’hiver, et que la neige continue de transformer le quotidien en souvenir poétique, et observer par intermittence le traineau du Père Noël defiler sur son ecran. Un classique qui ajoute une touche de fraîcheur aux sessions de travail.

xsnow

xsnow

XPenguins : La Marche des Rêveurs Polaires

Dans le paysage immaculé de votre écran, là où ne règnent que l'ordre et la logique, une troupe inattendue fait son apparition. XPenguins, œuvre de l'esprit créatif de Robin Hogan, est une douce folie, un souffle d'air vif des terres australes. Inspirés des graphismes espiègles du jeu Pingus, ces petits pingouins pixelisés arpentent l'impossible. Ils cheminent le long des précipices de vos fenêtres, se faufilent entre les barres de menus comme entre des séracs de glace, transformant votre bureau en un iceberg numérique où règne une joyeuse absurdité. Ils défilent, pattent, courts et déterminés, dans une marche tranquille et hypnotique, offrant un ballet burlesque contre la rigueur austère de l'interface. Mais leur magie ne s'arrête pas aux confins de votre moniteur. Avec un clin d’œil à XBill, il se poursuit dans le jeu Pingus.

xpenguins

Doggo

Doggo est une IA de chien, développée en Python avec Pygame. Le chien se déplace aléatoirement sur l’écran, change de direction et d’état, et sa couleur de pelage varie de manière aléatoire. Les changements d’état suivent une chaîne de Markov. Ce projet est né de l’envie d’un collègue de l’auteur, qui ne pouvait pas avoir de chien, de créer un compagnon virtuel tout en explorant les chaînes de Markov.

doggo

Xroach

Xroach est un jeu classique qui consiste à afficher des cafards répugnants sur votre fenêtre principale. Ces petites créatures se déplacent frénétiquement jusqu'à trouver une fenêtre sous laquelle se cacher. À chaque fois que vous déplacez ou réduisez une fenêtre, les cafards se précipitent à nouveau pour se mettre à l'abri.

Xfishtank

Un vieil étang (haïku)

Un vieil étang
Une grenouille saute
Des sons d’eau

Aussi bref que ce célèbre haïku de Matsuo Bashō, et rapide qu’un « plouf » dans l’étang, Xfishtank nous transporte directement devant un aquarium où l’on peut contempler la diversité de la faune et de la flore marines, comme on contemple le poème de Bashō.

Xfishtank


Les inutilitaires liés à l’actualité et à l’histoire de l’informatique

Est-ce que Windows est un virus ? XBill

Dans les années 1990, le procès USA Department of Justice (DOJ) vs Microsoft a largement dominé les médias, révélant au grand public les pratiques monopolistiques jugées déloyales de diffusion du système d’exploitation de la firme de Redmond sur les marchés mondiaux. L’accord conclu entre Microsoft et le DOJ n’ayant pas été respecté, de nouvelles poursuites ont été engagées. Ces événements ont nourri les réflexions des autorités européennes de la concurrence et préparé le terrain pour le futur procès contre Microsoft, qui interviendra plus tard, dans les années 2000, au sein de l’Union européenne.

Le mini-jeu XBill, créé dans ces années 1990, illustre ces pratiques de diffusion de manière caricaturale et a suscité des réflexions humoristiques sur une question récurrente : Microsoft Windows n’est-il pas un virus finalement ?

Ainsi, le livre PC GAGS, qui réunit les perles humoristiques de l’époque frappant les plateformes MS-DOS, Windows 3.1 et Windows 95, nous donne à voir cet état d’esprit décalé.

“ Une rumeur persistante circule dans les milieux informatiques, selon laquelle Windows lui-même ne serait rien d’autre qu'un virus plus ou moins bien camouflé (leitmotiv : pour les uns, c’est un système d’exploitation, pour les autres, c’est le plus long virus du monde).

Quelques spécialistes d’Internet ont examiné à la loupe cette théorie. Voici leurs conclusions :
1. Les virus se répandent rapidement. Okay, Windows en fait autant
2. Les virus consomment de précieuses ressources du système et ralen­tissent ainsi le travail de l’ordinateur. Okay, Windows fait la même chose.
3. Les virus anéantissent parfois le disque dur. Okay, Windows est également connu par certains utilisateurs comme se livrant à ce genre d'exaction.
4. Les virus sont souvent glissés dans un ensemble de programmes utiles sans que l’utilisateur le sache, ou bien sont transmis directement avec l’ordinateur. Okay, Windows se propage également de cette manière.
5. Les virus sont parfois responsables de ce que l’utilisateur trouve son système trop lent et s’en achète un autre. Okay, cela arrive aussi avec Windows.
Jusqu’ici, il semble bien que Windows soit effectivement un virus !

Mais il existe trois différences fondamentales :
1. Les virus fonctionnent sur presque tous les ordinateurs.
2. Leur programmation est efficace et leur taille petite.
3. Plus ils se développent, plus ils font des progrès.
Windows ne satisfaisant pas à ces conditions de base, il faut se rendre l’évidence : Windows n’est pas un virus ! ”

Dans ce contexte, XBill s’inspire de cette critique pour caricaturer la propension de Bill Gates à installer Windows partout. Cette caricature interactive montre, d’une part, le CEO de Microsoft, qui installe Windows sur tous les ordinateurs qu’il rencontre, et, d’autre part, Windows lui-même se répandre via les réseaux se multiplier à l’instar d’un virus informatique, infectant les ordinateurs et supprimant les autres systèmes d’exploitation et en s y installant confortablement à leurs places.

xbill

XLennart

Une version dérivée de ce jeu, XLennart, reprend le concept pour caricaturer la controverse autour de Lennart et son init, en montrant son installation remplaçant tous les init des autres systèmes sur les machines Unix-like, poursuivant ainsi l’esprit satirique de XBill appliqué à l’univers des systèmes libres. (N.D.R. : pour éviter de nourrir les trolls, on constate l’existence de cet inutilitaire sans prendre position sur la question de fond.)

xlennart

xlennart

X026 : l’héritage des cartes perforées Hollerith

Bien avant les claviers et les écrans, l’informatique reposait sur des cartes perforées Hollerith, inventées à la fin du XIXᵉ siècle par Herman Hollerith. D’abord utilisées pour accélérer le recensement américain de 1890, elles sont devenues pendant des décennies le support central du stockage des données et des programmes. Dans les années 1950 à 1970, des machines comme le poinçon IBM 026 permettaient de transformer texte et chiffres en trous soigneusement alignés sur des cartes de 80 colonnes. Chaque caractère était codé en BCD-H, un système directement lisible par les ordinateurs de l’époque. Programmer en FORTRAN signifiait alors saisir chaque ligne sur une carte distincte : la moindre erreur impliquait de refaire la carte au format binaire BCD, ce qui imposait une grande rigueur. Le langage herita de ces syntaxes et exigeait ses règles strictes à cause du support physique : colonnes, indentation, numéros de lignes… bref, le code avait autant de contraintes que les joueurs de Tetris les plus acharnés !

L’émulateur X026 redonne vie à cette pratique. En simulant fidèlement l’IBM 026, il permet d’expérimenter concrètement la lenteur, la précision et la discipline qu’exigeait la saisie des données à l’ère des cartes perforées. Plus qu’un simple outil, X026 est une plongée dans l’histoire de l’informatique.

x026

Xabacus

Xabacus est un émulateur de boulier qui illustre les origines du calcul manuel. Il complète bien des inutilitaires comme X026 en experimentant avec ce qui existait avant même l’ère des cartes perforées. Il reproduit le fonctionnement d’un boulier (souvent de type chinois suanpan 算盤 ou japonais soroban 算盤(そろばん) .

xabacus


Assistant virtuel

Les assistants virtuels sont des personnages qui sont l'équivalent humain ou anthropomorphe des animaux virtuels et qui ont soit une fonction esthétique, soit parfois une fonction anecdotique.

Macopix

MaCoPiX (Mascot Constructive Pilot for X) est l'application de mascottes ultime pour les systèmes UNIX et X Window. Vous pouvez y créer des petites créatures qui se posent sur vos fenêtres, des mascottes fixes qui s'installent confortablement sur votre bureau, et même des mascottes horloges pour vous tenir compagnie tout en affichant l'heure. De quoi rendre votre bureau un peu plus vivant et amusant !

macopix

XClock Cat

Issu d’un imaginaire ancien du chat souriant, malicieux et légèrement surréaliste, popularisé dès 1865 par Lewis Carroll avec le Chat du Cheshire dans Alice au pays des merveilles, puis codifié visuellement par l’animation et le design américains des années 1920–1930 (grands yeux expressifs, sourire exagéré, animation souple de type rubber hose), cet archétype trouve une incarnation emblématique avec le Kit-Cat Klock au début des années 1930, célèbre horloge animée aux yeux roulants et à la queue oscillante, avant d’être réinterprété par Disney en 1951 dans Alice in Wonderland ; c’est dans cette continuité culturelle et graphique que s’inscrit Xclock catclock, une variante à base de motifs (motif-based) du programme xclock du X Window System, développée à la fin des années 1980 par des ingénieurs issus du MIT, de DEC, de BBN et de l’université de Berkeley, et remise en ligne sur GitHub à l’occasion du 30ᵉ anniversaire de X10 : cette version ajoute un mode animant yeux et queue à l’écran avec une option de suivi du tempo musical permettant de synchroniser les mouvements du chat avec la musique, Ce chat de Cheshire des temps moderne illustre la rencontre entre histoire de l’informatique, culture visuelle du cartoon et design ludique rétro.

xclockcat

Viguor : le Clippy qui agace… encore plus que Clippy

Pour ceux qui ont connu la torture du traitement de texte Microsoft Word et de son assistant Clippy dans les années 90, Viguor, sur le ton de l’humour noir, permet de retrouver cette expérience frustrante… mais en pire. Cette caricature de l’assistant agaçant n’a qu’un seul objectif : vous faire sourire… ou doucement sombrer dans le désespoir numérique. Bien sûr, il vous demandera ironiquement de signer un impossible EULA/CLUF avant d’interagir avec lui.

vigor

KDE Amor

Amor est une interface permettant de gérer des animations virtuelles sous KDE. Cette application permet d'interagir avec différents personnages de bureau, ajoutant un peu de vie et d’interactivité à l’environnement de travail. Le store KDE fournie de nouvelles versions en ligne

Amor Config


Les écrans de veille : XScreensaver

Dans les temps anciens, lorsque les écrans affichaient une image fixe trop longtemps, ils pouvaient être endommagés par un phénomène appelé combustion interne du phosphore. Pour prévenir ce problème, des utilitaires appelés « économiseurs d'écran » ont été créés. Bien que cette fonction soit aujourd'hui obsolète, les écrans de veille sont devenus des artefacts artistiques en soi, souvent appréciés pour leur côté créatif. Aujourd'hui, tous les bons environnements de bureau en proposent, tandis que les mauvais ont tendance à les retirer de leur offre.

Ainsi, malgré leur origine pratique, les économiseurs d’écran ont évolué et continuent d’offrir une valeur ajoutée au-delà de leur utilité initiale. C’est précisément dans ce contexte que XScreenSaver s'inscrit comme un exemple parfait de réinvention. En 2022, il a célébré son trentième anniversaire, prouvant qu'un bon logiciel peut traverser le temps et les générations. Lancé en 1992, il est rapidement devenu un incontournable pour les systèmes Linux et Unix utilisant le système de fenêtres X11. En plus de proposer une vaste collection d’économiseurs d’écran, XScreenSaver devient une sorte de musée de l’informatique montrant les screensaver les plus vieux (comme la boule rouge et blanche d’Amiga) jusqu’aux effets de demos récentes, offrant une rétrospective de ce qui s'est fait aux différents âges de l’informatique. En somme, XScreenSaver est bien plus qu’une simple collection d’écrans de veille : c’est une courte contemplation, rétrospective esthétique de l’évolution de l’informatique comme peinture animée.

xscreensaver amiga

xscreensaver


Les inutilitaires de « Passage »

Les inutilitaires suivants nous permettent de percevoir le passage, la spatialité et la transition entre les espaces et dimensions sous des angles multiples.

Passage du pixel art au jeu poétique

Poète symboliste influencé par Verlaine et Rimbaud, Antonio Machado privilégie la suggestion, le souffle du rythme et l’émotion intérieure plutôt que la description réaliste. Cette sensibilité se retrouve aussi dans Passage, qui n’est pas un simple jeu libre mais un jeu-art à forte dimension poétique. Comme dans la poésie symboliste, le sens n’est jamais donné explicitement : il se construit à travers des images simples, presque abstraites, et une atmosphère mélancolique. Le pixel art, volontairement épuré, agit comme un symbole, à l’image des paysages intérieurs de Machado, où le temps, le souvenir et le chemin de la vie sont suggérés plus que racontés. À la manière d’Antonio Machado, qui cherchaient à « faire sentir » plutôt qu’à expliquer, Passage invite le joueur à une expérience sensorielle et méditative, proche d’un poème visuel en mouvement.

Divulgachage / Spoiler Alert / Des vidéos de spoiler de Passage existent sur YouTube, mais nous ne vous déconseillons de les regarder avant d’y jouer. Comme dans la poésie symboliste d’Antonio Machado, le sens de l’œuvre naît de l’expérience personnelle et de la découverte progressive. Regarder le jeu à l’avance enlèverait une grande partie de son impact émotionnel, car Passage repose sur la surprise, le temps vécu et l’interprétation intime. À l’image d’un poème que l’on doit lire et ressentir soi-même, ce jeu-art ne se comprend pleinement qu’en étant parcouru, pas observé de l’extérieur

passage

Du réalisme logiciel au réalisme magique… en labyrinthe

XEarth, XMountains et XWorld

Dans la cité-monde numérique, XEarth, XMountains et XWorld, véritables ancêtres de Google Earth et OpenStreetMap, incarnent une approche réaliste de l’exploration. XEarth reproduit la topographie et les climats d’une planète tangible, XMountains offre des chaînes de reliefs et de vallées à arpenter, et XWorld articule ces espaces en un réseau interconnecté reflétant un village global cohérent. Dans ces univers, la navigation est ordonnée et structurée : chaque élément a sa place, chaque espace peut être cartographié et compris, malgré leur grandeur presque infinie, rappelant la logique combinatoire finie mais immense décrite dans la Bibliothèque de Babel de Borges. Ces environnements offrent une immersion classique, vue extérieure, où l’utilisateur agit comme un arpenteur rationnel dans un monde cartographié et cohérent.

xearth

xmountain

xworld

FSV2 et GopherVR

Dans FSV2 et GopherVR, chaque déplacement transforme l’espace en un labyrinthe vivant. En parcourant répertoires et sites, l’utilisateur croise des chemins qui se multiplient, se bifurquent et se recroisent, révélant des angles inattendus et des perspectives surprenantes à chaque pas. On ne se contente plus de « voir » : on ressent l’infini et l’ordre simultanément, chaque choix de parcours offrant un condensé d’informations et de points de vue au-delà de la perception 2D habituelle. Explorer ses fichiers dans FSV2 devient un acte poétique et intellectuel, presque rituel. GopherVR, quant à lui, transforme l’accès à la base de données en une exploration tridimensionnelle digne du Gibson dans le film Hackers

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gophervr

Pour ceux qui souhaitent une simulation du voyage dans le Gibson, XScreenSaver, cité précédemment, en offre cette expérience immersive. Comme dans La Demeure d’Astérion, chaque couloir, chaque recoin est à la fois familier et mystérieux, invitant l’utilisateur à se perdre pour mieux se retrouver, à savourer la surprise de chaque bifurcation et à redécouvrir l’ordinateur comme un espace à la fois tangible et imaginaire.

Gibson xscreensaver

fsv linux gibson

Le voyage de Neko et la retraite de Kodo

Réflexion sur les inutilitaires en tant qu’abandonwares libres et sur ceux sans équivalents libres

Dans notre exploration des inutilitaires graphiques libres, nous avons remarqué un contraste frappant entre deux situations. Cela nous a conduits à une réflexion sur le rapport entre abandonware et logiciel libre, que nous appellerons « le voyage de Neko et la retraite de Kodo », comme un conte philosophique oriental illustrant certains paradoxes numériques.

Le voyage de Neko

neko

Il hante nos écrans d’un pas de velours numérique, ce petit chat blanc échappé des brumes des années 80. Neko… Son nom, qui signifie simplement « chat » en japonais, est bien plus qu’un mot : c’est une présence tranquille dans le paysage froid de la machine. Ce félin graphique est né sur les NEC PC-9801 en 1988 par Naoshi Watanabe (若田部 直), un programme propriétaire mais doté d’une grâce qui franchirait les décennies. Il a été le compagnon discret de nos révolutions numériques, suivant la danse des curseurs à travers les âges du silicium. Son ballet est hypnotique : il poursuit le pointeur avec la grâce d’un félin mythique, s’arrête parfois pour une pause, s’enroule sur lui-même, et succombe à un sommeil paisible, un sphinx pixelisé attendant le prochain mouvement.

  • 1989 : Sur Macintosh, Neko devient un accessoire de bureau signé Kenji Gotoh, toujours propriétaire mais distribué gratuitement, avec ses fameuses animations de sommeil.

  • Années 90 : Il parcourt Windows 3.x (WNEKO et Neko Runs Free), IBM OS/2 et NEXTSTEP, restant à chaque fois propriétaire et distribué, mais non modifiable.

  • 1991 (System 7) : Sur Mac, la version System 7 permet de modifier le pointeur avec divers jouets pour chat, ajoutant un charme ludique aux interactions.

  • 1991 (Xneko) : Masayuki Koba (古場正行) réécrit Neko pour Unix/X11, lui donnant la liberté du code. Il devient alors un logiciel libre, partageable et modifiable.

  • Toujours em 1991 : Oneko par Tatsuya Kato transpose Xneko sur Linux et BSD, introduisant d’autres animaux. Son esprit libre pénètre les jardins de GNU/Linux

  • 1997 : Sur Amiga, Neko devient Ameko, adaptation freeware mais sans code source ouvert. Pas encore de port pour Aros. Fin des années 90, un port fermé existe pour BeOS (Replicat).

  • Des années 2000 à aujourd’hui : Neko continue de danser sur nos écrans, que ce soit dans Tux Paint. On le retrouve notamment avec Neko on Desktop (Mac, 2000), webneko en JavaScript (2004), Neko in Java (2010), une version tactile sur Arduino (2010), Neko x64 pour Windows (2010) et enfin sur Android via le repot libre F-Droid avec Aneko

Ainsi, le voyage de Neko s’écrit des contrées privatives aux archipels du libre : un petit chat de pixels, doux fantôme du passé, qui rappelle que la magie réside parfois dans les choses les plus simples.
Cependant, ce voyage soulève une question : combien d’autres fantômes numériques, d’inutilitaires propriétaires, sont restés prisonniers de leurs époques et de systèmes fermés, incapables de franchir le miroir ? De nombreux petits programmes sur Amiga, Atari ST,Amstrad CPC, OS/2, Acorn, Sinclair QL, Commodore 64, ZxSpectrum, MS-DOS, DR DOS Windows 3.1 Windows 95 et toutes les familles Unix proprietaires… ont disparu avec les systèmes d’exploitation qui les portaient, abandonnés à jamais.

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La retraite de Kodo

En parallèle, on trouve Kodo ou Kodometer, né libre mais ayant connu un retrait de parcours.Kodomètre était une application KDE qui mesurait la distance parcourue par le curseur de la souris sur le bureau. Son interface imitait un compteur kilométrique et permettait de suivre la distance totale ainsi que des trajets précis, en unités métriques ou américaines.À l’origine basé sur le programme VMS/Motif Xodometer de Mark H. Granoff, il a été porté vers KDE/C++ par Armen Nakashian, qui l’a découvert sur le bureau d’un collègue. L’application restait surtout ludique, permettant d’observer ses habitudes d’utilisation. Avec le temps, Kodomètre a été abandonné : il ne figurait plus dans les paquets KDE.

Abandonware et logiciel libre : fragilité des inutilitaires

Ainsi, certains inutilitaires propriétaires ont été définitivement abandonnés, tandis que d’autres, semblent glisser progressivement vers ce statut. D’autres encore n’ont jamais franchi « l’autre côté du miroir », à l’image du voyage de Neko, c’est-à-dire le passage d’un modèle propriétaire vers une version libre. Bien que cela n’altère pas leur valeur ludique, artistique ou philosophique, cela compromet leur avenir : privés de sources accessibles, ils perdent toute possibilité d’évolution et de renouvellement. Pour ceux qui ne sont pas passés de l’autre côté du miroir, l’émulation ou la virtualisation restent souvent les seuls moyens de les préserver de l’oubli. Toutefois, en tant qu’inutilitaires peu connus, ils risquent de disparaître lentement de la mémoire collective. L’approche préservation d’abandonware tente d’apporter une réponse, mais elle demeure contraignante : rares sont ceux qui installeront un système complet, en dual-boot ou en machine virtuelle, au seul fin de retrouver la poésie singulière de ces inutilitaires obscures. Dans le cas de la mise en retrait de Kodo, ou de l’abandonware dans le logiciel libre, Eric S. Raymond rappelait un principe fondamental :

« When you lose interest in a program, your last duty to it is to hand it off to a competent successor. »

Comme il le souligne dans The Cathedral and the Bazaar, la vitalité d’un logiciel dépend non seulement de l’engagement de ses créateurs initiaux, mais aussi de leur capacité à le transmettre à ceux qui sauront le faire vivre et évoluer.
Cette dualité met en lumière la fragilité des « inutilitaires » numériques : les logiciels propriétaires abandonnés demeurent prisonniers de leur époque, tandis que certains logiciels libres sombrent également dans l’oubli faute de suivi ou de communauté active.

Nous en arrivons désormais à Gource, afin de percevoir ce que représente une communauté vivante, participative et active : la face la plus connue du logiciel libre, celle que tous les community managers aspirent à montrer et que tous les participants souhaitent expérimenter, à l’inverse des logiciels abandonnés.

Gource en guise de conclusion pour 2025 et de Passage en 2026

Gource ou la danse du libre dans le village global contemporain

En passant à la nouvelle année 2026, notre ère actuelle de la participation collaborative, portée par les projets libres et open source, Gource déploie l’histoire d’un projet logiciel comme un poème en mouvement : des points de lumière naissent, se rapprochent, se séparent, traçant dans l’obscurité la mémoire vivante du code. Chaque commit devient une bifurcation du temps, et l’écran se fait constellation où l’effort collectif palpite. À la manière d’Octavio Paz, cette visualisation n’explique pas : elle révèle. Elle suspend le regard entre le flux et la forme, entre l’instant et la durée, rappelant le mouvement circulaire de son texte Piedra de sol (1957), où le temps n’avance pas en ligne droite mais revient, se replie et se réinvente. De la même façon, Gource ne raconte pas le développement comme une simple succession de versions, mais comme un présent perpétuel où passé et devenir coexistent à l’écran.

Chaque apparition de fichier ou de contributeur agit comme un « instant éclair », où le flux se condense et devient visible. La visualisation devient alors un espace de dialogue — entre individus, entre traces, entre silence et action — faisant écho à Blanco (1967), poème de l’espace et de la relation, ouvert à des lectures multiples, sans centre unique. Comme chez Paz, le sens ne naît pas de la juxtaposition de signes, mais de leur mise en relation.

Cette pluralité en mouvement rejoint la vision cosmopolite de Himno entre ruinas, où les voix du monde se croisent sans se dissoudre. Gource matérialise cette dynamique en montrant le développement comme une constellation d’acteurs dispersés sur la planète, unis par un même espace symbolique. Ici, l’interconnexion n’est pas un simple outil technique : elle est la condition même de l’existence du projet. C’est en cela que Gource rejoint la pensée de Marshall McLuhan, pour qui le « village global » ne désigne pas une uniformisation du monde, mais une intensification des relations, où chaque geste local résonne immédiatement à l’échelle planétaire.

Enfin, à l’image de Viento entero, où le présent se construit à partir de fragments hérités et réassemblés, Gource fait émerger une œuvre collective à partir de traces, de modifications successives, de strates de mémoire. Dans cette cité-monde interconnectée que McLuhan entrevoyait, la réflexion ne commence plus à partir d’un centre stable, mais du réseau lui-même. Gource en offre une figuration sensible : un village global de code et de lumière, où la création naît du passage, de l’échange et de la rencontre, et où l’interconnexion devient le point de départ de toute pensée commune.

Chaque contribution devient un souffle, chaque fichier une étoile, et le code collectif se déploie comme un poème en mouvement, où passé et présent, technique et humain, local et global s’entrelacent. C’est ainsi que nous sommes invités à percevoir nos vies numériques au cœur de nos interactions et de nos commits au sein de ce projet planétaire.

Ainsi, à travers Gource, l’esthétique du processus de collaboration globale propre au logiciel libre apporte une réponse concrète au questionnement du philosophe Byung-Chul Han (Pyŏng-ch’ŏl Han 한병전), qui déplorait la perte de profondeur au profit de surfaces lisses, brillantes et réflexives, mais fondamentalement creuses. Gource, par sa cartographie en constellations des processus collaboratifs du logiciel libre, démontre qu’il est possible d’évoluer au sein d’une constellation scintillante sans renoncer à la profondeur, celle-ci étant incarnée par le code source, l’historique des contributions et le processus open source d’élaboration collective du logiciel libre.

Contrairement aux œuvres de Jeff Koons, dont la brillance tend à masquer le vide, la visualisation proposée par Gource repose sur un socle profond, multiple et participatif. La surface lumineuse n’y est jamais autonome : elle renvoie toujours à une réalité sous-jacente faite de travail, de temporalité, de négociations, et de coopérations. En ce sens, Gource peut être considéré comme un exemple paradigmatique d’un reflet brillant issu d’un modèle profondément structuré, à l’exact opposé de l’esthétique lisse et creuse dénoncée par Han.

Par ailleurs, Gource incarne de manière exemplaire un espace de l’altérité, rendu visible par la contribution de chacun. Chaque contributeur y apporte sa perspective singulière, sa sensibilité propre et sa touche personnelle, participant ainsi à une œuvre collective en perpétuel devenir. Cette dynamique rejoint l’analyse d’Eric S. Raymond dans The Cathedral and the Bazaar, lorsqu’il souligne que « The next best thing to having good ideas is recognizing good ideas from your users », rappelant que la richesse du logiciel libre réside précisément dans la reconnaissance et l’intégration des apports de l’autre.

Enfin, à l’instar des poèmes de Han Shan surgissant sur les rochers ou les murs, Gource fait apparaître un ciel constellé, où chaque contribution éclaire fugitivement la galaxie vivante du projet, révélant la fluidité d’un processus créatif libre et en mouvement.

gource

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Conclusion

L’histoire des inutilitaires se déploie comme une poésie vivante, du calcul solitaire à l’intelligence collective. Sur son chemin, des instants inattendus surgissent : Xteddy, simple peluche virtuelle, montre que l’inutile peut étonner, émerveiller et tisser des liens, éveillant réflexion et imagination.

Les communautés libres insufflent vie à ces créations, leur offrant la force de survivre, d’évoluer et de voyager librement de plateforme en plateforme, à l’instar de Neko.

Dans un monde de codes et de réseaux, chaque contribution devient une étoile dans le « village global » de McLuhan, où frontières et distances s’effacent. Gource, FSV2 et GopherVR transforment l’exploration numérique en chorégraphie de lumière et de mémoire, révélant l’élan vivant et créatif des communautés du logiciel libre. L’informatique cesse alors d’être purement utilitaire : elle devient poésie, labyrinthe et voyage.

Mais la survie d’un logiciel ne repose pas seulement sur l’ouverture de son code : elle exige transmission, engagement communautaire et capacité à évoluer. Nous espérons que de plus en plus d’abandonwares et d’inutilitaires suivront le voyage de Neko, passant de l’ombre à la lumière du libre, enrichissant sans cesse l’espace vivant du logiciel. Il est tout aussi crucial que les logiciels déjà libres ne soient pas abandonnés, afin que l’histoire de l’informatique continue de s’écrire dans une dynamique collective et créative, où chacun reste acteur de son informatique, à l’inverse des monopoles évoqués dans XBill.

Et qu’un jour, nous puissions nous voir dans une de ces constellations cartographiques telle que Gource nous le montre, pour contempler, émerveillés, que dans cette poésie numérique, nous y avons tous participé.

Bonne année 2026 !

Pour aller plus loin ensemble en traineau

Il existe peu de livres consacrés aux inutilitaires, car, comme le pensait IBM (à l’inverse, par exemple, de l’Amiga) et sous son influence sur le domaine, l’informatique était considérée comme une affaire sérieuse. Pourtant, certains ouvrages ont documenté et inspiré ces créations décalées et humoristiques, notamment :

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Zooz XS Relay Zen57 module On-Off Zwave800 Long Range

Par : Pitt13
5 janvier 2026 à 15:28
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Un personnage emblématique de Yu-Gi-Oh! rejoint l’univers de Dragon Ball via une modification spectaculaire

27 décembre 2025 à 09:39

Les adaptations vidéoludiques de Yu-Gi-Oh! se limitent généralement à des simulations du jeu de cartes à collectionner agrémentées d’éléments tirés de l’anime. Les rares titres sortant de ce cadre, tels que Falsebound Kingdom, demeurent cantonnés aux plateformes obsolètes, privant ainsi les amateurs d’options diversifiées. Face à cette situation, un créateur passionné d’animation japonaise du nom ... Lire plus

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Service de Veille ZATAZ : détecter fuites de données, accès compromis et usurpations avant l’incident

26 décembre 2025 à 17:39
Veille cyber proactive : détection de fuites de données, identifiants compromis, usurpations et signaux dark web. Un service accessible, personnalisé, utilisé par des acteurs exigeants....

Le Downfall d’YggTorrent : Cash-grab, Purge des Teams et l’Endgame Décentralisé

24 décembre 2025 à 09:29

L’écosystème P2P francophone est en PLS complète en ce mois de décembre 2025. YggTorrent, qui faisait office de boss final depuis la chute de T411, est en train de s’auto-nuker. Entre l’implémentation d’un paywall agressif nommé « Mode Turbo », un tracker qui tombe en time-out toutes les deux minutes et le ban arbitraire des plus gros contributeurs, le site est passé de « pilier de la culture » à « machine à cash » pour admins offshore. Pendant que le staff tente de traire la base d’utilisateurs pour financer des Lambos, la résistance s’organise avec le Projet Nebula, un protocole headless qui veut définitivement tuer le concept de tracker centralisé.

Mode Turbo : Le Pay-to-Win appliqué au Torrent

L’annonce du « Mode Turbo » le 22 décembre sur le forum a mis le feu aux poudres. On n’est plus sur un système de ratio communautaire, mais sur un modèle freemium ultra-punitif qui force la conversion en mode VIP.

Les nerfs appliqués aux comptes gratuits

Pour les utilisateurs qui ne lâchent pas de sub, l’expérience est devenue un enfer de friction :

  • Cap de DL : Limite hard de 5 fichiers / torrent par jour.
  • Timer de l’enfer : Un délai d’attente obligatoire de 30 secondes avant de pouvoir cliquer sur le bouton download (le retour aux pires heures de RapidShare).
  • Paywall d’entrée : Des reports indiquent que créer un nouveau compte coûte désormais environ 20 euros direct, sans passer par la case départ.

Le business model est devenu totalement indécent : avec des revenus estimés à plus de 6 millions d’euros par an pour un coût de stack serveur à peine supérieur à 50 000 euros, la marge est délirante. Le staff semble avoir switché en phase 3 de la roadmap : profit maximum avant le déclin inévitable.

La Purge des Uploaders : R.I.P. la Team Forward

Un tracker sans releases, c’est juste un index vide. En décidant de ban la Team Forward (FW), Ygg s’est tiré une balle dans le pied. On parle d’un groupe qui avait balancé plus de 35 000 torrents sur le site.

Leur tort? Avoir posté un manifeste sur le forum pour critiquer la dérive commerciale. Résultat : message delete en 60 secondes et ban instantané de l’équipe. D’autres teams majeures comme Team_QTZ et Team BTT ont aussi rage-quit ou ont été dégagées, provoquant un exode massif des contenus vers des alternatives comme ShareWood.tv. Pour étouffer la grogne, la shoutbox a été lockée par le staff, histoire de bien faire comprendre que la « dictature » est en place.

Tracker en PLS : Analyse de l’Infrastructure

Techniquement, Ygg est dans le rouge. En décembre 2025, le tracker est resté bloqué pour une tonne de users, avec des clients BitTorrent incapables de se connecter.

L’analyse réseau montre que l’adresse d’annonce connect.maxp2p.org sur le port 8080 est régulièrement aux abonnés absents. Ce n’est pas un blocage DNS de nos FAI, mais bien le serveur qui rejette les connexions. Le récent switch de domaine vers yggtorrent.org le 19 décembre n’a rien réglé au problème de fond du tracking.

EndpointPortStatut (Déc. 2025)Diagnostic
connect.maxp2p.org8080Fermé / TimeoutPanne interne ou config foireuse
tracker.p2p-world.net8080Backup actifNécessite un swap manuel du tracker

Nebula : L’Endgame Décentralisé

Face à ce fiasco, le Projet Nebula est en train de devenir le nouvel espoir. L’idée est simple : si le tracker est centralisé, il est corruptible. Nebula propose donc un protocole Headless et Censorship-resistant.

  • Identité Souveraine : Pas de base de données d’utilisateurs. Ton identité, c’est ta clé cryptographique générée en local (EdDSA). Personne ne peut te ban du réseau.
  • Zero-Knowledge Proofs (ZK-Proofs) : C’est la feature magique. Tu peux prouver au réseau que tu as assez seedé pour avoir le droit de DL, mais sans que personne ne sache ce que tu as DL. L’anonymat est total.
  • Web of Trust : Plus d’admins tout-puissants. La modération se fait par curation. Tu suis les signatures des teams ou des uploaders en qui tu as confiance.

Le Kit de Survie du Pirate (Stack 2025)

Pour ceux qui veulent encore poncer le catalogue d’Ygg sans subir l’UI pétée et les restrictions, la communauté s’est massivement tournée vers l’auto-hébergement et l’automatisation :

  1. Le combo « Arr » : Prowlarr pour indexer tous les trackers (Ygg, Sharewood, sites publics) dans une seule API, puis Radarr (films) et Sonarr (séries) pour automatiser le grab des releases.
  2. Infrastructure : Déploiement via Docker sur NAS ou Raspberry Pi, couplé à un VPN avec Port Forwarding (protocole Wireguard obligatoire pour le ratio).
  3. Contournement : Utilisation de FlareSolverr pour bypass les protections Cloudflare et maintien artificiel du ratio via des outils comme RatioMaster (à utiliser avec modération pour éviter le ban hammer automatique).

En résumé, YggTorrent est en train de devenir le « Aol » du torrent : un service fermé et payant pour les boomers du piratage, tandis que la vraie scène geek est déjà en train de migrer vers des solutions distribuées et incassables.

Bien sur il n’y a pas que YggTorrent dans la vie et je vous recommande vivement de consulter mon article sur les meilleurs sites de Torrent.

Cet article original intitulé Le Downfall d’YggTorrent : Cash-grab, Purge des Teams et l’Endgame Décentralisé a été publié la première sur SysKB.

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